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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 10:24

Demandons à la France de mettre fin à une pratique responsable de la souffrance et la mort de plus de 80 millions d'oiseaux chaque année. Rejoignez la Journée mondiale contre le foie gras.

Pour produire du foie gras, les canards et des oies sont gavés à la pompe, plusieurs fois par jour, jusqu'à ce que leur foie atteigne un volume dix fois supérieur à la normale. Pour les empêcher de s'échapper, ils sont bloqués, nuit et jour, dans de petites cages métalliques.

La mortalité des canards gavés est jusqu'à vingt fois plus importante que celle de canards non gavés, du fait de blessures ou d'affections liées au passage du tuyau métallique, ou de la défaillance d'organes vitaux.

Voir photos de la Journée mondiale 2014

La France produit 73% du foie gras dans le monde.

Tout comme le Canada voit sa réputation entachée par le massacre des jeunes phoques, de telle sorte que l'UE entière a interdit la vente des ces produits, l'industrie française du foie gras doit être révélée et condamnée dans le monde. Nous appelons le mouvement international pour les droits des animaux à attirer l'attention sur cette industrie particulièrement cruelle dont la France s'est fait une spécialité.

En France, comment participer ?

Il est possible d'organiser des actions, happening ou tractages en centre-ville. Nous pouvons vous aider à l'organisation, suggérer une action simple à mettre en place. Si vous êtes intéressés, contactez-nous.

Télécharger un visuel A3 (et ajouter votre logo)

Cette Journée mondiale contre le foie gras est soutenue par Animal Equality.

Journée Mondiale contre le Foie Gras
http://stop-foie-gras.com/journee-mondiale-contre-le-foie-gras?utm_source=Association+L214&utm_campaign=efa0c0cd6b-Journ_e_mondiale_contre_le_foie_gras11_12_2015&utm_medium=email&utm_term=0_2859894380-efa0c0cd6b-195109053

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 05:00

- Le monde de la cause animale

Condition animale : le débat interdit.

Pendant que penseurs et philosophes commencent, en Occident, à réfléchir à la condition animale, que se constituent de multiples associations militantes, nombreuses mais hélas trop confidentielles, la situation des animaux confine à un enfer.

Avec la croissance de la population humaine, l’élévation du niveau de vie sur l’ensemble de la planète, la facilité des échanges commerciaux, la doctrine « libérale » qui exige productivisme et moindre coût, le nombre des animaux d’élevage tués ne cesse pas d’augmenter.

Si en Europe, la quantité de viande consommée par habitant tend à diminuer, ces dernières décennies, des populations nouvelles accèdent à ce mode d’alimentation en Asie et en Afrique.

Pour se nourrir, l’homme tue massivement.

Par-delà l’abattoir, l’animal domestique souffre de conditions d’élevages concentrationnaires, sans précédent dans l’Histoire planétaire.

Parce que l’économie est fondée sur la concurrence, la compétition, la rentabilité et la massification de la production, les usines à viande, à lait, à oeufs seront de plus en plus concentrées, regroupant toujours davantage d’animaux, avec à terme, la disparition de l’élevage traditionnel qui, au demeurant, n’était pas un paradis pour vaches, cochons et couvées.

L’avenir, en système libéral, est le camp de concentration pour milliers d’animaux, afin de diminuer la charge salariale et les dépenses induites.

Présentement, en France, les médias bruissent des actions, occasionnellement délictueuses, des éleveurs confrontés à cette évolution inéluctable, imposée par un système politique et économique qu’ils soutiennent, par ailleurs, de leurs suffrages.

Pas un mot, dans les médias audio-visuels et dans la presse régionale, sur la condition des animaux victimes de ces élevages intensifs, abattus à la chaîne dans une superbe indifférence, puisqu’au fond, pour ce monde, il ne s’agit que de marchandises et non d’êtres vivants sensibles.

Reconnaissons que la prise de conscience de l’horreur de ce massacre industrialisé n’effleure pas la majorité de nos contemporains.

Non pas, que dans leur ensemble les humains se délectent du spectacle de la mort donnée, mais, la plupart d’entre eux ne veulent pas savoir.

L’immense majorité de nos concitoyens ne tueraient plus, mais ils laissent faire la sale besogne pour leur compte.

En marge de cette majorité soumise, l’opinion se divise en deux camps extrêmes.

- D’un côté, une minorité de sadiques, amateurs de chasse et de corrida, font de la souffrance et de la mort un loisir ou un spectacle et jouissent ludiquement du mal qu’ils occasionnent.

- De l’autre côté, une minorité plus importante d’humains refusent non seulement de faire le mal, mais également de profiter du mal que d’autres auront perpétré.

A l’évidence, le débat de fond, la confrontation sérieuse et loyale des idées, la présentation des arguments et l’exposé des options éthiques, n’ont pas lieu .

L’impossibilité de l’échange tient à ce que le tortionnaire d’animaux ne peut pas contester le caractère sensible de l’être qu’il tourmente, exploite, supplicie par pur intérêt ou par simple tradition.

Alors, vous observez des lobbies exigeant des politiques d’humiliantes génuflexions sur le thème « Nos amis chasseurs gèrent la nature et sont les meilleurs écologistes », ou « La corrida est un spectacle sublime ».

Les opposants à ces crimes deviennent des « ayatollahs », des « extrémistes » des « marginaux » et on ne réfute pas les idées des « intégristes ». L’insulte interdit le débat, évite qu’il ait lieu.

L’athée que je suis trouve plaisant d’être affublé de la dénomination d’ayatollah.

Les négationnistes du caractère sensible de l’animal révèlent ainsi leur incapacité de défendre leur idéologie autrement que par l’intrigue, la pression l’injure personnelle et la fumée de mots creux.

La torture et la mise à mort deviennent des « cultures, des « arts », des symboliques et non des réalités.

D’ailleurs, pour les propagandistes de la mort, « un animal éprouve la douleur, sans doute ; mais ne souffre pas ».

Peut-on descendre à ce point dans l’absurde ?

Bien sûr, il n’est pas donné à tout le monde de partager des émotions avec un loup, un taureau, un cerf ou un sanglier.

Mais, qui ignore encore que nos chiens, chats ou autres animaux domestiques possèdent une personnalité propre, une psychologie, éprouvent, outre la douleur, des angoisses, des stress, manifestent de la peur ou de la joie.

Or, les mammifères que nous connaissons moins jouissent des mêmes capacités que les compagnons de nos demeures.

Affirmer que le taureau dans l’arène, aux muscles déchirés, aux os brisés, aux poumons perforés ne souffre pas relève d’une débilité profonde.

Nier que le blaireau extrait par les pinces de son terrier, que le cerf mordu par les chiens et poignardé, que le sanglier à la mâchoire arrachée par une balle ne souffrent pas constitue une imposture grossière.

Préconisations :

Deux facteurs humains génèrent l’enfer des animaux : l’intérêt marchand et la cruauté.

Il faut, d’abord, que l’homme cesse de jouir de la souffrance qu’il occasionne, pour qu’il accepte, en un second temps, de renoncer à ses intérêts pour améliorer le sort des autres êtres vivants.

En conséquence, les avancées éthiques passent par l’abolition de la chasse, de la corrida et autres jeux et spectacles impliquant la maltraitance et la mise à mort d’êtres sensibles.

Pour nous, défenseurs du vivant, nous devons appeler nos contemporains à ne plus faire d’un acte de barbarie un loisir et une attraction.

En élevant le degré de sensibilité de chacun, en édifiant une société dans laquelle le fait de tuer ne sera plus une action ludique, en éduquant au respect d’autrui, fut-il le plus humble, en invitant chacun à ajouter de la douceur et du plaisir et à retrancher de la souffrance, nous aurons fait œuvre utile, tant pour les animaux que pour les hommes.

Amis militants pour le mieux, mobilisez-vous contre l’utilisation des êtres vivants comme souffre-douleurs !

Chasse, corrida, combats de coqs et autres amusements sadiques doivent s’effacer pour que la pulsion de vie l’emporte sur la pulsion de mort.

Sans outrances inutiles, sans agresser quiconque, nous devons inciter les humains à se comporter mieux avec l’animal et avec une nature par trop maîtrisée.

Gérard CHAROLLOIS

-Paul Watson : “Si l’océan meurt, nous mourrons

Par Weronika Zarachowicz

En 1977, il fonde Sea Shepherd, ONG de défense des animaux marins aux méthodes controversées. À 64 ans, toujours radical, le capitaine n’a pas fini de jouer les pirates. La vie du Canadien Paul Watson a basculé un jour de 1975, au large des côtes californiennes, quand son regard a croisé celui d’un cachalot agonisant, poursuivi par la flotte baleinière soviétique. Ce jour-là, il a juré allégeance « aux victimes de l’humanité » et décidé d’œuvrer pour la sauvegarde de la vie marine. Ainsi parle le capitaine Watson, 64 ans, pirate des temps modernes dont les traits rappellent furieusement ceux d’un Benicio del Toro à cheveux blancs. Le cofondateur de Greenpeace, le créateur de la Sea Shepherd Conservation Society, le héros des causes (presque) perdues n’a jamais changé de cap. Mille fois, il a risqué sa vie et défié les baleiniers, les chasseurs de phoques, mais aussi de requins, dont il connaît et rappelle sans cesse le rôle central pour le maintien de la vie océanique. Le Japon a demandé à Interpol de le classer sur sa liste rouge. Paul Watson est devenu le premier réfugié politique écologiste en France.

D’où vient votre passion pour les océans ?

Tout a commencé par les animaux. J’ai grandi dans un petit port de pêche, sur la côte est du Canada, entouré d’oiseaux, de phoques, de baleines. Je garde un souvenir émerveillé de l’été de mes 10 ans, à nager des jours entiers dans la rivière aux côtés d’une famille de castors. Un an plus tard, quand je suis revenu, ils avaient tous disparu. J’ai appris qu’ils avaient été exterminés par les trappeurs du coin. L’hiver suivant, j’ai pisté les sentiers de piégeage des alentours, j’ai libéré les animaux un à un et j’ai détruit tous les pièges. Il y a eu une enquête, mais personne n’a imaginé que l’auteur ait pu être un enfant, donc je m’en suis sorti.

Était-ce illégal de détruire des pièges ?

Oui, et je suis ainsi devenu activiste à l’âge de 11 ans. Cela n’a pas été un choix conscient, cela s’est fait comme ça. Cette expérience m’a aussi conduit à Archibald Belaney, un trappeur d’origine britannique qui s’était fait connaître dans les années 1920 au Canada parce qu’il avait choisi de vivre parmi les Indiens, sous le nom de Grey OwlChouette grise »), au point que tous le croyaient indien. Son mariage avec une jeune Iroquoise a bouleversé son destin. Sous son influence, il a renoncé à être trappeur, a adopté avec elle un couple de castors et s’est consacré à l’écriture. Ses ouvrages sur la vie sauvage, qui en ont fait un précurseur de l’écologie, ont joué un rôle capital dans l’éveil de ma conscience, comme beaucoup d’autres livres.

Lesquels ?

Never Cry Wolf, par exemple, du poète et écrivain canadien Farley Mowat, qui est devenu un grand ami par la suite. Jules Verne, bien sûr, un des premiers à comprendre le danger que représentent les hommes pour les océans. Quel extraordinaire personnage que son capitaine Nemo ! Nemo, autrement dit « personne », était un véritable misanthrope : il s’identifiait au monde naturel. C’est avec lui que j’ai découvert cette idée du biocentrisme, selon laquelle les hommes ne sont ni au centre de la création ni supérieurs aux autres espèces. J’ai retrouvé cette approche révolutionnaire dans Les Racines du ciel, de Romain Gary. Il y a aussi eu Edward Abbey, l’auteur du Gang de la clef à molette, qui a inspiré la création en 1981 d’Earth first !, une organisation écologiste. Ed a été l’un des conseillers de Sea Shepherd quand je l’ai créée en 1977. Il m’a d’ailleurs intégré dans son dernier livre, Le Retour du gang de la clef à molette — je sauve son personnage principal, George Washington Hayduke, dans la mer de Cortez, avec un navire de Sea Shepherd.

Comment est né "Sea Shepherd" ?

Avec un bateau, avant même que l’organisation ne voie le jour. Nous avons lancé notre première campagne pour sauver des bébés phoques sur la côte est du Canada. L’appellation Sea Shepherd, autrement dit « berger de la mer », m’est venue en voyant ces petits êtres qui étaient la personnification même de l’innocence. Ils m’ont fait penser à des agneaux. Pendant des années, les gens ont cru que nous étions une organisation de secours chrétienne...

Que signifie être un « berger de la mer » aujourd’hui ?

Avec nos neuf bateaux, nous protégeons la vie dans les océans, tout comme un berger le fait sur la terre ferme. Je définis notre mode d’action comme de la « non-violence agressive » : un berger peut intervenir agressivement pour protéger son troupeau, mais sans jamais blesser un être sensible, quel qu’il soit. Il a fallu des années avant que les gens comprennent notre message. Un seul homme a immédiatement saisi le sens de notre action. En 1985, un moine bouddhiste tibétain m’a offert une statuette « protectrice », un cheval avec des ailes de dragon, en me demandant de la placer sur le mât de misaine de notre navire, à Seattle. Ce que j’ai fait, sans trop y croire. Quelques années après, j’ai eu la chance de déjeuner avec le dalaï-lama à Washington, et j’ai appris que c’était lui qui m’avait fait envoyer cette petite statue. Il m’a expliqué qu’il s’agissait de Hayagriva, le symbole de la colère compassionnelle du Bouddha. « On n’a jamais envie de blesser quelqu’un, m’a-t-il dit en souriant, mais parfois, quand vos interlocuteurs ne veulent pas voir la lumière, vous n’avez d’autre choix que de leur flanquer une peur bleue jusqu’à ce qu’ils comprennent. » Sea Shepherd reste considérée comme une organisation de pirates radicaux, voire extrémistes... Nous n’enfreignons pas la loi. Nous la faisons respecter, car les baleiniers ne respectent pas le moratoire (voir encadré ci-dessous). Et nous n’avons jamais blessé personne, depuis la création de Sea Shepherd. Trois personnes m’ont guidé à travers le chemin de la non-violence : le dalaï-lama, Gandhi et Martin Luther King. Ce der­nier a dit qu’un acte de violence ne peut être commis contre quelque chose de non sensible, mais seulement contre un être vivant. En réalité, détruire un harpon, ôter le fusil des mains d’une personne qui va tuer un animal ou un homme sont des actes de non-violence car vous détruisez un objet pour sauver une vie. Mais, aujourd’hui, nos sociétés modernes sacralisent la propriété privée plus que la vie. En 1986, nous avons coulé la moitié de la flotte baleinière islandaise et détruit l’usine de traitement de chair à baleine. Ils ont mis dix-sept ans à s’en remettre et ont perdu 10 millions de dollars. Le directeur de Greenpeace de l’époque m’a publiquement accusé d’être irresponsable, une honte pour l’écologie. Je lui ai répondu que nous n’avions coulé ces baleiniers ni pour Greenpeace ni pour le mouvement écologiste, mais pour les baleines. C’est ce qui importe à mes yeux, et le fait que personne n’ait été blessé. Des milliers de baleines nagent dans les océans parce que nous sommes intervenus.

Un berger de la mer doit être un « éco-guerrier » ?

Nous ne sommes pas une organisation de « protestation » mais d’intervention. On ne peut pas se contenter de supplier ceux qui exterminent les animaux : « S’il vous plaît, s’il vous plaît, arrêtez de les tuer. » Il faut leur dire : « Vous ALLEZ arrêter de les tuer. Nous ferons obstruction, nous saboterons vos navires, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous empêcher d’assassiner ces animaux. Mais nous ne vous tuerons pas. »

Demandez-vous toujours aux candidats aux expéditions sur un navire "Sea Shepherd" s’ils sont prêts à risquer leur vie pour une baleine ?

Oui. Prendre la mer est dangereux, nous ne sommes jamais sûrs d’en sortir indemnes, et c’est à prendre en compte avant de s’engager. Mais je pense qu’il est plus noble de risquer sa vie pour la planète (et donc les hommes) que de mourir ou tuer pour du pétrole ou une religion. Protéger la planète est plus fort à mes yeux que protéger sa patrie.

Et les grandes conférences internationales comme la "Cop 21", qui se tiendra fin 2015 à Paris, quelle efficacité ont-elles eue pour protéger les océans ?

Aucune. La situation a empiré. Depuis Rio, chacune de ces conférences n’a rien donné, hormis des discussions et des promesses qu’aucun homme politique n’a jamais tenues. Les changements sont venus des citoyens. Nous disposons désormais du plus vaste mouvement de protection de la nature qui ait jamais existé dans l’histoire, reposant sur l’intervention non violente et efficace. Il est global, et il connaît la plus forte croissance. On compte trois millions d’ONG environnementales dans le monde, de la Russie aux États-Unis, en passant par le Bangladesh ou la Namibie. Tous ces individus, ces organisations ont compris qu’il s’agit d’assurer la survie des espèces, dont la nôtre.

Est-ce plus facile de mobiliser pour la protection des océans aujourd’hui ?

Oui, dans la mesure où de plus en plus de gens sont conscients de ce qui se passe. Nous revenons de loin. Je me souviens avoir cherché un restaurant végétarien à Paris, en 1972, et on m’a regardé avec des yeux écarquillés comme si je demandais un endroit où consommer de la cocaïne... Aujourd’hui, le nombre de végétariens ne cesse d’augmenter. Toujours en 1972, nous avions posé un panneau géant à Vancouver, sur lequel était écrit : « Écologie, renseignez-vous et engagez-vous ». Personne ne comprenait le sens de notre slogan. Aujourd’hui, tout le monde connaît le mot « écologie ». Le problème, c’est que nous manquons de compassion, et de volonté. Nous sommes trop occupés à nous distraire et à consommer. Ce n’est pas que nous ne savons pas. Nous nous en foutons. Et puis, faire passer l’information dans les médias est devenu plus difficile. Quand nous avons organisé notre campagne contre une flotte de baleiniers soviétiques en 1975, nous l’avons filmée. Le film est passé au JT national de CBS, tout le monde l’a vu. C’est impossible aujourd’hui. L’information est dispersée sur les différents médias, sur Internet.

Comment alerter, alors ?

En répétant le même message : si l’océan meurt, nous mourrons. Parce que les océans fournissent 80 % de l’oxygène que nous respirons, qu’ils régulent le climat, qu’ils fournissent de la nourriture. Or, depuis 1945, 90 % des êtres vivants dans les océans ont disparu. Nous avons perdu 30 % de l’oxygène produit par le phytoplancton. À cause des pollutions — plastiques, hydrocarbures, métaux lourds... —, du réchauffement climatique, de l’acidification due au gaz carbonique, de la destruction des estuaires, de la surpêche, de l’aquaculture... C’est insensé. Mais la plupart des gens ne comprennent pas la gravité des menaces, ni la relation intime qui lie la bonne santé des océans à la leur. Dès lors que la biodiversité des océans diminue, leur capacité à survivre est compromise, et donc la nôtre aussi. Et maintenant, non contents d’avoir vidé les océans de leurs poissons, de gigantesques bateaux norvégiens ou japonais s’attaquent au plancton, qu’ils veulent transformer en pâte protéinée afin de nourrir le bétail sur terre. Ignorants et arrogants, ils ont juste oublié que le phytoplancton fournit l’oxygène que nous respirons.

Comment expliquer cette cécité ?

Ces phénomènes de destruction se passent sous l’océan, loin de nos yeux. Et tout le monde se dit : qu’est-ce que ça a à voir avec moi ? À quelques rues d’ici, vous trouverez une poissonnerie qui vend des poissons en provenance du monde entier, dont une bonne partie d’espèces en voie de disparition. Sur les marchés et dans les restaurants, 40 % des poissons vendus proviennent de pêches illégales. Les États-Unis, par exemple, importent plus de poissons que l’ensemble des quotas légaux autorisés. Par ailleurs, 40 % des poissons servent à nourrir le bétail, les porcs et les poulets... Nous n’avons aucune considération pour la vie dans les océans. Nous parlons des poissons en « tonnes », en oubliant qu’il s’agit de créatures uniques, et conscientes. Imaginez que vous traîniez un gigantesque filet sur une centaine de kilomètres à travers le parc du Serengeti, en Tanzanie, tuant tous les animaux sur votre passage. C’est ce que nous faisons dans les océans, toujours plus profondément. Il n’y a pourtant aucune différence entre un lion et un thon rouge ! Tous deux sont des prédateurs géants, uniques dans leur environnement. Le thon rouge est un poisson à sang chaud, ce qui est exceptionnel, et il s’agit d’une des espèces les plus rapi­des, comme le poisson guépard. Mais nous n’avons aucune hésitation à les exterminer, parce que nous ne les voyons pas. Laisser une baleine ou un dauphin agoniser dans son sang pendant des heures ne choque pas, alors qu’il s’agit d’animaux magnifiques, intelligents et conscients d’eux-mêmes.

Il faut arrêter de manger du poisson ?

Oui, il faut cesser de vider les océans, d’en dévorer toute la vie. Il ne faut plus rien manger qui vienne de la mer. Il n’existe aucune « pêcherie durable » qui puisse nourrir plus de sept milliards d’humains.

La surpopulation est la menace la plus grave qui pèse sur l’océan ?

Tout vient de là. Il y a sur Terre trop d’habitants, qui mangent trop d’aliments et qui polluent trop. Trop d’habitants qui désirent trop de choses. C’est une situation impossible qui nécessiterait trois planètes afin que chacun sur Terre puisse s’aligner sur le mode de vie d’un habitant de New York ou Paris. En 1950, notre planète abritait 3 milliards de personnes. Nous sommes aujourd’hui 7,5 milliards, la plupart âgés de moins de 25 ans. Nous volons la capacité de charge (le nombre maximum d’animaux qu’un territoire peut tolérer) des autres espèces, dont nous-mêmes dépendons. Car nous sommes tous interdépendants. Le monde ne pourra pas supporter cette croissance. Nous allons vers une période d’effondrement, qui peut d’ailleurs se produire très brutalement. Il suffit que disparaissent quelques espèces clés pour notre survie — les abeilles, l’herbe, le riz... — pour que la population tombe sous le milliard en deux ans. Les requins sont une espèce « clé de voûte », car ils sont les prédateurs de plusieurs espèces qui mangent le plancton. S’ils sont exterminés, cela entraînera l’effondrement de l’ensemble du système marin. L’Asie n’est pas la seule responsable ; la France est le deuxième pays qui tue le plus de requins en Europe. Mais nous ne le comprenons pas. Et ceux qui s’expriment sur le sujet sont considérés comme des radicaux. En réalité, ce sont bien les gens qui détruisent la planète qui sont les vrais radicaux, et nous, les vrais conservateurs.

Vous arrive-t-il d’être découragé ?

Rarement. Les Lakotas, peuple sioux d’Amérique, m’ont appris qu’un guerrier doit se concentrer uniquement sur l’action, jamais sur le résultat. Ce qui compte, c’est de faire ce que nous estimons juste de faire, aujourd’hui, dans l’action présente. Ensuite, les gens choisissent d’écouter ou pas. Un proverbe indien dit : « Informe les gens une fois. S’ils ne t’écoutent pas, ce n’est plus ton problème, continue ton chemin. » Moi, je continue à agir. Comme quand j’avais 11 ans.

Les baleines ont été tellement chassées qu’elles ont failli disparaître. C’est ce qui a amené la communauté internationale à voter un moratoire sur la chasse commerciale en 1986, promulgué par la Commission baleinière internationale (CBI). Le nombre de cétacés augmente à nouveau. Mais certaines espèces restent très menacées. Depuis 1986, l’Islande, la Norvège et le Japon ont massacré plus de 25 000 baleines sous couvert de recherches scientifiques et à des fins commerciales. La CBI n’a pas le pouvoir de faire appliquer le moratoire.

2 décembre 1950 - Naissance à Toronto.
1971 - Signe le document de création de Greenpeace.
1975 - Opération de sauvetage de cachalots contre des baleiniers soviétiques. Un cachalot blessé choisit d’épargner l’embarcation de Paul Watson. « Un cachalot blessé à mort a épargné ma vie, malgré l’agonie atrocement douloureuse que lui infligeait un harpon explosif reçu en pleine tête. »
1977 - Quitte Greenpeace et fonde la Sea Shepherd Conservation Society.
2000 - Le magazine Time le désigne comme l’un des héros écologistes du XXème siècle.
2014 - Poursuivi par le Costa Rica et le Japon, inscrit sur la liste rouge d’Interpol, Paul Watson trouve refuge en France.

Télérama N° 3421/3422 du 8 août 2015

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 07:38

Amendements COM-4, COM-25, COM-100, COM-232 et COM-284 visant à empêcher l'abolition de la chasse à la glu

http://www.politique-animaux.fr/

L'article 68 quinquies envisage de supprimer la chasse à la glu. Cette pratique consiste à capturer des oiseaux pour s'en servir d'appelants pour la chasse à tir.
(extrait de l'Objet des amendements identiques COM-232 et COM-284)

Article 68 quinquies (nouveau)

Supprimer cet article.

(extrait des amendements identiques COM-4, COM-25, COM-100, COM-232 et COM-284)
Amendements adoptés en Commission.

Amendements identiques COM-232 (7 juillet) et COM-284 (6 juillet) :

ARTICLE 68 QUINQUIES (NOUVEAU)

Supprimer cet article.

Objet

L'article 68 quinquies envisage de supprimer la chasse à la glu. Cette pratique consiste à capturer des oiseaux pour s'en servir d'appelants pour la chasse à tir. Elle ne consiste pas à les tuer. Les oiseaux protégés qui seraient capturés accidentellement sont nettoyés et libérés sous peine de verbalisation. Il s'agit donc d'une pratique totalement sélective et contrôlée. Elle est encadrée par un arrêté ministériel du 17 août 1989. C'est par ailleurs un mode de chasse reconnu par le Conseil d'Etat (CE. 09/11/2007) et la Cour de Justice des Communautés Européennes (CF. CJCE 27 avril 1988 - Affaire 252/85)

Amendement COM-4 (5 juin) :

ARTICLE 68 QUINQUIES (NOUVEAU)

Supprimer cet article.

Objet

L’Assemblée nationale a introduit cet article que vise à interdire la chasse à la glu ou à la colle.

Or, cette chasse traditionnelle ne se pratique que dans cinq départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec des prélèvements infimes.

En effet, outre les contrôles réguliers réalisés comme sur tous les modes de chasse en France par l'ONCFS, l'utilisation des gluaux est soumise à une réglementation très stricte :

- au niveau Européen avec la directive « oiseaux » 2009/147/CE qui fixe les conditions de la dérogation (capture en petite quantité, de manière sélective et faisant l'objet d'un contrôle strict, article 9 de la directive).

- au niveau national avec l'arrêté ministériel du 17 août 1989 relatif à l'emploi des gluaux pour la capture des grives et des merles noirs destinés à servir d'appelants dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, du Var et de Vaucluse.

- au niveau départemental avec des arrêtés préfectoraux pour chacun des 5 départements concernés définissant la période limitée d'emploi des gluaux et le nombre de prises autorisées. Chaque chasseur se voit ainsi attribuer un carnet de prélèvement qu'il tient à jour et qu'il renvoie à la Direction Départementale des Territoires de son département lorsque la saison est finie.

C’est par ailleurs un mode de chasse reconnu par le Conseil d’État (CE. 09/11/2007 requête 289063) et la Cour de Justice des Communautés Européennes dans son arrêt du 27 avril 1988 (AFFAIRE. 252/85).

Cette capture d’appelants aux gluaux fait partie des chasses patrimoniales propres à l'identité de chacune des régions où elles sont pratiquées et a toujours su préserver un équilibre favorable aux espèces visées, toutes les études scientifiques réalisées à ce jour montrant des effectifs de turdidés en état de conservation stable voire en augmentation (études réalisées par des organismes scientifiques : BirdLife, IMPCF, OMPO et Laboratoire ornithologique d'Arosio).

Hormis son aspect patrimonial, ce mode de capture d’oiseaux vivants permet également d'entretenir un lien social entre des populations rurales et urbaines dans une époque où tout semble les éloigner. D’autre part, comme la chasse en général, elle aide à maintenir et développer l’activité économique de nombreux villages de nos régions.

Il convient donc de supprimer cet article motivé par une idéologie sectaire, plus liée à une véritable provocation à l’égard du monde de la chasse qu'à une réelle reconquête de la biodiversité.

Amendement COM-25 (24 juin) :

ARTICLE 68 QUINQUIES (NOUVEAU)

Supprimer cet article.

Objet

Cet amendement propose de supprimer le présent article et de maintenir l'exercice de la chasse à la glu qui consiste à capturer des oiseaux pour s'en servir d'appelants pour la chasse à tir.

La pratique de la chasse à la glu est encadrée par le droit européen. L'article 9 de la directive 2009/147/CE du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages prévoit la possibilité de déroger à ses principes généraux, afin de permettre , la capture, la détention ou toute autre exploitation judicieuse de certains oiseaux en petites quantités dans des conditions strictement contrôlées et de manière sélective. Chaque année, la France, qui a demandé à bénéficier de cette dérogation doit justifier auprès de la Commission européenne qu'elle respecte cette disposition de la directive « oiseaux ».

Ainsi, l'usage des gluaux est admis en France sous de strictes conditions. Il n'est autorisé que dans cinq départements (Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var et Vaucluse) et un arrêté fixe chaque année le nombre d'oiseaux pouvant être capturés.

Les chasseurs à la glu doivent respecter des règles précises : les gluaux doivent être posés une heure avant le lever du soleil et enlevés avant onze heures. Un chasseur doit être présent tant que les gluaux sont installés. Les animaux pris doivent être immédiatement nettoyés. Les animaux autres que des grives draines, litornes, mauvis et musiciennes et les merles noirs capturés doivent être immédiatement nettoyés et relâchés. En pratique, les prélèvements réalisés au moyen de gluaux pour capturer les merles et les grives, sont en diminution depuis trois saisons de chasse dans tous les départements concernés.

Au regard de ces conditions d'exercice très restrictives et très surveillées, une interdiction de la chasse à la glu n'apparaît pas justifiée.

Amendement COM-100 (30 juin) :

ARTICLE 68 QUINQUIES (NOUVEAU)

Supprimer cet article.

Objet

Un amendement voté en commission du développement durable et de l'aménagement du territoire de l’Assemblée nationale est devenu l’article 68 quinquies (nouveau) du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. Cet article vise à interdire la chasse à la glu ou à la colle. Il a été confirmé en séance en présence de 13 députés sur 577 par 8 voix contre 5.

La chasse à la glu ou à la colle, une tradition cynégétique remontant à l’antiquité gréco-romaine sur tout le pourtour méditerranéen, sert à capturer des appelants pour la chasse aux turdidés. Les oiseaux (grives et merles) ainsi immobilisés ne sont pas tués, mais sont ensuite relâchés. Cette méthode est reconnue par le conseil d’État et la cour de justice des communautés européennes depuis 1988. Il s’agit d’une pratique en parfaite adéquation avec la directive oiseaux (2009-147-CE) dans une démarche de gestion durable reposant sur le suivi des populations de turdidés et la participation des pratiquants à des études scientifiques.

Ainsi, l’Association de défense des chasses traditionnelles de la grive travaille avec l’Observatoire européen cynégétique et scientifique citoyen, sous la direction de l’Institut méditerranéen du patrimoine cynégétique et faunistique. L’Association d’imitation du chant des oiseaux travaille sur l’étude relative à l’âge-ratio des grives musiciennes et mauvis, et collabore avec le laboratoire ornithologique d’Arosio et l’Institut européen pour la gestion des oiseaux sauvages.

Par ailleurs, l’entretien des postes et des cabanes dans le périmètre desquels sont installés les gruaux participe à la sauvegarde de l’environnement et du patrimoine dans une région où les incendies de forêt ont de sévères conséquences sur les espaces boisés méditerranéens. Le débroussaillage et le nettoyage des abords et des chemins contribuent à l’entretien nécessaire des espaces boisés des collines provençales.

Tels sont les motifs de cet amendement de suppression de l’article.

Source : Sénat (amendement COM-4)
Sénat (amendement COM-25)
Sénat (amendement COM-100)
Sénat (amendement COM-232)
Sénat (amendement COM-284)

En savoir plus : Compte rendu de la Commission (voir article 68 quinquies)
Article de la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux)

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 09:44

Le Danemark est signataire des conventions de Bern et de Bonn sur les espèces migratrices et s'est engagé à œuvrer à leur protection. Sept membres de Sea Shepherd ont été arrêtés en tentant de s'opposer au massacre de 250 dauphins globicéphales (pilot whales) jeudi dernier. Ils risquent selon la loi féringienne, soutenue par le Danemark, deux ans de prison.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/liberez-activistes-sea-sheperd-995.html

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 06:57

Arrêt de la maltraitance sur les chiens de la brigade cynophile

Auteur : FADPM 84 syndicat autonome fonction publique territoriale

Créé le 14/07/2015

À l'attention : de la Mairie d'Avignon, Madame Cécile Helle

Les chiens de la brigade cynophile d'Avignon vivent dans des conditions effroyables malgré les efforts des agents pour apporter des soins et du réconfort à leurs fidèles auxiliaires : températures extrêmes, infiltrations, moisissures, béton qui se désagrège et donne des maladies aux chiens, décès de chien dû au stress, égouts qui débordent dans les locaux, rats, absence du moindre confort.....

Un rapport accablant de la Préfecture liste ces nombreuses carences et une mise en demeure a été faite pour ce qui est assimilé à de la maltraitance. La Mairie reste sourde.

Notre organisation syndicale autonome et apolitique se bat contre la Mairie d'Avignon pour que le chenil soit délocalisé dans des locaux conformes garantissant le bien être des chiens.

La ligne budgétaire qui était prévue à cet effet a été supprimée, les chiens se meurent à petit feu dans l'indifférence générale.

Les agents ne demandent ni primes, ni avantages sociaux, ni même que leurs locaux dans le même état soient mis également en conformité et où pourtant un agent a contracté la gale. Ce qu'ils demandent, c'est que la Mairie prenne ses responsabilités et fasse le nécessaire pour mettre fin à cette situation indigne bien cachée derrière le strass et les paillettes du festival, des bâtiments touristiques.

Aidez-nous, signez la pétition pour les chiens qui comptent sur nous pour mettre fin à leur calvaire malgré leur investissement à la sécurité des concitoyens sans faille.

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 10:00

cyber action N° 056L: l’ouverture/extension d’un élevage de 1 600 primates du SILABE Nous, soussignés, refusons l’ouverture/extension d’un élevage de 1 600 primates du SILABE (Simian Laboratory Europe) destinés à l’expérimentation animale, situé au Fort Foch de Niederhausbergen (près de Strasbourg) et demandons la fermeture du centre de primatologie déjà existant.
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/ouverture-extension-elevage-primat-975.html

Une association dévoile des photos montrant l’intérieur d’un centre d’élevage de primates// cyberaction N° 720: Stop au projet de commercialisation des pénis de phoques

L'Institut de la fourrure du Canada affirme que la vente de produits dérivés du phoque en Asie, dont les pénis de phoque, pourrait être relancée si le ministère des Pêches et des Océans adoptait son plan.
Le plan de l'Institut de la fourrure vise à ouvrir de nouveaux marchés pour appuyer la proposition d'abattre 140 000 phoques gris sur cinq ans dans le sud du golfe du Saint-Laurent.

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stop-projet-commercialisation-penis-981.html

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27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 06:10

Bouches-du-Rhône : le taureau à la corde interdit à Eyragues

33 CÉCILE BODARWÉ

L'Alliance anticorrida, l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs et la SPA du pays d'Arles ont réussi à faire interdire le taureau à la corde à Eyragues, petite commune des Bouches-du-Rhône proche d'Avignon. Ce jeudi, la Cour d'appel d'Aix-en-Provence a, en effet, rendu un arrêté confirmant le jugement de première instance du tribunal de Tarascon du 8 janvier dernier.

"Ce qui est très important c'est que la cour reconnaît les mauvais traitements infligés aux taureaux, les saignements, les chutes, les blessures…, souligne la présidente de l'Alliance anticorrida, la Nîmoise Claire Starozinski. Cette victoire n'est pas symbolique. Elle va permettre d'épargner définitivement aux taureaux des actes de maltraitance !". Dans les rues d'Eyragues, on ne devrait donc plus voir d'animaux aux cornes entravées par une corde tirée par les amateurs de ce qu'ils appellent “l'encierro à l'Eyraguaise”. Une manifestation, organisée trois fois par an, "interdite par un arrêté préfectoral du 4 juin 1966", rappelle la Cour d'appel d'Aix-en-Provence .

Menaces, les injures et représailles

Autre point qui a joué en faveur des défenseurs des animaux, l'absence de preuve apportée par les deux associations organisatrices du taureau à la corde, le club taurin Paul-Ricard-la Bourgine et le comité des fêtes d'Eyragues, attestant que "ladite tradition en admettant qu'il s'agisse en l'espèce d'une course de taureau" soit locale et ininterrompue dans le temps. Ces deux paramètres retenus par la loi autorisent en effet les courses de taureaux sur des zones géographiques bien précises.

Outre l'interdiction d'organiser des taureaux à la corde dans la commune, le club taurin Paul-Ricard-la Bourgine et le comité des fêtes d'Eyragues ont été condamnés "à verser 1 800 € " aux trois associations protectrices des animaux."Malgré les menaces, les injures et les représailles, l'Alliance anticorrida, l'Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoir et la SPA du pays d'Arles ont vu leur bon droit triompher de l'arrogance de contrevenants supposés intouchables", soulignent les défenseurs des animaux.

"Aller en cassation, ça coûte cher"

"Le tribunal ne s'est pas laissé influencer par les menaces et les pétitions", se satisfait le président de la SPA du pays d'Arles, le Gardois Daniel Meysonnier, qui tient à préciser que "nous ne sommes pas contre les traditions !".

Du côté d'Eyragues, le club taurin et le comité des fêtes auraient annoncé leur intention d'aller en cassation. "La commune d'Eyragues ne compte pas les deniers de ses contribuables ! Aller en cassation, ça coûte cher. À chaque fois qu'ils perdent, ils paient davantage…", ironise le président de la SPA du pays d'Arles.

Le maire d'Eyragues, contacté, ne nous a pas répondu.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 04:23

Les Brèves

8-06-2015

France

Les nuisibles sur le banc des désignés

Animaux à poils ou à plumes, tremblez ! Le ministère de l’Ecologie vient d’ouvrir la consultation électronique sur le projet d’arrêté fixant la liste des espèces nuisibles pour la période 2015-2018.

Pour nos 30 milliards d’amis, se faire désigner, c’est la promesse d’endurer d’affreuses souffrances… elles aussi encadrées. Ainsi l’arrêté prévoit d’ores et déjà comment les habitants pourront exterminer les indésirés. « Le renard (Vulpes vulpes) peut toute l’année, être : piégé en tout lieu, déterré avec ou sans chien », peut on ainsi lire sur le site du ministère. Quant au corbeau freux et à la corneille noire, ils « peuvent être détruits à tir entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard. »

A chaque période de trois ans, l’arrêté fixant la liste des espèces nuisibles a ses gagnants et ses perdants parmi une liste d’habitués : belette, fouine, martre, putois, renard, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, geai des chênes et étourneau sansonnet.

Côté égalité, les petites bêtes pourront repasser puisque l’arrêté se décline département par département. Le bienvenu ici peut être considéré comme un malotru ailleurs. Pour cette nouvelle édition, sauvé in extremis pour bon comportement : le renard en Savoie. D’autres font leur entrée dans la liste fatale, comme la pie dans l’Aube, le Calvados, la Dordogne, le Rhône et la Seine-et-Marne, la fouine en Dordogne ou le martre dans le Calvados.

Pour sauver votre préféré, vous avez jusqu’au 21 juin pour vous exprimer.

Autre article dans la presse

Le ministère de l'Ecologie consulte le public sur la question du loup jusqu'au 21 juin
http://france3-regions.francetvinfo.fr/cote-d-azur/2015/06/08/le-ministere-de-l-ecologie-consulte-le-public-sur-la-question-du-loup-jusqu-au-21-juin-742341.html

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 06:29

Manifestation contre la captivité des cétacés dans les parcs aquatiques
www.aspas-nature.org.

Opération Oblitération

Pour que la captivité spectacle cesse, nous souhaitons que la loi française change

afin d’interdire l’ouverture de nouveaux delphinariums en France, de mettre un terme à la reproduction et à l’importation de nouveaux cétacés sur le territoire français, de fermer les delphinariums à moyen terme et de permettre la réhabilitation des cétacés captifs dans des baies marines adaptées.

Pourquoi «OPÉRATION OBLITÉRATION» ? Parce que cela évoque à la fois le cachet de la poste et donc la méthode utilisée pour cette action, à la fois ce désir d’effacer peu à peu les delphinariums en France, mais aussi ce désir d’obstruer complètement la boite aux lettres du ministère de l'écologie. Cette action a été initiée suite à différentes rencontres entre plusieurs députés et des membres de plusieurs associations dédiées à la cause.

Lorsque l’objectif sera atteint, ces lettres seront ensuite portées, avec d'autres pétitions, en présence de députés, de représentants associatifs et de journalistes, directement à Mme Ségolène ROYAL, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 07:56

La corrida est radiée du patrimoine culturel immatériel de la France

Grande victoire de l'ASPAS : Les bolosses et les molosses, c'est fini !
Enfin ! La chasse avec des chiens de type molossoïde est officiellement interdite ! L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) salue cette belle avancée juridique pour laquelle elle se bat depuis des mois.

Des points de vue et des analyses approfondis de l'actualité grâce aux contributeurs du Huffington Post

Roger Lahana Devenez fan

Vice-president du CRAC Europe

La corrida est radiée du patrimoine culturel immatériel de la France

Publication: 04/06/2015

ANIMAUX - Le 22 avril 2011, une information choquante pour une large partie de la population française est rendue publique : la tauromachie vient d'être inscrite à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel (PCI) de la France. Il s'agit d'une procédure qui permet, à terme, de la voir classée au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Ce classement a été réalisé dans l'opacité la plus totale par une commission du ministère de la Culture, sous la houlette de Philippe Bélaval, aficionado convaincu, à l'époque directeur général des Patrimoines et surtout, membre fondateur de l'ONCT (Observatoire national des cultures taurines). Il a, depuis, servi de prétexte à toutes sortes de malversations fiscales de la part de certains organisateurs de corrida.

En 2013, Frédéric Mitterrand publie un livre de mémoires intitulé La récréation dans lequel il révèle les conditions dans lesquelles s'est faite cette inscription, alors qu'il était le ministre en charge de ce portefeuille. On découvre que non seulement cela s'est fait à son insu, mais que par la suite, lorsqu'il s'en est ému, c'est François Fillon en personne qui lui a interdit de faire quoi que ce soit pour annuler cette basse manœuvre :

"Stupéfaction ! Une obscure commission du ministère dont je ne soupçonnais même pas l'existence vient d'inscrire la tauromachie au patrimoine immatériel de la France, au même titre que les chants de bergers basques ou la tarte Tatin.[...] Mais la tauromachie n'est pas une tradition innocente et j'imagine le forcing auquel ont dû se livrer une poignée de fonctionnaires à consigner cette inscription. Je n'aime pas la corrida, que je trouve un spectacle cruel, et je n'ai jamais pratiqué le romantisme du torero. C'est une faute que de lui attribuer ce genre de label officiel qui laisse croire en plus qu'elle pourrait monter encore d'un échelon et être proposée au patrimoine de l'UNESCO."

Lorsque l'inscription est annoncée, le CRAC Europe et l'association Droits des Animaux l'attaquent aussitôt (d'autres organisations également mais elles sont déclarées irrecevables pour diverses raisons). En parallèle, à l'appel du CRAC Europe, plus de deux cents associations liées à la protection animale se sont regroupées dans un collectif (patrimoine-corrida.fr) pour protester contre l'inscription d'une pratique que le Code pénal qualifie de "sévices graves et actes de cruauté envers des animaux" (article 521-1) tout en exonérant de toute poursuite ceux qui s'y adonnent dans onze département du sud du pays pour cause de "tradition locale ininterrompue".

En première instance le 3 avril 2013, le tribunal administratif de Paris suit le rapporteur public qui donne tort aux deux plaignants. Ces derniers font appel. La nouvelle audience s'est tenue le 18 mai dernier. Coup de théâtre, Mme Vrignon, rapporteur public qui a présenté les faits, est, cette fois, nettement en faveur de l'annulation de l'inscription. Le point fondamental sur lequel elle s'appuie est la surprenante décision prise en mai 2011 par le ministère de la Culture de supprimer toute mention de l'inscription sur ses sites officiels "en raison de l'émoi suscité par cette inscription".

Plusieurs associations et particuliers (dont mon éditrice) avaient interrogé le ministère à ce sujet. Il nous a été répondu que l'absence de mention de cette inscription ne signifiait pas que l'inscription devenait caduque. Un juriste souhaitant garder l'anonymat avait pris la parole lors du grand rassemblement anticorrida d'Alès en mai 2013 pour affirmer le contraire. Selon lui, la disparition des informations valait annulation de l'inscription. Son intervention avait à l'époque était accueillie avec le plus grand scepticisme. Il apparait désormais qu'elle était parfaitement recevable. C'est en effet le raisonnement qu'a suivi Mme Vrignon :

"Dans tous les cas, même si l'ambiguïté des écritures du ministre de la culture, qui nie à la fois l'existence d'une décision d'inscription faisant grief - pour ne pas fâcher les anticorrida - et le retrait ou l'abrogation de cette décision - pour ne pas froisser, cette fois-ci, les procorrida -, ne facilite pas la compréhension de ce dossier, il semble donc qu'à la date à laquelle le tribunal a statué, le 3 avril 2013, la fiche d'inventaire relative à la corrida avait disparu [...] Quels que soient les motifs, soit disant techniques, qui sont invoqués pour justifier cette absence, il y a lieu de considérer que la corrida n'a pas, depuis son retrait ou son abrogation, été réinscrite sur la liste du patrimoine immatériel français. Si le ministre souhaite que cela soit le cas, qu'il le fasse clairement savoir et qu'il en assume les conséquences."

Cet argument a été entendu par le tribunal, qui a conclu le 1er juin 2015 à un non lieu à statuer : "La décision d'inscription de la corrida à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France doit être regardée comme ayant été abrogée". Du fait de la disparition de cette inscription sur le site du ministère en mai 2011, la plainte du CRAC Europe et de DDA s'éteint d'elle-même. La tauromachie est officiellement retirée de notre patrimoine.

Voilà qui va sérieusement contrecarrer les malversations des organisateurs de corrida qui s'en prévalaient pour tricher sur la TVA et, plus largement, la communauté des aficionados qui y voyait une reconnaissance prestigieuse et un brevet de respectabilité. Il s'agit là d'une immense victoire pour le combat anticorrida en France, voire dans le monde de plus en plus restreint de la tauromachie, et d'un pas historique de plus vers l'abolition de cette barbarie d'un autre âge.

NOTE DE LA RÉDACTION:

L'Observatoire national des cultures taurines a précisé dans un communiqué que la procédure n'était pas terminée et qu'elle avait formulé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État.

Lire aussi :

• Quand des vétérinaires français cautionnent la corrida

• La tauromachie, une industrie en plein effondrement économique

• La cause animale au Parlement européen

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