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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 05:24
Pesticides et OGM, quand la Commission européenne fait le jeu des multinationales

Par : Huffington Post

7 mars 2016

La Commission européenne n’a donc toujours pas compris. À l’heure où la protection de l’environnement et de la santé deviennent des préoccupations majeures de nos concitoyennes et nos concitoyens, l’exécutif européen semble avoir choisi son camp: le lobby de l’agrochimie.

José Bové est eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts, membre du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen et militant écologiste. Michèle Rivasi est une eurodéputée d’Europe Ecologie-Les Verts et la fondatrice de la CRIIRAD. Bart Staes est un eurodéputé belge Groen (Verts flamands), membre du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen. Philippe Lamberts est un eurodéputé belge Ecolo co-président du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen.

Alors même qu’une étude de mars 2015 réalisée par des chercheurs européens et américains a évalué le coût des perturbateurs endocriniens à hauteur de 157 milliards d’euros pour l’économie européenne, du fait des maladies que ces substances causent, l’équipe de Jean-Claude Juncker, président de la Commission, persiste dans sa volonté de ne pas réguler.

En tant que député-e-s au Parlement européen, nous nous faisons le devoir d’alerter l’opinion publique et de raconter la scène tragique qui s’est jouée ces dix derniers mois. Une opinion publique qui a maintes fois faire part de ses inquiétudes vis-à-vis des organismes génétiquement modifiés (OGM) et des pesticides dont la Commission européenne semble faire peu de cas.

>> Lire : Les trois quarts des Allemands contaminés au glyphosate

L’herbicide de la discorde

Pour tout comprendre, il faut revenir en mars 2015, lorsque le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a évalué le glyphosate, la substance active du RoundUp, l’herbicide le plus utilisé au monde et commercialisé par la multinationale américaine Monsanto. En ce début de printemps, le CIRC estime que le glyphosate est « probablement cancérogène » pour l’être humain. Cette évaluation a été effectuée en toute transparence par des experts indépendants de l’industrie chimique.

Mais voilà que le glyphosate doit être réévalué au niveau européen pour savoir s’il sera de nouveau autorisé pour dix ans à partir de juin 2016 et c’est l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA, en anglais) qui va s’en charger. Totalement à contre-courant de l’avis du CIRC, l’EFSA publie son évaluation le 12 novembre et estime que le glyphosate « n’est probablement pas cancérogène ». Cette conclusion des experts de l’EFSA est scandaleuse. Tout d’abord, car elle a été élaborée dans la non-transparence la plus totale. Certains experts qui ont conseillé l’EFSA, dans le cadre de l’évaluation du glyphosate, n’ont pas rempli leur déclaration de conflits d’intérêts.

Ensuite, l’agence a fondé son avis, entre autre, sur des études « scientifiques » non-publiées dans leur intégralité et qui n’ont pas été revues par les pairs comme il est coutume de le faire dans le milieu scientifique pour s’assurer de la qualité des études. De même, le glyphosate est toujours utilisé avec des adjuvants pour produire un herbicide comme c’est le cas pour le RoundUp mais l’EFSA s’est limitée à évaluer le glyphosate pure sans prendre en compte son effet quand il est mélangé à d’autres substances. Il semble que les conditions réelles d’utilisation des herbicides n’intéressent pas l’agence européenne, ce qui n’est pas le cas des 96 scientifiques de renommé internationale qui ont adressé une lettre au Commissaire à la santé Vytenis Andriukaitis le 27 novembre pour lui indiquer clairement de reconsidérer l’avis de l’EFSA qui ne remplit pas les critères scientifiques usuels sachant que la Commission devra renouveler ou non l’autorisation du glyphosate en fonction de l’avis de l’Agence.

OGM, en voulez-vous? En voilà.

Hélas, ce n’est pas le seul scandale qui se déroule sous nos yeux. Jean-Claude Juncker a décidé de faire plaisir à Monsanto et aux multinationales de l’agrochimie sur tous les plans. Alors que, le 1er décembre, la majorité des députés de la commission environnement et santé publique du Parlement européen ont voté contre l’autorisation de l’importation d’un maïs OGM pour la nourriture animale et humaine en Europe, la Commission européenne a confirmé cette autorisation quatre jours plus tard sans même attendre le vote en plénière. Ce maïs se trouve être le NK603 x T25 de Monsanto, qui est, entre autres, tolérant au… glyphosate. La boucle est donc bouclée. L’EFSA nous annonce dans un premier temps que le glyphosate n’est pas dangereux puis, dans un second temps, la Commission autorise un maïs génétiquement modifié pour supporter des fortes doses herbicide à base de glyphosate. C’est le paradis européen pour les multinationales. Avec de telles méthodes antidémocratiques, Jean-Claude Juncker ne devrait pas s’étonner de la montée de l’euroscepticisme dans certains États membres.

Certes la Commission européenne et son Président incarnent l’Europe, mais quelle Europe? L’Europe des multinationales? L’Europe de la petite politique à court terme? Nous, député-e-s au parlement européen, nous battons chaque jour pour une Europe qui fasse primer l’intérêt général sur l’intérêt particulier, la santé des agriculteurs et des consommateurs sur les profits des multinationales.

Nous ne pouvons pas accepter la politique actuelle menée par la Commission européenne dans le domaine de l’environnement et de la santé. La transition vers une agriculture durable et saine au service de tous les citoyens et sans danger pour les agriculteurs et les écosystèmes est notre priorité. C’est pourquoi nous appelons solennellement la Commission à relancer une procédure d’évaluation transparente du glyphosate. En outre, l’exécutif européen vient d’être condamné par la Cour de Justice de l’Union européenne pour ne pas avoir fixé de cadre pour encadrer les perturbateurs endocriniens. Tant qu’aucune réglementation n’aura été prise dans ce domaine, le glyphosate, qui est un perturbateur endocrinien, ne devrait pas être ré-autorisé. De même, nous demandons sans ambiguïté une interdiction de l’autorisation de nouveaux OGM, sachant que ceux-ci sont en général produits pour tolérer plus de pesticides tels que le RoundUp.

La politique d’intoxication de la Commission doit cesser au plus vite. Pour l’exécutif européen les pesticides et les OGM sont les meilleurs protecteurs de notre environnement. Ou comme si l’on vivait en direct ce qu’écrivait George Orwell dans 1984: « la guerre c’est la paix, l’esclavage c’est la liberté et l’ignorance c’est la force ».

>> Lire aussi :Des médecins sonnent l’alerte sur les perturbateurs endocriniens

Cette opinion est initialement parue sur le Huffington Post.

Comment réduire l'usage des pesticides dans les vignes ?

Par un moyen simple et efficace : laisser les mauvaises herbes côtoyer les ceps de vigne ! L'enherbement permanent a de multiples avantages à condition de bien gérer la concurrence exercée sur la plantation. Reportage sur les collines de l'Hérault (34) dans le vignoble de Faugères.

Reportage vidéo | Agriculture | 07 mars 2016 | Baptiste Clarke

Rappelons en premiers lieux que c'est la géologie du secteur qui a poussé les viticulteurs de Faugères à enherber leurs vignes. L'essentiel du vignoble pousse sur un sol de schistes, c'est-à-dire de la roche. Certains vignobles donnent ainsi l'impression qu'il n'y a pas du tout de terre au pied des ceps ! Ce sol déjà fragile subit également les effets du relief des collines et du vent très présent.

Stratégie de gestion de l'enherbement permanent

Le premier avantage recherché par ces viticulteurs est donc de limiter l'érosion du sol. "On ne laboure plus les sols, on essaye d'intervenir le moins possible" explique Frédéric Albaret, viticulteur bio. Mais si l'enherbement permet de limiter la dégradation des sols, il ne faut pas non plus que les herbes concurrencent trop les ceps (pieds de vignes). Comment limiter cette concurrence ? "En passant le tracteur avec une machine spéciale, on va coucher l'herbe au sol, ça va casser les tiges, ce qui va arrêter leur croissance. On aura une sorte de couverture végétale qui va protéger le sol tout l'été des rayons ultraviolet qui détériorent la matière organique et l'humus".

Des scientifiques de l'institut national d'études supérieures agronomiques (Inra) de Montpellier suivent de très près les expérimentations de Frédéric Albaret. A l'heure actuelle ils effectuent divers prélèvements, font l'état des lieux des parcelles. "L'enherbement peut permettre de maîtriser la vigueur sur des parcelles trop vigoureuses ou au contraire comme ici, où on a semé de la vesce, pour apporter de l'azote à la vigne, pour un soutien à la vigueur et à la fertilité des sol" précise Raphaël Métral, ingénieur agronome à Montpellier SupAgro.

En somme en fonction des caractéristiques des parcelles, une stratégie de gestion sera mise en place : "l'enherbement peut aussi entraîner des inconvénients, des risques de concurrence trop important avec la vigne pour l'eau, l'azote, les autres minéraux" prévient Léo Garcia, doctorant à Montpellier SupAgro. Et de rajouter "en fonction des objectifs visés, apport d'azote, de matière organique ou limiter l'érosion, on ne va pas forcément semer la même espèce d'enherbement."

