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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 10:32

 

Frères humains, sœurs humaines, vous avez entendu parler  du  transhumanisme  et  des  transhumanistes ;  d’une  mystérieuse  menace,  groupe  fanatique,  société  de  savants et  d’industriels  dont  l’activisme  impérieux  et  l’objectif  affiché  consistent  à  liquider  l’espèce  humaine  pour  lui substituer     l’espèce     supérieure     «augmentée»,     des hommes-machines. Une espèce résultant de l’automachination par  ingénierie  génétique  et  hybridation électro-mécanique.

Vous avez entendu l’ultimatum cynique et provocant de  ce  chercheur  en  cybernétique:  «Il  y  aura  des  gens implantés,  hybridés,  et  ceux-ci  domineront  le  monde.  Les autres  qui  ne  le  seront  pas,  ne  seront  pas  plus  utiles  que nos   vaches   actuelles   au   pré.»   Et   encore,   «,ceux   qui ,décideront  de  rester  humains  et  refuseront  de  s’améliorer auront  un  sérieux  handicap.  Ils  constitueront  une  sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur».Nous sommes les chimpanzés du futur et nous vous appelons  à  la  résistance  contre  ce  néo-nazisme  surgi  des ,laboratoires.

Les  animaux  politiques  qui écrivent  à  l’enseigne  de Pièces  et  main  d’œuvre  combattent  le  transhumanisme depuis une quinzaine d’années. Ils ont déjà publié nombre de   livres   sur   des   sujets   voisins,Terreur   et   Possession, Aujourd’hui le Nanomonde, L’Industrie de la contrainte,etc.20,€,ISBN –979 -10 -94229 -99 -6

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-Anti-Spécisme La carte du singe - La Vie des idées

Recensé : Vincent Leblan, Aux frontières du singe. Relations entre hommes et chimpanzés au Kakandé, Guinée (XIXe-XXIe siècle), Paris, Éditions de l’EHESS, 2017, 288 p., 22 €.

 

par Éric Baratay [18-09-2017]
-Autre :
 

-Eugénisme scientifiqueDes embryons humains clonés subissent une « chirurgie de l'ADN ...

n Chine, une équipe de chercheurs a pratiqué une « chirurgie chimique » sur des embryons humains pour « corriger une erreur » contenue dans leur code génétique. Ils ont utilisé pour cela l’ « édition de base », c’est à dire la correction d’une base de l’ADN[1]. Les embryons humains utilisés étaient atteints de beta-thalassémie, une maladie héréditaire causée par la modification d’une seule base dans le code génétique, soit une « mutation ponctuelle ». Ces embryons ont été créés par clonage et détruits après l’expérience.

 

L’équipe, dirigée par Junjiu Huang, se félicite d’être la première à « démontrer la faisabilité de la guérison des maladies génétiques dans les embryons humains par édition de base ». Il s’agit d’une technique dérivée du « gene-editing » avec CRISPR, qui serait « plus précise ».

 

La même équipe de l’université de Sun Yat-Sen à Guangzhou avait utilisé CRISPR sur des embryons humains pour la première fois en 2015, soulevant de nombreuses réactions dans le monde scientifique (cf. Chine : Des manipulations génétiques d'embryons humains avérées, Manipulation génétique sur l'embryon : une transgression inquiétante).

 

Le professeur Robin Lovell-Badge, de l'Institut Francis Crick à Londres qui autorisent de telles recherches (cf. Royaume-Uni : des embryons humains génétiquement modifiés), a qualifié l’étude, publiée dans Protein and Cell, d’ « ingénieuse » mais interroge le peu d’études préalables sur l’animal menées par l’équipe chinoise.

 

Note Gènéthique : CRISPR-cas 9, d’un simple système bactérien à des enjeux éthiques complexes

 

[1] L’ADN est constitué de l’association de quatre « bases » : adénine, cytosine, guanine, et thymine.

 
Sources: 

BBC, James Gallagher (28/09/2017)

 

Une équipe britannique a modifié le génome de 58 embryons humains[1] à l’aide de CRISPR-Cas9[2]. Leurs expériences étaient menées dans le but d’ « étudier le développement humain précoce », ont-ils justifié (cf. Des scientifiques britanniques autorisés à manipuler génétiquement des embryons humains ). Ils ont précisément éliminé un gène dans des zygotes au stade une cellule pour « tester la capacité de la technique à déchiffrer les fonctions de gènes clefs » : « une façon de découvrir ce qu’un gène fait dans l’embryon en développement est de voir ce qui se passe quand il ne fonctionne pas », a expliqué Kathy Niakan, qui a dirigé la recherche à l’Institut britannique Francis Crick. Elle espère que d’autres équipes étudieront d’autres gènes clefs à l’avenir. A terme, l’objectif affiché de telles études est d’ « améliorer les traitements de FIV » et de comprendre les causes des fausses-couches.

 

Dans l’étude britannique, le gène visé était celui à l’origine de la production de protéine OCT4, qui devient normalement active dans les premiers jours de développement de l’embryon. Les chercheurs ont travaillé sur des embryons de souris, puis sur des cellules souches embryonnaires humaines et enfin sur des embryons humains. A sept jours, les embryons ont été détruits et « analysés ». A cet âge, l’embryon est composé d’environ 200 cellules qui forment le « blastocyste ». Les résultats, publiés dans Nature montrent que l’embryon a besoin de protéine OCT4 pour former le blastocystes.

 

Note Gènéthique : Au cours de l’été, une équipe américaine a publié des travaux faisant état de la modification génétique d’embryons humains (cf. Embryons génétiquement modifiés : les détails de l’étude américaine publiés). Leurs résultats ont été mis en doute à la rentrée (cf. Embryons humains génétiquement modifiés : des résultats mis en doute).

 

[1] Embryons « surnuméraires » créés à l’origine pour des fécondations in vitro.

[2] CRISPR-cas 9, d’un simple système bactérien à des enjeux éthiques complexes

 
Sources: 

Nature, Heidi Ledford (20/09/2017); Reuters, Kate Kelland (20/09/2017)

 

- Epistémologie  :

2 - Sciences Critiques : « Il faut prendre le mal à la racine » par Jacques Testart

Grand entretien avec Jacques Testart, biologiste, président d'honneur de Sciences Citoyennes, publié le 30 mai sur le site de Sciences critiques

La recherche scientifique peut-elle continuer plus longtemps à se soustraire à la démocratie ? Alors que « l’avenir se fabrique dans les laboratoires », comme le rappelle Jacques Testart, la toute-puissance croissante de la science n’est contrecarrée par aucun contre-pouvoir citoyen. Pourtant, des procédures démocratiques existent − comme les « conventions de citoyens » − pour orienter les développements technoscientifiques dans le sens de l’intérêt général. Rencontre avec un défenseur de l’« humanitude ».

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3 - Sciences Critiques : « Que serait une science responsable ? » par Isabelle Stengers

Tribune d'Isabelle Stengers, philosophe, administratrice de Sciences Citoyennes, publiée le 17 avril sur le site de Sciences critiques

Par les temps qui courent, nous n’avons pas besoin de scientifiques cyniques, désespérés, ni même saisis par la culpabilité. Nous avons besoin de scientifiques qui apprennent à rencontrer des interlocuteurs porteurs de questions qui importent, qui leur demandent de poser, avec eux, des questions que leur institution les a incités à ne pas poser. La question de la responsabilité des sciences, toute utopique qu’elle puisse sembler, revêt une pertinence politique cruciale.

Plaider aujourd’hui pour une recherche scientifique « responsable », ne serait-ce pas céder à la tentation d’une mauvaise utopie ?

Comment éviter de faire ricaner ceux qui dénoncent le rôle des sciences dans ce qu’on appelle le développement ? Et comment intéresser des chercheurs qui se sentent méprisés, harcelés, soumis à une mise en compétition impitoyable et à des mots d’ordre hypocrites ?

Parmi ces mots d’ordre, il y a déjà celui qui évoque une « science responsable » ou, plus précisément, une « innovation responsable » – l’innovation étant désormais ce qui constitue la raison d’être quasi-exclusive de la recherche scientifique.

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- Note de l'administration du blog:

Quand la " la bonne société est imprégnée d’une idéologie anthropophobe "cela donne une imposture "collective " qui prend la forme d' un appel * simpliste et solennel signé par Malik Salemkour**, entre autre   président nouvellement élu en 2017 à la LDH ! !

*« Ouvrons dès maintenant l'accès à la PMA à toutes les femmes »

 (**Un parmi  ces loyalistes et ces besogneux d'un  lobbying scientiste,qui est celui  de la pseudo-éthique ou critique épistémologique )

 

 

"Dans une tribune au « Monde », un collectif d’associations demande que le gouvernement élargisse l’accès à la procréation médicalement assistée aux femmes lesbiennes et célibataires sans attendre la révision des lois de bioéthique, prévue en 2018.

LE MONDE | | Par

 

Tribune. L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes est un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. « Le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules est une discrimination intolérable », affirmait-il en février. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a déclaré mardi 12 septembre qu’« ouvrir la PMA à toutes les femmes est une question de justice sociale ».

Elle préconise d’utiliser la révision des lois de bioéthique, prévue en 2018, pour proposer des modifications législatives au Parlement, probablement au premier trimestre 2019. La PMA pour toutes les femmes n’est pas une question d’éthique, mais d’émancipation des femmes, d’égalité des droits et de lutte contre les discriminations. Attendre les lois de bioéthique signifie courir le risque de revoir, dans le pays, une vague d’homophobie et de haine que nous ne souhaitons pas revivre.

« L’ouverture de la PMA à toutes les femmes est une mesure de liberté et d’égalité des droits »

L’ouverture de la PMA à toutes les femmes est une mesure de liberté et d’égalité des droits d’accès aux techniques reproductives. Elle donne le choix à toutes celles qui le souhaitent, et qui ne le peuvent pas aujourd’hui, de fonder une famille. C’est une mesure qui contribue à l’émancipation des femmes. L’accès à la PMA pour les couples hétérosexuels a déjà été débattu par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE). Aujourd’hui, l’ouverture de la PMA pour toutes les femmes est une application du principe de non-discrimination et d’égalité des droits devant le projet parental.

On l’a vu, en France, l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples homosexuels a provoqué de vifs débats sociétaux, souvent alimentés par une frange religieuse très conservatrice. En 2013, l’année du mariage pour tous, SOS homophobie a enregistré une hausse de 78 % des actes homophobes..."

 

-Surveillance industrielle et   contrainte technologique généralisée à "la masse".

Prosaïquement  et quotidiennement l'industrie de l'énergie entérine la possible phase d' ESPIONNAGE TOTAL    , avec ce "robot"  indicateur de  consommation domestique : LINKY mensonges d'ERDF JJ Bourdin, Arte, On n'est pas des pigeons

-Surveillance étatique et ministérielle

 

Sacrifier la liberté pour la sécurité, une impasse. - VoxPublic

Publié le 14 septembre 2017

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux » est une maxime prêtée à Benjamin Franklin, tragiquement remise au goût du jour après les attentats de 2015 et la mise en place de l’ « état d’urgence ».

La question reste posée en cette rentrée parlementaire qui s’ouvre sur la mise au vote à l’Assemblée nationale de la loi « Sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme ». Les enjeux autour de cette loi sont graves : les libertés les plus fondamentales risquent d’être directement et durablement affectées au nom de la sécurité (droit d’aller et venir, de manifester, droit à la vie privée, liberté d’expression, droit à ne pas être discriminé.e).

Visuel de la campagne de l’Observatoire de l’état d’urgence

Depuis plusieurs mois, VoxPublic anime le réseau « état d’urgence/antiterrorisme » composé d’associations, de syndicats professionnels (avocats, magistrats), d’universitaires et d’avocats qui refusent de sacrifier l’état de droit en France au nom d’une hypothétique sécurité. Les membres de ce réseau ont rencontré E. Macron fin juin, puis ont été auditionnés à l’Assemblée nationale début septembre. Ils vont encore faire entendre leur voix dans les jours qui viennent. Néanmoins, tous savent que le combat pour protéger les libertés fondamentales sera long. Il devra aussi passer par la construction d’un discours plus à même de trouver son chemin dans une opinion publique traumatisée par les attentats. Une peur, certes légitime, mais largement instrumentalisée au profit de la logique sécuritaire. La privatisation de la sécurité (inscrite dans le projet de loi), le développement du tout carcéral (construction annoncée de 15 000 places de prison), l’arbitraire des contrôles d’identité au faciès renforcé au nom de l’antiterrorisme contribuent à développer une « société de suspicion » ferment d’un « despotisme doux » pour reprendre les mots de Mireille Delmas-Marty, éminente juriste, professeur émérite au Collège de France, dans un article paru dans Libération

La défense des libertés : un enjeu de la bataille budgétaire

« La sécurité, un ogre jamais rassasié » affirmait, fin 2015, l’ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue. Alors que les budgets pour l’amélioration des conditions de vie dans les banlieues populaires, pour les emplois aidés sont réduits, l’ogre « sécurité » avale une part grandissante des finances publiques sans que l’efficacité des mesures adoptées ne soit évaluée.

A VoxPublic, nous pensons donc que la bataille pour la défense des droits et libertés fondamentales doit aussi être menée, dès cet automne, sur le terrain budgétaire lors de la discussion de la loi de Finances 2018. Faut-il continuer à dépenser sans compter pour une illusoire sécurité, et sacrifier les actions en faveur de la cohésion sociale ? Le gouvernement semble avoir déjà tranché. Les choix budgétaires que les parlementaires vont faire seront les premières pierres des politiques publiques de ce nouveau quinquennat. Il y a donc urgence à construire le dialogue avec les élu.e.s de la majorité et de l’opposition pour qu’ils ne soient pas uniquement sous la pression du gouvernement et des lobbies de la sécurité. Alors que les parlementaires cherchent encore leurs marques, il est urgent que les organisations de la société civile infiltrent toutes les brèches pour inonder leurs bureaux de leurs exigences démocratiques.

L’équipe de VoxPublic

 
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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 09:10

La fête du poulet 

Le samedi 2 septembre à Saint-Pons-de-Thomières (Hérault), avec la bande de la Cigale et des invités venus de partout.

Origine de la fête : En 2009, des habitants de St-Pons-de-Thomières ont été perquisitionnés, certains embarqués et gardés à vue abusivement, dans la pitoyable affaire du corbeau de l’Hérault qui affolait les élus locaux jusqu’à l’Elysée... Parmi les suspects, la bande de La Cigale, qui fête désormais tous les ans à la même époque, le poulet !

Lieu : SOURCE DU JAUR * / Saint-Pons-de-Thomières

- 16H : Marche des poulets
- 18H : Prises de paroles des Cigales et des invités
- 19H30 : Apéro-concert avec Maax et ses invités suivi d’un repas républicain.

* En cas de mauvais temps, c’est la salle des fêtes qui sera le lieu des prises de paroles et de la soirée festive.

- Événement Facebook à partager

 

 

Cette Fête  du Poulet est organisée avec  l’équipe du film La cigale, le corbeau et les poulets  ainsi que le réalisateur Olivier Azam  – Mutins de Pangée –  pour rappeler que les victimes des incarcérations  arbitraires n’ont pas reçu réparation tandis  que les délateurs chevilles ouvrières de l’injustice se pavanent toujours impunément. Nous  laissons bien entendu toute liberté pour décider du moment de votre intervention : à la manif, pendant le repas , ou au cours du débat.

 Au programme   :

16h : MARCHE DES POULETS

Défilé corrosif et spectaculaire en souvenir de l’incarcération abusive des « gardés à vue » dans l’affaire du corbeau de l’Hérault, en 2009. Départ de la source du Jaur jusqu’au poulailler. N’hésitez pas à venir déguisés ! (en poulet ou autre...)

 

On demande à chacun.e de préparer son intervention (à l’aide de notes) et de la calibrer à 10 min… la gestion du temps avec Maax comme premier tirailleur. Au delà, Maax jouera du biniou jusqu’à recouvrement de la voix !

Voici les intervenants  à la Fête du Poulet  (pas forcément dans l’ordre).

  1. Pierre Blondeau :  Affaire du corbeau (rappel de l’affaire et non résolution et pourquoi on est là)
  2. Aline Pailler (journaliste France Culture, militante syndicale, engagée dans beaucoup de combats) :
    La situation des réfugiés qui arrivent à Paris
  3. Michèle Barbier  : LDH
    Les actions locales en faveur des migrants.
  4. Jacques Choukroun (historien, militant ensemble 34) :
    L’état des luttes en Grèce (il en revient !)
  5. Philippe Pascal (syndicaliste, URSSAF Var, rencontré aux Glières) :

    Fête du Poulet / Programme

    Lanceurs d’alertes, risques, menaces et mafia

  6. Thierry Canals (le panache salvetois) :
    La lourde présence des Brigandes à la Salvetat sur Agout.
  7. Jean-Louis Ribereau  ( insoumis de Gironde, organisateur des tournées cinémas de Clin d’œil) :
    Un point sur la situation en Gironde.
  8. Claude Arnal (organisateur de projections et gros activiste breton de Brest) :
    Les actions municipales de résistance à Brest et alentour et affaire Ferrand.
  9. –  Jean-Michel  Villeroux  / Pierre Blondeau  :
    Un point global sur les luttes en cours autour de la cigale ? (pour conclure)   :
    Éoliennes ? la figuiière ? à voir….Le squatt du hameau héraultais de La Figuière devant la justice
     
  10. Conclusion Jean-Louis  : infos pratiques, restaurations, DVD, lendemain…

18h : PRISE DE PAROLES DES CIGALES ET DES INVITES

En plein air, à la source du Jaur, les Cigales et des invités croisés sur la route de la tournée du film témoigneront de leurs expériences récentes de résistance citoyenne. En cas d’orage, un autre lieu est réservé donc qu’il pleuve qu’il vente ou qu’il neige, la septième fête du poulet aura bien lieu.

