Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 11:26

Dames nature

 

Qu’est-ce que l’écoféminisme ? Une anthologie présentée par Émilie Hache introduit le lectorat français à ce courant de pensées très divers, qui s’attache à penser le lien entre nature et féminisme loin de tout essentialisme.

 
Recensé : Reclaim. Recueil de textes écoféministes, choisis et présentés par Émilie Hache, Paris, Éditions Cambourakis, 2016, 416 p., 24 €.

Pour la première fois paraît une anthologie en français de textes écoféministes, publiée dans la collection « Sorcières » des éditions Cambourakis, choisis et présentés par la philosophe Émilie Hache. Si le terme d’écoféminisme a été introduit par une Française, Françoise d’Eaubonne (1974), c’est dans le monde anglophone que l’idée s’est développée. Rencontre du féminisme et de l’écologie, à la fois mouvement militant, courant intellectuel, littéraire et politique, l’écoféminisme a émergé dans les années 1980 aux États-Unis.

En ayant pris le parti, dans cette anthologie, de présenter des textes écoféministes états-uniens (à l’exception du texte de Vandana Shiva [1]) et non pas sur l’écoféminisme, Émilie Hache montre que l’articulation que les écoféministes font entre l’oppression des femmes et la destruction de la nature n’est pas le fait d’une réflexion savante et abstraite mais qu’elle s’élabore collectivement et empiriquement au cours de mobilisations très diverses : manifestations antinucléaires à Washington, luttes des femmes contre les pollutions dans divers États américains, mobilisations contre la déforestation en Inde ou encore expérimentation de communautés rurales lesbiennes en Oregon.

L’hétérogénéité des mobilisations caractérise l’écoféminisme tout autant que la diversité de ses écrits [2], ce que le recueil met bien en évidence. Le choix des textes « de style et de nature variés, à cheval sur plusieurs disciplines, mélangeant théorie, poésie, thérapie, histoire, diction, politique » (p. 16) montre que loin de se réduire à une seule définition, d’être une doctrine ou un projet politique unique, l’écoféminisme est un mouvement pluriel qui « tire sa cohésion non pas d’un point de vue épistémologique unifié, mais plutôt d’un désir commun de ses partisanes de résister aux différentes formes de domination dans l’intérêt de l’émancipation humaine et de la survie planétaire » (p. 321).

L’écoféminisme et la critique essentialiste

Les écoféministes, en établissant un lien entre les femmes est la nature, sont accusées d’essentialisme, notamment par les féministes : « il y a suspicion a priori à l’égard de la nature de l’articulation qui est faite entre femmes et nature », celle-ci étant soupçonnée de reproduire « le discours patriarcal dominant » qui se fonde précisément sur « l’idée que les femmes sont plus proches de la nature » (p. 29).

En effet, pour les féministes, la nature est avant tout un moyen de justifier la domination sociale subie par les femmes : celles-ci sont réduites à leur fonction biologique et subissent des discriminations du simple fait de leur appartenance sexuelle. Libérer les femmes consisterait donc à les arracher à la nature, au biologique. Les écoféministes, loin de servir la cause des femmes, contribueraient alors, pour les féministes, à perpétuer « des stéréotypes patriarcaux fondés sur les caractéristiques biologiques “innées” des femmes » (p. 324). C’est en ce sens que qu’on pourrait lire, selon ces critiques, le poème en prose Woman and Nature de Susan Griffin (présenté p. 59) ou encore le texte Staying Alive de Vandana Shiva (p. 183).

Mais ces suspicions sont-elles fondées ? Pour Elisabeth Carlassare (p. 319), les critiques essentialistes ne sont pas légitimes dans la mesure où l’objectif commun des écoféministes est précisément de souligner, pour mieux le dénoncer, que le lien qui rive les femmes à la nature est historiquement construit. Carolyn Merchant (p. 129), écoféministe et historienne des sciences, démontre que le développement de la science moderne, en s’appuyant sur une nouvelle conception, mécaniste, de la nature [3], conduit à penser la nature et l’humanité comme séparées. L’écoféminisme soutient que ce dualisme moderne entre nature et culture contribue, d’une part, à faire de la nature une simple ressource à exploiter et, d’autre part, à faire des femmes, associées à la nature, ce « deuxième sexe » dominé. Les écoféministes s’attachent à mettre en lumière le fait que

au sein de la culture occidentale hiérarchiquement dualisée, des relations spécifiques sont tracées entre les femmes (naturalisées) et la nature (féminisée). (p. 298)

L’usage qu’elles font de l’association entre les femmes et la nature doit donc être compris, non pas comme l’affirmation d’une essence, mais comme une forme de constructivisme ou d’ « essentialisme stratégique » (p. 328). C’est ainsi que devrait se lire, par exemple, le poème en prose de S. Griffin :

À travers l’emploi répété de la voix patriarcale qui épouse les arguments essentialistes au sujet de « la nature de la femme » (…) ce texte montre à quel point l’essence des femmes a été historiquement construite par le discours patriarcal scientifique comme inférieure à celle des hommes. (ibid.)

Loin de perpétuer des schémas patriarcaux ainsi, le discours écoféministe jette une lumière critique sur l’identification historiquement construite entre les femmes et la nature, considérée comme extérieure et entièrement maîtrisable.

Vers une autre culture de la nature

Tout l’enjeu pour les écoféministes est alors de sortir de ce dualisme moderne qui conduit à la domination et à l’exploitation des femmes et de la nature. S’il implique une déconstruction de la naturalisation des femmes, ce dépassement ne doit cependant pas se faire en tournant le dos à la nature. Mais pourquoi revenir à la nature et revendiquer un lien avec elle alors que les écoféministes s’attachent à dénoncer un tel lien ? Sortir de l’identification à la nature, dans une culture qui se définit tout entière par opposition à elle, ne passe pas, pour l’écoféminisme, par le rejet de la nature parce que ce serait réitérer le dualisme entre nature et culture que, précisément, elles dénoncent et, par là, tomber dans le même écueil que les féministes lorsqu’elles professent un antinaturalisme. Si l’émancipation de la femme ne passe pas, pour elles, par le rejet de tout ce qui nous rattache au biologique ou à la nature, c’est parce que la nature dont elles parlent n’est pas celle à laquelle les femmes ont été historiquement identifiées. Les écoféministes soutiennent, par conséquent, que le dépassement du dualisme moderne ne peut se faire qu’en défendant une autre conception de la nature et en se réappropriant « ce qui a été distribué du côté de la féminité puisque c’est par là que les femmes ont été identifiées à la nature » (p. 24). C’est en ce sens qu’il faut comprendre le titre donné au recueil : reclaim « signifie tout à la fois réhabiliter et se réapproprier quelque chose de détruit, de dévalorisé, le modifier comme être modifié par cette réappropriation » (p. 23) [4].

Dans la perspective de cette réappropriation, les écoféministes considèrent qu’il est primordial d’encourager les femmes à aimer et à redécouvrir leurs corps contre la haine de soi encouragée par la culture patriarcale, à ne pas dénigrer ses menstruations ou son pouvoir de donner la vie. Pour Carol P. Christ (p. 83), la (re)découverte du culte pré-indoeuropéen de la Déesse [5] permet justement de relier les femmes avec un passé non patriarcal dans lequel elles étaient les égales des hommes, et de réaffirmer l’importance du corps féminin, ses cycles comme ses processus, notamment grâce aux rituels centrés autour de la Déesse [6]. Pour dépasser le dualisme moderne, il est nécessaire, pour les écoféministes, de concevoir les humains comme faisant partie de la nature, avec laquelle ils ont des relations d’interdépendance.

Ceci signifie aussi que les questions relatives à la nature ne concernent donc pas uniquement la protection d’une nature sauvage (wilderness), comme le défend l’environnementalisme dominant aux États-Unis. En se mobilisant contre le dépôt de déchets toxiques, les femmes (majoritairement issues de la classe ouvrière, migrantes noires ou natives) soutiennent que les problèmes de pollution et les questions de santé publique sont tout autant des questions environnementales. Si les femmes s’engagent plus volontiers dans les mouvements environnementaux, ce n’est pas parce qu’elles entretiendraient un rapport privilégié avec la nature mais bien parce qu’elles sont souvent les premières concernées et les plus touchées par les situations de dégradations environnementales : « ce sont principalement les femmes, à travers leur rôle traditionnel de mère, qui font le lien entre les déchets toxiques et les problèmes de santé de leur enfants. Ce sont elles qui découvrent les dangers de la contamination par les déchets toxiques : fausses couches à répétition, anomalies congénitales, décès par cancer » (p. 218). Au travers de ces mobilisations environnementales populaires (grassroots) féminines (p. 211), les femmes revendiquent alors l’inclusion des collectifs humains dans la nature, et une idée de la « nature comme communauté » [7]. Les communautés rurales lesbiennes de l’Oregon, présentées par Catriona Sandilands (p. 243) proposent également une autre culture de la nature en remettant en cause l’appropriation privée, considérée comme un rapport individuel à la nature dominée, en proposant de travailler la terre de façon non industrielle et de vivre collectivement un autre rapport à la nature : celle-ci n’est pas une ressource à exploiter mais un monde vivant avec lequel coexister [8].

« Ramener l’écologie à la maison »

Un des fils rouges de ces différentes mobilisations environnementales de femmes est la question du soin prodigué à la communauté, ce qui fait dire aux écoféministes que « l’écologie est une question de reproduction » (p. 51). Le terme « reproduction », entendu au sens large, désigne les conditions sociales, biologiques et affectives nécessaires pour assurer la continuité de la communauté. Soutenir que l’écologie est une question de reproduction, c’est vouloir relier ce que la modernité a séparé – la production et la reproduction [9] – c’est « ramener l’écologie à la maison » [10]. La maison dont il est ici question, souligne Catherine Larrère dans la postface du recueil, n’est pas celle des sociétés modernes, « doublement délimitée (car séparée du public mais aussi de la nature : elle appartient au social) » ; il s’agit de « l’oikos grec, cette maison qui est la racine commune de l’écologie et de l’économie » (p. 376). Lors de leurs mobilisations – que cela soit en tant que paysannes (comme dans le mouvement Chipko) ou en tant que mères (dans la lutte contre le dépôt de déchets toxiques) – ces femmes rappellent le lien entre production et reproduction en portant sur la scène publique des préoccupations er des sentiments ordinairement circonscrits à la sphère privée par là, elles les dénaturalisent et leur donnent une dimension politique. Si les mobilisations environnementales des femmes contribuent à politiser l’écologie, elles sont également un moyen pour les femmes de retrouver un pouvoir de changement (empowerment). Lorsqu’elles protestent contre la violence militaire et écologique, « bloquant les entrées, tissant les portes fermées avec de la laine et des rubans incluant des objets de la vie quotidienne » (p. 319) [11] ou se mobilisent contre le dépôt de déchets toxiques afin de protéger leur lieu de vie, elles retrouvent une puissance d’agir, font de leur positon de vulnérabilité une ressource et utilisent « leur expérience d’organisation de la vie familiale comme une source d’empowerment » (p. 223).

En subvertissant ainsi les frontières (privé/public, nature/culture) qui assignent une place aux femmes, les écoféministes réussissent, souligne Émilie Hache, à retourner « l’association négative des femmes avec la nature propre à notre culture patriarcale, qui nous coupe de nous-mêmes et de la nature/terre, en un objet de revendication et de lutte politique qui concerne tout le monde » (p. 25). Ce recueil a le grand mérite de tirer l’écoféminisme de l’essentialisme auquel il est à tort trop souvent réduit – « bloquant encore aujourd’hui l’accès à ce dernier pour un grand nombre de personnes » (p. 29) – pour faire ressortir la richesse créative du corpus ainsi que la dimension politique du mouvement.

Pour citer cet article :

Claire Larroque, « Dames nature », La Vie des idées , 20 avril 2017. ISSN : 2105-3030. URL : http://www.laviedesidees.fr/Dames-nature.html

La vulve, cette mal-aimée… - Franceinfo

ww

Un projet photo publié sur un site anglophone me donne l'occasion de vous reparler de la vulve, de son aspect souvent mal-aimé et de la chirurgie esthétique des lèvres.

 

Trois femmes ont accepté de participer à un projet atypique : un photographe a immortalisé leur vulve, une zone du corps encore taboue et souvent mal-aimée. La photo a ensuite été montrée aux femmes ; leurs réactions émouvantes témoignent de leur méconnaissance de cette partie du corps et de leurs difficultés à l'accepter telle qu'elle est. L'hommage très touchant de leurs partenaires les aidera sans nul doute à le faire. La vidéo, en anglais, peut inciter les femmes à changer leur vision de la partie externe du sexe féminin. Elle est composée des nymphes (les petites et grandes lèvres), du clitoris et de l'entrée du vagin.

Cette vulve qui dérange

Rares sont les femmes qui aiment leur vulve et qui sont à l'aise avec leur sexe. L'essor du porno, qui présente surtout des vulves épilées et où rien ne dépasse (les petites lèvres sont cachées par les grandes lèvres) participerait à véhiculer une image de la vulve soit-disant parfaite.  Les magazines féminins retouchent parfois les photos au niveau du sexe et même Barbie présente une vulve une petite fille… En d'autres termes, la vulve idéale serait une vulve invisible !

Ce sont notamment les lèvres qui sont l'objet du mal-être féminin. La nympholastie, en d'autres termes la chirurgie esthétique des lèvres, est en hausse et elle est avant toute effectuée pour des raisons esthétiques. Parfois, le mont de Vénus (la zone de peau en avant du pubis, recouverte de poils) ne convient pas sur le plan esthétique. Une liposuccion retirera un excès de graisse ; le lifting corrigera son affaissement avec l'âge ; une injection de graisse lui donnera un aspect plus bombé et plus jeune. Et bien sûr, l'épilation intégrale supprimera les poils, jugés disgracieux, qui sont pourtant l'un des témoins de l'accès à l'âge adulte…

Oui à la diversité…

Or les vulves sont différentes d'une femme à l'autre, tout comme les pénis ne sont pas parfaitement identiques d'un homme à l'autre ! Il est tout à fait normal que les petites lèvres dépassent, que l'une soit plus longue que l'autre (tout comme un testicule est souvent plus bas que l'autre. Le corps est très souvent asymétrique et cela n'a rien d'anormal. De plus en plus de femmes se rebellent contre une vision uniformisée, avec des projets faisant honneur aux vulves réalistes, comme 101 vaginas.

Au-delà de leur aspect de pétales de fleur, les lèvres ont d'autres avantages : certaines femmes pour accéder à l'orgasme caressent leurs lèvres, entre les stimulations du clitoris, telle une pause érotique salutaire avant d'accéder au sommet du plaisir. De plus, elles attirent les hommes, qui aiment les lèvres de bonne taille, qui enveloppent le pénis, le cajolent et l'entourent voluptueusement. Alors, aimons ces nymphes au nom de divinités féminines, qui participent au plaisir sexuel…

La chirurgie en dernier recours

Bien sûr, s'il y a un véritable complexe, à l'origine d'une souffrance, une asymétrie importante, une gêne conséquente, la chirurgie esthétique est justifiée. Loin de moi l'idée de diaboliser la labioplastie et de culpabiliser les femmes qui y ont recours. Mais comme dans les chirurgies esthétiques, elle reste lourde et les attentes ne sont pas forcément exaucées, a fortiori lorsqu'elles sont très importantes. Et si une thérapie peut résoudre un complexe minime, autant la tester avant : elle est moins invasive et coûteuse.

Une information complète et honnête, pas seulement restreinte aux images véhiculées par le X et les photos retouchées des mannequins, semble indispensable avant de prendre ou pas la décision de se faire opérer.

-Dans la foulée:

A voir sur Télérama.fr, “Tampon, notre ennemi intime”, une enquête glaçante 

La cause des femmes, par Mona Chollet (Le Monde diplomatique

Repost 0
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 14:09

 

Femmes, partout dans le monde, mobilisez-vous

Appel à l'action de la Via Campesina pour le #8Mars

(Harare, le 27 février 2017) Pour les femmes de la Via Campesina du monde entier, le 8 mars est une journée de lutte, de résistance, de dénonciation contre le système capitaliste, les multinationales, le patriarcat et le machisme, qui oppriment, exploitent et violent les femmes. C'est aussi une journée de solidarité avec les luttes des femmes.
En tant que paysannes, nous sommes pleinement engagées dans la lutte pour la souveraineté alimentaire comme solution pour un changement systémique. Cela comprend notre lutte pour l'accès à la terre, à l'eau, à la santé et aux semences. Nous utilisons l'agroécologie comme une pratique politique qui a pour vision un monde fondé sur des principes de justice et d'équité.

Ces derniers temps, nous avons vu une augmentation de la violence faite aux femmes. Nos luttes et résistances sont criminalisées dans un contexte de conservatisme croissant, de démantèlement des politiques publiques et de violation des droits des femmes pour lesquels nous nous sommes longtemps battues. La récente prise du pouvoir par les gouvernements de droite et les forces hétéro-patriarcales a imposé un environnement où les femmes sont assassinées en toute impunité, sont violées et subissent quotidiennement des violences de différentes formes, visant à confiner et renvoyer les femmes dans la sphère privée, à la maison, aux soins et à nous dire que notre espace n'est pas la sphère politique ou la vie sociale et publique.
Ce 8 mars, il est donc nécessaire pour nous, femmes paysannes du monde, de descendre dans la rue, de nous mobiliser, d'agir pour défendre nos droits, nos terres, nos semences, notre nourriture saine. Levons nos voix pour dire Stop à la Violence faite aux femmes, chaque organisation ayant les drapeaux de lutte, les objectifs en accord avec les contextes locaux. Nous sommes engagées à construire des alliances pour les luttes des paysannes contre le capital et la violence hétéro-patriarcale.
Par conséquent, nous appuyons et adhérons également à la grève internationale des femmes ce 8 mars.

Stop à la violence faite aux femmes !

Globalisons la lutte, Globalisons l'espoir

Pour passer à l'action

  • Envoyez vos affiches, photographies, vidéos, plans d'événements, invitations presse à lvcweb@viacampesina.org

  • Vous pouvez également créer de courtes vidéos. Pour en savoir plus cliquez ici

  • Pour télécharger des affiches, des illustrations pour les médias sociaux cliquez ici

Contacts:

Rashmi Munikempanna (India) - rashmi.munikempanna@gmail.com | +91 8762805428

Iridiani Seibert (Brazil) - iridianigs@yahoo.com.br | +55 61999662804

Mily Treviño-Sauceda (Etats Unis) - milyliderescampesinas@msn.com | +19515451917

 
Repost 0
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:08

 


le roi du Maroc paiera la défense du chanteur Saad Lamjarred inculpé

  Le roi du Maroc Mohammed VI va prendre en charge les frais d'avocat du chanteur pop marocain Saad Lamjarred, inculpé et écroué depuis vendredi en France pour "viol aggravé", a-t-on appris de sources concordantes.
 

Par "sollicitude", le souverain a conseillé à la famille de Saad Lamjarred que l'avocat français Me Eric Dupont Moretti, connu pour avoir obtenu de nombreux acquittements, "puisse assurer la défense du chanteur", a rapporté l'agence de presse officielle marocaine MAP. 

Le roi a "décidé de prendre à sa charge les frais correspondants", a ajouté la MAP indiquant avoir appris cette information "auprès de l'ambassade du Maroc en France".

Interrogée par l'AFP, l'ambassade a confirmé l'information, précisant que "c'est une réponse favorable à une demande de la famille du chanteur qui a sollicité l'intervention de sa majesté, et dans le respect de la présomption d'innocence".

Saad Lamjarred, 31 ans, une star dans son pays et dans le monde arabe --ses clips ont été visionnés des centaines de millions de fois sur internet--, a été mis en examen (inculpé) vendredi par la justice française pour "viol aggravé" et "violences volontaires aggravées".

 

 

 

Une jeune femme de 20 ans avait déposé plainte mercredi, affirmant avoir été agressée quelques heures plus tôt par le chanteur dans la chambre d'hôtel de ce dernier, près des Champs Elysées à Paris. Le chanteur avait consommé de l'alcool et des stupéfiants au moment des faits, selon les premiers éléments de l'enquête.

Saad Lamjarred, qui devait se produire samedi en concert à Paris, avait alors été interpellé puis placé en détention provisoire.

Le chanteur a déjà été mis en cause aux États-Unis dans une affaire de viol datant de 2010, dans laquelle il nie toute implication.

Au Maroc, son arrestation a été accueillie avec consternation. Il avait été décoré en août 2015 par le roi lui-même.

Sa défense pour sa nouvelle affaire en France était jusque là assurée par les avocats Jean-Marc Fedida et Brahim Rachidi.

Pénaliste très connu en France, Me Dupont Moretti avait assuré la défense du roi du Maroc dans une affaire dite du "chantage royal" contre les journalistes français Éric Laurent et Catherine Graciet.

 

AFP

 

Ses derniers articles: Gabon: Jorge Costa écarté, José Garrido sélectionneur par intérim  Maroc: des milliers de manifestants exigent justice pour Mouhcine Fikri  Côte d'Ivoire: le Conseil constitutionnel valide le référendum 

Repost 0
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 14:23
Repost 0
12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 04:39

Jeudi 12 mai, «en direct de Mediapart». Harcèlement sexuel, mouvement social, 49-3

Nous vous proposons ce jeudi, dès 18 heures, une édition exceptionnelle de notre émission mensuelle « En direct de Mediapart », diffusée en accès libre sur notre site. Deux débats : sur la mobilisation contre la loi sur le travail après le recours au 49-3 pour imposer ce texte ; sur le maintien de l'ordre dans les manifestations. Et une soirée spéciale sur le harcèlement sexuel. Parmi les nombreuses invitées : Sandrine Rousseau, Isabelle Attard, Rama Yade, Cécile Duflot, Laurence Parisot, Sophie Binet. Le détail du programme.

Jeudi 12 mai, de 18 heures à 23 heures, notre émission « En direct de Mediapart » sera diffusée en streaming et en accès libre sur notre site. Le grand débat de la soirée, de 20 h 30 à 23 heures, sera animé par Leïla Kaddour-Boudadi et la rédaction de Mediapart. Le détail de cette émission :

  • 18 h-19 h. Débat. Après le recours au 49-3, quelle mobilisation sociale avec un Parlement muselé ?
    Débat animé par François Bonnet et Mathilde Goanec.
    Liste des invités à veni
    r
  • 19 h-20 h. Retour sur nos enquêtes. Violences policières : quelle stratégie de maintien de l'ordre ?
    Débat animé par François Bonnet et Mathilde Goanec. Invités :

Jacques de Maillard. Chercheur et universitaire, spécialiste des questions de police et de sécurité, directeur-adjoint du Cesdip.
Axel Ronde, secrétaire général de la CGT-Police Ile-de-France.
Éric Beynel, porte-parole du syndicat Solidaires
Mathilde Goanec, journaliste à Mediapart

  • 20 h 30-23 h. Soirée spéciale. Comment lutter contre le harcèlement sexuel
    Soirée animée par Leïla Kaddour-Boudadi

1- Retour sur notre enquête sur l'affaire Denis Baupin
Invités:
Sandrine Rousseau, porte-parole d’EELV
Isabelle Attard, députée du Calvados
Marilyn Baldeck, de l'association contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT)
Cyril Graziani, journaliste à France Inter
Lénaïg Bredoux, journaliste à Mediapart
À lire :
Des femmes dénoncent les pressions et agressions sexuelles du député Denis Baupin
Baupin quitte la vice-présidence de l’Assemblée, EELV en plein trouble
Affaire Baupin: une enquête judiciaire est ouverte
Maude Beckers: «Pour la police et la justice, lutter contre le harcèlement sexuel n'est pas une priorité»

2- Le harcèlement sexuel, un mal endémique en politique
Invités :
Cécile Duflot, députée EELV
Sébastien Denaja, député PS de l'Hérault, rapporteur du projet de loi égalité femmes-hommes
Rama Yade, candidate à l'élection présidentielle
Aurore Bergé, élue Les Républicains

3- Dans l’entreprise, est-ce vraiment mieux ?
Invitées :
Sophie Binet, chargée de l'égalité femmes/hommes à la CGT
Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, présidente de l'Ifop
Lisa Pleintel, groupe Egalis
Marie-Laure Geoffray, Clashes, Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur

Le lien vers la page Facebook de l'événement: c'est ici

À jeudi, 18 heures, sur Mediapart!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.

-Note sur la gynophobie par l'administration du blog: site internet où vous pourrez découvrir les actions d'une association; www.nogynophobie.org

Leur page Facebook : www.facebook.com/nogynophobie

découvez le court métrage qui a été tourné pour le lancement de l'association https://www.youtube.com/watch?v=5n8qwjRgWc8

Repost 0
10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 05:06

Le harcèlement sexuel municipal à Loupian sera-t-il évoqué de nouveau en appel à Montpellier dans le procès Carcelès,l'ex-secrétaire personnelle de Turrel?

La réponse est oui ,sur ce que le tribunal et le public pourront "entendre" sur les marchandages abusifs en la matière , en attendant ce que l'information journalistique générale passera sur Baupin ,Sapin ....(la place sera-elle faite nettement entre la presse,le monde politique actuellement dominé par l'unique genre masculin,pour un changement égalitaire de la société? ),avec la

Suite à l'affaire Denis Baupin : live spécial ce jeudi sur Mediapart

Rendez-vous jeudi 12 mai sur Mediapart.fr pour une émission spéciale en direct et en accès libre :
18h-19h. Débat : Après l'élection d'un maire travailliste musulman à Londres
19h-20h. Retour sur nos enquêtes - Violences policières: quelle stratégie de maintien de l'ordre?
20h30-23h. Politique, entreprise: comment lutter contre le harcèlement sexuel?
-1 Retour sur notre enquête sur l'affaire Denis Baupin
-2 Le harcèlement sexuel, un mal endémique en politique
-3 Dans l’entreprise, est-ce vraiment mieux?
Rejoignez l'événement Facebook

Après la publication de l’enquête de Mediapart et de France Inter sur des cas d’agression et de harcèlement sexuels, le député Denis Baupin a démissionné lundi de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. À gauche, plusieurs responsables politiques ont indiqué que « beaucoup savaient depuis des années ».

√ Accès illimité Journal
√ Contribution au Club
√ Journal PDF à imprimer
√ Application mobile

Téléchargez notre application mobile et tablette
et suivez-nous sur les réseaux sociaux


Vous recevez ce courrier car, dans le cadre d'une opération ou un partenariat, vous avez accepté(e) d'être recontacté(e) par Mediapart. Si vous ne souhaitez plus le recevoir : désinscription

Repost 0
8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 06:02

Avec en supplément de lecture le CP-wecf,(tout en bas!)

8 mars: s’organiser et lutter pour conquérir nos droits

Communiqué de la Via Campesina

(Harare, 8 mars 2016) Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des femmes, La Via Campesina appelle à agir contre la violence capitaliste dans le monde entier ; cette violence, en plus de s’exercer contre les femmes, s’inscrit plus largement dans un contexte social d’exploitation et de spoliation, où les femmes paysannes, autochtones, noires, sans terre ou salariées agricoles ont toujours été opprimées et lésées dans leurs droits légitimes.

La Via Campesina souligne l’importance de l’organisation et de la lutte qui constituent un espace de libération et de prise de conscience, qui garantit la participation politique des femmes en tant que sujets historiques, afin de construire une société juste où l’ethnie, le genre ou l’orientation sexuelle n’ont pas d’importance.

Le mouvement paysan international est vivement préoccupé de voir que l’oppression exercée contre les femmes par le capital et le patriarcat augmente dans le monde entier, avec la progression des politiques conservatrices qui portent atteinte à la vie et aux droits des femmes.

En Turquie, où nous venons d’organiser notre Assemblée intermédiaire des femmes de La Via Campesina, nous avons constaté que les politiques deviennent de plus en plus néolibérales et conservatrices, ce qui aggrave la situation des femmes dans ce pays. Les femmes continuent d’être privées de la liberté la plus essentielle et de leurs droits fondamentaux, et sont victimes de violences et de féminicides. Dans cette région de la planète, les féminicides ont augmenté de façon dramatique ces dernières années. Les filles sont obligées de se marier très jeunes. De plus, dans la sphère économique, ce sont les femmes qui occupent la majorité des emplois précaires. Les femmes assurent de nombreuses tâches dans les zones rurales, toutefois, elles n’ont pas de liberté économique, ni accès à la propriété, et encore moins de droits sociaux.

Dans le sud-est de la Turquie, les problèmes rencontrés par les femmes empirent du fait de la situation de guerre, et des menaces concrètes pèsent sur leurs vies. La situation politique en Turquie n’offre actuellement aucune solution aux problèmes auxquels les femmes sont confrontées. En fait, les politiques actuelles accentuent les problèmes et la discrimination à l’encontre des femmes. C’est pourquoi les femmes s’organisent et sont aujourd’hui à la tête de nombreuses luttes écologiques, sociales et politiques.

Par ailleurs, nous avons appris avec une immense douleur l’assassinat de Berta Cáceres, chef de file paysanne du peuple autochtone lenca, qui était membre du Conseil civique des organisations populaires et autochtones du Honduras (COPINH), et qui s’était opposée à de nombreuses reprises aux actions et intentions néfastes du gouvernement du Honduras, qui accorde à des sociétés transnationales étrangères des concessions sur les ressources naturelles pour construire des barrages et s’emparer des ressources des peuples autochtones.

C’est pourquoi aujourd’hui, nous, les femmes et les hommes de La Via Campesina, face à cette situation de criminalisation, nous appelons en cette journée du 8 mars à la mobilisation et à l’organisation contre tout type d’oppression, en descendant dans les rues et sur les places de nos villes, villages et territoires pour dénoncer le modèle destructeur du capital et de l’agribusiness, en montrant comment ceux-ci portent atteinte à la vie des femmes, ce qui, en touchant directement les femmes paysannes, met en danger la souveraineté alimentaire des peuples. Nous continuerons de lutter pour de nouvelles relations entre les femmes et les hommes au sein de notre mouvement, ainsi que de promouvoir un modèle de société fondé sur la justice et l’égalité.

Berta toujours parmi nous ! Plus que jamais, la lutte continue !

Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !

Longue vie à notre la solidarité avec les femmes turques !

Consultez également :

Manifeste des femmes de La Via Campesina

Vidéo : Femmes paysannes, semeuses de luttes et d’espoirs !

Cartes postales : Stop à la violence faite aux femmes

Via-info-fr@viacampesina.org
http://viacampesina.org/Via-info-fr/
https://mail.viacampesina.org/lists/listinfo/Via-info-fr
Communiqué de presse - 8 mars - journée internationale des droits des femmes

"Produits chimiques dangereux: les femmes demandent à etre mieux protégées "

La Cimade - Actualités - Femmes sous influences

Les femmes migrantes sont de plus en plus nombreuses à quitter leur terre, par volonté d'émancipation, par souhait de ne plus se soustraire aux contraintes familiales, pour fuir des rites dégradants, par désir de pouvoir faire des études et imaginer une autre vie.

On les dit dominées, soumises à des traditions d'un autre temps et sans diplôme, on les dit "femme de" ou "épouse de" pour les réduire à un statut, le plus souvent erroné.

Dans les faits, beaucoup viennent seules. Leur parcours est dangereux et elles se retrouvent le plus souvent sur notre sol sans titre de séjour. Les plus diplômées et les demandeuses d'asile peuvent aspirer à un statut légal. Mais la survie est éprouvante en attendant une régularisation par le travail, sans pouvoir choisir ni métiers, ni horaires. De nombreuses femmes choisissent la voie du travail clandestin, au risque de ne pas être payées, d'être malmenées, maltraitées.

Parce qu'elles sont femmes, elles se heurtent à des discrimminations liées au genre: elles occupent souvent des emplois à temps partiels et en horaires décalés où les contacts humains sont rares. Isolées, elle sont peu informées de leurs droits et ont donc des difficultés à les faire valoir.

La Cimade accompagne ces femmes dans leurs démarches juridiques, médicales, sociales et dans le cadre de procédures liées au divorce.

La Cimade a été longuement auditionnée dans le cadre des débats qui ont animé la proposition de loi contre le système prostitutionnel, la réforme du droit d'asile et la nouvelle loi relative au droit au séjour des étrangers en France.
Grâce à ce travail, les persécutions liées au genre devraient être prises en considérations dans les demandes de protection.

La Cimade a également mis en place un groupe de travail autour des femmes migrantes, sur la question de la traite des êtres humains ou encore sur l'accès aux soins, à l'emploi et aux formations. La Cimade a créé des espaces et des lieux d'échanges dédiées aux femmes.

Votre don est essentiel à la poursuite de notre action auprès des femmes migrantes. Grâce à votre don, nos bénévoles les accompagnent au quotidien.
Merci d'être toujours à nos côtés.

 
Repost 0
13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 08:00

'Vive le féminisme vu par Hollande!

Vive le nationalisme patriotique!

Vivement les présidentielles ET LE BRUITS DES BOTTES"

Note de l'administration du blog

Les droits des femmes, du ministère aux couches-culottes

Par Johanna Luyssen

En un quinquennat, les droits des femmes seront passés d’un ministère de plein exercice à un secrétariat d'Etat rattaché aux Affaires sociales, pour finir accolé... à la Famille et à l'Enfance. Tout un symbole.

  • Les droits des femmes, du ministère aux couches-culottes

Laurence Rossignol vient d’être nommée ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes. Dans le même temps, la députée Ericka Bareigts devient secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité réelle (à l’heure où nous mettons sous presse, des dizaines de personnes en France se grattent encore la tête, se demandant ce que veut bien dire le terme «égalité réelle». Une tautologie comme un bégaiement ?).

Les faits sont têtus : durant un quinquennat, les droits des femmes auront - au moins symboliquement - considérablement rétréci, passant d’un ministère de plein exercice (avec à sa tête Najat Vallaud-Belkacem), à un secrétariat d’Etat rattaché aux Affaires sociales, pour finir, certes dans un ministère, mais accolé… à la Famille et à l’Enfance. Les femmes, les enfants, la famille : bienvenue en 2016.

«Mettre sous un même Ministère “la famille, l’enfance et les droits des femmes”, n’est-ce pas enfermer les femmes dans le rôle stéréotypé qui leur est assigné depuis des siècles : celui d’épouse et de mère ?», se demandent alors Danielle Bousquet, présidente du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Chantal Jouanno, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité du Sénat, et Pascale Vion, présidente de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité du CESE.

Le collectif Les effronté-e-s renchérit : «Encore une fois, comme c’était de coutume sous la droite, l’État assigne les femmes aux thématiques de la famille et de l’enfance !» Avant de conclure : «Ce sera un communiqué bref, à l’image de la stupéfaction des effronté-e-s : nous voici sans voix».

Rappelons que la création d’un ministère dédié aux Droits des femmes était un engagement du candidat Hollande, et qu’on n’avait pas vu cela en France depuis celui d’Yvette Roudy, en 1985.

A l’époque de sa re-création, en 2012, les féministes avaient applaudi, espérant, pauvres naïves, que du coup, enfin, les droits des femmes, qui sont loin d’être circonscrits à la famille et l'enfance - et concernent, par exemple, l’emploi, l’éducation, la santé, la justice - auraient leur place au gouvernement ; qu’un-e vrai-e ministre, siégeant comme tel-le en Conseil des ministres, pourrait influer sur le cours des choses, des discussions, des projets gouvernementaux ; et donc que les droits des femmes, sujet transversal par excellence, seraient partout.

Elles auraient sans doute dû se méfier lorsqu’on elles ont appris, dès 2012, qu’on avait attribué à Najat Vallaud-Belkacem, la double casquette de ministre ET de porte-parole du gouvernement ; comment concilier les deux ? Vous avez quatre heures.

Elles se sont méfiées lorsqu’en 2014, ledit ministère est devenu un secrétariat d’Etat, rattaché au ministère des Affaires sociales, de la santé et des Droits des femmes.

Aujourd’hui, même si les féministes sont parfaitement conscientes de l'attention particulière que porte Laurence Rossignol à ces questions - c'est en partie pour cela qu'en 2014, la Manif pour Tous avait été ulcérée d'apprendre sa nomination à la Famille -, elles s’alarment de voir ces sujets accolés à la Famille et à l’Enfance, renvoyant symboliquement les femmes à leur fonction supposée première : enfanter et fonder un foyer.

Repost 0
4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:12

"L'Homme qui répare les femmes : la colère d'Hippocrate"


Mobilisez-vous avec nous autour de ce documentaire inédit !


Prix Sakharov 2014, le docteur Mukwege est internationalement reconnu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes, violées durant 20 ans de conflits à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Sa lutte incessante, pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les responsables, dérange. Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtré dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus. Mais il n’est plus seul à lutter. A ses côtés, ces femmes, auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, sont devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix.


Le Dr Denis Mukwege symbolise l’expression même de la résistance d’un peuple face à la guerre et à l’exploitation. Ce film-documentaire dénonce également l’impunité des auteurs des violations graves des droits de l’homme commises dans l’Est de la RDC depuis plus de vingt ans, et rappelle que ces responsables, militaires comme ex-rebelles, occupent aujourd’hui des postes importants au sein du pouvoir en place.

L'ACAT soutient ce film à l'occasion de sa sortie nationale le 17 février.

Nous vous invitons à vous mobiliser avec nous :

  • En allant voir le film, seul, en famille, ou entre amis !
  • En téléchargeant notre guide d'accompagnement qui regroupe toutes les informations autour du film et vous aidera a animer une discussion !
  • En consultant la programmation par villes, pour contacter individuellement, au sein d’un groupe ou avec des associations partenaires, les salles de cinéma près de chez vous et leur proposer de tenir une table d’information et/ou d’organiser un débat à la suite de la projection !
  • ... Et en parlant de ce documentaire autour de vous !


> Retrouvez toutes les informations sur le site de l'ACAT

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter Coline Aymard : coline.aymard@acatfrance.fr

-Elle s’appelait Ruqia et racontait son quotidien sous la botte des djihadistes

LE MONDE | 04.02.2016 Par Alain Frachon

« Là, j’ai reçu des menaces de mort. Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] va sans doute m’arrêter (…) et me décapiter. Mais je garderai ma dignité. Mieux vaut mourir que de vivre avec ces types dans l’humiliation. »

Elle s’appelait Ruqia Hassan Mohammed. La photo placée sur sa page Facebook montre une jeune femme élégamment maquillée. Elle porte un foulard noir sur un serre-tête doré, bracelets et bagues aux deux mains, tunique longue cintrée à la taille. Le visage plein, pommettes hautes, sourire timide. Elle était syrienne et habitait Rakka, la capitale de l’Etat islamique (EI). Sur Facebook, elle racontait sa vie de rakkaouie sous la botte des djihadistes. Ils n’ont pas apprécié. Début janvier, ils ont annoncé qu’elle avait été « exécutée ». Ruqia avait 30 ans.

Cette information a été rapportée en janvier en Europe. Quelques lignes, parfois un article, pour une mort de plus en Syrie. Pourquoi chercher à en savoir davantage sur Ruqia ? Pour mettre une vie derrière cette photo, tenter de sortir de l’anonymat statistique ? Peut-être. Un peu plus aussi. En fouillant la presse de ces deux dernières années – Le Monde, L’Obs en ligne, Le Figaro, Libération, les quotidiens britanniques The Guardian et The Independant –, on trouve quelques bribes de la vie de Ruqia. Et, mises bout à bout (merci confrères), elles racontent une partie de la tragédie syrienne. Ruqia a lutté contre deux puissantes machines de mort : le régime de Bachar Al-Assad et l’Etat islamique. C’est...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

Repost 0
9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 09:42

L'égalité femmes-hommes, une solution dans la lutte contre le changement climatique
http://www.huffingtonpost.fr/pascale-boistard/legalite-femmeshommes--solution-lutte-contre-changement-climatique_b_8739230.html

Ce mardi 8 décembre la COP 21 accueille une journée dédiée à la question de l'égalité entre les femmes et les hommes dans la lutte contre le dérèglement climatique. Le lien entre les droits des femmes et le climat peut ne pas sembler évident au premier abord, il est pourtant un sujet clé du développement durable.

Mesurons le potentiel de l'égalité entre les femmes et les hommes sur la lutte contre le dérèglement climatique

La participation des femmes et l'égalité entre les femmes et les hommes dans des secteurs comme l'énergie, l'agriculture, les transports, la construction, les forêts permettent de multiplier fortement les résultats des actions engagées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et l'impact des dérèglements climatiques.

Prenons le secteur de l'énergie comme exemple. L'accès universel à une énergie « propre » est essentiel pour réduire la pauvreté, mais aussi les émissions de gaz à effets de serre liés au chauffage et à la cuisine. De nos jours, environ 1.3 milliard de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à l'électricité et près de 3 milliards utilisent la biomasse pour cuisiner et chauffer leurs maisons.

Selon les tendances actuelles, il faudra attendre 2080 pour atteindre l'accès à l'énergie universel à l'électricité, et le milieu du XXIIe siècle pour l'accès à l'énergie propre pour les ménages. Or, dans la plupart des pays en voie de développement les femmes sont les principales gestionnaires de l'énergie des ménages et peuvent également être de puissants catalyseurs du changement dans la transition vers l'énergie durable. La réduction des coûts des énergies renouvelables et l'offre de services bancaires sur portables a permis l'émergence de nouveaux modèles d'accès à l'énergie à partir de solutions distribuées.

Les femmes entrepreneures peuvent jouer un rôle clé dans l'accélération de l'accès à l'énergie propre à partir de solutions distribuées. Proches de leurs clientes, elles sont bien placées pour créer des réseaux de distribution et de services au sein des zones rurales.

Cependant, ce potentiel reste largement sous-utilisé. L'avantage comparé des femmes entrepreneures en matière de distribution ne suffit pas à compenser les risques additionnels auxquels elles font face du fait de cadres juridiques ou de normes sociales discriminatoires. Le Rapport 2016 de la Banque mondiale sur les femmes et le droit d'entreprendre identifie 155 pays sur 173 qui ont au moins une loi contraignant les opportunités économiques des femmes, avec 18 pays où les maris peuvent légalement empêcher leurs épouses de travailler.

Dans le domaine de l'agriculture, une réduction du fossé entre les agricultrices et les agriculteurs en matière d'accès aux terres, au crédit, aux technologies, à l'information et aux marchés pourrait augmenter la productivité des exploitations agricoles gérées par les femmes de 20 à 25% dans certains pays sahéliens et renforcer considérablement leur résilience aux chocs climatiques et politiques.

La transition écologique et vers des sociétés durables passe aussi par un changement de ces statuts et une réduction de ces écarts en matière d'accès aux biens de production pour permettre aux femmes de renforcer leur action en faveur du climat.

Nous appelons donc à un changement du paradigme actuel dans les politiques de lutte contre les changements climatiques. Nous devons passer d'une vision selon laquelle les femmes sont des utilisatrices passives vers une situation où elles jouent un rôle de premier plan dans la promotion et l'utilisation efficace des technologies d'atténuation des gaz à effet de serre et d'adaptation aux changements climatiques.

Un changement de paradigme à mettre en pratique pour le climat

Concrètement, que signifie intégrer une dimension genre dans les solutions pour lutter contre le changement climatique? Cela veut dire, par exemple dans le secteur de l'énergie, lorsque l'on développe des stratégies pour l'énergie renouvelable, s'assurer que les femmes participent à la formulation et le suivi des politiques, que les instruments de mise en œuvre de ces stratégies prennent en compte les risques liés au genre des investissements énergétiques, ainsi que la façon dont les femmes ont accès et utilisent à l'énergie chez elles.

Allant au-delà, nous devons aussi examiner et soutenir des actions qui vont dans le sens d'une plus grande égalité entre les femmes et les hommes et plus grande indépendance des femmes. Répondre au défi du changement climatique offre la possibilité d'ouvrir d'autres voies vers l'égalité et l'autonomisation. Cela implique de s'attaquer aux causes structurelles de l'inégalité, comme les stéréotypes et les normes sociales qui perpétuent et reproduisent inégalité et discrimination.

L'application d'une analyse genre au changement climatique, c'est donc tout simplement être plus efficace, en révélant des solutions à des problèmes qui d'apparence sont insolubles, pour tous les acteurs de la lutte contre le changement climatique, organisations internationales, Etats, collectivités locales, société civile, entreprises, acteurs de l'éducation et de la recherche.

C'était le sens de l'appel "Les femmes, actrices de la lutte contre le changement climatique" lancé le 16 octobre dernier, par les Présidentes du Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes et des Délégations aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale et du Sénat, signé par plus de mille signataires et qui avait été remis à la France en tant que Présidence de la COP21.

Entendons cet appel et mettons-le en pratique pour le climat!

-Note "alors pourquoi?" par l'administration du blog:

« Pourquoi est-ce que la police gaze des médias et des manifestants pacifiques ? »
http://www.bastamag.net/Liberte-de-la-presse-sous-l-etat-d-urgence-le-temoignage-de-journalistes

Repost 0

  • : Le blog des empêcheurs de tourner en rond
  • Contact

                                                           
Vous êtes ici dans une 
ZONE HORS AGCS et SANS OGM


Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

Rechercher

contact