Moins de pesticides, moins de pollution

Frédéric Albaret qui passe dans ses vignes avec du soufre et du cuivre pour lutter contre le mildiou ou l'oïdium espère réduire de près d'un tiers ses traitements grâce à l'enherbement.

Il semblerait en effet, selon Léo Garcia, que si l'on décide de diminuer la vigueur de la vigne par l'enherbement, "la vigne va produire moins de feuille et ça créer des conditions moins favorables aux champignons qui aiment plutôt l'humidité". Aussi "l'enherbement va attirer des insectes qui vont manger des insectes parasites pour la vigne". Concernant la pollution de l'eau "les herbes peuvent limiter l'écoulement en surface, l'eau chargée de produits chimiques va plutôt s'infiltrer et rester dans la première couche du sol plutôt que ruisseler vers les cours d'eau" et polluer des zones très sensibles et d'autre part "ce n'est pas encore très bien étudié mais le couvert végétal aurait tendance à favoriser la dégradation des molécules toxiques puisque ça favorise l'activité biologique des bactéries".

L'enherbement dans les vignes fait parti des MAEC, (mesures agro-environnementales et climatiques). Des aides financières sont attribuées aux viticulteurs qui désirent engager de telles mesures. Exemple, sur les vignes qui se situent dans un secteur prioritaire (aire de captage d'eau potable) les aides avoisinent les 150 euros à par hectare et par an pour un viticulteur qui s'engage pendant cinq ans à ne pas utiliser d'herbicide sur les inter-rangs et à laisser un enherbement spontané un inter-rang sur quatre. Ces aides peuvent monter jusqu'à plus de 430 euros par hectare et par an pour une absence totale de traitement phytosanitaire de synthèse. Un technicien agrée établira plusieurs bilans sur toute la durée du contrat d'engagement.

Baptiste Clarke, journaliste
Reporter d'im
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Les trois quarts des Allemands contaminés au glyphosate ...

Par : Nicole Sagener | EurActiv.de | Traduit par: Manon Flausch

7 mars 2016

Une grande majorité d’Allemands sont contaminés au glyphosate, un herbicide « probablement cancérigène » selon l’OMS, alors que la Commission appelle à un renouvellement de son autorisation dans l’UE. Un article d’EurActiv Allemagne.

L’étude menée par la Fondation Heinrich Böll révèle une vérité inquiétante : 75 % des Allemands sont contaminés au glyphosate, un herbicide très controversé. Du glyphosate a été trouvé dans l’urine de 99,6 % des 2 009 personnes étudiées.

Selon les résultats de l’étude, qui examinait les résidus de glyphosate dans l’urine, dans 75 % des cas, le taux d’herbicide est cinq fois plus haut que le maximum autorisé dans l’eau. Pour un tiers de la population, les résultats sont encore plus effarants, avec entre dix et 42 fois le taux maximum autorisé.

C’est chez les enfants et adolescents (jusqu’à 19 ans), que les taux les plus inquiétants ont été relevés, en particulier chez les enfants d’agriculteurs. Les végétariens et végétaliens présentent un niveau de glyphosate moins élevé que ceux des Allemands qui mangent de la viande.

>> Lire : Bruxelles promet d’avancer sur les sujets santé

« L’enquête a confirmé les résultats de l’agence fédérale pour l’environnement : l’urine de la majorité de la population présente des résidus de glyphosate », explique Monika Krüger, vétérinaire à la retraite qui a supervisé l’étude. C’est l’analyse la plus large jamais menée sur le sujet.

Monika Krüger souligne l’importance de mener davantage d’études afin de comprendre réellement le lien entre l’exposition au glyphosate et certains problèmes de santé.

« Nous avons à présent tous été contaminés par du poison, il me semble donc évident que l’autorisation [du glyphosate] ne devrait pas être renouvelée jusqu’à 2031 », estime Harald Ebner, spécialiste des politiques d’ingénierie génétique et de bioéconomie pour le parti des Verts.

Renouvèlement

L’autorisation d’utilisation du glyphosate expire le 30 juin et le Conseil se prononcera sur son renouvèlement lors du sommet des 7 et 8 mars. La Commission européenne s’est prononcée en faveur d’un renouvèlement de l’autorisation d’utiliser du glyphosate dans l’UE.

Certaines personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, Michèle Rivasi ou José Bové, se sont opposées au renouvèlement de l’autorisation. Une pétition a été lancée pour stopper le renouvèlement de l’autorisation.

Des analyses scientifiques sont toutefois encore en cours. Une étude est en effet menée par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) collabore avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour en conduire une autre. Harald Ebner appelle Christian Schmidt, ministre allemand à l’Agriculture, et Barbara Hendricks, ministre à l’Environnement, à s’opposer au projet de la Commission.

>> Lire : La médiatrice tance Bruxelles sur la régulation des pesticides

Maria Krautzberger, présidente de l’agence fédérale pour l’environnement (UBA), n’a pas été surprise par les résultats de l’étude et souligne que l’UBA était arrivé aux mêmes conclusions lors d’une étude d’ampleur plus modeste. La présence de glyphosate dans l’urine des citoyens n’est en effet pas surprenante, étant donné l’utilisation intensive de l’herbicide. L’UBA souhaite également que d’autres recherches soient effectuées, étant donné que l’UE devrait interdire l’utilisation de pesticides contenant des substances « probablement cancérigènes ».

L’institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) estime cependant que l’évacuation rapide du pesticide le rendait inoffensif, malgré les taux catastrophiquement élevé.

« La Commission européenne persévère dans des décisions qui jettent le discrédit sur nos institutions », estime l’eurodéputée Michèle Rivasi, qui souligne que le glyphosate est classé par l’OMS comme « probablement cancérigène » et qu’il induit des perturbations endocriniennes nocives pour la santé. Elle qualifie les critères de décision de la Commission de « scientifiquement douteux et opaques ». « Ni la condamnation de la Cour de justice de l’UE contre la Commission pour ne pas avoir défini des critères encadrant les perturbateurs endocriniens ni le principe de précaution ni la santé publique ne semblent faire le poids pour contrecarrer l’influence de l’industrie chimique. »

« L’UE a beau jeu de se targuer d’être à la pointe de la législation environnementale et de protection de la santé. Rappelons au passage que le RoundUp, l’herbicide de Monsanto comprenant du glyphosate, est en passe d’être étiqueté « cancérigène » en Californie. Manifestement , comme pour le Diesel, le glyphosate serait cancérigène pour les Californiens, mais inoffensif pour les Européens », raille-t-elle.

SumOfUs

  • Pétition contre l'autorisation du glyphosate
  • Article sur la réglementation des plantes génétiquement modifiées pour résister à des produits chimiques agricoles
  • Sélection variétale : L'AFBV propose sa classification des nouvelles technique
  • Selon l’Association française des biotechnologies végétales, « une interprétation extensive de la directive 2001/18/CE qui assimilerait toutes les nouvelles techniques aux OGM aurait des conséquences très inquiétantes ».
  • L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) a proposé le 7 mars 2016, une classification des nouvelles technologies végétales (NPBT) « qui positionne chacune d’entre elles par rapport à la directive européenne (environnement) et au règlement européen 1829/2003 (alimentation humaine et animale) ». Elle tient compte des positions d’autres pays européens. Le Haut-Conseil des biotechnologies et les semenciers se sont déjà positionnés sur le sujet.

    L’Europe doit se prononcer dans les semaines à venir sur la réglementation de chacune de ces nouvelles techniques en distinguant si la plante finale est un OGM ou pas. « Une interprétation extensive de la directive 2001/18/CE, contraire aux avis récents de pays membres, qui assimilerait toutes les nouvelles techniques aux OGM aurait des conséquences très inquiétantes : la disqualification du secteur des semences et de la recherche publique européenne, ainsi que la poursuite de l’affaiblissement de l’agriculture européenne », selon un communiqué.

    L’association a transmis cette classification au gouvernement français et aux instances européennes.

    Pour l’AFBV, ces technologies « vont révolutionner la recherche sur la sélection des plantes au XXIe siècle », parce qu’elles sont plus flexibles, plus précises car mieux ciblées sur les gênes d’intérêt des plantes. L’AFBV veut ainsi une clarification réglementaire rapide des NPBT pour en faire bénéficier les agriculteurs « de manière harmonisée avec l’Amérique ».

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 07:00

Pesticides : des ONG portent plainte contre Monsanto et l'Europe

Par Sciences et Avenir avec AFP

Alors que la Commission européenne s’apprête à renouveler pour 15 ans l’autorisation du principal composant du désherbant Roundup, un collectif d'ONG porte plainte contre l'entreprise qui le produit, Monsanto, et l'Autorité européenne de sécurité des aliments.

À lire aussi

Un collectif d'ONG (Global 2000, PAN Europe, PAN UK, Générations Futures, Nature et Progrès Belgique et wemove.fr) a annoncé mercredi 2 mars 2016 porter plainte contre Monsanto et l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) pour distorsion d'analyses scientifiques afin de prouver l'innocuité du glyphosate, un pesticide controversé. "Nous sommes fondés à penser que les autorités européennes et les industriels ont cherché, via des interprétations faussées d'analyses, à maintenir le glyphosate sur le marché européen malgré ses probables effets cancérogènes pour l'être humain", a indiqué l'avocat de Global 2000, Josef Unterweger.