19H30 : APERO-CONCERT AVEC MAAX et ses invités

Apéro-concert avec le troubadour Maax et ses invités.

REPAS REPUBLICAIN

La soirée se poursuivra avec un repas républicain (Au choix : Poulet basquaise, Couscous, grillades par l’association "Attac la saucisse")

VIENDEZ !!!

Sont attendus :
Les habitants de Saint-Pons pour les remercier encore une fois de leur soutien après la mise à sac de La Cigale par les enquêteurs en septembre 2009.

Sont espérés :
Le commandant de la gendarmerie, le délateur principal, le malheureux d’Hérépian et Azaïs, chef du SRPJ à l’époque.

LE DVD EN AVANT-PREMIERE

Les souscripteurs.trices pourront retirer sur le stand des Mutins de Pangée le DVD DU FILM La cigale, le corbeau et les poulets (et ses nombreux compléments).

Vous pourrez souscrire et emporter le dvd sur place directement.

Le DVD sortira officiellement pour la fête de l’Huma les 15-16-17 septembre, en librairies et sur lesmutins.org

POUR LOGER SUR PLACE

Si vous venez de loin et que vous voulez dormir sur place, vous pouvez nous contacter afin qu’on vous indique un gîte ou un hotel.

À télécharger

- Contre  l’exception répressive de l’État au service de socialiste  ,pour:

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 08:49

les raisons de la colère : Le clan sectaire des suprémacistes brigandes salvetoises.
Les éléments de langage  des suprémacistes de  Barka production à la Salvetat sur Agout ont lamentablement évolué au fur et à mesure que les tensions allaient crescendo. L’utilisation d’un nouveau  vocabulaire est préconisé  mais les tristes personnages sont identiques et égaux à eux même  pour tromper une population peu encline à ouvrir les yeux sur une certaine réalité idéologique  de ces illuminés, à qui Joël Labruyère promet la vie éternelle pourvu que l’on suive  ses concepts de gourou dégénéré .
Remplacer donc  « secte » par  « clan »,  « les Brigandes » sont devenues « les Salvetoises », et les ultra-nationalistes identitaires  des « suprémacistes » blancs chantant toujours la haine du noir ou du gris voire du jaune, de l’islamiste, du sioniste, du catholique, du bouddhiste du pape, du gauchiste, du jésuite, du politique (de droite comme de gauche), du philosophe, de l’homosexuel, de la lesbienne, comme du transgenre, des journalistes, de la justice, de la police, des syndicalistes, des francs-maçons…. , enfin bref tout ce qui n’adhèrent pas à la thèse du « grand remplacement » : s’armer pour se défendre contre l’envahisseur !
Avec les suprémacistes blancs, ce n’est plus l’état d’urgence permanent, c’est l’état de guerre permanent !
Lire / État d’urgence : ultra-brigandes à la Salvetat sur Agout du 13 septembre 2016 in panache-salvetois.

«  les Brigandes sont l’émanation d’une secte ouvertement gnostique, antichrétienne, totalement illuminée, aux ordres d’un gourou délirant de 68 ans, Joël Labruyère, sous la coupe duquel une petite « communauté » vivant entassée, de façon particulièrement glauque…
On ne peut qu’être horrifié en repensant aux déguisements de chouannes, pour des malheureuses qui haïssent l’Église et méprisent les catholiques.Une secte occultiste tentant de subvertir le milieu nationaliste avec les brigandes

Suprémacistes : l’idéologie clanique des brigandes salvetoises !

Tas de merde derrière un masque de soie

Napoléon  s’adressant à  son ministre des affaires étrangères déclarait :
 » Monsieur Talleyrand, vous n’êtes qu’un tas de merde dans des bas de soie »

Les brigandes salvetoises produites par Barka sous la direction de Joël Labruyere : un grand tourmenteur, menteur, voleur, lâche et pervers,  soit :
« Un  gros tas de merde derrière un masque de soie! »

Suprémacistes : « Annus Horibilis »  2016/2017  à l’école primaire de la Salvetat.

les  Brigandes salvetoises remettent en cause le programme pédagogique que l’équipe enseignante a choisi, demandent « l’école à la carte »  et brûlent les livres pour enfants,  prêtés gracieusement par les maîtresses, que  le clan sectaire des brigandes salvetoises jugent inadaptés à l’éducation de leurs bambins.  [Enfants qui par ailleurs sont mis en scène dans  leurs clips vidéos promouvant la haine et la discrimination.] Tension dans l’équipe enseignante, tensions chez les parents d’élèves, démissions au conseil d’école : l’académie est informée….. Bonjour la rentrée 2017 / 2018…….
Que déclarent les suprémacistes salvetois sur l’éducation nationale (? ) :

« Les gens ne réalisent pas à quel point l’Éducation nationale est un viol psychique de masse. Pour nous, le problème crucial sera de recréer des écoles véritablement libres car la république totalitaire prétend être la propriétaire de nos enfants. »

La lecture de Bertholt Brecht (1941) :  » Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde «  sera-t-elle au programme ?

 « Vous, apprenez à voir, plutôt que de rester
Les yeux ronds. Agissez au lieu de bavarder.
Voilà ce qui aurait pour un peu dominé le monde !
Les peuples en ont eu raison, mais il ne faut
Pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt :
Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. »
Berthold Brecht

 

Le virus  scatologique des suprémacistes brigandes salvetoises.

Lire E.T. : Un extra-terrestre à la Salvetat sur Agout in panache-salvetois du 27 février 2017

Propagande suprémaciste des brigandes salvetoises lors de la campagne électorale législative 2017.

Alors que défendre nos libertés, et les droits humains les plus fondamentaux, face à ces pestilentiels suprémacistes, indisposent  toujours  la municipalité salvetoise. Le maire persévère   dans sa politique de l’autruche.  Depuis son appel à la tolérance envers ce clan sectaire de suprémacistes, les brigandes salvetoises chantent leur  bon maire débonnaire qu’est devenu à leurs yeux Thibault Estadieu, en agitant  devant le fronton de la mairie  » Liberté – Égalité – Liberté « ,  le drapeau au lys noir. Pourtant, il me semblait que toutes manifestations sur l’espace public (place du village  ou route départementale), devant un bâtiment officiel (qui plus est en période électorale) devait faire l’objet d’une  demande préalable, et un arrêté municipal  devrait être affiché autorisant la dite manifestation quelle soit festive, publicitaire ou artistique ( le tournage d’un film ou d’un clip vidéo par exemple). Cela ne semble pas être le cas à la Salvetat  sur Agout puisque les brigandes salvetoises agissent en toute impunité depuis l’appel à la tolérance, lancé par Thibault Estadieu dans le bulletin municipal du « petit salvetois » voilà déjà un an.
Faut dire aussi que le maire à adopté le langage ordurier et insultant du clan sectaire qu’il considère comme des artistes locaux de qualité.
Rappelons  qu’un maire de l’Hérault dérape sur Facebook et traite de « pouffiasse » une journaliste de TF1  ( France bleu Hérault 19 mars 2017).  Notre bon maire héraultais , dérapant pour la défense  de Dupont-Aignan , candidat nationaliste de « Debout la France » rallié  au Front National de Marine Le Pen aux 2ème tour de la présidentielle  écornant encore plus l’image  de la Salvetat sur Agout.
Le maire adore « ses » suprémacistes blancs qui ont sauvé (selon lui ) son l’école et l’économie  de son village !

Dérapage  suprémaciste ?

Vomissure et diarrhée :  signes de la « gastro-encéphalique » du virus suprémaciste !

Fort du soutien du  maire-médecin, la « gastro-encéphalique » aiguë s’est propagée telle une épidémie alors qu’un cordon sanitaire aurait du être mis en place sur la commune, la résistance s’organise dans les Hauts-Cantons
Ainsi la radio locale a été infectée. Radio peinard est devenu radio brigandes, les suprémacistes salvetois ont antenne libre sur sa fréquence et son animateur fait appel à une lavandière marseillaise pour laver plus « blanc que blanc » (comme si cela était encore possible avec les suprémacistes  encapuchonnés) pour vomir à l’antenne  sur  les journalistes, les gauchos « salisseurs » et tous ces misérables qui ne comprennent rien ! Avec son savon, la marseillaise vous « garantie » que les suprémacistes sont des gens propres. Avec de tels propos, le Q.I. (Qualité Informelle) de la radio dénote une qualité artistique  du niveau d’une fosse septique qui  aurait bien besoin des services d’une pompe à merde  pour être vidangée.
Chantons, chantez tous en coeur , comme nous y invite  radio brigande la Salvetat :

« Ah, quel désespoir , y a Marc ou Jean-Marc qui est tombé dans la merde et pour le revoir, y a Antoine  ou Annie qui a pompé jusqu’au soir, mais tout en pompant, y a Antoine ou Annie  qui est tombé dans la merde  et pour le (la) revoir, y a …….  qui a pompé jusqu’au soir , mais tout en pompant ……….

Allez ! chantez , chantez, chez radio peinard  toute musique est de l’art, rien que de l’art et rien d’autres !
Salut l’artiste.

La propagation du virus a ainsi prospéré et bien des associations ont aussi été infectées, donnant un sale gout  aux produits du terroir. La « bougnette salvetoise »   spécialité locale s’il en est, frelatée à la suprémaciste est ainsi la première victime  d’une certaine renommée régionale perdue ! Mais les méfaits du Barka productivisme ne s’arrête pas à la gastronomie…

Parrainage Inique de Barka

Les suprémacistes de Barka parrainaient les journées  de la poésie sauvage  (11-12-13 aout 2017) mettant « l’ Art dans tous ses états » (association locale) en mauvais état !   Faut-il en déduire  que le prénom « Maurice » est bien plus poétique et moins sauvageon que le prénom « Jean-Marie » ? [ Note de la rédaction pour les lecteurs  non informés  : Maurice de Crozals fut maire conseiller général pendant prés de 40 ans (de 1946 à 1985) à la Salvetat sur Agout , son neveu, Jean-Marie est le vice-président de l’association organisatrice des journées de la poésie sauvage].
L’ignorance n’est pas une excuse.  Marie , participante  des journées de la poésie, illustratrice d’ouvrages poétiques ainsi que  Claude son compagnon , sculpteur sur bois, marionnettistes de talent et organisateur de spectacles pour enfants ont fait l’objet de tentatives d’intimidation, de harcèlement et de diffamation de la part des zélotes suprémacistes de Labruyère  pour avoir dénoncé  ce parrainage inique de Barka production qui a failli provoquer  l’annulation de la venue des artistes aux journées de la poésie sauvage si le logo de Barka n’était pas retiré.
Jean-Marie de Crozals, s’est fendu d’un mail qui n’a rien de poétique pour expliquer qu’il ne faisait pas de politique  mais rien en défense de ses « amis » qui ont subi les  foudres des suprémacistes de Barka.
Bizarre, bizarre…!

La justice saisie a propos  du clan  des suprémacistes Salvetois.

  • Dimanche 16 juillet 2017, une mère de famille impliquée  de fort longue date dans la vie associative, artistique et culturelle de la commune a fait l’objet de menaces, harcelée  moralement et diffamée depuis 2 ans par le clan sectaire des suprémacistes, cette dernière a porté plainte et pris un avocat . L’instruction étant en cours, il ne m’appartient pas de donner plus de précisions sur cette affaire sans autorisation  de la plaignante et de son conseil.
  • Ce même dimanche 16 juillet, 3 individus mâles du clan des suprémacistes se sont introduits sur ma propriété en mon absence. Ma fille (mineure), seule à ce moment là a fait l’objet d’intimidation,  les menaces à peine voilé envers  son père l’ont fortement impressionnée. Tous les détails de ces signalements de faits sont dans Lettre recommandé avec accusé de réception que j’ai adressée au Procureur de la République  de Béziers (cliquez  sur  le lien)
    Noter aussi qu’une copie de cette lettre a été adressée au maire, aux adjoints et à l’ensemble des conseillers municipaux de la Salvetat sur Agout ainsi qu’aux Major responsable  du groupement de gendarmerie de Saint-Pons de Thomières puisque le gendarme de permanence n’avait pas pris par écrit  le signalement que j’avais effectué dés le lendemain le lundi 17 juillet.

Les zélotes de Labruyère : des suprémacistes dangereux.

Des lieutenants zélés qui effectuent sur les ordres de Labruyère les basses besognes en ne s’embarrassant d’aucune considération morale (harcèlement moral et physique, délation, diffamation, infiltrations diverses, fausses tentatives de conciliations, toutes les méthodes dignes de la facho-sphère).
Considérant Le lieu- dit du  « Gazel » où est implanté leur base de survie comme une zone de non-droit, les sbires de Labruyère, les zélotes suprémacistes ont tenté de m’interdire l’accès  Chez Monsieur Christophe P., résidant aussi au Gazel qui voulait m’informer des désagréments perpétuels qu’engendre  depuis deux ans ce voisinage avec le clan sectaire des suprémacistes. Bloquant ma voiture sur le chemin communal avec leur véhicule, 3 zélotes de Labruyère,  m’abreuvèrent d’injures  et de menaces pour que je cesse de rédiger des billets à leur encontre sur le panache-salvetois, comme si l’intimidation de trous du cul bouchés par des objets sexuels non identifiés, ou les moulinets de quenelles  menaçantes d’un freluquet aussi lâche que pitoyable pouvaient avoir une quelconque influence sur la teneur des rédactions de ma lettre.

les Brigandes ne sont qu’un piège à gogos destiné en fin de compte à permettre à un gourou-parasite de continuer à prospérer. Les crédules qui seraient tentés de se laisser embobiner par ces canailles auront été prévenus de ce qui les attend !Joël Labruyère  gourou des   brigandes salvetoises  veut pouvoir continuer ses basses œuvres de démolition des naïfs, de rapine sur les seniors et de délire sur les jeunes femmes, de toute-puissance sur tous et d’impunité générale, vénéré par des gens qui ont perdu toutes leurs facultés, sauf celles de frimer, de voler et de mentir pour « le groupe ». C’est leur entité dévorante et monstrueuse où personne n’est plus rien, et tous les mêmes, aussi intrigants et mal intentionnés envers à peu près tout. Ces brigands ont été éduqués par la peur de retourner chez les gens de l’extérieur, c’est-à-dire tous les bestiaux stupides qui n’appartiennent pas à leur “élite” d’esclaves. Ils ne savent même plus gérer un porte-monnaie puisque leur maître ne leur laisse pas un sou à dépenser quand ils ont le droit de sortir. Mais ils se croient être, en cela comme pour le reste, supérieurs au commun des mortels et réclament toujours plus de serrage de vis, sur tous les plans. Et toujours plus de folie…
Ils ont été éduqués pour n’avoir plus aucun autre repère que les théories de Labruyère. Hérétiques professionnelles, Les brigandes hurlaient ou pleuraient contre l’inquisition catholique, il n’y a pas longtemps. Les voilà usurpant le nom de Salvetoises pour plaire à leur nouveau public et s’introduire dans le fromage de la politique. Gauche de combat   : journalisme  MERDIA n’est pas ton nom  ! Et pourtant …

Lâcheté des suprémacistes salvetois !

si la conciliation et le harcèlement ne fonctionnent pas, les zélotes suprémacistes en viennent aux menaces et à l’intimidation, aux insultes voire à la violence.
Le courant des suprémacistes « se définit par un nationalisme intransigeant et agressif. Appelant de tous leurs vœux l’instauration du royaume, ses tenants estiment devoir en hâter la venue par la violence. L’étranger est pour eux l’ennemi, un crime contre l’humanisme utile et nécessaire qui devrait nous relier tous, aujourd’hui plus que jamais.

Anja Reschke

Anja Reschke a simplement rappelé des principes fondamentaux : les appels à la haine sont illégaux, leur prolifération se concrétise dans des faits graves,  il n’est pas possible de les tolérer ; la justice seule n’est pas suffisamment efficace contre la haine sur les réseaux : la population doit  s’en mêler.
L
a banalisation et l’expression si répandue du racisme et leurs corollaires, les monstrueux appels à la haine, sont en effet des délits, en France, comme en Allemagne .

« Car je refuse fermement de tolérer le racisme, le sexisme, l’homo et la transphobie, la xénophobie et autres stigmatisations qui me sont intolérables. Car lorsqu’on laisse ces formes d’intolérance s’exprimer librement, et qu’elles ne rencontrent pas de garde-fous, d’opposition ferme et visible, elles ne cessent de grandir et de se banaliser, comme on l’a bien vu aux États Unis avec cette incroyable flambée de propos haineux qui ont envahi la société américaine au point de devenir une forme de culture dégradée et dépravée de toute forme de morale de base » (In Gauche de Combat : Tolérer l’intolérance)
Arrêtons donc, enfin, de tolérer l’intolérable. C’est comme cela que le nazisme a pu autrefois s’installer tranquillement, avec la complicité des masses laborieuses et silencieuses, inactives et passives.
Plus jamais ça ! (IN panache-salvetois du 21 octobre 2016)

-L'administration du présent blog fait sa revue de presse et  met  à plat les quelques thématiques de "l'Histoire glauque "et ses hommes de peu et leur condamnation :

 

De Raspoutine à Steve Bannon : splendeurs et misères des gourous en politique

(Pour apprendre sur La psyché des fascistes ,et sur un fascisme 2.0 qui est "le monde festival"

 


 

 

 -Quelques informations recueillies ci et là  sur le problème sectaire  de la Salvetat. pourraient bien permettre une seconde entrevue explicative ,(et souhaitons -le résolutive), entre le sous préfet de Béziers  et la section LDH de Saint-Pons-de-Thomières/Hauts-Cantons pour  que la peste anti-républicaine agissante au sein même de l'administration communale à la Salvetat en soit définitivement extirpée.

De toute évidence  l'éradication au nom de l’État ,de cette dérive, incombe au préfet  et à ses services!Sinon, il y aurait de quoi  exprimer quelque  inquiétude concernant l’avenir de l’État de droit et de l’indépendance de la justice en Occitanie,des lors que la commission d 'un certain nombre d'infractions  à la Salvetat mettent à mal l'intérêt général .

Préfet, rendez donc à la société civile ses Droits! Et veillez bien  à ce que la mairie de la Salvetat  redevienne  une  maison de la justice et du droit et non un repaire"d'identitaires" comme pourrait (mal)le définir l'idéologie libertaire  .

SI Seulement "à l’heure de la société de la connaissance",le  "niveau d'apprenance ",s'élevait coté institutionnel , (mais aussi  du coté de l' associatif traditionnellement respectueux des droits fondamentaux comme le comité régional LDH -LR ou la  fédération LDH 34 ) ,aucune de ces instances politiques ,administratives ou morales , ne pourrait continuer "d'ignorer "  en substance et en proportions à peu prés égales  ce dont il retourne au juste en terme de discrimination et d'incompatibilité  républicaine dans cette localité Salvetoise,ou l'édile place le problème  au niveau d'un dilemme de la diversité culturelle.


Par delà même le symptôme relativiste des précités en terme des droits de l'homme ,précisons de surcroit aux idéologistes libertaires que ,géographiquement cette fois , si l'on s'en  réfère  à un essai  sur la notion de  "partage" de caractère entre régions historiques de France et communautés autonomes (?)(L'Espagne dit oui aux droits des « Palestiniens » et non aux droits du peuple catalan)d’Espagne ,  la  qualification "d'identitaire",ne peut  être qu' allusionelle.

Sinon elle serait utilisée à tors  et à contre-emploi,même si l'on peut faire un parallèle  sur ce que "fait"  à Lille a le fascisme groupusculaire  de la maison flamande.Eux ,les autoproclamés « Français blancs » relèvent  définitivement  du pénal pour prétendre à une identité raciale ,basée sur  l’existence de " moins humain" .Idem pour les néo-nazis de la Salvetat ,mais ce qui est des fondements  de cette secte ,"musicienne " ,"elfique ",mais aussi" tenante d'une  théorie des sous-créatures humaines,et établie dans les Hauts Cantons de l'Hérault ,ils n'ont absolument  aucun encrage  culturellement identitaire avec  :Les hymnes et chants identitaires du Grand Sud

Parlons plutôt pour cette dérive ,en terme non hiératique d'un réduit Salvetois aux tendances anti-républicaines  issu d'une  dérive  sectaire ,suprémaciste  et  contagieuse ..D’où cette Urgence antiraciste ,(pour une démocratie inclusive) ,à propos de laquelle la LDH St Pons   a communiqué  minutieusement en sous-préfecture   le lundi 23 Janvier 2017 .

Sans  demander pour  autant des conclusions préfectorales fracassantes sur les Droits et Libertés,(laissons à la Ligue le soin d'adopter ce genre de résolution*  comme fait lors de son dernier congres   (PDF]Vive la démocratie - Ligue des droits de l'Homme le 5 juin 2017 à Grenoble** .),ce que la section attends toujours  précisément,ce sont des  actes  anti-dérive sectaire de la part d'une miviludes qui aurait du saisir en toute logique  le Ministère public, lequel a l'opportunité des poursuites, et  informer le public sur les risques et les dangers auxquels il est exposé.

*"- La lutte contre le racisme ne se divise pas – La LDH réaffirme son engagement dans la lutte contre le racisme sous toutes ses formes et appelle les organisations et personnes, à se rassembler pour mieux organiser un combat nécessairement commun."

**Malheureusement ce congrès a aussi élu par acclamation Françoise Dumont présidente d’honneur ,alors qu'elle s'est distinguée ,selon notre section locale, par son relativisme et même en portant atteinte aux droits fondamentaux en soutenant  une action allant dans l’intérêt du nationalisme Israélien .

Alors Françoise ,qui n'est pas allé en cassation avec une partie civile LDH qui s'est soldée par un sérieux  camouflet  en  appel  en 2017 à Montpellier  :"Agis de telle sorte que la maxime de ta volonté puisse être érigée en loi universelle.",et non plus  en faveur la dictature de Benyamin Netanyahou !(A ce propos Sortie de "La résistance palestinienne : des armes à la non-violence ).

Pour en revenir à chaque composante de la supposée  coordination émanant d'un  gouvernement représentatif ,on peut être  tout autant accablé par l'absence en  brillance des referents ressources  de la miviludes . Chacun à son niveau de  pouvoir public,semble en effet ,bien être en train de se casser les dents tant sur l’action préventive,que sur  l’action répressive à l’encontre des dérives sectaires,

Il ne s'agit  pourtant que de se prononcer simplement  "pour" la  suprématie des droits de ,l’homme sur les non -droits et des théories racialistes,et d'agir en conséquence..

 Qu'a cela ne tienne , la société civile par la voie de la LDH St Pons et d'autres citoyens ,tient simplement à continuer de dire son mot au nom des Droits non édulcorés des femmes et des hommes même si ces droits  font parfois l'objet une  offre soumise à conditions ! préfectorale .

La section  Saint-Pons-de-Thomières/Hauts-Cantons  continue de faire  aujourd'hui  ,comme il y a un peu moins d'un an,lorsqu'elle s'était alors positionnée par voie de presse,cp-ldh-st-pons-contre-lutra-droite-a-la-savetat-19-10-16a et avait interpelée la milviludes par la voie préfectorale .

Plus tard encore(il y a six mois de ça,)la section avait  aussi  rencontré le sous -préfet de Béziers . C'était notamment   pour lui  communiquer en personne et devant son cabinet, l'identité d'un des fonctionnaires de gendarmerie( identitaire?)  impliqué dans les affaires de la secte,et celles d'une mairie sous le contrôle des chefaillons (identitaires ?) .

Un mot sur le processus de « phobisation » juridique  à la gendarmerie locale qui semble servir  partenariat étroit de la secte avec  la municipalité.

Au dernières nouvelles le  militaire en question ( Agissant pour  sa convenance idéologique  personnelle ?identitaire?)  serait toujours en fonction,et ce poreux  filtrerait à la source les plaintes contre la secte .

Il existe pourtant  bien des mesures de suspension qui peut être infligée!

 En attendant ,sachant qu'il est plus difficile à quelqu'un qui a peur de s'inverser le cerveau pour aller trouver  la justice institutionnelle afin d'obtenir réparation via les représentations locales de la force armée ,tout demandeur de l'action publique peut se retrouver   phobique de vouloir la mettre en mouvement pour demeurer  ne serait-ce que "dans la loi".

De là  vouloir "être la loi "et en venir à se faire justice soi même,il n'y a qu'un pas qu'il ne faudrait pas franchir ,(même si cette tendance   au muselage social par la municipalité et par la gent policière,est un processus somme toute assez classique et habituel dans les villages ou l'on  use parfois  de favoritisme

Mais au  vu des circonstances dans lesquelles, les OPJ  en  service à la Salvetat se  sont  élevés en filtre municipal ou policier  ,on en est quitte pour les plaignants  les plus fragiles ou les moins entreprenant à recourir, pour un traumatisme .Et puisque tout ça semble maintenu à plus ou moins long terme ,on en deviendrait alors doublement victime d'impossibilité alors même que  l'on tenterait un passage en "force "en gendarmerie ou en mairie,pour  recourir !

Il n'est donc pas inutile  de se référer de suite  aux  textes fondamentaux de notre bonne vieille République,qui  stipulent qu'uniquement  , sous le contrôle du juge ,c'est la loi seule qui fixe des bornes qui sanctionnent les abus de ces libertés d’accès à la vérité judiciaire .

Et si l'objectif des OPJ locaux  était clairement de bâillonner l'action publique ,en manipulant toute procédure ou tentative de saisine  judiciaire,on entrerait alors ,en la matière ,dans de l'arrangement extrajudiciaire .En plus de ce  blocage ,Faut-il avoir peur de la justice?

Parfois oui,si l'on en croit La dérobade de la justice face au scandale de l'amiante

A l'instar des juges de la cour d'appel de Paris face à cette  problématique de santé publique les services préfectoraux auraient-iis également  les chocottes d'intervenir ou seraient -t-il dans un calcul politique à la Salvetat ? Quel avantage ,à part  celui de promouvoir une nostalgie démo-toxique ,aurait-on à se gargariser avec Estadieu et ses quelques barbouzes de gendarmerie ,des immondices de la bête?

Il ne faudrait pas qu'il soit établi qu'en France Libre, un préfet qui est un haut fonctionnaire représentant de l'État dans un département  retarde au maximum la prohibition d 'une   diffusion nauséabonde enracinée dans les années 1930 .

Faut-il prévoir une action directe citoyenne et non violente pour lever ce doute ?Peut-être !

S'’il existait un tant soit peu de trouille  préfectorale ,en tout cas , on pourrait supposer que le dernier déclenchement d'un  autodafé de livres scolaires laisse tout à fait entrevoir  que cette accentuation  profite exagérément d'un manque , ( si ce n'est d'une  rétractation), du pouvoir officiel  dans cette crise.

Personne ne peut approuver un l’autodafé de livres scolaires ,ni une captation après celle de la culture ,de l'éducation d'enfants par une secte ! '"L’enfant a droit à une éducation qui doit être gratuite et obligatoire au moins aux niveaux élémentaires. Il doit bénéficier d’une éducation qui contribue à sa culture générale et lui permette, dans des conditions d’égalité de chances, de développer ses facultés, son jugement personnel et son sens des responsabilités morales et sociales, et de devenir un membre utile de la société. "

Le but étant de tracer  toute évidence factuelle ,et démarches  ,le bureau LDH de St Pons  avait  donc fait  conséquemment un suivit de la dégradation de la situation Républicaine à la Salvetat à son  délégué régional  LDH et à sa vice-déléguée , et continue d'ors et déjà en toute transparence de  tenir informé  de l'engraissement de la bête ,et des nouvelles démarches  de la section,dans l'intérêt  de tous :ses adhérents ,le public , et bien entendu  ses propres élus associatifs à la LDH-LR et au niveau national .

 La situation se maintenait jusqu'à présent  dans un status quo nauséabond , à cela près que la voie judiciaire est désormais empruntée:

- une plainte au moins a été récemment adressée au procureur de la la république par un membre de la la section St Pons .

Pour ce qui est des autres actions que pourraient entreprendre les gens en s'inspirant de la teneur  des conseils que pourraient donner les  services  de l’État ou certains organismes professionnels ,le public peut dans ce cas de figure sectaire à multiple facettes ,s'adresser  à eux .

N’hésitez donc pas à contacter  abondement le  secrétariat de direction de l'unité départementale de L'Hérault de la DIRECCTE ,l'Udap 34 ,le rectorat,le  Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins de l'Hérault et les services du préfet  pour leur faire part de vos analyses et indignations .

 Vu  l'exercice dégradé et infamant du médecin -maire de la Salvetat ,qui relève de la faute inexcusable sur bien des plans,la publication d'une série  de courriers viendra ultérieurement, à l'appui ,pour dénoncer ,si d'aucun ne l'a déjà fait  ,la mise en danger de mineur et la mise en danger de la petite enfance.

 Et avec tout ça ,par solidarité militante,la section LDH de Saint-Pons se porte soutien d'un de ses adhérents- recourant .

A ce sujet pour continuer à dire  son mot,la section lance un appel à dons à la société civile pour que le recourant prenne à moindre frais un avocat de son choix*si à l'issue de ses  déclarations incriminantes,l'instruction ouvrait  sur des poursuites .

Celles-ci concerneraient    une plainte  déposée par  un citoyen  de la Salvetat,mais il se pourrait qu'il  y en ait d'autres  .

Pour ce qui relève du  droit à un procès équitable ,et ,la section met également au courant  le service juridique de la Ligue  ainsi que le bureau national ,pour qu'ils se prononcent ,comme il se devrait ,en faveur d'une constitution de partie civile de la LDH ,en bon assureur  loyal,(car c'est en cela que  consiste la loyauté,elle qui repose sur le dévouement à une cause moralement et légalement  juste )et pour que l'argent des cotisations LDH continue de servir  à une cause juste et universelle ,celle d'une protection juridique supplémentaire envers l'un de ses militants des Droits de l'Homme.

En souhaitant que le le bureau national,(constitué de personnes ayant capacité à agir juridiquement ),s'estime victime à son tour  ,et se mette face à des identitaires  (à ne pas continuer d' être des passoires idéologiques),car eux auront eux le droit de   défendre leurs valeurs sectaires et néo-nazies .

C'est d'ailleurs  à cette occasion nous  pourrons nous offrir des bananes lors de leur procès,nous tous qui combattons ces pseudo-valeurs .

  Notons que le nerf argumentatif  du nazisme est loin d’être en déclin et qu'il est notablement vigoureux  sous l'étiquette scientifique  .

Cele du "transhumanisme(qui est NDR) est un nazisme en milieu scientifique(un techno-totalitarisme, un« fascisme » de notre temps ),que combattent comme à la  LDH St Pons,des chimpanzés du présent : http://chimpanzesdufutur.wordpress.com/,  .

 

Car « Au nombre des libertés constitutionnellement garanties,  figure le respect des droits de la défense qui découle de l’art. 16 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. »Merci au service juridique de la ligue d'y réfléchir!

 

Cette mise à plat des thématiques  judiciaires et sujets politiques  est donc  impérieusement effectuée pour les  multiples raisons qui viennent d’être évoquées ,et ;

Pour enfin servir à fonder  une condamnation juridique .Ainsi touts ces éléments devraient sous peu de nouveau être  présentés et  débattus lors d'une seconde entrevue avec le sous-préfet de Béziers demandée par la section LDH de Saint-Pons-de-Thomières/Hauts-Cantons .

 Gageons que le représentant de l’État nourrisse lui aussi une plainte du coté de l’État , contre le peaufinage idéologique ,l'installation délictueuse et dangereusement nocive  de cette secte d'ultra droite qui agit en violation de domicile  et menaces de mort,et en collaboration étroite avec le maire Estadieu : il s'agit donc de demander incontestablement des comptes à la justice .

Car c'est elle seule qui   assure le respect des libertés essentielles ,existentielles voir universelles ,sachant que vu les menaces:" Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale ..."(Guide sur l'article 6 : droit à un procès équitable (volet pénal))

.....Et il appartient  toujours au préfet,d’intervenir directement (même tardivement ,via le sous préfet de Béziers),sachant que s'il y avait  blessure ou  mort  de demandeurs à l'action publique ou d'autres blessure ou  mort de personnes , le préfet de région pourrait se voir éventuellement sur  le banc des prévenus .

 Aussi , afin d’entretenir sa popularité Républicaine auprès de sa population que   l’État  ferait bien anticiper tout ça :,et montrer au public qu'il  ne préfère pas un désordre anti-républicain à une injustice civile et pénale .

Il faudrait pour cela que l’État rassure et acte toute l' efficacité de son action administrative et publique. Le sous préfet devrait  accéder à une seconde demande d'entrevue avec une délégation de  la section LDH de Saint-Pons-de-Thomières/Hauts-Cantons,POUR COMMUNIQUER ,sous l’œil  attentif (Mais fiévreux!),des tutelles régionales  LDH et de ses services juridiques nationaux .

Voilà ce qui incombe à  la société civile pour l'information de sa partie "résistante " et la défense des personnes attaquées par  menace !

Administrativement ,c'est en agissant préfect-oralement,par ordre ,(pour  une gestion clairement audible et réellement maitrisée),que cette crise (grave, puisqu'il s'agit de collaboration d'une municipalité avec des  adeptes et acteurs de la "suprématie blanche") sera résolue.

.Le préfet ,doit agir sur tout ce qui impact aussi bien l’inviolabilité du domicile privé , le respect de la vie privée,(Et le respect de la vie tout court) , agir de même pour tout ce qui impacte  l'expression politique par un biais  anti-républicain et raciste .Il en va de même du  secret dépenses  qui couvre  la  finance du secteur culturel communal qui semble être avancée à Barka production , tout ça baignant dans une sorte de fraude à l'UDAP34 façon « verrou de Bercy »,tant il est difficile de joindre là-dessus le conseiller juridique de la DRAC de l'Hérault.

 

Mais on vous tiendra au courant avec une publication des courriers  alléguant les  déviances  près les services ad hoc  !

 

Voilà pourquoi il faudrait que le préfet  lance aussi des recours en procédures disciplinaires,dégradation civique *et en destitution   ,car la crise  en collaboration fasciste  et déloyalisme civique ,semble être aussi bien policière et judiciaire,que le fait de l'administration municipale.S'il se trouve que la secte  se meut en collusion ou concussion  avec des OPJ  de  gendarmerie et de mairie, il reste  que la commune ne peut se prémunir des risques d'une autogestion fasciste si elle reste  dirigée  par un maire  supposément ennemi de la République, avec néanmoins un  édile qui reste   OPJ et qui dispose  aussi de  pouvoirs de police administrative !

*dégradation civique (peine infamante qui consiste dans la destitution et l’exclusion du condamné de toutes fonctions et emplois publics et dans la privation du droit d’être juré, expert,  

Il faut destituer Estadieu,car il favorise la bête immonde!

En matière d'injustice  pénale,la  possible rupture de la chaine pénale peut donner l'image d'une  justice inaccessible ,voir  qu’elle soit rendue si effrayante par les agissements délictueux de ceux même qui représentent l’autorité à la Salvetat que tout ça ne donnerait  plus ni l'envie ni l'idée d'une action  publique ,mais plutôt celle de régler des comptes directs .

Voilà l'analyse exprimé par la section LDH de Saint-Pons le lundi 23 janvier 2017  ,au sous préfet de Bézier.

Voilà pourquoi il faut garantir toute la  procédure pénale à la Salvetat ,celle-ci devant "garantir la séparation des autorités chargées de l'action publique et des autorités de jugement. Les personnes se trouvant dans des conditions semblables et poursuivies pour les mêmes infractions doivent être jugées selon les mêmes règles",car il est plus que souhaitable  que d'autres administrés puisse  encore rendre visite aux juges  sans en être dissuadé par :la secte ,le maire Estadieu ou les gendarmes.

Reste que la LDH St Pons encourage l'activisme collectif antifasciste  à s'exprimer par le biais de   l'action juridique groupée .

Ceci afin que l'autorité judiciaire qui veille déjà à l'information et à la garantie des droits des victimes actuelles(celle de personnes  qui on fait une demande en justice pour avoir été menacées de mort ou de violences volontaires), veille à ce que  pour toute procédure pénale en cours ,puisse s'y adjoindre de nouvelles  plaintes  individuelles de Salvetois , sur le modèle " d'action de groupe  " s'il y a lieu pour la justice de les examiner .

 

 Pour ce qui touchent à la démarche  de constitution  des parties civiles ,réunir les conditions optimum d' équitabilité d'un procès consistant à  pouvoir saisir un  bon peu d'associations anti corruption ,ou défenderesses des droits humains ( la Ligue des droits de l’homme (LDH) et la Fédération Internationale des droits de l’homme (FIDH) ,l’Association européenne pour la défense des droits de l’Homme (AEDH) ,en vue d 'etre des acteurs civiles aux procès  qui auront probablement lieu!

 

Si  à l'origine en gendarmerie ,on peut supposer qu'il y  aurait eu une rupture de la chaine pénale due aux OPJ chargés  des dépôts   de plaintes  ,empêchant celles -ci concernant  différentes  menaces (Dont celle de mort), émises par les membres de la secte à l'encontre de ses détracteurs,
-Question procédure après avoir tenté au plus juste de cerner les différences entre l'action publique et l'action civile 

 qu'en est-il  désormais de la dynamique de signalement  lancée pour dérive sectaire,avec un récit-entretient  et une saisine effectuées  aux alentours du lundi 23 janvier 2017,par la section LDH de Saint-Pons-de-Thomières/Hauts-Cantons à la  miviludes via la sous préfecture de Béziers  ?


Surtout dans la  mesure ou  les interlocuteurs déjà vus en sous préfecture  de Béziers le lundi 23 janvier 2017,(et ceux vu  /ou saisis par écrit ou informés verbalement,qui sont des personnes morales  et publique comme la  miviludes ,le  sous préfet  de Béziers ,le préfet de département,le secrétariat de direction de l'unité départementale de L'Hérault de la DIRECCTE* ,Udap 34 **,le  Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins de l'Hérault*** ,Contact  ,la gendarmerie), ne peuvent en ces circonstances   apporter une réponse claire  au suivi de ce signalement  LDH,dont on ne sait s'il est dument enregistré   ,par  la  miviludes ,...(.ou tout bonnement pas pris en compte) ,

Tout cela donne à penser que la situation à la Salvetat est hors de contrôle ou en clémence gouvernementale !

*(Courriel de la DIRECCTE : dd-34.direction@direccte.gouv.fr)

**Udap 34 - soit le  Ministère de la Culture,pour tout ce qui concerne dans le  montage financier de la secte ,la vérification par les services de l’État d'abus ou d'infractions en ce qui concerne 

-l'attribution de fonds publics,

-et la légalité de la  licence de spectacle de Barka production.

Barka production bénéficie-t-elle d'un arrangement politico-financier dont l' affaire alimenterait la secte ?

 

***le  Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins de l'Hérault,Contact ,rue Alfred Nobel,à Montpellier,doit bien entendu  etre saisi ,ainsi que l'ARS et les services de la petite enfance ,s'il s'avère qu'Estadieu(administrateur d'une commune et médecin généraliste ) missionnait bien  Barka production dans le cadre  d'animation scolaire ou extra-scolaire ,et au sein du comité des fêtes de la mairie.

-Rappel des saisines  concernant la petite enfance   

Comme il semble désormais  inutile voir dangereux de passer par le maire ou les gendarmes  du coin  à propos de ces affaires locales , Il  reste  cependant possible d'adresser un courrier à la Cellule de Recueil des Informations Préoccupantes (CRIP) du département de l'Hérault. les services de protection de l’enfance pourront alors mener une enquête afin de déterminer les conditions d'animation ou d'éducation des enfants soumis au régime nauséabond de la secte

Et:comme le Dr Thibault ESTADIEU, (Médecin généraliste à La Salvetat),est aussi le premier magistrat de cette bourgade  qui favorise "chez lui",la secte de Joël Labruyère  ,(Lui même gourou des   brigandes salvetoises), il est également possible d’effectuer un signalement écrit directement au Procureur de la République qui se trouve au Tribunal de Grande Instance (TGI) du domicile des enfants

Fort justement  il existe encore d'autres possibilités en  Occitanie avec des interlocuteurs ressources de la miviludes  .Dans ce cas de figure l'un des acteurs pouvant être saisi resterait le  Conseil Départemental de l’Ordre des Médecins de l'Hérault, Rue Alfred Nobel,à Montpellier

- Coté juridique:

La plupart des conflits trouvent leur solution,on le sait ,dans la réparation du préjudice au plan civil et surtout pénal ,et si les services de l’État  self-contrôlaient si bien la situation actuelle,pourquoi ne demanderaient-ils pas implacablement :

-la destitution d'Estadieu?

-La dissolution de Barka production?

-Les mises en examen des protagonistes de ces dérives sectaires ?

Mode d'emploi de la destitution des hommes de peu pour leur mise en examen :

" Les citoyens connaissent en général les modalités d’élection du maire. Peu d’entre eux savent en revanche comment celui-ci peut être démis de ses fonctions. La présente note aura donc pour objet de présenter les cas dans lesquels il est possible de destituer le maire. "

-  La possibilité pour le gouvernement de destituer le maire : la révocation

La destitution du maire. Par Daniel Tasciyan ... - Village de la Justice

Extrait:

"Aux termes des dispositions de l’article L. 2122-16 du  Code général des collectivités territoriales , le maire, après avoir été entendu ou invité à fournir des explications écrites sur les faits qui lui sont reprochés, peut être révoqué par décret motivé pris en conseil des ministres.

La révocation entraîne immédiatement la perte de la qualité de maire et elle emporte de plein droit l’inéligibilité aux fonctions de maire pendant une durée d’un an. Le maire révoqué ne perd toutefois pas sa qualité de conseiller municipal.

La loi ne précise pas les motifs pouvant justifier la révocation du maire. Il ressort cependant de la jurisprudence que cette mesure, qui est une sanction administrative, ne peut intervenir que pour des faits graves.

Plus précisément, la révocation ne peut être prononcée qu’en cas de faute du maire dans l’exercice de ses fonctions ou lorsque celui-ci est impliqué dans des faits, qui bien qu’étrangers à la nature de ses fonctions, entachent son autorité morale"

-l'exemple de St Privat

Montpellier Le préfet veut destituer le maire de Saint-Privat - Midi Libre

Le maire de Saint-Privat révoqué de ses fonctions - Midi Libre

Hérault : mis en examen, le maire de Saint-Privat va ... - Midi Libre

 

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 05:33

 Si vous ne savez pas quoi vous offrir à Noel alors voici à portée de bourse ,une mallette « do it yourself » (DIY) pour s'amuser chez soi avec la vie" !

-Plus sérieusement dans  la lettre d'information de Sciences Citoyennes vous lirez que:

"La Commission européenne, dans le cadre de son initiative sur l'alerte lancée en début d'année 2017, a ouvert une consultation publique sur la protection des lanceurs d'alerte. Près d'un an après le vote de la directive sur le secret des affaires, l'enjeu est d'obtenir une directive qui permette un cadre satisfaisant pour les États membres qui actuellement n'ont rien prévu dans ce domaine, en espérant que les meilleures dispositions des pays déjà moteurs sur ces questions servent de socle à cette directive.

La réponse à cette consultation peut être faite par aussi bien des personnes physiques que morales.

https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/whistleblowerprotection2017
Vous pouvez ensuite changer la langue via le menu en haut à droite.

Afin que nos propositions sortent du bruit de fond que ne manque pas de générer une telle consultation, nous vous invitons à la remplir.
Pour vous aider, vous pouvez télécharger l'intégralité de notre contribution"

 
-l'administration du blog propose en complément de lecture :
 
Largeur.com
L’«édition génétique», cette technique qui modifie l’ADN de manière ciblée, est porteuse de nombreuses promesses: création de nouveaux médicaments, élevages en meilleure santé et cultures plus résistantes. Mais le procédé, risqué, soulève d’importantes interrogations éthiques.
Par Edwin Cartlidge

Il y a deux ans, des scientifiques chinois ont déclenché un vent de controverse à l’annonce de la toute première modification du patrimoine génétique d’un embryon humain. Effectuée sur un gène spécifique chez plusieurs dizaines d’embryons non viables issus d’une clinique de fertilité, cette procédure visait à développer un traitement contre la bêta-thalassémie, une maladie du sang. Mais l’expérience n’a pas tardé à montrer d’importants défauts: elle n’a abouti que sur quatre embryons, tandis que de nombreux gènes ont été altérés chez les autres, avec des effets potentiellement nocifs.

Cette recherche a été rendue possible par CRISPR-Cas9, un jeu de molécules capable de modifier précisément l’ADN de cellules vivantes, créé en 2012 par la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna. L’utilisation de cet outil, moins coûteuse que les précédentes techniques d’édition génétique, est également bien plus rapide, plus facile et plus souple, dans la mesure où elles peuvent altérer l’ADN humain, mais également celui de diverses espèces végétales et animales. De nombreux biologistes et chercheurs en médecine l’ont ainsi adopté, avec la promesse de rapides progrès dans les domaines des cultures, de l’élevage et de la santé.

Face à cet engouement, les experts peinent à démêler les implications éthiques de CRISPR, et les gouvernements à en réglementer l’utilisation. Certains scientifiques appellent à la prudence quant à l’emploi de CRISPR dans de nouveaux domaines, alors que d’autres encouragent son application rapide, souligne François Hirsch, responsable du comité d’éthique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale de Paris. «Cette technologie est merveilleuse, mais nous devons d’abord nous interroger sur son impact potentiel.»

La modification du génome n’a rien de récent, pas plus que la controverse qui l’entoure. Des scientifiques fabriquent des organismes génétiquement modifiés (OGM) depuis les années 1970, important des gènes d’autres espèces pour conférer à des plantes ou animaux de nouvelles caractéristiques. Cette manipulation de la nature inquiète le grand public, notamment en raison des risques sanitaires et des impacts environnementaux potentiels.

Maîtriser les conséquences
En théorie, l’édition génétique est moins problématique que les précédentes techniques de modification génétique, car elle est plus précise. Elle vise à transformer uniquement quelques paires de bases de l’ADN. Ce niveau d’altération est comparable à celui des mutations naturelles, un seul gène pouvant contenir un million de paires de bases.

Pourtant, la technique n’est pas exempte de défauts: bien souvent, elle n’opère pas le changement d’ADN visé dans toutes les cellules, ou encore modifie des parties non ciblées du génome, ce qui peut provoquer des cancers. De plus, sa facilité d’utilisation ouvre la voie aux abus. James Clapper, ancien directeur du renseignement américain, qualifie d’ailleurs l’édition génétique d’arme de destruction massive.

L’application la plus controversée de cette technique est sans doute la modification de la lignée germinale, c’est-à-dire du génome des ovules, des spermatozoïdes ou des embryons, que l’équipe chinoise a déclaré avoir réussie en 2015. Ce procédé pourrait permettre des avancées considérables dans le traitement de maladies héréditaires comme la mucoviscidose, la drépanocytose et la maladie de Huntington, mais également améliorer les capacités humaines, comme la tolérance alimentaire, l’espérance de vie et les aptitudes mentales. Toutefois, les modifications se répercuteront sur l’ensemble des cellules de l’organisme des descendants et seront donc transmises de génération en génération, transformant le patrimoine génétique humain.

Un autre emploi sujet à controverse est le forçage génétique: l’altération du génome d’un organisme de telle manière que les modifications se répandent rapidement à travers une population entière. En général, la probabilité qu’une mutation dans le génome d’un individu soit transmise à la génération suivante n’est que de 50%, limitant la propagation à d’autres membres de l’espèce. Avec le forçage génétique, en revanche, cette probabilité avoisine les 100%.

Selon François Hirsch, les impacts de cette méthode pourraient être considérables. Ainsi, une modification affectant la reproduction pourrait exterminer des populations entières de moustiques porteurs du paludisme. Il insiste toutefois sur le caractère irréversible du forçage génétique, ainsi que sur ses potentielles conséquences néfastes. Par exemple, certains poissons se nourrissent des larves de moustiques, tandis que les moustiques femelles pollinisent les plantes.

VIH et cancer du poumon
Malgré les risques, les techniques d’édition génétique enthousiasment les chercheurs. Leur principe de base est identique: un jeu de molécules se lie à une paire de bases de l’ADN d’une cellule afin d’isoler le gène ciblé; un deuxième jeu de molécules — une enzyme appelée nucléase — agit comme une paire de ciseaux et coupe la séquence génétique; enfin, les mécanismes internes de la cellule reconstituent l’ADN, soit en supprimant la séquence, soit en y insérant la séquence souhaitée par les chercheurs.

Toutefois, l’utilisation des deux premières techniques d’édition génétique — les nucléases à doigt de zinc (ZFN) et les nucléases effectrices de type activateur de transcription (TALEN) — était complexe et pouvait coûter plusieurs milliers de dollars. L’outil CRISPR («Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées»), lui, coûte à peine 30 dollars. Exploitant un mécanisme de défense employé par certaines bactéries contre les virus, il met en jeu la nucléase Cas9 et un morceau d’«ARN guide», et permet d’effectuer plusieurs modifications simultanément.

La méthode CRISPR fait l’objet d’un nombre croissant d’articles, de demandes de brevet et d’opérations de financement. Elle a généré de nombreuses sociétés de biotechnologies, dont
Crispr Therapeutics of Basel, qui a récolté près de 90 millions de dollars de financement en capital-risque. «Qualifier CRISPR de révolution serait un euphémisme», observe François Hirsch. Bruce Whitelaw, biotechnologiste à l’Institut Roslin d’Edimbourg, partage ce point de vue: «CRISPR suscite l’enthousiasme du monde entier, à juste titre. Dans les années à venir, cette technologie révolutionnaire devrait s’étendre à l’ensemble de la société.»

Grâce aux ZFN, Bruce Whitelaw et ses collègues ont pu implanter chez une dizaine de cochons un gène présent chez les phacochères favorisant la résistance à la peste porcine africaine, une maladie mortelle qui a gagné l’Europe de l’Est. L’équipe espère pouvoir tester leur résistance au cours de cette année. En parallèle, elle utilise CRISPR pour créer des cochons résistants à un virus qui provoque des problèmes reproductifs et respiratoires. Dans ce deuxième cas, l’approche ne consiste pas à modifier la réaction immunitaire, mais à empêcher directement les virus de se lier aux cellules.

Les chercheurs font des progrès dans l’édition du génome humain non héréditaire, comme pour les cellules somatiques, qui composent le sang, la peau, les os, les organes internes et la majorité du corps. Dans le cadre d’un essai clinique mené aux Etats-Unis en 2014, des scientifiques sont parvenus, grâce aux ZFN, à modifier le génome de cellules immunitaires dans le sang de personnes atteintes du VIH pour faire en sorte que ces cellules n’aient plus de récepteurs ciblés par le virus. Les premiers essais cliniques du système CRISPR ont, quant à eux, été réalisés en octobre dernier par une équipe chinoise, qui a désactivé un gène dans les cellules immunitaires d’un patient afin de combattre un cancer du poumon.

Quelles règles adopter?
Selon François Hirsch, le succès commercial de l’édition génétique dépendra de la capacité des chercheurs à convaincre le grand public. Il estime que le manque de communication de la part des universitaires comme des entreprises est l’une des causes majeures de l’opposition générale aux OGM. D’après lui, les scientifiques devraient également trouver une dénomination nouvelle pour les organismes créés par ce procédé. «Dans le monde, les OGM sont associés à de la mauvaise science et perçus comme une menace pour l’humanité», explique-t-il.

Vytenis Andriukaitis, commissaire européen chargé de la santé et de la sécurité alimentaire, partage cet avis. En novembre dernier, il a écrit aux ministres européens de l’Agriculture que des débats publics éclairés sur les nouvelles technologies étaient nécessaires pour «renforcer la confiance de la population à propos de l’innocuité des biotechnologies modernes».

En fin de compte, l’UE devra décider si les organismes génétiquement édités devront être soumis aux mêmes règles que les OGM traditionnels, une question d’autant plus complexe que leurs modifications sont impossibles à distinguer des mutations naturelles. Une possibilité serait de considérer ces éditions comme étant fondamentalement naturelles. Ainsi, le Département de l’agriculture des Etats-Unis a décidé de ne pas légiférer sur plusieurs plantes génétiquement éditées, dont un champignon modifié par CRISPR pour résister au brunissement, qui a reçu le feu vert en avril 2016 (même si l’administration sortante d’Obama a rédigé de nouvelles règles imposant l’examen de chaque animal génétiquement édité). Une autre approche serait le suivi de chaque organisme créé, de manière à ce que son édition soit connue malgré l’absence de signes dans son génome.

Bruce Whitelaw est convaincu de l’innocuité de l’édition génétique pour améliorer la santé des animaux. Il affirme que les modifications involontaires sont un «problème marginal et en baisse».
En outre, à l’instar des éditions intentionnelles, elles se produisent moins souvent que les mutations naturelles. Il insiste également sur la différence entre engendrer des animaux en meilleure santé et créer des animaux plus gros (pour le bétail) ou plus petits (pour les cochons vendus comme animaux domestiques). «Ces éditions-là ne sont pas justifiées. En revanche, il est utile de rendre les animaux résistants aux maladies.»

Mais si modifier le génome animal est une chose, modifier le génome humain en est une autre, et à plus forte raison dans les cellules de la lignée germinale. Pour la majorité des scientifiques,
leur édition génétique ne devrait pas être utilisée cliniquement, du moins pour l’instant. En revanche, les points de vue divergent sur la recherche dans ce domaine.

Des désaccords sont en effet apparus lors d’une réunion organisée par plusieurs académies nationales à Washington en décembre 2015, lorsque Hille Haker, de l’Université Loyola de Chicago, a appelé à un moratoire de deux ans sur la recherche, le temps de demander à l’ONU de faire interdire l’édition génétique à but reproductif. Les organisateurs ont approuvé le gel des applications cliniques de l’édition des lignées germinales jusqu’à ce que la technologie soit sûre et largement approuvée par le public, mais estimé que la recherche fondamentale devait continuer.

François Hirsch espère sensibiliser davantage les chercheurs. Selon lui, s’ils s’intéressent plus à l’éthique qu’auparavant, certains demeurent trop isolés dans leur laboratoire. «Le débat éthique ne doit pas se limiter aux éthiciens, philosophes et sociologues, mais inclure les généticiens.»
_______

Une version de cet article est parue dans le magazine Technologist (no 12).

Pour souscrire un abonnement à Technologist au prix de CHF 45.- (42 euros) pour 8 numéros, rendez-vous sur technologist.eu.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 14:15

 

Les conséquences des innovations technoscientifiques sont dorénavant souvent brutales et dramatiques. Face au déni de responsabilité des chercheurs, Jacques Testart défend l’émergence d’« espaces d’intelligence collective » où les citoyens puissent réfléchir et échanger sur des sujets d’importance générale.

Jacques Testart est un pionnier des méthodes de procréation assistée (il fut l’un des pères scientifiques d’Amandine, le premier bébé éprouvette français, né au début des années 1980). Depuis plusieurs années, il se consacre à la question de la démocratie dans la technique. Il a publié Rêveries d’un chercheur solidaire (ed. La ville brûle).


Reporterre — Pourquoi faut-il démocratiser la recherche scientifique ?

Jacques Testart — La recherche scientifique est de plus en plus puissante. Elle décide de plus en plus de notre avenir, à court et à long termes. Démocratiser la science ne signifie pas contrôler la recherche fondamentale. Il s’agit de contrôler la recherche dite « finalisée », c’est-à-dire celle qui est menée en vue d’un but précis et déjà décidé en amont, comme le dépôt d’un brevet ou le lancement d’un produit sur le marché. Cette recherche doit être placée sous le contrôle citoyen.


Pourquoi est-ce impératif aujourd’hui ?

Parce que tout s’emballe ! La puissance de la recherche s’est démultipliée : il y a de plus en plus de chercheurs, avec des moyens extraordinaires, des technologies modernes. Or, les effets de la technoscience, de cette alliance entre la science et la technique, sont sans commune mesure avec les effets des inventions passées. Si, autrefois, les impacts et les risques liés aux techniques inventées par l’homme se développaient lentement et restaient circonscrits, aujourd’hui, les conséquences en sont brutales et souvent dramatiques. Et on en paie la rançon. Comme tout va en s’accélérant, il faut désormais prendre le mal à la racine, c’est-à-dire au niveau de la recherche elle-même, pour faire entendre la voix des citoyens. Il faut que ces derniers disent quelles recherches ils souhaitent voir mener. Il ne s’agit pas de bloquer toute la recherche — comme le revendique, par exemple, le collectif Pièces et main d’œuvre (PMO) — ou toute production de connaissances. On exige simplement qu’il y ait un contrôle citoyen de l’activité de recherche. Comme les citoyens paient la recherche, via l’impôt, et en paient même les pots cassés, on ne voit pas pourquoi ils n’auraient pas leur mot à dire.


Pourquoi parlez-vous de « tabou démocratique » concernant les technosciences ?

La plupart des scientifiques se sentent très clairement au-dessus des « citoyens ordinaires », parce qu’ils ont un savoir que ces derniers ne détiennent pas. Mais les paysans, les ouvriers, toutes les personnes qui ont un métier ont, eux aussi, un savoir que ne partage pas toute la population. Les chercheurs ont conscience que c’est dans les laboratoires que se fabrique l’avenir. C’est cet état de fait qui leur confère un certain pouvoir et par là même une certaine suffisance. Le problème est que les scientifiques refusent de voir tous les effets possibles de leur activité et de prendre leurs responsabilités. Ils disent que c’est à la société de se débrouiller avec leurs découvertes. Finalement, ils protègent leurs privilèges. Ils s’accrochent à leur pouvoir intellectuel, voire politique. Et pour l’exercer pleinement, ils nient la capacité des citoyens à pouvoir devenir compétents sur les questions scientifiques et techniques.

Comment réagissent les scientifiques institutionnels au sujet de la démocratisation de la recherche ?

Ils réagissent de la façon la plus intelligente qui soit : ils ne réagissent pas… Des tribunes peuvent paraître dans la presse, il n’y a généralement aucune réaction. La meilleure façon de réduire au silence la contestation n’est pas de la contrer, mais de l’ignorer. Les chercheurs l’ont bien compris. Ils évitent l’affrontement et ils ignorent la critique. Sauf quand elle vise précisément quelqu’un ou lorsqu’elle est vraiment trop dure à avaler. Mais, généralement, l’opposant ou le lanceur d’alerte s’essouffle au bout d’un moment. Et s’il n’y a pas de polémique, ça n’intéresse pas les médias.


Que pensez-vous des débats publics organisés par la Commission nationale du débat public ?

C’est une arnaque ! Ces débats publics sont des leurres démocratiques. D’abord, on ne sait pas qui s’y exprime vraiment. Il peut y avoir, parmi les participants, des représentants de lobbies « déguisés ». S’il y en a plusieurs dans la salle, ils peuvent même monopoliser les discussions. Mais, le plus vicieux dans cette procédure, c’est qu’il y a un scribe chargé de rendre compte des points de vue exprimés. Sous prétexte de participation citoyenne, les élus qui doivent prendre les décisions peuvent ne retenir que les interventions qui les arrangent !

En réalité, à l’issue de toute procédure dite « démocratique », il faut que soit publié un avis dûment élaboré par les participants, qui n’a rien à voir avec la somme des opinions particulières. Je me méfie de l’opinion. Je préfère un avis, c’est-à-dire une opinion éclairée, obtenue à partir de débats contradictoires. Un avis nous renseigne, par exemple, sur qui s’est exprimé, sur le nombre d’accords et de désaccords concernant telle ou telle proposition, etc. Mais, pour cela, il faut mettre en place une procédure complètement objective et rationnelle.


Le référendum est-il, selon vous, un outil démocratique pertinent ?

Je ne le rejette pas complètement. Mais il faut absolument en définir les procédures, dans la loi, voire dans la Constitution. Celle-ci stipule que l’on peut recourir au référendum, mais qu’est-ce qu’un référendum ? Comment est rédigée la question ? Et qui la rédige ? Il faut également, au préalable, que l’information circule abondamment parmi les citoyens. Pour le référendum sur la Constitution européenne, en 2005, les gens ont été abreuvés de propositions diverses, de sorte que, lorsqu’ils se sont exprimés, ils savaient de quoi il retournait. Un référendum comme celui-là, je veux bien. Mais on ne peut pas en faire un pour chaque problème à résoudre. Le « référendum » organisé en juin dernier concernant le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes est intéressant à cet égard, puisqu’il y a eu un sondage préalable pour déterminer le périmètre des votants. Et on en a déduit que le département de Loire-Atlantique répondrait le plus favorablement aux attentes du gouvernement… S’il avait eu lieu en Bretagne, le résultat aurait été tout autre. De même qu’à l’échelon national. La démocratie exige des procédures précises.

Quelle pourrait être une procédure réellement démocratique ?

La « convention de citoyens » est la seule procédure rationnelle, quasi scientifique, qui permette d’obtenir un avis réellement représentatif de la population. Elle est incomparablement supérieure aux autres dispositifs existants. Et si elle est reproduite, sur un même sujet, à l’échelle du territoire concerné, alors l’avis obtenu est fiable et a vraiment du sens. On parle beaucoup de participation citoyenne, mais il ne s’agit généralement que d’une participation aux débats, pas à la prise de décision. Pour cela, il faut obliger les parlementaires, sur un dossier d’intérêt national, à prendre en compte l’avis émis par les conventions de citoyens et qu’ils motivent leur décision publiquement s’ils décident de s’en soustraire. Si, à l’issue des débats parlementaires, une majorité de députés et de sénateurs se prononcent en faveur de l’avis, une loi est rédigée.


Qu’est-ce qu’une convention de citoyens ?

C’est un dispositif démocratique, la rationalisation des « conférences de citoyens » créées au Danemark à la fin des années 1980, qui réunit une quinzaine de personnes environ, tirées au sort sur les listes électorales et qui se réunissent durant trois week-ends pour débattre et émettre un avis. Le nombre limité de participants permet à la parole de circuler. Comme on recherche avant tout des profanes, les personnes qui ont une opinion tranchée sur le sujet traité ne sont pas retenues. On ne prétend pas à la représentativité de la population générale, on choisit les participants de façon à avoir la plus grande diversité possible — d’âges, d’origines, de catégories socioprofessionnelles, etc. Le comité d’organisation crée un comité de pilotage d’une dizaine de personnes qui ont déjà pris position sur le sujet. Elles sont choisies parce qu’elles défendent des points de vue divergents. Les membres du comité de pilotage doivent s’entendre, par consensus, sur le contenu de la formation et sur le choix des experts qui interviendront devant les citoyens au cours des deux premiers week-ends. L’objectivité de la formation est fondamentale. Le premier week-end, les participants reçoivent des informations générales, pour que chacun puisse se mettre à niveau. Le deuxième week-end est consacré à la confrontation entre les experts, choisis par les membres du comité de pilotage, et les citoyens, qui peuvent alors les questionner. Tout cela est filmé pour garantir la transparence de la procédure. À l’issue des deux premiers week-ends, les profanes ont donc reçu des informations complètes et contradictoires. Au cours du troisième et dernier week-end, les participants auditionnent, en public, les spécialistes de leur choix, auxquels le comité de pilotage n’avait pas pensé. À ce moment-là, d’ailleurs, les experts scientifiques, qui n’ont pas vraiment l’habitude de ce genre d’exercice, sont généralement cuisinés…

Les citoyens se retirent ensuite à huis clos pour débattre, rédiger leur avis et en voter chacun des points. Un psychosociologue est là pour favoriser les discussions et éviter que des tensions n’apparaissent. Les trois week-ends sont répartis sur trois mois environ, au cours desquels les citoyens se documentent, travaillent le dossier, peuvent échanger entre eux, etc.

Enfin, l’avis qui ressort de ces conventions de citoyens est soumis aux décideurs politiques. S’il y a unanimité des participants sur tel ou tel autre point de l’avis, les élus devraient avoir l’obligation de les suivre. Si, au contraire, l’avis est contrasté — et donc le sujet disputé —, ça laisse une marge de liberté aux parlementaires.


Dans le cadre actuel, ne peut-on pas faire confiance aux parlementaires concernant les choix scientifiques et techniques ?

Non, et ce pour plusieurs raisons. En admettant qu’ils soient honnêtes, ils sont incompétents sur ces questions, même s’il y a, à l’Assemblée nationale, des députés qui ont une formation scientifique. Il existe bien l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), mais on ne peut pas lui accorder beaucoup de crédit, car il est composé de parlementaires surtout technophiles — de façon quasi maladive d’ailleurs. C’est une cible idéale pour les lobbies, qui préfèrent aller les voir plutôt que de s’embêter avec chacun des parlementaires nationaux. Les choix de l’Opecst, qui sont toujours suivis aveuglément par le reste des parlementaires, ne sont pas éclairés par des débats contradictoires. Ses membres reçoivent essentiellement la propagande des grands organismes de recherche et de l’industrie.


La participation des citoyens suffira-t-elle à contrecarrer efficacement le déferlement d’innovations technoscientifiques ?

On ne peut pas faire mieux que les avis issus des conventions de citoyens. Certes, les gens adorent la technologie, tout en n’en comprenant rien. Mais, enrôlés dans cette procédure particulière pour donner leur avis, ils peuvent s’exprimer contre les intérêts mercantiles, mais aussi leurs intérêts personnels immédiats. C’est ce que l’on a observé, par exemple, il y a cinq ans, à Paris, au cours d’une conférence de citoyens sur les antennes-relais et les ondes wifi dans les lieux publics. En définitive, les participants ont demandé à ce qu’il y ait moins d’émissions d’ondes électromagnétiques dans l’espace public, quitte à ne plus pouvoir utiliser les téléphones portables dans certains endroits ! Dans ces procédures, on voit apparaître ce que j’appelle « l’humanitude ».


C’est-à-dire ?

L’humanitude, c’est à la fois ce souci des autres et des générations futures, cet altruisme, qui est fondamental, et l’émergence d’une intelligence collective. Dans les conventions de citoyens, des « gens ordinaires », très différents, réfléchissent ensemble et échangent durant plusieurs mois sur un sujet d’importance générale auquel ils ne connaissent rien. Ils en ressortent complètement transformés. Les rapports que les gens nouent entre eux sont très importants dans la définition des choix qu’ils ont à faire, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un problème technologique difficile et controversé. Ils s’aperçoivent, d’une part, qu’ils sont tous capables de comprendre un dossier a priori complexe et, d’autre part, qu’ils convergent assez vite sur ce qu’ils pensent être l’intérêt commun.

Cet espace d’intelligence collective n’est pas courant dans la société. Et pour qu’il y ait cette synergie, il faut qu’il y ait des rapports humains. C’est pour cela que je ne crois pas à la démocratie par Internet et les outils numériques. Ces derniers peuvent être utiles pour s’informer, se documenter, mais les débats par écrans interposés inhibent l’humanitude et tournent très vite en eau de boudin… Les conventions de citoyens permettent l’émergence de l’altruisme, de la prise en compte de l’intérêt de l’espèce humaine.

  • Propos recueillis par Anthony Laurent
 
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Lire aussi : Chercheurs, soyez responsables !

Source : Anthony Laurent pour Reporterre

Photos : © Julie Rochereau/Reporterre

-Note"illustration",par l'administration du blog  :

 

André THOMAS

Vous en mangez, mais savez-vous ce que c’est ? Les variétés végétales obtenues par mutagenèse sont issues de mutations génétiques ultra-sophistiquées, en développement constant. À leur propos, agriculteurs, agronomes, généticiens, écologistes s’entre-déchirent. Même aux États-Unis, l’administration a du mal à suivre. À la veille d’une décision de la Cour européenne de justice, la mutagenèse sera l’un des dossiers brûlants du futur ministre de l’Agriculture, nommé ce mercredi.

D’ici à quelques semaines, la cour de justice de l’Union européenne va rendre un arrêt majeur pour l’avenir de l’évolution des variétés végétales cultivées en Europe.

En effet elle devra trancher sur le fait de savoir si la mutagenèse ainsi que diverses technologies rassemblées sous l’appellation de « New Plant Breeding Technics » (NPBT) produisent ou non des organismes génétiquement modifiés (OGM) au sens de la réglementation en vigueur dans l’Union européenne.

Or certaines de ces technologies génétiques (CRISPR-Cas 9 notamment) ne sont rien moins qu’un nouvel univers à la disposition des scientifiques pour faire évoluer les végétaux cultivés vers des variétés plus performantes, plus productives, sans pour autant ajouter à leur patrimoine génétique des gènes qui leur sont étrangers.

Résistant à un herbicide et à la pyrale

Comme l’indique un chercheur, « on commence à pousser des portes et derrière, on découvre des cathédrales ».

Les technologies de mutation ont fortement évolué ces dernières années avec ce qu’on appelle une mutagénèse dirigée – « édition » du génome, Crispr, Talen – ou aléatoire, cette dernière résultant de l’utilisation de radiations aussi bien que de métaux lourds, d’agents chimiques de synthèse, entre autre.

Elles ont en commun de ne travailler qu’à l’intérieur du génome de la plante. On peut y éteindre des gènes, en activer, en muter, en répliquer, mais sans nécessairement y laisser de matériel génétique qui ne lui appartienne pas à l’état naturel.

C’est la grande différence avec les premiers OGM si controversés, tel le maïs BT de Monsanto. Celui-ci a été doté d’un gêne qui lui est naturellement étranger, issu d’une bactérie, Bacillus thuringiensis, qui le rend résistant à un redoutable prédateur du maïs, la pyrale, une chenille. On lui a également adjoint un gène de résistance aux antibiotiques et aux herbicides. Tout cela relève de ce que l’on appelle la transgénèse : l’adjonction au génome d’une plante de gènes provenant d’autres organismes.

"Des OGM cachés"

Pour les semenciers et les grands groupes d’agrochimie comme BASF, Pioneer, KWS, Dupont, Monsanto ou Bayer (ces deux derniers s’étant rapprochés fin 2016), le processus ne serait en quelque sorte qu’une accélération du processus naturel de mutation génétique qui participe depuis toujours à l’évolution des espèces et à leur adaptation.

L’objectif principal est d’en faire des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VRTH). Lesquelles permettent de répandre sur des parcelles en pousse un herbicide (par exemple le célèbre Roundup, pénétrant par les feuilles) qui ne détruira pas la plante cultivée, mais toutes celles qui sont jugées indésirables. Les promoteurs de ces technologies les décrivent presque comme de l’agriculture biologique car permettant d’éviter le labour, décrié par certains, et de réduire l’usage de pesticides, voire des apports en eau.

La mutagenèse a cependant réactivé le front des opposants aux OGM, comme on l’a vu tout récemment lors des rencontres mondiales anti OGM de Lorient.

En France, la Confédération paysanne, le Réseau Semences paysannes, les Amis de la Terre et six autres associations. Ces neuf associations, réunies depuis 2012 au sein de l’ « Appel de Poitiers pour sauver la biodiversité », ont entrepris de nombreuses démarches contre la banalisation de la mise en culture et de la commercialisation, sans déclaration ni suivi particuliers, de variétés issues de la mutagenèse. On compterait en France 130 000 ha de tournesol et 27 000 ha de colza de ce qu’eux considèrent comme « des OGM cachés ».

La Cour de justice va trancher

Rappelant les heures de gloire de José Bové des années 1990, plusieurs opérations de fauchage volontaire ont déjà eu lieu, notamment en avril 2016, au Groupement d’études et de contrôle des variétés et des semences à La Pouëze, dans l’Anjou, ou en avril 2017, en Côte-d’Or.

Les neuf associations ont engagé un recours en février 2015 auprès du Conseil d’Etat pour obtenir un moratoire sur la commercialisation des VRTH.

En juin 2016, le Conseil d’Etat a ouvert une enquête complémentaire au cours de laquelle les associations ainsi que des experts scientifiques ont apporté des éléments complémentaires, en particulier des études qui établiraient selon eux que le principe de précaution, inscrit dans la Constitution française et dans les traités de l’Union, n’aurait pas été respecté, tout comme les engagements de la France dans le Protocole de Carthagène.

C’est le Conseil d’Etat lui-même qui a renvoyé l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. Celle-ci doit trancher sur un point capital : les variétés obtenues par mutagenèse sont-elles ou non des OGM au sens de la réglementation communautaire en vigueur ?

Vigne, laiture, peuplier, chicorée...

Si oui, c’en serait fini de l’usage banalisé des semences et des plantes issues de la mutagenèse. En effet, elles seraient soumises à la directive 2001/18 qui impose de nombreux contrôles et restrictions. Et à de probables interdictions de commercialisation dans une bonne partie de l’Europe.

Rappelons que du fait de l’incapacité des Etats membres à se mettre d’accord sur cet épineux dossier des OGM, il a été décidé en mars 2015, via la directive 2015/412 qu’en dernier ressort, il appartient aux Etats membres d’autoriser ou non la culture d’OGM sur leur territoire.

Dix-huit Etats membres de l’Union, dont la France, ont activé leur droit à interdire toute culture d’OGM sur leur territoire. Du moins d’OGM au sens de la directive 2001/18, c’est-à-dire issus de transgénèse.

Actuellement, le seul OGM issu de transgénèse autorisé à la culture en Europe est une variété de maïs créée par Monsanto (MON810). Par le biais de moratoires, la France en a interdit la culture sur son territoire depuis 2008.

A titre scientifique, des cultures effectuées en champ ont cependant été autorisées pour diverses plantes (betterave, blé, colza, luzerne, maïs, peuplier, pomme de terre, tournesol, soja, vigne, laitue, chicorée et café). Il n’y en a cependant plus en France.

En matière non pas de culture mais de commercialisation seulement, l’Union avait autorisé pas moins de 58 OGM, pour ne citer que ceux qui sont destinés à la consommation humaine et animale (les espèces ornementales sont donc en sus).

Essentiel à l'élevage

Pour toutes ces raisons, ce sont désormais les Etats membres qui ont le dernier mot sur les autorisations de mise en vente. C’est ainsi qu’est par exemple autorisée en France la commercialisation d’un œillet dont la couleur violette a été obtenue par adjonction de gènes de pétunia.

Les plus gros volumes d’OGM commercialisés en France sont cependant destinés à l’alimentation animale. Le soja, riche en protéines (et indispensable pour compléter l’alimentation des vaches, porcs et poulets en élevages industriels) est très utilisé en élevage et en constitue la plus grosse partie, grâce à des importations massives du Brésil.

Ces autorisations sont accordées après examen et avis du Haut conseil des biotechnologies et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses).

Toute la question est maintenant de savoir si des plantes génétiquement modifiées par mutagenèse, librement commercialisées grâce à un flou juridique, seront soumises aux règles très contraignantes de celles relevant de la transgénèse. C’est le dossier qui est entre les mains de la cour de justice de l’Union européenne du fait de la procédure française.

Les associations opposantes ont expliqué dans un mémoire de 30 pages scientifiquement très étayé expliquant pourquoi, selon elles, les mutations en question - qui ont déjà donné naissance, en vingt ans, à plus de 3 200 variétés végétales dans le monde - sont très éloignées de celles qui se produisent dans la nature : « Les produits mutagènes utilisés sont soit des produits chimiques de synthèse, soit des produits isolés d’un organisme pour être utilisés sous une forme concentrée qui n’existe pas dans la nature. Quant aux radiations, leur utilisation comme agent mutagène permet de soumettre les plantes en un seul jour à l’équivalent de 1 000 ans de radiations naturelles ».

Les opposants y ajoutent nombre d’arguments écologiques (mutations non souhaitées se disséminant dans la nature, risque de recombinaison avec des pathogènes présents dans le sol, encouragement à la monoculture industrielle) et économiques (hausse du coût des semences, concentration des entreprises de sélection, disparition des semences non mutées, etc).

Le champignon blanc qui ne brunit pas

A l’opposé, pour les agriculteurs (dont Coop de France, Jeunes Agriculteurs et FNSEA) et les scientifiques, les perspectives offertes par une technologie qui ne leur semble pas violer la génétique des plantes, ce sont des perspectives fabuleuses qui s’ouvrent depuis qu’en 2000 on est parvenu à accéder pour la première fois au génome complet d’une plante, Arabidopsis thaliana, décrypté juste après celui de l’homme.

« Les premiers généticiens travaillaient sur des hybridations, basées sur des observations longues et fastidieuses, explique Véronique Decroocq, directrice de recherche à l’INRA de Bordeaux, et spécialiste des arbres fruitiers. Aujourd’hui, on lit toutes les caractéristiques génétiques et l’on travaille sur les nucléotides eux-mêmes, c’est-à-dire sur l’élément de base de l’ADN ».

A ce jour, toutes les plantes ayant un débouché commercial sont séquencées à quelques exceptions près, dont le pin et le blé, dont les génomes sont d’une très grande complexité.

Outre ce qui est déjà commercialisé en France - colza et tournesol en particulier - des travaux sont en cours sur la tomate, la betterave, les pommes de terre, les fruitiers, les champignons de Paris.

Dans ce dernier domaine, l’actualité vient des Etats-Unis, où une équipe de chercheurs de l’université de Pennsylvanie a mis au point, via la technologie Crispr-Cas9, une variété de champignons ne brunissant jamais. Ceci en neutralisant certains gènes responsables de la production des enzymes qui causent le changement de couleur. Cette variété de champignon a rejoint la trentaine de fruits et légumes produits à partir de mutagenèse et déjà commercialisés sur le marché américain. La Food and Drug Administration a cependant entrepris, elle aussi, d’adapter sa réglementation aux nouvelles productions des généticiens.

 

Une nouvelle voie : l'épigénétique

Véronique Decroocq confie volontiers qu’elle voit dans ce nouvel univers de recherche agronomique « des opportunités formidables pour l’agriculture ». Elle cite par exemple les « bénéfices possibles pour les régions tropicales ». Des hausses de rendement de 50 % sont mentionnées, d’autant plus utiles si on entend limiter, par ailleurs, les produits phytosanitaires ou les apports en eau. Elle précise ne travailler, pour sa part, « que ce qui apporte au producteur » et « jamais sur la résistance aux herbicides ». Elle ajoute, qu’ « on ne maîtrise pas tout, c’est même le propre d’un domaine en pleine expansion : l’épigénétique ». Une discipline en soi, qui étudie « les mutations se produisant au niveau de la conformation de l’ADN, modifications déclenchées le plus souvent par des facteurs environnementaux, comme le stress de la plante lors d’un changement de milieu ».

 

 
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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 10:47

Valls a vocation à rentrer chez lui

 Comme les Roms avaient vocation à rentrer en Roumanie ou en Bulgarie, Valls a vocation, semble-t-il, à rentrer chez lui. Le mal que ce type a fait au pays… De trahison en trahison,… c’est juste le prix. Mais ce climat n’est pas bon.  

Valls avait pourri le débat parlementaire de Macron sur son immense loi de libéralisation de l’économie en interrompant les débats pour passer au 49-3, alors que Macron – que Valls appelait affectueusement le microbe – était sûr d’obtenir une majorité, et il en avait été tout fâché.

Macron le malin avait alors acté sa rupture avec Valls le bourrin, et on connait la suite... On comprend aussi le manque d’enthousiasme des En Marche ! pour accueillir un type à ce point borné, instable et prétentieux.

Mais attention.

En Marche ! rêve d’une majorité absolue avec pour les législatives, avec un vote légitimiste donnant une majorité au président. Oki, mais à supposer que ce soit possible, est-ce vraiment la bonne solution ?

S’il obtient une majorité absolue, Macron va faire du Macron, donc avec l’adhésion des 24 % du premier tour, et cinq ans c’est long… La société française est très diverse, et celui qui ne partage pas le pouvoir creuse sa tombe politique.

S’il n’a pas la majorité absolue, Macron devra jouer avec une coalition. Ça plaira moins à cette sorte de secte qu’est En Marche !, et il faudra faire un peu de place aux non-membres, mais c’est la garantie de durer.

Ce journée de veille des investitures, c’est mal barré, et le microbe a tout fait pour humilier El Blanco. Ce n’est pas fort.

Je n’attends rien, ni de l’un, ni de l’autre, mais notre pays a besoin d’un pouvoir politique stable, et là, franchement, je commence à flipper.

« Le traître est détesté de celui même qu'il sert » (Tacite) 

Il a trahi ses électeurs (qui le croyaient de gauche), sa parole et sa signature, son camarade Hamon, son parti. Il a fait campagne contre le vainqueur des Primaires, contre le PS et pour « En Marche ».

Il s’apprêtait à entrer chez Macron, pour le trahir un jour, de l’intérieur, quand celui-ci l’a rabroué : « Je n’ai pas ouvert une maison d’hôtes… s’il veut l’investiture il doit en formuler la demande comme les autres… pas de passe-droits… ». Et pour finir : « il ne remplit pas les conditions ».

Le judas d’acier de la forteresse macronienne a claqué sous son nez aux yeux de tous.

L’ancien Premier ministre, naguère arrogant et cassant, l’accoucheur au forceps de la loi Macron-El Khomri à coups de 49-3, de matraques et de grenades lacrymogènes, a pu vérifier qu’il n’y a pas loin du Capitole à la roche Tarpéienne.

L’incroyable brutalité des affronts répétitifs qu’il a subis ont ému jusqu’à ses détracteurs. A tel point que son ancien ministre de l’économie, pour ne pas ternir sa propre image, a dû concéder de ne pas présenter un candidat contre lui.

A Evry, dont il est maire, les électeurs lui avaient déjà infligé un camouflet en ne suivant pas ses consignes de vote pour Macron et en accordant 34,69 % des voix à Mélenchon au premier tour des présidentielles, contre 26, 93 % à Macron.

Allez, Evryens et vous tous de la première circonscription de l’Essonne, il vous revient de porter l’estocade le 11 juin.

Théophraste R. (Chef du peloton de tir sur les ambulances).

-Apres la mise en danger de population Roms ,celle de la vie d'autrui,toujours et encore plus ,avec les  risques d'irradiation  !:

"le normal" récure la loi de transition énergétique dans le cadre ses « 60 engagements pour la France

 

 
Série « Les années Hollande ». Le président sortant avait promis de réduire la dépendance de la France vis-à-vis de l’atome. Au terme de son quinquennat, tout reste à faire.

LE MONDE | 12.05.2017   Par Pierre Le Hir

 

« J’engagerai la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025 », avait promis le candidat François Hollande dans ses « 60 engagements pour la France ». A l’issue d’une âpre bataille parlementaire, cet objectif a bien été gravé dans la loi de transition énergétique promulguée en août 2015. « C’est un tabou qui tombe », se félicitait alors la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, qui avait porté ce texte avec pugnacité.

De fait, au pays de l’atome roi, dont le parc de 58 réacteurs est le plus important au monde après celui des Etats-Unis, la simple remise en cause du dogme du tout-nucléaire constituait un geste proprement iconoclaste. Celui-ci, bien que moins radical que la sortie complète de l’atome décidée par l’Allemagne au lendemain de la catastrophe de Fukushima de mars 2011, annonçait, sinon une rupture, du moins une inflexion de la politique énergétique française. L’histoire retiendrait qu’il y aurait eu, dans ce domaine, un avant et un après Hollande.

A l’aube du nouveau quinquennat, force est pourtant de constater que les tabous ont la vie dure. La France n’a, en réalité, aucunement commencé à tourner la page du nucléaire. Que propose en effet le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron ? De parvenir à « 50 % d’énergie nucléaire à l’horizon 2025 ». Soit ce que promettait déjà M. Hollande cinq ans plus tôt. Comme si rien ne s’était passé durant ces cinq années. Comme si, sur ce sujet, la France de 2017 en était au même point que celle de 2012.

« Jeu de mistigri »

De l’exécutif sortant, M. Macron a hérité non seulement de la loi de transition énergétique, mais aussi de la programmation pluriannuelle de l’énergie, publiée en octobre 2016. Une feuille de route qui fixe, filière par filière, les objectifs à atteindre au cours des périodes 2016-2018 puis 2019-2023. Or, cette planification reste muette, ou presque, sur le volet atomique. Certes, elle intègre le plafonnement, inscrit dans la loi, de la capacité du parc nucléaire hexagonal à son niveau actuel de 63,2 gigawatts (GW). Mais elle renvoie à après 2019 les arbitrages sur l’évolution de ce parc.

En particulier, elle ne dit rien du nombre de réacteurs qui devront être arrêtés – « de 17 à 20 », selon la Cour des comptes – pour diminuer d’un tiers la part de l’atome dans le mix électrique. Et elle ne définit pas de calendrier échelonnant dans le temps ces fermetures. Un « jeu de mistigri » qui laisse au nouveau gouvernement – ou au prochain – la responsabilité de trancher dans le vif, l’obligeant, s’il veut respecter l’objectif de 50 % de nucléaire en 2025, à stopper une vingtaine de réacteurs dans un délai précipité.

Tout reste donc à faire pour M. Macron, qui, indéfectible défenseur de l’industrie nucléaire, ne semble guère pressé de hâter la cadence. Interrogé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), début février, le candidat déclarait : « Est-ce que le 50 % en 2025 est atteignable ? Je ne sais pas vous le dire aujourd’hui, mais je veux me mettre dans cette trajectoire. »

 

A l’actif de M. Hollande, ou plus justement de Mme Royal, il convient de porter l’embellie promise aux filières renouvelables. La programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’augmenter leur capacité de 41 GW, en 2014, à 71 ou 78 GW, selon les scénarios, en 2023. Avec un essor sans précédent pour le solaire photovoltaïque, dont le potentiel est appelé à quadrupler, et pour l’éolien terrestre, dont la capacité doit doubler ou tripler.

Ajouter des renouvelables sans retrancher de nucléaire, tout en réduisant la consommation finale d’énergie, relève toutefois d’une équation impossible à résoudre. Et d’une politique sans véritable cohérence. Dès l’examen de la loi de transition énergétique, Corinne Lepage, ancienne ministre de l’environnement d’Alain Juppé, aujourd’hui proche d’Emmanuel Macron, jugeait que l’objectif de baisse du nucléaire était « totalement virtuel ». De son côté, la députée PS des Deux-Sèvres Delphine Batho, ex-ministre de l’écologie du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, déplorait « un enterrement de première classe (…) de la reprise en main par l’Etat de la politique nucléaire ».

Le renoncement de Fessenheim

Du mandat de M. Hollande demeurera le constat de l’incapacité – ou du renoncement – de la puissance publique à décider de la politique énergétique. L’illustration la plus symptomatique, et la plus cruelle pour le tenant du « Moi, président », est le rocambolesque feuilleton de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Le futur ex-chef de l’Etat avait annoncé sa mise à l’arrêt à « la fin de l’année 2016 ». In extremis, Ségolène Royal a arraché au conseil d’administration d’EDF, le 6 avril, une résolution actant sa fermeture « de façon irréversible et inéluctable ». Ce qu’entérine en apparence un décret du 8 avril « portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale ». « C’est dit, c’est fait », a triomphé la ministre dans un communiqué.

La mise à la retraite de la doyenne des centrales françaises n’est pourtant nullement écrite. EDF n’est tenu de demander son arrêt que dans les six mois précédant la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), attendue au mieux fin 2018 ou début 2019. En outre, l’entreprise publique n’y sera contrainte que si cette mesure est nécessaire au respect du plafonnement de la capacité nucléaire française. En cas d’indisponibilité d’autres réacteurs, Fessenheim pourrait bénéficier d’un sursis. M. Hollande a en fait échoué à tenir parole sur ce dossier emblématique. Reste à savoir si son successeur, qui s’est engagé à confirmer la fin de vie de la centrale du Haut-Rhin, fera preuve de plus de volontarisme.

-De l'actualité d'un accident nucléaire

 

Effondrement sur le site nucléaire de Hanford (USA): une situation préoccupante

Par la CRIIRAD

L’effondrement hier d’un tunnel qui contient des déchets radioactifs nous rappelle que la situation est particulièrement préoccupante sur le site nucléaire américain de Hanford, un des sites les plus contaminés des États-Unis. Voici les faits (à partir du communiqué officiel en Anglais)

Mardi 9 mai 2017, sur le site nucléaire de Hanford (état de Washington, à environ 300 km au sud-est de Seattle), aux États-Unis, a été constaté un effondrement d’un tunnel qui contient des déchets radioactifs. L’effondrement a une surface d’environ 6 mètres par 6 mètres. Photographie de l’effondrement (source : handford.gov). Ce site gigantesque dépend du Département de l’Énergie américain (U.S. Department of Energy : DOE). Le DOE a déclenché la procédure d’urgence interne. Il a été demandé aux travailleurs du site nucléaire de rester confinés. Un dispositif de mesure de radioactivité commandé à distance a été mis en œuvre à côté du tunnel. Selon le DOE les premiers résultats n’ont pas mis en évidence de contamination et le confinement a été progressivement levé.

Le tunnel d’environ 109 mètres de long avait été construit dans les années 50 et 60 à côté de l’usine d’extraction de plutonium PUREX (Plutonium Uranium Extraction Plant) mise en œuvre dans le cadre du projet Manhattan pour l’extraction du plutonium à partir de combustibles hautement radioactifs. C’est sur ce site qu’a été extrait le plutonium utilisé dans la bombe atomique utilisée à Nagasaki en 1945. Le tunnel contient 8 wagons chargés de déchets radioactifs et rejoint un second tunnel plus long renfermant 28 wagons également chargés de déchets radioactifs. Ces tunnels avaient été scellés au milieu des années 90. Les tunnels sont construits avec du béton et du bois et recouverts d’environ 2,4 mètres de terre. L’exploitant étudie les moyens de reboucher l’effondrement afin de créer une “barrière entre les matériaux contaminés et l’air extérieur sans risquer d’agrandir le trou” !

 

Commentaires CRIIRAD

On peut s’étonner du fait que l’effondrement n’aie pas été détecté immédiatement, mais seulement dans le cadre d’une "surveillance de routine". On ne sait donc pas depuis combien de temps les déchets radioactifs sont à l’air libre. Officiellement il n’y aurait pas eu de détection de radioactivité relâchée dans l’atmosphère, mais le communiqué officiel ne donne aucune précision sur la méthodologie de mesure (liste des substances radioactives recherchées et limites de détection). Le fait que les mesures aient été réalisées avec un dispositif opéré à distance et la mise en œuvre de mesures de confinement des salariés montrent la gravité potentielle de cet accident et indiquent que les déchets entreposés sont certainement fortement radioactifs.

L’accident montre que le confinement des déchets radioactifs dans ces tunnels n’est que très sommaire. Les wagons chargés de matières radioactives ont simplement été poussés dans ces tunnels pendant la Guerre Froide ! Il s’agit de tunnels vétustes qui ne répondent manifestement pas aux plus élémentaires critères de sûreté ! Le site de Hanford est un des sites les plus contaminés des États Unis (et du monde). Il comportait 9 réacteurs nucléaires et 5 usines de retraitement. Il pose des problèmes extrêmement préoccupants pour l’avenir, en particulier la gestion à long terme de près de 200 000 mètres cubes de boues et liquides hautement radioactifs entreposés dans plus de 170 cuves souterraines dont plusieurs sont fuyardes et contaminent le sous-sol et les eaux souterraines. En 2006, les autorités estimaient que la contamination radioactive des eaux souterraines au-dessus des seuils de potabilité était de 67 km² et 121 km² respectivement pour l’iode 129 et le tritium.

Un vaste chantier de récupération et de traitement de ces déchets a été confié en 2008 par le DOE à l’entreprise WRPS (Washington River Protection Solutions, LLC) qui sous-traite une partie des opérations au groupe français AREVA. Mais le chantier est d’une grande complexité et à très haut risque. Une plainte a été déposée en 2015 par l’État de Washington, l’association Hanford Challenge et un syndicat pour dénoncer le manque de protection des travailleurs engagés dans les travaux d’assainissement et exposés à des risques d’inhalation de substances toxiques. Selon l’association Hanford Challenge, des travailleurs ont développé de sérieuses maladies respiratoires et neurologiques. Pour des raisons de sûreté nucléaire, les réservoirs souterrains doivent être ventilés et cela entraine des risques d’exposition des travailleurs. Selon Tom Carpenter, directeur de Hanford Challenge, les coûts d’assainissement pourraient atteindre 300 à 500 milliards de dollars (cité par Reuters).

Rappel : la CRIIRAD a conduit une mission exploratoire sur le site de Hanford en mars 2008, avec le soutien de l’association Hanford Challenge, en accompagnement de l’équipe de réalisation du documentaire “Déchets cauchemar du Nucléaire”. Un compte rendu et des photographies sont reproduits en Annexe 1 ci-après. Le film est visionnable sur youtube.

Rédaction : Bruno CHAREYRON, ingénieur en physique nucléaire, directeur du laboratoire de la CRIIRAD
Acceder au PDF complet avec Annexes et Photographies

- Revue de presse sur Hanford

Après Hanford, comment stocker les déchets nucléaires ? - Les Echos

 

Début des réparations du tunnel effondré sur le site de Hanford
https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/nucleaire/effondrement-sur-le-site-nucleaire-de-hanford-les-travaux-de-reparation-ont-commence_112849?xtor=RSS-15  

 

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 04:55

 

 

 

Je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, comme on dit. Un temps où la mémoire des crimes commis par les fascistes ( de merde ) était une tache indélébile sur le front de l'extrême-droite française. Incapables de consigner à l'oubli les massacres et exactions du Reich et de ses collaborateurs soumis, les héritiers des ligues fascistes, les pétainistes, les antisémites rasaient les murs, échangeant sous le manteau leurs écrits négationnistes.

Vint Jean-Marie Le Pen, qui les décomplexa en partie, en jouant avec les mots. L'homme était bon orateur, cultivé, suffisamment pervers pour tenir un double langage lui permettant comme un clown de tréteaux d'adresser à son public conquis des signes de connivence qui passaient au-dessus de la tête du plus grand nombre. Autour de lui, il agrégea du monde, un premier cercle d'ultracatholiques coinçés et de nazillons païens, de zélateurs du beau langage d’une France Eternelle et de saoûlards bedonnants fiers d’appartenir à la race blanche. Le Pen père les amalgama tous sous sa bannière, faisant taire les dissensions, écrasant les prétendants au trône et les «traîtres», avec une égale férocité.

Cela dura des années. Des années durant lesquelles s'était constitué autour de lui et de ses sbires un cordon de sécurité difficilement franchissable. Ce cordon bordait une fosse, dans laquelle gisaient des millions de morts et une Europe en flammes. Nier cette extermination pour les plus déments, la relativiser pour les plus retors, était un exercice périlleux. D'autant que tout autour, les hommes et les femmes qui avaient vécu cet enfer, qui l'avaient combattu, gardaient dans leur mémoire le nom des disparus, le prix de la liberté.

Cette liberté n'était pas totale, aucune liberté ne l'est. Très vite, le grand rêve des jours heureux avait été perverti. Très vite les "grandes féodalités", les patrons de presse, les barons de l'industrie qui avaient accueilli à bras ouverts le "redressement national" de Pétain et la collaboration avec le nazisme, reprirent le dessus, fustigeant les avancées sociales de l'après-guerre, acquises de haute lutte. Au point que dès les années 80-90, d'aucuns, qui combattaient en vain la main-mise des puissances d'argent, se mirent à trouver audibles les parias lepénistes. Avec le recul, le discours commun apparaît dans son extrême indigence: les uns niaient le génocide juif, faute indélébile, les autres théorisaient qu'un autre génocide était passé sous silence, celui de la classe ouvrière opprimée par les puissants. Fallait-il que ces coeurs soient secs, fallait-il que leur capacité d'outrage soit défaillante, pour ne pouvoir dans le même temps condamner les assassins d'hier et les oppresseurs d'aujourd'hui? Cette alliance rouge-brune eût un temps, fut dénoncée, créa au sein de l'extrême-gauche des déchirures irréparables.

Les années passèrent, les témoins se firent plus rares. Et la mémoire de la Shoah, le combat antiraciste, furent instrumentalisés, pour des raisons politiques. Ces petits calculs n'avaient rien à voir avec le respect dû aux victimes, mais servaient les intérêts géopolitiques du jour.

Longtemps cantonné au rôle de pitbull de la politique, le vieux leader d’extrême-droite confia enfin les rênes à sa fille Marine, charge à celle-ci de «nettoyer» l’image du parti, ce dont elle s’était empressée avec zèle, faisant d’une pierre deux coups.

Avec le soutien tacite de son père et une maîtrise de la communication insoupçonnée, "Marine" avait fait entrer le Front National dans le vingt-et-unième siècle. Les blagues douteuses sur les fours crématoires, le négationnisme bonhomme de son père, avaient été relégués aux poubelles de l’Histoire. Dans "Le Point", Marine Le Pen avait affirmé que la Shoah avait constitué "le summum de la barbarie", un moment atroce de l’histoire de l’humanité, sur lequel elle ne tolérait aucune ambiguïté. Et s’était empressée de cibler son discours sur un bouc-émissaire plus acceptable, l’Immigré.

Un moment déboussolées, ses troupes avaient rapidement entendu le message. L’Immigré, l’Arabe, c’était un ennemi à leur portée, un ennemi qu’ils pouvaient croiser au quotidien, un ennemi sur lequel ils pouvaient à loisir, aiguillonnés par tout ce que le gouvernement comptait de ministres racistes, reporter leurs frustrations, accuser de tous les maux: chômage, inflation, bientôt même la hausse du prix de l’essence.

Les nostalgiques de l’Ordre Ancien, ceux qui pendant des décennies avaient traqué et dénoncé le Juif, moquant les commémorations de la Shoah, discréditant les survivants, mettant en doute la réalité des camps, ceux-là avaient fait leur temps. Ceux qui n’acceptaient pas de mettre en veilleuse leur haine, ceux qui ne comprenaient pas qu’il était devenu nécessaire, beaucoup moins dangereux politiquement, et beaucoup plus porteur, de concentrer leur fiel sur l’Immigré, devaient être exclus.

Le coup de maître de Marine Le Pen fut de pratiquer ces exclusions publiquement, quand souvent son père s’était contenté de mises à l’écart discrètes. A chaque skinhead dévoilé sur Facebook avec le bras tendu dans une arrière-salle de brasserie, elle organisait une conférence de presse, dénonçant devant des journalistes médusés qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez l’insupportable déviance que représentait cet affront aux victimes du nazisme, et l’incompatibilité de ce comportement avec les «valeurs» que portait selon elle depuis toujours son parti. Cette purge pratiquée au grand jour, sous l’oeil même de média complaisants, lui permettait de gagner sur tous les tableaux, en rassurant l’électorat de droite modérée par sa prise de distance avec les extrêmistes, et en pratiquant au sein même du Parti, sans la moindre hésitation, le bannissement de tous ceux qui pouvaient la gêner. Flanquée de Florian Philippot en gendre idéal, elle se rendit fréquentable.

 

Pendant des années, les média qui aujourd'hui se muent en résistants de la dernière heure lui offrirent des colonnes, des unes, des photographes de talent, des chroniqueurs complaisants, quand ses adversaires les plus virulents, à gauche, étaient pointés du doigt comme de dangereux irresponsables. Les injustices grandissaient, les boucs émissaires étaient tout trouvés: arabes, Roms, pauvres, populations dangereuses, mises à l'écart par ceux-là même qui nous jouent "No Pasaran" aujourd'hui.

Qui a oublié les propos de Manuel Valls sur les Roms, ou sa ville trop peu pourvue en "whites", en "blancos"? Qui a oublié la déchéance de nationalité? Ou ces lois liberticides que firent voter hier les mêmes députés qui aujourd'hui nous disent: "Vous n'imaginez tout de même pas laisser ceci aux mains du Front National?" Ou Elisabeth Badinter repeignant Marine Le Pen en défenseur de la laïcité? Ou Alain Finkielkraut éructant que "l'avenir de la haine raciste est dans le camp des gens qui se sont réjouis de la défaite électorale de Jean-Marie Le Pen en 2002, et non dans le camp des fidèles de Vichy"? Pendant des années, ceux qui dénonçaient l'injustice sociale, le joug de l'austérité, le poids de la finance sur leurs vies, furent traités comme des pestiférés, tandis que petit à petit Marine, qu'on appelait par son prénom, devenait audible, et que son patronus, Florian Philippot, cumulait les ronds de serviette sur les chaînes d'info.

Et nous voilà ce soir. A la veille d'un second tour entre Marine Le Pen, l'héritière de la boutique paternelle, et Emmanuel Macron, ex-banquier qui se rêverait philosophe, adversaire rêvé. Comment en sommes-nous arrivés là? Sûre de tenir sa revanche sur un quinquennat haï, la droite s'est suicidée, se livrant au candidat le plus réactionnaire, le plus austéritaire, le plus malhonnête. C'était un pourri? Peut-être, mais c'était leur pourri. La gauche de gouvernement n'avait cessé de se saborder pendant cinq ans. Le Président avait menti pour se faire élire, dénonçant la Finance à laquelle il avait ensuite ouvert toutes les portes, s'entourant de repris de justice, de corrompus, de lamentables. Dans la dernière ligne droite, elle se déchira: après cinq ans de reniements, elle enchaîna la trahison de son propre candidat.

A gauche un espoir était né, incarné par Jean-Luc Mélenchon, qui avait autour de son nom et de sa personne amalgamé des centaines de milliers d'insoumis. Au moment où cette vague se brisait au soir du premier tour, on vit Mélenchon défait, inaudible. Immédiatement, il fut sommé de se désister, de donner une consigne de vote, dénoncé par ceux-là même qui avaient longtemps ridiculisé son mouvement. Et dans le même temps, de ses propres rangs, naquit un mot d'ordre #SansMoiLe7Mai. Pour nombre des insoumis, il semblait inconcevable de voter pour un candidat estampillé comme candidat des élites et de la finance, dont le programme, la volonté de légiférer par ordonnances, heurtait ceux qui se trouvaient soudain pris au piège, entre le fascisme et l'horreur économique. Mélenchon se tut, lui avait l'âge et le vécu nécessaires pour savoir ce que représentait le Front National, dont il avait combattu les idées pendant des années. Et parmi les insoumis, ce furent des hommes mûrs, Axel Kahn, Gerard Miller, Sam Karmann, qui prirent la parole dans les jours qui suivirent pour dire qu'à l'évidence, et la rage au coeur, ils voteraient pour Emmanuel Macron, quitte à le combattre dès le lendemain. La distinction entre l'adversaire et l'ennemi était claire pour eux. Et on avait l'impression que Mélenchon refusait de faire de même, parce que sa stature d'opposant dépendait de ce non-dit: ayant fait naître un grand espoir, il ne pouvait mettre genou à terre.

Et nous voilà ce soir. J'ai lu, comme vous, des dizaines d'articles, de prises de position, de commentaires. Il y a ceux qui invectivent les abstentionnistes, ceux qui exigent des preuves, ceux qui refusent de se salir les mains en votant, ceux qui soulignent la tolérance des candidats du système pour un FN qui longtemps leur a permis par sa seule présence d'accéder au pouvoir, ceux qui s'en remettent aux autres, les "castors" pour faire barrage, ceux-là même qui ne voulaient pas voter Macron pour ne pas le plébisciter mais s'y résolvent devant la médiocrité de cette campagne d'entre-deux tours. Et puis il y a ceux qui se révèlent, pour qui ne les avait pas bien saisi: les Christine Boutin, les Marie-France Garaud, les Nicolas Dupont-Aignant, les futurs collaborateurs à qui on voudrait hurler #RendsLaCroixDeLorraine, si ce mot avait encore un sens.

Je suis un castor, je ne m'en cache pas. Je n'invective personne. Je n'enjoins personne. J'ai vécu le 23 Avril 2002, je me souviens des manifestations quasi-spontanées jusque dans ma petite ville de région parisienne. Nous étions des milliers. Nous savions qui était Jean-Marie Le Pen, nous savions ce qu'il incarnait. Le Front n'avait pas encore fait profil bas, n'avait pas mis son masque de fausse respectabilité. Pendant des années j'ai écrit des livres où il apparaît, souvent sous le nom d'un parti en quête de respectabilité, "Patrie et Renouveau", en marche vers la conquête du pouvoir. Un de ces livres, "No Pasaran le Jeu", plébiscité par les professeurs de français, d'histoire, les documentalistes, s'est retrouvé au programme des classes de collège, vendu à plus de 350.000 exemplaires. Un autre, "Tant pis pour le Sud", où il était question de la gestion d'une ville passée au FN, et qui m'avait été inspiré par la profanation du cimetière de Carpentras, où déjà Gilbert Collard avait oeuvré pour dédouaner Le Pen père, m'avait valu des menaces de poursuite du cabinet de Bruno Mégret à l'époque. Si vous les avez lu, si vous faites partie de ces 350.000 adolescents qui ont suivi la quête d'Eric, Thierry et Andreas, adeptes de jeux vidéo propulsés dans la mémoire des guerres du XXème siècle, souvenez-nous de la "morale" de cette histoire: Si la vie est un jeu video, elle n'a pas de sauvegarde.

Je voterai Emmanuel Macron. Je voterai pour renvoyer Marine Le Pen devant ses juges, et à ses luttes internes fratricides. Je ne sais pas ce que feront les autres, je ne sais même pas ce que feront certains de mes amis. Je sais juste que chaque vote, chaque bulletin blanc, chaque abstention comptera, que comme les Britanniques, comme les Américains, nous vivrons, tous, avec les choix de chacun.  

 

Christian Lehmann

( médecin et romancier)

Voici en complément du texte de Christian Lehmann,le choix de l'administration du blog pour un rappel historique sur le démêlage politique des populations  :

 

Micro-histoire d'une migration forcée

 

 

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 03:58
 ....Ne nous soumettons pas !
 Par Henri Pena-Ruiz, Philosophe, écrivain

de l'administration du blog un humoriste,et un article sur le nucléaire présidentiel,un sur la fraternité,sur quelques ratés ou fraudes via les urnes , et un recentrage historique sur le suffrage universel et la montée du nazisme.

-Pierre-Emmanuel Barré , se sachant censuré alors qu'il  allait intervenir comme chroniqueur dans l'émission présentée et produite par Nagui "La Bande originale". à donné à voir cette vidéo    publiée sur Facebook  ,prônant l’abstention en vue du deuxième tour.

A lire également sur le Journal du dimanche,l'appel de 21 personnalités pour un désarmement nucléaire multilatéral  ,

-sur la croix les péripéties victorieuses de l'insoumis Félix Croft (http://www.la-croix.com/France/Immigration/Juge-pour-avoir-aide-migrants-Felix-Croft-relaxe-2017-04-27-1200842910) un Français poursuivi en Italie pour avoir aidé des migrants à passer la frontière Fanco-Italienne. -lesÉlections de la honte : radiations, irrégularités, bugs, les témoignages ...

 Ne nous soumettons pas !

 

Seule la France Insoumise a su proposer une véritable alternative face à la montée du lepénisme, mais il faut désormais compter sur le troisième tour: les législatives. Pour faire barrage contre l’extrême droite et éviter un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Selon Montesquieu le propre du despotisme est de gouverner à la peur. Or qui veut nous faire peur aujourd’hui? Ceux qui prétendent que le FN est aux portes du pouvoir alors qu’il sera loin d’avoir la majorité à l’Assemblée Nationale, et par conséquent ne pourra pas gouverner. Les amis de M.Macron, avec sans doute l’appui d’un président qui a trahi ses promesses pour se faire élire, mettent en scène leur rêve, en forme de ruse machiavélique. Orchestrer la peur de voir Mme Le Pen gouverner afin de construire pour leur candidat une «majorité présidentielle» écrasante. Et disposer ainsi d’une majorité nette à l’Assemblée nationale pour continuer la politique d’un quinquennat sinistre.

C’est typiquement la logique de la cinquième République, hélas aggravée naguère lorsque Monsieur Jospin crut devoir inverser le calendrier électoral. La monarchie présidentielle prenait ainsi davantage encore le pas sur l’élection des représentants du peuple, ligotant celui-ci dans des alternatives mystifiantes. Quant à la lutte contre le FN, certains feraient bien de balayer devant leur porte. Qui donc a cyniquement joué sur un score élevé du FN pour substituer la peur à tout inventaire critique d’une politique de trahison fondée sur une tromperie initiale ?

Non au chantage à l’apocalypse

Sauver la démocratie? Allons donc! Monsieur Macron annonce son intention d’aggraver la Loi El Khomri par ordonnances…pendant les vacances d’été, afin d’éviter toute contestation. Jolie façon de réaliser la «démocratie participative»! Naguère il proposait aux jeunes d’avoir pour seul idéal de devenir milliardaires. Sans doute en exaltant un système «Qui produit la richesse en créant la misère» (Victor Hugo). Belle profession de foi humaniste!

Ouvrons les yeux. Ras-le-bol de ce chantage à l’apocalypse pour désespérer encore une peu plus les laissés pour compte du néo-libéralisme et de la «concurrence libre et non faussée». Avant de pleurnicher sur la montée du lepénisme, il serait bon de s’interroger sur ses causes et de proposer une véritable alternative, comme le fait La France Insoumise. Qui vient de faire reculer le score de Marine Le Pen, sinon Jean Luc Mélenchon? Le score du FN est passé de 28 % à 21,5 % tandis que celui du candidat de la France Insoumise a atteint 19,6%.

Sa proposition de soumettre toute décision concernant le second tour à une réflexion collective des militants qui l’ont soutenu est toute à son honneur. Elle est en phase avec notre volonté de changer la politique par l’invention d’une sixième République. Elle répond à la complexité d’une situation qui mérite réflexion et délibération, à rebours de toute image d’Epinal. Ceux qui osent traiter Jean Luc Mélenchon de dictateur le calomnient, une fois de plus. Leur rage est d’ailleurs inconséquente. Tantôt ils lui reprochent son autoritarisme vertical, tantôt ils croient devoir s’indigner de sa refondation horizontale de la politique, soucieuse de faire parler le peuple. Il faudrait savoir !

Nous, fossoyeurs de l’Europe? Une Europe construite à rebours de tous les idéaux de justice qu’elle était censée incarner. Victor Hugo inventa l’expression «Etats-Unis d’Europe», sur le mode confédéral d’une union des nations. Des nations libres dans une union libre, tournées vers le progrès social et la culture délivrée des inégalités économiques. Il doit se retourner dans sa tombe au regard de la caricature de son idéal par l’Europe actuelle. Une Europe néolibérale voulue par Jean Monnet, attachée à corseter les peuples dans la négation quasi irréversible des conquêtes sociales qui forcèrent le capitalisme à s’humaniser. Qui refuse la régression de civilisation que représente le credo du moins-disant social imposé par l’Europe actuelle? Qui demande en Europe une harmonisation des droits sociaux par le haut? La France Insoumise, avec das Linke, Podemos et Syrisa. Bref c’est la construction actuelle de l’Europe qui en creuse la tombe.

Monsieur Hollande avait promis de renégocier un traité européen, le TSCG. Il ne l’a pas fait. Et il ose maintenant reprocher à Jean-Luc Mélenchon de vouloir le faire! Qu’a donné la litanie d’un changement intérieur de l’Europe? Rien, car elle a sous-estimé l’emprise d’une finance mondialisée et elle a finalement abdiqué devant elle. Le terrible sort réservé au peuple grec en est la preuve. Relisons la mise en garde prémonitoire de Pierre Mendès-France contre cette orientation mortifère pour l’Europe. C’est notre acte d’insoumission qui réconciliera les peuples avec elle par une refondation politique, écologique et sociale.

De la souveraineté populaire

Par ailleurs, qui mène la bataille des idées contre le FN en expliquant le rôle des immigrés dans la reconstruction de la France, et en rappelant que les immigrés paient plus de cotisations qu’ils ne touchent de prestations? Qui rejette le nationalisme d’exclusion inspiré par l’opposition du «eux» et du «nous» chère à Carl Schmitt? Qui combat la thèse de Samuel Huntington selon laquelle les civilisations s’opposeraient et se hiérarchiseraient inéluctablement? Qui ouvre la réaffirmation de la souveraineté populaire au niveau national à l’internationalisme, avec la promotion du progrès social pour tous les peuples? La France Insoumise. Pour faire reculer les réflexes racistes ou xénophobes, ne nous contentons pas de condamnations moralisantes. Agissons sur les causes et déconstruisons les préjugés obscurantistes. Nous n’avons pas de leçons à recevoir des principaux responsables de la montée du FN!

«Populisme »! Allons bon, encore un mot magique pour disqualifier sans argumenter! Le propre du populisme de droite est de flatter le peuple et non de le servir. C’est d’ailleurs le sens littéral du mot démagogie, en grec ancien. Mais si défendre réellement les classes populaires c’est être populiste, alors soyons populistes. Par une telle défense, nous défendons également l’intérêt général. D’où la lutte contre la dévastation des droits sociaux et des acquis du programme du CNR, comme la Sécurité sociale et les services publics, et le refus de la déconstruction du code du travail à coup de 49-3 et bientôt d’ordonnances. Trêve de mots pièges et d’amalgames odieux entre les «deux extrêmes». Un amalgame qui soit dit en passant banalise le FN puisqu’il lui donne le même statut qu’à la France Insoumise !

Le barrage à l’extrême droite ? Les législatives

Ensemble, en 2012, nous avions chassé la droite. Et pendant cinq ans nous avons eu la droite déguisée en gauche, avec l’exception honorable du Mariage pour tous courageusement promue par Christiane Taubira, réforme sociétale juste, mais qui n’aurait pas dû dispenser de l’attention à la question sociale. Il faut comprendre la désespérance du monde du travail, sans justifier pour autant n’importe quel vote protestataire. Je comprends qu’en l’état actuel des choses on puisse se sentir écartelé entre un vote blanc, improprement appelé «nul», qui marque le dégoût d’une pratique politique désespérante, et un vote Macron, posé un peu vite comme seule alternative à l’extrême droite. Les deux votes sont respectables, et je dénie à quiconque le droit d’en disqualifier un. Mais c’est désormais un troisième tour, celui des Législatives, qui permettra de dresser un véritable barrage contre l’extrême droite, et non un score à la soviétique pour Monsieur Macron, adepte du 49-3 et des ordonnances.

Un dernier mot sur l’incroyable faute déontologique et le manque d’esprit laïque du président de la République. Comment Monsieur Hollande a-t-il considéré les devoirs de sa fonction lorsqu’il a violé la réserve qu’il avait annoncé vouloir respecter, n’étant pas candidat ni chef de parti mais Président de tous les Français? Ses accusations insensées, aux limites de la calomnie, sur la prétendue complicité de Jean-Luc Mélenchon avec Assad et Poutine, ou sa propension supposée dictatoriale, ont rompu l’égalité de traitement des candidats alors que la constitution lui faisait un devoir de la respecter. Décidément l’immunité présidentielle, elle aussi, devra être revue par la sixième République dans le cadre de la moralisation de la vie politique!

Dernier ouvrage paru: Dictionnaire amoureux de la laïcité, Editions Plon. 

Henri Pena-Ruiz Philosophe, écrivain

-Dossiers politiques:

Le piège, les menaces et l’espoir

Un proche de Poutine derrière l’argent du FN

La vraie histoire du financement de Le Pen

Les financements russes de Marine Le Pen se sont organisés autour d'un conseiller de Vladimir Poutine, Alexandre Babakov. L'intermédiaire du FN, l'eurodéputé Jean-Luc Schaffhauser, est visé par une enquête en France. Des emails démontrent une ingérence politique de deux lobbyistes russes.

    Le Front national a traité avec des banques mafieuses russes

    Toutes les banques russes auxquelles le Front national a fait appel, tant en 2014 qu'en 2016, ont disparu. Elles étaient dirigées par des escrocs ou des blanchisseurs d'argent. De l'argent sale russe a-t-il financé les campagnes du Front national ?

       

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      21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 07:13
      CherEs touTEs,
       
      La prochaine séance du séminaire Philbio aura lieu le lundi 24 avril à partir de 16h dans la salle de conférence de l'IHPST (2e étage).
       
      Nous aurons le plaisir d'écouter Thomas Heams (AgroParisTech, INRA) intervenir sur le thème suivant:
       
      "Définir le vivant sans le délimiter"
       
       
      Résumé:
       
      La question de la définition minimale du vivant a un statut particulier en biologie : c'est à la fois un prérequis méthodologique crucial, un point de rencontre entre les biologistes et les philosophes de la discipline, et un enjeu éthique. Si cette question a pu longtemps paraître abstraite, et spéculative quand elle était consubstantielle à celle des origines du vivant, elle a regagné en intensité depuis que des techniques récentes rendent pensable une approche expérimentale du problème, et permettraient même d'envisager une synthèse de vie en laboratoire à partir de matière inerte. Ces projets, qui constituent un des territoires de la biologie de synthèse, reposent sur le modèle du vivant-machine, ce qui rejaillit sur la définition elle-même, qui se redéploie souvent en une somme de fonctions, ou une convergence entre celles-ci, par exemple le métabolisme, la réplication et l'évolutivité. Cette situation instable pose de redoutables problèmes épistémologiques, notamment car elle fait cohabiter des discours incompatibles, ou qu'elle impliquerait de se résigner à l'arbitraire d'une pondération entre les fonctions minimales considérées. En s'appuyant sur des travaux théoriques croisés à des données récentes issues de l'observation naturaliste et des biotechnologies, on tentera de proposer qu'une définition minimale du vivant est non seulement nécessaire mais possible,  en mobilisant d'autres outils définitionnels que celui de la délimitation. Modeste mais aussi opérationnelle, elle pourrait ainsi se défaire d'une partie de l'arbitraire évoqué plus haut, mieux saisir l'originalité du monde vivant, et mieux déconstruire les récits sur l'ingénierie du vivant.
       
       
      En espérant vous voir nombreuses et nombreux,
       
      Très amicalement,
       
      Cécilia Bognon
       
       
      --
      Cécilia Bognon
      Doctorante, IHPST, Université Paris I Panthéon-Sorbonne

      --

      Philippe Huneman Directeur de recherche Institut d'Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques CNRS/ Université Paris I Sorbonne 13 rue du Four 75006 Paris, France. Tel. 33-1-43-54-60-36 www-ihpst.univ-Paris1.fr Series editor "History, philosophy and theory in biology", Springer
      Comité éditorial, Editions Materiologiques
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      8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 12:19

       

      Sciences et Avenir ·
       
      Autre article :
      Un rapport « secret défense » pointe les risques de manipulations génétiques à des fins terroristes
      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biologie/article/2017/02/07/un-rapport-secret-defense-pointe-les-risques-de-manipulations-genetiques-a-des-fins-terroristes_5075867_1650740.html#RdvQhgKCdEV1AtiA.99

      Le Conseil national consultatif pour la biosécurité estime que les avancées sur la synthèse de génomes pourraient servir des intentions belliqueuses.

      LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | • Mis à jour le | Par

       

      Il y a tout juste un an, James R. Clapper, directeur du renseignement américain, classait les nouveaux outils d’édition du génome parmi les « armes de destruction massive ». S’il n’était pas nommément cité dans le rapport annuel sur les menaces mondiales, le système Crispr-Cas9 était clairement dans sa ligne de mire : dérivé d’un mécanisme de protection des bactéries contre les virus, il a, depuis sa découverte en 2012, envahi quasiment tous les laboratoires de biomédecine, où il est utilisé pour désactiver et modifier des gènes à volonté, rapidement et à moindre coût.

      Révolutionnaire, Crispr-Cas9 pourrait-il vraiment devenir, dans de mauvaises mains, une arme de destruction massive ? En France, le Conseil national consultatif pour la biosécurité (CNCB) ne le pense pas. Créé en 2015 pour réfléchir aux détournements d’outils biologiques à des fins belliqueuses ou terroristes, le CNCB vient de remettre au gouvernement un rapport sur le sujet qui restera classifié mais dont les conclusions et les recommandations ont été rendues publiques mardi 7 février.

      « Notre avis est assez différent de celui des services secrets américains, souligne le microbiologiste Antoine Danchin, qui a coordonné le rapport. Crispr-Cas9 n’est rien d’autre qu’une amélioration de techniques disponibles depuis des décennies. De plus, c’est intéressant pour manipuler les cellules eucaryotes [dotées d’un noyau], mais cela n’accroît pas le risque concernant les micro-organismes pathogènes – virus ou bactéries. »

      En revanche, le CNCB s’inquiète des progrès de la biologie de synthèse, qui permet de reconstituer des génomes et « pose la question de la possibilité de recréer de novo des micro-organismes déjà existants dans la nature, notamment des virus (…) qui pourraient présenter de réels risques pour la sécurité sanitaire des populations ». « On ne peut pas dire qu’une maladie est éradiquée dès lors que le génome de l’agent est connu », résume Antoine Danchin : il est désormais possible de reconstituer de toutes pièces le génome qui peut assurer sa renaissance.

      Plusieurs parades ont été imaginées, rappelle-t-on au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), où on souligne que la réponse ne peut être qu’« universelle ». Quarante-deux Etats se sont ainsi associés, formant le Groupe Australie, par exemple, pour contrôler l’exportation d’équipements biologiques sensibles. Les synthétiseurs de gènes devraient prochainement en faire partie. Mais ni la Russie ni la Chine ne participent au Groupe Australie.

      Risques de détournement des travaux

      Autre initiative, l’International Gene Synthesis Consortium (IGSC), qui rassemble 80 % des sociétés offrant des services de synthèse de gènes : elles contrôlent systématiquement que les commandes ne comportent pas d’éléments permettant de reconstituer des agents pathogènes. Ce qui laisse 20 % du marché potentiellement ouvert à de tels détournements… Même si la France ne compte aucun industriel faisant de la synthèse à façon de gènes, le CNCB appuie ces stratégies. Il souhaite aussi que les requêtes des bases de données publiques et privées répertoriant les séquences d’agents pathogènes fassent l’objet d’une surveillance automatisée.

      Philippe Marlière, spécialiste de la biologie de synthèse, doute de l’efficacité de tels embargos face à la volonté d’Etats voyous. « La fabrication de segments d’ADN peut s’effectuer sans synthétiseurs, dit-il. Kim Jong-un pourrait ordonner à une armée souterraine de laborantins la synthèse totale d’une version “anti-impérialiste” du virus HIV en une année, par exemple. » La prolifération nucléique serait plus difficile à contrôler que la prolifération nucléaire

      Philippe Marlière pointe aussi le rôle de Crispr-Cas9 dans la mise en œuvre effective du « forçage génétique », qui permettrait d’introduire dans une espèce une modification permanente et transmissible. « Des initiatives d’interventions génétiques par des bio-hackers pourraient déjà commencer », estime-t-il, même si elles nécessiteraient une logistique lourde, d’élevage notamment. Plusieurs programmes de recherche officiels portent actuellement sur l’éradication du moustique, vecteur de nombreuses maladies, mais on mesure mal les conséquences de sa disparition au niveau d’un écosystème. Le CNCB estime que « cette capacité pose de nombreuses questions éthiques » et travaille sur ces questions en liaison avec le Haut conseil des biotechnologies (HCB).

      Lire aussi :   Bioingénierie : un appel contre le « forçage génétique »

      Chapeauté par le SGDSN, le CNCB est composé de six chercheurs habilités secret-défense et de six représentants de ministères régaliens. Sa naissance a été « un long périple », rappelle le neurobiologiste Henri Korn, coauteur en 2008 d’un rapport à l’Académie des sciences, Les Menaces biologiques. Biosécurité et responsabilité des scientifiques, qui a inspiré sa création. Le sous-titre sur la responsabilité est toujours d’actualité : la prochaine mission du CNCB, indique-t-on au SGDSN, « sera de mettre en place une charte déontologique des chercheurs, qui soulignera le risque de détournement de leurs travaux ». La Direction générale de la sécurité intérieure a entamé des actions de sensibilisation des jeunes chercheurs et des laboratoires « communautaires ». Les logiques de transparence et de secret risquent de s’affronter. « A titre personnel, insiste Antoine Danchin, je suis convaincu que toute vérité n’est pas bonne à dire. Que si on découvre une technologie qui peut être détournée, une forme d’autocensure est utile. »

       
       


      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biologie/article/2017/02/07/u

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