Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:56

cyberaction N° 792 : Le label AB avec ou sans pesticides et OGM ?

Le label bio européen ne voudrait plus rien dire. Les produits pourront contenir des pesticides et des OGM même avec un label AB ou BIO. Ils seront globalement bio mais avec des présences d'OGM et pesticides et ils auront le label qui trompera les consommateurs qui achèteront plus cher pour une qualité attendue qui ne sera plus présente.
La certification bio européenne va-t-elle être affaiblie ? C’est la crainte de certains dans le secteur après le vote des députés de la commission agriculture du Parlement europé
en.

[ Participer à la cyberaction ]

Pesticides : l'Europe tente de réintroduire des produits interdits

par Marion Guérin

Les États membres de l'UE doivent se prononcer sur un texte qui permettrait de contourner la législation sur les pesticides.

Publié le 15.02.2016 :

pesticides

perturbateurs endocriniens

Europe

Quand il est question de pesticides, la position européenne ne laisse pas d’étonner. Il y a quelques mois, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), jugeait que le glyphosate utilisé dans certains pesticides (et notamment dans le tristement célèbre Roundup), n’était finalement pas cancérigène, contrairement aux conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

A présent, on apprend que Bruxelles serait en pleine manœuvre pour contourner l’interdiction qui pèse sur les pesticides et les PPE (pesticides perturbateurs endocriniens) les plus toxiques, autrefois utilisés dans l’agriculture.

Un groupe de travail secret

L’information a été divulguée par l’association Générations Futures et le réseau d’ONG Pan Europe, qui ont découvert l’existence d’un groupe de travail opérant dans le plus grand secret pour modifier la législation européenne. L’initiative provient de la DG Santé, organe sanitaire de la Commission Européenne.

Ces pesticides sont en effet interdits, mais font l’objet d’une dérogation, encadrée de manière très stricte par la réglementation de 2009. Celle-ci stipule qu’un usage des substances interdites peut être envisageable, si (et seulement si) l’épandage se déroule dans des lieux fermés, excluant tout contact avec l’être humain. C’est ce qu’on appelle « l’exposition négligeable », autorisée sous conditions, donc.

« Cette exposition négligeable n’est pas vraiment sujette à interprétation ; elle définit une dérogation claire et univoque », remarque François Veillerette, président de Générations Futures. Et pourtant… Depuis deux ans la DG Santé discute avec l’EFSA et les Etats membres réunis au sein du Comité permanent sur les pesticides d’une redéfinition de l’exposition négligeable, qui permettrait de réintégrer l’usage de plusieurs pesticides et PPE interdits.

Des évaluations non scientifiques

Sur proposition du Royaume-Uni, l’agence allemande d'Evaluation des Risques, la BfR (équivalent de notre Anses) a été sollicitée pour explorer la question. Dans un document de travail daté de septembre 2013, que Pourquoi Docteur a pu consulter, l’institut étudie plusieurs scenarii pour déroger à la règle des épandages en lieux fermés excluant les contacts humains.

La BfR s’adonne ainsi à une évaluation de l’impact sanitaire d’une exposition aux pesticides et PPE, à doses variables. Le seuil de 10 % de la dose de référence a été retenu comme ne présentant pas de risque sanitaire. Avec un tel seuil, trois substances interdites pourraient être éligibles à la dérogation. L’agence propose que les agriculteurs revêtent des équipements pour se protéger des substances toxiques. Rien n’est dit, en revanche, sur l’exposition des populations.

« Le problème, c’est que ce seuil a été fixé de manière arbitraire et ne correspond à aucune démarche scientifique ; ce sont des données pifométriques », déplore François Veillerette. De fait, le principe de précaution qui a prévalu – jusqu’ici – pour interdire les PPE repose sur le fait que des doses infinitésimales peuvent perturber le système hormonal des populations, notamment chez les femmes enceintes et les bébés exposés in utero. Les risques liés à l’effet cocktail des substances fondent également la philosophie du « zéro exposition » dans les textes réglementaires.

En Allemagne, le phytosanitaire représente un poids lourd de l’industrie – tout comme en Angleterre. C’est d’ailleurs la même BfR qui a conclu, il y a quelques mois, à l’inoffensivité du glyphosate… Sur la foi de son expertise, les Etats membres doivent se prononcer sur la redéfinition de l’exposition négligeable. « Nous ne savons même pas si le vote a eu lieu, ce qui est très mauvais signe… », souligne François Veillerette. A ce jour, la DG Santé est restée injoignable.

Danemark et Suède montent au créneau

Ce manque de transparence a été dénoncé par le ministère danois de l’Environnement et de l’Alimentation. Dans une lettre de réaction, les autorités sanitaires du Danemark remettent en cause la pertinence des critères retenus par l’agence allemande, et réclament une nouvelle évaluation fondée sur d’autres critères plus précis.

Même son de cloche du côté de la Suède. En effet, la Commission Européenne justifie la nécessité d’une redéfinition de l’exposition négligeable, car des épandages en lieux clos sans contact humain seraient en pratique irréalisables.« Nous sommes d’accord avec ce point de vue, écrit l’Agence suédoise des Produits Chimiques dans une lettre de réaction. Mais il pourrait être pertinent d’en conclure que l’exposition négligeable n’est elle-même pas réaliste, en l’état ». En d’autres termes, s’il n’est pas possible de pulvériser ces pesticides toxiques sans contact humain, alors, mieux vaut ne pas les pulvériser du tout plutôt que de modifier la loi. La France et son gouvernement fraîchement remanié devront eux aussi prendre position sur la question.

Autre articles sur le raz-le -bol de l'empoisonnement agricole :Bordeaux, une manifestation contre les pesticides dans les vignobles
http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/02/14/a-bordeaux-une-manifestation-contre-les-pesticides-dans-les-vignobles_4865202_3244.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1455487142

La question de la classification du glyphosate reste entière après l'avis de l'Anses
http://www.actu-environnement.com/ae/news/question-classification-glyphosate-reste-entiere-apres-avis-anses-26240.php4

Tribune >

L’agro-industrie veut confisquer le mot « bio »

15 février 2016 / Éliane Anglaret, Jean-Marie Defrance, Alain Delangle et Thierry Thévenin

Après avoir étouffé au maximum les pionniers de l’agriculture biologique, les industriels et les autorités leur dénient maintenant l’emploi du qualificatif « bio ». Derrière les mots, c’est une bataille de fond qui se joue.

D’un côté, certains mouvements historiques de l’agriculture biologique, résolument opposés à l’agriculture chimique industrielle, sont enquêtés sur l’usage qu’ils font dans leur communication des préfixes « bio », et « éco ». De l’autre, les plus gros pourvoyeurs de pesticides toxiques – Bayer, BASF, Dow, Syngenta, et autres [1] s’apprêtent en toute impunité à s’offrir une virginité en devenant les leaders du « biocontrôle ».

Au cours de l’année 2015, certaines structures historiques de la Bio, le syndicat des Simples, Demeter, Nature & Progrès (N&P), et BioCohérence, ont subi des enquêtes de la part des services régionaux de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des Fraudes). Les contrôles ont porté sur l’usage des termes de l’agriculture biologique au sein de ces différentes organisations. Objectif : « protéger » le consommateur contre d’éventuelles ambiguïtés ou confusions, voire tromperies, que pourrait générer la communication de ces structures.

Il a été demandé aux Simples (homologués en 1988) et à N&P (homologuée en 1986), d’éviter toute confusion entre leurs marques et le label bio européen (né en 1991) dans leurs outils de communication commerciale. Comme ces mouvements n’obligent pas leurs adhérents à être labellisés dans le cadre du Règlement bio européen (n° 834/2007, mis en application en 2009), ils ont particulièrement été mis en garde sur l’utilisation des termes réservés à la certification biologique, les préfixes et suffixes « bio », « éco » et « biologique », « écologique ».

Ces demandes sont d’autant plus paradoxales que l’on doit à ces mouvements historiques de la bio l’émergence de cette agriculture spécifique !

La bio : un mouvement citoyen agro-écologique avant d’être un label

Bien avant d’être réduite à un label, fût-il de qualité, l’agriculture biologique est un concept pratique et philosophique hérité d’une vision de l’agriculture respectueuse de la nature et des êtres vivants. Elle est née au cours du XX° siècle de la pensée de ses pionniers : Albert Howard, Hans et Maria Müller, Ehrenfried Pfeiffer, Rudolf Steiner et Masanobu Fukuoka…

Sur les traces de ces précurseurs, les organisations Demeter (marque créée dès 1930 par le mouvement biodynamiste allemand), Nature & Progrès (créée en 1964, Nature & Progrès est à l’origine, en 1972, de l’écriture des cahiers des charges qui serviront de base aux cahiers des charges bio français, puis européens), Simples, puis BioCohérence (fondée en 2010) ont fondé leur existence sur un objectif commun : une agriculture écologique à échelle humaine, ancrée dans les territoires pour une alimentation saine à la disposition des citoyens. Créées respectivement en 1930, 1964, 1978 s’agissant de ses organisations les plus anciennes, les valeurs qu’elles portent sont présentes depuis toujours dans leurs cahiers des charges :
le respect du vivant (sol-végétal et animal) par des techniques respectant les écosystèmes, la biodiversité sauvage et cultivée, garantissant le bien-être des générations futures :
le refus de l’industrialisation et de la financiarisation de l’agriculture en prohibant l’utilisation des produits chimiques de synthèse, des nanoparticules, des organismes génétiquement modifiés qui mettent en danger les équilibres de la biosphère et compromettent l’existence du vivant ;
le développement d’une agriculture familiale, à taille humaine assurant une vie économique et sociale des territoires, l’autonomie et une vie digne des paysans.

