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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:12

Grande distribution

Sous la pression de Greenpeace, Leclerc s’engage à réduire l’usage des pesticides chez ses fournisseurs

30 octobre 2015 par Sophie Chapelle

Finis les résidus de pesticides dans les pommes de terres achetées en grande surface [1] ? Greenpeace vient de lever ce matin le blocage de la Socamil, une centrale d’achat de Leclerc située près de Toulouse. Par cette action de désobéissance civile, l’ONG visait à discuter avec le leader de la grande distribution en France « de propositions concrètes pour réduire la présence des pesticides dans la production de notre alimentation ». Au terme de 24 heures d’occupation, un accord a finalement été conclu. La Socamil s’est engagée « à réduire fortement l’usage des pesticides dans l’agriculture ». Leclerc indique que la Socamil va « créer une Commission, composée de plusieurs adhérents, de sa responsable qualité et de producteurs locaux » qui « rencontrera dans les prochains jours une commission de travail de l’ONG afin d’élaborer ensemble un plan d’action ».

Pour Anaïs Fourest, responsable de l’agriculture chez Greenpeace, « cet engagement public va dans la bonne direction », soulignant que son ONG allait veiller à ce que « les travaux de cette commission se traduisent en des avancées concrètes qui permettront dès l’année prochaine aux agriculteurs de produire avec moins de pesticides ». Une avancée déjà perceptible en Bretagne où les 42 magasins de la centrale d’achat Scarmor ne commercialisent plus de pesticides issus de la chimie de synthèse depuis juin 2013 (notre article). « Aucune de ces actions ne s’attaque au cœur du problème », nuance Greenpeace. « En France 90% des pesticides sont utilisés en agriculture, et moins de 5% par les jardiniers amateurs. »

Depuis le 15 octobre, Greenpeace mène une campagne dénonçant l’envers du décor des « prix imbattables » de Leclerc. Alors que Leclerc représente 20 % des achats alimentaires des Français, sa politique « ne laisse actuellement pas d’autres choix aux agriculteurs que d’industrialiser leur production et donc d’utiliser massivement des pesticides alors que les impacts sanitaires et environnementaux de ces produits chimiques sont de plus en plus documentés par les scientifiques », relève Greenpeace. Sur le web, près de 70 000 personnes ont déjà écrit au directeur général, Michel-Edouard Leclerc, pour demander l’élimination en priorité des pesticides les plus dangereux – pour les abeilles et la santé humaine – dans la production des pommes et des pommes de terre, ainsi que le soutien des agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides, et la transparence vis-à-vis des consommateurs.

Sophie Chapelle

[1] Voir les résultats des tests de Greenpeace sur la présence de résidus de pesticides dans les pommes et pommes de terre en grande surface.

Autre article:Roundup, l’herbicide qui sème la discorde


http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/roundup-l-herbicide-qui-seme-la-discorde_4797178_3244.html


Le Monde | 26.10.2015 Par Stéphane Foucart


Dans le sud de la ­Colombie, c’en est fini de la noria des ­avions militaires et des longs panaches gris qu’ils laissaient dans leur sillage. Le 15 mai, le président colombien, Juan Manuel Santos, annonçait l’arrêt de l’un des instruments de lutte contre le narcotrafic les plus controversés d’Amérique latine : l’épandage aérien d’un puissant herbicide, le glyphosate, principe actif du célèbre Roundup, sur les plantations illégales de coca. C’était la conclusion d’une des plus âpres controverses sanitaires et environnementales de ces dernières années.

Financé depuis la fin des années 1990 par les Etats-Unis, le « plan Colombie » ­fédérait contre lui les populations, les ­associations environnementalistes et les organisations de défense des droits de l’homme, qui dénonçaient des épandages indiscriminés, des dégâts sur l’agriculture et le bétail, des atteintes sanitaires dans les communautés villageoises… L’Equateur voisin voyait aussi d’un très mauvais œil ces pulvérisations massives qui, au moindre coup de vent, s’invitaient sur son territoire.

Ce ne sont pourtant ni ces protestations, ni les tensions avec le voisin équatorien, ni une quelconque interruption dans le financement américain du programme qui auront eu raison des épandages de glyphosate. Mais un texte ­lapidaire de quatre feuillets, publié le 20 mars dans la revue Lancet Oncology , signé du « groupe de travail chargé des monographies au Centre international de recherche sur le cancer [CIRC] » et annonçant l’impensable : le classement de la substance, par la vénérable agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme « cancérogène probable » . « La mère de toutes les batailles »


Les dix-sept scientifiques de onze nationalités réunis par le CIRC pour évaluer le célèbre herbicide ignoraient sans doute que leur avis mettrait, en moins de trois semaines, un terme à quinze années de polémiques autour du « plan Colombie ».

En revanche, ils se doutaient qu’ils ­allaient créer l’une des plus vastes paniques réglementaires de l’histoire récente et déclencher un formidable ­affron­tement d’experts. « c’est clairement la mère de toutes les bataille s, dit un toxicologue français qui n’a pas participé à l’évaluation. Le glyphosate, c’est un peu comme ces grandes banques américaines qu’on ne peut pas laisser faire faillite sans casser tout le système : too big to fail. » Dès la publication de l’avis du CIRC, Monsanto a diffusé un communiqué inhabituellement agressif, qualifiant le travail de l’agence de « science pourrie » ( junk science, dans le texte), exigeant de Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, qu’elle fasse « rectifier » la classification du glyphosate.

Le travail du CIRC jouit toutefois d’une haute reconnaissance dans la communauté scientifique.

A l’évidence, le glyphosate n’est pas un pesticide comme les autres. Inventé en 1970 par Monsanto, dont le brevet mondial est arrivé à échéance en 1991, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé dans le monde. Mais c’est aussi la pierre angulaire de toute la stratégie de l’industrie des biotechnologies végétales. Selon les données de l’industrie, environ 80 % des plantes transgéniques actuellement en culture ont été modifiées pour être rendues tolérantes à un herbicide – le glyphosate, en grande majorité. Et ce, afin de permettre un usage simplifié du produit. Celui-ci détruit en effet toutes les adventices (les mauvaises herbes) sans nuire aux plantes transgéniques. Embarras


Le développement exponentiel du glyphosate s’est construit sur l’idée qu’il était presque totalement inoffensif pour les humains. « Moins dangereux que le sel de table ou l’aspirine » , selon les éléments de langage des industriels. C’est dire si l’avis rendu en mars par le CIRC a fait l’effet d’une bombe. D’autant plus que le glyphosate est précisément en cours de réévaluation au niveau européen. Avant la fin de l’année, l’Union européenne devra dire si elle réautorise ou non, pour les dix prochaines années, le glyphosate sur son territoire…

Comble de l’embarras : l’Institut fédéral allemand d’évaluation du risque (le Bundesinstitut für Risikobewertung, ou BfR), chargé de le réévaluer au nom de l’Europe, a rendu en 2014, à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), un rapport de réévaluation écartant tout potentiel cancérogène et proposant même de relever de 60 % le seuil de sécurité actuel ! L’EFSA devait ensuite passer en revue la version préliminaire rendue par le BfR et transmettre un avis positif à la Commission européenne. Le glyphosate aurait été sans anicroche réautorisé pour une décennie en Europe.

La publication du CIRC a fait voler en éclats cette mécanique.

En France, le ministère de l’écologie a saisi en urgence, le 8 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), afin qu’elle rende un avis sur… l’avis du CIRC. Quatre experts français ont été affectés, séance tenante, à l’examen des divergences entre le CIRC et le BfR. Quant à ce dernier, il a mis à jour sa réévaluation en tenant compte des ­conclusions du CIRC et doit la remettre avant la fin octobre à l’EFSA. Divergences


A l’agence européenne, basée à Parme (Italie), la situation est source de profond embarras, car c’est elle qui devra, in fine, jouer le rôle d’arbitre et rédiger l’avis définitif à l’intention de la Commission européenne. En fin de compte, l’EFSA, qui cherche à réparer son image mise à mal par les accusations répétées de conflit d’intérêts, a prévu de consulter l’ensemble des agences de sécurité sanitaire européennes avant de se prononcer.

En attendant, on tente de relativiser les divergences entre groupes d’experts. « Il faut comprendre que l’avis rendu par le CIRC n’est pas une évaluation du risque, dit-on à l’EFSA. Le CIRC dit que le glyphosate est un cancérigène probable, et non qu’il représente un risque de cancer pour la population ! » Cependant, le BfR et le CIRC ne s’entendent pas non plus sur les propriétés mêmes de la substance. Dans son rapport préliminaire, le BfR jugeait qu’ « un échantillon adéquat d’études in vitro et in vivo n’ont pas fourni d’indice de potentiel génotoxique », tandis que le CIRC estime que les données disponibles sont « suffisantes » pour conclure au caractère génotoxique du glyphosate. Notamment grâce à une étude menée sur les communautés villageoises des hauts plateaux ­colombiens : après les épandages, les taux de lymphocytes anormaux augmentaient chez les sujets analysés.

Comment expliquer de telles divergences ? « Une première raison est la nature des études qui ont été examinées par les deux groupes d’experts, explique Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l’Anses. Le BfR a notamment examiné des études conduites par les entreprises qui ne sont pas rendues publiques pour des questions de secret industriel, ce que n’a pas fait le CIRC. » De fait, l’agence de l’OMS ne fonde ses avis que sur des données publiques ou sur des études publiées dans la littérature scientifique, et donc préalablement soumises à la revue par les pairs ( peer review ). Opacité


Plusieurs ONG, comme Greenpeace ou Corporate Europe Observatory (CEO), sont très critiques sur l’opacité de l’évaluation conduite par le BfR prenant en compte des études industrielles et tenues confidentielles. « Le BfR a été tellement débordé par le volume des études soumises par les entreprises que son travail a surtout consisté à passer en revue les résumés d’études fournies par l’industrie », assure-t-on à CEO. En outre, quatre des douze experts du comité Pesticides du BfR – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde – sont salariés par des sociétés agrochimiques ou des laboratoires privés sous contrat avec ­elles. A l’inverse, les experts du CIRC ne sont pas seulement sélectionnés sur des critères de compétence scientifique, mais également sur l’absence stricte de conflits d’intérêts.

Une autre raison des divergences entre le CIRC et le BfR est plus étonnante. « Le CIRC a tenu compte d’études épidémiologiques qui ont été écartées par le BfR de son analyse, explique M. Lasfargues. Et le BfR a écarté ces études sur la foi de certains critères, dits “critères de Klimisch”, qui en évaluent la solidité. Mais ce qui pose question est que ces critères sont censés estimer la qualité des études toxicologiques, non des études épidémiologiques, et on ne sait pas comment ces critères ont été éventuellement adaptés. » Bataille d’experts


Plusieurs de ces études épidémiologiques prises en compte par le CIRC suggèrent un risque accru de lymphome non hodgkinien (LNH) – un cancer du sang – chez les travailleurs agricoles exposés au glyphosate. Cependant, l’affaire est loin d’être claire. Ainsi, rappelle une épidémiologiste française, « les résultats de la grande étude prospective sur la santé des travailleurs agricoles [dite « Agricultural Health Study », menée dans l’Iowa et en Caroline du Nord] n’ont pas permis pas de faire ce lien entre glyphosate et lymphome non hodgkinien ». Dans une
jardinerie du Val-de-Marne, en juin.

La bataille d’experts en cours ne se réduit pas à une opposition entre le CIRC et le BfR… Un autre groupe scientifique constitué par l’Institut national de la santé et de la recherche biomédicale ­(Inserm) avait déjà, dans son expertise de 2013 sur les effets sanitaires des pesticides, affirmé le caractère génotoxique du glyphosate et suspectait, comme le CIRC, un lien avec le LNH…

D’autres expertises viennent encore ajouter à la confusion. Dans son communiqué du 23 mars, Monsanto notait ainsi que le groupe d’experts commun à l’OMS et à l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation sur les pesticides – dit « Joint Meeting on Pesticide Residues », ou JMPR – avait, dans son dernier avis, écarté tout potentiel cancérogène du glyphosate. Deux groupes d’experts œuvrant sous l’égide de l’OMS et parvenant à des conclusions opposées, l’affaire faisait un peu désordre. Conflits d’intérêts


Selon nos informations, un troisième groupe d’experts a été constitué en urgence par l’OMS pour… départager les deux autres. Le résultat de l’audit, discrètement publié courant septembre sur le site de l’OMS, est cruel pour le JMPR. Celui-ci est critiqué pour n’avoir pas pris en compte certaines études publiées dans la littérature scientifique et pour n’avoir pas, au contraire du CIRC, tenu compte de « toutes les données utiles » à l’évaluation… Le JMPR est enfin sèchement ­invité à « revoir ses règles internes » et à « refaire l’évaluation complète » du glyphosate. L’OMS n’a pas répondu aux sollicitations du Monde .

Là encore, les ONG ont leur interprétation. Dans une lettre adressée, le 16 juin, à la direction générale de l’OMS, une dizaine d’organisations de défense de l’environnement (National Resources Defense Council, Friends of the Earth, etc.) relevaient les conflits d’intérêts de quatre des huit experts du JMPR qui travaillent régulièrement avec l’industrie agrochimique. L’un d’eux avait même été exclu d’un groupe d’experts de l’EFSA – fait inédit – pour avoir omis de déclarer certaines de ses collaborations avec l’industrie… Embryons d’oursin


Le potentiel génotoxique et probablement cancérogène attribué au glyphosate n’étonne guère le biologiste Robert Bellé, professeur émérite à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris). « Au contraire, beaucoup de temps a été perdu , déplore ce pionnier de l’étude des effets du glyphosate. A la fin des années 1990, je cherchais un modèle biologique pour étudier les effets de substances toxiques sur les mécanismes de cancérogénèse et de tératogénèse au sein de la cellule. » L’équipe du biologiste utilise des embryons d’oursin pour observer les mécanismes de ­division cellulaire et la manière dont ils peuvent être perturbés par des polluants. « Nous cherchions une substance très banale et couramment ­utilisée, présente partout, pour exposer les cellules témoins, raconte M. Bellé. Nous avons choisi de prendre celui qui nous a semblé le plus commun, et donc sans doute le plus étudié : nous avons pris du Roundup, en vente libre. Et ce que nous avons observé nous a beaucoup surpris. »

A partir de 2002, l’équipe du biologiste français publie une série de résultats montrant que le Roundup inhibe la division cellulaire et active un « point de ­contrôle » des dommages de l’ADN – un mé­canisme-clé qui permet d’éviter que des cellules à l’ADN altéré ne se multiplient.

« Lorsqu’on utilise le glyphosate seul, ces effets disparaissent, car le glyphosate semble incapable de pénétrer dans la ­cellule, sauf à très hautes doses , explique M. Bellé. Or, il n’est commercialisé que mélangé à des surfactants qui lui permettent d’entrer dans les cellules et donc d’être ­efficace. On comprend du coup pourquoi le glyphosate ne sera jamais interdit : les tests toxicologiques réglementaires n’expérimentent que les effets du principe ­actif seul… » Un constat étayé depuis une décennie par d’autres travaux, conduits par l’équipe du biologiste français Gilles-Eric Séralini (université de Caen, Criigen), qui a fait du glyphosate l’un de ses chevaux de bataille. Alertes anciennes


« Au début des années 2000, à deux reprises, j’ai reçu la visite de responsables du CNRS à qui j’ai expliqué mes résultats et qui les ont trouvés intéressants et pertinents , raconte M. Bellé, qui ne souhaite pas donner l’identité des intéressés pour éviter la polémique. On m’a dit que je pouvais ­continuer mon travail sur le glyphosate, mais que je ne devais pas communiquer auprès du public, pour ne pas inquiéter les gens. » Ultérieurement, alors que les avis scientifiques des experts étaient favorables, ­toutes les demandes de financement public pour approfondir ses travaux sur l’herbicide ont été rejetées. Le glyphosate, un Léviathan de l’industrie phytosanitaire



Le glyphosate, c’est le Léviathan de l’industrie phytosanitaire. Loin de se ­réduire au seul Roundup – le produit phare de Monsanto –, il entre dans la composition de près de 750 produits, commercialisés par plus de 90 fabricants, répartis dans une vingtaine de pays… La production mondiale est montée en flèche ces dernières années un peu partout dans le monde, tirée vers le haut par l’adoption rapide des maïs et autres sojas transgéniques « Roundup ready ». De 600 000 tonnes en 2008, la production mondiale de glyphosate est passée à 650 000 tonnes en 2011, pour atteindre 720 000 tonnes en 2012, selon les données compilées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Aux Etats-Unis, les quantités épandues ont été multipliées par 20 en ­l’espace de vingt ans, passant de 4 000 tonnes par an en 1987 à 80 000 tonnes en 2007. En 2011, dans une étude publiée par la revue Environmental Toxicology and Chemistry , l’US Geological Survey annonçait avoir détecté du glyphosate dans les trois quarts des échantillons d’eau de pluie et d’air analysés dans une région de grandes cultures. En France, il s’en épand environ 8 000 tonnes par an. Avec son principal produit de dégradation, l’AMPA, il constitue le produit le plus fréquemment détecté dans les cours d’eau de France métropolitaine.

Les travaux du biologiste français et de son équipe suggéraient donc déjà, il y a près de quinze ans, que le glyphosate pouvait être impliqué dans la cancérogenèse.

En outre, la monographie du CIRC rappelle ce fait surprenant : lorsque, en 1985, la substance est évaluée pour la première fois par l’Agence de protection de l’environnement américaine, elle est d’emblée classée cancérogène. Les experts américains signalent en effet que les souris exposées au produit ont un risque accru de développer un cancer du tubule rénal… Des discussions pointues sur la nature de quelques-unes des tumeurs observées conduiront, quelques années plus tard, à considérer ce résultat comme non significatif.

Malgré ces alertes anciennes, le glyphosate s’est installé comme le plus sûr des herbicides sur le marché pendant de nombreuses années. La confiance dans le produit a été telle que certains risques sanitaires, sans liens avec le cancer, ont été totalement ignorés. Neurotoxicité


« Nous savons avec certitude que le glyphosate est neurotoxique : cela est documenté par des études menées sur les animaux et aussi par les cas d’intoxication aiguë chez l’homme , dit ainsi Philippe Grandjean, professeur à l’université ­Harvard, l’un des pionniers de l’étude de l’effet des polluants environnementaux sur le système nerveux central. Or si le glyphosate a un effet sur le cerveau adulte, nous savons aussi qu’il aura un effet sur le cerveau en développement du jeune enfant ou sur le fœtus, par le biais de l’exposition des femmes enceintes. »

Toute la question est alors de savoir à partir de quel niveau d’exposition au glyphosate ces dégâts apparaissent. « Cela, nous ne le savons pas , répond M. Grandjean. A ma connaissance, il n’y a eu aucune étude valide, menée selon les standards réglementaires, pour évaluer les effets du glyphosate sur le neurodéveloppement. S’agissant du pesticide le plus utilisé dans le monde, cette situation me semble être assez problématique. » Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question

La normalisation du travail viticole à l'épreuve de la ...

economierurale.revues.org › Numéros › 321 › Recherches

de C Nicourt - ‎2011 - ‎Cité 4 fois - ‎Autres articles

La normalisation du travail viticole à l’épreuve de la réduction de l’usage des pesticides

Winegrowing Labor Standardization Facing Pesticides Use Reduction

Christian Nicourt et Jean-Max Girault

-Pétition foodwatch et Ligue contre le cancer:

"non à l’autorisation du glyphosate, « cancérogène probable » selon l’OMS !"

vendredi 30 octobre 2015
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L’autorisation européenne du désherbant le plus utilisé au monde, le glyphosate, expire fin 2015. Tout dépend maintenant de l’EFSA, l’autorité de sécurité des aliments : l’avis qu’elle remettra à la Commission européenne sera déterminant. Celle-ci doit décider d’ici quelques semaines de renouveler ou non cette autorisation pour dix ans. Pour des géants de la chimie comme Monsanto, Bayer et Syngenta, cela signifie dix années de plus à engranger des bénéfices de plusieurs milliards en Europe ! On peut donc compter sur eux pour se montrer très convaincants auprès des experts européens.

C’est pourquoi nous, consommateurs, devons faire entendre notre voix et agir pour faire respecter le principe de précaution ! Tant que l’innocuité du glyphosate n’est pas scientifiquement établie, l’Union européenne se doit de protéger la santé de ses citoyens. Car le glyphosate, que l’on retrouve partout dans nos assiettes, pourrait présenter un sérieux danger pour notre santé. En mars, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait désigné le glyphosate comme « probablement cancérogène », et l’étude détaillée confirmant ce diagnostic vient d’être publiée fin juillet. Nous avons besoin de votre soutien dès maintenant pour envoyer un message fort à l’EFSA.

Appelez Bernhard Url, président de l’EFSA, à tenir compte des mises en garde de l’OMS. C’est ce qu’impose le principe de précaution, ancré dans le règlement 178/2002 qui fait office de « constitution européenne » en matière d’alimentation.

foodwatch a lancé cette pétition le 26 août 2015, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 01:57

Grande-Bretagne - Du colza contenant des OGM, interdit dans l’UE, a été semé

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Le ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Department for Environment Food and Rural Affairs, DEFRA) a annoncé le 28 octobre 2015, que son service en charge de l’inspection des OGM [1] confirmait la présence de semences génétiquement modifiées dans un lot de semences de colza conventionnel importé de France.

La suite sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5873

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 05:56

UE - Moins 18% de cultures d’OGM en Espagne (moins 19% dans l’UE)

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L’Espagne est le pays leader dans la culture des plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques dans l’Union européenne (UE), mais les agriculteurs semblent progressivement s’en désintéresser, avec moins 18% d’OGM cultivés cette année. Une diminution du même ordre avait déjà été notée dans trois autres pays qui cultivaient des PGM dans l’UE : en République tchèque, Slovaquie et Roumanie [1]. Pour le moment (en attente des données portugaises), nous pouvons donc annoncer une diminution de 19 % des surfaces cultivées avec des PGM en Europe, passant de 134 473,37 hectares en 2014 à 108 852,81 hectares en 2015.

Le ministère de l’Agriculture espagnol vient de publier ses « estimations » des surfaces cultivées avec du maïs MON810 en Espagne en 2015 : 107 749,24 hectares, soit une diminution de 18% par rapport à 2014 (131 538 hectares)… Toujours en augmentation annuelle depuis l’entrée des OGM, les surfaces espagnoles de maïs MON810 avaient commencé à décliner légèrement, de moins 4%, entre 2014 et 2013 [2]. Le maïs transgénique représentait en 2014 plus d’un tiers des cultures de maïs dans ce pays (31,56 % exactement). Cette part diminue un peu en 2015 pour atteindre 28,13% de la sole globale espagnole de maïs. Les surfaces globales en maïs ont en effet diminué de 8,3% entre 2014 et 2015 (418 000 ha à 383 000, selon une estimation faite par Eurostat en octobre 2015).

La publication des surfaces cultivées avec des variétés transgéniques est obligatoire depuis plusieurs années. Mais le ministère portugais n’a toujours pas publié de chiffres, qu’il connaît pourtant depuis quelques mois. Nous nous attendons, dans ce pays aussi, à une diminution. En effet, selon les données publiées par la Direction générale de l’Agriculture de la Province d’Alentejo, les surfaces ont diminué, passant de 5456,70 hectares en 2014 (sur les 8542 ha cultivés au niveau national) à 4941,87 hectares. Margarida Silva, de la Plataforma transgénicos Fora, estime que l’absence de données publiées par le ministère est la « conséquence directe » de la carte [3] que cette association a publiée au printemps 2015. L’association avait réussi, suite à une longue bataille judiciaire, allant jusqu’à la Cour suprême, à obtenir les données précises du registre des parcelles cultivées avec du maïs transgénique pour les années 2013 et 2014, provoquant la colère du ministère de l’Agriculture.

En parallèle, 17 pays de l’UE et quatre régions ont adopté le moratoire nouvelle formule (ou « opt-out ») au cours des derniers mois, en demandant aux entreprises de biotechnologies (Monsanto, Pionner, Syngenta et Dow AgroSciences) d’exclure leur territoire non seulement de l’autorisation pour la seule plante génétiquement modifiée actuellement autorisée, le maïs MON810, mais aussi pour les sept PGM en cours d’autorisation. Le plus surprenant est de voir dans ces listes des pays qu’on avait tendance à classer parmi les défenseurs des biotechnologies, comme les Pays-Bas, le Danemark ou Malte. Le virage avait été amorcé en début d’année, au moment du vote des États membres sur l’autorisation à la culture du maïs 1507. En effet, 19 États s’étaient opposés à cette autorisation, dont les trois évoqués précédemment [4]. Cinq pays avaient soutenu l’autorisation, et sans surprise, ces cinq pays n’ont pas adopté l’opt-out (Espagne, Estonie, Finlande, Royaume-Uni [5], et Suède). Malgré un nombre important d’États opposés au maïs 1507, la majorité qualifiée n’avait pas été atteinte et c’est donc à la Commission européenne de valider sa proposition d’autorisation, validation toujours en attente. Les décisions récentes ne vont pas faciliter le travail de la Commission. Mais, si la Commission autorise finalement ce 1507, et si Pioneer accepte les opt-out ci-dessus mentionnés, ce maïs ne sera pas cultivé dans ces 17 pays et quatre régions.

Rappelons cependant que les PGM continuent d’être massivement importées sur le territoire européen pour nourrir le bétail… Un paradoxe mis en exergue tant par les organisations anti-OGM que ceux qui en font la promotion. Pour les premiers, il s’agit d’un manque de volonté politique du gouvernement qui ne fait rien (ou si peu) pour soutenir les filières alternatives au soja GM ; pour les seconds, ces moratoires seraient des gages à peu de frais pour les mouvements écologistes et contribueraient à affaiblir les agriculteurs européens…

Enfin, rappelons également que les OGM transgéniques cachent d’autres OGM pour lesquels aucun registre n’est obligatoire : les plantes rendues tolérantes aux herbicides par mutagénèse. Ces plantes, bien qu’issues d’une sélection en laboratoire et « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle » [6], ne sont pas considérées par le législateur comme des « OGM »… En France, ces OGM mutés sont des colzas et des tournesols rendus tolérants à différents herbicides.

[1] Inf'OGM, « 2015 : les OGM abandonnés en Roumanie », Christophe NOISETTE, 10 septembre 2015

[2] Inf'OGM, « OGM - Légère diminution des surfaces en Europe », Christophe NOISETTE, 2 décembre 2014

[3] http://www.stopogm.net/cultivos

[4] Inf'OGM, « OGM - Culture du maïs TC1507 : 19 Etats européens sur 28 votent contre, mais elle pourra quand même être autorisée », Eric MEUNIER, 11 février 2014

[5] dont trois régions sur quatre ont pourtant adopté l’opt-out...

[6] Extrait de la directive 2001/18

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:28

Des OGM "cachés" dans les pays et territoires d’Outre-mer ?

Claire Chauvet et Frédéric Guérin, STOP OGM Pacifique, septembre 2015

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L’association STOP OGM Pacifique a interrogé la DG « Coopération internationale et Développement international » (DG Devco) de la Commission européenne, sur l’application de la réglementation européenne en matière d’OGM dans les Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM). Celle-ci a invité l’association à se tourner vers les États membres concernés, puisque « les PTOM sont associés à, mais ne font pas partie de, l’Union européenne (UE) (partie IV du Traité sur le Fonctionnement de l’UE) et, par conséquent, la législation de l’UE, y compris la législation sur les OGM, ne leur sont pas applicables automatiquement ».

Les Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM) sont des dépendances de quatre États membres de l’Union européenne : Danemark, France, Pays-Bas et Royaume-Uni. Mais ce ne sont effectivement pas des territoires européens même si leurs habitants sont des citoyens de l’Europe. Leurs statuts et leurs relations avec l’Union européenne sont définis au cas par cas. De même leur autonomie en matière réglementaire et leur degré de souveraineté sont très variés [1] [2]. Éloignement et insularité sont des particularités communes à ces bouts de territoires répartis aux quatre coins du monde. Bien qu’en moyenne 50% de leurs échanges commerciaux se fassent avec les États auxquels ils sont rattachés, leur approvisionnement en denrées alimentaires ou en intrants agricoles dépend fortement des puissances régionales dont ils sont proches : États-Unis et Canada pour Saint-Pierre et Miquelon, Australie et Nouvelle-Zélande pour la Nouvelle-Calédonie, Amérique latine pour les îles caribéennes, etc.

La transparence n’est pas de mise

En Nouvelle-Calédonie, l’association STOP OGM Pacifique aura mis presque un an pour obtenir des autorités une information claire et fiable quant à l’applicabilité de la réglementation française sur les OGM et du protocole de Carthagène. La Nouvelle-Calédonie n’est pas incluse dans ce protocole comme la plupart des PTOM, impliquant, de fait, la non transcription des règlements nationaux à l’échelle territoriale. De la même façon, en Polynésie française, les règles de biosécurité restent floues : sur son site Internet, le service phytosanitaire informe que « l’importation d’OGM vivants reste interdite en attendant les conclusions des autorités scientifiques », alors que les textes fondateurs en la matière n’en font aucune mention [3]. La menace est pourtant sérieuse puisque la Polynésie française entretient des liens de coopération agricole étroits avec Hawaï, terre de prédilection des OGM, où la papaye transgénique est cultivée depuis 1998 (90% des plants) et où plus de 5 000 essais en champs ont été menées [4].

Ce flou juridique semble en arranger certains. Oxitec par exemple, leader mondial des insectes GM, a réalisé aux Iles Caïmans en 2009 ses premiers lâchers de moustiques transgéniques sans que les clauses du Protocole de Carthagène, ratifié par la Grande-Bretagne, n’aient été respectées, en particulier celles relatives à l’information du public [5]. La même entreprise a démarché l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie pour des essais de moustiques GM sur l’île de Tiga dans l’archipel des Loyautés. Il faut avouer que l’on y rencontre des conditions idéales : Tiga est une île de 10 km², peuplée de 150 habitants et particulièrement isolée du reste du territoire ; un mini-laboratoire, bénéficiant à proximité de l’implantation d’un institut de recherche français, au moment même où l’Europe se trouve confrontée à la propagation des moustiques vecteurs du Zika ou de la Dengue [6].

Papayes et bananes (dans le Pacifique), café (en Guyane [7]), moustiques (aux Iles Caïmans), autant d’OGM « exotiques » expérimentés et potentiellement cultivés dans les « paradis tropicaux » européens pour lesquels peu d’informations sont disponibles dans les États membres de l’UE. Quand bien même la réglementation sur les OGM s’appliquerait, les PTOM se trouvent confrontés à deux problèmes majeurs tant au niveau de l’agriculture que des produits commercialisés : la difficulté de mettre en place les mesures de contrôle adéquates et la fragilité de leur marché au sein des espaces régionaux. Saint-Pierre et Miquelon est un cas d’école : située sur le continent nord-américain, cette île est directement en prise économique avec le Canada, à moins de 30 km de ses côtes (toute proche de l’île du Prince Edouard où sont élevés les alevins du saumon transgénique de l’entreprise Aquabounty).

A l’inverse, l’autonomie des PTOM leur donne la liberté de légiférer sur la culture des OGM ou leur étiquetage en dehors des cadres réglementaires lourds de l’UE. Ainsi l’interdiction d’importation des semences GM (fruits et céréales) a fait l’objet d’un arrêté gouvernemental en Nouvelle-Calédonie en 2014, le territoire ayant mis en avant la préservation de l’agro-biodiversité locale. Aux Bermudes, l’interdiction d’importer du Round-Up vient d’entrer en vigueur, et les agriculteurs ont bon espoir d’obtenir un contrôle des semences GM à l’importation d’ici peu de temps [8].

Pour conclure, l’application des textes de loi sur les OGM dans les PTOM dépend d’une part du positionnement des États membres de l’UE concernés et d’autre part de la volonté des décideurs politiques locaux. Choisir de ne pas réglementer la dissémination des OGM dans les PTOM au détriment de l’environnement et du droit des consommateurs est une chose, ne pas disposer de l’information en est une autre. Les territoires eux-mêmes, pour certains, semblent méconnaître la situation. Souhaitant que la lumière soit faite dans ces bouts d’Europe aux quatre coins du globe, STOP OGM Pacifique réalise actuellement un inventaire des dispositifs réglementaires des 24 PTOM européens [9]

[1] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000042-la-france-d-outre-mer/introduction

[2] http://www.octassociation.org/?lang=fr

[3] http://www.biosecurite.gov.pf/importation/-importation_vegetaux.php

[4] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/03/-poisons-de-paradis_4646102_3244.html

[5] Inf'OGM, « Insectes génétiquement modifiés : une aberration écologique », Christophe NOISETTE, Eric MEUNIER, Pauline VERRIERE, 16 avril 2012

[6] http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=517

[7] https://www.grain.org/fr/article/entries/3764-1-800-a-plants--de-cafe-transgenique-ont-ete-coupes-en-guyane

[8] http://www.royalgazette.com/article/20150511/NEWS/150519966

[9] La liste de ces PTOM est sur http://www.stopogmpacifique.org

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:11

Colloque International Evaluation et règlementation des OGM et pesticide Les inscriptions sont ouvertes et le nombre de places limité!

Ce colloque, ouvert à la société civile, est organisé dans le cadre d’un projet de recherche participative PICRI (Partenariat Institution-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation), financé par la Région Ile-de-France.

Ce projet qui porte sur le principe de l’équivalence en substance, sur lequel s’appuie l’évaluation de tous les OGM agricoles dans le Monde, est réalisé en partenariat entre l’Université Paris-Sud 11(UPS) l’association Générations Futures et le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique.

Lors de ce colloque il sera question :

  • de faire un point sur la manière dont les données expérimentales remettent en question le principe d’équivalence en substance avec Christian Vélot,
  • d'évoquer la contamination par le glyphosate de soja GM destiné à l’alimentation humaine et animale.
  • du lien entre OGM et pesticides avec le Pr. Gilles-Eric Séralini

On parlera aussi lors de différents tables-rondes :

  • de l'intérêt de la Recherche participative avec François Veillerette et des représentants de la Fondation Science Citoyenne,
  • des questions de l'évaluation des pesticides et des OGM avec Corinne Lepage et une le directeur de l'évaluation de l'ANSES, Dominique Gombert
  • ou encore du devenir de l'agriculture et de l'alimentation avec François Dufour, Maria Pelletier et Marc Dufumier.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site dédié au projet ou en lisant ci-dessous le programme complet avec le lien pour vous inscrire à ce colloque.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 05:04

CRIIGEN <criigen@criigen.info>

Date : 22 septembre 2015

Le premier bilan international indépendant de l'herbicide Roundup montre qu'il produit des effets toxiques en-dessous des taux réglementaires

L’équipe du Pr. Séralini publie le premier bilan scientifique indépendant des effets toxiques du Roundup, le pesticide le plus utilisé au monde, et du glyphosate déclaré comme son principe actif, alors que la toxicité du Roundup est réévaluée cette année par l’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et son autorisation de mise sur le marché éventuellement prolongée jusqu’à 2030. Et si l’agence internationale de recherche contre le cancer classe le glyphosate « cancérogène probable », l’agence réglementaire en charge de son évaluation européenne recommande au contraire une augmentation des doses journalières admissibles. Ce bilan, travail important et indépendant des producteurs de pesticides traitant de la question, montre que des dizaines d’études contenant des preuves d’effets toxiques du Roundup et du glyphosate en dessous des limites réglementaires ont été négligées pour des raisons non scientifiques.

Le Pr. Séralini et ses collègues ont ainsi passé au crible la totalité des études de toxicité du Roundup pour réévaluer de façon indépendante la pertinence des seuils de toxicité établis par les autorités réglementaires. Ils révèlent l’existence d’une vingtaine d’études académiques montrant des effets toxiques à des doses auxquelles les agences réglementaires déclarent une absence d’effets. Des effets toxiques négligés sont même retrouvés dans les expériences réalisées par les industriels eux-mêmes.

Cette nouvelle recherche est publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology. Cela signe ainsi la reconnaissance par l’édition scientifique du Prof. Séralini et de son équipe comme les spécialistes mondiaux des effets du Roundup et des OGM qui y sont associés. Ceci est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de la revue qui avait retiré en 2012 la publication de l’étude de toxicité à long terme d’un OGM et du Roundup sur des rats de laboratoire effectuée par la même équipe. Cette étude avait subi des attaques féroces de l’industrie des biotechnologies et des agences de règlementation car elle remettait profondément en cause l’innocuité de l’herbicide le plus vendu au monde et des OGM associés, et avait été retirée après le recrutement d’un collaborateur de Monsanto au bureau éditorial de la revue. Depuis, la composition de son bureau éditorial a été remaniée. Par ailleurs, il est rappelé que l’article retiré a été republié dans une autre revue scientifique, Environmental Science Europe, et fait donc à nouveau part du corpus des publications scientifiques auxquelles on peut se référer.

Les résultats de ce bilan montrent que le Roundup est toxique à des doses bien en-dessous des doses règlementaires. Il est incompréhensible que l’agence de sécurité sanitaire allemande (BfR), en charge de l’évaluation européenne du glyphosate, le principe actif déclaré du Roundup, recommande une augmentation de la dose journalière admissible, ouvrant la porte à des expositions aux résidus de Roundup de plus en plus fortes. C’est d’autant plus grave que l’équipe du Pr. Séralini a montré que le Roundup était bien plus toxique que le seul glyphosate, et que les formulations commerciales du Roundup n’ont jamais été testées sur les animaux avec analyses sanguines, sous les considérations fallacieuses que les adjuvants n’étaient pas toxiques. Le CRIIGEN recommande la suspension immédiate des autorisations de mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate comme le Roundup. Les données sur leur toxicité sont aujourd’hui suffisantes pour le réclamer.

Lien vers l’étude : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S027869151530034X

Citation : Mesnage R, Defarge N, Spiroux de Vendômois J, Séralini GE. Potential toxic effects of glyphosate and its commercial formulations below regulatory limits. Food Chem Toxicol. 2015 Aug 14. doi: 10.1016/j.fct.2015.08.012.

Contact : Pr. Gilles-Eric Séralini 06 70 80 20 87 criigen@criigen.info www.criigen.org

De : CRIIGEN <criigen@criigen.info>

Date : 22 septembre 2015 12:29:55 HAEC

À : destinataires inconnus:;

Objet : Soutien au Pr Séralini "procès pour diffamation" du 25 septembre 2015 à Paris


Bonjour à toutes et à tous,

POUR INFORMATION ET DIFFUSION AUTOUR DE VOUS

Venez nombreux au grand rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance, 4 boulevard du Palais - Paris 75001, ce vendredi 25 sept. à 12h45 (Place du Châtelet ou Place Luis Lepine), pour accompagner et soutenir Gilles-Eric Séralini.
Pendant la durée du procès, nous nous réunirons sur la péniche Daphnée, à 5 min. à pied du TGI près de Notre Dame. Elle est réservée jusqu'à 20h !
Venez nombreux soutenir le Pr Séralini !

Miguel Garcia - membre du Conseil Scientifique du CRIIGEN

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HISTORIQUE :

Suite à l'article scientifique publié en septembre 2012 par l'équipe du Pr Séralini dans la revue Food and Chemical Toxicology concernant une étude de toxicité chronique à long terme du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) donné à des rats, celui-ci a suscité de nombreuses réactions, parfois très violentes. Le Pr Séralini soutenu par le CRIIGEN a donc décidé de porter plainte pour diffamation contre le site internet « La Lettre du Cotentin», édité par Daniel Dubost le 25 octobre 2012 et le journaliste Jean-Claude Jaillette du journal Marianne paru le 29 septembre au 5 octobre 2012.

Le premier qui a été Maître de Conférences à l'Université d'Angers et de Caen, maintenant à la retraite, a traité le Professeur Gilles-Eric SERALINI de "fou dangereux, ce gredin de la science", "ce bouffon scientifique", "le Guignol de l’Université de Caen, mon Université, "J’exigerais qu’il soit rayé des cadres et interdit d’exercer dans la fonction publique. Une procédure d’internement pourrait s’en suivre. (…)." et le second l'accuse de « fraude scientifique ».

D. Dubost et J-C Jaillette ont démontré dans leurs écrits une animosité patente à l’égard des travaux du Professeur Séralini et de son équipe de chercheurs. Le premier, prenant en référence dans ces propos le blog "les imposteurs" et le HCB, et le second, qui n'en est pas à son premier procès pour diffamation est l'auteur du livre « Sauvez les OGM », paru en mai 2009 aux Editions Hachette Littérature, dont la quatrième page de couverture ne laisse planer aucun doute possible sur ses positions favorables aux OGM puisqu’il y écrit : « Passer à côté de ce que laissent espérer les OGM serait suicidaire, à défaut d’être criminel. » !!

Affaire Séralini/Marianne :

La date de plaidoiries a été fixée au 25 septembre 2015 à 13 heures 30

Affaire Séralini/Dubost est reportée en oct. 2016

Lieu : Tribunal de Grande Instance de PARIS – 17ème chambre correctionnelle

4 Boulevard du Palais – 75001 Paris

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22 août 2015 6 22 /08 /août /2015 09:19

Note "lire pour comprendre les "technosciences" et le brevetage industriel des traits naturels,par
l'administration du blog cliquez rue89.nouvelobs.com - June 9, 8:50 PM

AMIS DE LA TERRE,CONFÉDÉRATION PAYSANNE,FÉDÉRATION NATIONALE D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE,FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT,RÉSEAU SEMENCES PAYSANNES

NOUVELLES TECHNIQUES GÉNÉTIQUES

Contribution au Comité Économique Éthique et Social du Haut Conseil des Biotechnologies

le 21 août 2015

Les organisations signataires partagent la définition des OGM donnée à l'article 2.2) de la directive européenne 2001/18 : « on entend par « organisme génétiquement modifié (OGM)», un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. » Elles estiment nécessaire de tenir compte des évolutions récentes des techniques énumérées à l'Annexe 1 B de la directive afin de réévaluer l'exclusion des produits qui en sont issus de tout ou partie de son champ d'application.

Elles revendiquent :

* pour tout organisme dérogeant à la définition ci-dessus, quelle que soit la technique de modification génétique utilisée :

- une obligation d'information du public sur les traits brevetés et sur les techniques de modification génétique utilisées, accompagnant tout document de commercialisation ou de promotion de matériel de reproduction,

- une obligation d'étiquetage des produits commercialisés qui en sont issus, facilement lisible par les consommateurs ;

* pour tout nouvel1 organisme dérogeant à la définition ci-dessus et pour tout nouveau produit qui en est issu, quelle que soit la technique de modification génétique utilisée :

- l'application de l'ensemble des mesures découlant des réglementations européennes appliquées jusqu'à ce jour aux OGM issus de transgénèse (évaluation sanitaire et environnementale, étiquetage, suivi post-commercialisation...),

- une évaluation économique, éthique et sociale préalable à toute autorisation de dissémination.

Depuis bientôt dix ans, de nombreuses organisations de la société civile française dénoncent les « OGM cachés » que sont les nouvelles variétés rendues tolérantes aux herbicides par mutagénèse assistée par marqueurs (tilling) et leur impact catastrophique sur l'environnement. Les consommateurs et les opérateurs des filières de produits biologiques refusent de leur côté les plantes issues de Stérilité Mâle Cytoplasmique (CMS) obtenue par fusion cellulaire ou de techniques utilisant des produits chimiques de synthèse ou des rayons ionisants. Ils revendiquent en conséquence leur droit à l'information sur les techniques de sélection utilisées.

La Commission européenne a demandé à un groupe de scientifiques si les nouvelles techniques de biotechnologies produisent des OGM ou non. Il s'agit de la mutagenèse dirigée par oligonucléotides, des technologies de nucléases à doigt de zinc, de la cisgenèse et de l'intragenèse, de la greffe, de l'agro-infiltration, de la méthylation de l'ADN dépendante de l'ARN, de l'amélioration inverse et de la génomique de synthèse. Au bout de quatre ans, ces scientifiques ne se sont toujours pas mis d'accord. En attendant, les produits issus de ces techniques arrivent sur le marché en échappant à toute réglementation européenne. C'est sans doute pourquoi la Commission européenne a récemment indiqué son intention de publier une position basée sur une analyse juridique visant à déterminer si les produits issus de ces techniques rentrent ou non dans le champ d'application de la législation OGM.

Pour la Confédération Paysanne, cette question ne saurait se limiter aux seules données scientifiques publiées. Les recherches scientifiques sur ces nouvelles techniques ne sont jamais séparées de leurs possibles développements industriels et font souvent l'objet de dépôts de nouveaux brevets. Les programmes de recherche échappant aux financements privés et aux contrats publics-privés se comptent sur le doigt de la main. Les impacts socio-économiques de ces nouvelles techniques n'ont fait l'objet d'aucune publication scientifique et leurs impacts éthiques et politiques d'aucun débat public. Ils ne peuvent pourtant pas être ignorés. Il ne peut non plus s'agir d'une question uniquement juridique reposant sur des directives écrites il y a 25 ans à une époque où le législateur ignorait tout des développements actuels des techniques génétiques. Il convient au contraire de réinterroger aussi l'application de cette réglementation aux produits OGM issus de mutagénèse et de fusion cellulaire, notamment au vu de leurs développements postérieurs à leur exclusion de son champ d'application en 1990 (directive 90/220/CE).

La définition de ce qui est OGM ou non et de ce qui doit ou non être réglementé comme tel est d'abord une question politique. Elle doit reposer sur une évaluation tout autant socio-économique et éthique que scientifique, telle qu'elle a été mise en place au sein du Haut Conseil des Biotechnologies français et être soumise en toute transparence au débat public.

1 - Les produits issus de mutagénèse et de fusion cellulaire sont des OGM

La majorité des nouvelles techniques génétiques utilisées pour les produits actuellement prêts à être mis sur le marché sont des développements de la mutagénèse. Le statut OGM ou non des produits obtenus par mutagénèse est donc un élément clef de la détermination du statut de ces nouvelles techniques. D'un point de vue juridique, leur définition de techniques produisant des OGM est incontestable. La réglementation européenne les définit comme tels depuis 1990 à l'article 2 -2) de la directive 90/220, puis à son annexe I B qui exclut les produits qui en sont issus de son champ d'application, mais non de la définition des OGM. La directive 2001/18 reprend la même définition en excluant les êtres humains et en précisant mieux quelles sont les techniques produisant des OGM exclus de son champ d'application :

« on entend par « organisme génétiquement modifié (OGM)», un organisme, à l'exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d'une manière qui ne s'effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle. »

« Les techniques de modification génétique produisant des organismes à exclure du champ d'application de la présente directive, à condition qu'elles n'impliquent pas l'utilisation de molécules d'acide nucléique recombinant ou d'OGM autres que ceux qui sont issus d'une ou plusieurs des techniques/méthodes énumérées ci-après, sont: 1) la mutagénèse; 2) la fusion cellulaire (y compris la fusion du protoplaste) de cellules végétales d'organismes qui peuvent échanger du matériel génétique par des méthodes de multiplication traditionnelles. »

La mutagénèse fut d'abord pratiquée sur des plantes entières ou sur des parties de plantes (embryons). On a pu alors la présenter comme une copie des mutations naturelles. La nature de l'agent et l'intensité du stress mutagènes diffèrent cependant grandement de ce qui se passe naturellement. Mais il est vrai que cette technique modifie génétiquement les cellules dans leur milieu naturel, la plante. Toutes les interactions chimiques ou épigénétiques qui les relient entre elles et leur permettent de vivre et de se multiplier contribuent à la réaction au stress mutagène de chacune d'entre elles. Les plus abîmées sont éliminées et seules celles qui peuvent reconstruire des relations viables avec le reste de la plante se multiplient.

Dès les années 70, l'industrie semencière a développé les techniques de multiplication in vitro et a régénéré des plantes entières à partir de simples cellules. La mutagénèse a alors changé de nature en provoquant un stress mutagène sur des cellules isolées de leur environnement naturel. Le bouillon de culture chimique mis en œuvre au laboratoire n'offre pas à la cellule le même environnement et les mêmes possibilités d'interactions épigénétiques que la plante entière. Les variations soma-clonales2 résultant des multiplications cellulaires in vitro qui suivent la mutation ne peuvent pas non plus être qualifiées de naturelles.

Tout comme avec la transgénèse, on ignore jusqu'à l'existence même d'une grande part des réarrangements génétiques et épigénétiques ainsi provoqués, des nouvelles voies biochimiques qu'ils peuvent ouvrir ou fermer sans être identifiées et de leur impact sur la santé ou l'environnement.

Ainsi, la mutagénèse a été qualifiée de technique produisant des OGM, tout comme la transgénèse qui diffère pour les mêmes raisons des échanges de gènes horizontaux qui se produisent naturellement entre organismes sexuellement non compatibles. Il en est de même de la fusion cellulaire qui ne peut elle aussi se pratiquer que sur des cellules isolées de leur environnement naturel, la plante. C'est pourquoi elle est explicitement qualifiée de technique produisant des OGM à l'Annexe I A (première partie, 3) de la directive 2001/18 et le fait qu'elle soit réalisée entre cellules d'organismes sexuellement compatibles n'y change rien.

Pour des raisons principalement éthiques, de nombreux consommateurs et agriculteurs refusent les produits issus de telles modifications génétiques non naturelles. Au delà de la transgénèse, les organisations de l'agriculture biologique rejettent plus particulièrement le recours aux produits chimiques de synthèse mutagènes ou non3, aux rayons ionisants et à la Stérilité Mâle Cytoplasmique obtenue par fusion cellulaire. Le refus actuel de transparence de la part de l'industrie au prétexte de « secret industriel » renforce la méfiance et encourage un rejet préventif à priori de toute innovation. La liberté de choix et le droit à l'information doivent au contraire être respectés.

2 - Pourquoi la mutagénèse et la fusion cellulaire ont-elles été exclues du champ d'application de la législation OGM ?

2 – 1. Une « tradition » plutôt récente Les deux directives justifient avec le même argument l'exclusion de ces deux techniques de modification génétique « qui ont été traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps ». La « tradition » ici évoquée est très récente au regard des millénaires de sélection des plantes par des générations de paysans. La mutagénèse incitée chimiquement ou par rayon ionisant n'est sortie des laboratoires de recherche pour développer de nouvelles semences commerciales que dans les années 1960. La fusion cellulaire ne s'est développée que dans la décennie suivante avec le développement de la multiplication in vitro.

2 – 2. Présomption de sécurité

En l'absence de traçabilité, aucune étude statistique n'a pu mesurer l'impact sanitaire ou environnemental des produits issus de ces techniques. Les affirmations de sécurité avérée reposant sur l'absence d'incidents officiellement rapportés après 20 ou 30 ans de recul ne sont donc pas justifiées. Les impératifs économiques ont certainement aussi influencé ce glissement d'une présomption de sécurité ne reposant sur aucune évaluation vers l'affirmation péremptoire d'une certitude : il aurait été en effet compliqué de soumettre à une nouvelle législation contraignante des produits commercialisés depuis 20 ans. Il n'est plus réalisable ni même utile de rendre aujourd'hui obligatoire une évaluation pré-commercialisation de produits qui, pour la plupart, ne sont plus commercialisés. Pour ceux qui sont encore présents sur le marché, il est par contre indispensable que les opérateurs et les consommateurs puissent exercer leur liberté de choix et donc connaître la nature OGM ou non des produits qui leurs sont offerts sur le marché.

Recommandation : les produits issus de mutagénèse et de fusion cellulaire doivent être étiquetés comme tels.

Jusqu'en 2001, une autre justification de cette présomption de sécurité peut être comprise à la lecture des attendus de la directive 2001/18. Ce qui motive les évaluations préalables à la dissémination des OGM en milieu ouvert est ainsi expliqué : « L'introduction d'OGM dans l'environnement devrait se faire selon le principe d'une progression par étapes. Cela signifie que le confinement des OGM est réduit et l'ampleur de leur dissémination augmentée progressivement, par étapes, mais seulement si l'évaluation des étapes antérieures du point de vue de la protection de la santé humaine et de l'environnement indique que l'on peut passer à l'étape suivante ». Bien que la mutagénèse incitée provoque encore plus de modifications non intentionnelles que la transgénèse4, le législateur a pu considérer que le processus de développement industriel mis en oeuvre à cette époque répondait de lui-même au principe de « progression par étape » et que les produits qui en étaient issus pouvaient ainsi être exemptés de l'application de la directive.

1)Vu les impacts environnementaux et sanitaires de leur culture, les Amis de la terre, la Confédération Paysanne et le Réseau semences Paysannes ont saisi le gouvernement avec d'autres organisations de la société civile pour demander que cette mesure s'applique aussi rétroactivement aux variétés récemment commercialisées qui ont été génétiquement modifiées par mutagénèse pour être rendues tolérantes aux herbicides.

Jusqu'à la fin des années 1990, la mutagénèse est une technique aveugle et aléatoire : les mutations sont produites au petit bonheur la chance et on regarde ensuite ce qui se passe. Avant de commercialiser de nouvelles semences, il faut d'abord multiplier des centaines de cellules mutées et les régénérer pour en faire des plantes entières, puis les cultiver plusieurs années afin de repérer celles qui ont éventuellement développé un nouveau caractère phénotypique intéressant, ensuite introduire ce nouveau caractère par croisements successifs dans des variétés intéressantes pour l'agriculture et enfin faire des essais en culture, puis les essais pour l'inscription de la variété au catalogue officiel. Tout cela peut prendre 10 à 15 ans avec à chaque étape des retours au milieu environnant naturel contribuant à la réparation des individus mal adaptés et permettant d'éliminer les plantes non viables, présentant des défauts, trop sensibles aux maladies. Aux mêmes étapes que pour la mutagénèse, la fusion cellulaire rajoute (pour les espèces dont on récolte le grain) une étape de restauration de la fertilité mâle indispensable à la production de graines. A chaque étape, le sélectionneur observe attentivement ses plantes car ses critères de sélection reposent d'abord sur leurs caractères phénotypiques et leur valeur agronomique et technologique qui feront ensuite l'objet d'une évaluation officielle lors de l'inscription au catalogue. Le « principe d'une progression par étape » semble ainsi respecté sans qu'aucune obligation réglementaire ne soit nécessaire pour l'imposer. Cependant, hormis quelques mesures officielles très partielles mises en place récemment en France (volonté encore non opérationnelle d'ajouter un critère Environnemental à l'évaluation de la Valeur Agronomique et Technologique – VATE - des variétés commerciales, expertise scientifique collective de l'impact des variétés tolérantes aux herbicides...), aucune évaluation sanitaire et environnementale indépendante n'est réalisée. Le sélectionneur privé n'y prête quant à lui attention qu'en cas d'apparition de problèmes très visibles pouvant remettre en cause ses bénéfices commerciaux.

2 – 3. L'évolution des techniques génétiques et de bio-informatique

En 2001, la transgénèse, qui permet de choisir le caractère génétique introduit dans la plante, est encore une technique beaucoup plus performante que la mutagénèse aléatoire. Entre 2001 et 2011, le coût du séquençage de l'ADN a été divisé par 100 0005 et la puissance de calcul statistique des moteurs de recherche numériques a explosé. C'est désormais l'ordinateur qui brasse les données issues du séquençage génétique et du recensement des caractères d'intérêt des plantes ou des animaux et qui remplace l’œil du sélectionneur pour identifier les nouvelles informations génétiques constituées du lien entre une séquence génétique et le caractère phénotypique auquel elle est associée. Ces développements dirigent aujourd'hui la majorité des investissements destinés au développement commercial de nouvelles semences vers les nouvelles techniques de mutagénèse :

- La mutagénèse assistée par marqueurs (tilling) n'est plus une technique aveugle comme la mutagénèse aléatoire classique. Pour un technicien de laboratoire, la connaissance des séquences génétiques permet d'orienter le choix vers des plantes susceptibles d'acquérir le caractère recherché. Et une simple analyse génétique permet un premier tri des cellules ayant développé ce caractère sans avoir besoin de les régénérer puis de les cultiver plusieurs générations sous forme de plantes entières.

- La mutagénèse dirigée6, dont les premiers produits arrivent aujourd'hui sur le marché, est présentée comme encore plus performante. Elle permet de choisir à l'avance la partie du génome qu'on va inactiver ou modifier. On peut même lui fournir le modèle de la nouvelle séquence génétique brevetée à copier.

Les techniques de mutagénèse dirigée impliquent l'utilisation de molécules d'ADN, mais le caractère recombinant ou non de certaines d'entre elles est controversé. Si on en reste à la lettre de l'annexe I B de la directive 2001/18, celles qui n'impliquent pas d'utilisation d'ADN officiellement qualifié de recombinant produiraient des OGM exclus du champ d'application de la réglementation. Mais si on retient l'esprit de la directive et la volonté du législateur exprimés dans ses attendus, les organismes issus de ces nouvelles techniques, qu'elles impliquent ou non l'utilisation de molécules d'ADN recombinant, sont des OGM qui rentrent dans le champ d'application de la directive 2001/18. Aucune d'entre elles n'est en effet traditionnelle et aucun recul ne permet d'affirmer que leur sécurité est avérée. Dans le processus de développement industriel, la progression par étape a disparu : il n'est plus nécessaire de régénérer des centaines de cellules puis de cultiver les plantes obtenues pendant plusieurs générations avant de pouvoir observer au champ si l'une d'entre elles exprime un caractère intéressant. Aucune évaluation à chaque étape n'est possible. Le sélectionneur ne fait plus ses choix en observant attentivement ses plantes dans leur environnement naturel, mais sur la base des indications numériques fournies par l'écran de son ordinateur. Les plantes ainsi modifiées sont ensuite immédiatement disséminées à grande échelle dans l'environnement, sans laisser le temps à une sélection préalable, naturelle et/ou humaine, d'agir pour éliminer les individus peu viables, inadaptés et pouvant poser des problèmes sanitaires ou environnementaux. La mutagénèse aléatoire du siècle dernier n'est plus utilisée par les sélectionneurs. Les nouveaux produits issus de mutagénèse sont désormais tous issus de tilling ou de mutagénèse dirigée (par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc, méganucléases, TALENs,, Cas9-CRISPR ...).

Recommandation : tous les nouveaux produits issus de mutagénèse doivent être soumis, comme les autres OGM, à une évaluation sanitaire et environnementale préalable à leur commercialisation.

3 - Les autres nouvelles techniques génétiques

Toutes ces techniques modifient génétiquement puis multiplient des cellules isolées de leur environnement naturel, la plante, avant de les régénérer puis de les diffuser en milieu ouvert à très grande échelle sans aucune progression par étape ni aucune évaluation sanitaire et environnementale. Ne serait-ce qu'à ce titre là, elles doivent être réglementées comme OGM.

Tout comme la transgénèse et la mutagénèse dirigée, la cisgénèse, l'intragénèse, la méthylation de l'ADN dépendante de l'ARN et les techniques d'amélioration inverse utilisant la transgénèse impliquent « l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme ». Que ce matériel héréditaire soit ou non susceptible d'apparaître naturellement dans la plante ainsi modifiée (cisgénèse), ou qu'il soit ou non encore présent dans le produit commercialisé (mutagénèse dirigée, méthylation, amélioration inverse), ne change rien au fait que ces techniques sont définies au 2) de la première partie de l'Annexe A de la directive 2001/187 comme produisant des OGM réglementés ou des produits issus de ces OGM et donc réglementés eux aussi.

L'agro-infiltration consiste à disséminer massivement dans l'environnement des bactéries GM. Cette dissémination ne saurait se soustraire à la réglementation OGM, pas plus que la dissémination incontrôlable qui s'en suit de graines des plantes ainsi modifiées dont la probabilité qu'elles aient été elles aussi génétiquement modifiées n'est pas nulle.

La greffe consiste à associer un OGM à un produit non OGM et à disséminer ainsi dans l'environnement un produit partiellement OGM et dont les fruits sont de ce fait soit GM, soit issus d'OGM et doivent donc être réglementés comme tels.

La génomique de synthèse ne bénéficie toujours pas d'un consensus scientifique permettant de la définir. Il paraît difficile de déréglementer la dissémination des produits qui en sont issus si on ne sait pas comment ils sont élaborés.

Recommandation : les produits issus des nouvelles techniques génétiques sont tous des OGM devant rentrer pleinement dans le champ d'application de la législation OGM

5 - Les impacts socio-économiques

Pour la Confédération Paysanne, l'évaluation socio-économique de ces nouvelles techniques génétiques est incontournable. Un de leur premier impact, voire la première raison de leur développement, est en effet de modifier radicalement les revendications de protection intellectuelle en généralisant l'utilisation du brevet sur les séquences génétiques.

La directive 98/44 relative à la protection juridique des inventions biotechnologiques a défini « les procédés essentiellement biologiques d'obtention des végétaux et des animaux » qui ne sont pas brevetables. Tous les autres procédés, qu'ils soient « techniques » ou « microbiologiques », sont de ce fait brevetables. Au vu de l'état des techniques développées commercialement en 1998, le législateur a pu croire que seuls les OGM transgéniques étaient brevetables. A ses yeux, cela pouvait garantir la coexistence entre la protection des variétés par le COV et des plantes par le brevet grâce :

- à l'information des agriculteurs et des consommateurs à travers l'étiquetage OGM obligatoire des semences brevetées et des produits qui en sont issus ; - par le règlement 2100/94 qui a étendu la protection du COV aux variétés essentiellement dérivées de la variété protégée auxquelles a été rajouté un transgène breveté, - à la directive 98/44 qui a limité l'utilisation des semences de ferme (taxation ou interdiction suivant les espèces) au seul bénéfice de l'obtenteur du COV, qu'il s'agisse de semences brevetées ou uniquement protégées par un COV - au catalogue qui accorde un monopole d'accès au marché aux seules variétés conformes aux normes du COV ; - au coût très élevé des brevets européens.

Mais cet équilibre est désormais bouleversé, d'abord par le développement des nouvelles techniques, ensuite par d'autres réformes en cours que nous n'aborderons pas ici (ouverture du catalogue à des semences non protégeables par le COV, brevet unitaire européen...).

La définition par la directive 98/44 des procédés essentiellement biologiques qui ne sont pas brevetables est légèrement différente de celle des techniques qui ne produisent pas des OGM réglementés : « Un procédé d'obtention de végétaux ou d'animaux est essentiellement biologique s'il consiste intégralement en des phénomènes naturels tels que le croisement ou la sélection » (au lieu de multiplication et recombinaison naturelles pour les techniques définies comme ne produisant pas d'OGM). Le « tel que » ouvre un espace de flou juridique pour d'autres procédés que le croisement ou la sélection pouvant être brevetés sans être soumis à la réglementation OGM. C'est le cas notamment des techniques de recombinaison comme la mutagénèse n'impliquant pas l'utilisation d'ADN recombinant et la fusion cellulaire d'organismes sexuellement compatibles qui sont actuellement exclues du champ d'application de la directive OGM. La directive 98/44 permet aussi de breveter des séquences génétiques préexistant à l'état naturel pour peu qu'elles soient isolées de leur environnement et que leur fonction ne soit pas encore connue et soit clairement décrite.

Vu l'opposition de la société civile et des consommateurs européens aux OGM, l'industrie s'est immédiatement engouffrée dans cette brèche afin de produire des plantes brevetées non étiquetées OGM. Depuis 2001, les nouvelles techniques génétiques et de bio-informatique n'ont cessé d'élargir cette brèche. Elles ont d'abord permis d'identifier les séquences génétiques associées aux caractères morphologiques obtenus par mutagénèse ou d'autres techniques ne produisant pas d'OGM réglementés. Le brevet sur ces nouveaux traits est ainsi venu s'ajouter aux anciens COV sur les caractères phénotypiques des variétés. Le détenteur d'un tel brevet peut faire valoir ses droits sur toutes les plantes de multiples variétés sans avoir besoin de les développer lui-même. La plupart de ces brevets reposent sur des procédés microbiologiques brevetables (mutagénèse et nouvelles techniques qui la perfectionnent, amélioration inverse), mais concernent des séquences ou autres « informations génétiques » que rien, dans la description qui en est faite, ne différencie de séquences ou autres informations génétiques semblables obtenues ou pouvant être obtenues par des procédés essentiellement biologiques non brevetables, ou existant déjà naturellement dans d'autres plantes. Ce qui en fait des brevets sur des « traits natifs ». La protection absolue de ces brevets8 permet à leur détenteur de revendiquer des droits sur les plantes porteuses de ces « traits natifs » quelle que soient leur origine naturelle, essentiellement biologique ou microbiologique.

La première conséquence pénalise l'agriculteur utilisateur de semences de ferme : un simple test génétique de quelques euros suffit à amener une présomption de contrefaçon suffisante pour engager des poursuites s'il n'a pas payé de royalties à l'obtenteur d'une espèce dérogatoire ou s'il a multiplié une espèce non dérogatoire. Qu'il ait acheté des semences brevetées pour les reproduire ou que son champ ait été contaminé par des flux de gènes brevetés, il peut être poursuivi de la même manière. Si ce genre de poursuites n'a pas encore été utilisé en Europe vu le développement très récent des semences brevetées, elles ont par contre permis de généraliser en une dizaine d'années les OGM brevetés sur plus de 90 % des surfaces cultivées des principales cultures agricoles en Amérique du Nord (maïs, soja, coton, colza...). Au delà de la perte d'autonomie des agriculteurs, la perte de biodiversité cultivée est catastrophique.

La deuxième conséquence, qui se manifeste violemment aujourd'hui en Europe, pénalise l'industrie semencière « traditionnelle ». Sa ressource génétique est constituée des variétés de ses concurrents ou de ressources phytogénétiques des banques de semences dont certains traits natifs peuvent être brevetés sans qu'elle n'en sache rien. En effet, aucune obligation d'information publique ne permet de savoir dans quelles variétés ou ressources les traits brevetés ont été insérés ou sont naturellement présents. La détection de ces informations et la surveillance des nouveaux brevets exigent des moyens hors de portée de la majorité des entreprises semencières. Ces nouveaux brevets sur les traits génétiques, qu'ils soient OGM ou non, permettent ainsi aux grandes entreprises multinationales détentrices des plus gros portefeuilles de brevets de rançonner ou de racheter leurs concurrents les uns après les autres. Alors qu'en 1998, aucune entreprise semencière ne contrôlait plus de 1 % du marché mondial, 10 s'en partageaient en 2009 75 % dont 3 d'entre elles plus de 50 %9. Les conséquences d'une telle concentration de l'industrie semencière pour la sécurité alimentaire dépendant désormais d'une poignée de multinationales sont incalculables;

Recommandations : L'évaluation socio-économique de l'impact de la dissémination des produits issus des nouvelles techniques génétiques ne peut pas être repoussée au prétexte qu'elle concerne plusieurs réglementations et pas uniquement la réglementation OGM.

L'information sur les traits brevetés de chaque lot de de matériel de reproduction commercialisé doit être obligatoire.

1 )Vu les impacts environnementaux et sanitaires de leur culture, les Amis de la terre, la Confédération Paysanne et le Réseau semences Paysannes ont saisi le gouvernement avec d'autres organisations de la société civile pour demander que cette mesure s'applique aussi rétroactivement aux variétés récemment commercialisées qui ont été génétiquement modifiées par mutagénèse pour être rendues tolérantes aux herbicides.

2) http://www.gnis-pedagogie.org/biotechnologie-amelioration-introduction-caractere.html

3 )La seule dérogation acceptée concerne la culture de méristème

4) Batista et All, 2008, Microarray analyses reveal that plant mutagenesis may induce more transcriptomic changes than transgene insertion

5 )Plant Genomics Advences and Applications, Ruth Bastow, Global Plant Council http://www.planttreaty.org/sites/default/files/Appendix10.pdf

6 )Oligonucléotides, méganucléases et nucléases à doigt de zinc, CRISPR, CAS, TALENs...

7) « 2 les techniques impliquant l'incorporation directe dans un organisme de matériel héréditaire préparé à l'extérieur de l'organisme, y compris la micro-injection, la macro-injection et le microencapsulation; »

8 )Art 9 de la directive 98/44 : « La protection conférée par un brevet à un produit contenant une information génétique ou consistant en une information génétique s'étend à toute matière, sous réserve de l'article 5, paragraphe 1, dans laquelle le produit est incorporé et dans laquelle l'information génétique est contenue et exerce sa fonction. » Décision de la Chambre de recours technique 3.3.04, en date du 8 juillet 2013 - T 83/05 : « La chambre n'ignore pas qu'en vertu de la jurisprudence constante, une revendication de produit caractérisé par son procédé d'obtention englobe non seulement les produits effectivement obtenus par le procédé concerné, mais également ceux qui, en termes de structure, sont identiques à ces produits et qui sont obtenus par un procédé différent ».

9 )Qui contrôlera l'économie verte ? www.etc-group.org

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 10:55

http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/rats-laboratoires-contamines-ogm_b_7761348.html?utm_hp_ref=tw

  • OGM: de faux témoins utilisés pour tester la toxicité de produits

Publication: 10/07/2015

SANTÉ - La publication par l'équipe du Professeur Séralini dans la revue Plos One, après quelques tergiversations, d'un article remettant en cause la manière dont sont menées les études sur les rats pour évaluer la toxicité des produits, qu'il s'agisse de pesticides, de produits chimiques ou des médicaments, est un véritable coup de tonnerre dans le monde bien rodé des protocoles mis au point par l'industrie chimique et acceptés par les différents organes d'expertise dans le monde.

De quoi s'agit-il? De la preuve que les populations témoins utilisées pour tester la toxicité de produits sont en réalité de faux témoins. Pourquoi? Tout simplement parce que ces rats de laboratoires sont eux-mêmes nourris avec des croquettes contenant des cocktails de pesticides et de produits chimiques, tels qu'ils sont présents dans la nourriture de base depuis les débuts de l'agriculture intensive. Ainsi deux problèmes sont soulevés:

1) Dans les études toxicologiques, on compare un lot de rats témoins à un lot de rats testés qui mangent la même nourriture que les rats témoins mais dans laquelle on ajoute le produit à tester pour voir l'effet qu'il peut produire sur la santé. Le problème est que les rats témoins mangent une nourriture déjà fortement polluée et pathogène et ainsi, il est très difficile de voir apparaitre l'action du produit testé sur le groupe test.

2) Lorsque dans une étude, des pathologies sont mises en évidence, l'industrie et les agences réglementaires comparent les résultats aux "données historiques de l'espèce" qui sont d'après les archives des industriels, toutes les pathologies présentées par les rats témoins depuis plus de trente ans et qui sont considérées comme normales ou spontanées.

Ainsi la comparaison systématique aux données historiques fondées sur des animaux eux-mêmes contaminés en raison de leur nourriture conduit à ce que l'on considère comme normale des pathologies qui ne le sont pas. En conséquence, il devient de plus en plus difficile de montrer la toxicité d'un produit quel qu'il soit, dans la mesure où il faut qu'il soit très toxique pour que des différences apparaissent lorsque l'on compare les données historiques et les résultats trouvés.

C'est la raison pour laquelle il est normalement très difficile, en se limitant à des cohortes de dix rats, de montrer quelque effet que ce soit dans la consommation des OGM puisque la cohorte témoin est elle-même nourrie avec des croquettes contenant une part d'OGM! Il en irait autrement si la population témoin était nourrie avec des croquettes "bio".

Cette découverte est lourde de conséquences. La meilleure preuve en est que la revue Plos One, qui avait donné son accord à la publication et au communiqué de presse qui allait avec, s'est ravisée (pour quelles raisons ou sur quelle pression?) la veille de la conférence de presse et a publié finalement l'article 15 jours plus tard en exigeant une modification du seul abstract pour supprimer toute référence à la nécessaire modification des exigences réglementaires quant aux tests.

La phrase supprimée était celle-ci: "Ce travail invalide l'utilisation de témoins externes (les données historiques) dans les tests réglementaires. Ils consistaient à comparer les effets toxicologiques à des rats témoins d'autres expériences. Ces rats témoins en effet sont nourris de différents mélanges de polluants. Ceci remet aussi en question l'utilisation de 50 rats par groupe en cancérologie, ce qui permettait d'augmenter la puissance statistique perdue à cause du bruit de fond élevé des pathologies".

Car en effet, c'est tout le système d'autorisation validé par les différentes agences sanitaires dont tout un chacun a compris que pour certaines d'entre elles (en particulier l'EFSA) les conflits d'intérêts étaient loin d'être réglés, qui est mis en cause. En effet, à partir du moment où l'élément de comparaison est faux, puisque les animaux témoins sont eux-mêmes contaminés, les résultats sont faux.

Autrement dit, ce qui est jugé comme étant une absence de toxicité, en raison d'une trop faible différence avec la population témoin, est mal jugé puisque la comparaison ne se fait pas à partir d'une population saine mais d'une population contaminée. Ceci explique sans doute les raisons pour lesquelles tant de produits ont été autorisés pour ensuite être reconnus comme potentiellement ou totalement dangereux.

Le dernier en date ,et non des moindres, est le glyphosate considéré comme possiblement cancérigène par l'organisation mondiale de la santé, et parfaitement admis par l'EFSA que ce soit comme pesticides ou comme élément de modification génétique de maïs, de soja ou de colza.

La suite logique de cette mise en évidence est l'obligation de changer les méthodes d'analyse de manière à exiger que les populations témoins soient parfaitement saines, c'est-à-dire émanant de souches saines et nourries sans pesticides, ni OGM, ni autres produits chimiques.

Il va de soi que si les autorités sanitaires françaises comme européennes, agences d'expertise comme autorités gouvernementales et communautaires passaient par pertes et profits cette information dont ils ont évidemment connaissance, ils engageraient incontestablement leurs responsabilités...

Comme l'engagent évidemment les entreprises qui continuent à faire des tests dont elles savent pertinemment qu'ils sont faussés à la base.

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 07:34

Note de l'administration du blog :

Renseignez -vous et rendez-vous auprès de vos élus pour vérifier s'ils ont bien reçu l'information de la reconnaissance comme possible cancérogène du 2-4 D par l'OMS .

Mais pour continuer d'agir à défaut ,cela peut se faire aussi par le biais de ce type de consultation publique(TEXTE EN CORPS DE MESSAGE ) du ministère de l'agriculture ,(celle qui nous concerne sera close le 29 juin).

On peut ainsi réagir individuellement afin d'interpeller officiellement l’état à propos de la légitimité pour des CONTREBANDIERS viticoles, d’arriver de façon régulière sur Thau avec des véhicules aux coffres bourrés DE PRODUIT espagnols DANGEREUX ,VOIR INTERDITS.

Le but étant de traiter "phyto-sanitairement" et à moindre cout de poison ,leurs melons ,vignes ,tomates ,fruitiers :

-sans prendre garde ni craindre de contrôles ,puisqu'ils sont quasi inexistants ,

-ni se préoccuper du pire ,c'est à dire des conséquences sur le consommateur.

Autre avertissement à la prudence à propos de la santé des habitants de proximité, intoxiqués ou incommodés par les traitements :ce n'est pas sans risque d’être attaqué de façon individuelle ou associative ,que de demander avec foi et loi à des maraîchers pesticideurs d’être correct !
http://www.terraeco.net/Pesticides-des-maraichers-s,60290

Il est dommage de se voir ainsi "policé" par les utilisateurs de pesticides ,car ils sont nombreux sur Thau ,ceux qui ont été interpellés par le cancer touchant à la fois des viticulteurs et les autres,(quand bien même ces "autres"seraient-ils élus ou ex-élus à Loupian ,acteurs et ex-acteurs, de quelque "commission-environnement "sur le bassin de Thau).

Donc puisqu'il semble qu'on ne peut rien attendre en général et pour l’instant, des commissions et scot officiellement mises en place,il est souhaitable que pour continuer à s'interroger et à prévenir sur les dangers de ces expositions aux brouillards toxiques émis près des lieux de vie ce soit les riverains eux même qui doivent faire "monte r" la mayonnaise ,et créer ou se mettre rapidement en lien ,avec des associations pour la défense des phyto-victimes et pour défendre les Droits de l'environnement,.

Ainsi à Loupian , le maire ,le conseil municipal via le premier adjoint d'alors (lui même ancien militaire dans sa carrière avant d’être viti de son état,puis retraité actif), a déjà été longuement et régulièrement interpellé par écrit, et en public, sur ce sujet des poisons agricoles.

Le "Dauphin de Turrel",(Turrel est l'ex-maire socialiste de Loupian),comme on le nomme en Municipalité ,c'est Alain Vidal (L'actuel maire et ex premier adjoint de Turrel),et ce dernier avait alors répondu à cette question sur les poisons agricoles en réunion devant un public de jardiniers ,devant un par-terre(sans jeu de mot), de quelques élus(Rey ,Subirats ,Allié,Laurence Davaux-Arenas,Séguié..) ,et devant l’aréopage de l'administration municipale représenté par :les deux personnel de l'accueil en mairie (Dont Stéphanie Férandis témoin dans l'affaire "perdue "par Carcelès),un DG "épouvantail" et Marie- José Carcelès la rédactrice en chef du CR et responsable du personnel administratif.

La secrétaire de la mairie de Loupian, Marie- José Carcelès,qui prenait en note les propos tenus lors des échanges a probablement allégé son "compte rendu"de la session "jardins partagés ",de quelques phrases.Mais après coup,car c'est ainsi que l'on gruge le mieux la vérité.

ON PEUT LE DIRE ,la fonctionnaire territoriale est coutumière de la méthode "Anastasie",qui reste de belle moralité pour présenter sa propre vision des choses ,pensant sans doute que parmi les personnes ayant assisté au débat,aucune n'y trouverait à redire ,sauf que la tricherie ,c'est moche ,c'est une erreur ,et c'est aussi une de ses fautes professionnelles dont l'agent public ,n' a pas été innocentée par le tribunal de Montpellier !

(Nous publierons un jour les minutes du procès de cette affaire ce qui risque d’intéresser certainement le lecteur en quête de faits avères par l'administration judiciaire !)

Netteté sans honnêteté n'est pourtant que ruine du service publique ,et sans ce qui s'appelle un caviardage en bonne et due forme de la fonctionnaire qui est également la responsable peu exemplaire du service administratif de la mairie ,tout administré aurait pu prendre connaissance dans ce compte rendu édulcoré ,de l'une des citations testimoniales les plus fameusement prononcée en salle du conseil ,par l'honorable président de séance et actuel maire de Loupian:

-Alain Vidal ,au sujet d'une question qui lui est posée sur de l'emploi par lui des pesticides :

-"tu commence par me casser les couilles " .

Et après?Cela n'était pas l'objectif de soutirer une parole politique du Dauphin de Turrel,mais d'obtenir concrètement un acte !

C'était d'exiger de lui ,élu et pollueur, que sa viticulture fasse un pas de coté par rapport à l'utilisation de biocides !On comprend mieux maintenant qu'au lieu de ça ,il s'agissait plutôt pour l'actuel maire de Loupian , non pas de respecter et la biodiversité ,et les administrés,mais de "préparer le terrain"pour pouvoir construire pour son fils ,(Cela s'apelle du favoritisme!)et aux frais de la princesse ,un "mas agricole "dans la continuité de sa chimie-culure familiale!

Car comme dirait Michel Serres: "pour inventer et créer, il faut savoir zigzaguer et privilégier les bifurcations.".Alors il faut la jouer plus fine,surtout à double jeu :quand on est un maire faussement promoteur de bio dans sa fonction politique par"modernisme ",et également un grand dépendeur et épandeur de chimie viticole par "tradition".

De plus quand on est coincé ,on est coincé! Surtout hélas ,si,pour installer pour soi et son fils ,ses propres projets clientèlistes,il faut aussi songer à se choisir Monsieur Vidal,de bons avocats ,sans pour autant utiliser le cabinet de conseil de la Mairie pour son intéret personnel ,ce qui serait abuser de biens sociaux
http://www.hebdo.ch/hebdo/cadrages/detail/michel-serres-pour-inventer-et-cr%C3%A9er-il-faut-savoir-zigzaguer-et-privil%C3%A9gier#shareTwitter

La citation testiculaire d'Alain Vidal qui a le mérite pourtant d’être assez imagée ,reste certes peu pédagogique à l'occasion d'une réunion municipale prônant le jardinage biologique,mais elle permettait à la Mairie de donner son ton ,et la direction qu'elle prend en matière d'agriculture nourricière et sa manière de communiquer pour se cultiver ensemble et en public .

L'affaire est donc à suivre pour voir si l'art de cultiver sans poison casse toujours les couilles d'Alain Vidal,aujourd'hui!.

C'est imagé ,mais pas contradictoire pour les mytho-phyto qui comme Turel et Vidal continuent de tirer les ficelles publiques à leur avantage,selon leur bon plaisir d'abuseurs.On peut toujours au détour d'un chemin de campagne vers le zone remarquable du Pallas,apercevoir Alain Vidal ,le premier empoisonneur de la commune (celui qui appelait manu militari à l'écologie mais pas au classement Natura 2000 de l'embouchure de la rivière), continuant lui même largement d'empoisonner à en rendre malade les gens les huitres et les écrevisses,passant dans la vallée en tête de tracteur pour pulvériser et éradiquer ,entre les ceps tout ce qui ressemble à une herbe !

On pense alors «Plus l’homme est puissant par la technique, plus il est fragile devant le malheur»
http://www.liberation.fr/economie/2015/06/19/edgar-morin-plus-l-homme-est-puissant-par-la-technique-plus-il-est-fragile-devant-le-malheur_1333061

Enfin une autre piste de signalement aux "autorités"est possible aussi ,via la consultation publique ,car il est a noter qu'afin de justifier la demande d'interdiction des cultures de colzas VrTH et d'introduire un moratoire dans la loi biodiversité ce printemps, concernant le 1er plan Ecophyto 1, le mouvement associatif et certaines organisations ,effarées par le développement à grande échelle en France ,de nouvelles grandes culture oléagineuses avec des de plantes à pesticides comme le colza et les tournesols "mutés",avaient repris dans leurs s inquiétudes ,l'argumentaire du rapport Pottier qui présentait un bilan catastrophique.

Enfin il faut savoir que le département de l''Hérault est un grand producteur de semences de tournesols OGM obtenus par mutagenèse dirigée ,et que cette activité est comptable de l'utilisation d'une quantité très importante de produits hautement polluant dont le PULSAR!

Tout ça alors même que l’USDA appel à des contrôles plus serrés ,et examine la réglementation des cultures OGM ,et ce qu'elle va donner dans nos assiettes .

Il conviendrait donc sur le terrain ,dans les champs et dans les bureaux de s'y coller aussi avec l'EU(article en suite de celui de Carey Gillam)!

(Source: Reuters (22 juin 2015)Auteur: Carey GillamUn grand nombre de groupes consuméristes, alimentaires et d’entreprises ont déposé des commentaires auprès du Département américain de l’Agriculture (USDA) ce lundi, appelant à une réglementation plus stricte des cultures génétiquement modifiées. Le système actuel, a soutenu le groupe, est un « échec ». L’USDA avait proposé une disposition réglementaire en 2008, mais l’a retirée au début de l’année. Plus récemment, l’agence a annoncé qu’elle prévoit des changements dans sa façon de réglementer ces cultures, fixant une période de commentaires du public qui a pris fin aujourd’hui. Les groupes ont recommandé que le gouvernement fasse davantage pour protéger suffisamment « l’environnement, l’économie, les agriculteurs, les consommateurs et la santé publique ». Ils ont appelé l’agence à étendre son travail en évaluant la sécurité des cultures génétiquement modifiées pour la consommation humaine et animale, et à surveiller ces cultures pour les problèmes de résistance des mauvaises herbes ou les dommages aux écosystèmes. L’agence devrait aussi redoubler d’efforts afin d’empêcher la contamination des cultures non-OGM par des cultures OGM. « Nos organismes publics ne peuvent pas se fier aux entreprises qui profitent de la vente de cultures OGM pour décider combien et quels types de tests effectuer, ou quelles informations sont partagées avec les régulateurs et le public », a déclaré Marcia Ishii-Eiteman, scientifique principale au Pesticide Action Network Amérique du Nord. Les recommandations ont été également signées par la National Family Farm Coalition, l’Organic Consumers Association, Clif Bar & Co, Nature's Path et 34 autres organisations. Les partisans des OGM soutiennent qu’ils sont déjà bien réglementés, et des études montrent que ces cultures sont sans danger. plus)

UE - Statut OGM des nouvelles techniques : la Commission décidera seule

http://www.infogm.org/spip.php?article5821

et Nina Holland, CEO, Eric MEUNIER, juin 2015

Lien permanent | |

Crispr/Cas9, mutagénèse dirigée par oligonucléotides, nucléases à doigt de zinc… voici quelques noms de nouvelles techniques de biotechnologie (NBT), issues d’une liste plus longue, pour lesquelles l’Union européenne cherche à déterminer depuis 2008 si les produits obtenus via ces techniques sont soumis ou non à la législation sur les OGM. Après consultation d’experts scientifiques, de services juridiques et d’États membres, la Commission européenne a promis de produire un document de position avant la fin de l’année 2015. Mais si d’aucuns pensaient que ce document était voué à être soumis au Parlement européen et aux États membres, ils se trompaient, car, contrairement à ce qui avait été annoncé, la Commission ne les sollicitera pas...

Lire la suite sur inf'OGM

http://www.actu-environnement.com/ae/news/efsa-evaluation-risques-environnementaux-consultation-publique-24815.php4

Évaluation des risques environnementaux : l'Efsa lance une consultation publique

Gestion des risques | Aujourd'hui à 15h57 | Laurent Radisson

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a lancé le 22 juin une consultation publique sur trois projets de documents scientifiques relatifs à l'évaluation des risques environnementaux (ERE). Les commentaires peuvent être adressés jusqu'au 10 septembre 2015.

Le premier document est "un projet de lignes directrices qui démontrent comment les services écosystémiques et la biodiversité peuvent être pris en compte lors de la définition des objectifs de protection contenus dans l'ERE", explique l'Efsa. Les deux autres sont des projets d'avis scientifiques portant respectivement sur les espèces en voie de disparition et sur la réparation de l'environnement.

Pour quelle raison l'Efsa, spécialisée sur les risques alimentaires, se penche-t-elle sur l'évaluation des risques pour l'environnement ? L'objectif, explique l'Autorité, est "d''harmoniser, autant que possible, la façon dont elle aborde les menaces pour l'environnement dans ses évaluations de produits réglementés et d'espèces exotiques envahissantes".

L'Efsa doit en effet évaluer et fournir des conseils scientifiques sur les risques que les pesticides, les additifs destinés à l'alimentation animale, les organismes génétiquement modifiés (OGM), ou encore les espèces exotiques envahissantes, peuvent présenter pour l'environnement.

Laurent Radisson, journaliste
Rédacteur en Chef délégué aux marchés HSE

Consultation publique Ecophyto II du 8 au 29 juin 2015

08/06/2015

Motifs du plan Ecophyto II

Le plan Ecophyto a été lancé en 2009 avec l’objectif de réduire de 50% l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans un délai de dix ans, si possible. Conformément à la directive européenne 2009/128/CE instaurant un cadre d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement durable, il doit faire l’objet d’un réexamen tous les cinq ans.
A ce titre, le Premier ministre a confié au député Dominique Potier le 30 mai 2014 une mission visant à formuler des recommandations pour une nouvelle version du plan Ecophyto.
Dominique Potier a remis son rapport le 23 décembre 2014.

Sur la base de ses recommandations, et d’échanges entre les services de l’État et les parties prenantes du plan Ecophyto, un projet de plan Ecophyto II a été préparé. Il est organisé autour de six axes :

1 – Agir aujourd’hui et faire évoluer les pratiques
2 – Améliorer les connaissances et les outils pour demain et encourager la recherche et l’innovation
3 – Évaluer et maîtriser les risques et les impacts
4 – Accélérer la transition vers le zéro phyto dans les jardins, espaces végétalisés et infrastructures
5 – Politiques publiques, territoires et filières
6 – Communiquer et mettre en place une gouvernance simplifiée.

Consulter le projet de plan Ecophyto II

Modalités de la consultation

Conformément à l’article L. 120-1 du code de l’environnement, le projet de plan Ecophyto II est mis à la consultation publique du 8 au 29 juin 2015 , sur le site Internet du ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Les observations peuvent être envoyées à l’adresse électronique suivante :
ecophyto-2018.dgal@agriculture.gouv.fr

Cri d’alerte contre les néonicotinoïdes, ces pesticides tueurs d’abeilles

Le Monde.fr | 24.06.2015 à 18h25 • Mis à jour le 24.06.2015 à 19h27 | Par Martine Valo

L’interdiction des néonicotinoïdes – ces pesticides qui contribuent notamment à décimer les abeilles – devient un sujet récurrent à l’Assemblée nationale. Mercredi 24 juin, Delphine Batho, Gérard Bapt et Jean-Paul Chanteguet, trois députés socialistes à la pointe de ce combat, ont poussé un nouveau cri d’alerte à l’occasion d’un forum citoyen réuni à leur initiative.

Le 19 mars 2015, ils étaient déjà parvenus à faire voter dans l’hémicycle un amendement lors de l’examen du projet de loi sur la biodiversité, stipulant tout simplement que « l’usage des produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes [serait] interdit à compter du 1er janvier 2016. » Seulement, voter n’est pas adopter, surtout lorsqu’une résolution de cette nature n’est pas soutenue par le gouvernement. En février, elle n’avait, en outre, pas obtenu de majorité au Sénat, où elle était défendue par le sénateur Joël Labbé (EE-LV). Celui-ci en avait ôté sa cravate de dépit en pleine session.

Plantes, sols, eau imprégnés

C’est pourquoi les trois députés fers de lance de ce combat ont voulu montrer qu’ils ne baissaient pas la garde et ont lancé un appel à l’adresse de leurs confrères parlementaires. Une quarantaine d’entre eux ont déjà apporté leur signature à ce texte qui demande de prohiber ces « substances solubles [qui] imprègnent toute la plante jusqu’à son pollen, s’infiltrent dans le sol et se répandent par les eaux de surface et souterraines ». Parmi les signataires figurent plusieurs anciens ministres de l’écologie : Philippe Martin (PS), Nathalie Kosciusko-Morizet (LR), Chantal Jouanno (UDI) et Delphine Batho, bien sûr.

En fait, on est encore loin d’une prohibition générale des néonicotinoïdes en France. Car ni la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, ni surtout son homologue de l’agriculture, Stéphane Le Foll, n’appuient une disposition difficile à faire passer auprès des représentants des filières agricoles. En 2013, M. Le Foll avait demandé et obtenu un moratoire de deux ans dans l’Union européenne vis-à-vis de quatre substances de la famille des néonicotinoïdes : le thiaméthoxam, la clothianidine, l’imidaclopride et le fipronil.

Position molle de la France

Cependant les défenseurs des butineuses, apiculteurs en tête, ont toujours dénoncé cette interdiction qui doit s’achever en décembre, ils lui reprochent de n’être que partielle en réalité. Stéphane Le Foll continue de demander publiquement à la Commission européenne de faire procéder à des évaluations supplémentaires sur la toxicité de ces substances qui déstabilisent les abeilles, les privant notamment de leurs points de repère. Mais le ministre ne se montre pas pressé de prendre des décisions radicales dans les campagnes françaises tant que les Vingt-Huit ne seront pas prêts à basculer tous ensemble dans l’après-néonicotinoïdes.

Contre cette position molle de la France, les auteurs de l’Appel des parlementaires pour l’interdiction des néonicotinoïdes font connaître les multiples cultures qui ont encore recours à ces molécules : les céréales à paille, les betteraves, de nombreux arbres fruitiers (pêchers, abricotiers, pruniers), la vigne, les agrumes, les légumes (poivrons, concombres, pommes de terre, pois…), les rosiers, les pépinières de conifères, les plantes d’intérieur… Sans compter les usages vétérinaires de l’insecticide imidaclopride sur les chiens et les chats, dans la lutte contre les blattes et les fourmis, du thiaméthoxam et de l’acétamipride pour traiter les bâtiments d’élevage…

Preuves de la neurotoxicité

Des forêts aux montagnes en passant par les balcons des citadins, il en reste donc à peu près partout, distribué sous de multiples appellations de Bzyer, Syngenta, Philagro, Novartis... Sur les végétaux, il existe bien certaines limites en fonction des périodes de floraison notamment, seulement les études scientifiques ont désormais montré à quel point les néonicotinoïdes, qui traitent la semence même de la plante, persistent dans l’environnement.

« La communauté internationale des scientifiques a accumulé les preuves de la neurotoxicité de ces substances actives pour les abeilles, les invertébrés, les oiseaux et les poissons », a rappelé le député Jean-Paul Chanteguet. Il a exhorté « les élus du peuple de toutes les familles politiques à se retrouver pour assumer ensemble cette responsabilité essentielle » : la défense du « bien-être des générations futures et la préservation du bien commun qu’est l’environnement. »

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 04:38

Dans sa note "bonne nouvelle pour les milieux "vivants" ,l'administration du blogue annonce que

Ségolène Royal, a parlé hier dimanche sur France 3 de son intention d'interdire la vente en libre service dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto,
( lire:http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-interdit-la-vente-du-roundup-de-monsanto-dans-les-jardineries_1689394.html#SGf4kDTyCp7pEVSY.99

Et une revue de presse en est faite qui se trouve à la fin de cette page )

Reste que comme le transit de tels poisons est déjà installé par les vitipesticideurs de Thau via l’Espagne, (Oui, c'est bien le cas,et pour des raisons économiques ,celui du moindre cout d'achat de poisons monsanto de l'autre coté des Pyrénées !),c'est aussi le moment de s'interroger sur les retombées en terme de maladies professionnelles,de fragilité environnementales (les eaux agricoles ruissellent jusque dans l'étang ou sont élevées nos huitres triploïdes génétiquement modifiées ), et d'atteinte à la santé des populations,notamment des enfants :

Il faudrait d'agir pour que l'organisme DGCCRF Montpellier ,la DIRECTION DÉPARTEMENTALE DE LA PROTECTION DES POPULATIONS,les douanes ,aillent plus loin dans le contrôle aux frontières et dans le département ,car ces trafics avec l’Espagne entretiennent les empoisonnements agricoles des terres,des eaux et des personnes

- Encore faudrait-il re-charger "DE PRINCIPE DE NÉCESSITÉ" l'action ministérielle ,l'action administrative et de police rurale ,celle des politiques municipales ,associatives ou de prendre des mesures radicalement citoyennes ,pour que l'on puisse entraver (et interdire selon l’esprit presque défunt du plan écophyto)les acheminements de bidons espingouins .

Et surtout comment veiller à ce que ne se fasse plus,sur les parking des coopératives de village,ou dans les exploitations ,ces déchargements de toxiques au "cul des camions " ?Car c'est dans ce sens qu'il faut aller .

la mission de l'élu municipal , doublé de la mise en dynamique de l'état de nécessité devrait se voir DICTÉE d'elle même à chaque responsable local doté du mandat politique d'agir pour tous et le bien être de tous.Sinon en lieu et place de ça nous subissons tous le dictat des empoisonneurs qui sont souvent aussi les empoisonnés!

Cet état de nécessité, actionné dans le champ du droit public, a trait à des situations où les pouvoirs publics pourraient momentanément se permettre de s'affranchir de la légalité ordinaire.

Nous y sommes .Le PRINCIPE DE NÉCESSITÉ pourrait être appliqué en adéquation avec la conscience politique,en combinaison avec les responsabilité de la chambre d'agriculture sur ce problème de toxicité due à l'utilisation massive de poison viticole (round'up) mais aussi semencier(le pulsar est asspergé sur les parcelles de tournesols destinées à reproduire la semence ),.

La problématique round'up nous la connaissons bien à Loupian .

Le NOUVEAU maire Alain Vidal y a été le plus gros pollueur de la commune pendant des années mais il à passé la main.Désormais 'ancien premier adjoint (qui se situe dans la continuité repressive et anti Natura 2000 de l'ex-maireTurrel, compte bien montrer qu'il s'affranchit lui aussi de la protection des gens et de la nature en continuant de développer son clientélisme un peu plus particulier,dont le cabinet douteux D'Almeras ,qui conseille la municipalité serait bien avisé de,dissuader !Alain Vidal d'entreprendre aux frais du public la construction d'un "Mas Viticole" pour le bénéfice unique de son fils .

Car ceci est en terme juridique ,un délit qui à pour appellation "favoritisme" '!

Notons simplement pour motiver les esprits uniquement sur le plan de la santé,que le lymphome non hodgkinien vient enfin d’être reconnu ,c'est heureux mais par trop tardif,comme maladie professionnelle(C'est à lire lire en 1) .

Cela fait en effet des années que dans les maisons de retraites les soignants constatent que des professionnels ayant travaillé toute leur vie dans la vignes sont affectés par ces pathologies.

*En attendant les communes touchées peuvent toujours organiser des conférences dans ce sens !

La salubrité publique passe par la prévention et l'appel au bon sens et à l'économie ;

Ainsi il faudrait aller plus loin quand Thau-info relate : www.thau-info.fr/index.php/commune/villeveyrac que "Christopphe Morgo, Maire de Villeveyrac, et Conseiller départemental, n'oubliait pas de remercier toutes les personnes présentes et organisatrices de la "fête du Genet", et profitait de ce moment de réunion pour lancer un appel citoyen, en cette période estivale qui débute : économiser et préserver l'eau est devenu inévitable dans le cadre du réchauffement climatique. ".

On peut certes économiser le précieux liquide ,mais pour préserver l'eau c'est une autre paire de manche puisqu'une étude montre que c'est sans compter sur les contaminants extérieurs qui ,(comme les pesticides agricoles) ,peuvent aisément pénétrer les canalisations d'eau d'une commune ( Quand l’eau du robinet s’imprègne en cours de route)

Quand après les nitrates et les pesticides, ce sera bientôt la pollution au mercure que l'on trouvera dans l'étang de Thau accompagnée du cortège de syndromes de minamata?
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47%2F1020
Alors Christophe Chiche!

,Quand voulez-vous monsieur le maire ,qu' à l'instar de Guy KASTLER DE "NATURE ET PROGRÈS "que vous avez invité à Montbazin ,ou du docteur Mireille LAMBERTIN (1)que vous avez invité à Loupian pour faire bouger les lignes de la pesticulture, l'on s'organise pour faire venir bientôt le professeur Sultan à Villeveyrac?

(1)Lire la récente intervention du Docteur Mireille Lambertin Martinez,Présidente de Foll’Avoine (association organisatrice de « Faites sans OGM»)sur http://www.fne.asso.fr/en/toutes-nos-actualites/actualite.html?cmp_id=37&news_id=14305 !

En effet, "Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous. L’alternative est simple : changer... ou disparaître."
http://www.actes-sud.fr/naomi-klein-tout-peut-changer

(1)Hypospadias: le poids écrasant de l’environnement

Le 08 juin 2015 par Romain Loury

Santé au travail, Santé publique, Produits

Charles Sultan
DR

Le lien entre malformations génitales du garçon et perturbateurs endocriniens ne fait plus guère de doute. Corollaire: certaines d’entre elles, les hypospadias, sont plus fréquentes lorsque les parents exercent une profession à risque, ou lorsqu’ils résident à proximité de sites sensibles, révèle une étude montpelliéraine.

«Préoccupation majeure de santé publique» selon Charles Sultan, chef du service d’endocrinologie pédiatrique au CHU de Montpellier, les hypospadias se caractérisent par un défaut de fermeture de l’urètre, canal urinaire situé au niveau de la verge. Nécessitant une opération chirurgicale, cette affection, liée à une masculinisation insuffisante de l’appareil génital du petit garçon, serait en hausse de 1,2% en France chaque année.

Si le lien avec les perturbateurs endocriniens a fait l’objet de plusieurs études, il demeurait un doute du fait de l’existence de facteurs génétiques, prédisposant à la maladie au sein d’une même famille. Un écueil contourné par l’équipe de Charles Sultan, dont l’étude, publiée par la revue European Urology, a écarté les cas génétiques.

Au final, 300 jeunes garçons atteints ont été comparés à 302 contrôles. D’après les professions exercées par les parents, le risque d’hypospadias est 3,13 fois plus élevé lorsque le métier expose aux perturbateurs endocriniens, notamment ceux présents dans les peintures et solvants, les détergents et les pesticides.

Nettoyage, coiffeuses, esthéticiennes

Du côté des mères, ce sont celles exerçant des activités de nettoyage et de ménage qui sont les plus à risque d’enfanter d’un garçon atteint d’hypospadias, suivies des coiffeuses, des esthéticiennes et de celles travaillant en laboratoire. Selon les chercheurs, l’exposition serait particulièrement problématique lorsqu’elle intervient en début de grossesse, durant la fenêtre d’exposition au cours de laquelle se développe le système génital.

La profession du père est aussi associée à un risque accru, en premier lieu chez les agriculteurs. Comment expliquer ce lien paternel avec une maladie liée au développement in utero? Interrogé par le JDLE, Charles Sultan l’explique par la «transmission épigénétique», celle impliquant des modifications chimiques de l’ADN présent dans les spermatozoïdes, et non les gènes eux-mêmes.

Les chercheurs notent aussi une nette augmentation du risque chez les personnes résidant à moins de 3 km d’une zone industrielle, d’un incinérateur, d’une décharge ou d’une zone d’agriculture intensive. En combinant ce facteur environnemental à l’activité professionnelle, le risque pourrait être accru de 11 fois!

Le syndrome dysgénésique en hausse

Pourtant, l’hypospadias ne serait que la «partie émergée de l’iceberg», celui que l’on appelle syndrome dysgénésique, et qui comprend aussi micropénis et cryptorchidies chez le jeune garçon, cancer du testicule et stérilité chez l’homme adulte -toutes des manifestations à la hausse. «Nous sommes face à un véritable catastrophe sanitaire», prévient Charles Sultan.

Spécialiste de l’étude des perturbateurs endocriniens, l’endocrinologue mène actuellement une étude que l’on pourrait qualifier de pendant féminin à celle-ci. Mené sur les pubertés précoces chez les jeunes filles, ce travail, probablement publié «à la rentrée», pourrait montrer «un impact encore plus grave», affirme Charles Sultan.

note "bonne nouvelle" de l'administration du blogue:

Ségolène Royal interdit la vente du Roundup de Monsanto dans les jardineries
Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/politique/segolene-royal-interdit-la-vente-du-roundup-de-monsanto-dans-les-jardineries_1689394.html#SGf4kDTyCp7pEVSY.99

La ministre de l'Ecologie entend interdire la vente libre du désherbant controversé du géant américain Monsanto dans les rayons des jardineries.

La chasse aux perticides est ouverte. La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé dimanche sur France 3 l'interdiction de la vente en libre service dans les jardineries du désherbant vedette de Monsanto, le Roundup, afin de lutter contre les effets néfastes des pesticides. "La France doit être à l'offensive sur l'arrêt des pesticides", a déclaré la ministre.

"Elle doit être aussi à l'offensive sur l'arrêt des pesticides dans les jardins et je vous annonce que j'ai demandé aux jardineries d'arrêter de mettre en vente libre le Roundup de Monsanto", le géant américain des semences et de l'agrochimie, a-t-elle dit.

Un produit cancérigène

Le Roundup avait été remis au centre de l'actualité après le classement en mars du glyphosate, son principe actif, comme cancérogène "probable chez l'homme", même si les "preuves sont limitées", par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Cette annonce intervient alors que l'association de consommateurs CLCV avait interpellé en début de semaine les agences sanitaires françaises et européennes et le ministre de l'Agriculture sur le glyphosate, demandant notamment qu'il ne soit plus vendu en libre service aux jardiniers amateurs.

Dans la foulée, Ségolène Royal et le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avaient indiqué dans un communiqué jeudi qu'à compter du 1er janvier 2018, l'accès aux produits phytosanitaires pour les jardiniers amateurs ne pourra se faire que "par l'intermédiaire d'un vendeur certifié".

"L'acheteur amateur bénéficiera ainsi d'un conseil renforcé systématique lors de la vente de ces produits avec une information sur les interdictions à venir et les alternatives", selon ce communiqué.

Le lymphome non hodgkinien officiellement lié aux pesticides

Le 11 juin 2015 par Romain Loury

Politique & Société, Santé au travail, Santé publique, Droits/Fiscalité Risques et Santé, Produits, ONG, Administrations, Entreprises

Les organochlorés et -phosphorés concernés

Le lymphome non hodgkinien vient enfin d’être reconnu comme maladie professionnelle liée à l’emploi de certains pesticides, selon un décret paru mardi 9 juin au Journal officiel. «Une avancée importante» pour l’association Phyto-victimes, qui espère élargir la liste.

Selon ce nouveau «tableau» des maladies professionnelles, le numéro 59, le lymphome non hodgkinien est désormais reconnu comme maladie survenant suite à des «travaux exposant habituellement aux composés organochlorés, aux composés organophosphorés, au carbaryl, au toxaphène ou à l'atrazine».

L’exposition peut avoir eu lieu «lors de la manipulation ou l'emploi de ces produits, par contact ou par inhalation» ou «par contact avec les cultures, les surfaces, les animaux traités ou lors de l'entretien des machines destinées à l'application des pesticides», ajoute le texte, qui fixe un délai de prise en charge de 10 ans, «sous réserve d’une durée d’exposition de 10 ans».

Le dernier ajout à la liste des maladies professionnelles, ou tableau n°58, remonte à avril 2012, avec la maladie de Parkinson, toujours avec les pesticides.

D’autres maladies en vue

Contactée par le JDLE, l’association Phyto-victimes y voit une «avancée importante»: «des reconnaissances de maladie professionnelle avaient déjà été obtenues [par des personnes souffrant d’un lymphome non hodgkinien], mais la procédure était très longue. Cela va ouvrir la voie à des gens qui n’osaient pas lancer une telle démarche jusque-là».

Pour l’association, le combat doit continuer avec «de nombreuses autres pathologies», dont d’autres hémopathies (maladies du sang), des maladies neurodégénératives, dont la maladie d’Alzheimer, ainsi qu’avec d’autres cancers, notamment celui de la prostate.

Quant à la durée minimale d’exposition de 10 ans, la même qu’avec la maladie de Parkinson, Phyto-victimes reconnaît que «cela a été sujet à beaucoup de discussions. On aurait aimé que ce soit moins, mais il est compliqué de fixer un seuil. Dans les faits, il pourrait très bien y avoir reconnaissance d’une maladie professionnelle même en-dessous de 10 ans, en présence d’éléments probants. Et rien n’exclut que ce seuil soit un jour revu à la baisse».

_Revue de presse

Royal demande l'interdiction du Roundup en libre service
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/14/royal-demande-aux-jardineries-de-ne-plus-mettre-en-vente-libre-le-desherbant-roundup-de-monsanto_1329401

Interdiction de la vente des pesticides : Des déclarations qui doivent être traduites dans la loi
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/interdiction-de-la-vente-des-pesticides-des-declarations-qui-doivent-etre-3899

Perturbateurs endocriniens : une menace ignorée
http://future.arte.tv/fr/perturbateurs-endocriniens

Les agriculteurs sont bien victimes des pesticides
http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20150615.OBS0804/les-agriculteurs-sont-bien-victimes-des-pesticides.html

Mise au point : A Jardiland, les pesticides jouent à cache-cache avec les médias !
http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/mise-au-point-jardiland-les-pesticides-jouent-cache-cache-avec-les-medias-3911

Roundup: le fabriquant dénonce l’opération de Ségolène Royal
http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/roundup-le-fabriquant-denonce-l-operation-de-segolene-royal-559604.html

Vade retro Monsanto
https://www.bakchich.info/france/2015/06/15/vade-retro-monsanto-64076

-Les arguments toxiques de Monsanto

Monsanto : peur des pesticides ‘une conspiration française’
http://www.consoglobe.com/monsanto-interview-directeur-communication-cg#eofsieVOeDd8xEek.99

http://www.usinenouvelle.com/article/attaque-en-france-monsanto-veut-rassurer.N334887

Attaqué en France, Monsanto veut rassurer

Sous les feux des critiques, le géant américain des OGM et des semences Monsanto riposte en mettant en avant sa présence industrielle dans l’Hexagone. Et tente de désamorcer l’inquiétude suscitée par son produit phare, le Roundup.

Le géant semencier américain Monsanto est sous le feu des critiques. Samedi 23 mai, il était la cible principale d’une grande marche anti-OGM organisée dans plusieurs villes de France, dans le cadre d’une mobilisation mondiale. Dans l’Hexagone, il sera prochainement jugé en appel suite à son pourvoi contre un agriculteur qui avait fait reconnaître en 2012 un de ses herbicides - le Lasso, retiré du marché cinq ans plus tôt - commme responsable de son intoxication en 2004.

Le Roundup en cours de renouvellement en Europe

La molécule principale (appelée glyphosate) de son actuel produit phare, le Roundup, est suspectée d'être "probablement cancérigène" par l'Organisation mondiale de la santé. Une classification que Monsanto conteste. "Nous considérons que toutes les études n’ont pas été prises en compte pour valider cette recommandation, se défend Didier Charrier, le directeur de l’activité protection des cultures de Monsanto en France. Ce désherbant est utilisé par des millions d’agriculteurs et de jardiniers amateurs depuis 40 ans et a fait l’objet de nombreuses évaluations, qui ont toutes montré la sécurité d’utilisation du produit."

En attendant que les autorités européennes rendent leur verdict en fin d'année sur le renouvellement ou non de l'autorisation du Roundup (l'Allemagne, qui instruisait le dossier, s’est déjà prononcée positivement), Monsanto a reçu un soutien indirect du ministre de l'Agriculture, Stephane Le Foll. Ce dernier a indiqué le 9 juin qu’il n’interdirait pas le glysophate, faute d’alternative pour les agriculteurs. Une excellente nouvelle pour Monsanto, car Roundup réalise l’essentiel de ses ventes en protection des plantes, une activité qui représente plus du quart de son chiffre d'affaires mondial (15,8 milliards dollars en 2014).

Les OGM en France, du passé selon Monsanto

Le géant américain sait cependant qu'il lui reste fort à faire pour redorer son image en France. "Il n’y a pas de culture d’OGM en France et Monsanto n’a pas l’intention de proposer des semences OGM aux agriculteurs français dans les années à venir", insiste Yann Fichet, le directeur des affaires institutionnelles, un an après une première conférence de presse visant déjà à balayer ce sujet source de tensions. Monsanto préfère mettre l'accent sur son nouveau site internet dédié au grand public, decouvrir.monsato.fr, qui veut "réinitialiser le dialogue". L’américain rappelle aussi sa forte présence dans l'Hexagone, avec 600 salariés, onze sites dont sept de R&D dans lesquels il planche sur de nouvelles solutions pour les agriculteurs en associant agriculture de précision, biotechnologies modernes hors OGM, big data, etc.

Ses trois usines, qui exportent dans une trentaine de pays, ont reçu 141 millions d'euros d'investissement ces deux dernières années, dont 75 millions à Trèbes (Aude) et 62 millions à Peyrehorade (Landes). Rien d'étonnant à cela. La France, premier producteur de semences sur le Vieux Continent, est de loin le premier marché de Monsanto en zone Europe-Afrique.

Gaëlle Fleitour

Monsanto veut s’emparer de Syngenta

La bataille engagée par Monsanto pour s’emparer de son rival, le suisse Syngenta, se poursuit. L’américain a déjà soumis deux offres à Syngenta, le valorisant à plus de 40 milliards d’euros, mais ce dernier les juge encore trop faibles. En cas d’accord, qui donnerait naissance à un mastodonte de l’agrochimie, Monsanto céderait probablement certaines activités de Syngenta dans les semences et les traits génétiques, pour obtenir le feu vert des autorités réglementaires.

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