Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:19

Note "lire pour comprendre les "technosciences" et le brevetage industriel des traits naturels,par
l'administration du blog cliquez rue89.nouvelobs.com - June 9, 8:50 PM

AMIS DE LA TERRE,CONFÉDÉRATION PAYSANNE,FÉDÉRATION NATIONALE D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE,FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT,RÉSEAU SEMENCES PAYSANNES

NOUVELLES TECHNIQUES GÉNÉTIQUES

Contribution au Comité Économique Éthique et Social du Haut Conseil des Biotechnologies

le 21 août 2015

Les organisations signataires partagent la définition des OGM donnée à l'article 2.2) de la directive européenne 2001/18 : « on entend par « organisme génétiquement modifié (OGM)», un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. » Elles estiment nécessaire de tenir compte des évolutions récentes des techniques énumérées à l'Annexe 1 B de la directive afin de réévaluer l'exclusion des produits qui en sont issus de tout ou partie de son champ d'application.

Elles revendiquent :

* pour tout organisme dérogeant à la définition ci-dessus, quelle que soit la technique de modification génétique utilisée :

- une obligation d'information du public sur les traits brevetés et sur les techniques de modification génétique utilisées, accompagnant tout document de commercialisation ou de promotion de matériel de reproduction,

- une obligation d'étiquetage des produits commercialisés qui en sont issus, facilement lisible par les consommateurs ;

* pour tout nouvel1 organisme dérogeant à la définition ci-dessus et pour tout nouveau produit qui en est issu, quelle que soit la technique de modification génétique utilisée :

- l'application de l'ensemble des mesures découlant des réglementations européennes appliquées jusqu'à ce jour aux OGM issus de transgénèse (évaluation sanitaire et environnementale, étiquetage, suivi post-commercialisation...),

- une évaluation économique, éthique et sociale préalable à toute autorisation de dissémination.

Depuis bientôt dix ans, de nombreuses organisations de la société civile française dénoncent les « OGM cachés » que sont les nouvelles variétés rendues tolérantes aux herbicides par mutagénèse assistée par marqueurs (tilling) et leur impact catastrophique sur l'environnement. Les consommateurs et les opérateurs des filières de produits biologiques refusent de leur côté les plantes issues de Stérilité Mâle Cytoplasmique (CMS) obtenue par fusion cellulaire ou de techniques utilisant des produits chimiques de synthèse ou des rayons ionisants. Ils revendiquent en conséquence leur droit à l'information sur les techniques de sélection utilisées.

La Commission européenne a demandé à un groupe de scientifiques si les nouvelles techniques de biotechnologies produisent des OGM ou non. Il s'agit de la mutagenèse dirigée par oligonucléotides, des technologies de nucléases à doigt de zinc, de la cisgenèse et de l'intragenèse, de la greffe, de l'agro-infiltration, de la méthylation de l'ADN dépendante de l'ARN, de l'amélioration inverse et de la génomique de synthèse. Au bout de quatre ans, ces scientifiques ne se sont toujours pas mis d'accord. En attendant, les produits issus de ces techniques arrivent sur le marché en échappant à toute réglementation européenne. C'est sans doute pourquoi la Commission européenne a récemment indiqué son intention de publier une position basée sur une analyse juridique visant à déterminer si les produits issus de ces techniques rentrent ou non dans le champ d'application de la législation OGM.

Pour la Confédération Paysanne, cette question ne saurait se limiter aux seules données scientifiques publiées. Les recherches scientifiques sur ces nouvelles techniques ne sont jamais séparées de leurs possibles développements industriels et font souvent l'objet de dépôts de nouveaux brevets. Les programmes de recherche échappant aux financements privés et aux contrats publics-privés se comptent sur le doigt de la main. Les impacts socio-économiques de ces nouvelles techniques n'ont fait l'objet d'aucune publication scientifique et leurs impacts éthiques et politiques d'aucun débat public. Ils ne peuvent pourtant pas être ignorés. Il ne peut non plus s'agir d'une question uniquement juridique reposant sur des directives écrites il y a 25 ans à une époque où le législateur ignorait tout des développements actuels des techniques génétiques. Il convient au contraire de réinterroger aussi l'application de cette réglementation aux produits OGM issus de mutagénèse et de fusion cellulaire, notamment au vu de leurs développements postérieurs à leur exclusion de son champ d'application en 1990 (directive 90/220/CE).

La définition de ce qui est OGM ou non et de ce qui doit ou non être réglementé comme tel est d'abord une question politique. Elle doit reposer sur une évaluation tout autant socio-économique et éthique que scientifique, telle qu'elle a été mise en place au sein du Haut Conseil des Biotechnologies français et être soumise en toute transparence au débat public.

1 - Les produits issus de mutagénèse et de fusion cellulaire sont des OGM

La majorité des nouvelles techniques génétiques utilisées pour les produits actuellement prêts à être mis sur le marché sont des développements de la mutagénèse. Le statut OGM ou non des produits obtenus par mutagénèse est donc un élément clef de la détermination du statut de ces nouvelles techniques. D'un point de vue juridique, leur définition de techniques produisant des OGM est incontestable. La réglementation européenne les définit comme tels depuis 1990 à l'article 2 -2) de la directive 90/220, puis à son annexe I B qui exclut les produits qui en sont issus de son champ d'application, mais non de la définition des OGM. La directive 2001/18 reprend la même définition en excluant les êtres humains et en précisant mieux quelles sont les techniques produisant des OGM exclus de son champ d'application :

« on entend par « organisme génétiquement modifié (OGM)», un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. »

« Les techniques de modification génétique produisant des organismes à exclure du champ d'application de la présente directive, à condition qu'elles n'impliquent pas l'utilisation de molécules d'acide nucléique recombinant ou d'OGM autres que ceux qui sont issus d'une ou plusieurs des techniques/méthodes énumérées ci-après, sont: 1) la mutagénèse; 2) la fusion cellulaire (y compris la fusion du protoplaste) de cellules végétales d'organismes qui peuvent échanger du matériel génétique par des méthodes de multiplication traditionnelles. »

La mutagénèse fut d'abord pratiquée sur des plantes entières ou sur des parties de plantes (embryons). On a pu alors la présenter comme une copie des mutations naturelles. La nature de l'agent et l'intensité du stress mutagènes diffèrent cependant grandement de ce qui se passe naturellement. Mais il est vrai que cette technique modifie génétiquement les cellules dans leur milieu naturel, la plante. Toutes les interactions chimiques ou épigénétiques qui les relient entre elles et leur permettent de vivre et de se multiplier contribuent à la réaction au stress mutagène de chacune d'entre elles. Les plus abîmées sont éliminées et seules celles qui peuvent reconstruire des relations viables avec le reste de la plante se multiplient.

Dès les années 70, l'industrie semencière a développé les techniques de multiplication in vitro et a régénéré des plantes entières à partir de simples cellules. La mutagénèse a alors changé de nature en provoquant un stress mutagène sur des cellules isolées de leur environnement naturel. Le bouillon de culture chimique mis en œuvre au laboratoire n'offre pas à la cellule le même environnement et les mêmes possibilités d'interactions épigénétiques que la plante entière. Les variations soma-clonales2 résultant des multiplications cellulaires in vitro qui suivent la mutation ne peuvent pas non plus être qualifiées de naturelles.

Tout comme avec la transgénèse, on ignore jusqu'à l'existence même d'une grande part des réarrangements génétiques et épigénétiques ainsi provoqués, des nouvelles voies biochimiques qu'ils peuvent ouvrir ou fermer sans être identifiées et de leur impact sur la santé ou l'environnement.

Ainsi, la mutagénèse a été qualifiée de technique produisant des OGM, tout comme la transgénèse qui diffère pour les mêmes raisons des échanges de gènes horizontaux qui se produisent naturellement entre organismes sexuellement non compatibles. Il en est de même de la fusion cellulaire qui ne peut elle aussi se pratiquer que sur des cellules isolées de leur environnement naturel, la plante. C'est pourquoi elle est explicitement qualifiée de technique produisant des OGM à l'Annexe I A (première partie, 3) de la directive 2001/18 et le fait qu'elle soit réalisée entre cellules d'organismes sexuellement compatibles n'y change rien.

Pour des raisons principalement éthiques, de nombreux consommateurs et agriculteurs refusent les produits issus de telles modifications génétiques non naturelles. Au delà de la transgénèse, les organisations de l'agriculture biologique rejettent plus particulièrement le recours aux produits chimiques de synthèse mutagènes ou non3, aux rayons ionisants et à la Stérilité Mâle Cytoplasmique obtenue par fusion cellulaire. Le refus actuel de transparence de la part de l'industrie au prétexte de « secret industriel » renforce la méfiance et encourage un rejet préventif à priori de toute innovation. La liberté de choix et le droit à l'information doivent au contraire être respectés.

2 - Pourquoi la mutagénèse et la fusion cellulaire ont-elles été exclues du champ d'application de la législation OGM ?

2 – 1. Une « tradition » plutôt récente Les deux directives justifient avec le même argument l'exclusion de ces deux techniques de modification génétique « qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ». La « tradition » ici évoquée est très récente au regard des millénaires de sélection des plantes par des générations de paysans. La mutagénèse incitée chimiquement ou par rayon ionisant n'est sortie des laboratoires de recherche pour développer de nouvelles semences commerciales que dans les années 1960. La fusion cellulaire ne s'est développée que dans la décennie suivante avec le développement de la multiplication in vitro.

2 – 2. Présomption de sécurité

En l'absence de traçabilité, aucune étude statistique n'a pu mesurer l'impact sanitaire ou environnemental des produits issus de ces techniques. Les affirmations de sécurité avérée reposant sur l'absence d'incidents officiellement rapportés après 20 ou 30 ans de recul ne sont donc pas justifiées. Les impératifs économiques ont certainement aussi influencé ce glissement d'une présomption de sécurité ne reposant sur aucune évaluation vers l'affirmation péremptoire d'une certitude : il aurait été en effet compliqué de soumettre à une nouvelle législation contraignante des produits commercialisés depuis 20 ans. Il n'est plus réalisable ni même utile de rendre aujourd'hui obligatoire une évaluation pré-commercialisation de produits qui, pour la plupart, ne sont plus commercialisés. Pour ceux qui sont encore présents sur le marché, il est par contre indispensable que les opérateurs et les consommateurs puissent exercer leur liberté de choix et donc connaître la nature OGM ou non des produits qui leurs sont offerts sur le marché.

Recommandation : les produits issus de mutagénèse et de fusion cellulaire doivent être étiquetés comme tels.

Jusqu'en 2001, une autre justification de cette présomption de sécurité peut être comprise à la lecture des attendus de la directive 2001/18. Ce qui motive les évaluations préalables à la dissémination des OGM en milieu ouvert est ainsi expliqué : « L'introduction d'OGM dans l'environnement devrait se faire selon le principe d'une progression par étapes. Cela signifie que le confinement des OGM est réduit et l'ampleur de leur dissémination augmentée progressivement, par étapes, mais seulement si l'évaluation des étapes antérieures du point de vue de la protection de la santé humaine et de l'environnement indique que l'on peut passer à l'étape suivante ». Bien que la mutagénèse incitée provoque encore plus de modifications non intentionnelles que la transgénèse4, le législateur a pu considérer que le processus de développement industriel mis en oeuvre à cette époque répondait de lui-même au principe de « progression par étape » et que les produits qui en étaient issus pouvaient ainsi être exemptés de l'application de la directive.

1)Vu les impacts environnementaux et sanitaires de leur culture, les Amis de la terre, la Confédération Paysanne et le Réseau semences Paysannes ont saisi le gouvernement avec d'autres organisations de la société civile pour demander que cette mesure s'applique aussi rétroactivement aux variétés récemment commercialisées qui ont été génétiquement modifiées par mutagénèse pour être rendues tolérantes aux herbicides.

Jusqu'à la fin des années 1990, la mutagénèse est une technique aveugle et aléatoire : les mutations sont produites au petit bonheur la chance et on regarde ensuite ce qui se passe. Avant de commercialiser de nouvelles semences, il faut d'abord multiplier des centaines de cellules mutées et les régénérer pour en faire des plantes entières, puis les cultiver plusieurs années afin de repérer celles qui ont éventuellement développé un nouveau caractère phénotypique intéressant, ensuite introduire ce nouveau caractère par croisements successifs dans des variétés intéressantes pour l'agriculture et enfin faire des essais en culture, puis les essais pour l'inscription de la variété au catalogue officiel. Tout cela peut prendre 10 à 15 ans avec à chaque étape des retours au milieu environnant naturel contribuant à la réparation des individus mal adaptés et permettant d'éliminer les plantes non viables, présentant des défauts, trop sensibles aux maladies. Aux mêmes étapes que pour la mutagénèse, la fusion cellulaire rajoute (pour les espèces dont on récolte le grain) une étape de restauration de la fertilité mâle indispensable à la production de graines. A chaque étape, le sélectionneur observe attentivement ses plantes car ses critères de sélection reposent d'abord sur leurs caractères phénotypiques et leur valeur agronomique et technologique qui feront ensuite l'objet d'une évaluation officielle lors de l'inscription au catalogue. Le « principe d'une progression par étape » semble ainsi respecté sans qu'aucune obligation réglementaire ne soit nécessaire pour l'imposer. Cependant, hormis quelques mesures officielles très partielles mises en place récemment en France (volonté encore non opérationnelle d'ajouter un critère Environnemental à l'évaluation de la Valeur Agronomique et Technologique – VATE - des variétés commerciales, expertise scientifique collective de l'impact des variétés tolérantes aux herbicides...), aucune évaluation sanitaire et environnementale indépendante n'est réalisée. Le sélectionneur privé n'y prête quant à lui attention qu'en cas d'apparition de problèmes très visibles pouvant remettre en cause ses bénéfices commerciaux.