L'annonce de cette plainte intervient alors qu'un comité d'experts représentant les États membres de l'Union européenne doit statuer les 7 et 8 mars sur le renouvellement de l'autorisation du glyphosate, qui expire fin juin 2016. Cette substance très utilisée notamment par les exploitants agricoles a été déclarée cancérogène "probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en mars 2015. La Commission européenne s'est toutefois prononcée en faveur d'un renouvellement de son autorisation de commercialisation, après un avis de l'EFSA, qui avait suscité la polémique en novembre en jugeant "improbable" le risque cancérogène de ce pesticide. Global 2000 et d'autres ONG européennes reprochent à l'EFSA d'avoir repris telles quelles les conclusions de l'autorité sanitaire allemande BfR, qui avait elle-même endossé les conclusions du géant américain Monsanto en dépit d'"entorses grossières" à la méthodologie scientifique.

Selon les plaignants, les études épidémiologiques de l'OMS ont relevé un risque accru de 50% de cancer des nœuds lymphatiques chez les personnes travaillant avec du glyphosate. Les plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées devant le parquet de Vienne et de Berlin et visent également le BfR, précise Global 2000, dans un communiqué. De son côté, la Ligue contre le cancer annonce s'associer à ce collectif d'ONG en réclamant le non-renouvellement de l'autorisation du glyphosate en Europe et a lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 85.000 signatures.

Lise Loumé avec AFP

Bras de fer sur l’avenir du Roundup en Europe


http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2016/03/07/bras-de-fer-sur-l-avenir-du-roundup-en-europe_4877581_3244.html

Le Monde | 07.03.2016 à 06h42 • Mis à jour le 07.03.2016 à 07h15 | Par Stéphane Foucart

Votera, votera pas ? La Commission européenne espérait expédier l’affaire sans fracas et faire adopter par les Etats membres, au cours de la réunion du « Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale », prévue lundi 7 et mardi 8 mars, un renouvellement de l’autorisation du glyphosate, celle-ci expirant fin juin 2016 en Europe. Dans un projet de décision, dont Le Monde a obtenu copie, Bruxelles prévoyait une remise en selle de ce désherbant — principe actif du célèbre Roundup de Monsanto — jusqu’en 2031. Mais la semaine écoulée a vu la polémique s’intensifier sur la dangerosité de cette substance, la plus utilisée au monde, et contrarier les projets de Bruxelles. Au point que nul ne semble savoir si la réunion des 7 et 8 mars scellera, ou non, l’avenir de l’herbicide. « Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura discussion sur le glyphosate [les 7 et 8 mars en comité], dit un porte-parole de l’exécutif européen. Mais nous ne sommes pas sûrs que le vote se tiendra. »

La Commission s’appuie sur l’avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Celle-ci, dans un avis rendu le 12 novembre, estime « improbable » que le glyphosate soit cancérogène pour l’homme. Quant aux demandes d’interdiction du produit, elles reposent sur un autre avis, diamétralement opposé, rendu en mars 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) – l’agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’étudier les causes du cancer. Pour le CIRC, le glyphosate est un « cancérogène probable pour l’homme », mutagène (toxique pour l’ADN) et cancérogène pour l’animal.

Devant ce désaccord, ce sont d’abord des députés européens qui ont demandé le report de la décision. A Strasbourg, quatre groupes parlementaires de gauche ont écrit, le 3 mars, au commissaire européen à la santé, Vytenis Andriukaitis, lui demandant de « reporter toute décision, au moins jusqu’à ce que le Parlement européen prenne une position formelle sur le sujet », après « un examen approfondi » du dossier. Le lendemain, la ministre française de l’environnement, Ségolène Royal, surprenait tous les observateurs en annonçant que la France s’opposerait à la proposition de Bruxelles. « La décision proposée est une nouvelle autorisation pour quinze ans, dit Mme Royal au Monde. La France s’alignera sur la Suède pour dire non. » Les Pays-Bas ont de leur côté annoncé que si le vote était maintenu les 7 et 8 mars, ils voteraient contre le renouvellement.

Du glyphosate dans 750 produits

Ces réticences font suite à une intense mobilisation de la société civile. Des pétitions lancées par les organisations non gouvernementales (ONG) Avaaz et Greenpeace, demandant l’interdiction du glyphosate, ont rassemblé plus d’un million et demi de signatures. En France, des associations traditionnellement peu engagées dans la lutte pour la protection de l’environnement, comme la Ligue contre le cancer, ont également appelé à la fin du glyphosate. D’autres ONG européennes – les Amis de la Terre, Générations futures, Pesticide Action Network, etc. – ont annoncé le 3 mars le dépôt d’une plainte devant un tribunal viennois contre l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et la vingtaine d’industriels commercialisant des pesticides contenant du glyphosate, pour « fraude réglementaire » et détournement des procédures en vigueur pour l’évaluation du risque.

La discorde entre l’EFSA et le CIRC a conduit de nombreux scientifiques à examiner le dossier en détail. Pour une part, les divergences s’expliquent par les méthodologies des deux organismes. L’EFSA a pris en compte les études réalisées par les industriels eux-mêmes, et tenues confidentielles. Au contraire, le CIRC n’a tenu compte que des études sur le sujet – environ un millier – publiées dans la littérature scientifique.

Mais pour certains, la différence des corpus évalués par le CIRC et l’EFSA n’explique pas tout. Conduits par Christopher Portier, conseiller du CIRC, an­cien directeur du National Center for Environmental Health américain et l’un des papes de la cancérogenèse, une centaine de toxicologues, d’épidémiologistes et de biologistes ont écrit fin novembre au commissaire européen à la santé, estimant l’avis de l’EFSA « trompeur », fondé sur une démarche « scientifiquement inacceptable ». Une virulence rare dans l’entre-soi des experts – virulence réitérée dans un article publié le 3 mars par le Journal of Epidemiology and Community Health. Critiques auxquelles l’EFSA a répondu.

De leur côté, les industriels assurent que le glyphosate est sûr et qu’il est, dans tous les cas, moins problématique que les autres herbicides disponibles. Les enjeux économiques sont en outre considérables. Le glyphosate n’est pas seulement le principe actif du Roundup : selon les données colligées par l’OMS, il entre dans la composition de plus de 750 produits, commercialisés par environ 90 fabricants répartis dans une vingtaine de pays. De plus, il est la pierre angulaire de la stratégie de développement des biotechnologies, la grande majorité des plantes transgéniques étant modifiées pour le tolérer et rendre ainsi plus simple son épandage. Ces dernières années, l’adoption rapide des cultures OGM dites « Roundup Ready » et apparentées a tiré vers le haut la production mondiale de glyphosate : de 600 000 tonnes en 2008, elle atteignait 720 000 tonnes en 2012.

Au-delà d’une controverse sur la dangerosité d’un pesticide, l’affaire cristallise la crise de confiance actuelle dans le système européen d’évaluation des risques sanitaires et environnementaux. De même que la crise de confiance dans la gestion de ces risques : la Commission a été condamnée le 16 décembre 2015 par le Tribunal de l’Union européenne pour son inaction sur le dossier des perturbateurs endocriniens. Deux mois plus tard, le médiateur européen, dans une décision sévère, fustigeait le laxisme bruxellois en matière d’autorisation des pesticides. Mme Royal et M. Andriukaitis en ont d’ailleurs convenu lors d’une récente entrevue : il faut changer les règles de fonctionnement du système.

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 06:02

Vous trouverez un lien vers le projet DISTRACO qui examine " la dispersion des transgènes de colza :( rôle précis des insectes pollinisateurs et du vent dans la pollinisation efficace, et des bennes de récolte dans la dispersion des graines",

et vers la plaquette de présentation du programme national de recherche RiskOGM, Initié par le Ministère français de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie (MEDDE) ,il vise à structurer une communauté scientifique interdisciplinaire sur les OGM.

Les axes de recherche prioritaires de ce programme portent sur les plans de surveillance générale des OGM, la coexistence des cultures, la gouvernance, les aspects économiques, éthiques et sociaux ou encore la démarche globale d’analyse de la sécurité des aliments contenant des produits transgéniques.

Le Ministère a lancé et financé 2 appels à propositions de recherche (APR) depuis le lancement du programme RiskOGM, le premier en 2010 et le second en 2013.

4 projets abordant des sujets variés ont été sélectionnés par le Ministère du Développement durable lors de ces 2 APR :

- APR 2010 : CRYMUC, DISTRACO et EVAGLO

- APR 2013 : GMO90+

Retrouvez plus d'information sur le programme et les projets sur le site dédié : http://www.rechercheriskogm.fr/

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26 février 2016 5 26 /02 /février /2016 08:26

Il n'est jamais trop tard,surtout pour le maire de Loupian qui administre une commune rurale"toxifiée" ,de prendre des mesures afin de protéger la santé de sa population , autant que d'assurer à sa commune un développement économique sain et équitable :Pesticides, Santé - generations-futures.fr‎

Mais que dire du maire,sinon qu'il est l'un de ces "poor lonsome pesticideurs" ,et donc,qu'il "administre" autre chose à ses électeurs!

Oui ,il qu'il pulvérise des produits phytosanitaires viticoles,totalement chimiques, sur sa vinassières !Cet élu est donc assez également :maire , chimiculteur et égoïste,puisqu'il asperge sans tenir compte d'autrui depuis toujours,le terroir qu'il exploite de façon quasi solitaire et quasi-monopolistique!

-et la santé des Huîtres spéciales de Thau ?

-et la santé du littoral avec tout ça?

Entre en compte aussi,le respect du labeur des producteurs de la filière ostréi-agricole (si possible non-triploïde: Les huîtres triploïdes sur la sellette).Car entre la qualité et la chimie agricole,il faut choisir!C'est ce que disent faire certains exposants-exploitants , au salon 2016 !

Salon de l'agriculture : industriels et éleveurs ... - Novethic

Question choix,cette commune riveraine d'un plan d’eau intérieur et majeur avait fait ,en 2012 ,une série de choix improbables qui laissaient entrevoir ,avec l'équipe de Turrel aux manettes ,le pire en matière de respect de l’environnent et de l'agenda 21 de la commune!

Le premier choix consistant à s'afficher assez favorablement pour un Hinterland de Poussan ,

et son lot de pollutions et de nuisance ,n'a fait que soulever une opposition locale forte et qui perdure car la graine une fois germée ,s'est multipliée si l'on en crois la dynamique associative!

Et l'autre choix en politique-voyoue de Turrel,fut de refuser à la population l'opportunité écologique qui se présentait à la commune ,via le SMBT ,par le classement protecteur Natura 2000 pour l'embouchure du Palas sur l'étang de Thau .Ce fait à suscité une levée de bouclier nationale suite à la répression de l'action d'enchainement d'un militant local dans la mairie !

Mais pour quelle obscure raison refuse -t-on une NOUVELLE JEUNESSE POUR LES COURS D'EAU DE THAU?

Quatre ans après ces choix d'un autre age par Turrel et d'Alain Vidal ,(son premier adjoint de l'époque et actuel maire),la suite on la connait par des courses de VTT casse-muraille validées par le maire,c'est le désintérêt municipal,voir son mépris ,pour la nature.

La récente destruction de la ripisylve en amont du Palas au fin fond du chemin du four à chaux ,s'est déroulée sans qu'aucun moyen de contrôle sur l'équilibre écologique ne soit déployé, ce qui démontre par là l'indifférence des élus à la protection de notre patrimoine environnemental!

Et l'on peut rêver qu'à propos de la grave dévastation de la nature à La Rouquette , le journalisme local ne s'autocensure pas trop en relatant ces faits de gabegie :mieux vaut préserver les bonnes relations avec l'édile Vidal Alain à Loupian

que de recueillir justement , les inquiétudes du plus grand nombre

L'absence totale de réaction de la mairie malgré les alertes du voisinage et du monde associatif sur le saccage écologique de la Rouquette ,en dit long sur la légèreté qu'à la municipalité de traiter son agenda 21,mais rassure quand à la réactivité du monde associatif et de la communauté des citoyens.

Dans l' article du midi libre qui paraitra probablement la semaine prochaine , gageons que le rédacteur de Sète sera un fidèle de base à la déontologie journalistique , et qu'il aura le courage de pointer réellement les responsabilités du maire et de son conseil décriées dans cet écocide local mené par un particulier!

Ce qui est certain par contre ,c'est que Loupian reste un bon élève pour tout sujet concernant la dispersion des produits pesticides .Or pour éviter une fuite en avant vers les cancers , Alain Vidal devrait se raisonner,afin de préserver sa population ,et ensuite la santé de ses élus dont un certain nombre a été traités par la chimio.Concernant le cancer du sein qui a touché une responsable de l'environnement , une association positive a été observée entre l'exposition au PCB et le cancer du sein. Dans le cas du DDT, une étude publiée en 2013 indique un risque accru chez les femmes exposées très tôt dans leur vie1

Alain Vidal pourrait arrêter le massacre en passant d'abord sa viticulture en bio .La commune très viticole ,pourrait pour l'exemple y développer des projets écologiques diversifiés,et casser ainsi le conflit d’intérêt et le favoritisme familial que le maire entretien avec son fils.Car cela fait trois mandats que la municipalité en bonne bande d'abrutis au service du seul et plus important bénéficiaire de foncier agricole ,(l'actuel maire ),refuse systématiquement toute installation nouvelle d'agriculteur pour conserver une main mise d'Alain Vidal sur le territoire de la commune de Loupian!

Il est temps maintenant de CLASSER enfin le bassin versant de l'étang de Thau ,zone du Pallas , en ZONE AGRICOLE PROTÉGÉE .Cela aurait du sens pour accueillir une agriculture biologique ,qui est la solution d'avenir !

A ce propos :Etiez-vous parmi les plus de 3 millions de téléspectateurs qui ont regardé le Cash Investigation d’Elise Lucet consacré aux pesticides? Vous avez été choqués?

Aujourd'hui, vous pouvez agir ! Signez la pétition pourdire non au glyphosate !

Trente ans de loi Littoral : quel bilan, quel avenir ?

Une session du séminaire Développement durable et économie de l'environnement

12h30 - 14h00, à Reid Hall

La loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral – la « loi Littoral » – a été adoptée le 3 janvier 1986. Loi d’urbanisme s’appliquant à l’ensemble des communes riveraines de la mer et des plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, elle constitue le point d’orgue d’une réflexion menée dès le début des années 1970 afin de limiter le bétonnage des côtes. Visant à assurer un équilibre entre développement et protection du patrimoine naturel et culturel, ses dispositions s’imposent à tout document de planification des sols, au premier rang desquels les plans locaux d’urbanisme (PLU) élaborés par les communes. Trente ans après son adoption, la loi Littoral est toujours l’objet de controverses. Pour certains, elle s’est incontestablement montrée efficace dans la limitation de l’artificialisation des sols. Pour d’autres, elle est le symbole d’une « revanche » de l’administration lui permettant d’exercer un pouvoir excessif sur l’aménagement des côtes, freinant par ailleurs son développement économique.

Cette séance du séminaire sera l’occasion de dresser un bilan de l’application de la loi Littoral et de s’interroger sur sa capacité à répondre aux enjeux des littoraux de demain. La loi Littoral a-t-elle atteint ses objectifs ? Quel est son avenir et comment peut-elle intégrer les problématiques émergentes, notamment celle des impacts du changement climatique ?

Lucien Chabason, co-rédacteur de la loi Littoral, et Arnaud Gueguen, chargé de mission au GIP Littoral Aquitain, apporteront des éléments de réponse et ouvriront le débat.

>> Voir l'interview de Lucien Chabason

>> Voir l'interview d'Arnaud Gueguen

en allant sur:
http://www.iddri.org/Projets/Seminaire-Developpement-durable-et-economie-de-l-environnement/Trente-ans-de-loi-Littoral-quel-bilan,quel-avenir

Hinterland de Poussan : que va faire la nouvelle Région ?

L’emplacement de la base arrière du port sétois n’est pas tranché. PA L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Elus et associations opposés au projet espèrent que le changement de gouvernance va redistribuer les cartes.

Est-ce que la nouvelle Région va abandonner l’idée de créer une base arrière du port de Sète à Poussan ? La question n’est visiblement pas tranchée. En effet, une délibération portant sur l’acquisition de terrains sur la ZAD (zone d’aménagement différé) de Poussan a été mise à l’ordre du jour, puis retirée, de la commission permanente du 11 mars prochain. Étonné qu’une telle délibération « rédigée comme si rien ne s’était passé depuis la création de la ZAD en 2010 alors que depuis le Scot*, approuvé en 2014, a exclu l’hinterland dans sa configuration initiale », François Liberti, conseiller départemental et président de l’association des élus communistes et républicains, a écrit à Carole Delga en lui suggérant de rencontrer les acteurs de terrain, mobilisés contre ce projet . « Oui le port de Sète a besoin pour se développer de bases à terre, convient-il, mais des terrains à proximité du port existent, notamment les 70 hectares de la Zifmar encore en eau et plate-forme en devenir, comme le projet d’extension du port l’a prévu. Oui il faut une base logistique de transport mais basée sur l’intermodal et non sur le tout camion et tout autoroute inhérent au site de Poussan. Aujourd’hui 94% du trafic portuaire entrent et sortent par camions. A l’heure de la COP21, ajouter encore du camion est impensable. »

L’alternative agro-écologique

Analyse partagée par l’association « Initiatives citoyennes » (ancien collectif « Non à l’hinterland »). Dans un courrier adressé aux élus régionaux de la liste « Nouveau monde en commun », elle rappelle : « le projet « hinterland », pudiquement rebaptisé parc écologistique » est inutile. L’ex-Région n’a produit aucun document, même sommaire, permettant d’en connaître les grandes lignes et d’en justifier l’intérêt pour le port de Sète et a fortiori les citoyens. Dans l’esprit de vos propres engagements politiques, nous vous proposons de transformer cette opération de spéculation foncière en projet exemplaire pour la préservation des terres agricoles et de l’environnement. En effet, le territoire de la ZAD constitue un corridor écologique vital entre la colline de la Moure et le massif de la Gardiole. Il permet notamment la circulation des eaux naturelles (La Vène) qui alimentent l’étang de Thau dont l’équilibre biologique est particulièrement fragile. C’est également une coupure d’urbanisation essentielle entre Gigean et Poussan. »

A une réserve foncière sans objet, l’association propose de substituer un véritable projet agro-écologique avec des fermes paysannes et un centre de formation, Des arguments auxquels Carole Delga, qui s’est positionnée pour la relocalisation de l’économie, l’agriculture bio et paysanne et les circuits courts, devrait être sensible.