Ces valeurs sont en train de disparaître du règlement européen de la Bio. Graduellement vidé des exigences écologiques, des finalités globales et citoyennes qui ont présidé à sa création en 1991, le label AB pourrait bientôt se résumer à un simple contenu technique.

La finalité des contrôles de la DGCCRF serait-elle d’éjecter les "moutons noirs" ? Il est souvent avancé que l’agriculture biologique est impossible à pratiquer, que les produits alimentaires qu’elle fournit sont trop chers, etc. C’est ignorer le prix considérable des « externalités » liées aux dégâts écologiques et sanitaires de l’agriculture chimique et de l’alimentation industrielle. L’étude réalisée en 2013 par l’Inra, intitulée Analyse des performances de l’agriculture biologique et qui se questionne sur : « Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ? » en dit long sur la pente qu’on entend faire suivre à la bio [2] .

Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, souhaite faire de la France un leader de l’agroécologie et du « biocontrôle ». Une vision pour le moins intéressante au regard des adhérents de l’association française des entreprises du biocontrôle (IBMA France) parmi lesquels BASF, Bayer, Dow, Syngenta…

Les mouvements Simples, Demeter, BioCohérence et Nature & Progrès ont une vision très différente de l’agroécologie. Est-ce pour cela que les pouvoirs publics auraient voulu, cette année, « dépoussiérer » la mouvance historique de l’agrobiologie de certains de ses éléments minoritaires, critiques, en allant les « visiter » et les positionnant au rang de hors-la-loi ?

Ces organisations, dont les adhérents respectent des cahiers des charges exigeants, ne sont en effet pas des opportunistes surfant sur la vague d’une bio en plein essor : elles comptent à elles seules 182 années de lutte contre l’invasion de l’agriculture industrielle et chimique ! On aimerait bien leur ôter la possibilité de le revendiquer en leur volant tout simplement « les mots pour le dire » ! Mais elles n’accepteront pas d’être éjectées par les seules voies réglementaires. Car elles savent que leurs attentes sont celles du public. C’est pourquoi leurs fermes, leurs pratiques et leurs savoir-faire sont ouverts à tous : pour elles, il s’agit avant tout d’essaimer, pas de s’approprier l’agrobiologie !

[1] Liste des adhérents de l’association française des entreprises de produits de biocontrôle (IBMA France), ici.

[2] Ce rapport avait suscité un vif débat au sein de l’Institut national de la recherche agronomique.

Lire aussi : Reporterre sur France Inter : l’agriculture bio peut nourrir le monde

et:
"Désintoxiquez-vous" de Clémence Thévenot ,Véronique Vasseur ...

Pesticides : une "boîte à outils" donnée aux préfets pour protéger les personnes vulnérables

Le ministère de l'Agriculture donne aux préfets la "boîte à outils" censée leur permettre de protéger les populations vulnérables lors des épandages de pesticides. La mise en œuvre de ces mesures repose sur leur bon-vouloir.

Agriculture | 08 février 2016 | Laurent Radisson

Le directeur général de l'alimentation (DGA) a adressé le 27 janvier une instruction technique aux préfets et aux directions régionales de l'agriculture (Draaf) relatives à la protection des personnes vulnérables lors des épandages de pesticides. Une circulaire qui vient à point nommé alors que l'enquête du magazine Cash Investigation, diffusée le 2 février, a fait grand bruit. Elle montrait la présence de nombreux pesticides dans les cheveux des enfants vivant à proximité de vignes ou de vergers traités par les produits phytosanitaires.

Cette note, qui précise les mesures de protection prévues par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014, se veut "une « boîte à outils » à la disposition des préfets de département afin de leur permettre d'appréhender les situations locales, en l'état actuel des connaissances". Une manière de dire que ces mesures de protection reposent sur le bon-vouloir des préfets, même si l'instruction indique que l'article L. 253-7-1 du code rural, introduit par cette loi, est directement applicable.

Mise en place de haies anti-dérive

Le ministère de l'Agriculture précise les conditions d'efficacité des haies : hauteur supérieure à la culture ou aux équipements de pulvérisation, précocité de végétation, homogénéité effective, largeur et semi-perméabilité permettant de filtrer le maximum d'effluents sans les détourner totalement… Les dispositifs totalement imperméables, comme les murs, palissades, filets brise-vent, haies trop compactes ne sont pas satisfaisants, explique-t-il.

Concernant les matériels, qui peuvent être des pulvérisateurs complets, des buses de pulvérisation ou des combinaisons de moyens, ils permettent selon le ministère de "diminuer les risques de dérive d'au moins 66% par rapport aux conditions normales d'application des produits". Ce dernier renvoie à une liste de matériels publiée au Bulletin officiel.

Distance minimale de 50 mètres pour l'arboriculture

Lorsque ces mesures de protection ne peuvent pas être mises en place, la loi prévoit que le préfet détermine "une distance minimale adaptée" en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser ces produits. Pour cela, l'instruction demande aux préfets de tenir compte de plusieurs facteurs : caractéristiques des cultures, modes et matériels de traitement utilisés, dates et horaires de traitement préconisés, réduction apportée par les mesures de protection, etc.

S'appuyant sur les travaux de l'Anses, le directeur général de l'alimentation précise que pour obtenir moins de 1% de dérive, il faut au minimum 5 mètres pour les cultures basses mais 20 mètres pour la viticulture et 50 mètres pour l'arboriculture.

Enfin, la loi prévoit que des mesures de protection physique doivent être mises en place par tout responsable lors de la construction des bâtiments hébergeant des personnes vulnérables. Dans ce cadre, l'instruction précise que la mise en place d'une barrière physique, comme une haie anti-dérive, est obligatoire. Cette haie devra être implantée sur une zone d'une largeur minimale de 5 mètres, sur laquelle les personnes vulnérables ne pourront pas être présentes, et répondre aux caractéristiques présentées précédemment. La demande de permis de construire de l'établissement devra décrire ces caractéristiques.

L'instruction ne contient en revanche aucune précision relative à la protection des riverains lorsqu'ils ne font pas partie de la catégorie des personnes vulnérables.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés H
SE © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [26198] / utilisation du flux d'actualité.

Dernières actualités sur l'épandage de pesticides

Repost 0
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:25

Communiqué du CRIIGEN suite à l'émission Cash Investigation d'Elise Lucet ..




Ceux qui auraient raté l'émission peuvent la regarder en replay : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-2-fevrier-2016_1286821.html

Les études s'accumulent prouvant la toxicité des pesticides.. mais on met un voile dessus ..A quand 1 million de citoyens dans la rue pour exiger la transparence des données, pour exiger l'arrêt des ces poisons, pour exiger que l'avenir de la santé de nos enfants soit protégé et ne passe pas après les profits des industriels???

http://www.criigen.org/manifestation/109/display/Suite-au-documentaire-d-Elise-Lucet-Cash-Investigation-pesticides-du-2-fevrier-2016-

Mercredi 3 Février 2016

L’émission Cash Investigation du 2 février 2016 a montré l’importance du travail des chercheurs indépendants qui, avec des moyens sans commune mesure avec ceux des multinationales, démontrent depuis de nombreuses années la toxicité et les effets de perturbations hormonales et nerveuses des pesticides à travers articles scientifiques publiés dans des revues indépendantes.

Depuis plus de 20 ans, le CRIIGEN a soutenu plus d'une cinquantaine de recherches sur les OGM et les pesticides qui leurs sont associés, notamment à travers les travaux du Pr. Séralini. Ces études ont été prises en compte par les plus grandes agences de santé comme le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) qui a récemment classé le glyphosate, molécule active du Roundup, comme cancérogène probable.

A plusieurs reprises, des expertises indépendantes ont permis de stopper des commercialisations d’OGM (Aubergine Bt, saumon GM, etc) et d'autres pesticides à la toxicité sous-évaluée par les industriels.

Ces travaux scientifiques sont également relayés par des associations comme Générations Futures, Générations Cobayes, Greenpeace ou Bioconsommacteurs qui informent le public des dangers des pesticides. Comme tous les lanceurs d'alertes, le CRIIGEN et ces associations sont souvent vilipendés par les lobbys ou les agences compromises afin de les faire taire.

Des membres du CRIIGEN sont régulièrement cités et appelés en qualité de témoins dans les procès opposant les paysans ou des ONG à ces multinationales des OGM et des pesticides.