2 – 3. L'évolution des techniques génétiques et de bio-informatique

En 2001, la transgénèse, qui permet de choisir le caractère génétique introduit dans la plante, est encore une technique beaucoup plus performante que la mutagénèse aléatoire. Entre 2001 et 2011, le coût du séquençage de l'ADN a été divisé par 100 0005 et la puissance de calcul statistique des moteurs de recherche numériques a explosé. C'est désormais l'ordinateur qui brasse les données issues du séquençage génétique et du recensement des caractères d'intérêt des plantes ou des animaux et qui remplace l’œil du sélectionneur pour identifier les nouvelles informations génétiques constituées du lien entre une séquence génétique et le caractère phénotypique auquel elle est associée. Ces développements dirigent aujourd'hui la majorité des investissements destinés au développement commercial de nouvelles semences vers les nouvelles techniques de mutagénèse :

- La mutagénèse assistée par marqueurs (tilling) n'est plus une technique aveugle comme la mutagénèse aléatoire classique. Pour un technicien de laboratoire, la connaissance des séquences génétiques permet d'orienter le choix vers des plantes susceptibles d'acquérir le caractère recherché. Et une simple analyse génétique permet un premier tri des cellules ayant développé ce caractère sans avoir besoin de les régénérer puis de les cultiver plusieurs générations sous forme de plantes entières.

- La mutagénèse dirigée6, dont les premiers produits arrivent aujourd'hui sur le marché, est présentée comme encore plus performante. Elle permet de choisir à l'avance la partie du génome qu'on va inactiver ou modifier. On peut même lui fournir le modèle de la nouvelle séquence génétique brevetée à copier.

Les techniques de mutagénèse dirigée impliquent l'utilisation de molécules d'ADN, mais le caractère recombinant ou non de certaines d'entre elles est controversé. Si on en reste à la lettre de l'annexe I B de la directive 2001/18, celles qui n'impliquent pas d'utilisation d'ADN officiellement qualifié de recombinant produiraient des OGM exclus du champ d'application de la réglementation. Mais si on retient l'esprit de la directive et la volonté du législateur exprimés dans ses attendus, les organismes issus de ces nouvelles techniques, qu'elles impliquent ou non l'utilisation de molécules d'ADN recombinant, sont des OGM qui rentrent dans le champ d'application de la directive 2001/18. Aucune d'entre elles n'est en effet traditionnelle et aucun recul ne permet d'affirmer que leur sécurité est avérée. Dans le processus de développement industriel, la progression par étape a disparu : il n'est plus nécessaire de régénérer des centaines de cellules puis de cultiver les plantes obtenues pendant plusieurs générations avant de pouvoir observer au champ si l'une d'entre elles exprime un caractère intéressant. Aucune évaluation à chaque étape n'est possible. Le sélectionneur ne fait plus ses choix en observant attentivement ses plantes dans leur environnement naturel, mais sur la base des indications numériques fournies par l'écran de son ordinateur. Les plantes ainsi modifiées sont ensuite immédiatement disséminées à grande échelle dans l'environnement, sans laisser le temps à une sélection préalable, naturelle et/ou humaine, d'agir pour éliminer les individus peu viables, inadaptés et pouvant poser des problèmes sanitaires ou environnementaux. La mutagénèse aléatoire du siècle dernier n'est plus utilisée par les sélectionneurs. Les nouveaux produits issus de mutagénèse sont désormais tous issus de tilling ou de mutagénèse dirigée (par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc, méganucléases, TALENs,, Cas9-CRISPR ...).

Recommandation : tous les nouveaux produits issus de mutagénèse doivent être soumis, comme les autres OGM, à une évaluation sanitaire et environnementale préalable à leur commercialisation.

3 - Les autres nouvelles techniques génétiques

Toutes ces techniques modifient génétiquement puis multiplient des cellules isolées de leur environnement naturel, la plante, avant de les régénérer puis de les diffuser en milieu ouvert à très grande échelle sans aucune progression par étape ni aucune évaluation sanitaire et environnementale. Ne serait-ce qu'à ce titre là, elles doivent être réglementées comme OGM.

Tout comme la transgénèse et la mutagénèse dirigée, la cisgénèse, l'intragénèse, la méthylation de l'ADN dépendante de l'ARN et les techniques d'amélioration inverse utilisant la transgénèse impliquent « l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme ». Que ce matériel héréditaire soit ou non susceptible d'apparaître naturellement dans la plante ainsi modifiée (cisgénèse), ou qu'il soit ou non encore présent dans le produit commercialisé (mutagénèse dirigée, méthylation, amélioration inverse), ne change rien au fait que ces techniques sont définies au 2) de la première partie de l'Annexe A de la directive 2001/187 comme produisant des OGM réglementés ou des produits issus de ces OGM et donc réglementés eux aussi.

L'agro-infiltration consiste à disséminer massivement dans l'environnement des bactéries GM. Cette dissémination ne saurait se soustraire à la réglementation OGM, pas plus que la dissémination incontrôlable qui s'en suit de graines des plantes ainsi modifiées dont la probabilité qu'elles aient été elles aussi génétiquement modifiées n'est pas nulle.

La greffe consiste à associer un OGM à un produit non OGM et à disséminer ainsi dans l'environnement un produit partiellement OGM et dont les fruits sont de ce fait soit GM, soit issus d'OGM et doivent donc être réglementés comme tels.

La génomique de synthèse ne bénéficie toujours pas d'un consensus scientifique permettant de la définir. Il paraît difficile de déréglementer la dissémination des produits qui en sont issus si on ne sait pas comment ils sont élaborés.

Recommandation : les produits issus des nouvelles techniques génétiques sont tous des OGM devant rentrer pleinement dans le champ d'application de la législation OGM

5 - Les impacts socio-économiques

Pour la Confédération Paysanne, l'évaluation socio-économique de ces nouvelles techniques génétiques est incontournable. Un de leur premier impact, voire la première raison de leur développement, est en effet de modifier radicalement les revendications de protection intellectuelle en généralisant l'utilisation du brevet sur les séquences génétiques.

La directive 98/44 relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques a défini « les procédés essentiellement biologiques d'obtention des végétaux et des animaux » qui ne sont pas brevetables. Tous les autres procédés, qu'ils soient « techniques » ou « microbiologiques », sont de ce fait brevetables. Au vu de l'état des techniques développées commercialement en 1998, le législateur a pu croire que seuls les OGM transgéniques étaient brevetables. A ses yeux, cela pouvait garantir la coexistence entre la protection des variétés par le COV et des plantes par le brevet grâce :

- à l'information des agriculteurs et des consommateurs à travers l'étiquetage OGM obligatoire des semences brevetées et des produits qui en sont issus ; - par le règlement 2100/94 qui a étendu la protection du COV aux variétés essentiellement dérivées de la variété protégée auxquelles a été rajouté un transgène breveté, - à la directive 98/44 qui a limité l'utilisation des semences de ferme (taxation ou interdiction suivant les espèces) au seul bénéfice de l'obtenteur du COV, qu'il s'agisse de semences brevetées ou uniquement protégées par un COV - au catalogue qui accorde un monopole d'accès au marché aux seules variétés conformes aux normes du COV ; - au coût très élevé des brevets européens.

Mais cet équilibre est désormais bouleversé, d'abord par le développement des nouvelles techniques, ensuite par d'autres réformes en cours que nous n'aborderons pas ici (ouverture du catalogue à des semences non protégeables par le COV, brevet unitaire européen...).

La définition par la directive 98/44 des procédés essentiellement biologiques qui ne sont pas brevetables est légèrement différente de celle des techniques qui ne produisent pas des OGM réglementés : « Un procédé d'obtention de végétaux ou d'animaux est essentiellement biologique s'il consiste intégralement en des phénomènes naturels tels que le croisement ou la sélection » (au lieu de multiplication et recombinaison naturelles pour les techniques définies comme ne produisant pas d'OGM). Le « tel que » ouvre un espace de flou juridique pour d'autres procédés que le croisement ou la sélection pouvant être brevetés sans être soumis à la réglementation OGM. C'est le cas notamment des techniques de recombinaison comme la mutagénèse n'impliquant pas l'utilisation d'ADN recombinant et la fusion cellulaire d'organismes sexuellement compatibles qui sont actuellement exclues du champ d'application de la directive OGM. La directive 98/44 permet aussi de breveter des séquences génétiques préexistant à l'état naturel pour peu qu'elles soient isolées de leur environnement et que leur fonction ne soit pas encore connue et soit clairement décrite.

Vu l'opposition de la société civile et des consommateurs européens aux OGM, l'industrie s'est immédiatement engouffrée dans cette brèche afin de produire des plantes brevetées non étiquetées OGM. Depuis 2001, les nouvelles techniques génétiques et de bio-informatique n'ont cessé d'élargir cette brèche. Elles ont d'abord permis d'identifier les séquences génétiques associées aux caractères morphologiques obtenus par mutagénèse ou d'autres techniques ne produisant pas d'OGM réglementés. Le brevet sur ces nouveaux traits est ainsi venu s'ajouter aux anciens COV sur les caractères phénotypiques des variétés. Le détenteur d'un tel brevet peut faire valoir ses droits sur toutes les plantes de multiples variétés sans avoir besoin de les développer lui-même. La plupart de ces brevets reposent sur des procédés microbiologiques brevetables (mutagénèse et nouvelles techniques qui la perfectionnent, amélioration inverse), mais concernent des séquences ou autres « informations génétiques » que rien, dans la description qui en est faite, ne différencie de séquences ou autres informations génétiques semblables obtenues ou pouvant être obtenues par des procédés essentiellement biologiques non brevetables, ou existant déjà naturellement dans d'autres plantes. Ce qui en fait des brevets sur des « traits natifs ». La protection absolue de ces brevets8 permet à leur détenteur de revendiquer des droits sur les plantes porteuses de ces « traits natifs » quelle que soient leur origine naturelle, essentiellement biologique ou microbiologique.

La première conséquence pénalise l'agriculteur utilisateur de semences de ferme : un simple test génétique de quelques euros suffit à amener une présomption de contrefaçon suffisante pour engager des poursuites s'il n'a pas payé de royalties à l'obtenteur d'une espèce dérogatoire ou s'il a multiplié une espèce non dérogatoire. Qu'il ait acheté des semences brevetées pour les reproduire ou que son champ ait été contaminé par des flux de gènes brevetés, il peut être poursuivi de la même manière. Si ce genre de poursuites n'a pas encore été utilisé en Europe vu le développement très récent des semences brevetées, elles ont par contre permis de généraliser en une dizaine d'années les OGM brevetés sur plus de 90 % des surfaces cultivées des principales cultures agricoles en Amérique du Nord (maïs, soja, coton, colza...). Au delà de la perte d'autonomie des agriculteurs, la perte de biodiversité cultivée est catastrophique.

La deuxième conséquence, qui se manifeste violemment aujourd'hui en Europe, pénalise l'industrie semencière « traditionnelle ». Sa ressource génétique est constituée des variétés de ses concurrents ou de ressources phytogénétiques des banques de semences dont certains traits natifs peuvent être brevetés sans qu'elle n'en sache rien. En effet, aucune obligation d'information publique ne permet de savoir dans quelles variétés ou ressources les traits brevetés ont été insérés ou sont naturellement présents. La détection de ces informations et la surveillance des nouveaux brevets exigent des moyens hors de portée de la majorité des entreprises semencières. Ces nouveaux brevets sur les traits génétiques, qu'ils soient OGM ou non, permettent ainsi aux grandes entreprises multinationales détentrices des plus gros portefeuilles de brevets de rançonner ou de racheter leurs concurrents les uns après les autres. Alors qu'en 1998, aucune entreprise semencière ne contrôlait plus de 1 % du marché mondial, 10 s'en partageaient en 2009 75 % dont 3 d'entre elles plus de 50 %9. Les conséquences d'une telle concentration de l'industrie semencière pour la sécurité alimentaire dépendant désormais d'une poignée de multinationales sont incalculables;

Recommandations : L'évaluation socio-économique de l'impact de la dissémination des produits issus des nouvelles techniques génétiques ne peut pas être repoussée au prétexte qu'elle concerne plusieurs réglementations et pas uniquement la réglementation OGM.

L'information sur les traits brevetés de chaque lot de de matériel de reproduction commercialisé doit être obligatoire.

1 )Vu les impacts environnementaux et sanitaires de leur culture, les Amis de la terre, la Confédération Paysanne et le Réseau semences Paysannes ont saisi le gouvernement avec d'autres organisations de la société civile pour demander que cette mesure s'applique aussi rétroactivement aux variétés récemment commercialisées qui ont été génétiquement modifiées par mutagénèse pour être rendues tolérantes aux herbicides.

2) http://www.gnis-pedagogie.org/biotechnologie-amelioration-introduction-caractere.html

3 )La seule dérogation acceptée concerne la culture de méristème

4) Batista et All, 2008, Microarray analyses reveal that plant mutagenesis may induce more transcriptomic changes than transgene insertion

5 )Plant Genomics Advences and Applications, Ruth Bastow, Global Plant Council http://www.planttreaty.org/sites/default/files/Appendix10.pdf

6 )Oligonucléotides, méganucléases et nucléases à doigt de zinc, CRISPR, CAS, TALENs...

7) « 2 les techniques impliquant l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme, y compris la micro-injection, la macro-injection et le microencapsulation; »

8 )Art 9 de la directive 98/44 : « La protection conférée par un brevet à un produit contenant une information génétique ou consistant en une information génétique s'étend à toute matière, sous réserve de l'article 5, paragraphe 1, dans laquelle le produit est incorporé et dans laquelle l'information génétique est contenue et exerce sa fonction. » Décision de la Chambre de recours technique 3.3.04, en date du 8 juillet 2013 - T 83/05 : « La chambre n'ignore pas qu'en vertu de la jurisprudence constante, une revendication de produit caractérisé par son procédé d'obtention englobe non seulement les produits effectivement obtenus par le procédé concerné, mais également ceux qui, en termes de structure, sont identiques à ces produits et qui sont obtenus par un procédé différent ».

9 )Qui contrôlera l'économie verte ? www.etc-group.org

Repost 0
10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:55

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/rats-laboratoires-contamines-ogm_b_7761348.html?utm_hp_ref=tw

  • OGM: de faux témoins utilisés pour tester la toxicité de produits

Publication: 10/07/2015

SANTÉ - La publication par l'équipe du Professeur Séralini dans la revue Plos One, après quelques tergiversations, d'un article remettant en cause la manière dont sont menées les études sur les rats pour évaluer la toxicité des produits, qu'il s'agisse de pesticides, de produits chimiques ou des médicaments, est un véritable coup de tonnerre dans le monde bien rodé des protocoles mis au point par l'industrie chimique et acceptés par les différents organes d'expertise dans le monde.