Emmanuelle Stange

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 08:18

Pesticides : "mon fils Théo, 7 ans, est probablement victime du glyphosate"

Publié Le 23 Février 2016 à 19h31

Atteint d'une grave malformation de naissance qui altère sa voix, Théo, 7 ans, a déjà subi cinquante opérations. Pendant sa grossesse, sa mère utilisait du Roundup, l'herbicide best-seller de la multinationale Monsanto, contenant du glyphosate. Elle est persuadée que cette molécule est responsable de la maladie de son jeune fils.

Le reportage d'envoyé spécial sur l'histoire de Théo, 7 ans, probablement victime du Roundup et du glyphosate. A découvrir sur le site www.francetvinfo.fr

L'atrésie de l'oesophage. C'est la très rare malformation avec laquelle est né le petit Théo. A 7 ans aujourd'hui, il a déjà subi cinquante opérations. Son système respiratoire et digestif est très gravement atteint. Il vit avec une trachéotomie qui altère considérablement sa voix.

Pour ses parents, il n'y a pas de doute : si Théo est né comme ça, c'est parce que pendant sa grossesse, Sabine, sa maman, traitait le pré où elle gardait ses chevaux avec un herbicide en vente libre qu'elle croyait inoffensif : le le Roundup. Best-seller de la firme américaine Monsanto, ce produit, aujourd'hui reconnu comme toxique pour la santé et l'environnement, contient du glyphosate.

Le lien entre ce produit et la maladie de Théo est impossible à prouver. Ses parents militent pour arrêter la commercialisation du glyphosate. Aujourd'hui encore, 17 millions de Français utilisent du Roundup dans leur jardin malgré tous les risques que cette utilisation implique !

Les études menées par le professeur Gilles-Eric Séralini ont démontré, dès 2012, les effets génotoxiques du Roundup sur des rats exposés. Le vendredi 20 mars 2015, le glyphosate a été classé comme substance cancérogène "probable chez l'homme" par l'OMS. Le 16 février 2016 (2 jours avant la diffusion du reportage d'Envoyé Spécial racontant l'histoire de Théo...), Ségolène Royal a demandé une réévaluation immédiate de l'ensemble des produits phytosanitaires contenant du glyphosate et en outre le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits concernés présentant des risques préoccupants.

L'histoire de Théo est à découvrir dans "Pesticide, la malédiction du soja", un reportage de Pierre Morel et Mauricio Rabuffetti diffusé dans "Envoyé spécial" diffusé le jeudi 18 février et à voir en replay sur le site www.francetvinfo.fr.

ME

Polémique : pourquoi Kamel Daoud a raison

Jeune Afrique‎ -

Je vous défie de démontrer le contraire de ce qu'affirme Kamel Daoud, qui, lui, vit sur le terrain, observe quotidiennement un monde où les ...

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 06:59

Communiqué de presse: La Via Campesina, Le Mouvement Agroécologique en Amérique latine et aux Caraïbes (MAELA) et l’Alliance Continentale des Femmes Indigènes d’Amérique (ECMIA).

Les nouveaux « Organismes vivants modifiés » arrivent cachés à la FAO,(Rome, Lundi 17 Février 2016) ;

L'industrie a choisi la FAO pour jeter un voile de fumée sur ses nouveaux Organismes Vivants Modifiés1. Du 15 au 17 février, les participants du Symposium International de la FAO sur "le rôle des biotechnologies agricoles dans les systèmes alimentaires durables et la nutrition" qui a eu lieu à Rome, ont écouté près de 80 intervenants de l'industrie, de la recherche et de quelques gouvernements et seulement un seul représentant de la société civile et des mouvements sociaux invité parmi les panélistes.

Les nouveaux éléments de propagande soutenus par une poignée de gouvernements sont d'une simplicité choquante: les biotechnologies ne se réduisent pas aux Organismes Vivants Modifiés ; les savoirs paysans sont aussi des biotechnologies donc les nouveaux Organismes vivants modifiés sont comme les savoirs paysans et indigènes, c’est-à-dire qu’ils ne constituent pas des organismes vivants modifiés.

L'industrie espère pouvoir ainsi imposer ses nouveaux Organismes Vivants Modifiés brevetés sans les soumettre aux obligations internationales de traçabilité et d'étiquetage, ni aux lois nationales de sécurité sanitaire et environnementales qui permettent aux États de les refuser.

Derrière ces nouveaux Organismes Vivants Modifiés cachés se dissimulent les brevets sur les gènes natifs de toutes les semences paysannes du monde. C'est ainsi que l'industrie veut s'emparer des semences et interdire aux paysans de conserver leurs connaissances ancestrales pour développer leur propres innovations qui commencent par la production collective et les échanges de semences paysannes.

Nous appelons les gouvernements et la FAO à dénoncer cette manipulation grossière et à soutenir au contraire les innovations biologiques paysannes et traditionnelles ainsi que les systèmes semenciers paysans seuls à même d'adapter les cultures aux défis des changements climatiques et de garantir la souveraineté alimentaire des peuples. Nous faisons également appel aux gouvernements afin qu'ils assurent le respect des règles fixées pour rendre effective la participation des organisations de la société civile lors des événements organisés par la FAO.

(1) « Organisme Vivant Modifié » est la dénomination internationale reconnue des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), telle que définie par le Protocole de Carthagène de la Convention sur la Diversité Biologique

Pour en savoir plus:

La Via Campesina: Mouvement Paysan International
MAELA

ECMIA

Food SovereigntyFoodSovereignty.org -
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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 09:56

cyberaction N° 792 : Le label AB avec ou sans pesticides et OGM ?

Le label bio européen ne voudrait plus rien dire. Les produits pourront contenir des pesticides et des OGM même avec un label AB ou BIO. Ils seront globalement bio mais avec des présences d'OGM et pesticides et ils auront le label qui trompera les consommateurs qui achèteront plus cher pour une qualité attendue qui ne sera plus présente.
La certification bio européenne va-t-elle être affaiblie ? C’est la crainte de certains dans le secteur après le vote des députés de la commission agriculture du Parlement europé
en.

[ Participer à la cyberaction ]

Pesticides : l'Europe tente de réintroduire des produits interdits

par Marion Guérin

Les États membres de l'UE doivent se prononcer sur un texte qui permettrait de contourner la législation sur les pesticides.

Publié le 15.02.2016 :

pesticides

perturbateurs endocriniens

Europe

Quand il est question de pesticides, la position européenne ne laisse pas d’étonner. Il y a quelques mois, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), jugeait que le glyphosate utilisé dans certains pesticides (et notamment dans le tristement célèbre Roundup), n’était finalement pas cancérigène, contrairement aux conclusions du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

A présent, on apprend que Bruxelles serait en pleine manœuvre pour contourner l’interdiction qui pèse sur les pesticides et les PPE (pesticides perturbateurs endocriniens) les plus toxiques, autrefois utilisés dans l’agriculture.

Un groupe de travail secret

L’information a été divulguée par l’association Générations Futures et le réseau d’ONG Pan Europe, qui ont découvert l’existence d’un groupe de travail opérant dans le plus grand secret pour modifier la législation européenne. L’initiative provient de la DG Santé, organe sanitaire de la Commission Européenne.

Ces pesticides sont en effet interdits, mais font l’objet d’une dérogation, encadrée de manière très stricte par la réglementation de 2009. Celle-ci stipule qu’un usage des substances interdites peut être envisageable, si (et seulement si) l’épandage se déroule dans des lieux fermés, excluant tout contact avec l’être humain. C’est ce qu’on appelle « l’exposition négligeable », autorisée sous conditions, donc.

« Cette exposition négligeable n’est pas vraiment sujette à interprétation ; elle définit une dérogation claire et univoque », remarque François Veillerette, président de Générations Futures. Et pourtant… Depuis deux ans la DG Santé discute avec l’EFSA et les Etats membres réunis au sein du Comité permanent sur les pesticides d’une redéfinition de l’exposition négligeable, qui permettrait de réintégrer l’usage de plusieurs pesticides et PPE interdits.

Des évaluations non scientifiques

Sur proposition du Royaume-Uni, l’agence allemande d'Evaluation des Risques, la BfR (équivalent de notre Anses) a été sollicitée pour explorer la question. Dans un document de travail daté de septembre 2013, que Pourquoi Docteur a pu consulter, l’institut étudie plusieurs scenarii pour déroger à la règle des épandages en lieux fermés excluant les contacts humains.

La BfR s’adonne ainsi à une évaluation de l’impact sanitaire d’une exposition aux pesticides et PPE, à doses variables. Le seuil de 10 % de la dose de référence a été retenu comme ne présentant pas de risque sanitaire. Avec un tel seuil, trois substances interdites pourraient être éligibles à la dérogation. L’agence propose que les agriculteurs revêtent des équipements pour se protéger des substances toxiques. Rien n’est dit, en revanche, sur l’exposition des populations.

« Le problème, c’est que ce seuil a été fixé de manière arbitraire et ne correspond à aucune démarche scientifique ; ce sont des données pifométriques », déplore François Veillerette. De fait, le principe de précaution qui a prévalu – jusqu’ici – pour interdire les PPE repose sur le fait que des doses infinitésimales peuvent perturber le système hormonal des populations, notamment chez les femmes enceintes et les bébés exposés in utero. Les risques liés à l’effet cocktail des substances fondent également la philosophie du « zéro exposition » dans les textes réglementaires.

En Allemagne, le phytosanitaire représente un poids lourd de l’industrie – tout comme en Angleterre. C’est d’ailleurs la même BfR qui a conclu, il y a quelques mois, à l’inoffensivité du glyphosate… Sur la foi de son expertise, les Etats membres doivent se prononcer sur la redéfinition de l’exposition négligeable. « Nous ne savons même pas si le vote a eu lieu, ce qui est très mauvais signe… », souligne François Veillerette. A ce jour, la DG Santé est restée injoignable.

Danemark et Suède montent au créneau

Ce manque de transparence a été dénoncé par le ministère danois de l’Environnement et de l’Alimentation. Dans une lettre de réaction, les autorités sanitaires du Danemark remettent en cause la pertinence des critères retenus par l’agence allemande, et réclament une nouvelle évaluation fondée sur d’autres critères plus précis.

Même son de cloche du côté de la Suède. En effet, la Commission Européenne justifie la nécessité d’une redéfinition de l’exposition négligeable, car des épandages en lieux clos sans contact humain seraient en pratique irréalisables.« Nous sommes d’accord avec ce point de vue, écrit l’Agence suédoise des Produits Chimiques dans une lettre de réaction. Mais il pourrait être pertinent d’en conclure que l’exposition négligeable n’est elle-même pas réaliste, en l’état ». En d’autres termes, s’il n’est pas possible de pulvériser ces pesticides toxiques sans contact humain, alors, mieux vaut ne pas les pulvériser du tout plutôt que de modifier la loi. La France et son gouvernement fraîchement remanié devront eux aussi prendre position sur la question.

Autre articles sur le raz-le -bol de l'empoisonnement agricole :Bordeaux, une manifestation contre les pesticides dans les vignobles
http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/02/14/a-bordeaux-une-manifestation-contre-les-pesticides-dans-les-vignobles_4865202_3244.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&utm_campaign=Echobox&utm_term=Autofeed#link_time=1455487142

La question de la classification du glyphosate reste entière après l'avis de l'Anses
http://www.actu-environnement.com/ae/news/question-classification-glyphosate-reste-entiere-apres-avis-anses-26240.php4

Tribune >

L’agro-industrie veut confisquer le mot « bio »

15 février 2016 / Éliane Anglaret, Jean-Marie Defrance, Alain Delangle et Thierry Thévenin

Après avoir étouffé au maximum les pionniers de l’agriculture biologique, les industriels et les autorités leur dénient maintenant l’emploi du qualificatif « bio ». Derrière les mots, c’est une bataille de fond qui se joue.

D’un côté, certains mouvements historiques de l’agriculture biologique, résolument opposés à l’agriculture chimique industrielle, sont enquêtés sur l’usage qu’ils font dans leur communication des préfixes « bio », et « éco ». De l’autre, les plus gros pourvoyeurs de pesticides toxiques – Bayer, BASF, Dow, Syngenta, et autres [1] s’apprêtent en toute impunité à s’offrir une virginité en devenant les leaders du « biocontrôle ».

Au cours de l’année 2015, certaines structures historiques de la Bio, le syndicat des Simples, Demeter, Nature & Progrès (N&P), et BioCohérence, ont subi des enquêtes de la part des services régionaux de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des Fraudes). Les contrôles ont porté sur l’usage des termes de l’agriculture biologique au sein de ces différentes organisations. Objectif : « protéger » le consommateur contre d’éventuelles ambiguïtés ou confusions, voire tromperies, que pourrait générer la communication de ces structures.

Il a été demandé aux Simples (homologués en 1988) et à N&P (homologuée en 1986), d’éviter toute confusion entre leurs marques et le label bio européen (né en 1991) dans leurs outils de communication commerciale. Comme ces mouvements n’obligent pas leurs adhérents à être labellisés dans le cadre du Règlement bio européen (n° 834/2007, mis en application en 2009), ils ont particulièrement été mis en garde sur l’utilisation des termes réservés à la certification biologique, les préfixes et suffixes « bio », « éco » et « biologique », « écologique ».

Ces demandes sont d’autant plus paradoxales que l’on doit à ces mouvements historiques de la bio l’émergence de cette agriculture spécifique !

La bio : un mouvement citoyen agro-écologique avant d’être un label

Bien avant d’être réduite à un label, fût-il de qualité, l’agriculture biologique est un concept pratique et philosophique hérité d’une vision de l’agriculture respectueuse de la nature et des êtres vivants. Elle est née au cours du XX° siècle de la pensée de ses pionniers : Albert Howard, Hans et Maria Müller, Ehrenfried Pfeiffer, Rudolf Steiner et Masanobu Fukuoka…

Sur les traces de ces précurseurs, les organisations Demeter (marque créée dès 1930 par le mouvement biodynamiste allemand), Nature & Progrès (créée en 1964, Nature & Progrès est à l’origine, en 1972, de l’écriture des cahiers des charges qui serviront de base aux cahiers des charges bio français, puis européens), Simples, puis BioCohérence (fondée en 2010) ont fondé leur existence sur un objectif commun : une agriculture écologique à échelle humaine, ancrée dans les territoires pour une alimentation saine à la disposition des citoyens. Créées respectivement en 1930, 1964, 1978 s’agissant de ses organisations les plus anciennes, les valeurs qu’elles portent sont présentes depuis toujours dans leurs cahiers des charges :
le respect du vivant (sol-végétal et animal) par des techniques respectant les écosystèmes, la biodiversité sauvage et cultivée, garantissant le bien-être des générations futures :
le refus de l’industrialisation et de la financiarisation de l’agriculture en prohibant l’utilisation des produits chimiques de synthèse, des nanoparticules, des organismes génétiquement modifiés qui mettent en danger les équilibres de la biosphère et compromettent l’existence du vivant ;
le développement d’une agriculture familiale, à taille humaine assurant une vie économique et sociale des territoires, l’autonomie et une vie digne des paysans.

Ces valeurs sont en train de disparaître du règlement européen de la Bio. Graduellement vidé des exigences écologiques, des finalités globales et citoyennes qui ont présidé à sa création en 1991, le label AB pourrait bientôt se résumer à un simple contenu technique.

La finalité des contrôles de la DGCCRF serait-elle d’éjecter les "moutons noirs" ? Il est souvent avancé que l’agriculture biologique est impossible à pratiquer, que les produits alimentaires qu’elle fournit sont trop chers, etc. C’est ignorer le prix considérable des « externalités » liées aux dégâts écologiques et sanitaires de l’agriculture chimique et de l’alimentation industrielle. L’étude réalisée en 2013 par l’Inra, intitulée Analyse des performances de l’agriculture biologique et qui se questionne sur : « Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ? » en dit long sur la pente qu’on entend faire suivre à la bio [2] .

Dans ce contexte, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, souhaite faire de la France un leader de l’agroécologie et du « biocontrôle ». Une vision pour le moins intéressante au regard des adhérents de l’association française des entreprises du biocontrôle (IBMA France) parmi lesquels BASF, Bayer, Dow, Syngenta…

Les mouvements Simples, Demeter, BioCohérence et Nature & Progrès ont une vision très différente de l’agroécologie. Est-ce pour cela que les pouvoirs publics auraient voulu, cette année, « dépoussiérer » la mouvance historique de l’agrobiologie de certains de ses éléments minoritaires, critiques, en allant les « visiter » et les positionnant au rang de hors-la-loi ?

Ces organisations, dont les adhérents respectent des cahiers des charges exigeants, ne sont en effet pas des opportunistes surfant sur la vague d’une bio en plein essor : elles comptent à elles seules 182 années de lutte contre l’invasion de l’agriculture industrielle et chimique ! On aimerait bien leur ôter la possibilité de le revendiquer en leur volant tout simplement « les mots pour le dire » ! Mais elles n’accepteront pas d’être éjectées par les seules voies réglementaires. Car elles savent que leurs attentes sont celles du public. C’est pourquoi leurs fermes, leurs pratiques et leurs savoir-faire sont ouverts à tous : pour elles, il s’agit avant tout d’essaimer, pas de s’approprier l’agrobiologie !

[1] Liste des adhérents de l’association française des entreprises de produits de biocontrôle (IBMA France), ici.

[2] Ce rapport avait suscité un vif débat au sein de l’Institut national de la recherche agronomique.

Lire aussi : Reporterre sur France Inter : l’agriculture bio peut nourrir le monde

et:
"Désintoxiquez-vous" de Clémence Thévenot ,Véronique Vasseur ...

Pesticides : une "boîte à outils" donnée aux préfets pour protéger les personnes vulnérables

Le ministère de l'Agriculture donne aux préfets la "boîte à outils" censée leur permettre de protéger les populations vulnérables lors des épandages de pesticides. La mise en œuvre de ces mesures repose sur leur bon-vouloir.

Agriculture | 08 février 2016 | Laurent Radisson

Le directeur général de l'alimentation (DGA) a adressé le 27 janvier une instruction technique aux préfets et aux directions régionales de l'agriculture (Draaf) relatives à la protection des personnes vulnérables lors des épandages de pesticides. Une circulaire qui vient à point nommé alors que l'enquête du magazine Cash Investigation, diffusée le 2 février, a fait grand bruit. Elle montrait la présence de nombreux pesticides dans les cheveux des enfants vivant à proximité de vignes ou de vergers traités par les produits phytosanitaires.

Cette note, qui précise les mesures de protection prévues par la loi d'avenir pour l'agriculture d'octobre 2014, se veut "une « boîte à outils » à la disposition des préfets de département afin de leur permettre d'appréhender les situations locales, en l'état actuel des connaissances". Une manière de dire que ces mesures de protection reposent sur le bon-vouloir des préfets, même si l'instruction indique que l'article L. 253-7-1 du code rural, introduit par cette loi, est directement applicable.

Mise en place de haies anti-dérive

Le ministère de l'Agriculture précise les conditions d'efficacité des haies : hauteur supérieure à la culture ou aux équipements de pulvérisation, précocité de végétation, homogénéité effective, largeur et semi-perméabilité permettant de filtrer le maximum d'effluents sans les détourner totalement… Les dispositifs totalement imperméables, comme les murs, palissades, filets brise-vent, haies trop compactes ne sont pas satisfaisants, explique-t-il.

Concernant les matériels, qui peuvent être des pulvérisateurs complets, des buses de pulvérisation ou des combinaisons de moyens, ils permettent selon le ministère de "diminuer les risques de dérive d'au moins 66% par rapport aux conditions normales d'application des produits". Ce dernier renvoie à une liste de matériels publiée au Bulletin officiel.

Distance minimale de 50 mètres pour l'arboriculture

Lorsque ces mesures de protection ne peuvent pas être mises en place, la loi prévoit que le préfet détermine "une distance minimale adaptée" en deçà de laquelle il est interdit d'utiliser ces produits. Pour cela, l'instruction demande aux préfets de tenir compte de plusieurs facteurs : caractéristiques des cultures, modes et matériels de traitement utilisés, dates et horaires de traitement préconisés, réduction apportée par les mesures de protection, etc.

S'appuyant sur les travaux de l'Anses, le directeur général de l'alimentation précise que pour obtenir moins de 1% de dérive, il faut au minimum 5 mètres pour les cultures basses mais 20 mètres pour la viticulture et 50 mètres pour l'arboriculture.

Enfin, la loi prévoit que des mesures de protection physique doivent être mises en place par tout responsable lors de la construction des bâtiments hébergeant des personnes vulnérables. Dans ce cadre, l'instruction précise que la mise en place d'une barrière physique, comme une haie anti-dérive, est obligatoire. Cette haie devra être implantée sur une zone d'une largeur minimale de 5 mètres, sur laquelle les personnes vulnérables ne pourront pas être présentes, et répondre aux caractéristiques présentées précédemment. La demande de permis de construire de l'établissement devra décrire ces caractéristiques.

L'instruction ne contient en revanche aucune précision relative à la protection des riverains lorsqu'ils ne font pas partie de la catégorie des personnes vulnérables.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés H
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Dernières actualités sur l'épandage de pesticides

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 07:25

Communiqué du CRIIGEN suite à l'émission Cash Investigation d'Elise Lucet ..




Ceux qui auraient raté l'émission peuvent la regarder en replay : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-2-fevrier-2016_1286821.html

Les études s'accumulent prouvant la toxicité des pesticides.. mais on met un voile dessus ..A quand 1 million de citoyens dans la rue pour exiger la transparence des données, pour exiger l'arrêt des ces poisons, pour exiger que l'avenir de la santé de nos enfants soit protégé et ne passe pas après les profits des industriels???

http://www.criigen.org/manifestation/109/display/Suite-au-documentaire-d-Elise-Lucet-Cash-Investigation-pesticides-du-2-fevrier-2016-

Mercredi 3 Février 2016

L’émission Cash Investigation du 2 février 2016 a montré l’importance du travail des chercheurs indépendants qui, avec des moyens sans commune mesure avec ceux des multinationales, démontrent depuis de nombreuses années la toxicité et les effets de perturbations hormonales et nerveuses des pesticides à travers articles scientifiques publiés dans des revues indépendantes.

Depuis plus de 20 ans, le CRIIGEN a soutenu plus d'une cinquantaine de recherches sur les OGM et les pesticides qui leurs sont associés, notamment à travers les travaux du Pr. Séralini. Ces études ont été prises en compte par les plus grandes agences de santé comme le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) qui a récemment classé le glyphosate, molécule active du Roundup, comme cancérogène probable.

A plusieurs reprises, des expertises indépendantes ont permis de stopper des commercialisations d’OGM (Aubergine Bt, saumon GM, etc) et d'autres pesticides à la toxicité sous-évaluée par les industriels.

Ces travaux scientifiques sont également relayés par des associations comme Générations Futures, Générations Cobayes, Greenpeace ou Bioconsommacteurs qui informent le public des dangers des pesticides. Comme tous les lanceurs d'alertes, le CRIIGEN et ces associations sont souvent vilipendés par les lobbys ou les agences compromises afin de les faire taire.

Des membres du CRIIGEN sont régulièrement cités et appelés en qualité de témoins dans les procès opposant les paysans ou des ONG à ces multinationales des OGM et des pesticides.

Nous avons encore fait récemment des découvertes inquiétantes : des fraudes dans les déclarations de pesticides et d’OGM agricoles, et des malversations dans leurs évaluations.

Tout cela n'est possible que grâce à l'indépendance du CRIIGEN et à son autonomie financière. Alors, si vous voulez que le CRIIGEN continue à mener ses INVESTIGATIONS, envoyez-nous dons, ils sont déductibles des impôts à hauteur de 66% !

-Note "info de l'administration du blog:

Cash investigation sur les pesticides : c'est quoi le chlorpyriphos-éthyl, cette molécule décriée ?
http://www.metronews.fr/info/cash-investigation-sur-les-pesticides-c-est-quoi-le-chlorpyriphos-ethyl-cette-molecule-decriee/mpbb!mvfRugXxmpRtU/

-Note "Envie d'oublier les autres cancers ?"de l'administration du blog :Le « droit à l’oubli »de Marisol reste très sélectif .La démocratie médicale est-elle polluée par l'UIPP?

Marisol n'est-elle pas concernée par le cancer de la vigne,les gliomes et autres leucémies chez l'enfant ce qu'in extenso ad mémoriam donne à découvrir le documentaire grand public de Lise Lucet?

Le « droit à l’oubli » concernera cinq types de cancer et l’hépatite C

Le Monde.fr avec AFP | 04.02.2016

Le « droit à l’oubli » va pouvoir s’appliquer à cinq types de cancers et à l’hépatite C, « (…) le cancer du sein, le cancer du testicule, le mélanome de la peau, le cancer de l’utérus et le cancer de la thyroïde », a annoncé la ministre de la santé, Marisol Touraine, jeudi 4 février. Une grille va définir à l’intérieur de ces grandes catégories quels types précis de cancers seront concernés par ce dispositif prévu dans la nouvelle loi de modernisation du système de santé qui vient d’être promulguée.

Le « droit à l’oubli » est destiné à permettre à d’ex-malades d’avoir accès aux assurances et prêts sans surprime. Le « délai maximal sera de dix ans » après la fin des traitements, sans rechute, mais pourra également être inférieur (un an, trois ans, six ou sept ans), a-t-elle ajouté. Pour les mineurs, le délai maximal est de cinq ans au maximum après la fin des traitements.

« Une avancée considérable »

Mme Touraine a cité l’exemple de « certains cancers du sein » : « Au bout d’un an, à la fin des traitements, et sans rechute, on pourra aller dans une banque, avoir un prêt, et ne plus à avoir à payer de surprime ou de taux plus élevé. » « C’est une avancée considérable », a-t-elle souligné.

Le « droit à l’oubli » pourra également s’appliquer à d’anciens malades de l’hépatite C qui peuvent maintenant guérir et qui pourront « après la fin des traitements et sans rechute, au bout d’un peu moins d’un an (…), avoir un prêt au même prix que les autres, au même taux », selon la ministre. Marisol Touraine a précisé que les assureurs avaient été partie prenante dans les discussions de travail, qui ont réuni également des experts et des patients.

Note "N'oublions pas les vaches "par l'administration du blog!

Gilles-Eric Séralini: risques des OGM donnés aux vaches (interview vidéo)

https://www.youtube.com/watch?v=TMMLmVAgDVg

-Rappel:après tout ça, l'urgence c'est l’interdiction des néo-nicotinoïdes .

nos députés ,( assembléistes »locaux comme les élus Roig et Roumégas),se devraient d'affirmer qu'ils feront inscrire prochainement dans la loi biodiversité,cette mesure ,car elle passée à la trappe à l’examen du texte au Sénat .

Biodiversité : Loi majeure en mode mineur

Malgré quelques avancées, le texte voté par le Sénat conserve ses défauts.

De semestre en semestre, la loi biodiversité refait parler d’elle. En préparation depuis près de quatre ans, elle a été votée en première lecture au Sénat mardi dernier, dix mois après l’Assemblée nationale. Les grands principes sont conservés, telles les obligations pesant sur les responsables de dégradations de milieux ou encore la constitution d’une agence de la biodiversité… mais dont la tare principale n’est pas corrigée : elle n’englobera ni l’Office national de la chasse et de la faune sauvage ni l’Office national des forêts, ce qui amoindrira notablement son autorité. Quelques avancées, se félicitent les associations, avec la ratification du protocole de Nagoya (cinq ans après son adoption !) ou un assouplissement sur l’échange de semences paysannes.

En revanche, les sénateurs ont calé sur l’interdiction des néo-nicotinoïdes, ces pesticides dont la dangerosité est reconnue et dont on soupçonne qu’ils déciment les abeilles. Les zones « prioritaires » pour la biodiversité disparaissent, pas ou peu d’avancées sur la pêche profonde, la « compensation » de milieux naturels détruits, et la chasse à la glu reste autorisée.

Les batailles ne sont pas terminées, le texte va revenir devant les députés. Mais il est douteux qu’il soit définitivement adopté avant l’été : le gouvernement a beau affirmer qu’il s’agit d’une loi majeure du quinquennat, elle ne bénéficie d’aucun coupe-file dans le calendrier législatif.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 06:28

Le groupe Bayer commercialise du folpel, un pesticide qui est peut-être cancérigène et qu'on retrouve dans l'air de toutes les régions françaises. Elise Lucet s'est invitée à l'assemblée générale des actionnaires. Un extrait de "Cash Investigation" à voir mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

Inconnu du grand public, le folpel est l'un des pesticides les plus vendus en France. On retrouve du folpel dans l'air de presque toutes les régions françaises, notamment près d'un certain nombre d'écoles. Cette molécule est classée "cancérigène probable" aux Etats-Unis et "cancérigène suspectée" en Europe.

Un chiffre d'affaires astronomique

Le plus gros vendeur de folpel dans notre pays, c'est Bayer, la multinationale allemande. Avec une croissance de 11% et un chiffre d'affaires de 9,5 milliards d’euros, la branche pesticides-semences du groupe est de loin la grande gagnante de l’année : "Ça, c’est Bayer", dit le slogan. Sans réponse de la firme à leurs questions, Elise Lucet et l'équipe de "Cash Investigation" ont acheté des actions Bayer et se sont invités à l'assemblée générale des actionnaires.

Un extrait de "Cash Investigation. Produits chimiques, nos enfants en danger", une enquête de Martin Boudot, diffusée mardi 2 février à 20h50 sur France 2.

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 09:24

Planète

Un maïs OGM reconnu toxique pour l’alimentation animale

Jean-Jacques RéGIBIER

Mercredi, 27 Janvier, 2016

Humanite.fr

maïs OGM

Le premier maïs commercialisé pour nourrir le bétail a eu des effets nocifs sur les animaux. C’est ce que révèle une étude du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique ( CRIIGEN ), présentée aujourd’hui à Bruxelles par José Bové et Michèle Rivasi.

Les résultats de cette étude étaient particulièrement attendus, puisque le maïs OGM mis en cause, cultivé au départ sur quelques milliers d’hectares, était le premier à avoir obtenu l’autorisation de mise sur le marché pour l’alimentation animale. De son nom de code Bt 176, il était commercialisé par le groupe pharmaceutique suisse Novartis ( devenu Syngenta).

Dès 1996, ce maïs OGM avait provoqué plusieurs polémiques. Il produisait un insecticide Bt modifié et contenait également un gène de résistance à un antibiotique. A la suite de ces polémiques, le Bt 176 avait du être retiré du marché.

Ce que plusieurs experts avaient alors dénoncé, c’est qu’aucun test n’avait été mené sur le long terme pour connaître les effets de ce maïs transgénique, avant qu’il ne soit autorisé à la vente. Un seul test de nutrition sur quatre vaches avait été mené pendant seulement deux semaines par la société Novartis, au cours duquel l’une des vaches était morte au bout d’une semaine, sans explication scientifique.

Ce test toxicologique avant la mise sur le marché par Novartis, avait été réalisé aux Etats-Unis.

Le Pr Gilles-Eric Séralini, du Centre de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, qui, à cette époque (1998-2007), avait eu accès au dossier en tant qu’expert pour le gouvernement français au sein de la Commission du Génie Biomoléculaire - car les résultats n’était pas censés être rendus publics - avait dénoncé ce test de 15 jours, délai scandaleusement trop court selon lui, pour juger des effets du maïs sur la santé des bovins.

C’est sur une autre expérience que se fonde l’étude qu’il a rendue publique aujourd’hui à Bruxelles, relayée par les députés européens Verts, Michèle Rivasi et José Bové.

Cette étude se fonde sur une autre expérience, celle menée par un fermier expérimenté, médaillé pour sa productivité de lait de vache en Allemagne, Gottfried Glöckner. Depuis 1995, Gottfried Glöckner collaborait avec l’industrie des OGM, d’abord pour tester des cultures. Il a été ensuite le premier, dès sa commercialisation, à donner le maïs Bt 176 après ensilage, à ses vaches laitières. Cette expérience qui s’est étendue sur plus de 4 ans, de 1998 à 2002, a été et demeure la plus longue observation détaillée de nourrissage de bétail avec un OGM, qui plus est sur un échantillon de bétail important, 70 vaches.

Sa ferme exemplaire était surveillée par des vétérinaires qualifiés, il n’y avait jamais connu de pathologie grave depuis qu’il avait pris la direction de l’élevage en 1986.

Qu’a-t-il constaté ?

Tout d’abord des paralysies partielles (parésies) sur les vaches, accompagnées de grandes fatigues, de problèmes rénaux et de problèmes de muqueuses, suivies par la mort de 10% des animaux. Malgré de nombreuses analyses, effectuées notamment par des laboratoires universitaires, en accord avec le ministère de la santé allemand et Syngenta, aucune cause microbienne n’a pu être découverte pour expliquer la mort des animaux. La dose de maïs OGM Bt progressivement introduit avait atteint 40% de la ration. En 2002, le fermier était convaincu que le maïs Bt était à l’origine des pathologies. Il poursuivra en justice Syngenta qui le dédommagera partiellement.

Ce sont toutes les données issues de ce test grandeur nature, notamment toutes les analyses de sang et d’urine, qui ont servi de base à l’étude du Pr. Séralini, qui a par ailleurs eu accès aux dossiers vétérinaires et aux archives très complètes pour chaque vache, ainsi qu’au témoignage du fermier titulaire d’un Master en Sciences Agricoles. L’étude a été publiée dans une revue scientifique spécialisée, le « Scholarly Journal of Agricultural Sciences. »

Ses conclusions rejoignent les constats de l’éleveur allemand. Le maïs OGM 176 était bien nocif pour le bétail.

Présentant cette étude, la député verte Michèle Rivasi a demandé que la procédure d’autorisation des OGM au niveau européen soit revue. « Dans le système actuel, il est très difficile pour un État de refuser l’autorisation d’un OGM à l’importation, quand bien même la mise en culture serait, elle, interdite. Par ailleurs, les scientifiques se basent trop souvent sur des études commanditées par les industriels, entraînant des situations de conflit d’intérêts extrêmement dommageables et déjà dénoncées par le passé" a-t-elle expliqué.

Pour José Bové, lui aussi député européen écologiste, membre de la Commission agriculture du Parlement européen, » aujourd’hui, la procédure d’évaluation et d’autorisation des OGM à l’importation en Europe n’a plus aucun sens puisqu’elle a été désavouée par le Parlement européen puis très récemment par le Conseil ( … ) Pour sortir de cette impasse scientifique et institutionnelle, il faut que mettre en œuvre un protocole d’évaluation de long terme pour les OGM, comme cela a été demandé en 2012 par nombre de chercheurs indépendants. Sans cette approche de long terme, on met en péril la santé publique, y compris lorsque seuls les animaux de ferme mangent des OGM."

Le CRIIGEN réclame également de toute urgence, la transparence de toutes les études toxicologiques réalisées avant la mise sur le marché des OGM, et des pesticides qu’ils contiennent. Il insiste sur la nécessité d’études sur la vie entière, ainsi que de l’étiquetage spécifique de la nature des OGM alimentaires.

» Il en va, ajoute le Centre de Recherche et d’information indépendantes, de la santé des animaux d’élevage ainsi que de celle des consommateurs. »

L’étude qu’il vient de rendre publique, révèle une fois de plus l’urgente nécessité d’un étiquetage spécifique de la nature et de la quantité des OGM, notamment dans l’alimentation. Des tests à long terme des OGM alimentaires doivent être effectués et rendus publics, tout comme pour les pesticides qu’ils sont conçus pour contenir.

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