Nous avons encore fait récemment des découvertes inquiétantes : des fraudes dans les déclarations de pesticides et d’OGM agricoles, et des malversations dans leurs évaluations.

Tout cela n'est possible que grâce à l'indépendance du CRIIGEN et à son autonomie financière. Alors, si vous voulez que le CRIIGEN continue à mener ses INVESTIGATIONS, envoyez-nous dons, ils sont déductibles des impôts à hauteur de 66% !

-Note "info de l'administration du blog:

Cash investigation sur les pesticides : c'est quoi le chlorpyriphos-éthyl, cette molécule décriée ?
http://www.metronews.fr/info/cash-investigation-sur-les-pesticides-c-est-quoi-le-chlorpyriphos-ethyl-cette-molecule-decriee/mpbb!mvfRugXxmpRtU/

-Note "Envie d'oublier les autres cancers ?"de l'administration du blog :Le « droit à l’oubli »de Marisol reste très sélectif .La démocratie médicale est-elle polluée par l'UIPP?

Marisol n'est-elle pas concernée par le cancer de la vigne,les gliomes et autres leucémies chez l'enfant ce qu'in extenso ad mémoriam donne à découvrir le documentaire grand public de Lise Lucet?

Le « droit à l’oubli » concernera cinq types de cancer et l’hépatite C

Le Monde.fr avec AFP | 04.02.2016

Le « droit à l’oubli » va pouvoir s’appliquer à cinq types de cancers et à l’hépatite C, « (…) le cancer du sein, le cancer du testicule, le mélanome de la peau, le cancer de l’utérus et le cancer de la thyroïde », a annoncé la ministre de la santé, Marisol Touraine, jeudi 4 février. Une grille va définir à l’intérieur de ces grandes catégories quels types précis de cancers seront concernés par ce dispositif prévu dans la nouvelle loi de modernisation du système de santé qui vient d’être promulguée.

Le « droit à l’oubli » est destiné à permettre à d’ex-malades d’avoir accès aux assurances et prêts sans surprime. Le « délai maximal sera de dix ans » après la fin des traitements, sans rechute, mais pourra également être inférieur (un an, trois ans, six ou sept ans), a-t-elle ajouté. Pour les mineurs, le délai maximal est de cinq ans au maximum après la fin des traitements.

« Une avancée considérable »

Mme Touraine a cité l’exemple de « certains cancers du sein » : « Au bout d’un an, à la fin des traitements, et sans rechute, on pourra aller dans une banque, avoir un prêt, et ne plus à avoir à payer de surprime ou de taux plus élevé. » « C’est une avancée considérable », a-t-elle souligné.

Le « droit à l’oubli » pourra également s’appliquer à d’anciens malades de l’hépatite C qui peuvent maintenant guérir et qui pourront « après la fin des traitements et sans rechute, au bout d’un peu moins d’un an (…), avoir un prêt au même prix que les autres, au même taux », selon la ministre. Marisol Touraine a précisé que les assureurs avaient été partie prenante dans les discussions de travail, qui ont réuni également des experts et des patients.

Note "N'oublions pas les vaches "par l'administration du blog!

Gilles-Eric Séralini: risques des OGM donnés aux vaches (interview vidéo)

https://www.youtube.com/watch?v=TMMLmVAgDVg

-Rappel:après tout ça, l'urgence c'est l’interdiction des néo-nicotinoïdes .

nos députés ,( assembléistes »locaux comme les élus Roig et Roumégas),se devraient d'affirmer qu'ils feront inscrire prochainement dans la loi biodiversité,cette mesure ,car elle passée à la trappe à l’examen du texte au Sénat .

Biodiversité : Loi majeure en mode mineur

Malgré quelques avancées, le texte voté par le Sénat conserve ses défauts.

De semestre en semestre, la loi biodiversité refait parler d’elle. En préparation depuis près de quatre ans, elle a été votée en première lecture au Sénat mardi dernier, dix mois après l’Assemblée nationale. Les grands principes sont conservés, telles les obligations pesant sur les responsables de dégradations de milieux ou encore la constitution d’une agence de la biodiversité… mais dont la tare principale n’est pas corrigée : elle n’englobera ni l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ni l’Office national des forêts, ce qui amoindrira notablement son autorité. Quelques avancées, se félicitent les associations, avec la ratification du protocole de Nagoya (cinq ans après son adoption !) ou un assouplissement sur l’échange de semences paysannes.

En revanche, les sénateurs ont calé sur l’interdiction des néo-nicotinoïdes, ces pesticides dont la dangerosité est reconnue et dont on soupçonne qu’ils déciment les abeilles. Les zones « prioritaires » pour la biodiversité disparaissent, pas ou peu d’avancées sur la pêche profonde, la « compensation » de milieux naturels détruits, et la chasse à la glu reste autorisée.

Les batailles ne sont pas terminées, le texte va revenir devant les députés. Mais il est douteux qu’il soit définitivement adopté avant l’été : le gouvernement a beau affirmer qu’il s’agit d’une loi majeure du quinquennat, elle ne bénéficie d’aucun coupe-file dans le calendrier législatif.

Repost 0
2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 06:28

Le groupe Bayer commercialise du folpel, un pesticide qui est peut-être cancérigène et qu'on retrouve dans l'air de toutes les régions françaises. Elise Lucet s'est invitée à l'assemblée générale des actionnaires. Un extrait de "Cash Investigation" à voir mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

Inconnu du grand public, le folpel est l'un des pesticides les plus vendus en France. On retrouve du folpel dans l'air de presque toutes les régions françaises, notamment près d'un certain nombre d'écoles. Cette molécule est classée "cancérigène probable" aux Etats-Unis et "cancérigène suspectée" en Europe.

Un chiffre d'affaires astronomique

Le plus gros vendeur de folpel dans notre pays, c'est Bayer, la multinationale allemande. Avec une croissance de 11% et un chiffre d'affaires de 9,5 milliards d’euros, la branche pesticides-semences du groupe est de loin la grande gagnante de l’année : "Ça, c’est Bayer", dit le slogan. Sans réponse de la firme à leurs questions, Elise Lucet et l'équipe de "Cash Investigation" ont acheté des actions Bayer et se sont invités à l'assemblée générale des actionnaires.

Un extrait de "Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

Repost 0
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 09:24

Planète

Un maïs OGM reconnu toxique pour l’alimentation animale

Jean-Jacques RéGIBIER

Mercredi, 27 Janvier, 2016

Humanite.fr

maïs OGM

Le premier maïs commercialisé pour nourrir le bétail a eu des effets nocifs sur les animaux. C’est ce que révèle une étude du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique ( CRIIGEN ), présentée aujourd’hui à Bruxelles par José Bové et Michèle Rivasi.

Les résultats de cette étude étaient particulièrement attendus, puisque le maïs OGM mis en cause, cultivé au départ sur quelques milliers d’hectares, était le premier à avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché pour l’alimentation animale. De son nom de code Bt 176, il était commercialisé par le groupe pharmaceutique suisse Novartis ( devenu Syngenta).

Dès 1996, ce maïs OGM avait provoqué plusieurs polémiques. Il produisait un insecticide Bt modifié et contenait également un gène de résistance à un antibiotique. A la suite de ces polémiques, le Bt 176 avait du être retiré du marché.

Ce que plusieurs experts avaient alors dénoncé, c’est qu’aucun test n’avait été mené sur le long terme pour connaître les effets de ce maïs transgénique, avant qu’il ne soit autorisé à la vente. Un seul test de nutrition sur quatre vaches avait été mené pendant seulement deux semaines par la société Novartis, au cours duquel l’une des vaches était morte au bout d’une semaine, sans explication scientifique.

Ce test toxicologique avant la mise sur le marché par Novartis, avait été réalisé aux Etats-Unis.

Le Pr Gilles-Eric Séralini, du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, qui, à cette époque (1998-2007), avait eu accès au dossier en tant qu’expert pour le gouvernement français au sein de la Commission du Génie Biomoléculaire - car les résultats n’était pas censés être rendus publics - avait dénoncé ce test de 15 jours, délai scandaleusement trop court selon lui, pour juger des effets du maïs sur la santé des bovins.

C’est sur une autre expérience que se fonde l’étude qu’il a rendue publique aujourd’hui à Bruxelles, relayée par les députés européens Verts, Michèle Rivasi et José Bové.

Cette étude se fonde sur une autre expérience, celle menée par un fermier expérimenté, médaillé pour sa productivité de lait de vache en Allemagne, Gottfried Glöckner. Depuis 1995, Gottfried Glöckner collaborait avec l’industrie des OGM, d’abord pour tester des cultures. Il a été ensuite le premier, dès sa commercialisation, à donner le maïs Bt 176 après ensilage, à ses vaches laitières. Cette expérience qui s’est étendue sur plus de 4 ans, de 1998 à 2002, a été et demeure la plus longue observation détaillée de nourrissage de bétail avec un OGM, qui plus est sur un échantillon de bétail important, 70 vaches.