De quoi s'agit-il? De la preuve que les populations témoins utilisées pour tester la toxicité de produits sont en réalité de faux témoins. Pourquoi? Tout simplement parce que ces rats de laboratoires sont eux-mêmes nourris avec des croquettes contenant des cocktails de pesticides et de produits chimiques, tels qu'ils sont présents dans la nourriture de base depuis les débuts de l'agriculture intensive. Ainsi deux problèmes sont soulevés:

1) Dans les études toxicologiques, on compare un lot de rats témoins à un lot de rats testés qui mangent la même nourriture que les rats témoins mais dans laquelle on ajoute le produit à tester pour voir l'effet qu'il peut produire sur la santé. Le problème est que les rats témoins mangent une nourriture déjà fortement polluée et pathogène et ainsi, il est très difficile de voir apparaitre l'action du produit testé sur le groupe test.

2) Lorsque dans une étude, des pathologies sont mises en évidence, l'industrie et les agences réglementaires comparent les résultats aux "données historiques de l'espèce" qui sont d'après les archives des industriels, toutes les pathologies présentées par les rats témoins depuis plus de trente ans et qui sont considérées comme normales ou spontanées.

Ainsi la comparaison systématique aux données historiques fondées sur des animaux eux-mêmes contaminés en raison de leur nourriture conduit à ce que l'on considère comme normale des pathologies qui ne le sont pas. En conséquence, il devient de plus en plus difficile de montrer la toxicité d'un produit quel qu'il soit, dans la mesure où il faut qu'il soit très toxique pour que des différences apparaissent lorsque l'on compare les données historiques et les résultats trouvés.

C'est la raison pour laquelle il est normalement très difficile, en se limitant à des cohortes de dix rats, de montrer quelque effet que ce soit dans la consommation des OGM puisque la cohorte témoin est elle-même nourrie avec des croquettes contenant une part d'OGM! Il en irait autrement si la population témoin était nourrie avec des croquettes "bio".

Cette découverte est lourde de conséquences. La meilleure preuve en est que la revue Plos One, qui avait donné son accord à la publication et au communiqué de presse qui allait avec, s'est ravisée (pour quelles raisons ou sur quelle pression?) la veille de la conférence de presse et a publié finalement l'article 15 jours plus tard en exigeant une modification du seul abstract pour supprimer toute référence à la nécessaire modification des exigences réglementaires quant aux tests.

La phrase supprimée était celle-ci: "Ce travail invalide l'utilisation de témoins externes (les données historiques) dans les tests réglementaires. Ils consistaient à comparer les effets toxicologiques à des rats témoins d'autres expériences. Ces rats témoins en effet sont nourris de différents mélanges de polluants. Ceci remet aussi en question l'utilisation de 50 rats par groupe en cancérologie, ce qui permettait d'augmenter la puissance statistique perdue à cause du bruit de fond élevé des pathologies".

Car en effet, c'est tout le système d'autorisation validé par les différentes agences sanitaires dont tout un chacun a compris que pour certaines d'entre elles (en particulier l'EFSA) les conflits d'intérêts étaient loin d'être réglés, qui est mis en cause. En effet, à partir du moment où l'élément de comparaison est faux, puisque les animaux témoins sont eux-mêmes contaminés, les résultats sont faux.

Autrement dit, ce qui est jugé comme étant une absence de toxicité, en raison d'une trop faible différence avec la population témoin, est mal jugé puisque la comparaison ne se fait pas à partir d'une population saine mais d'une population contaminée. Ceci explique sans doute les raisons pour lesquelles tant de produits ont été autorisés pour ensuite être reconnus comme potentiellement ou totalement dangereux.

Le dernier en date ,et non des moindres, est le glyphosate considéré comme possiblement cancérigène par l'organisation mondiale de la santé, et parfaitement admis par l'EFSA que ce soit comme pesticides ou comme élément de modification génétique de maïs, de soja ou de colza.

La suite logique de cette mise en évidence est l'obligation de changer les méthodes d'analyse de manière à exiger que les populations témoins soient parfaitement saines, c'est-à-dire émanant de souches saines et nourries sans pesticides, ni OGM, ni autres produits chimiques.

Il va de soi que si les autorités sanitaires françaises comme européennes, agences d'expertise comme autorités gouvernementales et communautaires passaient par pertes et profits cette information dont ils ont évidemment connaissance, ils engageraient incontestablement leurs responsabilités...

Comme l'engagent évidemment les entreprises qui continuent à faire des tests dont elles savent pertinemment qu'ils sont faussés à la base.

Repost 0
25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 07:34

Note de l'administration du blog :

Renseignez -vous et rendez-vous auprès de vos élus pour vérifier s'ils ont bien reçu l'information de la reconnaissance comme possible cancérogène du 2-4 D par l'OMS .

Mais pour continuer d'agir à défaut ,cela peut se faire aussi par le biais de ce type de consultation publique(TEXTE EN CORPS DE MESSAGE ) du ministère de l'agriculture ,(celle qui nous concerne sera close le 29 juin).

On peut ainsi réagir individuellement afin d'interpeller officiellement l’état à propos de la légitimité pour des CONTREBANDIERS viticoles, d’arriver de façon régulière sur Thau avec des véhicules aux coffres bourrés DE PRODUIT espagnols DANGEREUX ,VOIR INTERDITS.

Le but étant de traiter "phyto-sanitairement" et à moindre cout de poison ,leurs melons ,vignes ,tomates ,fruitiers :

-sans prendre garde ni craindre de contrôles ,puisqu'ils sont quasi inexistants ,

-ni se préoccuper du pire ,c'est à dire des conséquences sur le consommateur.

Autre avertissement à la prudence à propos de la santé des habitants de proximité, intoxiqués ou incommodés par les traitements :ce n'est pas sans risque d’être attaqué de façon individuelle ou associative ,que de demander avec foi et loi à des maraîchers pesticideurs d’être correct !
http://www.terraeco.net/Pesticides-des-maraichers-s,60290

Il est dommage de se voir ainsi "policé" par les utilisateurs de pesticides ,car ils sont nombreux sur Thau ,ceux qui ont été interpellés par le cancer touchant à la fois des viticulteurs et les autres,(quand bien même ces "autres"seraient-ils élus ou ex-élus à Loupian ,acteurs et ex-acteurs, de quelque "commission-environnement "sur le bassin de Thau).

Donc puisqu'il semble qu'on ne peut rien attendre en général et pour l’instant, des commissions et scot officiellement mises en place,il est souhaitable que pour continuer à s'interroger et à prévenir sur les dangers de ces expositions aux brouillards toxiques émis près des lieux de vie ce soit les riverains eux même qui doivent faire "monte r" la mayonnaise ,et créer ou se mettre rapidement en lien ,avec des associations pour la défense des phyto-victimes et pour défendre les Droits de l'environnement,.

Ainsi à Loupian , le maire ,le conseil municipal via le premier adjoint d'alors (lui même ancien militaire dans sa carrière avant d’être viti de son état,puis retraité actif), a déjà été longuement et régulièrement interpellé par écrit, et en public, sur ce sujet des poisons agricoles.

Le "Dauphin de Turrel",(Turrel est l'ex-maire socialiste de Loupian),comme on le nomme en Municipalité ,c'est Alain Vidal (L'actuel maire et ex premier adjoint de Turrel),et ce dernier avait alors répondu à cette question sur les poisons agricoles en réunion devant un public de jardiniers ,devant un par-terre(sans jeu de mot), de quelques élus(Rey ,Subirats ,Allié,Laurence Davaux-Arenas,Séguié..) ,et devant l’aréopage de l'administration municipale représenté par :les deux personnel de l'accueil en mairie (Dont Stéphanie Férandis témoin dans l'affaire "perdue "par Carcelès),un DG "épouvantail" et Marie- José Carcelès la rédactrice en chef du CR et responsable du personnel administratif.

La secrétaire de la mairie de Loupian, Marie- José Carcelès,qui prenait en note les propos tenus lors des échanges a probablement allégé son "compte rendu"de la session "jardins partagés ",de quelques phrases.Mais après coup,car c'est ainsi que l'on gruge le mieux la vérité.

ON PEUT LE DIRE ,la fonctionnaire territoriale est coutumière de la méthode "Anastasie",qui reste de belle moralité pour présenter sa propre vision des choses ,pensant sans doute que parmi les personnes ayant assisté au débat,aucune n'y trouverait à redire ,sauf que la tricherie ,c'est moche ,c'est une erreur ,et c'est aussi une de ses fautes professionnelles dont l'agent public ,n' a pas été innocentée par le tribunal de Montpellier !

(Nous publierons un jour les minutes du procès de cette affaire ce qui risque d’intéresser certainement le lecteur en quête de faits avères par l'administration judiciaire !)

Netteté sans honnêteté n'est pourtant que ruine du service publique ,et sans ce qui s'appelle un caviardage en bonne et due forme de la fonctionnaire qui est également la responsable peu exemplaire du service administratif de la mairie ,tout administré aurait pu prendre connaissance dans ce compte rendu édulcoré ,de l'une des citations testimoniales les plus fameusement prononcée en salle du conseil ,par l'honorable président de séance et actuel maire de Loupian:

-Alain Vidal ,au sujet d'une question qui lui est posée sur de l'emploi par lui des pesticides :

-"tu commence par me casser les couilles " .

Et après?Cela n'était pas l'objectif de soutirer une parole politique du Dauphin de Turrel,mais d'obtenir concrètement un acte !

C'était d'exiger de lui ,élu et pollueur, que sa viticulture fasse un pas de coté par rapport à l'utilisation de biocides !On comprend mieux maintenant qu'au lieu de ça ,il s'agissait plutôt pour l'actuel maire de Loupian , non pas de respecter et la biodiversité ,et les administrés,mais de "préparer le terrain"pour pouvoir construire pour son fils ,(Cela s'apelle du favoritisme!)et aux frais de la princesse ,un "mas agricole "dans la continuité de sa chimie-culure familiale!

Car comme dirait Michel Serres: "pour inventer et créer, il faut savoir zigzaguer et privilégier les bifurcations.".Alors il faut la jouer plus fine,surtout à double jeu :quand on est un maire faussement promoteur de bio dans sa fonction politique par"modernisme ",et également un grand dépendeur et épandeur de chimie viticole par "tradition".

De plus quand on est coincé ,on est coincé! Surtout hélas ,si,pour installer pour soi et son fils ,ses propres projets clientèlistes,il faut aussi songer à se choisir Monsieur Vidal,de bons avocats ,sans pour autant utiliser le cabinet de conseil de la Mairie pour son intéret personnel ,ce qui serait abuser de biens sociaux
http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/michel-serres-pour-inventer-et-cr%C3%A9er-il-faut-savoir-zigzaguer-et-privil%C3%A9gier#shareTwitter

La citation testiculaire d'Alain Vidal qui a le mérite pourtant d’être assez imagée ,reste certes peu pédagogique à l'occasion d'une réunion municipale prônant le jardinage biologique,mais elle permettait à la Mairie de donner son ton ,et la direction qu'elle prend en matière d'agriculture nourricière et sa manière de communiquer pour se cultiver ensemble et en public .

L'affaire est donc à suivre pour voir si l'art de cultiver sans poison casse toujours les couilles d'Alain Vidal,aujourd'hui!.

C'est imagé ,mais pas contradictoire pour les mytho-phyto qui comme Turel et Vidal continuent de tirer les ficelles publiques à leur avantage,selon leur bon plaisir d'abuseurs.On peut toujours au détour d'un chemin de campagne vers le zone remarquable du Pallas,apercevoir Alain Vidal ,le premier empoisonneur de la commune (celui qui appelait manu militari à l'écologie mais pas au classement Natura 2000 de l'embouchure de la rivière), continuant lui même largement d'empoisonner à en rendre malade les gens les huitres et les écrevisses,passant dans la vallée en tête de tracteur pour pulvériser et éradiquer ,entre les ceps tout ce qui ressemble à une herbe !

On pense alors «Plus l’homme est puissant par la technique, plus il est fragile devant le malheur»
http://www.liberation.fr/economie/2015/06/19/edgar-morin-plus-l-homme-est-puissant-par-la-technique-plus-il-est-fragile-devant-le-malheur_1333061

Enfin une autre piste de signalement aux "autorités"est possible aussi ,via la consultation publique ,car il est a noter qu'afin de justifier la demande d'interdiction des cultures de colzas VrTH et d'introduire un moratoire dans la loi biodiversité ce printemps, concernant le 1er plan Ecophyto 1, le mouvement associatif et certaines organisations ,effarées par le développement à grande échelle en France ,de nouvelles grandes culture oléagineuses avec des de plantes à pesticides comme le colza et les tournesols "mutés",avaient repris dans leurs s inquiétudes ,l'argumentaire du rapport Pottier qui présentait un bilan catastrophique.

Enfin il faut savoir que le département de l''Hérault est un grand producteur de semences de tournesols OGM obtenus par mutagenèse dirigée ,et que cette activité est comptable de l'utilisation d'une quantité très importante de produits hautement polluant dont le PULSAR!

Tout ça alors même que l’USDA appel à des contrôles plus serrés ,et examine la réglementation des cultures OGM ,et ce qu'elle va donner dans nos assiettes .

Il conviendrait donc sur le terrain ,dans les champs et dans les bureaux de s'y coller aussi avec l'EU(article en suite de celui de Carey Gillam)!

(Source: Reuters (22 juin 2015)Auteur: Carey GillamUn grand nombre de groupes consuméristes, alimentaires et d’entreprises ont déposé des commentaires auprès du Département américain de l’Agriculture (USDA) ce lundi, appelant à une réglementation plus stricte des cultures génétiquement modifiées. Le système actuel, a soutenu le groupe, est un « échec ». L’USDA avait proposé une disposition réglementaire en 2008, mais l’a retirée au début de l’année. Plus récemment, l’agence a annoncé qu’elle prévoit des changements dans sa façon de réglementer ces cultures, fixant une période de commentaires du public qui a pris fin aujourd’hui. Les groupes ont recommandé que le gouvernement fasse davantage pour protéger suffisamment « l’environnement, l’économie, les agriculteurs, les consommateurs et la santé publique ». Ils ont appelé l’agence à étendre son travail en évaluant la sécurité des cultures génétiquement modifiées pour la consommation humaine et animale, et à surveiller ces cultures pour les problèmes de résistance des mauvaises herbes ou les dommages aux écosystèmes. L’agence devrait aussi redoubler d’efforts afin d’empêcher la contamination des cultures non-OGM par des cultures OGM. « Nos organismes publics ne peuvent pas se fier aux entreprises qui profitent de la vente de cultures OGM pour décider combien et quels types de tests effectuer, ou quelles informations sont partagées avec les régulateurs et le public », a déclaré Marcia Ishii-Eiteman, scientifique principale au Pesticide Action Network Amérique du Nord. Les recommandations ont été également signées par la National Family Farm Coalition, l’Organic Consumers Association, Clif Bar & Co, Nature's Path et 34 autres organisations. Les partisans des OGM soutiennent qu’ils sont déjà bien réglementés, et des études montrent que ces cultures sont sans danger. plus)

UE - Statut OGM des nouvelles techniques : la Commission décidera seule

http://www.infogm.org/spip.php?article5821

et Nina Holland, CEO, Eric MEUNIER, juin 2015

Lien permanent | |

Crispr/Cas9, mutagénèse dirigée par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc… voici quelques noms de nouvelles techniques de biotechnologie (NBT), issues d’une liste plus longue, pour lesquelles l’Union européenne cherche à déterminer depuis 2008 si les produits obtenus via ces techniques sont soumis ou non à la législation sur les OGM. Après consultation d’experts scientifiques, de services juridiques et d’États membres, la Commission européenne a promis de produire un document de position avant la fin de l’année 2015. Mais si d’aucuns pensaient que ce document était voué à être soumis au Parlement européen et aux États membres, ils se trompaient, car, contrairement à ce qui avait été annoncé, la Commission ne les sollicitera pas...

Lire la suite sur inf'OGM

http://www.actu-environnement.com/ae/news/efsa-evaluation-risques-environnementaux-consultation-publique-24815.php4

Évaluation des risques environnementaux : l'Efsa lance une consultation publique

Gestion des risques | Aujourd'hui à 15h57 | Laurent Radisson

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a lancé le 22 juin une consultation publique sur trois projets de documents scientifiques relatifs à l'évaluation des risques environnementaux (ERE). Les commentaires peuvent être adressés jusqu'au 10 septembre 2015.

Le premier document est "un projet de lignes directrices qui démontrent comment les services écosystémiques et la biodiversité peuvent être pris en compte lors de la définition des objectifs de protection contenus dans l'ERE", explique l'Efsa. Les deux autres sont des projets d'avis scientifiques portant respectivement sur les espèces en voie de disparition et sur la réparation de l'environnement.

Pour quelle raison l'Efsa, spécialisée sur les risques alimentaires, se penche-t-elle sur l'évaluation des risques pour l'environnement ? L'objectif, explique l'Autorité, est "d''harmoniser, autant que possible, la façon dont elle aborde les menaces pour l'environnement dans ses évaluations de produits réglementés et d'espèces exotiques envahissantes".

L'Efsa doit en effet évaluer et fournir des conseils scientifiques sur les risques que les pesticides, les additifs destinés à l'alimentation animale, les organismes génétiquement modifiés (OGM), ou encore les espèces exotiques envahissantes, peuvent présenter pour l'environnement.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE

Consultation publique Ecophyto II du 8 au 29 juin 2015

08/06/2015

Motifs du plan Ecophyto II

Le plan Ecophyto a été lancé en 2009 avec l’objectif de réduire de 50% l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans un délai de dix ans, si possible. Conformément à la directive européenne 2009/128/CE instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, il doit faire l’objet d’un réexamen tous les cinq ans.
A ce titre, le Premier ministre a confié au député Dominique Potier le 30 mai 2014 une mission visant à formuler des recommandations pour une nouvelle version du plan Ecophyto.
Dominique Potier a remis son rapport le 23 décembre 2014.

Sur la base de ses recommandations, et d’échanges entre les services de l’État et les parties prenantes du plan Ecophyto, un projet de plan Ecophyto II a été préparé. Il est organisé autour de six axes :

1 – Agir aujourd’hui et faire évoluer les pratiques
2 – Améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l’innovation
3 – Évaluer et maîtriser les risques et les impacts
4 – Accélérer la transition vers le zéro phyto dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures
5 – Politiques publiques, territoires et filières
6 – Communiquer et mettre en place une gouvernance simplifiée.

Consulter le projet de plan Ecophyto II

Modalités de la consultation

Conformément à l’article L. 120-1 du code de l’environnement, le projet de plan Ecophyto II est mis à la consultation publique du 8 au 29 juin 2015 , sur le site Internet du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Les observations peuvent être envoyées à l’adresse électronique suivante :
ecophyto-2018.dgal@agriculture.gouv.fr

Cri d’alerte contre les néonicotinoïdes, ces pesticides tueurs d’abeilles

Le Monde.fr | 24.06.2015 à 18h25 • Mis à jour le 24.06.2015 à 19h27 | Par Martine Valo

L’interdiction des néonicotinoïdes – ces pesticides qui contribuent notamment à décimer les abeilles – devient un sujet récurrent à l’Assemblée nationale. Mercredi 24 juin, Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet, trois députés socialistes à la pointe de ce combat, ont poussé un nouveau cri d’alerte à l’occasion d’un forum citoyen réuni à leur initiative.

Le 19 mars 2015, ils étaient déjà parvenus à faire voter dans l’hémicycle un amendement lors de l’examen du projet de loi sur la biodiversité, stipulant tout simplement que « l’usage des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes [serait] interdit à compter du 1er janvier 2016. » Seulement, voter n’est pas adopter, surtout lorsqu’une résolution de cette nature n’est pas soutenue par le gouvernement. En février, elle n’avait, en outre, pas obtenu de majorité au Sénat, où elle était défendue par le sénateur Joël Labbé (EE-LV). Celui-ci en avait ôté sa cravate de dépit en pleine session.

Plantes, sols, eau imprégnés

C’est pourquoi les trois députés fers de lance de ce combat ont voulu montrer qu’ils ne baissaient pas la garde et ont lancé un appel à l’adresse de leurs confrères parlementaires. Une quarantaine d’entre eux ont déjà apporté leur signature à ce texte qui demande de prohiber ces « substances solubles [qui] imprègnent toute la plante jusqu’à son pollen, s’infiltrent dans le sol et se répandent par les eaux de surface et souterraines ». Parmi les signataires figurent plusieurs anciens ministres de l’écologie : Philippe Martin (PS), Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), Chantal Jouanno (UDI) et Delphine Batho, bien sûr.

En fait, on est encore loin d’une prohibition générale des néonicotinoïdes en France. Car ni la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, ni surtout son homologue de l’agriculture, Stéphane Le Foll, n’appuient une disposition difficile à faire passer auprès des représentants des filières agricoles. En 2013, M. Le Foll avait demandé et obtenu un moratoire de deux ans dans l’Union européenne vis-à-vis de quatre substances de la famille des néonicotinoïdes : le thiaméthoxam, la clothianidine, l’imidaclopride et le fipronil.

Position molle de la France

Cependant les défenseurs des butineuses, apiculteurs en tête, ont toujours dénoncé cette interdiction qui doit s’achever en décembre, ils lui reprochent de n’être que partielle en réalité. Stéphane Le Foll continue de demander publiquement à la Commission européenne de faire procéder à des évaluations supplémentaires sur la toxicité de ces substances qui déstabilisent les abeilles, les privant notamment de leurs points de repère. Mais le ministre ne se montre pas pressé de prendre des décisions radicales dans les campagnes françaises tant que les Vingt-Huit ne seront pas prêts à basculer tous ensemble dans l’après-néonicotinoïdes.

Contre cette position molle de la France, les auteurs de l’Appel des parlementaires pour l’interdiction des néonicotinoïdes font connaître les multiples cultures qui ont encore recours à ces molécules : les céréales à paille, les betteraves, de nombreux arbres fruitiers (pêchers, abricotiers, pruniers), la vigne, les agrumes, les légumes (poivrons, concombres, pommes de terre, pois…), les rosiers, les pépinières de conifères, les plantes d’intérieur… Sans compter les usages vétérinaires de l’insecticide imidaclopride sur les chiens et les chats, dans la lutte contre les blattes et les fourmis, du thiaméthoxam et de l’acétamipride pour traiter les bâtiments d’élevage…

Preuves de la neurotoxicité

Des forêts aux montagnes en passant par les balcons des citadins, il en reste donc à peu près partout, distribué sous de multiples appellations de Bzyer, Syngenta, Philagro, Novartis... Sur les végétaux, il existe bien certaines limites en fonction des périodes de floraison notamment, seulement les études scientifiques ont désormais montré à quel point les néonicotinoïdes, qui traitent la semence même de la plante, persistent dans l’environnement.

« La communauté internationale des scientifiques a accumulé les preuves de la neurotoxicité de ces substances actives pour les abeilles, les invertébrés, les oiseaux et les poissons », a rappelé le député Jean-Paul Chanteguet. Il a exhorté « les élus du peuple de toutes les familles politiques à se retrouver pour assumer ensemble cette responsabilité essentielle » : la défense du « bien-être des générations futures et la préservation du bien commun qu’est l’environnement. »

Repost 0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 04:38

Dans sa note "bonne nouvelle pour les milieux "vivants" ,l'administration du blogue annonce que

Ségolène Royal, a parlé hier dimanche sur France 3 de son intention d'interdire la vente en libre service dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto,
( lire:http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-interdit-la-vente-du-roundup-de-monsanto-dans-les-jardineries_1689394.html#SGf4kDTyCp7pEVSY.99

Et une revue de presse en est faite qui se trouve à la fin de cette page )

Reste que comme le transit de tels poisons est déjà installé par les vitipesticideurs de Thau via l’Espagne, (Oui, c'est bien le cas,et pour des raisons économiques ,celui du moindre cout d'achat de poisons monsanto de l'autre coté des Pyrénées !),c'est aussi le moment de s'interroger sur les retombées en terme de maladies professionnelles,de fragilité environnementales (les eaux agricoles ruissellent jusque dans l'étang ou sont élevées nos huitres triploïdes génétiquement modifiées ), et d'atteinte à la santé des populations,notamment des enfants :

Il faudrait d'agir pour que l'organisme DGCCRF Montpellier ,la DIRECTION DÉPARTEMENTALE DE LA PROTECTION DES POPULATIONS,les douanes ,aillent plus loin dans le contrôle aux frontières et dans le département ,car ces trafics avec l’Espagne entretiennent les empoisonnements agricoles des terres,des eaux et des personnes

- Encore faudrait-il re-charger "DE PRINCIPE DE NÉCESSITÉ" l'action ministérielle ,l'action administrative et de police rurale ,celle des politiques municipales ,associatives ou de prendre des mesures radicalement citoyennes ,pour que l'on puisse entraver (et interdire selon l’esprit presque défunt du plan écophyto)les acheminements de bidons espingouins .

Et surtout comment veiller à ce que ne se fasse plus,sur les parking des coopératives de village,ou dans les exploitations ,ces déchargements de toxiques au "cul des camions " ?Car c'est dans ce sens qu'il faut aller .

la mission de l'élu municipal , doublé de la mise en dynamique de l'état de nécessité devrait se voir DICTÉE d'elle même à chaque responsable local doté du mandat politique d'agir pour tous et le bien être de tous.Sinon en lieu et place de ça nous subissons tous le dictat des empoisonneurs qui sont souvent aussi les empoisonnés!

Cet état de nécessité, actionné dans le champ du droit public, a trait à des situations où les pouvoirs publics pourraient momentanément se permettre de s'affranchir de la légalité ordinaire.

Nous y sommes .Le PRINCIPE DE NÉCESSITÉ pourrait être appliqué en adéquation avec la conscience politique,en combinaison avec les responsabilité de la chambre d'agriculture sur ce problème de toxicité due à l'utilisation massive de poison viticole (round'up) mais aussi semencier(le pulsar est asspergé sur les parcelles de tournesols destinées à reproduire la semence ),.

La problématique round'up nous la connaissons bien à Loupian .

Le NOUVEAU maire Alain Vidal y a été le plus gros pollueur de la commune pendant des années mais il à passé la main.Désormais 'ancien premier adjoint (qui se situe dans la continuité repressive et anti Natura 2000 de l'ex-maireTurrel, compte bien montrer qu'il s'affranchit lui aussi de la protection des gens et de la nature en continuant de développer son clientélisme un peu plus particulier,dont le cabinet douteux D'Almeras ,qui conseille la municipalité serait bien avisé de,dissuader !Alain Vidal d'entreprendre aux frais du public la construction d'un "Mas Viticole" pour le bénéfice unique de son fils .

Car ceci est en terme juridique ,un délit qui à pour appellation "favoritisme" '!

Notons simplement pour motiver les esprits uniquement sur le plan de la santé,que le lymphome non hodgkinien vient enfin d’être reconnu ,c'est heureux mais par trop tardif,comme maladie professionnelle(C'est à lire lire en 1) .

Cela fait en effet des années que dans les maisons de retraites les soignants constatent que des professionnels ayant travaillé toute leur vie dans la vignes sont affectés par ces pathologies.

*En attendant les communes touchées peuvent toujours organiser des conférences dans ce sens !

La salubrité publique passe par la prévention et l'appel au bon sens et à l'économie ;

Ainsi il faudrait aller plus loin quand Thau-info relate : www.thau-info.fr/index.php/commune/villeveyrac que "Christopphe Morgo, Maire de Villeveyrac, et Conseiller départemental, n'oubliait pas de remercier toutes les personnes présentes et organisatrices de la "fête du Genet", et profitait de ce moment de réunion pour lancer un appel citoyen, en cette période estivale qui débute : économiser et préserver l'eau est devenu inévitable dans le cadre du réchauffement climatique. ".

On peut certes économiser le précieux liquide ,mais pour préserver l'eau c'est une autre paire de manche puisqu'une étude montre que c'est sans compter sur les contaminants extérieurs qui ,(comme les pesticides agricoles) ,peuvent aisément pénétrer les canalisations d'eau d'une commune ( Quand l’eau du robinet s’imprègne en cours de route)

Quand après les nitrates et les pesticides, ce sera bientôt la pollution au mercure que l'on trouvera dans l'étang de Thau accompagnée du cortège de syndromes de minamata?
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47%2F1020
Alors Christophe Chiche!

,Quand voulez-vous monsieur le maire ,qu' à l'instar de Guy KASTLER DE "NATURE ET PROGRÈS "que vous avez invité à Montbazin ,ou du docteur Mireille LAMBERTIN (1)que vous avez invité à Loupian pour faire bouger les lignes de la pesticulture, l'on s'organise pour faire venir bientôt le professeur Sultan à Villeveyrac?

(1)Lire la récente intervention du Docteur Mireille Lambertin Martinez,Présidente de Foll’Avoine (association organisatrice de « Faites sans OGM»)sur http://www.fne.asso.fr/en/toutes-nos-actualites/actualite.html?cmp_id=37&news_id=14305 !

En effet, "Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous. L’alternative est simple : changer... ou disparaître."
http://www.actes-sud.fr/naomi-klein-tout-peut-changer

(1)Hypospadias: le poids écrasant de l’environnement

Le 08 juin 2015 par Romain Loury

Santé au travail, Santé publique, Produits

Charles Sultan
DR

Le lien entre malformations génitales du garçon et perturbateurs endocriniens ne fait plus guère de doute. Corollaire: certaines d’entre elles, les hypospadias, sont plus fréquentes lorsque les parents exercent une profession à risque, ou lorsqu’ils résident à proximité de sites sensibles, révèle une étude montpelliéraine.

«Préoccupation majeure de santé publique» selon Charles Sultan, chef du service d’endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier, les hypospadias se caractérisent par un défaut de fermeture de l’urètre, canal urinaire situé au niveau de la verge. Nécessitant une opération chirurgicale, cette affection, liée à une masculinisation insuffisante de l’appareil génital du petit garçon, serait en hausse de 1,2% en France chaque année.

Si le lien avec les perturbateurs endocriniens a fait l’objet de plusieurs études, il demeurait un doute du fait de l’existence de facteurs génétiques, prédisposant à la maladie au sein d’une même famille. Un écueil contourné par l’équipe de Charles Sultan, dont l’étude, publiée par la revue European Urology, a écarté les cas génétiques.

Au final, 300 jeunes garçons atteints ont été comparés à 302 contrôles. D’après les professions exercées par les parents, le risque d’hypospadias est 3,13 fois plus élevé lorsque le métier expose aux perturbateurs endocriniens, notamment ceux présents dans les peintures et solvants, les détergents et les pesticides.

Nettoyage, coiffeuses, esthéticiennes

Du côté des mères, ce sont celles exerçant des activités de nettoyage et de ménage qui sont les plus à risque d’enfanter d’un garçon atteint d’hypospadias, suivies des coiffeuses, des esthéticiennes et de celles travaillant en laboratoire. Selon les chercheurs, l’exposition serait particulièrement problématique lorsqu’elle intervient en début de grossesse, durant la fenêtre d’exposition au cours de laquelle se développe le système génital.

La profession du père est aussi associée à un risque accru, en premier lieu chez les agriculteurs. Comment expliquer ce lien paternel avec une maladie liée au développement in utero? Interrogé par le JDLE, Charles Sultan l’explique par la «transmission épigénétique», celle impliquant des modifications chimiques de l’ADN présent dans les spermatozoïdes, et non les gènes eux-mêmes.

Les chercheurs notent aussi une nette augmentation du risque chez les personnes résidant à moins de 3 km d’une zone industrielle, d’un incinérateur, d’une décharge ou d’une zone d’agriculture intensive. En combinant ce facteur environnemental à l’activité professionnelle, le risque pourrait être accru de 11 fois!

Le syndrome dysgénésique en hausse

Pourtant, l’hypospadias ne serait que la «partie émergée de l’iceberg», celui que l’on appelle syndrome dysgénésique, et qui comprend aussi micropénis et cryptorchidies chez le jeune garçon, cancer du testicule et stérilité chez l’homme adulte -toutes des manifestations à la hausse. «Nous sommes face à un véritable catastrophe sanitaire», prévient Charles Sultan.

Spécialiste de l’étude des perturbateurs endocriniens, l’endocrinologue mène actuellement une étude que l’on pourrait qualifier de pendant féminin à celle-ci. Mené sur les pubertés précoces chez les jeunes filles, ce travail, probablement publié «à la rentrée», pourrait montrer «un impact encore plus grave», affirme Charles Sultan.

note "bonne nouvelle" de l'administration du blogue:

Ségolène Royal interdit la vente du Roundup de Monsanto dans les jardineries
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-interdit-la-vente-du-roundup-de-monsanto-dans-les-jardineries_1689394.html#SGf4kDTyCp7pEVSY.99

La ministre de l'Ecologie entend interdire la vente libre du désherbant controversé du géant américain Monsanto dans les rayons des jardineries.

La chasse aux perticides est ouverte. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé dimanche sur France 3 l'interdiction de la vente en libre service dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto, le Roundup, afin de lutter contre les effets néfastes des pesticides. "La France doit être à l'offensive sur l'arrêt des pesticides", a déclaré la ministre.

"Elle doit être aussi à l'offensive sur l'arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j'ai demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto", le géant américain des semences et de l'agrochimie, a-t-elle dit.

Un produit cancérigène

Le Roundup avait été remis au centre de l'actualité après le classement en mars du glyphosate, son principe actif, comme cancérogène "probable chez l'homme", même si les "preuves sont limitées", par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Cette annonce intervient alors que l'association de consommateurs CLCV avait interpellé en début de semaine les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture sur le glyphosate, demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre service aux jardiniers amateurs.

Dans la foulée, Ségolène Royal et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avaient indiqué dans un communiqué jeudi qu'à compter du 1er janvier 2018, l'accès aux produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs ne pourra se faire que "par l'intermédiaire d'un vendeur certifié".

"L'acheteur amateur bénéficiera ainsi d'un conseil renforcé systématique lors de la vente de ces produits avec une information sur les interdictions à venir et les alternatives", selon ce communiqué.

Le lymphome non hodgkinien officiellement lié aux pesticides

Le 11 juin 2015 par Romain Loury

Politique & Société, Santé au travail, Santé publique, Droits/Fiscalité Risques et Santé, Produits, ONG, Administrations, Entreprises

Les organochlorés et -phosphorés concernés

Le lymphome non hodgkinien vient enfin d’être reconnu comme maladie professionnelle liée à l’emploi de certains pesticides, selon un décret paru mardi 9 juin au Journal officiel. «Une avancée importante» pour l’association Phyto-victimes, qui espère élargir la liste.

Selon ce nouveau «tableau» des maladies professionnelles, le numéro 59, le lymphome non hodgkinien est désormais reconnu comme maladie survenant suite à des «travaux exposant habituellement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l'atrazine».

L’exposition peut avoir eu lieu «lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation» ou «par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides», ajoute le texte, qui fixe un délai de prise en charge de 10 ans, «sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans».

Le dernier ajout à la liste des maladies professionnelles, ou tableau n°58, remonte à avril 2012, avec la maladie de Parkinson, toujours avec les pesticides.

D’autres maladies en vue

Contactée par le JDLE, l’association Phyto-victimes y voit une «avancée importante»: «des reconnaissances de maladie professionnelle avaient déjà été obtenues [par des personnes souffrant d’un lymphome non hodgkinien], mais la procédure était très longue. Cela va ouvrir la voie à des gens qui n’osaient pas lancer une telle démarche jusque-là».

Pour l’association, le combat doit continuer avec «de nombreuses autres pathologies», dont d’autres hémopathies (maladies du sang), des maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’avec d’autres cancers, notamment celui de la prostate.

Quant à la durée minimale d’exposition de 10 ans, la même qu’avec la maladie de Parkinson, Phyto-victimes reconnaît que «cela a été sujet à beaucoup de discussions. On aurait aimé que ce soit moins, mais il est compliqué de fixer un seuil. Dans les faits, il pourrait très bien y avoir reconnaissance d’une maladie professionnelle même en-dessous de 10 ans, en présence d’éléments probants. Et rien n’exclut que ce seuil soit un jour revu à la baisse».

_Revue de presse

Royal demande l'interdiction du Roundup en libre service
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/14/royal-demande-aux-jardineries-de-ne-plus-mettre-en-vente-libre-le-desherbant-roundup-de-monsanto_1329401

Interdiction de la vente des pesticides : Des déclarations qui doivent être traduites dans la loi
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/interdiction-de-la-vente-des-pesticides-des-declarations-qui-doivent-etre-3899

Perturbateurs endocriniens : une menace ignorée
http://future.arte.tv/fr/perturbateurs-endocriniens

Les agriculteurs sont bien victimes des pesticides
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150615.OBS0804/les-agriculteurs-sont-bien-victimes-des-pesticides.html

Mise au point : A Jardiland, les pesticides jouent à cache-cache avec les médias !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/mise-au-point-jardiland-les-pesticides-jouent-cache-cache-avec-les-medias-3911

Roundup: le fabriquant dénonce l’opération de Ségolène Royal
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/roundup-le-fabriquant-denonce-l-operation-de-segolene-royal-559604.html

Vade retro Monsanto
https://www.bakchich.info/france/2015/06/15/vade-retro-monsanto-64076

-Les arguments toxiques de Monsanto

Monsanto : peur des pesticides ‘une conspiration française’
http://www.consoglobe.com/monsanto-interview-directeur-communication-cg#eofsieVOeDd8xEek.99

http://www.usinenouvelle.com/article/attaque-en-france-monsanto-veut-rassurer.N334887

Attaqué en France, Monsanto veut rassurer

Sous les feux des critiques, le géant américain des OGM et des semences Monsanto riposte en mettant en avant sa présence industrielle dans l’Hexagone. Et tente de désamorcer l’inquiétude suscitée par son produit phare, le Roundup.

Le géant semencier américain Monsanto est sous le feu des critiques. Samedi 23 mai, il était la cible principale d’une grande marche anti-OGM organisée dans plusieurs villes de France, dans le cadre d’une mobilisation mondiale. Dans l’Hexagone, il sera prochainement jugé en appel suite à son pourvoi contre un agriculteur qui avait fait reconnaître en 2012 un de ses herbicides - le Lasso, retiré du marché cinq ans plus tôt - commme responsable de son intoxication en 2004.

Le Roundup en cours de renouvellement en Europe

La molécule principale (appelée glyphosate) de son actuel produit phare, le Roundup, est suspectée d'être "probablement cancérigène" par l'Organisation mondiale de la santé. Une classification que Monsanto conteste. "Nous considérons que toutes les études n’ont pas été prises en compte pour valider cette recommandation, se défend Didier Charrier, le directeur de l’activité protection des cultures de Monsanto en France. Ce désherbant est utilisé par des millions d’agriculteurs et de jardiniers amateurs depuis 40 ans et a fait l’objet de nombreuses évaluations, qui ont toutes montré la sécurité d’utilisation du produit."

En attendant que les autorités européennes rendent leur verdict en fin d'année sur le renouvellement ou non de l'autorisation du Roundup (l'Allemagne, qui instruisait le dossier, s’est déjà prononcée positivement), Monsanto a reçu un soutien indirect du ministre de l'Agriculture, Stephane Le Foll. Ce dernier a indiqué le 9 juin qu’il n’interdirait pas le glysophate, faute d’alternative pour les agriculteurs. Une excellente nouvelle pour Monsanto, car Roundup réalise l’essentiel de ses ventes en protection des plantes, une activité qui représente plus du quart de son chiffre d'affaires mondial (15,8 milliards dollars en 2014).

Les OGM en France, du passé selon Monsanto

Le géant américain sait cependant qu'il lui reste fort à faire pour redorer son image en France. "Il n’y a pas de culture d’OGM en France et Monsanto n’a pas l’intention de proposer des semences OGM aux agriculteurs français dans les années à venir", insiste Yann Fichet, le directeur des affaires institutionnelles, un an après une première conférence de presse visant déjà à balayer ce sujet source de tensions. Monsanto préfère mettre l'accent sur son nouveau site internet dédié au grand public, decouvrir.monsato.fr, qui veut "réinitialiser le dialogue". L’américain rappelle aussi sa forte présence dans l'Hexagone, avec 600 salariés, onze sites dont sept de R&D dans lesquels il planche sur de nouvelles solutions pour les agriculteurs en associant agriculture de précision, biotechnologies modernes hors OGM, big data, etc.

Ses trois usines, qui exportent dans une trentaine de pays, ont reçu 141 millions d'euros d'investissement ces deux dernières années, dont 75 millions à Trèbes (Aude) et 62 millions à Peyrehorade (Landes). Rien d'étonnant à cela. La France, premier producteur de semences sur le Vieux Continent, est de loin le premier marché de Monsanto en zone Europe-Afrique.

Gaëlle Fleitour

Monsanto veut s’emparer de Syngenta

La bataille engagée par Monsanto pour s’emparer de son rival, le suisse Syngenta, se poursuit. L’américain a déjà soumis deux offres à Syngenta, le valorisant à plus de 40 milliards d’euros, mais ce dernier les juge encore trop faibles. En cas d’accord, qui donnerait naissance à un mastodonte de l’agrochimie, Monsanto céderait probablement certaines activités de Syngenta dans les semences et les traits génétiques, pour obtenir le feu vert des autorités réglementaires.

Repost 0
10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 04:04

mardi 9 juin 2015

09/06/2015...La constatation d'une intoxication massive à l'aluminium d'une colonie de bourdons confirme que la pollution généralisée de la nature par l’aluminium peut être un des facteurs importants du déclin des abeilles dans le monde.

09:31

Dans un nouvelle étude ,publiée dans la revue PLOS one, des chercheurs ont constaté que la contamination d'une colonie d'abeille à l'aluminium peut contribuer à la diminution de sa population

L'aluminium est l'un des produits toxiques les plus répandu dans le monde. il est connu pour être relié à de nombreuses hécatombes de poissons dans les lacs, le dépérissement des forêts dans les bassins pauvres en éléments nutritifs et à la faible productivité des cultures dans les sols sulfatés acides.

Les chercheurs pensent que la pollution généralisée de la nature par ce métal peut également jouer un rôle dans le déclin des abeilles.

Dans cette dernière étude, les chercheurs ont recueilli des larves dans des colonies de bourdons sauvages. Ces nymphes ont ensuite été examinés pour tenter de retrouver des traces d'aluminium. A leur grande surprise les scientifiques ont constaté que les nymphes étaient fortement contaminées, avec des niveaux individuels allant de 13 à près de 200 ppm. Pour information une valeur de 3 ppm serait considérée comme potentiellement pathologique dans un tissu cérébral humain.

Leur étude démontre que les bourdons étudiés et nourris exclusivement de leur cueillettes naturelles de pollens quotidiennes ont été très largement contaminé à l'aluminium et ont souffert de cette contamination.

"Il est largement admis qu'un certain nombre de facteurs en interaction sont susceptibles d'être impliqués dans le déclin des abeilles et autres pollinisateurs; l'absence de fleurs, les attaques de parasites, et l'exposition à des cocktails de pesticides, par exemple», a déclaré Chris Exley, une sommité sur l'exposition humaine à l'aluminium. Cette étude vient en ajouter un autre, l'intoxication à l'aluminium"

"Une intoxication à l'aluminium, qui est un neurotoxique connu, affecte gravement le comportement humain ou animal en déclenchant des maladies neurodégénératives, chez l'humain la maladie d'Alzheimer est l'une des plus connue d'entre elles."

"Avec cette nouvelle étude on peut imaginer que les Abeilles intoxiquées qui comptent beaucoup sur leurs fonctions cognitives dans leur comportement quotidien soient désormais atteintes de dysfonctionnements induits par la forte présence de l'aluminium dans leurs corps et que cela doit forcément jouer un rôle majeur dans le déclin de leurs populations à travers le monde."

L'étude est consultable ici ( en Anglais)


© Nature Alerte

Abeilles: l’aluminium aussi impliqué?

Le 09 juin 2015 par Romain Loury

Risques & Santé, Air industriel, Sites & Sols, Faune et flore, Produits, Biodiversité

Nouvelle menace sur les abeilles?
DR

Au-delà des néonicotinoïdes, les insectes pollinisateurs seraient-ils aussi malades de l’aluminium? Selon une étude britannique publiée dans la revue PLoS ONE, ce métal lourd, aux effets neurotoxiques, serait présent en abondance dans leur organisme, et pourrait en partie expliquer leur surmortalité.

Entre autres sources anthropiques d’aluminium, l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) évoque, dans une fiche consacrée à ce métal lourd, sa production industrielle, l’industrie minière, l’agriculture, la combustion du charbon, les fonderies et les échappements des automobiles.

Pourtant, difficile d’en savoir plus sur la contamination environnementale, ce métal lourd, que l’on retrouve dans les pluies acides, n’étant pas réglementé. Contactés par le JDLE, ni Airparif, ni Air Rhône-Alpes, ni l’Ineris n’ont pu fournir de données à ce sujet.

L’équipe de David Goulson, biologiste à l’université du Sussex à Brighton, s’est intéressée à sa présence chez les bourdons, qui comme d’autres pollinisateurs dont les abeilles, connaissent ces dernières années une forte surmortalité. A l’origine de leur curiosité, le fait que l’aluminium soit, comme les néonicotinoïdes, un neurotoxique, et qu’il a même été impliqué dans la maladie d’Alzheimer. Or des études ont montré sa présence dans le nectar et le pollen des fleurs.

Jusqu’à 20% du poids sec!

Les chercheurs ont dosé l’aluminium dans 72 pupes (stade intermédiaire entre la larve et l’adulte) issues de 20 colonies de bourdons implantées dans divers sites du Sussex de l’Est. Résultat: le métal y était présent à des teneurs allant de 13,4 à 193,4 microgrammes par gramme de poids sec, sans différence entre les sites urbains et ruraux.

Les chercheurs n’ont pas trouvé de lien entre la santé de la colonie et son imprégnation par l’aluminium, mais le poids de la pupe était lié à sa teneur en aluminium. S’ils reconnaissent qu’il est difficile de conclure en l’état, vu la faible taille de l’étude, les chercheurs s’étonnent d’une telle contamination, à «des niveaux d’un ordre de grandeur plus élevé que ceux nocifs pour l’homme».

«Les colonies d’abeilles sont très dépendantes de la capacité de leurs membres à apprendre, à s’orienter et à voler sur de longues distances au cours du butinage: on peut donc s’attendre à ce qu’elles soient particulièrement sensibles aux effets neurotoxiques», expliquent les chercheurs.

Repost 0
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 08:05

OPÉRATION "VIGILANCE 2015"
Nous croyons que votre souris a du pouvoir mais nous sommes aussi persuadés que notre porte monnaie a du pouvoir.

Parallèlement aux cyber @ctions mises en place sur le sujet dans le cadre de l'opération "Poison d'avril", nous avons donc décidé de répertorier les magasins pour faire connaître ceux qui vendent du round up et ceux qui n'en vendent.

Nous vous proposons :
de vous rendre dans les rayons jardineries des magasins proches de chez vous ou dans les rayon jardinage des supermarchés,
de signaler ceux qui vendent du roundup, en nous donnant un maximum d’informations pour contacter ce magasin : adresse, téléphone, adresse électronique, adresse de la page contact de leur site.
Et ceux qui n'en vendent pas pour encourager aux bonnes pratiques

Pour participer à cette opération cliquer ici
http://www.cyberacteurs.org/vigilance/index.php


Dans un deuxième temps, nous proposerons à tout un chacun de contacter ces magasins pour leur demander le retrait de ces poisons.

revue de presse pesticides

La Colombie interdit l'épandage de Roundup
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/26671/colombie-interdit-lepandage-de-roundup

La Wallonie veut la fin du Roundup
http://www.lesoir.be/894588/article/demain-terre/environnement/2015-06-01/wallonie-veut-fin-du-roundup


Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/24916/salvador-bannit-roundup-de-monsanto-connait-des-recoltes-records

Une étude des professeurs Charles Sultan et Nicolas Kalfa du Centre hospitalier régional de Montpellier (CHRU), publiée dans la revue European Urology, a mis en évidence le lien entre exposition des parents aux pesticides, polluants ou perturbateurs endocriniens et malformations génitales chez l'enfant.
http://www.vedura.fr/actualite/8675-polluants-pesticides-responsables-malformations-genitales-enfants


Hyperactivité chez l'enfant : les pesticides mis en cause
http://www.topsante.com/maman-et-enfant/enfants/sante-des-enfants/hyperactivite-chez-l-enfant-les-pesticides-mis-en-cause-250389

Rappel des dernières Cyber @ctions sur le sujet

N° 695: pour aider Vilmorin à retirer le glyphosate de ses rayons
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/aider-vilmorin-retirer-glyphosate-933.html

N° 694: Pour un décret interdisant l'usage du glyphosate.
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/decret-interdisant-usage-glypho
sat-932.html

N° 688: Nutréa-Triskalia planète positive aux pesticides ?
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nutrea-triskalia-planete-positive-p-920.html

N° 707: InVivo doit servir les agriculteurs. Pas les empoisonner !
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/invivo-servir-agriculteurs-pas-empo-955.html

-.Évènements locaux et positifs ,à noter dans vos agendas :

Marché d'été à Vailhauques le dimanche 14 juin de 9H à 14H, Pour cette occasion le marché paysan et artisanal accueillera en plus des plantes vivaces et ornementales, des poules pondeuses et petits rongeurs, un espace consacré aux artisans créateurs et une animation musicale et table conviviale à 11h30. Restauration sympathique sur place (ombre garantie) ! Présence de la signalétique d'information sur l'origine des produits agricoles proposée par l'association marchés paysans.

Marché des producteurs du terroir du 2ème Salon Hauts Cantons Passions les 4&5 juillet au Bousquet d'Orb, un marché placé sur un beau site dans le joli village du Bousquet d'Orb durant deux jours mettant à l'honneur les Hauts Cantons. Restauration sur place. Vous êtes producteurs et artisans, il est encore temps de s'inscrire par email à information@marchepaysan34.org.

Vous pouvez aussi lire l'article qu'Agir pour la Crau a publié et qui est intitulé "Plus de terres
agricoles, plus de légumes en cliquant sur le lien suivant :
http://www.agirpourlacrau.fr/terres-agricoles-2/plus-de-terres-agricoles-plus-de-legumes

-

07/06/2015

Plus de terres agricoles, plus de légumes !

Pour rappel, Filière Paysanne lançait, le 9 avril 2014, un appel pour la préservation des terres agricoles avec le soutien de nombreuses organisations dont AGIR POUR LA CRAU. Une pétition nationale a recueilli 20 000 signatures. Cette mobilisation, appelée « l'Union Fertile », a permis d'influencer les travaux du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale dans le cadre de la loi ALUR et de loi d'avenir agricole votée en septembre dernier.

Alors n'hésitez pas à soutenir Filière Paysanne comme nous.

Plus de terres agricoles, plus de légumes, alors on finira par manger des Parpaings !

AGIR POUR LA CRAU est membre de l'union fertile.

07/06/2015

Plus de terres agricoles, plus de légumes !

Pour rappel, Filière Paysanne lançait, le 9 avril 2014, un appel pour la préservation des terres agricoles avec le soutien de nombreuses organisations dont AGIR POUR LA CRAU. Une pétition nationale a recueilli 20 000 signatures. Cette mobilisation, appelée « l'Union Fertile », a permis d'influencer les travaux du Gouvernement et de l'Assemblée Nationale dans le cadre de la loi ALUR et de loi d'avenir agricole votée en septembre dernier.

Alors n'hésitez pas à soutenir Filière Paysanne comme nous.

Plus de terres agricoles, plus de légumes, alors on finira par manger des Parpaings !

AGIR POUR LA CRAU est membre de l'union fertile.

Repost 0
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 10:18

Les insecticides animent (un peu trop) les enfants
02/06/2015

Le 02 juin 2015 par Romain Loury

Santé publique, Produits

Insecticides désormais les plus utilisés dans les foyers, les pyréthroïdes pourraient favoriser les troubles de l’attention avec hyperactivité (TDAH) chez l’enfant: après de premiers éléments de preuves chez l’animal, une étude publiée dans la revue Environmental Health suggère un effet chez l’homme.

Après l’abandon des organophosphorés, les pyréthroïdes, parmi lesquels la deltaméthrine et la perméthrine, sont devenus les insecticides dont l’usage domestique est le plus répandu. Si leur toxicité aigüe est moindre, ils pourraient avoir de lourdes conséquences à long terme, notamment chez les enfants.

Après des résultats chez la souris, une étude menée par l’équipe de Tanya Froehlich, du Cincinnati Children’s Hospital Medical Center (Ohio), révèle que les plus exposés d’entre eux auraient un risque accru de TDAH. Parmi les 687 qu’ils ont étudiés, âgés de 8 à 15 ans, ceux dont le taux de 3-PBA, métabolite des pyréthroïdes, atteignait un niveau détectable avait 2,42 fois plus de risques d’avoir été diagnostiqué avec un TDAH.

Les garçons plus sensibles

Toute hausse d’un facteur 10 était liée à une hausse de 57% du risque. Bien plus marqué chez les garçons, le phénomène concerne avant tout les problèmes d’hyperactivité, pas tellement les troubles de l’attention -résultat également conforté par des travaux chez l’animal.

«Etant donné l’usage croissant des pyréthroïdes et la perception répandue selon laquelle ils sont moins nocifs, ces résultats pourraient avoir d’importantes conséquences en matière de santé publique», expliquent les chercheurs.

Selon eux, le phénomène doit être confirmé par d’autres études, chez des enfants suivis dans le temps: leur étude ne portait que sur un seul échantillon urinaire par participant, tandis que ces substances sont rapidement métabolisées.

Repost 0
27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 04:21

Afficher la lettre de pétition

Abeilles : action à l’assemblée générale de BAYER

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

Les pesticides mettent les abeilles en péril. Les néonicotinoïdes en particulier sont associés à leur disparition massive. Mais les multinationales de la chimie qui produisent ces substances hautement toxiques s’opposent aux restrictions et interdictions.

Ce mercredi a lieu l’assemblée générale de BAYER. Saisissons cette opportunité pour faire valoir la cause des abeilles auprès de ses actionnaires. Notre pétition a collecté plus de 190 000 signatures jusqu'ici. Merci de signer vous aussi pour les abeilles !

En vous remerciant de votre attention,

Revue de press-ticide

La Colombie interdit l’épandage de Roundup
http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/26671/colombie-interdit-lepandage-de-roundup

Pesticides : Fabrice Bouin, portrait d’un agriculteur qui dit «non»
http://www.leparisien.fr/environnement/alimentation/pesticides-fabrice-bouin-portrait-d-un-agriculteur-qui-dit-non-11-05-2015-4762663.php

Écologie. Un plan national d'action en faveur des abeilles
http://www.ouest-france.fr/ecologie-un-plan-national-daction-en-faveur-des-abeilles-3414639

-POUR UN MORATOIRE SUR LES PESTICIDES NEONICOTINOIDES

A l’attention du gouvernement et des parlementaires dans le cadre de la loi biodiversité

En transportant le pollen de fleurs en fleurs les insectes pollinisateurs assurent la reproduction des plantes dont les fruits et les légumes. Ils sont donc essentiels à notre alimentation. Pour la biodiversité comme pour notre propre survie, leur disparition serait dramatique. Or les pollinisateurs subissent de plein fouet l’utilisation massive des pesticides par l’agriculture. Dans certaines régions françaises ce sont trois colonies d’abeilles sur quatre qui disparaissent. Deux études publiées cette année confirment que les néonicotinoÏdes, peut-être la famille de pesticides la plus toxique, attaquent directement le système nerveux des pollinisateurs. Plus grave encore, une analyse scientifique mondiale de 2014 montre que ces insecticides, parmi les plus vendus, toucheraient un grand nombre d’espèces animales jusqu’à l’être humain. Des impacts sanitaires, notamment sur le cerveau en développement des enfants, sont suspectés par ces publications.

Il est donc urgent d’agir pour sauvegarder les abeilles et autres pollinisateurs, assurer notre sécurité alimentaire et préserver la santé humaine sur le long terme.

Par ma signature, J’APPELLE, en urgence, à un moratoire sur les pesticides néonicotinoïdes, mesure indispensable pour tenter de sauver les abeilles et autres pollinisateurs de leur disparition programmée.

Ce moratoire doit ensuite permettre au gouvernement français de continuer à porter cette cause sanitaire et environnementale majeure à l’échelle européenne, une fois les résultats des évaluations connus il pourra décider de l’avenir de ces substances.

Vous aussi vous pouvez changer la donne et arrêter ce scandale sanitaire. Signez et faites signer cette pétition. Avant le passage au Sénat de la loi biodiversité prévu pour juillet, nous remettrons vos signatures à Ségolène Royal, Stéphane Le Foll, et Marisol Touraine ;

Note de l'administration du blogue :il existe une coordination contre les méfaits de Bayer

Exigeons l'interdiction des microplastiques / Contre-proposition à l'Assemblée générale de BAYER

Dernières actualités: Centième anniv. du 1er emploi de gaz toxiques: "BAYER continue à ne pas endosser sa responsabilitè" ++++Pesticides - la stratégie "deux poids, deux mesures" du groupe BAYER ++++La France touchée par l’évasion fiscale de BAYER++++ Pharmafia - Interview du Prof Peter Gøtzsche++++

Aidez-nous à continuer notre travail

NOVETHIC, No 74: Une ONG contre Bayer Depuis plus de 30 ans, la "Coordination contre les méfaits de Bayer", basée à Düsseldorf, non loin du siège de l'entreprise, passe au crible les activités de la multinationale allemande, premier producteur d'OGM en Europe. Née d'un mouvement de protestation suite à la pollution par Bayer de la rivière Wupper, la Coordination a depuis élargi ses activités. Elle alerte l'opinion publique, allemande et internationale, sur les dangers liés aux produits fabriqués par Bayer, recense des informations, parfois confidentielles, sur la multinationale, organise et coordonne en partenariat avec d'autres ONG des actions de protestation, notamment dans les pays en voie de développement. Enfin, elle intervient directement lors des assemblées d'actionnaires.

Depuis les années 70, la Coordination contre les méfaits de Bayer (en allemand Coordination gegen BAYER-Gefahren/CBG), rend compte des problèmes et des dangers engendrés par la multinationale de l’industrie chimique et pharmaceutique. Par son nom, BAYER évoque une multitude de problèmes: pesticides dangereux, médicaments inutilisables, risques au niveau de la production dans les pays en voie de développement, passé inassumé lié à l’IG Farben, produits sanguins contaminés par le virus du SIDA, technologie génétique, émissions de produits toxiques dans l’air et l’eau, etc.

Durant le IIIe Reich, l’IG Farben regroupait toutes les entreprises chimiques allemandes et était la plus grande entreprise d’Europe. Elle tira profit des crimes commis par les nazis.

Au sein de la CBG se retrouvent environ 1000 personnes et organisations, qu’elles soient concernées ou victimes, habitantes de zones proches des usines, journalistes ou savants. Elles veulent contrecarrer le puissant groupe. Chaque année, elles se rendent à l’assemblée d’actionnaires de BAYER et y exposent leurs critiques devant plusieurs milliers d’actionnaires. De plus, au cours d’un procès spectaculaire, la CBG a gagné contre BAYER devant le tribunal constitutionnel allemand. En 1991, Bayer avait porté plainte contre un trac critique de la CBG. La valeur du litige s’élevant à 500 000 marks, le passage devant chaque instance coûta plusieurs dizaines de milliers de marks, ce qui aurait ruiné toute personne privée. Finalement, le tribunal constitutionnel a pris une décision en faveur de la CBG et du droit des associations, ce qui fait jurisprudence aujourd’hui en Allemagne.

Un touche à tout

Il n’existe pas un pays du globe où BAYER n’ait pas d’activités. Les anciennes maisons-soeurs de l’IG Farben BASF, BAYER et AVENTIS dominent le marché allemand et l’industrie chimique européenne. Leur chiffre d’affaires commun dépasse 80 milliards d’euros. Il faut y ajouter un empire constitué de participations à d’autres entreprises ainsi que d’entreprises sous-traitantes. Au début de l’année 2002, BAYER a repris AVENTIS CROPSCIENCE pour la somme de 7 milliards d’euros. Cette acquisition, qui est la plus importante de l’histoire des multinationales, fait de BAYER la plus grande entreprise de technologie génétique d’Europe et le deuxième producteur de pesticides du monde.

Aucun gouvernement, aucun homme politique et aucune institution ne peut se permettre d’ignorer cette puissance. Aucune instance nationale ou internationale ne peut contrôler efficacement des multinationales telles que BAYER ou même s’opposer à des produits ou des procédés de production dangereux. La catastrophe de Bhopal en Inde nous a appris que les dangers des grandes unités de production chimique ne sont comparables qu’à ceux de l’industrie nucléaire. Dans cet ordre d’idée, critiquer BAYER constitue toujours une critique fondamentale des multinationales dans leur ensemble et de l’industrie chimique en particulier.

D’Aspirine à Zyklon B

L’histoire de BAYER qui remonte au 19e siècle n’est pas seulement associée à des produits tels que l’aspirine. Le groupe est également synonyme de gaz asphyxiants et de combat, de “médicaments” tels que l’héroïne (une marque déposée par BAYER), de produits chimiques extrêmement toxiques comme le phosgène et de la dissémination de pesticides dans le monde entier. Quand ses profits en dépendent, ce groupe n’hésite pas à collaborer avec des dictateurs et des criminels de guerre qui vont de Hitler à Pinochet. Lors de la Première Guerre mondiale, Carl Duisberg, le chef de BAYER, défendit le concept de travail forcé. En effet, c’est lui qui a inventé les travaux forcés avec des prisonniers de guerre. Sur sa proposition, on déporta plusieurs milliers de Belges qui devaient travailler dans l’industrie chimique. Ce projet fut abandonné en raison d’une grève et des réactions suscitées au niveau international. Ce ne fut que partie remise. Durant la Seconde Guerre mondiale, ce concept a connu son degré extrême de perversion dans le génocide commis au camp de concentration de Monowitz (Auschwitz III), appartenant au groupe de l’IG Farben. L’IG Farben a profité de 300 000 travailleurs forcés réduits à l’esclavage. Sur le chantier du camp de Monowitz, 30 000 personnes ont trouvé la mort. Du fait de sa participation à la préparation des deux Guerres mondiales, la preuve de la culpabilité du groupe n’est plus à faire.

Solidaire face à la puissance d’une multinationale

La CBG oppose avec succès aux dangers globaux et à la toute-puissance apparente de BAYER des actions, des informations et une solidarité qui va au-delà des frontières. Nous coopérons avec des partenaires de 46 pays.

Le but de notre travail est

de rendre la politique du groupe transparente et d’informer sur les disfonctionnements des usines du monde entier;
d’aider les personnes concernées ou victimes;
d’obtenir des améliorations et d’élaborer des solutions alternatives;
d’imposer que la protection de l’environnement, les droits de l’homme et la sécurité au niveau social soient respectés dans les entreprises du groupe.

Nous publions régulièrement le magazine STICHWORT BAYER en allemand et la circulaire KEYCODE BAYER en anglais. Envoyez-nous un message, si vous désirez recevoir KEYCODE BAYER régulièrement par mail ou si vous avez besoin de plus amples informations.

Nos modes d’action

Depuis 1982, c’en est fini du calme qui régnait lors des assemblées annuelles d’actionnaires de BAYER se déroulant à Cologne. Munis des procurations des petits actionnaires, les «actionnaires critiques de BAYER» confrontent les dirigeants du groupes, les banques et les gros actionnaires au revers des profits réalisés. Pour ce, la tradition veut que nous invitions des intervenants du monde entier afin qu’ils prennent la parole. Voici une nouvelle forme de solidarité internationale.

Coordination contre les méfaits de Bayer
Postfach 15 04 18
D-40081 Duesseldorf
Allemagne

tél: 00 49 2 11 33 39 11
fax: 00 49 2 11 33 39 40
e-mail: info@CBGnetwork.org

CONSEIL CONSULTATIF
Prof. Dr. Jürgen Rochlitz, chimiste, ancien député au Bundestag
Hiltrud Breyer, ancienne députée européenne
Eva Bulling-Schröter, députée au Bundestag
Dr. Sigrid Müller, pharmacologue
Dr. Angela Spelsberg, médecine
Prof. Dr. Anton Schneider, biologiste
Prof. Jürgen Junginger, designer
Dr. Erika Abczynski, pédiatre
Wolfram Esche, avocat
Prof. Rainer Roth

Notre travail sur le plan international coûte cher. Vous pouvez nous apporter votre soutien financier et nous faire un don en effectuant un virement. Il vous suffit pour cela d'indiquer le BIC (ou SWIFT) et l'IBAN.

Bénéficiaire: CBG
N° de compte: 8016 533 000
Banque: GLS Gemeinschaftsbank
Code banque: 430 609 67

BIC/SWIFT: GENODEF1ETK (Bank Identifier Code)
IBAN: DE94830944950003199991 (International Bank Account Number)

Rétrospectives de nos actions et des résultats obtenus:

1983: Organisation du tribunal international de l’eau à Rotterdam.

1984: Première prise de parole des «actionnaires critiques» lors d’une assemblée générale d’actionnaires de BAYER.

1985: La CBG dévoile que le pesticide NEMACUR est l’un des responsables du «syndrome de l’huile toxique» ayant entraîné la mort de plusieurs centaines de personnes en Espagne.

http://sexopsy.stcom.net/Therapie/PolitiqueSante/syndrome_de_l.htm

1986: Action commune de CGB et Greenpeace à Anvers. BAYER renonce à déverser des effluents souffrés chargés de métaux lourds dans la Mer du Nord en raison des protestations.

1987: Action de protestation contre la plus grande décharge européenne de produits nocifs dans la Dhünnaue de Leverkusen. La Dhünnaue se trouve à côté de l’usine et du siège social de BAYER. Pendant des décennies y ont été stockés des déchets toxiques.

1988: Campagne contre l’exploitation et la privation de droits touchant des travailleuses et travailleurs péruviens; BAYER est contraint de réembaucher les syndicalistes licenciés.

1990: Lutte contre le pesticide LEBAYCID sur l’île grecque de Paxos. Le maire remercie la CBG.

1991: Victoire retentissante de la CBG contre BAYER devant le tribunal constitutionnel allemand. L’entreprise n’a pas réussi à intimider ses opposants.

1992: Campagne de la CBG contre la situation inhumaine et mortelle dans la filiale de BAYER Chrome Chemicals en Afrique du Sud. La télévision allemande fait un reportage détaillé sur la situation.

1993: Des cueilleuses et cueilleurs de fleurs colombiens participent à l’assemblée d’actionnaires de BAYER et s’opposent à l’utilisation de pesticides.

1994: Action contre la contamination intentionnelle d’hémophiles avec des médicaments contaminés par le virus du SIDA. Parution d’un dossier intitulé «Der Tod aus dem BAYER-Labor» (La mort venue des laboratoires BAYER).

1995: Début de la campagne «Nie wieder!» (Plus jamais ça!) pour l’indemnisation des anciens travailleurs forcés de l’IG FARBEN. Plus de 5000 personnes et plusieurs partis soutiennent notre appel.

1996: Pour la première fois dans l’histoire des sociétés par action, CBG peut, avec l’aide d’un gros actionnaire, obtenir que des thèmes axés sur l’écologie soient mis à l’ordre du jour de l’assemblée d’actionnaires.

1997: Après un accident à l’usine BAYER de Dormagen, la CBG démarre une campagne contre les dangers des incidents dans les usines chimiques.

1998: La construction d’une usine BAYER extrêmement dangereuse à Taichung/Taiwan peut être empêchée grâce au travail de coopération réalisé avec un comité de défense des citoyens taiwanais.

1999: Près de l’usine BAYER de Leverkusen, la CBG organise une manifestation contre les pesticides et les OGN à laquelle participent 500 ouvriers agricoles indiens.

2000: Lors de l’assemblée d’actionnaires de BAYER, des paysans hollandais protestent avec la CBG contre la contamination de milliers de bovins due à un vaccin de BAYER.

2001: La CBG lance une campagne qui s’attaque au financement de la guerre civile congolaise par des achats de matières premières venant de cette région.

2001: Le médicament Lipobay/Baycol entraîne la mort de 100 personnes. La CBG lance une campagne contre les médicaments dangereux et superflus.

Il faut agir contre la toute-puissance des grands groupes.
C’est ce que nous faisons!

Repost 0
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 13:01

March against Monsanto !

Links to more information:

March against Monsanto: http://www.march-against-monsanto.com/

Combat Monsanto: http://www.combat-monsanto.org/

GM Freeze and Corporate Europe Observatory: Roundtable on Responsible Soya - The certifying smoke screen. http://www.gmfreeze.org/news-releases/192/

Bruxelles, 19 Mai 2015

Alerte à l'éco-blanchiment!

Un cocktail au Roundup, ça vous tente? Dans cet hôtel bruxellois, à la veille de la marche internationale contre Monsanto, l'entreprise présente son soja génétiquement modifié comme “responsable” auprès des chaînes européennes de grande distribution. Toutefois, bien qu'elle existe depuis 10 ans, la Table Ronde pour le Soja Responsable (Round Table on Responsible Soy, RTRS) ne propose toujours aucune solution au problème de l'expansion continue des monocultures de soja GM imbibées de pesticides.

Aujourd'hui, la Table Ronde pour le Soja Responsable (RTRS) organise sa conférence annuelle, cette fois à Bruxelles. Les membres de la RTRS incluent Monsanto, Cargill, Unilever et les chaînes de grande distribution Delhaize et Marks&Spencer, entre autres. L'objectif de cette plate-forme est de développer un label volontaire pour le soja : en d'autres termes, vendre le soja RoundupReady de Monsanto comme un produit “vert” et “responsable” aux consommateurs européens. La légitimité de la RTRS est apportée par la participation de certaines ONG telles que le WWF ou Solidaridad. Mais depuis ses débuts en 2005, la RTRS a été fortement critiquée par les mouvements paysans et les ONG dans les pays producteurs de soja en Amérique Latine, ainsi que par des groupes de protection de l'environnement en Europe.

La RTRS ne fait rien pour stopper l'expansion des monocultures de soja ou la déforestation dont sont responsables d'autres producteurs que ceux qui reçoivent le label mais aussi certains producteurs en bénéficiant partiellement. En 10 ans, et beaucoup d'argent dépensé, à peine 1 million de tonnes de soja importées dans l'UE ont été certifiées par la RTRS. À titre de comparaison, l'UE importe 32 millions de tonnes de soja (graines, tourteaux et huile) par an, essentiellement pour l'alimentation des animaux élevés (ou, comme on dit parfois dans la profession, “levés”) dans ses fermes-usines, ainsi, de plus en plus, pour satisfaire les absurdes critères européens de 10% de biocarburants pour les voitures. La plupart de ces importations concernent du soja GM RoundupReady, responsable des épandages massifs et indiscriminés de pesticides sur des millions d'hectares en Argentine, au Brésil et au Paraguay. La résistance des plantes indésirables au Roundup oblige les producteurs à utiliser d'autres herbicides en combinaison du Roundup, comme le 2,4D. De plus, les entreprises de biotechnologie végétale mettent actuellement sur le marché de nouvelles variétés de soja GM résistant à plusieurs herbicides à la fois. Le Roundup et son principe actif déclaré, le glyphosate, ont été au centre d'intenses débats à propos de sa toxicité. Monsanto a toujours prétendu qu'il relativement anodin. Toutefois, le glyphosate a récemment été classé comme “cancérigène probable” par l'Organisation Mondiale de la Santé. Depuis, les autorités allemandes, en charge de la ré-évaluation de la toxicité du glyphosate au nom de l'UE, semblent être devenues un peu nerveuses et ont renvoyé la responsabilité de cette évaluation aux autres pays européens. Il est difficile de comprendre comment des ONG européennes et les gouvernements qui les financent au titre de l'aide au développement peuvent penser qu'ils peuvent faire passer cette scandaleuse tentative d'éco-blanchiment pour de l'éco-responsabilité. Selon la RTRS, le soja “responsable” est: - du soja cultivé sur toute terre déforestée avant mai 2009; et dans de nombreux cas également

-http://www.ouest-france.fr/ogm-le-port-de-lorient-peut-il-vivre-sans-soja-transgenique-3412262

OGM. Le port de Lorient peut-il vivre sans soja transgénique ?

-http://www.bastamag.net/Intoxication-aux-pesticides-l-interminable-combat-des-ex-salaries-d-un-geant

Intoxication aux pesticides : l’interminable combat des ex-salariés d’un géant français de l’agroalimentaire

-http://www.politis.fr/Pesticides-la-saisissante-etude-de,31158.html

Pesticides : la saisissante étude de Greenpeace

MUSIQUE | mercredi 22 avril 2015 à 9h09

Neil Young annonce un album et une tournée contre Monsanto

  • Le chanteur de folk Neil Young sortira le 16 juin prochain un album intitulé "the Montsanto Years". Une collaboration avec le groupe "Promise of the Real", dans lequel jouent Lukas et Micah Nelson. Neil Young et "Promise of the Real" entameront en juillet une tournée dans tous les Etats-Unis - FRED TANNEAU - AFP À lire aussi

    Neil Young veut frapper fort. Le chanteur canadien de 69 ans sort le 16 juin prochain "the Montsanto Years", un album de chansons engagées qui visent toutes l'entreprise de biotechnologies agricoles Monsanto.

    Pour cela, l'auteur du célébrissime "Heart of Gold" s'est associé avec Lukas et Micah Nelson, les fils du célèbre chanteur de country Willie Nelson, et leur groupe "Promise of the Real".

    Neil Young est engagé depuis longtemps dans la lutte contre Monsanto. Il avait notamment boycotté publiquement Starbucks l'an dernier pour son implication avec le géant des OGM.

    Neil Young et "Promise of the Real" entameront en juillet une tournée dans tous les Etats-Unis. Ils ont donné leur premier concert ensemble en Californie le 17 avril, un concert intime devant une poignée de chanceux.

Repost 0
21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 06:37

Müller, Birgit, 2014 L’engrenage des variétés rendues tolérantes à l’herbicide

Intervention comme témoin de la défense au Procès d’Orléans, le 9 avril 2014 contre des activistes ayant arrachés des tournesols résistants à l’herbicide dans un champ expérimental

Birgit Müller, IIAC-LAIOS (CNRS )

Je suis anthropologue chercheuse au CNRS et je travaille depuis plus de dix sur la gouvernance des pratiques agricoles et la propriété intellectuelle sur les semences au Canada et au niveau international. Je siège au Comité sur la sécurité alimentaire des Nations-Unies où je suis impliquée dans les débats pour définir des principes d’investissements agricoles responsables. Mes recherches de terrain m’ont amené à passer beaucoup d’heures sur les tracteurs des agriculteurs canadiens à observer leurs pratiques de culture. J’ai pu me rendre compte au fil des années des conséquences de l’émergence de multiples résistances aux herbicides. Je témoignerai donc à partir de l’expérience outre-Atlantique où les cultures tolérantes à l’herbicide sont devenues la norme et sont en train de menacer l’agriculture conventionnelle au point que le congrès américain a trouvé nécessaire récemment d’organiser une consultation sur les SUPERWEEDS (les super mauvaises herbes) issues de la diffusion des VTH.

Variétés tolérantes à l’herbicides et technologies agricoles une évolution de vingt années:

L’introduction des premières variétés de colza tolérantes à l’herbicide au milieu des années 1990 a amené une révolution agronomique au Canada. Le « système Clearfield » de BASF, colza génétiquement modifie par mutagenèse pour devenir tolérant à l’herbicide Imidazalinone a été le premier à être autorisé au Canada au début des années 1990. Il a été rapidement suivi par le colza Roundup Ready génétiquement modifié par transgénèse (c’est à dire par l’implantation d’un gène venu d’une autre espèce) pour devenir tolérant à l’herbicide glyphosate breveté par Monsanto (1995) et le système Libertylink, un colza génétiquement modifié par mutagenèse pour devenir tolérant à l’herbicide glufosinate.

Les variétés tolérantes à l’herbicide ont provoqué des conséquences agronomiques et économiques multiples :

1.) Cultures sous contrat : Au départ seul le colza RR breveté par Monsanto a été vendu sous contrat qui obligeait l’agriculteur de s’engager à ne pas ressemer sa récolte de colza et de permettre aux agents de Monsanto de prendre des échantillons sur ses champs et de vérifier ses comptes encore pendant trois ans après le dernier semis du colza RR. Aujourd’hui le système du contrat s’est généralisé et aussi le colza LL et Clearfield ne peuvent pas être ressemer comme semences fermières. Le prix des semences des VTH a quintuplé depuis les années 1990 au Canada.

2.) Semis direct : La possibilité d’appliquer des herbicides totaux (qui suppriment aussi bien les adventices graminées que les légumineuses) sur les cultures à n’importe quel moment du cycle de croissance de la plante cultivée a amené une révolution technologique. Les agriculteurs ont investis d’énormes sommes dans de nouveaux semoirs qui ouvrent la terre non labourée grâce à des couteaux étroits qui coupent la terre pour placer précisément la semence. Les adventices (ou mauvaises herbes) sont ensuite « contrôlés » par l’application d’herbicides. Les instruments de l’agriculture moderne deviennent alors le semoir hypersophistiqué et le diffuseur gigantesque. On ne laboure plus. Grâce aux variétés tolérantes à l’herbicide les agriculteurs ne gagnent pas plus par hectare parce que les semences sont très chères mais ils gagnent du temps et peuvent cultiver des surfaces de plus en plus larges. Or, une fois engagés dans cette nouvelle manière de travailler, ils deviennent dépendant des VTH et ne peuvent pas faire marche arrière puisque leurs investissements en machines y est lié.

3.) Résistances des adventices (mauvaises herbes) : le système Clearfield (tolérant à l’Imidazalinone et autres inhibiteurs d’ALS) est utilisé aujourd’hui dans le blé, le colza, les lentilles et les tournesols dans l'Ouest du Canada, ce qui provoque des dilemmes de désherbages dans la rotation. Les repousses spontanées de colza VTH par exemple deviennent alors des mauvaises herbes pour les autres cultures. L'usage excessif de variétés de colza (Canada et États-Unies), de soja, maïs, coton (EU, au Canada, Ontario et Manitoba) tolérants aux herbicides 'Clearfield' (Imidazalinone), 'Libertylink' (glufosinate), et Roundup (glyphosate), a fait que les adventices deviennent tolérants à plusieurs de ces herbicides. La solution préconisée par les conseillers agricoles (qui travaillent d'ailleurs souvent pour les multinationales agro-chimiques parce que les postes de conseillers agricoles publiques ont été supprimés) est d'alterner entre les différents 'paquets technologiques' ou de mixer dans le diffuseur des

Un engrenage. Une Variété tolérante à l’herbicides attire les autres

Les multinationales Monsanto, Bayer et BASF coopèrent pour pouvoir proposer des variétés avec des 'stacked genes' (des combinaison de plusieurs gènes) qui rendent les variétés tolérantes à deux ou même trois herbicides. Le résultat est que des adventices avec des résistances multiples deviennent de plus en plus fréquents. Ceci a incité les compagnies multinationales à se tourner vers des anciens herbicides plus toxiques comme le Dicamba et le 24D et de développer des variétés tolérantes à ces derniers. Aux États-Unies la multinationale de la chimie Dow Chemicals a obtenu en janvier 2014 l’autorisation pour mettre sur le marché un maïs tolérant au 24D (un cousin de la substance présents dans l’Agent Orange 245T utilisé pendant la guerre du Vietnam). Monsanto annonçaient récemment dans documents publicitaires le développement d’une variété de soja tolérant à Dicamba, un herbicide extrêmement toxique interdit en France.

Pendant que la France commence seulement de se mettre dans cet engrenage, aux États-Unies 93% du soya et 70% de mais sont des variétés tolérantes à un herbicide, au Canada 98% du colza est une VTH. Des variétés conventionnelles sont de plus en plus difficiles à trouver sur le marché. Dans le catalogue officiel des semences du Canada, une seule variété de colza conventionnel existe encore. En plus, les VTH se répandent naturellement et les gènes de résistance envahissent les champs des voisins ensemble avec les DPI qui y sont attachés. Les agriculteurs n’ont plus le choix.

Le Congrès américain a entamé en 2010 une discussion sur les superweeds (les super mauvaises herbes) qui menacent l’agriculture américaine. La commission a constaté qu’il sera difficile et très couteux d’arrêter cette évolution et de faire marche arrière puisque les agriculteurs ont contracté de lourdes dettes pour investir dans le matériel agricole nécessaire pour la méthode de culture semis-direct liée aux VTH: semoirs de précisions, diffuseurs gigantesque. Le USDA a été fortement critiqué pour avoir failli dans son devoir de supervision et d’anticipation. Des contributions au débat suggéraient d’ailleurs que le gouvernement devait restreindre l’usage des VTH et leur imposer une taxe qui sera utilisée pour des programmes de recherche et d’éducation. Les faucheurs de tournesol VTH ont donc mis le doigt sur un problème crucial et tiré la sonnette d’alarme là où aussi le gouvernement français et la commission européenne n’écoutent actuellement que les sirènes de l’industrie semencières;

Note de l'administration du blog :pétition

URGENT : aidons les abeilles contre l’industrie des pesticides

Les abeilles meurent en masse, partout dans le monde. Face à l’effondrement de leurs colonies, l’UE a décidé d’interdire plusieurs pesticides. Mais les groupes chimiques produisant ces substances hautement toxiques - Bayer, BASF et Syngenta - nient toute responsabilité et portent plainte contre l’UE. Scandaleux !

Les néonicotinoïdes sont une menace pour les abeilles (photo: Huertos Urbanos Bahia de Cadiz)

Les abeilles butinent les fleurs, inlassablement. Leur zèle a une valeur inestimable pour l’homme et la pour nature car, en plus de fabriquer du miel, elles assurent quotidiennement la pollinisation de milliards de fleurs… Sans les abeilles, un tiers de nos cultures vivrières n’existeraient pas.

Aujourd’hui, la survie des abeilles est en jeu, en témoigne l’effondrement de leurs colonies, qu’elles soient domestiques ou sauvages. Les causes : les parasites, le déplacement massif de ruchers, l’agriculture industrielle intensive avec ses monocultures et ses pesticides.

Un groupe particulier d’insecticides a depuis longtemps été relié à la mort des abeilles : les néonicotinoïdes. Ses substances neurotoxiques sont utilisées par l’industrie agroalimentaire pour traiter les semences de maïs, de blé et de colza. Ses effets sont potentiellement mortels, et pas seulement pour les abeilles…

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a procédé à une évaluation des néonicotinoïdes et du fipronil, concluant sur leur « risque aigu élevé pour les abeilles ». En décembre 2013, l'UE a imposé une suspension de deux ans des pesticides de Bayer et de Syngenta et restreint drastiquement l'utilisation du Fipronil de BASF.

>>> Suite

Problème, les néonicotinoïdes rapportent deux milliards d’euros par an et les groupes chimiques ne veulent pas renoncer à leurs profits. Bayer, BASF et Syngenta ont ainsi déposé plusieurs plaintes contre l’UE pour faire annuler l’interdiction visant leurs poisons tout en communicant auprès du grand public sur leur volonté de sauver les abeilles…

Ce à quoi ressemblerait un monde sans abeilles s’observe déjà dans certaines région de la Chine où les humains pollinisent les vergers à la main.

Mobilisons-nous pour les abeilles en écrivant aux industriels des pesticides.

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact