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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 14:45

Plus que trois ans pour arrêter un changement climatique irréversible 

Il est encore possible d’éviter un degré dangereux de changement climatique, mais pour cela, les gouvernements, les entreprises, les citoyens et les scientifiques devront redoubler d’efforts et de coordination dans les trois prochaines années, prévient un groupe d’experts.

Les mises en garde sur le changement climatique se sont multipliées ces derniers mois, alors même que l’environnement politique est devenu glacial avec l’annonce officielle du retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Les températures de cette année ont battu des records dans certaines régions. Pourtant, 2014, 2015 et 2016 étaient déjà les années les plus chaudes enregistrées.

Néanmoins, pendant que les températures grimpent, les émissions mondiales de dioxyde de carbone sont restées relativement stables ces trois dernières années. Ainsi, les pires effets du changement climatique – sècheresses dévastatrices, inondations, vagues de chaleur et montée des eaux irréversibles – pourraient être évités, selon une lettre publiée dans le journal Nature, cette semaine.

L’UE appelle les villes à rejoindre la Convention des maires pour le climat

Maroš Šefčovič a appelé toutes les villes à rejoindre la Convention des maires pour le climat et l’énergie, une initiative qui a pris de l’importance depuis que Donald Trump s’est retiré de l’accord de Paris.

 

 

Les auteurs, dont l’ancienne responsable climat à l’ONU, Christiana Figueres et Hans Joachim Schellnhuber du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), estiment que les trois prochaines années seront cruciales. Selon eux, si les émissions peuvent être progressivement ramenées à la baisse d’ici à 2020, alors, le seuil de température menant à un changement climatique irréversible et incontrôlable ne sera pas atteint.

Christiana Figueres, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique, dans le cadre duquel l’accord de Paris a été signé a déclaré : « nous sommes sur le point de ramener la courbe des émissions à la baisse d’ici à 2020, comme la science le requiert, afin de respecter les objectifs de développement durable et surtout celui de l’éradication de l’extrême pauvreté ».

« Ce défi colossal coïncide avec une ouverture sans précédent des gouvernements infranationaux aux États-Unis, des gouvernements à tous niveaux en dehors des États-Unis et du secteur privé en général. L’opportunité qui nous est donnée ces trois prochaines années est unique dans l’histoire », ajoute-t-elle.

« Les données sont claires et cruelles : si la planète ne peut pas guérir dans les prochaines années, elle peut recevoir une blessure fatale due à notre négligence avant 2020 », commente Hans Joachim Schellnhuber.

Un sursaut mondial condamne la sortie des États-Unis de l'accord de Paris

La planète a largement condamné la décision du président américain de sortir de l’accord de Paris. Macron promet des initiatives rapides sur le climat.

 

 

Dans le cadre de l’accord de Paris, les gouvernements se sont fixés l’objectif ambitieux de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré, une hausse qui avec un peu d’espoir épargnera la plupart des îles de basse altitude de l’inondation. Toutefois, un nombre croissant de recherches montrent que cela risque de devienir rapidement un objectif hors d’atteinte

Les auteurs soulignent que la tendance à la hausse des émissions est en train d’être inversée, et que les progrès technologiques promettent une baisse des émissions à l’avenir. L’utilisation des énergies renouvelables est montée en flèche, celle du charbon montre des signes de déclin dans des régions clés comme la Chine et l’Inde. Les gouvernements, malgré l’annonce de Donald Trump, forgent des plans pour réduire les gaz à effet de serre.

Face à Trump, l'UE et la Chine s'allient pour défendre l'accord de Paris

L’UE et la Chine, réunies en sommet jeudi et vendredi à Bruxelles, se tiennent prêtes à défendre l’accord de Paris sur la lutte contre le changement climatique, au moment même où Donald Trump fait durer le suspense sur un éventuel retrait américain.

 

 

Les auteurs appellent les dirigeants politiques et les chefs d’entreprise à continuer à lutter contre les émissions et à chercher à atteindre les objectifs de Paris sans les États-Unis. Ils établissent six objectifs pour 2020, qui devraient être adoptés lors de la réunion du G20 à Hambourg les 7 et 8 juillet.

Les auteurs réclament une part de 30 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’électricité ; la mise en place de projets de décarbonisation d’ici à 2050, une part de 15 % de voitures électriques parmi les voitures neuves vendues, des réformes de l’utilisation des terres, de l’agriculture, de l’industrie lourde et du secteur de la finance pour encourager une croissance verte.

Pour la professeure Gail Whiteman, les signes d’une innovation technique et économique sont encourageants. « La science climatique souligne l’urgence inévitable du défi qui se pose à nous, mais les analyses économiques, techniques et sociales montrent que nous pouvons y faire face de manière retentissante grâce à une action collective. »

Alors que les gaz à effet de serre déversés dans l’atmosphère ces deux derniers siècles ont eu des conséquences progressives, les changements climatiques futurs seront beaucoup plus rapides, craignent les scientifiques.

« Ces 100 dernières années, nous avons été bénis par une planète extrêmement résistante, capable d’absorber la plupart de nos abus climatiques. Mais nous arrivons à la fin de cette époque et avons besoin d’inverser la courbe des émissions immédiatement pour éviter des conséquences incontrôlables pour notre monde moderne », a déclaré Johan Rockström, du Stockholm Resilience Centre.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:13

Comment le Gout du Bonheur pourrait-il être gâché en Nouvelle Occitanie ? !
Mais qu’est-ce  le Gout du Bonheur ?
Je me rappelle  qu’en 1983, basé   au Tchad durant l’opération Manta,  nous écoutions à N’Djamena  la capitale  où une partie des  forces françaises  étaient positionnées pour défendre  un fameux 40ème parallèle , limite aérienne nous séparant  de la Libye et de son déjà célèbre colonel Kadhafi, nous entendions  à la radio   une voix qui criait à tout bout de champ : «  la GALA , le Gout du Bonheur » φ φ φ φ ,  » la GALA , le Gout du Bonheur » φ φ φ φ…. à l’infini !
Nous riions, nous trinquions avec  la Gala bien  en main. La Gala participait à tous nos moments de fête, bien fraîche en bouche  et gouleyante et ronde, la  Gala attisait nos papilles.
Ô ! ne vous y trompez pas, sur ce Gout du Bonheur ! « la Gala » était l’unique bière de la brasserie locale ….
Alors, lorsqu’un jour, un jeune homme de nos Montagnes au cœur de la Région Occitanie, acteur dans  le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (PNRHL), Département du Tarn, sur les hauteurs des Monts de Lacaune et de la Montagne du Haut Languedoc (CCMLMHL), m’écrivit pour m’expliquer qu’il avait perdu le Gout du Bonheur dans ses prés  de Lamontélarié, où reprenant la ferme familiale, il avait créé sa nouvelle activité de brasseur  de bière : « La Montéliote »   son Gout du Bonheur  à lui!

Joan Durand a créé sa brasserie artisanale en août 2014, dans l’ancienne étable de la ferme de ses arrières-arrières grands-parents. En effet, il a choisi cette activité en grande partie parce-qu’elle permettait de travailler sur son lieu de vie auquel il tient beaucoup, isolé en pleine nature à 1000m d’altitude. Mais d’ici le mois de juin, lui et sa famille vont être encerclés (sans exagérer) par des zones industrielles d’éoliennes  Collectif TNE/conférence de presse janvier 2016, venant dévaster  environnement,  paysages et tranquillité : celles de Lamontélarié, celles de Picotalen et celles de la commune de Lacaune , sans parler de celles qui sont toutes proches mais qu’on ne voit pas de Combeluffe  comme celles du Margnès ou de Fraïsse sur Agout .

Pour plus de renseignements sur son activité, vous pouvez consulter son site: www.brasserie-monteliote.fr

Tel, un Georges Pérec   pour qui  :

 » Écrire : c’est essayer méticuleusement de retenir quelque chose : arracher quelques bribes précises au vide qui se creuse, laisser, quelque part, un sillon, une trace, une marque ou quelques signes. »

Joan Durand m’adressât une longue lettre  dont il désire qu’elle soit publique.
Un cri du cœur d’un homme en colère envers tous ceux qui permettent tout cela, et envers tous ceux qui se font complices  de cette « Déshumanisation » qui lui fait perdre le Gout du Bonheur !

Je lui suis gré d’avoir choisi Panache pour porter son message du droit au Gout du Bonheur pour Tous à travers la Nouvelle Occitanie.

Droit au « Gout du Bonheur » pour Tous !

Recherche  Gout du Bonheur désespérément !

Le vent est gratuit. Certes, mais lorsqu’il est utilisé par l’industrie, la nature en paye le prix !
Le nucléaire ainsi que les autres centrales thermiques de production d’électricité ont montré leurs faiblesses à plusieurs reprises. Ceci explique une volonté grandissante de développer des énergies plus respectueuses de l’environnement, à échelle humaine, et que les hommes soient capables de maîtriser sans risquer une catastrophe environnementale. Cependant cette volonté au départ politique a été récupérée par l’industrie ainsi que par la sphère économique et financière. On se rend compte que les nouveaux appareils de production d’énergie ont toujours un impact énorme sur la planète du fait de leur faible rendement, des produits toxiques qui les constituent ainsi que de leur implantation industrielle. Cette transition énergétique se fait au détriment de l’environnement et des populations locales car cette énergie est bien souvent exportée et revendue à l’étranger. La production d’énergie n’est donc pas locale, ce qui augmente encore l’impact sur la nature (construction de transformateurs, de lignes haute tension…).

Cette pseudo transition énergétique n’en est pas une et n’a pas pour vocation de sortir du nucléaire, sinon de produire toujours plus d’énergie afin de la commercialiser et de maintenir la croissance par une augmentation de la consommation. En effet il y a aujourd’hui environ 9000 éoliennes sur le territoire français, ce qui suffirait largement à fermer une centrale nucléaire. Or, nous savons tous qu’il ce construit de nouvelles centrales aujourd’hui en France et qu’il existe un vaste programme de rénovation sur les centrales vieillissantes. Nous voyons cependant se développer sur le territoire les parcs éoliens et les parcs de panneaux photovoltaïques et ce au sein même de nos Parcs Régionaux dits « Naturels » qui paradoxalement devraient être des espaces protégés.
En effet, si l’on en croit le site du Parc Naturel régional du Haut Languedoc créé en 1973, « un Parc naturel régional est un territoire à l’équilibre fragile, aux patrimoines naturel et culturel riches et menacés ». Aussi le site met en valeur le parc en affirmant que c’est « un corridor écologique, un réservoir de biodiversité et un site d’accueil ou de repos pour les espèces migratrices ou hivernantes ». On recommande par exemple aux promeneurs de ne pas sortir des sentiers balisés afin de ne pas dégrader les milieux naturels. Qu’en est-il de la chenille d’une pelle mécanique ou du béton constituant le socle d’une éolienne ? De plus il est demandé de respecter la faune car les animaux sauvages recherchent la tranquillité. Or, à court terme, le bruit des travaux gène certainement les animaux sauvages, mais une fois les éoliennes en place, c’est un bruit permanent accompagné de lumières dont doivent s’accommoder ces animaux. Et j’invite tous ceux qui disent que les éoliennes sont silencieuses à venir s’en rendre compte par eux même directement chez moi à 500m des éoliennes, notamment par vent d’ouest. Le but de ces parcs lors de leurs créations était de préserver leurs patrimoines naturels et on voit clairement qu’aujourd’hui ce but n’est pas atteint.
Les Parcs régionaux naturels sont en effet la cible privilégiée des promoteurs de projets éoliens. Ces promoteurs profitent du fait que, dans les esprits, énergie verte rime bien souvent avec nature pour prendre d’assaut nos parcs naturels régionaux qui devraient être des sanctuaires naturels. Loin du souci écologique, la prolifération fulgurante des projets éoliens dans les parcs démontre clairement que leur démarche n’est que financière et industrielle. Ils se servent des besoins économiques des communes rurales pauvres plus facilement disposées à accepter ces projets ainsi que des paysans mis à genoux par le système ou autres propriétaires terriens qui y voient un intérêt financier. Ils s’appuient aussi sur le fait que ces zones sont faiblement peuplées et sont ainsi certains de ne pas s’exposer à une forte contestation, ce qui pourrait avoir lieu en d’autres endroits. Les associations locales anti-éoliennes tentent de faire avorter et de s’opposer à la multiplication des projets mais elles se heurtent au pouvoir financier colossal de l’industrie ainsi qu’a une volonté nationale de transition énergétique. De plus, leurs actions sont bien souvent délégitimées et les anti-éoliens sont marginalisés sous prétexte qu’ils seraient pro-nucléaires et réactionnaires face à ce que les prétendus écologistes appellent le progrès.
Les éoliennes industrielles sont donc non seulement en contradiction avec les valeurs des parcs naturels régionaux mais aussi avec les valeurs écologiques en général. Elles ont en outre un réel impact sur
l’environnement et les populations locales. En effet, leur implantation est faite en dépit du bon sens puisqu’elles sont souvent placées dans des endroits préservés de toute activité humaine et éparpillées sur le territoire en raison d’intérêts financiers de communes ou de privés. Si bien qu’aujourd’hui quand on se rend sur les hauteurs de nos montagnes, Quelle que soit la direction dans laquelle on regarde, on aperçoit des éoliennes. Ceci n’est malheureusement qu’un début… Par ailleurs, les éoliennes sont bien souvent placées sur des zones humides qui devraient être protégées pour la richesse de leur biodiversité. Aussi, ces endroits où régnait jusqu’alors la nature, sont défigurés. Dès lors qu’un projet est mis en œuvre, c’est un défilé incessant de pelles mécaniques, camions et autres machines de déforestation jusqu’à l’ouverture de pistes démesurées (15 m par endroits) qui servirons à amener ces gigantesques machines. Une fois les pistes réalisées, c’est au tour des socles d’être creusés. Nos montagnes se transforment alors en paysages lunaires aux cratères immenses creusés à la dynamite. Pauvres animaux qui jusque là n’avaient connus que le silence ! Dans ces cratères sont déposées environ 40 tonnes de ferrailles et déversées pas moins de 1500 tonnes de béton, ce qui laissera à jamais une cicatrice. Ainsi, une fois les éoliennes en place, c’est la forêt toute entière qui ne connaîtra plus jamais la paix. Elles représentent de plus un danger énorme pour certaines espèces puisque en bout de pale une éolienne tourne à environ 300km/h, ce qui n’épargne pas les oiseaux percutés par les pales ou encore les chauves souris, attirées par la lumière, auxquelles la pression exercée par le passage des pales fait exploser les poumons. Quant aux populations locales habitant à proximité, elles subissent aussi l’impact visuel de jour comme de nuit sur le paysage, ainsi que l’impact sonore d’un souffle, saccadé ou continu selon les vents.

Le Gout du Bonheur…….. Perdu !

Je m’appelle Joan Durand et suis né en 1989. J’ai grandi dans un endroit reculé sur les hauteurs du Langue d’Oc. En tant qu’amoureux de la nature dans laquelle j’ai toujours vécu, j’étais jusqu’à présent fier de vivre dans un endroit que je considérais comme privilégié. C’est pour ces raisons que j’ai choisi d’y fonder ma famille et d’y créer mon entreprise dans le but de m’épanouir dans cet endroit à l’abri de toute pollution (visuelle, sonore, des sols…) comme l’ont fait avant moi mes ancêtres et de permettre à ma fille de connaître les joies d’une enfance dans la nature. En 2007, 5 éoliennes ont été placées sur la commune de Lamontélarié à 500m à peine de la ferme familiale. Je n’étais alors pas conscient du problème que pouvait représenter l’implantation de telles machines industrielles.
J’ai appris il y a quelque temps de ça (par hasard car on nous maintient dans l’ignorance) l’existence d’autres projets sur la commune de Lacaune, et ce n’est pas moins de 17 aérogénérateurs de plus qui encercleront d’ici un an notre propriété et notre belle vallée du Vernoubre. Je me sens actuellement comme un Don Quichotte des temps modernes démuni devant ces 22 moulins de métal gigantesques. Je ne dors plus ou mal, et suis indigné par l’implantation de ces machines qui ne sont écologiques que dans la pensée de certains citadins qui n’ont jamais vécu dans la nature et pour qui écologie rime avec carrière politique. Il ne reste donc aujourd’hui pour moi plus aucun avantage à vivre ici dans le Parc Naturel Régional du Haut Languedoc qui accueillera bientôt plus de 300 de ces monstres d’acier. Je tiens donc à dire aux élus ainsi qu’aux responsables du Parc mon dégoût. Je me vois forcé d’envisager de fermer mon entreprise ainsi que de quitter ce pays qui est le mien, en quelque sorte chassé par l’industrie de l’énergie verte, dans l’espoir de trouver un endroit qui soit encore intact et dont la protection soit assurée par des personnes sérieuses et non par un Parc Naturel Régional qui n’est en fait qu’une coquille vide.

Les pales de ma révolte tournent à plein régime ; aussi j’écris ce texte afin de l’exprimer. Je me sens seul et démuni dans ma lutte comme chacun de nous et n’ayant pas d’autre moyen légal d’agir, mon devoir est d’écrire, « je ne veux pas être complice »[1].

C’est pourquoi je m’adresse aux élus, aux responsables du Parc Naturel Régional du Haut Languedoc, ainsi qu’aux habitants et autres personnes concernées pour dire mon indignation.

  • Je m’indigne contre les responsables politiques haut placés manipulés par le capital qui n’ont aucune conscience de ce qu’est la nature et pour qui les éoliennes embellissent le paysage, « à moins qu’un examen médical ne les déclare atteints d’une maladie de la vue et du jugement »[2].
  • Je m’indigne contre toute personne se prétendant écologiste capable de clamer sans honte que ces machines sont respectueuses de l’environnement et de continuer à penser qu’écologie peut aller de pair avec industrie et croissance économique.
  • Je m’indigne contre les promoteurs de projets éoliens malhonnêtes et appâtés par le gain qui ne sont autres que des industriels responsables de la destruction (programmée) progressive mais rapide de nos zones naturelles.
  • Je m’indigne contre les responsables de tous les Parcs Naturels Régionaux « dont la conscience a pu s’accommoder de beaucoup de choses »[3] qui ferment les yeux sur le désastre écologique qui se produit sur leur propre territoire alors que leur seul devoir serait de les protéger.
  • Je m’indigne contre les élus locaux corrompus qui placent ces machines non seulement sur les terrains communaux par intérêt financier pour leur commune, mais aussi bien souvent pour leur propre intérêt sur leur propriété, ce qui est tout à fait illégal mais pourtant monnaie courante.
  • Je m’indigne enfin contre toute personne cherchant à tout prix une alternative permettant de continuer à consommer toujours plus d’énergie alors que le temps est venu de considérer la possibilité d’une vie plus simple.
    La révolte est en marche et rien ne l’arrêtera.

     

    Miss éolienne à Courniou les Grottes (clic sur image)

    [1] Émile Zola, « J’accuse », L’Aurore, 13 janvier 1898
    [2] Émile Zola, « J’accuse », L’Aurore, 13 janvier 1898
    [3] Émile Zola, « J’accuse », L’Aurore, 13 janvier 1898

L’ Azegado: un film sur l’Aubrac  : UN certain Gout du Bonheur !

Tout  comme dans  l’Aubrac n’est pas à vendre,  Joan aurait pu être acteur dans le film documentaire de l’Azegado un film sur l’Aubrac de Guy Chapouillié, fondateur de l’E.S.A.V. (École Supérieure d’Audio Visuel de l’Université Toulouse 2)

L’Azegado Guy Chapouillé (clic sur image)

« Il est un segment de vie d’une famille d’éleveurs sur le plateau de l’Aubrac, en Aveyron. Des gens de la terre qui tentent de résister à la lente décomposition des campagnes, alors qu’autour d’eux, des exploitations agricoles ferment et des services publics disparaissent ; des gens qui sont les héritiers d’une certaine idée de la vie ensemble, avec des gestes et des idées nourris de tradition et de modernité. Des activateurs d’une manière de vivre, qui ne respirent pas la nostalgie, mais qui esquissent une alternative possible à la catastrophe productiviste qui les guette. Des amoureux de leur territoire qui souhaitent tout simplement rester humains, vivre, rien que vivre, mais ça ne tient qu’à un fil. « 

Lire aussi :  Rapport sur la santé des riverains des éoliennes : l’Omerta gouvernementale

Gout du Bonheur dans un « Avenir en commun » .

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 13:37

 

 
 

Une équipe d'océanographes alerte sur le réchauffement des océans : selon leur étude, basée sur une technologie d'observation plus précise, ce phénomène inquiétant se poursuit à un rythme bien plus rapide qu'on ne le pensait jusqu'ici.

Les conséquences du réchauffement climatique sur les océans — principaux indicateurs de ses effets puisqu’ils absorbent 90 % de la chaleur supplémentaire provoquée par ce phénomène — ont été sous-estimées pendant de nombreuses années : c’est ce que révèle l’étude d’une équipe d’océanographes, qui affirme que cette tendance inquiétante se poursuit 13 % plus vite qu’on ne le pensait jusqu’ici.

John Fasullo, l’un des co-auteurs de l’étude, précise  : « [Elle] démontre que les océans ont absorbé plus de chaleur au cours des cinquante dernières années que ce qui a été signalé auparavant grâce aux nouvelles révisions de nos analyses sur la sensibilité du climat par rapport aux gaz à effet de serre et à la hausse liée du niveau de la mer. »

Cette découverte tient à un changement technologique dans leur méthode d’analyse : depuis 2005, les océanographes peuvent s’appuyer sur le système Argo, un ensemble de plus de 3 5000 flotteurs dotés de capteurs déployés dans les océans du monde entier qui peuvent plonger en profondeur et retourner à la surface. Une innovation qui permet d’obtenir des résultats plus précis que la méthode précédente, qui recourait aux bathythermographes, des appareils permettant de mesurer la température de l’eau en fonction de la profondeur.

 

La fiabilité du système Argo

L’équipe a couplé les résultats observés par Argo  à ses corrections des données précédemment obtenues — jusqu’aux années 1950 — pour en tirer ces observations inquiétantes. Les scientifiques démontrent notamment que le taux de réchauffement a quasiment doublé depuis 1992 par rapport à celui de 1960.

Lijing Cheng, autre co-auteur de l’étude, précise leur démarche : « L’étude des océans était très fragmentée avant que nous entrions dans l’ère du système Argo. Nous étions confrontés à un manque majeur de données dans certaines zones, notamment dans l’hémisphère sud. Notre défi a consisté à évaluer le changement climatique global des océans du monde entier et à combler ce manque de données. »

Le réchauffement des océans s’avère d’autant plus critique qu’il contribue à la formation de cyclones encore plus destructeurs, comme l’ouragan Matthew ou à des inondations de plus en plus fréquentes.

-Autre cette note d'Oxfam à destination des candidat-e-s aux élections présidentielle et législatives1. avant catastrophe « 15 propositions pour une France solidaire dans le monde »

 

-Les dernières news:

Le Parlement européen demande la fin de l'extraction pétrolière sous la banquise arctique

Strasbourg - Le Parlement européen a demandé jeudi l'interdiction de l'extraction du pétrole "dans les eaux arctiques gelées" de l'UE et de la Norvège, sans pour autant critiquer directement Oslo qui veut relancer l'exploration pétrolière dans cette zone, mais pas sous la banquise.

Dans une résolution non contraignante adoptée à Strasbourg, le Parlement "demande que l'extraction pétrolière soit interdite dans les eaux arctiques gelées de l'Union et de l'Espace économique européen", étant donné que l'utilisation des combustibles fossiles accélère le changement climatique.

Le texte initial évoquait également la nécessité d'une "interdiction totale de l'extraction de pétrole et de gaz dans l'Arctique", mais une large majorité de députés s'est prononcée contre ce passage, par 414 voix contre 183.

Ce vote survient alors que, depuis 2013, le gouvernement norvégien a favorisé l'expansion de l'industrie pétrolière dans l'Arctique, malgré les protestations d'ONG inquiètes des conséquences pour l'environnement et le climat. Cette semaine encore, Oslo a proposé un nombre record de nouveaux permis d'exploration pétrolière dans les eaux de l'Arctique.

Réagissant à ce vote des eurodéputés, le gouvernement norvégien a souligné qu'il ne se sentait pas concerné, puisque le texte finalement approuvé évoque des "eaux glacées".

Or "la Norvège ne mène pas d'activités pétrolières dans les eaux glacées de l'Arctique", a fait valoir auprès de l'AFP un porte-parole du ministère de l'Énergie, Hakon Smith-Isaksen.

"La région de l'Arctique est très sensible et vulnérable. Si nous détruisons cette zone en utilisant ses ressources de façon non durable, nous ne détruirons pas seulement une région unique mais nous accélérerons aussi le changement climatique et nous polluerons une source d'eau propre", a plaidé l'une des rapporteurs du texte au Parlement européen, l'élue finlandaise Sirpa Pietikäinen.

Soulignant "l'importance géostratégique croissante de cette région", les élus européens ont rappelé que "la banquise arctique a considérablement diminué depuis 1981" et que "le changement climatique progresse deux fois plus vite - et continue de s'accélérer - dans les régions polaires".

ab/axr/pb

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(©AFP / 16 mars 2017 18h49)
 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 17:10

Des victimes de la pollution de l'air agissent en justice | Citizencase

 Revue de presse:

-ANALYSE Climat: des résistances malgré l'urgence
 
 Les aides publiques chutent, contraignant les petites structures environnementales à réduire leur activité.
 

Sale temps pour les associations de protection de l’environnement. Un peu partout en France, elles font face à une baisse drastique de leurs financements publics. «Cela s’accélère et s’aggrave. Depuis quelques mois, on assiste même à des retraits complets, sans préavis», constate Sophie Fleckenstein, coordinatrice du lien fédéral pour la fédération France nature environnement (FNE), qui regroupe 3 500 associations. Sous la présidence de Laurent Wauquiez, la région...
source: Libération

 

-Les populations d'Occitanie sont aussi concernées par des émissions atmosphériques dangereuses :elles sontdues au traitement des effluents nitratés  de l'usine atomique de Malvési.

C'est un des problèmes ,celui entre autre de la dispersion de toxiques par les vents, qu'avaient soulevé le 12 sept. 2013  les éco-activistes de Stop Uranium (dont une personne de  la rédaction de ce blog que vous pouvez voir débouler en premier plan ,du fossé  vers l'objectif en visionnant ce Blocage d'un camion de la Comurhex  )

 

Areva Narbonne : dépollution des effluents du traitement de l'uranium,quels risques?

https://blog
Dans le cadre d'un processus de réduction ou d'élimination des déchets de la conversion de l'uranium, Areva NC (Narbonne) a demandé une autorisation d'exploiter pour son projet TDN, qui vise le traitement des effluents liquides. Les associations locales qualifient ce procédé d'"usine à gaz" et s'inquiètent des retombées possibles pour la santé et l'environnement.
 
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L'enquête publique pour autorisation d'exploiter du projet TDN (traitement des nitrates) de l'usine Areva NC, à Malvési (Narbonne) a eu lieu du 5 septembre au 5 octobre 2016 et s'est conclue par un avis favorable du commissaire enquêteur. La procédure pourrait donc aboutir prochainement à une autorisation d'exploiter. Ce projet suscite néanmoins de fortes réticences de la société civile, en particulier de l'association Rubresus (1), qui souligne ce qu'elle considère comme un risque élevé de pollution à partir de la future installation. Eccla (2) conteste également la méthode utilisée et demande une tierce expertise. Le réseau Sortir du Nucléaire est aussi mobilisé contre ce projet.

TDN vise à éliminer les effluents liquides issus de l'activité de conversion de l'uranium depuis 58 ans.

Areva NC (anciennement Comurhex), filiale d'Areva, traite en effet, depuis 1958, sur son site narbonnais de Malvési (route de Moussan), tout l'uranium qui rentre en France pour, d'une part, alimenter les centrales nucléaires françaises, d'autre part servir des clients à l'exportation (environ 40 % du total). A Malvési, le minerai d'uranium, qui arrive sous forme de concentré d'uranium (yellow cake), est transformé en UF4 (tétra-fluorure d'uranium) au moyen d'opérations chimiques qui mettent en œuvre notamment de l'acide nitrique et de l'acide fluorhydrique.

Cette activité de traitement génère des déchets, sous formes de boues et d'effluents liquides qui jusqu'à présent n'ont pas été retraités et ont simplement été stockés dans des bassins de décantation et des bassins d'évaporation. Cet "entreposage", selon Areva, ressemblait jusqu'à présent à un choix de longue durée et souligne le fait que l’élimination des déchets de la filière nucléaire reste un problème non résolu. TDN pourrait être un début de solution, en tout cas pour les 350 000 m³ d'effluents liquides. Mais il ne concerne pas les déchets solides, pour lesquels il n'y a pas à ce jour d'autre solution que le stockage.

Des déchets pas seulement chimiques

Les déchets solides de la conversion de l'uranium à Malvési étaient pendant longtemps présentés comme étant constitués essentiellement de "boues nitratées", or la rupture, en 2004 suite à de fortes pluies, d’une digue des bassins B1 et B2 a provoqué le déversement, dans la plaine voisine, de 30 000 m³ de boues et liquides. Les analyses de la Criirad (3), en 2006, ont révélé que ce qui était présenté comme des "boues nitratées" contenait aussi du plutonium et autres descendants de l’uranium : thorium 230, radium 226, plomb 210, américium 241, cela à des doses très concentrées. Ce qui s'explique par le fait que Malvési a traité, de 1960 à 1984, des déchets de combustibles usés, issus du cœur de réacteurs nucléaires.

L'absence d'élimination des déchets, liée à l'absence de solution technique, a été pendant longtemps occultée par le fait que Malvési était classé site Seveso « seuil haut » (risque chimique) alors qu'il aurait dû être classé INB (Installation nucléaire de base).

L’État et l'ASN (l'autorité de sûreté nucléaire) ont demandé récemment (2013) le classement en INB des seuls bassins B1 et B2. Ce classement est réalisé depuis 2015 (INB Écrin : "Entreposage Confiné des Résidus Issus de la Conversion). La Criirad, Sortir du Nucléaire et Eccla demandaient le classement en INB du site de Malvési dans son intégralité afin que les normes réglementaires de la radioprotection soient appliquées à tout le site avec donc une meilleure sécurisation, notamment au niveau du confinement de l’ensemble des bassins de boues.

 

 

 

Dans le cadre de la création en 2015 de l'INB Écrin, l'ASN autorise Areva NC à entreposer pendant 30 ans des déchets radioactifs, cela pour un volume limité à 400 000 m³. A l'issue de cette période, l'entreprise "devra avoir initié la reprise (de ces déchets) en vue de leur gestion définitive selon des modalités qui doivent d’ores-et-déjà être envisagées par Areva NC."

Les déchets radioactifs pouvant être entreposés dans l'installation Écrin sont "les résidus solides et les produits issus de leur traitement déjà contenus dans l’installation antérieure" ainsi que "les résidus solides issus de la vidange des bassins B5 et B6" (bassins de décantation des effluents qui ont remplacé les bassins B1 et B2). Les boues issues des bassins B5 et B6 seront donc entreposées dans une alvéole étanche aménagée dans l'ancien bassin B2

Areva NC prévoit par ailleurs de "modifier le procédé de l’usine pour réduire les volumes des boues à venir (l’information du public aura lieu lorsque le projet sera plus avancé)", nous précise le service communication. Pour en savoir plus, voir le dossier "Gestion à long terme des déchets à produire du procédé de conversion", diffusé dans le cadre de l'enquête publique de TDN : (pdf, 633.5 kB)

TDN : quel impact ?

La gestion des déchets solides et celle des déchets liquides participent d'une même démarche d'Areva NC, incitée par l'ASN, qui vise à éliminer les déchets lorsque les techniques le permettent et, à défaut, à réduire leur volume pour les acheminer vers la filière TFA (déchets radioactifs de très faible activité, traités par le centre Cires de l'Andra – voir note 4) ou, s'ils ne sont pas acceptés par cette filière, pour pouvoir continuer à les stocker sur place.

Le projet Comurhex II, en cours de mise en œuvre, prévoit en effet d'augmenter la capacité du site de Malvési, qui passerait de 14 000 t d'uranium par an à 15 000 puis 21 000 t. Ce qui augmentera le volume de déchets.

C'est dans ce contexte que se situe le projet TDN de traitement des effluents liquides provenant des bassins B7 à B12, qui permettrait de réduire le volume de ces déchets au rythme d'environ 20 000 m³ d'effluents traités par an. Mais ce traitement produirait 12 000 t de déchets solides par an, qui, en tant que TFA, seraient acheminés vers le Cires, ce qui semble nécessiter à terme une extension de ce centre. Le traitement rejetterait par ailleurs 40 000 m³ de fumées par heure, soit un ratio de 16 000 m³ de fumée pour 1 tonne de déchets traités.

 

La maquette de l'usine TDN. La maquette de l'usine TDN.
De plus, selon Rubresus, si l'on prend en compte la capacité de traitement de l'installation TDN et la production en cours des effluents, le déstockage effectif des bassins prendrait 30 à 35 années.

 

Le projet TDN présenté par Areva NC à l'enquête publique s'appuie sur le procédé THOR (THermal Organic Reduction, réduction organique thermique) mis au point par la société américaine Studsvik. Le choix de ce procédé, souligne Areva NC, est issu de plusieurs années de recherche et développement (depuis le début des années 1990).

Il consiste "en un traitement thermique et chimique de l’effluent en milieu réducteur" qui vise "trois objectifs : la destruction des nitrates (par transformation en azote), la vaporisation de l’eau contenue et la fixation des métaux et des traces de radionucléides dans une matrice minérale."

Rubresus, qui est rentrée dans la partie technique du dossier, émet un certain nombre de griefs.

. Incinérateur ou pas ?

Contrairement à Areva NC, l'association Rubresus estime que le procédé THOR s'apparente au fonctionnement d'un incinérateur et que les rejets atmosphériques du traitement sous forme de fumées présentent un profil en constituants analogue à celui d'incinérateurs. Elle s'appuie sur la définition de l'arrêté du 20 septembre 2002 pour considérer que TDN est un incinérateur. "Or, dans la demande d'autorisation d'exploitation, l'installation TDN n'est pas classée comme incinérateur mais se réfère à une réglementation générale des ICPE de 1998." Problème : "Les valeurs limites des rejets atmosphériques des incinérateurs sont bien plus contraignantes que celles des ICPE.

. Test pilote et test grandeur nature ?

Rubresus note que "l'installation TDN a été définie à partir de données expérimentales obtenues en test pilote réalisé aux USA par la société Studsvik à partir d'une solution synthétique et non d'un effluent industriel de bassin d'évaporation de Malvési. Un test sur effluent industriel n'a été réalisé qu'à petite échelle (bench scale laboratoire) non équipé pour mesure des gaz."

Areva NC dit pour sa part que : "Les essais réalisés entre 2008 et 2012 dans les locaux de la société Studsvik ont été réalisés à plusieurs échelles : la première campagne de pilotage à l’échelle 1/16e réalisée en 2008 a concerné 43 m³ d’effluents synthétiques et avait pour but de vérifier l’adéquation du procédé avec le besoin ; elle a été suivie en 2011 d’un essai à plus petite échelle sur des effluents réels provenant de Malvési, puis en 2012 par une deuxième campagne pilote sur effluents synthétiques qui a permis de qualifier l’ensemble des paramètres de fonctionnement de l’installation TDN."

Areva NC poursuit : "Le retour d’expérience de Studsvik sur deux autres installations existantes : traitement d’effluents nitratés contenant du sodium à Idaho Falls (USA) et destruction de résines échangeuses d’ions à Erwin (Tennessee, USA) ne rendait en effet pas nécessaire le pilotage complet du procédé sur des effluents réels de Malvési.

. Émission de NOx : quel niveau ?

Rubresus pointe ensuite l'émission, par la cheminée des installations TDN, d'importantes quantités de rejets atmosphériques toxiques, notamment d'oxydes d'azote (NOx) et de dioxines mais aussi de SO2 (dioxyde de soufre), COV (composés organiques volatils), acides, métaux, radionucléides, furanes, hydrocarbures aromatiques polycycliques...

Pour ce qui est des NOx, selon Areva NC, l’installation TDN fait appel "à un système de traitement des NOx par un catalyseur à l’ammoniaque (DeNOx catalytique), procédé largement répandu et référencé parmi les meilleures technologies disponibles (MTD). La concentration en sortie de cheminée sera comprise entre 250 et 500 mg/Nm³, donc inférieure aux seuils réglementaires (500 mg/Nm³ ), et la valeur de 400 mg/Nm³ a été retenue pour l’étude des impacts potentiels dans le dossier soumis à enquête publique."

Rubresus souligne que la norme de rejet des incinérateurs donne la limite de 200 à 350 mg/m³, bien moins que la prévision pour TDN. L'association note aussi que le rejet d'un m³ de NOx équivaut à l'émission d'un véhicule diesel parcourant un kilomètre ; TDN rejetterait donc, à raison de 12 000 m³/heure, l'équivalent de la pollution émise chaque jour par 48 000 véhicules diesel effectuant chacun 6 km, ou l'équivalent d'un tronçon du périphérique parisien.

. Emissions de dioxines ?

Selon Areva NC, TDN n'émettra pas de dioxines parce-qu'elles seront piégées par de l'argile et/ou des charbons activés. Selon Rubresus, "le charbon utilisé pour brûler le nitrate à 850°C est totalement transformé en composés gazeux (CO2, H2, CO) et ne donne pas du charbon actif. Les chlorures sont présents dans les gaz de combustion et le gaz rejeté (50 mg/m³). Cette concentration en chlore est très largement suffisante pour la formation des dioxines en postcombustion. Donc l'argile ne supprime pas la formation de dioxines. Les dioxines sont stables à ces températures et ne sont pas dégradées."

Pour Areva NC, "Les dioxines et furanes sont générés à haute température par la combustion ou l’incinération en milieu oxydant de produits chlorés. Or le procédé THOR n’est pas une combustion oxydante ou une incinération classique, mais un traitement thermique en milieu réducteur, faisant appel à la réaction de reformage à la vapeur (dite réaction du gaz à l’eau) qui génère de l’hydrogène naissant (d’où le milieu très réducteur), non susceptible de conduire à la formation de ces composés chimiques."

"L’absence effective de dioxines ou furanes a été vérifiée dans les gaz rejetés lors des essais pilotes réalisés entre 2008 et 2012. Ces résultats, confirmés par le retour d’expérience du bailleur de procédé Studsvik, s’expliquent également par le fait que les éléments chlorés (et les métaux) sont intégrés à la matrice minérale formée à haute température (par réaction de l’argile ajoutée avec les composés du calcium)."

Pour Rubresus, "l'argile fixe une partie des chlorures des effluents mais pas en totalité. Pour preuve, les gaz en sortie cheminée contiennent 50 mg de chlorure d'hydrogène/m³. Les gaz contiennent donc des vapeurs chlorées susceptibles de réagir avec les produits de combustion du charbon pour former des dioxines. Ces taux de chlore sont suffisamment élevés pour la formation des dioxines à des teneurs de l'ordre d'une fraction de nanogramme/m³."

"Les dioxines se forment en aval du foyer lors du traitement des fumées par réaction des produits de combustion (hydrocarbures aromatiques, …) et cendres carbonées (Ineris)."

"L'EPA (agence américaine de protection de l'environnement)précise dans son rapport AP-42 les taux d'émissions en dioxines et furanes par combustion de charbon bitumineux."

"Le charbon bitumineux est totalement consumé par le traitement TDN et Areva NC ne mentionne pas de résidus de charbon parmi les déchets. Les dioxines se forment en post-combustion. Elles ne peuvent être piégées par le charbon dans le four DMR (denitration mineralizating reformer, ou four à charbon), première étape du traitement TDN, charbon qui de toute façon est brûlé."

"Parmi les méthodes de traitement des dioxines, il y a l'adsorption par charbon actif qui s'effectue sur les gaz avant rejet atmosphérique avec des colonnes remplies de charbon actif. Le traitement TDN n'a pas ce type de traitement de dioxines, alors que des incinérateurs en sont équipés."

 

 

 

. Pire que l'incinérateur de Lunel-Viel ?

Rubresus a réalisé une comparaison des émissions atmosphériques de TDN, "qui traitera 20 000 m3 d'effluents nitratés dans un four en brûlant 5 700 t de charbon", à celles de l'incinérateur de Lunel-Viel, au nord de Montpellier, traitant 120 000 t d'ordures ménagèresprovenant de plus de 200 000 habitants

Il en ressort, dit Rubresus,que "les rejets atmosphériques de l'installation TDN seront quantitativement supérieurs en flux et en concentration"à ceux de l'incinérateur de Lunel-Viel : en effet, "les quantités annuelles d'oxydes d'azote et de dioxyde de soufre rejetées par l'installation TDN seront supérieures à celles de l'incinérateur, respectivement de 33 % et 470 % ; les rejets d'acide fluorhydrique et poussières seront également 4,7 et 7,7 fois plus élevés pour l'installation TDN." Quant aux concentrations en éléments polluants, celles des rejets TDN "seront de 5 à 10 fois supérieures à celles de l'incinérateur, par exemple 500 mg NOx/m³ gaz pour TDN contre moins de 71 mg/m³ pour l'incinérateur."

L'usine TDN produirait donc des rejets bien plus importants et bien plus polluants que ceux de l'incinérateur de Lunel-Viel qui traite les ordures ménagères de plus de 200 000 habitants "et dont les impacts sanitaires font l'objet des plus grandes craintes" : dans la région de Lunel, le rapport du Registre des tumeurs de l'Hérault rendu en octobre 2016constate une sur-incidence de cancers dans la population de la commune de Lansargues, qui se situe dans le vent de l'incinérateur.

"C'est comme si l'on installait à la place de TDN un incinérateur traitant les ordures ménagères du département de l'Aude", conclut Rubresus.

. Rejets d'éléments radioactifs ?

On peut aussi se poser la question de l'éventuel rejet, dans les fumées d'une part, dans les déchets solides d'autre part, d'éléments radioactifs puisque les effluents des bassins d'évaporation en contiennent.

Areva NC dit à ce sujet : "Les éléments radioactifs présents dans les boues des bassins de décantation n’entrent pas dans le procédé THOR. Les seuls radionucléides présents dans les effluents liquides qui sont traités par le procédé THOR sont le radium, des traces d’uranium et le technétium. Ces radionucléides sont piégés dans le déchet solide qui sort du four TDN et sont envoyés dans la filière de stockage ultime de déchets très faiblement actifs (TFA) gérée par l’Andra. Une des raisons du choix du procédé THOR est son retour d’expérience sur la rétention des traces de radionucléides dont le technétium dans la matrice solide d’alumino-silicates générée par le procédé."

. Une consommation importante de ressources naturelles :

Rubresus et Eccla mettent en évidence le haut niveau de consommation annuelle, par le projet TDN, de ressources naturelles : 80 000 m³ d'eau (la consommation d'une commune de 1 500 habitants), 5 700 t de charbon, 2 000 t de gaz naturel, 10 000 Mwh d'électricité… Et par ailleurs l'émission de gaz à effet de serre qui aggraverait de 40 % l'empreinte environnementale de Malvési.

 

 

 

Chercher d'autres solutions ?

Autant de raisons, selon Rubresus, pour rechercher un procédé de traitement plus respectueux de l'environnement. Eccla, pour sa part, a donné un avis favorable au projet, mettant en avant l'intérêt de commencer à réduire les déchets, mais conteste aussi le procédé choisi, en raison de sa forte consommation de ressources et de l'importance des rejets et demande également que soient étudiées d'autres méthodes.

Dans le dossier d'enquête publique, Areva NC signale que "de nombreuses voies de traitement ont été examinées, soit sous forme de recherche bibliographique, soit sur la base d’essais. Parmi les diverses voies examinées on peut citer :"

"La destruction thermique par atomisation du type isoflash (dénitration thermique) mais ce procédé s’est révélé difficilement applicable compte tenu de la présence de nitrates d’ammonium et de sodium ;"

"Un procédé d’électrolyse à membrane conduisant à une récupération d’acide nitrique. Ce procédé a été abandonné à cause de la présence de calcium et de l’impossibilité de recycler l’acide (présence de Tc) ;"

"Un procédé de traitement biologique dont les performances étaient limitées par la présence de calcium et des concentrations élevées en nitrates ;"

"Un procédé de cimentation (mélange des effluents avec un liant) mais qui conduisait à des volumes très importants de résidus solidifiés ;"

"L’extraction liquide-liquide qui conduisait à l’obtention d’un résidu solide en grande quantité et d’un rejet liquide et posait le problème de l’acceptabilité de ce rejet au milieu environnant ;"

"La valorisation des solutions en tant qu’engrais mais nécessitant d’extraire le technétium et abandonnée compte tenu de l’impossibilité légale et du risque médiatique."

Le procédé THOR de reformage à la vapeur, poursuit Areva NC, "présentait par rapport aux autres procédés examinés certains avantages : Pas d’effluent liquide de procédé, Quantité de déchet limitée, Déchet solide, peu lixiviable, Peu de production d’oxydes d’azote, Procédé déjà utilisé sur d’autres installations et essais réalisés prometteurs."

Pour Rubresus et Eccla, Areva NC ne fournit pas d'analyse réelle des alternatives, ce qui est pourtant exigé dans toute étude d'impact. Eccla demande aussi une tierce expertise et "que le dossier ne soit pas soumis au Coderst sans ces éléments d'information indispensables pour se forger une opinion en toute connaissance de cause."

Compte-tenu de l'histoire du nucléaire en France, l'opinion publique n'est pas encline à faire aveuglément confiance à la filière nucléaire et aux pouvoirs publics. Dans ce dossier très technique, l'intervention d'une tierce expertise qui évaluerait le projet de façon neutre permettrait d'y voir plus clair.

Ph.C.

 

1) Rubresus : association de protection et sauvegarde de l'environnement des Basses Plaines de l'Aude.

2) Eccla : Écologie du Carcassonnais, des Corbières et du Littoral Audois.

3) Criirad : Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité.

4) Les déchets radioactifs TFA (de très faible activité) sont traités par un centre de l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs), le Cires (Centre industriel de regroupement, d'entreposage et de stockage), à Morvilliers (Aube).

5) ICPE : Installation classée pour la protection de l'environnement.

* * * * *

En savoir plus : Dossier de l'enquête publique TDN (faire défiler en bas de page pour voir les dossiers détaillés).

L'association Rubresus détaille son argumentation sur son site.

Lire aussi, sur ce blog, "Areva Malvési (Narbonne) : que se passe-t-il à l'amont de la filière nucléaire ?".

 

Cet article, avec d'autres, peut également être vu sur Eclairages Publics.

-Autre éclairage public :

3 janvier 2017 Enquête au cœur des déboires du nucléaire français

 

 

 
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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 09:23
Communiqué de presse Contact : claude_lesne@orange.fr
 
Le dimanche 18 décembre 2016 
 
Décès d’un jogger dans les vases du Gouessant, le 8 septembre 2016 :
 
Les informations communiquées par le Procureur confirment l’intoxication aigüe au sulfure d’hydrogène (H2S) Le communiqué, publié par le procureur de la République, le vendredi 9 décembre, contient trois informations importantes :
 
  1. l’autopsie du jogger n’a décelé aucune maladie qui aurait été méconnue : il était donc bien en excellente santé, jusqu’à son décès soudain ;
     
  2. par contre, l’autopsie a montré un œdème du poumon, ce qui est habituel lors d’une intoxication au sulfure d’hydrogène ;
     
  3. enfin, de nouvelles mesures du sulfure d’hydrogène dans les vases du Gouessant - apparemment effectuées sur le lieu du décès - ont montré que le simple fait de les remuer peut entrainer des concentrations très élevées, supérieures à 1 000 ppm, mortelles en quelques minutes.
 
 
    Ces 3 informations sont des signes concordants d’une intoxication aigüe au sulfure d’hydrogène. Les explications embarrassées du Procureur ne visent qu’à dissimuler cette cause du décès, évidente pour des spécialistes.
     
     
    Rejeter le diagnostic d’intoxication au sulfure d’hydrogène, c’était dès le début une erreur dans le cas de ce décès soudain d’un jogger en pleine forme, sans antécédent de santé, trouvé gisant dans les vases du Gouessant, bien connues pour être très chargées en H2S 
     
     
    Après les informations supplémentaires, fournies notamment par l’autopsie, entretenir le doute c’est persévérer dans l’erreur et montrer une volonté délibérée de ne pas nommer la cause du décès. Ce doute a aussi des conséquences graves puisqu’il incite la population à sous-estimer le danger.
     
     
    Le communiqué du Procureur se situe ainsi dans la continuité des communiqués officiels initiaux, publiés lors des précédentes intoxications aigües au sulfure d’hydrogène, en particulier celles des 2 chiens en 2008, celles du cavalier et de son cheval ainsi que celle du chauffeur déchargeant des algues vertes putréfiées en 2009, et enfin celles de la harde de sangliers en 2011, déjà dans l’estuaire du Gouessant.
     
     
    Ces intoxications ont aussi été niées immédiatement et systématiquement, avant que les autorités publiques ne soient contredites par les preuves apportées par les mesures et les examens pratiqués.
     
     
    Pour assurer la transparence de l’information sur la cause de ce décès, nous demandons aux autorités publiques de communiquer les documents suivants : • le compte-rendu de l’autopsie et des examens histologiques ; • les résultats des dosages d’H2S dans les tissus et en particulier dans le tissu pulmonaire ; • le compte-rendu des nouvelles analyses d’H2S dans les vases du Gouessant.
     
     
    Dr Claude LESNÉ Ingénieur de Recherche hors classe honoraire - CNRS Jean-François NARBONNE Professeur de Toxicologie honoraire Jean-Dominique PUYT Professeur de PharmacieToxicologie honoraire André PICOT Directeur de Recherche honoraire - CNRS Dr Françoise RIOU MCU-PH de Santé Publique Dr Pierre PHILIPPE Médecin Urgentiste Dr Brigitte ZALI Médecin du Travail Dr Gérard DURAND Médecin de Santé Publique   

     

     

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    13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 08:53
     
    La plus célèbre source d'émission de méthane reste évidemment celle des éructations et flatulences des vaches. - Charlie Litchfield/AP/SIPA

    La concentration de méthane dans l'atmosphère explose. Ce gaz, 28 fois plus "réchauffant" que le CO2, contribue pour quelque 20% au réchauffement climatique en cours.

    Un autre danger environnemental pèse sur la planète. Celui-ci plus diffus, moins difficile à cerner car provenant de sources naturelles : des zones humides, des formations géologiques...

     

    Deuxième grand gaz à effet de serre lié aux activités humaines, après le dioxyde de carbone (CO2), le méthane contribue pour quelque 20% au réchauffement climatique en cours . Il est aussi 28 fois plus "réchauffant" que le CO2 - bien que persistant moins longtemps dans l'air (environ 10 ans).

    Et comme c'est souvent le cas lorsque l'on parle de réchauffement climatique, l'activité de l'homme n'est pas exempte de reproche. Selon une étude parue dans le journal Earth System Science Data , c'est 60 % de ses émissions qui seraient liée aux besognes de notre espèce. 36 % en effet, viennent de l'agriculture. Parce qu'elle semble farfelue, la plus célèbre émission reste évidemment celle des éructations et flatulences des vaches. Mais elles ne sont pas les seules responsables : le traitement des déchets ainsi que l'activité dans les rizières représentent une grande part des émissions de méthane .

    Mais ce que les chercheurs observent surtout, c'est une flambée depuis dix ans des émissions. Les experts qui rappellent que ce gaz à effet de serre est plus nocif pour le climat que le CO2 mettent donc en garde : "Il faut de toute urgence s'attacher à quantifier et réduire les émissions de méthane", plaident-ils dans un éditorial, après avoir coordonné un bilan mondial mené par plus de 80 scientifiques de 15 pays. Après un léger ralentissement entre 2000 et 2006, la concentration de méthane dans l'atmosphère a crû dix fois plus rapidement la décennie suivante.

    "Contenir le réchauffement sous 2°C est déjà un défi considérable", soulignent alors les chercheurs dans le bulletin Environmental Research Letters, à propos de l'objectif que la communauté internationale s'est fixé fin 2015 dans l'accord de Paris  : "Un tel objectif deviendra de plus en plus difficile à tenir si l'on ne réduit pas les émissions de méthane fortement et rapidement".

    Les énergies fossiles également en cause

    Le constat est posé, mais comment analyser cette flambée ? Plus de vaches ? Plus de rizières ? Les chercheurs privilégient une hypothèse : selon la FAO (l'organisation des nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), le nombre de têtes de bétail est passé d'1,3 milliard en 1994 à 1,5 milliard 20 ans plus tard).

    Mais ils n'excluent pas non plus le rôle des énergies fossiles dans ce boom. Quelque 21% des émanations de méthane sont de fait dues à l'exploitation du charbon, du pétrole et du gaz : de l'extraction jusqu'aux réseaux de distribution, les fuites de méthane sont très fréquentes.

    "A partir des années 2000, il y a eu une grosse exploitation du charbon en Chine, et l'exploitation du gaz aux Etats-Unis a aussi augmenté", rappelle une chercheuse. Concernant le permafrost, ces sols gelés des hautes latitudes, ils peuvent aussi dégager du méthane en dégelant, une grande crainte des climatologues. Mais à ce stade, "on ne voit pas d'augmentation anormale des concentrations", dit le chercheur et co-auteur Philippe Bousquet, pour qui ces "émissions risquent d'augmenter dans le temps mais sur des décennies".

    Quant au boom particulièrement spectaculaire des deux dernières années, les scientifiques ont encore plus de mal à l'expliquer. "Cela peut être d'origine naturelle (...) Mais s'il se prolongeait au-delà de trois ou quatre ans, cela signifierait forcément un lien avec l'homme". Il est en tout cas possible d'agir d'ores et déjà et très concrètement pour réduire ou capter le méthane, soulignent les scientifiques: méthaniseurs dans les fermes, modification des protocoles d'irrigation des rizières, chasse aux fuites...

    "On peut réduire ces émissions plus facilement, de manière moins coercitive, que celles de CO2, en encourageant aussi l'innovation et les emplois. Alors il ne faut pas s'en priver! ", disent les chercheurs de l'étude.

    Source AFP

    -Voici une réflexion analogueavec "cause toujours ", du Financial Times et du gardian sur un tout autre  sujet celui étonnant,de la finitude du condominium  démocratique sur le terrain mondial:

    Le Financial Times l'admet : les gardiens de l'ordre mondialiste libéral se dirigent vers le même destin que Marie-Antoinette

    Le Guardian : L'Union Soviétique s'est effondrée en une nuit.  "N'imaginez pas que les démocraties occidentales vont durer pour toujours."

    Attentat démocratique - YouTube

     

     - pour revenir à  la   rubrique précédente Climat : De l’eau et du feu pour le XXIe siècle

    Le 24 mars 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg

    Le Giec s’apprête à publier une synthèse du second tome de son 5e rapport d’évaluation. Une semaine avant sa sortie officielle, le JDLE vous en livre les principaux enseignements.

     

    On ne pourra décidément plus dire qu’on ne savait pas. Depuis quelques semaines, une version quasi définitive du résumé pour les décideurs du second tome du 5e rapport d’évaluation du Giec[1] circule sur internet et dans la presse anglo-saxonne. Rien d’étonnant à cela. Depuis l’automne, le texte est consulté et annoté par des centaines d’experts, de relecteurs, de diplomates, etc. Rédigée par un groupe d’auteurs de l’organisation onusienne, cette synthèse (29 pages, alors que le rapport en fera près d’un millier) doit être validée par les gouvernements avant d’être publiée le 31 mars. D’où de nombreux échanges. La version qu’a consultée le JDLE a été établie le 28 octobre dernier. Les corrections finales devraient être minimes.

    Sur quoi porte le second tome du 5e rapport?

    Comme son titre l’indique, cette seconde partie du 5e rapport d’évaluation traite des conséquences des changements climatiques, de l’adaptation et de la vulnérabilité de nos sociétés aux colères du climat, tout au long du XXIe siècle. Il est publié 6 mois après le premier tome, qui présentait l’état de la science climatique. Il sera suivi, le 13 avril, par la publication du résumé du rapport du troisième groupe de travail du Giec, dédié aux politiques et mesures pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (l’atténuation).

    Quels sont les risques avérés à terre?

    Il y a deux façons de lire le rapport du groupe 2: par risque et par région du monde. Côté risques, le gros des préoccupations des politiques devra porter sur l’eau. Selon le niveau de réchauffement[2], le nombre de terriens susceptibles de subir de fortes inondations variera du simple au triple. Voilà pour les régions tempérées. Dans les zones les plus sèches, c’est la fréquence des périodes de sécheresse qui augmentera. «Chaque degré supplémentaire devrait réduire de 20% les ressources en eau», estiment les auteurs. Pas rassurant si l’on garde à l’esprit que la population mondiale pourrait croître de moitié d’ici la fin du siècle.

    Moins d’eau et plus d’habitants sont les deux premières variables de l’équation de l’insécurité alimentaire. Les climatologues estiment que les rendements des grandes cultures (riz, blé, maïs) pourraient diminuer de 2% par décennie. Parallèlement, la demande mondiale devrait progresser de 14% par décennie jusqu’à la moitié du siècle. Difficile à gérer.

    Quels sont les risques pour l’environnement marin?

    Sous les effets conjugués du réchauffement, de l’acidification, des pollutions et de la surpêche, l’écologie marine va au-devant d’un grand bouleversement. Nombre d’espèces tropicales vont quitter leurs eaux surchauffées pour gagner des latitudes plus fraîches. D’ici la fin du siècle, le potentiel de capture de poissons pourrait baisser de moitié dans les eaux de la bande équatoriale ainsi que dans l’océan Antarctique. Les écosystèmes polaires et coralliens devraient particulièrement souffrir de l’acidification croissante des eaux marines.

    Bon pour la santé, les changements climatiques?

    Pas vraiment. Le réchauffement accroîtra la prévalence des maux que nous connaissons déjà: les affres de la pollution atmosphérique urbaine, par exemple. Selon les régions, les populations subiront les effets sanitaires de vagues de chaleur, plus fréquentes et plus intenses, des incendies de forêt (on l’a vu en Russie, lors de l’été 2010) ou de la malnutrition. Dans d’autres régions, les travaux en plein air (agriculture, pêche, BTP) deviendront difficiles, voire impossibles, en raison des températures trop élevées.

    Risques et stratégies d’adaptation

    En Afrique, la première des conséquences des changements climatiques est la réduction de la pluviométrie. Pour y faire face, les auteurs du Giec recommandent la plantation de cultures sobres, le développement de l’irrigation raisonnée, le renforcement de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement.

    Les mêmes causes ne produiront pas forcément les mêmes effets partout. En Europe, l’eau aura plutôt une fâcheuse tendance à inonder. La faute à un changement de régime des précipitations, à la montée du niveau de la mer, ainsi qu’à l’urbanisation des zones… inondables. Les effets inverses toucheront les régions méridionales du Vieux monde. Au nord, on multipliera donc les ouvrages de défense contre l’eau. Au sud, on mettra en œuvre des technologies sobres en eau, notamment pour l’irrigation et la production d’énergie. On améliorera aussi la résilience des villes.

    Eau et chaleur frapperont aussi l’Asie. La fonte des glaciers, le changement de régime des moussons et, toujours, la montée du niveau de l’océan augmenteront sensiblement le risque d’inondation dans les zones urbaines et sur les côtes. Les scientifiques alertent par ailleurs sur les conséquences des canicules, notamment dans les zones urbaines riches en îlots de… chaleur.

    Curieusement, alors que l’Australie bat régulièrement ses records de chaleur estivale, c’est l’eau qui semble être la principale menace pour l’île-continent et les autres régions de l’Australasie. L’Australie et la Nouvelle-Zélande seront fréquemment les proies de fortes inondations. De même, les zones côtières des deux pays seront régulièrement grignotées par la montée du niveau de l’océan. Sous la surface du Pacifique et de l’océan Indien, la grande barrière de corail pâtira du réchauffement et de l’acidification de l’eau, réduisant d’autant la biodiversité marine régionale.

    En Amérique du Nord, la montée du mercure du thermomètre renforcera fortement le risque d’incendie de forêt. Dans les villes, les populations les plus vulnérables subiront les affres des canicules. A moins, comme le conseillent les auteurs, d’ouvrir des cooling centers. L’augmentation du risque de fortes inondations est hautement probable, notamment le long des côtes.

    Les glaciers sont l’une des principales sources d’approvisionnement en eau de nombreux pays d’Amérique centrale et du Sud. Or, avec leur recul rapide, l’accès à l’eau dans les régions les plus arides va devenir problématique, estiment les rédacteurs. Les scientifiques annoncent aussi une réduction des rendements agricoles de la région.

    Invivable, la terre?

    Invivable, la terre de la fin du XXIe siècle? Pas encore. Nous sommes encore à la croisée des chemins, soulignent les auteurs du Giec. A supposer que nous allégions très sensiblement notre empreinte carbone, nous pouvons espérer stabiliser le réchauffement sous la barre des 2°C par rapport à l’ère préindustrielle. Et réduire ses conséquences. «La réduction des émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies peut substantiellement diminuer les risques liés aux changements climatiques dans la seconde moitié du siècle», confirment les chercheurs. Ils ne seront toutefois pas nuls. D’où l’importance de commencer à nous y préparer. Les plus récentes études suggèrent que les pays en développement (les plus vulnérables) doivent investir près de 100 milliards de dollars (72,4 Md€) par an pour s’adapter aux effets du réchauffement. C’est ce que les pays du Nord leur ont promis à partir de 2020. Il n’est pas certain qu’ils tiennent leurs engagements.

     

    [1] Giec: Groupe international d’experts sur l’évolution du climat

    [2] Les auteurs ont principalement étudié deux scénarios: des réchauffements de 1,5°C et de 4,9°C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère pré-industrielle .

    POUR ALLER PLUS LOIN avec EurActiv

    Les émissions de méthane progressent mystérieusement

     
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    22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:49
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    21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 03:29

    « S’ils veulent rentrer, ils devront nous passer sur le corps ! » Sommet International du Pétrole = Crime climatique Stop !
    A l’appel de 350.org, Action Non-Violente COP21, Alternatiba, Amis de la Terre, ATTAC, Bizi, Confédération paysanne, JEDI for climate, Nation Océan, l’Union syndicale Solidaires.
    Les promesses de l’Accord de Paris supposent l’abandon immédiat et généralisé des combustibles fossiles, mais le fossé entre les engagements des chefs d’État et de gouvernement et leurs actions est énorme. L’industrie fossile reste libre de développer ses plans climaticides.
    A la veille de la cérémonie de signature de l’Accord de Paris, organisée le 22 avril par l’ONU, les plus grands pollueurs de la planète se retrouveront donc comme chaque année dans le cadre de l’Oil International Summit piétinant les principes de l’Accord de Paris.
    Leur seule préoccupation ? Garantir leurs profits, abaisser leurs coûts, conserver la main-mise sur les politiques énergétiques malgré les engagements internationaux. Pourtant, après la COP21 l’heure doit être au désinvestissement et à la reconversion totale vers les énergies renouvelables.
    Puisque les États n’agissent pas, c’est à nous de combler ce fossé : nous devons nous constituer en contre-pouvoir en menant des actions pour arrêter l’extraction des combustibles fossiles et accélérer une transition juste vers une énergie 100 % renouvelable.

    S’ils veulent rentrer dans l’hôtel qui accueille leurs discussions, ils devront nous passer sur le corps ! Rassemblons-nous à 8h15 pour bloquer le sommet par un die-in géant représentant symboliquement les victimes passées et futures du dérèglement climatique provoqué par l’avidité et l’immoralité de l’industrie fossile.
    Nous étions 600 le 7 avril dernier à #Pau pour le die-in contre le sommet du pétrole offshore #STOPMCEDD.</em>
    Cette fois encore, soyons nombreuses et nombreux, soyons déterminé.e.s, pour la justice climatique !

    350.org, Action Non-Violente COP21, Alternatiba, Amis de la Terre, ATTAC, Bizi, Confédération paysanne, JEDI for climate, Nation Océan, l’Union syndicale Solidaires appellent à se mobiliser en masse
    http://anv-cop21.org/appel-a-mobilisation-contre-sommet-international-petrole-21-avril-2016-a-paris
    ** Rdv à 8h15 devant l’hôtel Le Méridien Etoile, 81 Bd Gouvion St-Cyr, 75017 PARIS

    Principes de l’action
    Nous appelons à participer à cette action de désobéissance civile dans l’esprit de l’action non-violente, assumée et menée à visage découvert, en respectant les personnes et les biens tout en affichant notre détermination à faire changer cette situation d’injustice. Sur place, nous ne dégraderons rien, nous ferons uniquement usage de méthodes et techniques non-violentes, et nous ne participerons pas à la surenchère. Nous sommes attaché.e.s à garantir la sécurité des individus présents sur les lieux de nos actions.

    Nous proposons à tous ceux qui ne pourront se déplacer de s'associer aux organisateurs de cet appel en interpellant les organisateurs.

    Plus d'infos et signature sur : http://tinyurl.com/gp7emnz

    Cette cyberaction va envoyer un courrier électronique à jean-pierre.favennec@ifpen.fr
    Avec les éléments suivants :

    • Sujet : La reconversion totale vers les énergies renouvelables
    • Message : Madame, Monsieur,

      A la veille de la cérémonie de signature de l’Accord de Paris, organisée le 22 avril par l’ONU, les plus grands pollueurs de la planète se retrouveront donc comme chaque année dans le cadre de l’Oil International Summit piétinant les principes de l’Accord de Paris.
      Après la COP21 l’heure doit être au désinvestissement et à la reconversion totale vers les énergies renouvelables.
      Par ce message, je me joins virtuellement au die-in géant représentant symboliquement les victimes passées et futures du dérèglement climatique provoqué par l’avidité et l’immoralité de l’industrie fossile.

      Croyez en ma vigilance sur ce dossier essentiel pour la planète.
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    13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:46

    Changement climatique et pollution de l’air. Premières préoccupations des Français
    http://seaus.free.fr/spip.php?article1399

    Le pneumologue était payé 50 000 € par Total - Le Parisien

    www.leparisien.fr

    Le pneumologue médiatique qui minimisait les dangers ....

    multinationales.org/

    Pollution de l'air: le Sénat envisage des poursuites ...

    Cette mort qui rôde autour de nous -

    dimanche 10 avril 2016

    Par Fabrice Nicolino

    Selon un lourd document de l’OMS, un quart des morts ont des causes environnementales. On serait tenté d’applaudir – enfin ! - mais c’est finalement un poil plus compliqué. L’agence de l’ONU a de biens curieux moments d’oubli. Alzheimer ?

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est une grosse mémère, et elle n’a cessé de prendre du poids. Quantité d’États, de structures et encore davantage de bureaucrates l’ont rejointe depuis sa création par l’ONU en 1948. Combien de bataillons aujourd’hui ? 200 pays en font partie, 7 000 personnes y bossent, dans 150 bureaux partout dans le monde. Dernier rapport en date ? Un bastringue intitulé en novlangue onusienne « Prévenir la maladie grâce à un environnement sain : une estimation de la charge de morbidité imputable à l’environnement ». Ça ne fait pas envie, on est bien d’accord. Dans ce gros ragoût de 150 pages en anglais, [1] on apprend que 12, 6 millions d’humains sont morts dans le monde en 2012, « d’avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre ». C’est-à-dire près du quart – 23 % – de toutes les morts de cette même année. Impressionnant. Cela n’empêche pas de se poser quelques menues questions. L’OMS balance en effet dans son fourre-tout quantité de drôles de chiffres. Par exemple une partie des morts de la route, pour la raison qu’elles sont souvent liées à un mauvais état des routes. Ou des suicides. Ou du paludisme, ce qui est déjà un peu plus raisonnable, même si les auteurs semblent aimer beaucoup l’art de tirer par les cheveux. Et l’on s’en rend mieux compte lorsque l’on entre dans le vif du sujet.

    L’OMS retient en effet 1,7 million de morts par cancer chaque année, soit environ 22 % des 8 millions de morts au total. Le choix – c’en est un - est politique, et revient à minorer le résultat, car un débat mondial fait rage entre au moins deux catégories de scientifiques. D’une part, ceux qui tiennent le facteur environnemental pour second, voire négligeable. En France, leur représentant distingué est le cancérologue David Khayat, de loin le plus militant : selon lui, l’environnement pèse 2 % des cancers. D’autre part, ceux pour lesquels les différentes pollutions jouent un rôle décisif. En France, le cancérologue Dominique Belpomme préside l’association Artac, qui diffuse des informations et des chiffres très éloignés des statistiques officielles. [2] En 2004, l’Appel de Paris qu’il avait initié déclarait dès son article 1 : « Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement ». Au sens large – la définition fort vague retenue par l’OMS – 60 à 70 % des cancers auraient une origine environnementale. Y a donc de la marge. Le rapport contient beaucoup de chiffres importants, qui pourraient servir de base à de vraies politiques de santé, mais présentés ainsi, ils ont toute chance de passer inaperçus. D’ailleurs, qui en parle ? C’est peut-être un hasard complet, mais de même que toutes les institutions onusiennes, l’OMS est soumise à des politiques d’influence systématiques menées par des lobbys industriels de mieux en mieux organisés.

    On citera pour mémoire trois cas bien documentés. Un, l’accord signé entre l’OMS et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) le 29 mai 1959, implique des règles de confidentialité stricte qui ont permis de proprement ligoter la première et de probablement dissimuler des faits gênants pour la nucléocratie. Deux, l’incroyable cadeau fait par l’OMS aux laboratoires pharmaceutiques, sur fond de virus H1N1 – la grippe aviaire -, dénoncé ouvertement par le Conseil de l’Europe (« De graves lacunes ont été identifiées en ce qui concerne la transparence des processus de décision liés à la pandémie »).

    Et enfin les liens viscéralement pourraves noués entre l’OMS et le plus grand des lobbys de l’alimentation industrielle, The International Life Sciences Institute (Ilsi). Ensemble, ces si braves personnes avaient décidé de définir des normes internationales de protection des pauvres pékins que nous sommes. [3] L’alimentation industrielle ? Tiens, l’OMS n’en parle pas dans son plantureux document.

    Charlie Hebdo

    [1] apps.who.int

    [2] artac.info

    [3] Voir notamment Un empoisonnement universel, Les Liens qui Libèrent (2014)

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    15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 08:21

    Emission des Périphériques vous parlent sur la radio Fréquence Paris Plurielle (bande FM 106.3 ou en direct sur www.rfpp.net) mardi 15 décembre de 18h à 19h.

    Les vraies solutions globales face au réchauffement
    avec l'écologue Jean-Luc Ménard.

    Solutions venant de la nature :
    - Les écosystèmes s'adaptent au réchauffement grâce à la mutation des gènes, aux hybridations et aux migrations.
    - Grace à l'installation massive d'espèces dans les agglomérations urbaines planétaires.
    Solutions venant de l'espèce humaine :
    - Préservation de l'alimentation par les variétés sauvages de plus en plus utilisées, l'agroforesterie... ; utilisation d'ozone gazeux pour la conservation des fruits et légumes..., de graines anciennes à Sualbard (Norvège) ; succès des rationnements sur les ressources: eau en Californie et Taiwan ; succès des abandons d'infrastructures : friches industrielles en Grande-Bretagne, sylviculture en Nouvelle-Zélande, barrages aux USA, vétiver à la place d'immeubles à Guan ; ce qui favorise la biodiversité : le développement de l'agro-écologie sans intrants chimiques avec des rendements égaux ou supérieurs à ceux de l'agriculture intensive et polluante et bien d'autres solutions...

    Et en seconde partie entretien avec Bath, artiste, animateur du site virtualism.org : l'étude du subjectif à l'heure du progrès technologique et du capitalisme mondial .

    [08-12-2015]

    Comment faire entendre les revendications des mouvements écologistes dans le contexte de l'état d'urgence ? La sociologue Sylvie Ollitrault revient sur les mobilisations des ONG en amont de la COP 21 en les réinscrivant dans l'histoire des mobilisations environnementales.

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