Sa ferme exemplaire était surveillée par des vétérinaires qualifiés, il n’y avait jamais connu de pathologie grave depuis qu’il avait pris la direction de l’élevage en 1986.

Qu’a-t-il constaté ?

Tout d’abord des paralysies partielles (parésies) sur les vaches, accompagnées de grandes fatigues, de problèmes rénaux et de problèmes de muqueuses, suivies par la mort de 10% des animaux. Malgré de nombreuses analyses, effectuées notamment par des laboratoires universitaires, en accord avec le ministère de la santé allemand et Syngenta, aucune cause microbienne n’a pu être découverte pour expliquer la mort des animaux. La dose de maïs OGM Bt progressivement introduit avait atteint 40% de la ration. En 2002, le fermier était convaincu que le maïs Bt était à l’origine des pathologies. Il poursuivra en justice Syngenta qui le dédommagera partiellement.

Ce sont toutes les données issues de ce test grandeur nature, notamment toutes les analyses de sang et d’urine, qui ont servi de base à l’étude du Pr. Séralini, qui a par ailleurs eu accès aux dossiers vétérinaires et aux archives très complètes pour chaque vache, ainsi qu’au témoignage du fermier titulaire d’un Master en Sciences Agricoles. L’étude a été publiée dans une revue scientifique spécialisée, le « Scholarly Journal of Agricultural Sciences. »

Ses conclusions rejoignent les constats de l’éleveur allemand. Le maïs OGM 176 était bien nocif pour le bétail.

Présentant cette étude, la député verte Michèle Rivasi a demandé que la procédure d’autorisation des OGM au niveau européen soit revue. « Dans le système actuel, il est très difficile pour un État de refuser l’autorisation d’un OGM à l’importation, quand bien même la mise en culture serait, elle, interdite. Par ailleurs, les scientifiques se basent trop souvent sur des études commanditées par les industriels, entraînant des situations de conflit d’intérêts extrêmement dommageables et déjà dénoncées par le passé" a-t-elle expliqué.

Pour José Bové, lui aussi député européen écologiste, membre de la Commission agriculture du Parlement européen, » aujourd’hui, la procédure d’évaluation et d’autorisation des OGM à l’importation en Europe n’a plus aucun sens puisqu’elle a été désavouée par le Parlement européen puis très récemment par le Conseil ( … ) Pour sortir de cette impasse scientifique et institutionnelle, il faut que mettre en œuvre un protocole d’évaluation de long terme pour les OGM, comme cela a été demandé en 2012 par nombre de chercheurs indépendants. Sans cette approche de long terme, on met en péril la santé publique, y compris lorsque seuls les animaux de ferme mangent des OGM."

Le CRIIGEN réclame également de toute urgence, la transparence de toutes les études toxicologiques réalisées avant la mise sur le marché des OGM, et des pesticides qu’ils contiennent. Il insiste sur la nécessité d’études sur la vie entière, ainsi que de l’étiquetage spécifique de la nature des OGM alimentaires.

» Il en va, ajoute le Centre de Recherche et d’information indépendantes, de la santé des animaux d’élevage ainsi que de celle des consommateurs. »

L’étude qu’il vient de rendre publique, révèle une fois de plus l’urgente nécessité d’un étiquetage spécifique de la nature et de la quantité des OGM, notamment dans l’alimentation. Des tests à long terme des OGM alimentaires doivent être effectués et rendus publics, tout comme pour les pesticides qu’ils sont conçus pour contenir.

Repost 0
12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 08:37

Plan Ecophyto : les mesures passent, les pesticides restent

Présenté par le gouvernement fin octobre 2015, le plan Ecophyto 2 se met en place. Fera-t-il mieux que son prédécesseur, qui n’avait entrainé aucune baisse de la consommation de pesticides en France ? Pas sûr. D’un côté, les organisations environnementales pointent les régressions par rapport à Ecophyto 1. De l’autre, les représentants agricoles et de l’industrie des pesticides jugent le dispositif trop contraignant.

Avec le plan Ecophyto 2, le gouvernement a revu ses ambitions de réduction de pesticides à la baisse. Et pour cause : le premier plan s’est soldé par un échec. Au lieu des 50% de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires entre 2008 et 2018, la consommation avait légèrement augmenté. Le nouveau plan vise donc une réduction en deux temps : 25% d’ici 2020 et 50% à l’horizon 2050.

Le principal levier du plan concerne les distributeurs de pesticides. Ils devront réduire leurs ventes de 20% d'ici cinq ans ou promouvoir des solutions de réduction d’utilisation des produits chimiques, sous peine d’amendes. Ces solutions seront validées par des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP), sur le modèle des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Cette cible permet de concentrer les efforts sur les 1000 distributeurs qui fournissent 99% des produits phytosanitaires et qui sont en général les prescripteurs. Les CEPP devraient être mis en place – à titre expérimental – en juillet 2016. Mais les intéressés ne veulent pas de cette mesure. Pour le syndicat de l’industrie des produits phytosanitaires (UIPP), "la mise en place de dispositifs contraignants et punitifs, sans aucune étude d’impact économique préalable, accentuera les distorsions de concurrence déjà existantes et nuira à la compétitivité de l’agriculture française".

Le gouvernement propose pourtant une obligation de moyens et non de résultats. Par exemple, la mise en place de conseils pour l’utilisation d’un pulvérisateur agricole plus performant pourrait donner droit à un CEPP et compenser l’absence de baisse de vente de pesticides.

Pour de nombreux analystes, la logique de négociation continue avec les acteurs agricoles pour parvenir à des ajustements acceptables (une logique de cogestion qui caractérise la politique agricole française) pèse lourd dans le blocage sur les règlementations environnementales.

"Le gouvernement ne veut pas de fiscalité punitive ni de règlementation contraignante pour ne pas crisper la profession", souligne Claudine Joly, qui siège pour France Nature Environnement (FNE) au Comité consultatif du plan Ecophyto. En conséquence, "aujourd’hui, rien n’oblige les agriculteurs à bouger", estime-t-elle.

Par exemple, la mise en place d’une règlementation contraignante dans les zones de captage d’eau pour éviter la contamination de la ressource en eau par des produits toxiques a été abandonnée. Pourtant, en 2013, des pesticides sont retrouvés dans 92 % des cours d’eau français, avec plus de 10 pesticides différents identifiés dans 60 % des cas.

Ecophyto 2 mise donc sur la sensibilisation des agriculteurs aux améliorations techniques pour réduire les pesticides, à travers notamment le conseil, la formation et un réseau de fermes de démonstration (fermes Dephy). Selon les experts, une meilleure maitrise dans l’utilisation des produits suffirait à diminuer de 25% la consommation. Pour aller au-delà, un changement de système de production serait nécessaire.

Mais selon Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), "la profession agricole ne veut pas passer à un système de production moins dépendant des pesticides. Sans l’opinion publique, on n’y arrivera pas".

Répondant à la demande des représentants agricoles et industriels, le ministère de l’Agriculture a proposé, fin 2015, de changer l’indicateur de suivi du plan Ecophyto : le Nodu. Cette mesure, qui tient compte de la quantité de produit utilisée et de son niveau d’activité, serait remplacée par un nouvel indicateur intégrant les caractéristiques d’utilisation du produit et son impact sur la santé et l’environnement.

Mais la levée de bouclier des organisations écologistes et de la recherche pourrait pousser le gouvernement à faire marche arrière. En effet, ces nouveaux critères sont très difficiles à évaluer. "Face à l'incapacité du premier plan à réduire l'utilisation des pesticides, le risque est fort de changer pour un indicateur plus complaisant. La porte est ouverte à la mise en place d'un indicateur dégradé", souligne la Fondation Nicolas Hulot.

FNE s’inquiète également d’un retour en arrière. "L’indicateur Nodu a été obtenu de longue lutte lors du Grenelle de l’environnement", souligne Claudine Joly. La France s’était alors distinguée avec cet indicateur plus ambitieux que la plupart des pays européens. Cet avant-gardisme justifie aujourd’hui son rejet par l’industrie.

Côté financier, l’enveloppe annuelle attribuée au plan passe de 40 à environ 70 millions d’euros, grâce à l’élargissement de l’assiette de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) à l’ensemble des substances actives classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Les organisations environnementales réclament son élargissement à l’ensemble des produits phytosanitaires. Mais elles posent aussi la question de l’utilisation des fonds publics, face à l’échec du précédent plan.

Repost 0
3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:28

Plus de 20 000 signatures ont déjà été récoltées pour que Tampax nous assure que l'herbicide cancérogène de Monsanto - le RoundUp - n'entre pas dans la composition de ses tampons -- comme ce que nous fait craindre une étude scientifique récente.

Pouvez-vous ajouter votre voix?

L'herbicide cancérogène de Monsanto n'a rien à faire dans les tampons et serviettes hygiéniques des femmes!

Une nouvelle étude nous apprend qu’au moins 85% des tampons contiennent du RoundUp, un herbicide cancérogène.

Dites à Tampax de divulguer ce qui entre dans la composition de ses produits et de s'engager à en éliminer le glyphosate (RoundUp).

Si un médecin vous disait qu'un produit hygiénique que vous utilisez couramment, un produit en contact avec vos parties les plus intimes de surcroît, contenait un herbicide cancérogène, vous seriez terrifiée, n'est-ce pas?

Eh bien c'est ce qu'une nouvelle étude nous apprend!

Au moins 85% des tampons étudiés contenaient du glyphosate, mieux connu sous l'appellation commerciale que lui a donnée Monsanto: RoundUp. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cet herbicide est classé «cancérogène probable».

Dites à Tampax de nous certifier qu'il n'y a pas de RoundUp dans leurs produits hygiéniques!

Le problème, c'est que l'industrie d'hygiène féminine n'est pas obligée de dévoiler ce qui entre dans la composition des serviettes sanitaires et des tampons, comme ce ne sont ni des cosmétiques, ni des dispositifs médicaux. Les femmes n'ont donc aucun moyen d'obtenir sur les emballages de l'information qui leur permettrait de tenir compte des potentiels effets de chaque marque sur leur santé.

Le RoundUp se retrouve dans les tampons et les serviettes par le biais du coton utilisé pour absorber. Les dangers sont encore incertains, mais les médecins préviennent que la paroi vaginale est très absorbante et peut ainsi être une voie de contamination.

Imaginez si Tampax, le chef de file de l'industrie, était confronté à une mobilisation si forte qu'elle menaçait son image de marque! L'entreprise n'aurait d'autres choix que de surveiller et de divulguer ce qui entre dans la fabrication de ses tampons. Ce changement pousserait ensuite l'ensemble de l'industrie à faire de même, ce qui mènerait finalement à l'élimination complète du poison de tous les tampons.

Dites à Tampax de divulguer ce qui entre dans la composition de ses tampons et serviettes hygiéniques et de s'engager à éliminer le glyphosate de ses produits.

Merci pour tout ce que vous faites,
Marie, Nabil, Fatah et le reste de l'équipe SumOfUs

-Plus d'information sur le plaisir féminin avec le viagra rose ....

Comment un lobby a permis l'homologation du «Viagra ...

.

http://sexologie-magazine.com:

...et sur les protections intimes imbibées du glyphosate de Monsanto

85% des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient du glyphosate, LE FIGARO, 29 octobre 2015
Tampons: Pourquoi rien ne fuite sur leur composition, 20 MINUTES, 28 octobre 2015

Les tampons contiendraient du glyphosate, quel risque pour ...

Les tampons et serviettes hygiéniques : un concentré de ...

Les tampons soupçonnés de contenir de l'herbicide - 28 ...

Du désherbant dans… des tampons hygiéniques - Europe 1

85% des tampons hygiéniques contaminés par le Roundup ...
Dans l'intimité de 85% des tampons et serviettes hygiéniques
De l'herbicide détecté dans les tampons et serviettes ...
Glyphosate - Edition du soir Ouest France - 27/10/2015
Repost 0
22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 13:54

Pesticides Agriculture

Roundup, 2,4-D : pour favoriser les OGM, les Etats-Unis minimisent-ils les risques ?

L’Agence de protection de l’Environnement (EPA) affirme aujourd’hui que les citoyens états-uniens peuvent sans danger avoir un régime alimentaire qui dépasse 41 fois la dose limite de 2,4-D qu’elle a autorisée il y a dix ans ! C’est un niveau bien plus élevé que ce qui est autorisé en Chine, en Russie, en Australie, en Corée du Sud au Canada ou au Brésil. Ce niveau est plus élevé que celui que recommande l’Organisation Mondiale de la Santé.

Egalement...

Glyphosate et cancer : la décision de l’Agence européenne de suivre l’avis de (...)

Du colza GM français contamine du colza britannique !

OGM transparence. Signez massivement la pétition !

Monsanto emploie un service entier pour discréditer tout scientifique qui (...)

Un champ de colza muté, fauché pour dénoncer les OGM cachés

1 | 2 | 3 | 4 |>

Le miracle de l’agriculture des Etats-Unis et de son abondance de nourriture est possible grâce à un autre miracle qui n’est pas aussi positif : les puissants herbicides. Ces composés chimiques – comme le Roundup de Monsanto – terrassent les envahisseurs, mais laissent le maïs et le soja modifiés génétiquement s’épanouir grâce à leur tolérance à ces produits.

Malheureusement, la sur-utilisation de ces herbicides a engendré des herbes qui, elles aussi, sont devenues tolérantes. C’est ce qui se passe actuellement à travers tout le continent américain.

Pour combattre ces « mauvaises » herbes ou adventices, devenues tolérantes aux herbicides, la compagnie Dow Chemical ressort du placard le 2,4-D, un produit chimique datant de la Seconde guerre mondiale, et dont le lien avec certaines formes de cancers et autres maladies est avéré [1] . Dow veut utiliser ce produit toxique en association avec le principal herbicide chimique, le Roundup. C’est une arme double : ce que l’un ne tue pas l’autre l’achève.

Une solution certes "élégante", mais est-elle sûre ? L’Agence de protection de l’Environnement (EPA) prétend que oui. Elle a autorisé le nouveau duo dynamique – appelé Enlist Duo – l’an dernier. [2]

Pourtant, dans une étude récente de Tribune, intitulée « Moisson chimique », la journaliste de Tribune, Patricia Callaghan, expliquait que le gouvernement baisse les normes de sécurité et minimise les risques en particulier ceux des enfants.

Callaghan souligne qu’avec sa décision, l’Agence de protection de l’Environnement (EPA) affirme aujourd’hui que les citoyens états-uniens peuvent sans danger avoir un régime alimentaire qui dépasse 41 fois la dose limite de 2,4-D qu’elle a autorisée il y a dix ans ! C’est un niveau bien plus élevé que ce qui est autorisé en Chine, en Russie, en Australie, en Corée du Sud au Canada ou au Brésil. Ce niveau est plus élevé que celui que recommande l’Organisation Mondiale de la Santé.

Mais où est-ce que l’Agence de la protection de l’environnement (EPA) est allé chercher l’idée qu’un accroissement de l’exposition n’aurait pas de conséquences néfastes sur les gens ? Callaghan rappelle que même dans l’étude de Dow, les chercheurs de l’entreprise signalent des troubles rénaux chez des rats exposés à cet herbicide. Mais les scientifiques de l’Agence ont changé leur analyse sur cette étude centrale, en se laissant convaincre par un toxicologue du gouvernement canadien qui décida que les chercheurs de Dow avaient fait preuve d’un excès de prudence dans leur évaluation du risque.

Pour l’Agence de protection de l’environnement, quelle que soit la limite fixée, les citoyens états-uniens n’ingèreront pas des taux dangereux de 2,4-D. Ils affirment que le produit est beaucoup plus sûr que ce que l’on pensait précédemment, et que les autres pays n’ont tout simplement pas encore actualisé leurs valeurs limites avec les études les plus récentes.

Philip Landrigan, expert reconnu dans le domaine de la sécurité chimique, n’est pas du tout convaincu. Il a demandé à l’administratrice de l’Agence de rejeter l’Enlist Duo. Il demande que le Programme national de toxicologie – un organisme différent qui teste les produits chimiques toxiques – procède à l’évaluation des risques de l’Enlist Duo. Nous sommes d’accord. Une revue indépendante pourrait dissiper le sentiment que le ministère a agi précipitamment.

Nous pourrions ainsi démêler les données scientifiques de ce problème qui sont particulièrement touffues. C’est-à-dire rappeler ce que nous savons clairement depuis des décennies de recherche : les pesticides sont dangereux. Les enfants sont souvent plus menacés de lésions à vie, que provoquent des doses qui n’auraient que peu d’effets sur leurs parents. C’est pour cela que les lois fédérales exigent de l’Agence de tenir compte des risques spécifiques pour les enfants lorsqu’ils sont exposés à des pesticides.

L’autorisation de l’Agence de la protection de l’environnement est actuellement dans un certain flou juridique. Et ce flou entraîne la confusion. C’est l’Agence elle-même qui a demandé à une cour d’appel d’abroger sa propre autorisation de l’Enlist Duo, alors qu’elle est en train de décider si des zone de non-épandage plus importantes sont nécessaires pour protéger des plantes menacées qui pourraient pousser aux abords des champs. Mais c’est la règlementation.

L’Agence de protection de l’Environnement se fait beaucoup de soucis pour ces plantes. Mais s’inquiète-t-elle des humains ? Des responsables de l’Agence ont confié à Callaghan qu’ils ne ré-ouvriraient pas l’évaluation des risques pour la santé de l’Enlist Duo. L’Agence maintient qu’il n’y a aucun risque nouveau dû au mélange des deux pesticides qui ont été, chacun de leur côté, autorisés depuis très longtemps. Mais en quoi ce serait mauvais de procéder à des études complémentaires pour écarter tout doute ?

Les herbicides demeurent dans l’air, dans l’eau, dans nos aliments. Les scientifiques sont souvent en désaccord sur les interprétations des risques de toute une série de produits chimiques. Le seul moyen de faire le tri dans les risques est de procéder à de nouvelles recherches pour pouvoir fixer des limites de sécurité solides.

Il est fondamentalement du devoir de l’Agence de protection de l’environnement de s’assurer que ce miracle moderne qui permet aux Etats-Uniens de bien manger n’est en train de les… empoisonner petit à petit.

Edito paru dans le Chicago Tribune du 20 décembre 2015

Notes

[1] Voir l’article : « Et de deux ! Après le glyphosate, le 2-4 D est classé comme « possible cancérogène » par l’OMS »

[2] Voir l’article : « Après le Roundup, le 2,4-D ! Un autre raz de marée chimique pourrait inonder les Etats-Unis ! »

Rédigé le 21 décembre 2015

Lanceurs d'alertes : controverse autour d'un chercheur sur ...

Jonathan Lundgren, un entomologiste de 39 ans travaillant depuis 11 ans pour le Department of Agriculture américain (USDA) et récompensé pour ses recherches en 2011 (Presidential Early Career Awards for Scientists and Engineers), a eu la mauvaise surprise d’être suspendu après la publication de ses recherches sur les effets néfastes des néonicotinoïdes, notamment sur les papillons monarques et les abeilles. La suspension de 14 jours a été justifiée par 2 infractions : la soumission de certains de ces résultats sans une approbation claire de sa hiérarchie et par des négligences administratives au cours du processus autorisant un déplacement professionnel qui visait à présenter ses résultats. Le chercheur considère cette sanction disproportionnée et affirme avoir subi une campagne de harcèlement concernant l’objet de ses recherches suite à ses publications en début d’année. Ceci l’a conduit à porter plainte en tant que lanceur d’alerte (whistleblower) contre l’agence fédérale par l’intermédiaire de PEER (Public Employment for Environmental Responsability), une organisation qui défend les employés impliqués par leur travail dans la protection de l’environnement. Le document soumis par PEER mentionne notamment les plaintes suivantes : un processus de vérification de diapositives de présentation lourd et injustifié, l’ordre de ne pas parler au média de ses recherches et la demande de retirer son nom comme co-auteur d’un article scientifique.

La première loi américaine sur les lanceurs d’alertes travaillant dans les agences fédérales (Whistleblowers Protection Act) date de 1989, cependant son application et la jurisprudence qui en a découlée a considérablement affaibli la portée de loi. L’employé ne pouvait en effet voir sa plainte retenue que si l’alerte donnée découlait d’une action allant bien au-delà de son mandat de travail (above and beyond the call of duty). L’Enhancement Whistleblowers Protection Act a depuis permis de corriger ce défaut en 2012. [1]

Le PEER aurait également rassemblé des allégations de pressions auprès d’autres chercheurs de l’USDA mais qui ne sont pas encore publiques. Ces pressions moins marquées que celles rapportées par le Dr. Lundgren concernent des découragements exprimés verbalement et une communication tacite concernant les types de recherche qui ne seraient pas les bienvenues. [2]

L’ARS (Agricultural Research Service), la branche de l’USDA qui emploie toujours Dr. Lundgren, a de son côté tenu à rappeler qu’elle applique une « forte politique d’intégrité scientifique qui promeut une culture d’excellence et de transparence ». « Nous prenons l’intégrité de nos scientifiques au sérieux et nous reconnaissons l’importance de maintenir la confiance de la communauté scientifique, des décisionnaires et du grand public en notre recherche ».

Une déclaration à laquelle Jeff Runch, directeur de PEER, n’a manqué de réagir. Pour lui « ces règles permettent de faire de la recherche uniquement s’il n’y a pas d’applications dans le monde réel ». [3]

Le débat pose la question des conflits d’intérêts, récurrents dans ces grands départements fédéraux, ainsi que celle des liens qu’entretient l’USDA avec l’industrie notamment via les revolving door (va-et-vient professionnel entre le public et le privé). Le président, David Chicione, de la South Dakota State University, où Lundgren est employé, est notamment membre du conseil d’administration de Monsanto.

Rédacteurs
François Valentin, Stagiaire à la Mission pour la Science et la Technologie
Clement Lefort, Attaché Adjoint pour la Science et la Technologie, Washington, deputy-coop@ambascience-usa.org
Retrouvez l’ensemble de notre activité environnement ici

Notes

[1] http://www.foodwhistleblower.org/smoothing-the-path-for-usda-whistleblowers-dean-wyatts-story-and-the-evolution-of-federal-protections-235/

[2] http://www.theatlantic.com/science/archive/2015/11/is-the-usda-silencing-scientists/413803/

[3] https://www.washingtonpost.com/news/federal-eye/wp/2015/10/28/suspended-usda-researcher-alleges-agency-tried-to-block-his-research-into-harmful-effects-of-pesticides-on-bees-butterflies

Repost 0
17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:40

Alors que la Commission européenne n’a toujours pas publié, et ce avec 2 années de retard, les critères scientifiques qui vont permettre d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens, le Tribunal de l’Union européenne donne suite aujourd’hui à une plainte de la Suède et reconnait que la Commission européenne en ne publiant pas ces critères dans les délais à violé le droit de l’Union ! (voir ci-dessous)

C’est une grande victoire juridique pour tous les défenseurs de l’environnement e et de la santé. Il faut maintenant que la Commission européenne arrête de perdre du temps et publie sans délai des critères scientifiques réellement protecteurs qui permettront d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens afin de protéger la santé des européennes et des européens….et celle des générations futures !

Aidez-nous à concrétiser cette victoire d’aujourd’hui : rejoignez-nous et adhérez à Générations futures, donnez à l’Association pour que nous ayons les moyens de continuer à faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle applique les législations votées démocratiquement pour protéger votre santé, celle de vos proches et de vos enfants!

Le Tribunal de l’Union européenne vient de condamner la Commission européenne pour manquement à ses obligations !

Rappel des faits. L’Union européenne a adopté le règlement n° 528/2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides. Ce règlement prévoyait entre autre dans son article que les produits biocides « ayant des propriétés perturbant le système endocrinien pouvant être néfastes pour l’homme » ne pouvaient pas être approuvées ( la même exclusion a priori des perturbateurs /endocriniens a été également décidée dans le règlement sur les pesticides 1107/2009). Pour permettre la mise en œuvre de cette exclusion a priori des biocides perturbateurs endocriniens, la Commission européenne devait adopter des actes délégués en ce qui concerne la spécification des critères scientifiques déterminant les propriétés perturbant le système endocrinien, et ce au plus tard le 13 décembre 2013.

Or à ce jour, la Commission n’a toujours pas publié ces critères scientifiques, lançant néanmoins pendant ce temps une analyse d’impact sur ce sujet.

Décision accablante. Constatant cette inaction de la Commission européenne, la Suède a déposé le 4 juillet 2014 un recours en carence devant le Tribunal de l’Union européenne.

Le verdict de ce Tribunal vient de tomber aujourd’hui et il est accablant pour la Commission. Le Tribunal conclut en effet que « la Commission a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu du règlement n° 528/2012 en s’abstenant d’adopter des actes délégués en ce qui concerne la spécification des critères scientifiques pour la détermination des propriétés perturbant le système endocriniens. »

Il précise en outre qu’aucune disposition du Règlement n’exige une analyse d’impact et qu’en tout état de cause celle mise en route par la Commission ne l’exonérait pas de respecter la date prévue pour la publication des critères scientifiques pour les PE.

« Nous nous félicitons de ce jugement qui reconnait clairement qu’en ne publiant pas les critères scientifiques pour la détermination des propriétés perturbant le système endocrinien, la Commission a violé le droit de l’Union européenne, ce que nous disons depuis maintenant 2 années ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

« Il faut que maintenant que cesse ce scandale de santé publique et que la Commission applique les dispositions sur les perturbateurs endocriniens des Règlements 528/2012 et 1107/2009 concernant les biocides et pesticides et publient des critères scientifiques sûrs qui permettront aux populations d’être, enfin, réellement protégées de ces produits dangereux. » Ajoute t’il.

Repost 0
16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:15


Évaluation des risques liés aux pesticides pour les écosystèmes aquatiques
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS218.pdf

Environnement
ZOOM SUR: l'étang de Thau, un bras nourri par la ... - LCI

lci.tf1.fr › Le journal du week-end › Vidéos

Il y a 4 jours - Les titres du 13 heures du 13 décembre 2015. Politique 1min 12s le 13/12/15 à 13h30 ... ZOOM SUR: les hippocampes, rois de l'étang de Thau ...

Vienne - Environnement

Ça ne sent pas bon pour les pros de l'assainissement

11/12/2015

François Le Lan, patron de Tricel Poitiers : « Nous représentons de 70 à 80 emplois. »

L’Agence de l’eau a changé ses règles de subventionnement. Des centaines d’emplois sont menacées, notamment chez Tricel, à Naintré.

Il y a six mois, le ministre irlandais de l'Emploi et le P-DG de l'entreprise Tricel, l'un des leaders européens des microstations d'assainissement autonome, annonçaient conjointement une centaine de créations d'emploi à travers l'Europe. Parmi les bénéficiaires potentiels de ces emplois nouveaux, l'usine d'assemblage et de commercialisation de Naintré, ouverte en 2011. De fait, le site châtelleraudais est passé cette année de 16 à 18 salariés et devrait atteindre les 25 en 2016.

Mais les cartes viennent d'être redistribuées. A l'origine de ce petit séisme dans le monde de l'assainissement : l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. Cette agence, qui accorde ou non des subventions aux programmes de réhabilitation de l'assainissement non collectif, a décrété, en se basant sur diverses études menées ici et là, que l'assainissement traditionnel (les fosses septiques et leur encombrant système d'épandage) est largement plus performant (1) d'un point de vue écologique que l'assainissement dit agréé (les microstations ou les filtres compacts).

La crainte d'un effet tâche d'huile

Désormais, ces subventions, qui peuvent aller jusqu'à 3.500 € par installation réhabilitée, sont réservées à l'assainissement traditionnel, sauf lorsque celui-ci est absolument impossible (terrain trop petit notamment). Pour les professionnels des filières agréées, c'est une catastrophe : leur syndicat, l'IFAA, estime à 30 à 50 % la baisse des ventes sur les 36 départements du bassin Loire-Bretagne. « Le dernier gros appel d'offre dont j'ai eu connaissance portait sur 250 dispositifs, raconte François Le Lan, patron de Tricel Poitiers à Naintré et administrateur de l'IFAA. Normalement, les entreprises des filières agréées auraient dû se partager le marché. En fait, 220 lots sont allés à l'assainissement traditionnel. »
Surtout, les professionnels craignent que cette décision ne fasse tâche d'huile, non seulement dans les cinq autres comités de bassins français, mais aussi auprès des organismes publics qui interviennent sur la politique d'assainissement : préfectures, syndicats des eaux, conseils départementaux… « Si ce scénario catastrophe se produisait, pronostique François Le Lan, 70 à 80 emplois seraient menacés pour Tricel, avec nos distributeurs exclusifs, et un millier à travers la France. »
François Le Lan ne nie pas que certains systèmes agréés puissent poser problème, notamment lorsqu'ils sont bas de gamme ou mal entretenus. Mais il affirme qu'il en va de même pour les fosses septiques traditionnelles. Plusieurs professionnels et leurs organisations ont saisi l'Agence de l'eau de recours gracieux. Sans grand succès. Ils s'apprêtent donc à passer à la phase judiciaire, faute d'avoir obtenu du ministère de l'Environnement qu'il mette son nez dans cette affaire.

(1) D'une manière générale, un système d'assainissement autonome traditionnel est plus encombrant et surtout plus cher à l'achat qu'un système agréé. En revanche, une micro-station exige un suivi, un entretien et des remplacements réguliers de pièces d'usure qui en relativisent l'intérêt financier. L'efficacité environnementale comparée des deux systèmes fait débat.

réaction

L'Agence de bassin embarrassée

A l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, on n'est visiblement pas très à l'aise avec la polémique que son cahier des charges a soulevée. Dans un premier temps, son directeur général adjoint, Claude Gitton, tente de minimiser les effets de cette décision : « L'utilisateur final garde le choix. Jusqu'ici, nous n'avons pas eu à refuser des subventions à de l'assainissement agréé. »
Une déclaration en retrait sur la réponse fournie par l'agence en juin dernier aux bureaux d'études : « L'agence souhaite financer des filières extensives qui ont de bons résultats épuratoires par rapport aux enjeux sanitaires en environnementaux et n'imposent pas de contraintes d'entretien fortes ni de coût de fonctionnement-maintenance élevés. Pour ces raisons, il est demandé d'étudier systématiquement ces solutions de traitement par le sol en place ou reconstitué. Si cette solution n'est pas envisageable, il devra le justifier en indiquant précisément les raisons techniques. Le respect de ce point du cahier des charges fera l'objet d'une attention toute particulière des instructeurs. »
Mis en face de cette contradiction, Claude Gitton finit par admettre : « Il vaut mieux mettre de l'argent public dans un dispositif qui tient la route plutôt que dans un dispositif qui, dans quelques années, risque de dysfonctionner. »

en savoir plus

Une décision illégale ?

Selon l'IFAA (Institut français de l'asainissement autonome), la décision prise par l'Agence Loire-Bretagne est contraire aux textes européens qui interdisent aux états membres et à leurs administrations de prendre des mesures discriminatoires vis-à-vis de produits certifiés par une norme européenne, ce qui est le cas de la plupart des micro-centrales commercialisées en France.
La profession a reçu le soutien de certains élus, mécontents de voir leurs administrés contraints de choisir un type d'assainissement, souvent contraignant en matière d'occupation des sols, de préférence à un autre. C'est le cas du maire de Colombiers (1), qui a écrit à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal : « Il nous semble que le fait d'imposer une filière de traitement au détriment d'une autre soit totalement illicite, écrit Jacky Gauthier, dans la mesure où les filières agréées par votre ministère ont montré leur efficacité en terme de rejet… Cette intransigeance du cahier des charges de l'AELB démontre une discrimination entre citoyens dans le versement de l'argent public. »

(1) Dans cette commune voisine du site de Tricel Poitiers, une opération groupée de réhabilitation concerne une quinzaine de propriétaires ; trois d'entre eux, dont le maire, ont refusé de renoncer à leur projet initial.

Vincent Buche

2015 - Plan Ecophyto II - INRA Montpellier

www1.montpellier.inra.fr/themaclic/publication/.../2015-plan-ecophyto-i...

26 oct. 2015 - http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/151022_ecophyto.pdf Type ... LE FOLL, Ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, ...

Protection des sols

Les sols, un patrimoine naturel en danger http://www.ademe.fr/sols-patrimoine-naturel-danger

Pesticides

Publication du plan Ecophyto II par le ministère de l’agriculture et le ministère de l’écologie http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/151022_ecophyto.pdf

Les pesticides dans le vignoble : les médecins face à l’omerta http://www.charentelibre.fr/2015/11/02/pesticides-dans-le-vignoble-des-medecins-face-a-l-omerta,2025070.php#reactions

Un nouveau cas de cancer lié à l’utilisation de pesticides reconnu comme maladie professionnelle http://www.ouest-france.fr/pesticides-le-cancer-de-son-mari-reconnu-comme-maladie-professionnelle-3809705

Les liens entre cancer chez l’enfant et recours aux pesticides http://www.huffingtonpost.fr/corinne-et-stephane-vedrenne/cancers-de-lenfant-pesticides-responsabilite-etat_b_8396498.html

-combien nous coûte un député?

Un élu, combien ça coûte ? : Les députés

Un député, ça coûte extrêmement cher tout le monde le sait et l'Assemblée nationale dans son ensemble aussi est un gouffre financier. Mais combien exactement ? Et qu'est-ce qui entraîne de telles dépenses ? Les réponses dans cet article.

Repost 0
14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 10:22

Enquête, Radio-Canada: le vin, les pesticides et autres combines

11 décembre 2015 — Marc André Gagnon

La télévision de Radio-Canada a présenté un reportage-choc hier à son émission phare «Enquête». C'est intitulé «Vin français: la gueule de bois. Une enquête sur les pesticides et autres résidus chimiques que l'on retrouve dans certains vins en France.»


http://vinquebec.com/node/13021

C'est une adaptation d'une émission qui avait été diffusée en France au printemps dernier. J'en avais alors parlé le 4 avril (Comment est vraiment fait le vin).

On y montre l'utilisation de pesticides dans les vignes et les résidus qui se retrouvent dans le vin. On y voit aussi, à caméra cachée, des producteurs qui ajoutent toutes sortes de produits dans le vin: tanins, acides, copeaux, levures aromatisantes...

C'est la réalité, tout ça est vrai et c'est choquant. Il n'y a qu'a voir les effets sur les résultats sociaux.

Les pesticides dans les vins maintenant après on dira qu'un verre de vin par jour ça garde en santé #enquete Lise C @cylise

#enquete L'univers de la tricherie ! À vomir. Les fruits, les légumes, le vin, le poisson, les athlètes et nous, les dindons de la farce. sonia i. thibault @soniaisabeltibo

Après la semaine de bads news sur l'alimentation, vous m'avez rachevé avec votre reportage sur le vin chimique #Enquête @iciradiocanada Bonneville Sophie @Edgarthedunkey

Dans cette enquête, on nous montre la situation en France, où tout est règlementé et contrôlé; alors, imaginez ce que ça peut être dans les pays du Nouveau Monde où il y a peu de règlements et de contrôles sur la fabrication du vin.

On y apprend aussi qu'on utilise un pesticide interdit en Europe, le carbendazine, que l'on retrouve dans un vin vendu au Québec. (Ce produit peut être commandé de la Chine via internet.)

Ceci dit, il faut remettre les choses en perspective.
Ce que montre ce reportage sur l'industrie du vin n'est pas unique. C'est la même chose dans toute l'industrie alimentaire. Des pesticides, on en utilise partout et à profusion. Sauf chez nous, où on n'a plus le droit d'en mettre dans nos jardins ni même sur nos pelouses ! Pourtant, on est rare à manger nos pelouses !

Ce qui est le plus choquant, c'est que l'on retrouve ces pesticides dans le vin, comme probablement dans plusieurs fruits et légumes.

Oui, il y a des pesticides dans les vignes, sur les raisins et dans les vins. Lesquelles et en quelle quantité ? Ça peut varier et il n'ont pas tous la même dangerosité. Ce qui serait le plus dangereux, c'est l'effet cocktail résultant du mélange de ces produits dans notre organisme. Mais ça personne ne l'étudie.

Si l'on ne veut pas avoir de pesticides dans notre organisme, il n'y a qu'une seule solution: manger et boire bio.

Il y aussi la confiance. On peut faire confiance à de bons vignerons et producteurs qui nous assurent utiliser le moins de fongicides, acaricides et autres.

En général, les vignerons qui cultivent eux-mêmes leurs vignes sont plus fiables que ceux qui achètent des raisins cultivés par des inconnus. Faites-vous confiance aux vins de dépanneurs?

Pour ce qui est des ajouts, ce qu'on appelle les intrants oenologiques, tanins, acide, copeaux, levures, c'est légal, mais non transparent. Sauf pour quelques rares vignerons qui utilisent les levures naturelles de leurs vignes et qui l'indiquent sur les fiches techniques. Mais là encore, rares sont les journalistes qui le mentionnent dans leurs recommandations et ça n'apparaît pas sur le site de la SAQ.

Au sujet des levures ajoutées, c'est courant et on le fait aussi pour le pain. Notre pain quotidien! C'est certain qu'un vigneron qui arrose ses vignes de produits chimique ne pourra pas utiliser les levures naturelles de ses raisins puisqu'il les aura tuées lors de l'épandage des pesticides.

Le monde du vin a une auréole angélique, pastorale, béatifiante. C'est toutefois un monde de fabrication d'un produit transformé, comme pour la majorité des aliments que nous consommons.

Il faut décrasser le monde du vin de cette couche angélique et le voir tel qu'il est: un monde agricole avec toutes ses qualités et ses défauts.

Il faut informer, s'informer, apprendre, connaître afin de mieux pouvoir choisir ce qui a le moins de risque de nous empoisonner.

Vous pouvez voir le reportage de l'émission Enquête de radio Canada ici.

La version originale française ici.

Écoutez aussi la réaction intéressante du sommelier Jacques Orhon à l'émission Bien dans son assiette ici.

Note sur les "maladies alimentaires "par l'administration du blog, le génie génétique est responsable d'une agriculture de grande quantité de plantes alimentaires à pesticides .Grosso modo:une telle dose de poison dans l a nourriture ne permet pas au public (consommateurs ,mais aussi habitants à proximité des zones d’épandage),de conserver la santé


-Adéquations propose une chronique mensuelle de la transition écologique en France :
- Décembre 2015, "La santé environnementale, au milieu des contradictions" :
==> www.adequations.org/spip.php?article2349
- Octobre novembre 2015, "Vers une stratégie nationale bas-carbone"
==> www.adequations.org/spip.php?article2328

Hebdo » Idées & débats

Agriculture: le génie génétique en renfort d’un modèle agricole obsolète

Mis en ligne le 11.12.2015 «La coalition des ignorants», chronique de Guy Sorman, qui défend les OGM, a fait réagir Luigi D’Andrea. Pour ce biologiste, l’utilisation de cette technologie appartient au passé.

La révolution verte a créé un mode de production intensif fondé sur une ultrasimplification des agrosystèmes et des économies d’échelle. Autrement dit, des monocultures, de gros tracteurs, des systèmes d’irrigation, des engrais, des semences adaptées à recevoir ces engrais, des pesticides, le moins de biodiversité possible, car elle ne se vend pas, et le moins d’agri-culteurs possible – ou d’ouvriers agricoles, devrais-je dire. En effet, si le paysan avait une connaissance approfondie des agrosystèmes, l’ouvrier agricole ne doit que savoir lire et appliquer les informations écrites au dos des sacs de semences, des flacons de pesticides et d’engrais. Nul besoin de connaître l’environnement pour s’y adapter, puisque c’est l’agriculture industrielle qui adapte l’environnement, ce qui requiert une injection massive d’énergie (pétrole, engrais, pesticides, etc.) pour que ces agrosystèmes ultrasimplifiés demeurent productifs. Ce sont en fait les fonctions biologiques qui assurent la fertilité des sols, les stockages de l’eau ou la protection contre les ravageurs, qui doivent être compensées puisqu’elles ont été supprimées.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) tolérant les herbicides et produisant des toxines insecticides (toxines Bt) sont arrivés en renfort de ce modèle de production pour l’intensifier encore; ils représentent 99% des OGM cultivés. Après vingt ans de culture, la quantité d’herbicides utilisée explose, tout comme les résidus d’herbicides dans les grains ou le nombre d’espèces de mauvaises herbes résistantes. Mais, pour l’industrie, c’est un bon business. En témoigne la mise sur le marché américain en 2014 de variétés tolérantes à un vieil herbicide très toxique qui avait été mis de côté, le 2,4D, un composé de l’agent orange. L’utilisation des variétés insecticides Bt a conduit, au début, à une diminution des quantités d’insecticides utilisés. Une victoire de courte durée, puisque cela a conduit à l’émergence d’autres ravageurs ou à l’apparition de résistances chez les ravageurs. Fait préoccupant, ils deviennent de plus en plus résistants et de plus en plus rapidement. L’effet à long terme sur l’environnement et la santé des énormes quantités de toxine Bt relâchées dans l’environnement n’a jamais été évalué.

Des OGM utiles?

Pour le 1% des OGM restants et résistant aux ravageurs, censés réduire les quantités de pesticides et justifier la technologie, c’est la même chose. Le génie génétique (GG) ne fait que répondre aux symptômes plutôt qu’aux causes des déséquilibres de nos agrosystèmes. C’est leur ultrasimplification, les mauvaises pratiques culturales et la faiblesse de diversité en champs et autour des champs qui sont responsables de la propagation des maladies. La culture intensive d’OGM ne changera rien au problème; au contraire, elle l’accentuera, comme pour le Bt ou les variétés herbicides tolérantes par le développement de résistance.

Les OGM tolérants à la sécheresse ou autres OGM «climatiques» miracle n’existent pas. Ces qualités et fonctions sont contrôlées par de nombreux gènes en interaction constante avec l’environnement, alors que le GG ne peut opérer que sur un très petit nombre de gènes et des fonctions très simples. C’est pour cela que, après plus de trente ans de recherches et des milliards engloutis, le GG n’a apporté aucune solution aux besoins réels de l’agriculture. Si une tolérance à la sécheresse ou à la salinité est introduite dans une variété, c’est au travers de procédés d’amélioration végétale classiques qui, eux, délivrent des résultats tous les jours.

Le GG suit une stratégie capital intensive, où l’innovation est technique, standardisée et centralisée (dans les labos). Les connaissances produites sont privatisées et générées par des scientifiques souvent généticiens non conscients de la multitude de préférences et de besoins des paysans. Ce modèle n’a délivré que des produits mal adaptés qui accentuent la dépendance des agriculteurs et des consommateurs envers des choix techniques tout en érodant les savoirs. Aucune autre technologie aussi peu efficiente n’aura jamais été autant subventionnée.

Une recherche orientée vers l’agroécologie

Alors que l’agriculture classique (y compris le GG) a bénéficié de l’investissement de plusieurs trillions de dollars et de l’engagement de milliers de scientifiques, l’agriculture biologique (AB) et l’agroécologie (AE) ont été livrées à elles-mêmes. Et pourtant les études comparatives montrent que les différences de rendement sont minimes, voire meilleures, si les conditions climatiques sont instables et difficiles, ce vers quoi nous tendons.

Il est donc urgent de réorienter les investissements vers une recherche et un modèle d’innovation localement adapté et participatif qui intègrent les savoirs paysans. L’agri-culture à faibles intrants de demain a besoin d’une sélection végétale qui travaille à l’obtention de variétés localement adaptées dont les qualités correspondent à ce type d’agriculture. Cela ne peut pas être obtenu par le GG. Il faut décentraliser les fournisseurs de solutions pour augmenter la résilience de nos systèmes alimentaires. Il faut une stratégie pauvre en capital et des solutions simples à mettre en œuvre. L’agroécologie répond exactement à cela et délivre des résultats impressionnants partout où elle est mise en place dans le monde.

Une technologie qui encourage les monocultures et l’utilisation d’intrants, qui favorise l’appropriation du vivant et la concentration des marchés par les transnationales agrochimiques, qui augmente la pression économique sur les agriculteurs fait clairement partie du passé agro-industriel et non du futur agroécologique.

L’auteur
L
uigi D’Andrea

Biologiste, spécialiste des questions liées à l’agriculture et aux nouvelles technologies. Secrétaire exécutif pour l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique.


Hebdo » Idées & débats

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact