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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 10:23

 

L'or de Guyane, un test politique pour Macron

Le chef de l’Etat et Nicolas Hulot ont pris, dans le passé, des positions opposées sur l’ouverture de la mine.
                        
LE MONDE ECONOMIE |    30.06.2017   Par  Denis Cosnard    
 
Le dossier a valeur de test. La France va-t-elle ouvrir de nouvelles mines ? L’Etat va-t-il accepter qu’un groupe étranger creuse le sol national, en extraie des richesses et crée des emplois au prix d’un impact significatif sur la faune et la flore ? C’est cet arbitrage entre l’économie et l’environnement qui se joue dans le projet de la Montagne d’or en Guyane, bientôt soumis à la décision du gouvernement. Un projet sur lequel Emmanuel Macron et son ministre Nicolas Hulot ont pris dans le passé des positions radicalement opposées…
L’heure des choix approche. Après des mois de travail, la compagnie Nordgold, cheville ouvrière du chantier, a bouclé l’étude de faisabilité détaillée. Elle est présentée sur place le 30 juin. Sa conclusion ? L’ouverture de la première mine d’or industrielle en Guyane devrait coûter un peu plus cher que prévu, 780 millions d’euros sur toute sa durée de vie, dont 500 millions au démarrage. Mais l’affaire demeure rentable. « Le taux de retour sur investissement devrait atteindre 18,7 %, et les banques françaises qui pourraient nous prêter de l’argent se montrent très intéressées », affirme Igor Klimanov, le directeur du développement de Nordgold.
 
Alexeï Mordachov, le milliardaire russe propriétaire de Nordgold, reste donc plus que jamais décidé à lancer le projet. L’entreprise a saisi le 26 juin la Commission nationale du débat public, chargée d’organiser l’information et la consultation de la population sur les grands projets d’aménagement de ce type. Le débat pourrait débuter en octobre, afin que la demande de permis soit déposée en fin d’année. Compte tenu des délais d’instruction et d’enquête publique, l’autorisation d’exploiter la mine pourrait être accordée en 2020, et la production débuter en janvier 2022, espèrent les promoteurs du projet.
 
 

Les défenseurs de l’environnement sont en colère

 
Nordgold, qui détiendrait 55 % de la mine aux côtés de la compagnie canadienne Columbus Gold (45 %), fait miroiter les retombées positives d’une telle opération. « Notre projet devrait entraîner la création de 3 750 emplois, soit 750 emplois directs et environ 3 000 indirects et induits, avance M. Klimanov dans un français parfait. Dans une région, l’Ouest guyanais, où le chômage touche plus d’un jeune sur deux et où il y a très peu d’investissements, cela paraît assez opportun, non ? » 
 
Pour former le personnel nécessaire, Nordgold prévoit déjà de créer sur place une école technique des mines. Quant au retour fiscal, il atteindrait au total 345 millions d’euros, une manne dont les collectivités pourraient bénéficier. De quoi redonner espoir en Guyane, où la crise économique et le sentiment d’être abandonné par la République ont donné lieu au printemps à une grève longue et dure. Les deux députés élus en juin, Gabriel Serville (divers gauche) et Lenaïck Adam (La République en marche), ont d’ailleurs pris durant la campagne des positions plutôt favorables au projet.
 
Celui-ci est cependant loin de faire l’unanimité. « Le mouvement contre cette mine ne cesse de prendre de l’ampleur », assure même à Cayenne l’écologiste Harry Hodebourg, porte-parole du collectif Or de question, qui regroupe des dizaines d’associations, dont Les Amis de la Terre et la Ligue des droits de l’homme. Toutes demandent l’arrêt immédiat du projet. L’idée d’ouvrir au cœur de la jungle guyanaise « la plus grande mine d’or jamais exploitée sur le territoire français » fait hurler les défenseurs de l’environnement. « On ne peut accepter de détruire une partie de l’exceptionnelle biodiversité guyanaise et prendre le risque d’accidents majeurs pour l’extraction d’une substance dont l’utilité est secondaire aujourd’hui », argumente Or de question.
 
Le projet s’annonce en effet gigantesque, sans commune mesure avec les petites exploitations souvent clandestines de la plupart des orpailleurs guyanais. Pour accéder à la mine, la piste de 125 kilomètres qui existe déjà doit d’abord être refaite. Elle serait doublée d’une ligne électrique destinée à alimenter le chantier à partir d’une centrale à construire.
Les quantités d’or présentes dans la roche étant limitées (environ 1,6 gramme par tonne), il serait surtout nécessaire de creuser une énorme fosse. Pas moins de 2,5 kilomètres de long, 400 mètres de large et 120 mètres de profondeur en moyenne. Des millions et des millions de mètres cubes devraient être charriés et traités au cyanure pour extraire les 85 précieuses tonnes d’or que Nordgold pense possible de récupérer en quinze ans. A la clé, d’importants résidus miniers. « Le risque industriel le plus fort repose sur le stockage de millions de tonnes de boues cyanurées », s’alarment les associations, inquiètes du risque de rupture des digues, comme lors de la catastrophe de Baia Mare (Roumanie) en 2000. Tout cela à deux pas de la plus grande réserve biologique intégrale de France.
 
 

Une « mine responsable »

 
« Les gens ont en tête des mines anciennes, mais les technologies ont beaucoup changé, rétorque M. Klimanov. Nous voulons ouvrir la meilleure mine jamais vue en France. » Le site sera très compact, ce qui limitera la déforestation, assure-t-il. Quant au cyanure, il sera utilisé en circuit fermé et ne se retrouvera pas dans les résidus. « L’eau sortira plus pure que dans la nature », promettent les responsables de Nordgold, tenants d’une « mine responsable ».
 
Aux Guyanais de s’exprimer et à l’Etat de trancher. En août 2015, M. Macron, alors ministre de l’économie, avait visité le site avec enthousiasme. Ce projet « participe pleinement au renouveau minier de la France », avait-il alors déclaré aux Echos : « Il y a une richesse sous le territoire français, notamment de l’or. (…) Nous ferions une erreur profonde en ne l’exploitant pas. » Ces propos « n’engagent que lui », avait répliqué sa collègue Ségolène Royal, beaucoup plus réservée.
 
Aujourd’hui à l’Elysée, M. Macron risque de se heurter de nouveau à l’opposition structurelle du ministre chargé de l’écologie. En l’occurrence, Nicolas Hulot, dont la fondation a rejoint en début d’année le collectif Or de question, et milite pour un abandon du projet Montagne d’or. Le 23 juin, le nouveau ministre s’est engagé à présenter d’ici à l’automne une loi visant à empêcher tout nouveau permis d’exploration d’hydrocarbures. Il n’a rien dit concernant l’or et les autres métaux.
 
L’issue du débat n’est pas écrite d’avance. En 2008, c’est la mobilisation locale qui avait finalement incité Nicolas Sarkozy à suspendre un projet aurifère similaire dans une autre zone de la Guyane.

-En forme de note ,l'administration du blog rappelle que :"Dans son dernier ouvrage, le philosophe soutient que l'élection d'Emmanuel Macron a été orchestrée par un "système" mis en place par la finance mondialisée. Au risque de réécrire l’histoire."

Michel Onfray : "Tout a été fait pour que Macron gagne, et il a gagné "

 
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:20

L'extraction de pétrole liée à quatre séismes au début du XXe siècle en Californie

>Sciences|01 novembre 2016

 

SciencesSusan HoughLos AngelesOklahomaLong Beach
 
L'exploitation du pétrole et du gaz pourrait avoir contribué à quatre des cinq plus puissants séismes survenus dans le bassin de Los Angeles au moment du boom pétrolier en Californie au début du XXe siècle, selon une étude publiée lundi.
D'après les scientifiques, les activités pétrolières pourraient avoir joué un rôle dans les tremblements de terre d'Inglewood en 1920, de Whittier en 1929, de Santa Monica en 1930 et de Long Beach en 1933.
Elles avaient en effet commencé à proximité de ces zones peu avant ces séismes, expliquent Susan Hough et Morgan Page de l'Institut américain de géophysique USGS, dont les travaux sont parus dans le Bulletin of the Seismological Society of America.
Le séisme de Long Beach, le plus puissant de la série avec une magnitude de 6,4 sur l'échelle de Richter, a fait 120 morts et provoqué des dégâts de 50 millions de dollars de l'époque.
Selon cette étude, ces séismes étaient peut-être liés à une extraction du pétrole et du gaz à certaines profondeurs. "C'est possible qu'il s'agisse d'un phénomène propre au début du XXe siècle", pointe Susan Hough.
Mais ces observations pourraient conduire les scientifiques à revoir leurs estimations concernant le risque sismique du bassin de Los Angeles et à améliorer leur compréhension des effets de l'exploitation pétrolière et gazière sur des mécanismes déclencheurs de tremblements de terre ailleurs aux États-Unis.
"Peut-être que le bassin de Los Angeles est plus stable géologiquement que ce qui est actuellement estimé", avance Mme Hough.
Les scientifiques se sont appuyés sur d'anciennes études géologiques, des données de l'industrie pétrolière de l'époque, d'agences gouvernementales et des articles de presse. A partir de ces documents, ils ont notamment déterminé l'amplitude des séismes et leur épicentre.
De précédentes études avaient conclu qu'il n'y avait pas d'indication de séismes provoqués par des activités humaines dans cette région après 1935, qui a marqué un ralentissement de la production d'or noir et surtout le recours à d'autres techniques d'extraction.
- Un millier de séismes en Oklahoma -
Les chercheurs de l'USGS ont également pu identifier des corrélations entre ces quatre tremblements de terre et la production de pétrole. Mais ils soulignent cependant que "leur étude ne produit pas de lien direct de cause à effet".
Les compagnies foraient en particulier à plus de 1.000 mètres sous terre, ce qui était nettement plus profond que les autres puits à cette époque.
"Plus le forage est profond, plus on se rapproche des failles géologiques qui sont tectoniquement actives", explique Susan Hough.
"Ces observations montrent que des conditions étaient réunies pour que ces séismes puissent être déclenchés par le pompage du pétrole", explique David Jackson, professeur émérite de sismologie à l'Université de Californie à Los Angeles, qui n'a pas participé à l'étude.
Dans leur étude publiée lundi, les scientifiques relèvent également qu'il ne faut pas comparer ces séismes californiens aux tremblements de terre provoqués aujourd'hui en Oklahoma et au Texas par, semble-t-il, l'injection dans des puits très profonds de grandes quantité d'eaux usées pour l'extraction de gaz de schiste par fracturation hydraulique.
Près d'un millier de séismes de magnitude trois ou davantage ont été répertoriés dans l'Oklahoma en 2015, contre une moyenne de deux par an entre 1978 et 2008 dans cet État du sud des États-Unis. En septembre, le plus puissant jamais enregistré dans ses annales a atteint 5,8 sur l'échelle de Richter.
Même si le mécanisme diffère, la catastrophe de Long Beach en 1933 montre que l'activité pétrolière peut provoquer des séismes dévastateurs et meurtriers, souligne Richard Allen, directeur du Laboratoire de sismologie de l'Université de Californie.
"Nous devons commencer à reconnaître le nombre grandissant d'indications montrant que l'extraction de pétrole et de gaz peut provoquer de puissants séismes destructeurs ce que nous devrions prendre très au sérieux", insiste-t-il, faisant référence à la fracturation hydraulique.

 

  AFP
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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 08:31

Alors que les scientifiques nous engagent à laisser sous terre 80% des réserves fossiles déjà connues, pour limiter le changement climatique, les forages d'exploration sur les énergies extrêmes se multiplient.

En Lorraine la société FDE a le projet de 14 forages d'exploration « gaz de couche* » à trės court terme.

Continuer dans la logique d'un extractivisme forcené, est en contradiction totale avec les engagements pris lors de la COP21.

Partout dans le monde, des appels à se mobiliser contre les projets liés aux énergies fossiles ont été lancés.

*On appelle "gaz de couche" le méthane emprisonné dans les couches de charbon jamais exploitées. Comme pour tous les gaz de roche mėre la fracturation hydraulique risque d'être utilisée

Enterrerons ces projets !
Les hydrocarbures de schiste et de couche, c'est toujours N
ON !

http://houille-ouille-ouille-5962.com/index.html

-Article sur les principales causes du déclin de la biodiversité ,qui sont:

La surexploitation et l'agriculture intensive, 1ères menaces pour la biodiversité devant le réchauffement climatique.

Publié le jeudi 11 août 2016

La chasse, l'exploitation forestière, la surpêche et l'intensification de l'agriculture menacent bien plus la biodiversité que le réchauffement climatique, selon une étude australienne publiée ce mercredi 10 août dans la revue Nature sous le titre choc "Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers".

"S'agissant des menaces pesant sur la biodiversité, les médias ont de plus en plus tendance à se concentrer sur le changement climatique", écrivent les auteurs Sean Maxwell, James Watson et Richard Fuller de l'université du Queensland. Pourtant, après avoir étudié les dangers pesant sur 8 688 espèces menacées ou quasi menacées - figurant sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)-, "nous avons trouvé que la surexploitation (...) et l'agriculture (...) sont de loin les principales causes du déclin de la biodiversité".

En effet, près des trois quarts des espèces examinées sont victimes de la surexploitation, notamment de l'exploitation forestière, de la chasse et de la surpêche. Deuxième fléau pour la biodiversité : les activités agricoles intensives dont l'expansion menace 62 % des espèces étudiées. Viennent ensuite le développement des villes, les espèces invasives, les maladies ou la pollution et le réchauffement climatique. Ce-dernier "touche actuellement 19 % des espèces menacées ou quasi menacées". Mais il va devenir dans les prochaines décennies un "problème de plus en plus dominant dans la crise de la biodiversité".

Les solutions ne manquent pas, soulignent les chercheurs, qui citent la lutte contre les trafics d’espèces sauvages, le renforcement du contrôle de la chasse et le développement des aires marines protégées, en même temps que la promotion de pratiques agricoles durables ou la réduction de l’usage de pesticides.

Selon la dernière liste rouge de l’UICN, plus du quart des espèces sont menacées d’extinction à l’échelle de la planète, dont 42 % des amphibiens, 34 % des conifères, 33 % des coraux, 31 % des requins et raies, 26 % des mammifères et 13 % des oiseaux.

Concepcion Alvarez

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:58

Saint Felix de Pallières: une présence de métaux lourds dans le sang au-delà des valeurs de référence

​Pollutions de la mine cévenole de St Felix de Pallières

L’Agence Régionale de Santé publie les résultats de ces analyses qui confirment que la population est fortement exposée à des métaux lourds ! Aidez-vous à faire la lumière de cette affaire !

Aujourd’hui une étude officielle vient de confirmer nos pires craintes : une partie importante de la population est bien exposée à des quantités dangereuses de métaux lourds dans cette zone !

Arsenic, plomb et cadmium ! Les résultatsde la campagne d’analyses lancée par l’ARS (Agence Régionale de Santé) viennent de tomber : près de 7% des habitants de cinq communes des Cévennes gardoises, parmi les 675 ayant accepté d’être testés ont une imprégnation dépassant les valeurs de référence pour les trois métaux lourds testés, à savoir l’arsenic, le plomb ou le cadmium. Ces personnes se sont vues proposer un suivi médical personnalisé, avec leur médecin traitant et un médecin accompagnateur de l’ARS (pour plus de détails voir l’article sur le site du journal de l’Environnement ).

Ces premiers résultats montrent que ce que nous craignions est malheureusement vrai : une proportion importante de la population est exposée à des quantités assez importantes de métaux lourds pour impacter leur santé ! Plus que jamais notre plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui est d’actualité.

Il y a quelques jours nous vous avions sollicité pour soutenir notre action juridique relative à ces pollutions par les métaux lourds. Il nous reste 3 jours pour rassembler les 1000 Euros qu’il nous manque pour la financer notre action en justice pour faire toute la lumière sur les responsabilités dans cette affaire de santé publique !Vous pouvez nous y aider en donnant sur le site de Citizencase ( dons déductibles des impôts à 66%).

-Plus d'infos et signature sur http://tinyurl.com/hlqlwr5 (// cyberaction N° 793 : stop à la pollution des anciennes mines dans les Cévennes)....

Dans la belle région des Cévennes, les anciens sites miniers de la vieille Montagne (mine de la croix de Pallières et mine Joseph) polluent la terre, l'eau et l'air et donc les habitants d'Anduze, de Saint Felix de Pallières, de Thoiras, de Tornac, dans le Gard.

-autres méfaits écologiques sur cette fois ,des dissimulations inacceptables de l’état

CP France Nature Environnement du MERCREDI 17 FEVRIER 2016

NDDL : les dissimulations inacceptables de l’état

Le Canard Enchaîné vient de rendre public un rapport transmis par la DREAL[1] des Pays de la Loire au préfet de Loire-Atlantique en 2014, qui contredit l’argumentation des soutiens au projet d’aéroport : le réaménagement de l’aéroport existant de Nantes-Atlantique n’aura pas d’impact négatif sur le lac de Grand Lieu, à l’inverse d’un transfert. Plus grave encore que cette révélation, ce rapport avait été dissimulé par l’Etat alors même que les associations avaient demandé communication de tous les rapports existants quant à l’impact environnemental du réaménagement de Nantes-Atlantique. Cela est de mauvais augure pour le débat précédant l’hypothétique référendum.

Cela fait plusieurs mois que les soutiens au projet d’aéroport prétendent que la solution d’un réaménagement de l’aéroport existant entraînera un impact négatif sur le lac de Grand Lieu, situé au sud de Nantes. Le Premier Ministre est même allé jusqu’à l’affirmer à l’Assemblée Nationale pour justifier la nécessité du nouvel aéroport. Pourtant le rapport de la DREAL confirme l'analyse des associations : c’est bien le transfert de l’aéroport vers Notre-Dame-des-Landes et non son réaménagement qui risque de porter atteinte à la faune du lac de Grand-Lieu en augmentant la pression foncière à ses bords. Rappelons en outre qu'il détruira plusieurs centaines d'hectares de zones humides.

L’existence de ce rapport de 2014 ne peut qu’interroger nos associations : en effet, nous avions en mars 2015 écrit au préfet de Loire-Atlantique en lui demandant de nous transmettre tous les rapports réalisés « quand aux incidences environnementales possibles d’un tel réaménagement ». Le rapport de la DREAL ne nous a jamais été communiqué : il a donc été dissimulé par la préfecture, alors même que l’argument des impacts du réaménagement sur le lac de Grand Lieu prenait de plus en plus de place médiatiquement parlant. Plus grave encore, cet argument était parallèlement utilisé par la préfecture elle-même devant le tribunal administratif de Nantes pour justifier de l’absence de solution alternative au transfert de l’aéroport... aboutissant au rejet de nos recours en justice. Le Préfet n'a ainsi pas hésité à mentir aux associations de protection de la nature puis aux juges du tribunal administratif.

« La dissimulation qui a été faite de ce document est insupportable et inacceptable ! » estime Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement. « Elle confirme que ce dossier d’aéroport a été instruit dans la plus grande opacité, si bien que les différentes phases de concertation avec le public n’ont jamais été que poudre aux yeux. Combien d’autres analyses défavorables au projet sont encore gardées secrètes par l’Etat ? Nous exigeons que tous les documents utiles à la compréhension du dossier soient enfin mis sur la table. L’hypothétique référendum à venir ne saurait être organisé sur le fondement d’un mensonge d’État »

Pour mieux comprendre la mobilisation contre ce projet d'aéroport, lire ici le résumé des 8 choses à savoir sur Notre-Dame-des-Landes.

[1] Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Loire-Atlantique (services déconcentrés du ministère de l'environnement en région).

Télécharger ce communiqué en format PDF.

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 14:57

*la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique

Gaz de schiste : Ségolène Royal fait appel d'une décision favorable à Total
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/gaz-schiste-nbsp-appel-mobilisation-1104.html

En récupérant son permis, Total rouvre la bataille des gaz de schiste !

Total vient de gagner contre l'Etat : le tribunal administratif annule la décision qui abrogeait le permis de recherche de Montélimar. Nouvelle preuve des failles de la loi votée en juillet 2011. Les opposants appellent déjà à manifester le 28 février à Barjac (Gard). Explications .

Durant l'hiver et le printemps 2011, une mobilisation citoyenne massive (voir ce récit) a obligé le gouvernement et le parlement, majoritairement à droite, à voter en urgence une loi d'interdiction d'utilisation de la fracturation hydraulique. Bien que ce soit la seule technique utilisée pour explorer et exploiter le gaz et le pétrole de schiste, l'article 2 de cette loi du 13 juillet 2011 laisse entendre que des techniques alternatives existent. Tandis que l'article 3 oblige les détenteurs de permis de recherche d'hydrocarbures à dire à l'administration s'ils comptent utiliser la fracturation hydraulique.

La loi du 13 juillet 2011 encourage donc les industriels à masquer leurs véritables intentions : puisque la loi reconnaît la possible existence de techniques alternatives, un détenteur de permis a tout intérêt à dire qu'il va utiliser une technique alternative et qu'il renonce à la fracturation hydraulique. A minima pour gagner du temps. Toutes les entreprises concernées, hormis une (Schuepbach pour les permis de Nant et de Villeneuve de Berg), ont d'ailleurs fait ce choix. Le plus souvent en contradiction avec les documents qu'elles avaient remis aux autorités pour obtenir le dit permis.

Aucune alternative

C'est le cas de Total pour le permis de Montélimar (4327 km2 qui s'étend du Sud de Valence à la région de Montpellier). Suite au vote de la loi, l'entreprise reconnaît vouloir utiliser les « techniques de stimulation » « qui seront disponibles », mais elle affirme qu'elle n'utilisera pas la fracturation hydraulique. A ce jour, aucune autre technique de stimulation n'est disponible : Christophe de Margerie lui-même expliquait au Monde en janvier 2013 que Total abandonnait la piste alternative sur laquelle l'entreprise travaillait, tandis que les entreprises qui se vantaient d'avoir mis au point des méthodes alternatives n'ont jamais réussi à convaincre. Pire, certaines ont fait faillite et/ou ont été condamnées pour escroquerie aux Etats-Unis.

Plus de dix ans après le début de la production industrielle de gaz et pétrole de schiste, la seule technique utilisée est donc la fracturation hydraulique. Au regard de la loi française, l'exploitation de gaz de schiste sur le permis de Montélimar est donc impossible. Pourtant, Total a cherché à conserver coûte que coûte son permis, sans masquer ses ambitions : le nom de la filiale de Total détentrice du permis est Total Shale Europe (shale veut dire schiste en anglais). On ne peut pas être plus clair.

NKM a outrepassé ses compétences

A l'automne 2011, le gouvernement de François Fillon décide d'annuler les permis de Schuepbach, mais aussi le permis de Total. A juste titre pour Schuepbach : le 22 décembre 2015, son recours a été rejeté puisque l'entreprise n'avait pas exclu l'utilisation de la fracturation hydraulique. Le tribunal administratif vient par contre « d’annuler pour excès de pouvoir l’arrêté du ministre de l’écologie » concernant Total. En 2011, pour étayer sa décision, le ministère avait considéré que Total n'était pas suffisamment précise sur les techniques alternatives qu'elle comptait utiliser. C'est juste. Mais ce motif n'est pas prévu par la loi.

Pour le tribunal, « l’autorité administrative a exigé des précisions qui n’étaient pas prévues par l’article 3 ». « En se fondant sur un motif étranger à ceux prévus par la loi du 13 juillet 2011, les auteurs de la décision ont commis une erreur de droit » précise le tribunal et « la décision [d'annulation du permis] est entachée d’un détournement de procédure ». En annulant le permis de Montélimar, la ministre Nathalie Kosciusko Morizet a donc outrepassé le droit : la loi ne lui donne aucune compétence pour statuer de la sincérité de l'entreprise ou de la réalité des techniques alternatives.

Une loi défaillante

La décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise révèle au grand jour ce que les opposants aux hydrocarbures de schiste ont toujours dit : la loi du 13 juillet 2011 n'a pas interdit l'exploration ou l’exploitation d’hydrocarbures de schiste. « La loi n’interdit que la technique de la fracturation hydraulique » comme le précise le jugement du tribunal administratif. Une faille qui a toujours été vivement critiquée par les opposants aux hydrocarbures de schiste et qui avait poussé les élus socialistes à ne pas prendre part au vote en 2011 : ils s'étaient engagés à compléter la loi dès qu'ils seraient au pouvoir.

Jusqu'à ces derniers jours, rien n'avait été proposé en ce sens, pas plus du côté socialiste, que du côté des parlementaires EELV ou du Front de gauche. Ce n'est désormais plus le cas : Sabine Buis, députée PS de l'Ardèche, vient de déposer à l'Assemblée nationale une proposition de loi relative au dialogue environnemental qui propose dans son article 9 d'inscrire dans le code minier le principe de « l'interdiction de toute exploration et exploitation d’hydrocarbures liquides ou gazeux non conventionnels ». Et ce, « quelle que soit la technique d'extraction utilisée ».

Geler les réserves de pétrole et de gaz

Interdire l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de roche-mère sur le territoire national – y compris dans les zones maritimes et outre-marines du pays – serait un bon début. Mais il faut aller plus loin. Le gouvernement devrait en profiter pour demander aux préfets d'arrêter d'instruire les 133 demandes de permis actuellement à l'étude – données du ministère en décembre 2015. Il pourrait également annuler les permis actuellement en vigueur. Et ainsi déclarer le territoire français libéré de la prospection de nouveaux gisements d'énergies fossiles.

Le motif est connu. On n'a pas cessé d'en parler en décembre dernier, lors de la COP21. Il est simple et s'exprime en quatre mots : Etat d'urgence climatique ! Pour conserver une chance raisonnable de rester sous la barre des 2°C – qui plus est pour 1,5°C – de réchauffement climatique maximum tel que mentionné par l'Accord de Paris, alors 80 % des réserves prouvées d'énergies fossiles doivent être gelées. Il n'y a donc aucune raison de continuer à prospecter de nouveaux gisements comme l'a récemment reconnu Ségolène Royal.

La réforme du code minier, prévue de longue date, présente une opportunité unique d'introduire le principe consistant à geler les réserves d'hydrocarbures en raison de l'urgence climatique. Ce serait une avancée historique que de reconnaître des limites à l'exploration, l'exploitation et la combustion des énergies fossiles. Une occasion également de faire basculer des centaines de millions de d'euros (en France – beaucoup plus à l'échelle mondiale) de l'industrie d'exploration et d'exploitation des énergies fossiles vers la transition.

Il est temps de changer de paradigme.

Il est urgent de sortir de l'âge des fossiles.

Cela commence par arrêter de chercher du gaz et du pétrole toujours plus profond.

Récemment, Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a affirmé qu'au cas où « la collectivité nationale ne souhaitait pas d'exploration de gaz de schiste », Total n'en ferait pas.

C'est exactement cela : c'est à nous tou-te-s, citoyen-ne-s sincères en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, d'exprimer très clairement ce que nous voulons.

Ici comme ailleurs, les gaz et pétrole de schiste doivent rester dans le sol.

Rendez-vous est donné le 28 février prochain, à Barjac, pour une manifestation nationale (Lire l'appel à mobilisation)

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Maxime Combes, économiste et membre d'Attac France.

Auteur de Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition,Seuil, coll. Anthropocène.

@MaximCombes sur twitter

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 08:53

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
du 16 janvier 2016
DES COLLECTIFS ANTI GAZ DE SCHISTE
IMPACTES PAR LE PERMIS DE MONTÉLIMAR
Les collectifs des 5 départements impactés par le permis de Montélimar (Ardèche,
Drôme, Gard, Vaucluse et Hérault), se sont réunis ce samedi 16 janvier 2016.
Ils invitent la population et les élus à se mobiliser le dimanche 28 février 2016, à
Barjac (Gard), face au risque de réattribution du permis détenu par Total.
Ce rassemblement sera l’occasion de rappeler au gouvernement notre exigence de
rejeter toute possibilité de réattribution de ce permis.
De même, nous exigeons du gouvernement qu’il interdise définitivement toute
exploration et exploitation de gaz et pétrole de schiste et autres hydrocarbures non
conventionnels.
Ceci conformément aux engagements du Président de la République lors de la COP
21 et, plus récemment, de la ministre de l’écologie à l’Assemblée nationale.
Contact presse : Paul Reynard 06 85 55 00 63
LES GAZ ET PÉTROLES DE SCHISTE ET DE COUCHE
NI ICI, NI AILLEURS, NI AUJOURD’HUI, NI DEMAIN !

https://www.facebook.com/bassindales/posts/1009082309129890

Nouvel article sur mouvementsansterre

GOUVERNEMENTS POPULAIRES EN AMÉRIQUE LATINE : « FIN DE CYCLE » OU NOUVELLE ÉTAPE POLITIQUE ?

Quelques intellectuels qui se définissent comme étant de gauche ou de centre gauche, ont affirmé récemment que nous vivons une fin de cycle des gouvernements progressistes, caractérisée par l’épuisement de leurs programmes néo-développementistes – qui incluent l’extractivisme – et leur « inefficace » capacité de gestion. Selon eux, nous devons donc nous attendre à une avancée de […]

Lire la suite

Solidarité avec le Mouvement des Travailleurs Ruraux Sans Terre | 17 janvier 2016 à 1:33 | Catégories: Formation | URL: http://wp.me/p27hZR-su

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:40

Dans quelques mois ou années....la menace de l'exploitation du gaz de schiste pourrait bien sévir dans notre région. Après les films "Gasland", voici un film qui présente le danger qui nous concerne directement qui pourrait bien détruire notre environnement. La projection de "Terres de schiste"est organisée au "chalet vert" par le foyer rural,avec la participation du réalisateur Grégory Lassale, le vendredi 2 octobre à 20h30 à Colombières-sur-orb.

Autres infos:

COMMUNICATION DES COLLECTIFS FRANÇAIS OPPOSÉS A LA RECHERCHE ET L'EXPLOITATION DES PÉTROLE ET GAZ DE SCHISTE ET DE COUCHE

Nancy, le 27 septembre 2015

Les collectifs français opposés à la recherche et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche (de charbon) se sont réunis en coordination nationale à Nancy les 25, 26 et 27 septembre 2015.

Ici, en Lorraine, la société European Gas Limited (EGL) a foré à Tritteling sur l'un des quatre permis exclusifs de recherche qu'elle détient. Cette société change régulièrement de statut et de nom, et s'est très récemment et pompeusement rebaptisée, dans un grand élan de communication patriotique, « La Française de l’Énergie ». Le forage, annoncé pour une durée de 45 jours aura duré 330 jours pour 4 km de forage horizontal selon EGL1. Durant l’année suivante, de très nombreuses "interventions" se sont succédé sur le site sans que les services de l’État en Lorraine puissent nous informer sur leur nature. A ce rythme là, il faudra, pour réaliser les "130 à 180" forages projetés, 2 à 3 siècles ! Pourtant, EGL persiste et a demandé 3 autorisations pour 14 nouveaux forages (Zimming, Lachambre, Longeville) maintenant soumis à enquête publique.

Ailleurs en France, les autres industriels ne sont pas en reste. Ils continuent de déposer des demandes de prolongations, tandis que l'État continue d’octroyer renouvellements, mutations et autorisations de forage. Alors qu’il vient de faire voter la loi sur la « transition énergétique » et qu’il organise le grand cirque du sommet climat (COP 21 du 30 novembre au 11 décembre 2015), l’État permet la mise en place des infrastructures nécessaires (ports méthaniers, gazoducs) à la distribution de ce qu'il considère, à tort, comme « l'énergie de transition du futur », à savoir le gaz « naturel », qu’il provienne des couches de charbon de Lorraine, du Nord/Pas-de-Calais, ou des schistes des USA, d'Argentine ou d'Algérie. Le gaz est pourtant un hydrocarbure fossile et polluant. C’est une énergie du passé !

Cependant, les collectifs continuent de travailler sans relâche pour informer et cela paie. Récemment, un commissaire enquêteur - après avoir entendu les citoyens locaux l'informer haut et fort des dangers de forages prétendument « conventionnels » - a rendu un avis négatif sur une enquête publique pour 10 nouveaux forages en Essonne au profit de Vermilion. Mais les pétroliers ne sont pas inquiets. Par exemple, Jean-Pascal Simard (Vermilion) affirme : « Je souhaite que notre activité soit maintenue et développée en Essonne. De surcroît, ce genre d’activité est soutenu par les ministres Royal et Macron »2.

Pourtant le gouvernement connaît la situation financière de l'industrie des pétroles et gaz de schiste aux USA. Elle s'avère, comme annoncé, être une pyramide de Ponzi3 : la rentabilité est insuffisante au regard des très lourds coûts d'investissements induits par le déclin très rapide du rendement des puits, situation aggravée par l'effondrement des cours des hydrocarbures.

Les collectifs, évidemment sans illusion sur l’accord issu de la COP 21, poursuivront leur mobilisation et leurs actions y compris pour dénoncer le double discours de nos dirigeants.

Une réelle transition passera par une prise de conscience collective et une mobilisation de chacun-E.

Contacts presse :

Marie Noëlle Collectif Alsace-Lorraine : 03 87 01 87 14

Estelle Collectif Lozère : 04 66 42 98 76

1 http://www.usinenouvelle.com/article/le-gaz-de-houille-bientot-exploite-en-france.N340528

2 http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/82798/ca-sent-le-gaz-pour-vermilion/

3 http://stopgazdeschiste.org/2015/03/22/pourquoi-le-petrole-de-schiste-aux-etats-unis-est-une-vaste-pyramide-de-ponzi/

Le gouvernement français accorde de nouveaux permis d’exploration pétrolière

par Maxime Combes 30 septembre 2015

L’entreprise pétrolière canadienne Vermilion Energy se voit attribuer le permis de Champfolie. Elle étend ainsi sa concession près de Chaunoy, un des plus importants gisements de pétrole exploité dans la région Ile-de-France. À terme, l’entreprise mise sur un assouplissement de la législation interdisant l’utilisation de la fracturation hydraulique : « On espère pouvoir démontrer que cette technique est respectueuse des règles de l’administration française et de l’environnement », affirmait Vermilion. De son côté, l’entreprise European Gas Limited, basée en Lorraine, pourra y poursuivre ses projets autour du gaz de couche – coal-bed methane en anglais, aussi appelé gaz de houille car présent dans les profondeurs des anciennes mines de charbon – grâce au permis « Bleue Lorraine ». L’exploitation de ce gaz en Australie nécessite la fracturation hydraulique, générant d’importantes pollutions (voir notre article).

Le gouvernement français a également prolongé un permis de recherche d’hydrocarbures « en eaux profondes » au large de l’Ile Juan de Nova, au cœur du Canal de Mozambique. L’île tropicale est entourée d’une grande barrière de corail. Source d’un conflit entre l’État français et l’État malgache, les îles Éparses, dont l’île Juan de Nova fait partie, auraient dû être restituées à Madagascar à la proclamation de son indépendance le 26 juin 1960. Supposée riche en hydrocarbures, et située sur « l’autoroute du pétrole », cette région est l’objet de la convoitise des entreprises pétrolières, alors que les conséquences de l’exploitation d’hydrocarbures pourraient être dramatiques pour l’environnement.

Les climatologues invitent pourtant les chefs d’État à geler l’exploration de nouveaux gisements pétroliers, gaziers et charbonniers (voir notre article). A la tribune de l’ONU, François Hollande vient d’interpeller l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement de la planète : « L’humanité est-elle capable de prendre la décision de préserver la vie sur la planète ? », rappelant que, sans résultat à la prochaine conférence sur le climat à Paris, « ce serait trop tard pour le monde ». Il semble que le message n’a pas été entendu au sein du gouvernement.

[1] Voir les détails : permis de Champfolie, de Herbsheim, d’Estheria, de Bleue Lorraine, de Juan de Nova.

http://www.bastamag.net/Le-gouvernement-francais-accorde-de-nouveaux-permis-d-exploration-petroliere

Une petite recherche que j'avais faite pour Maxime et qui m'a emmenée plus loin que prévu :

Permis de Juan de Nova maritime profond. Quel pataquès !

Il existe en fait 2 permis : Juan Maritime profond et Juan de Nova Est : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Juan-de-Nova-Maritime-Profond.html
Permis attribués en 2012. Sur les cartes on peut lire : "Limites séparatives entre Madagascar et la France à déterminer"
Et sur l'arrêté qui vient d'autoriser le renouvellement du Permis Juan de Nova Profond : "Intersection du méridien 41° 43' 37” E avec la limite séparative des zones économiques exclusives française et malgache à déterminer."

Juste avant l'indépendance de Madagascar (1960), la France à détacher les Iles Eparses de Madagascar afin de les garder.
Depuis Madagascar les réclame, l'ONU conseille à la France de les rendre...
"En 1985, Madagascar avait créé sa ZEE (zone économique exclusive de 200 miles marins) et à 150 km des côtes malgaches, Juan De Nova devait naturellement intégrer la ZEE des 200 miles marins de Madagascar, hors le décret N° 78- 146 du 03 février 1978 portant création d’une ZEE par la France au large des côtes de Juan De Nova, se superpose à la ZEE de Madagascar et en l’absence d’un accord de cogestion, personne n’est propriétaire de rien. " http://www.lesafriques.com/relations-internationales/les-secrets-profonds-de-la-crise-malgache-2.html?Itemid=308%3Farticleid%3D38326

QUEL EST LA LÉGITIMITÉ DE CES PERMIS ?

On peut ajouter à cela un coup d'Etat en mars 2009, renversant un président élu qui semble-t-il représentait un espoir pour le peuple malgache, mais qui était peu favorable aux intérêts français et appelé «french Coup» car Sarkozy en serait l'initiateur.

Le fait que le canal du Mozambique (où est situé Juan de Nova) regorgerait de pétrole et serait un nouveau "Moyen Orient". Rien que ça !

Ces îles et leurs récifs jusque là relativement préservées de toute pollution et qui ont une importance majeure pour la sauvegarde de l’avifaune à l’échelle de la planète, n'ont guère de chance de continuer à être préservées.


"On peut dès lors s’interroger sur la légalité et la légitimité des concessions et permis que la France a accordé aux opérateurs pétroliers opérant sur cette zone litige. En effet un arrêté du 23 mai 2005 autorise des prospections préalables d’hydrocarbures liquides ou gazeux portant sur les sous-sols marins (offshore). L’autorisation, dite «APP de Juan De Nova Maritime» qui porte sur une superficie de 62 000 km² environ au large de l’île qui accorde un permis de recherche à Osceola Hydrocarbon Ltd, Juan De Nova Ltd, Marex Inc, Roc Oil Company Ltd, pour Juan De Nova Maritime Profond (Ouest) et le rapport publié par Juan De Nova Ltd, Osceola Hydrocarbon Ltd... sont très prometteurs, le rapport fait état de forage effectués à de très grandes profondeurs et donc une exploitation très coûteuses dans le futur. Un autre permis exclusif d’exploitation offshore et de production sur deux blocs a été accordé par la France : Juan De Nova Est-Jane et Juan Nova Marittime Profond, hors un permis d’exploitation sur un bloc «BELO Profond» qui jouxte très exactement le bloc Jdnmp est accordé par le gouvernement malgache aux opérateurs pétroliers de Jdnmp. En mars 2012, Total a offert près de 113 millions de dollars pour le rachat de Wessex Exploration PLC qui détient 70% des droits d’exploration offshore et d’exploitation d’un des deux permis sur deux blocs au large de l’île de Juan De Nova. "
http://www.lesafriques.com/relations-internationales/les-secrets-profonds-de-la-crise-malgache-2.html?Itemid=308%3Farticleid%3D38326

Historique et politique des permis de 2003 à 2012 :
http://www.madagascar-tribune.com/Juan-de-nova-Oil-and-GasY-bad,17774.html
http://www.madagascar-tribune.com/Juan-de-nova-Oil-and-GasY-bad,17775.html
http://www.madagascar-tribune.com/Juan-de-Nova-du-gaz-dans-l-eau,17287.html

-Message de Maximes Combes :

BonjourJe me permets de vous faire suivre ci-dessous ce CP collectif (plusieurs organisations + collectifs citoyens) en réaction rapide aux nouveaux permis d'exploration de pétrole et de gaz récemment délivrés par les ministres de l'écologie et de l'économie.

Je me permets de vous signaler également cet article de Basta, ce post de blog sur Médiapart, cette tribune sur Reporterre et ce texte sur le site du collectif Stop Gaz de schiste Rhône-Alpes.

Bonne réception et n'hésitez pas à diffuser.
Maxime

Maxime

---
Maxime COMBES
maxime.combes@gmail.com
+33 6 24 51 29 44
Twitter : MaximCombes
Mon blog : "Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! (en accès libre)


A paraître : Sortons de l'âge des fossiles ! Manifeste pour la transition (Seuil, coll. anthropocène, 8 octobre 2015)



---------- Message transféré ----------

Le gouvernement délivre de nouveaux permis pétroliers à la veille de la COP21 !

Communiqué 1er octobre 2015

Le 21 septembre dernier, Ségolène Royal, Ministre de l’écologie, et Emmanuel Macron, Ministre de l’économie, ont accordé trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux (les permis de Champfolie en Seine-et-Marne, de Herbsheim dans le Bas-Rhin et d’Estheria dans la Marne) et ils ont décidé d’en prolonger deux autres jusqu’à fin 2018 (les permis de Bleue Lorraine en Moselle et de Juan de Nova dans « les terres australes et antarctiques françaises »). Ces permis de recherche visent officiellement des pétrole et gaz conventionnels, mais également des pétrole et du gaz non conventionnels, malgré la loi d’interdiction de la fracturation hydraulique.

À la veille de la Conférence de l’ONU sur le changement climatique à Paris, le gouvernement encourage donc la poursuite des investissements dans la recherche de nouveaux gisements d’hydrocarbures sur le territoire français. Une décision qui entre en contradiction avec les recommandations des scientifiques qui ont clairement établi qu’il fallait geler 80 % des réserves actuelles prouvées d’hydrocarbures, pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique d’ici la fin du siècle.

En délivrant ces nouveaux permis, le gouvernement fait donc le contraire de ce qui est nécessaire : à l’heure où pour chaque euro investi dans les énergies renouvelables, près de quatre le sont dans les énergies fossiles, il est urgent de mettre fin à l’expansion du front de l’extraction des énergies fossiles. Que valent donc les promesses de François Hollande et des négociateurs français d’obtenir un « accord historique » à Paris et de « tout faire » pour rester en deçà des 2 °C, si c’est pour entretenir cette fuite en avant extractiviste et les crimes climatiques qui en découlent ?

Nous exigeons que le gouvernement annule les permis qu’il vient de délivrer et mette fin à la prospection pétrolière, gazière et charbonnière sur le territoire. Pour que les discours sur l’urgence climatique ne restent plus sans lendemain.

Signataires

Organisations : 350.org, Agir pour l’environnement, Aitec, Amis de la Terre, Attac France, Confédération paysanne, Coordination Eau Île-de-France, France Libertés, FSU, Réseau Action Climat, Solidaires

Collectifs citoyens contre les hydrocarbures de schiste : Collectif du pays fertois (77), Stop GDHC d’Alsace et de Lorraine, collectif Carmen (Château-Thierry 02), Collectif stop gaz de schiste 69, Collectif Haut Bugey non aux forages, Collectif non au gaz de schiste pays de Savoie et de l’Ain, Collectif 07 Stop Gaz et Huiles de Schiste, collectif houille-ouille ouille 59/62, collectif d’Anduze, collectif 91, Collectif GDS Roquedur-Le Vigan, Collectif viganais, STOP GHRM 38

Attac France — 2015
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 04:31

Le Conseil Constitutionnel a été saisi par le premier ministre au sujet de l’alinéa 3 de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011 prévoyant la création d'une commission pour expérimenter la fracturation hydraulique.
Le Conseil Constitutionnel a rendu un avis permettant de modifier par décret cet alinéa. L'expérimentation de la fracturation hydraulique pourra enfin avoir lieu...
et tout ça en toute discrétion en plein été.


http://static.blog4ever.com/2012/01/636480/agossement.JPG
Décision n° 2015-256 L du 21 juillet 2015 du Conseil Constitutionnel


l'article 2 de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique ;
. En ce qui concerne la commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux :

12. Considérant que le premier alinéa de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011 susvisée crée une commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux ; que les deuxième et troisième alinéas de l'article 2 chargent cette commission d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives ainsi que d'émettre un avis public sur les conditions de mise en œuvre des expérimentations prévues à l'article 4 de la loi du 13 juillet 2011 ; que le dernier alinéa de l'article 2 précise les catégories de personnes composant cette commission et renvoie à un décret en Conseil d'État sa composition, ses missions et ses modalités de fonctionnement ;

13. Considérant qu'aux termes de l'article 7 de la Charte de l'environnement : « Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement » ; que la détermination des modalités de la mise en œuvre de ces dispositions incombe au législateur et, dans le cadre défini par la loi, aux autorités administratives ;

14. Considérant que les dispositions des trois premiers alinéas de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011, qui instituent un organisme chargé d'assurer une information publique relative aux techniques de fracturation hydraulique et aux techniques alternatives ainsi qu'aux expérimentations en matière d'exploration et d'exploitation du sous-sol en matière d'hydrocarbures liquides et gazeux, mettent en cause le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi en vertu de l'article 7 de la Charte de l'environnement, d'accéder aux informations relatives à l'environnement ; que, dès lors, ces dispositions ont le caractère législatif ;

15. Considérant que les dispositions du dernier alinéa de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011, qui sont relatives à la composition de la commission, ne mettent en cause ni les principes fondamentaux de la préservation de l'environnement, ni le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi en vertu de l'article 7 de la Charte de l'environnement, d'accéder aux informations relatives à l'environnement ou de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement, ni aucun autre principe ou règle que la Constitution place dans le domaine de la loi ; que, dès lors, ces dispositions ont le caractère réglementaire ;

D É C I D E :

Article 1er. - Ont le caractère législatif :
- les trois premiers alinéas de l'article 2 de la loi n° 2011-835 du 13 juillet 2011 visant à interdire l'exploration et l'exploitation des mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux par fracturation hydraulique et à abroger les permis exclusifs de recherches comportant des projets ayant recours à cette technique ;

Article 2. - Ont le caractère réglementaire :
- le dernier alinéa de l'article 2 de la loi du 13 juillet 2011 précitée ;

http://www.conseil-constitutionnel.fr/conseil-constitutionnel/francais/les-decisions/acces-par-date/decisions-depuis-1959/2015/2015-256-l/decision-n-2015-256-l-du-21-juillet-2015.144127.html

COMMUNIQUÉ de l’amicale des foreurs : GAZ DE SCHISTE ET LOI 2011-835 DU 13 JUILLET 2011 ARTICLES 2 et 4


" http://static.blog4ever.com/2012/01/636480/b.gifordes (64) le 28 juillet 2015 – Le Conseil Constitutionnel, saisi par le Premier ministre Manuel VALLS, vient de statuer par décision du 21 Juillet de la nature juridique des articles 2 et 4 de la loi 2011-835 du 13 juillet 2011 qui, outre l’interdiction de la fracturation hydraulique, prévoyait (article 2) la création d’une Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux et (article 4) la remise annuel par le Gouvernement d’un rapport au Parlement.

Depuis quatre ans, l’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole a multiplié les démarches auprès des autorités gouvernementales, des élus et des médias pour que cette loi soit mise en œuvre dans sa totalité. Malgré de multiples relances, nous n’avons reçu aucune réponse des Premiers ministres ou des Ministres successifs en charge de ce dossier.

Nous sommes donc très heureux de constater que le Premier ministre se soit enfin penché sur l’application de cette loi et que les « Sages » aient confirmé le caractère législatif et réglementaire des articles en question.

En toute logique cette décision devrait ouvrir la voie à la réalisation de forages d’expérimentation qui pourraient évaluer nos potentielles ressources en huile et gaz de schiste.

L’Amicale des Foreurs et des Métiers du Pétrole se félicite de cette avancée qui constitue un début de récompense pour tous les efforts d’information et de défense de la profession dispensés depuis plusieurs années.

Néanmoins, conscients du contexte hautement politisé de ce sujet, nous restons vigilants."

Le Gouvernement est à nouveau confronté à la question de la création de la commission d'évaluation des techniques d'exploration des gaz de schiste. Une décision du Conseil constitutionnel donne du grain à moudre aux partisans de son installation.

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 08:52

https://titanpad.com/nPYh5H8suH

Face à l'examen de l'Etude d'impact sur l'environnement de douze sondages exploratoires sur la technique de la fracturation hydraulique dans la province de Burgos (Espagne) promus par la compagnie BNK Petroleum appartenant aux permis de recherche URRACA et SEDANO; les organisations qui soussignent déclarent auprès du gouvernent régional JUNTA DE CASTILLA Y LEÓN et du MINISTÈRE ESPAGNOL DE L'AGRICULTURE, L' ALIMENTATION ET L'ENVIRONNEMENT:

Que l'utilisation de la fracturation hydraulique implique d’assumer des risques importants pour la santé des personnes et l'environnement, tels que : surexploitation des ressources, contamination des eaux souterraines et superficielles, émissions de GES et COV dans l'atmosphère, occupation du sol, risques pour la diversité biologique, impacts acoustiques et trafics élevés induisant un entretien considérable à la charge des communes.

L'utilisation de la fracturation hydraulique est une question d'une extrême gravité qui dépasse le domaine local, puisqu'elle perpétue un modèle énergétique basé sur l'épuisement des ressources et qu'elle ne participe pas à la lutte contre les changements climatiques. C'est pour ces raisons que nous ne cesserons de manifester notre opposition à tout projet de cette nature .

En application du principe de précaution, nous demandons à ce qu' un avis DÉFAVORABLE soit rendu sur l'étude d'impact sur l'environnement en raison des conséquences nuisibles que la mise en œuvre de ces sondages pourrait supposer pour la santé des personnes et de l'environnement.

--------------------------------------------------------------------------

ESPAÑOL

Ante la tramitación del Estudio de Evaluación de Impacto Ambiental de doce sondeos exploratorios mediante la técnica del fracking en la provincia de Burgos (España) promovidos por la empresa BNK Petroleum pertenecientes a los permisos de investigación URRACA y SEDANO; las organizaciones abajo firmantes dicen ante la JUNTA DE CASTILLA Y LEÓN y el MINISTERIO ESPAÑOL DE AGRICULTURA, ALIMENTACIÓN Y MEDIO AMBIENTE que:

El uso de la fractura hidráulica supone asumir riesgos importantes para las personas y el medio ambiente, tales como: sobrexplotación de recursos, contaminación aguas subterráneas y superficiales, emisiones a la atmósfera, ocupación del suelo, riesgos para la biodiversidad, impactos acústicos o tráfico elevado.

El uso de la fractura hidráulica es un asunto de grave importancia que trasciende al ámbito local, puesto que perpetua un modelo energético basado en el agotamiento de recursos y que no apuesta por la lucha contra el cambio climático. Por ello, no podemos dejar de manifestar nuestra oposición a cuantos proyectos se pretendan llevar a cabo.

En aplicación del principio de precaución, solicitamos que la declaración de impacto ambiental sea DESFAVORABLE por las consecuencias perjudiciales que podría tener su ejecución en la salud de las personas y en el medio ambiente.

SIGNATORY ORGANISATIONS:

ORGANISATIONS SIGNATAIRES:

ORGANIZACIONES FIRMANTES:

Spain:

Ecologistas en Acción

Europe:

Friends of the Earth Europe

France:

Collectifs Isérois Stop GHRM 38

Les Amis de la Terre France

Collectif Causse Méjean - Gaz de Schiste NON ! (48)

Collectif Florac (48)

Collectif Anduze (30)

collectifnonauxhuilesgazd schsite 91

collectif houille-ouille-ouille 59/62

Collectif 07 Stop aux Gaz et Huile de Schiste (07)

Collectif Stop Gaz de Schiste 39

Collectif Stop gaz de schiste 69

Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain (01,73-74)

Collectif non aux forages Haut-Bugey (01)

Collectif Montpellier littoral contre les gaz et huile de schiste (34)

Collectif 82 Non gaz de schiste

France - Amérique latine :

Collectif ALDEAH - www.aldeah.org

collectif des taupes énervées91

Collectif Stop gaz de schiste 69

Collectif Non au gaz de schiste Pays de Savoie et de l'Ain (01,73-74)

Collectif non aux forages Haut-Bugey (01)

United Kingdom:

No FiBS (No fracking in Balcombe Society)

Switzerland:

Collectif citoyen du Val-de-Travers "Non aux forages dhydrocarbures"

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:27

Mouvement citoyen

 http://multinationales.org/Gaz-de-schiste-et-fracturation-hydraulique-en-Algerie-quel-est-le-role-de-Total

 

Gaz de schiste et fracturation hydraulique en Algérie : quel est le rôle de Total et de la France ?

6 mars 2015

L’Algérie semble à la croisée des chemins sur la question du gaz de schiste, entre contestation citoyenne et volonté gouvernementale de passer en force. Basta ! et l’Observatoire des multinationales publient un nouveau rapport sur la signification du mouvement citoyen inédit que connaît le Sahara algérien, et sur le rôle joué par les intérêts français, et notamment par l’entreprise pétrolière Total.

Depuis le 31 décembre 2014, la ville d’In Salah, dans la région saharienne de l’Algérie, est le théâtre de manifestations pacifiques et de blocages de routes pour exiger l’arrêt des explorations de gaz de schiste dans le pays. Ce mouvement s’est étendu au reste de l’Algérie, avec notamment le 24 février une journée de mobilisation nationale, coïncidant avec le 44e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Le 28 février, ce mouvement citoyen a connu ses premiers affrontements avec la police algérienne, et ses premières arrestations.

Dès le départ, les manifestants algériens ont dénoncé le rôle joué par des entreprises étrangères, au premier rang desquels Total. Malgré les dénégations officielles, ils en appellent aujourd’hui encore à un positionnement clair de la part de l’entreprise française. En France, l’organisation altermondialiste Attac a choisi d’interpeller Total, en partenariat avec les Amis de la terre, dans le cadre de sa campagne sur les multinationales, « les Requins ». Ils exigent que Total annonce clairement son retrait définitif tout projet de gaz de schiste en Algérie ou, au-delà, de tout projet impliquant l’utilisation de la fracturation hydraulique.

Dans leur rapport Total et le gaz de schiste algérien, publié ce vendredi 6 mars, Basta ! et l’Observatoire des multinationales reviennent sur le contexte et la signification du mouvement actuel, et se penchent sur le rôle exact de Total et des intérêts français dans cette crise. Si Total a démenti - tardivement - son implication dans des projets de gaz de schiste stricto sensu en Algérie, l’entreprise est bel et bien engagée dans des projets d’exploration et d’exploitation de « tight gas », une autre forme de gaz non conventionnel qui nécessite elle aussi l’usage de la fracturation hydraulique. Et ses cadres, comme les représentants officiels français, ont multiplié les signaux ambigus au sujet du développement des gaz de schiste algérien.

Le rapport revient aussi sur l’histoire lourde de la gestion des hydrocarbures en Algérie, sur le rôle des grandes firmes pétrolières et plus largement des intérêts occidentaux (notamment français) dans le pays.

L’engouement du gouvernement algérien pour les hydrocarbures non conventionnels intervient à un moment de reflux du gaz de schiste dans le monde, à la fois pour des raisons économiques et du fait de la résistance que cette activité rencontre partout où elle est envisagée. Quelle sera l’issue de ce mouvement citoyen dans le Sahara algérien, qui remet en cause un modèle de développement basé sur l’extraction des hydrocarbures ? Le régime algérien et le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika entendront-ils la voix de leurs concitoyens ? Ou choisiront-ils de persister dans leurs projets, en usant au besoin de la répression, comme les événements du 28 février dernier peuvent le laisser redouter ? Au vu de leur position en Algérie et de leurs déclarations publiques passées, Total et le gouvernement français semblent avoir leur part de responsabilité dans l’issue de ce conflit.

Télécharger le rapport (pdf, 28 pages).

Lire aussi Gaz de schiste : les Algériens se mobilisent contre le régime et l’ingérence des multinationales pétrolières, l’article présentant les conclusions du rapport sur le site de Basta !

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