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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 14:11

L’autorisation du glyphosate de nouveau examinée

Par : EurActiv.de | Traduit par: Marion Candau

31 mai 2016

La semaine prochaine, les États membres vont de nouveau tenter d’accorder leurs violons sur l’utilisation du glyphosate. Un article d’EurActiv Allemagne.

Un responsable de l’UE a déclaré à l’AFP qu’une réunion était prévue le 6 juin, pour que les États membres tentent d’atteindre un consensus sur la prolongation de l’autorisation du glyphosate, un pesticide très controversé. Pour l’instant, l’option sur la table est de prolonger l’autorisation actuelle jusqu’à mi-2017.

Le glyphosate est l’une des substances chimiques les plus utilisées dans les pesticides dans l’UE, mais son caractère probablement cancérigène a remis en cause son utilisation . La décision de renouveler son autorisation de plusieurs années n’a pas pu se concrétiser à deux reprises à cause du désaccord des États membres à ce sujet.

>> Lire : Les Européens s’écharpent sur le glyphosate

Harald Ebner, député allemand des Verts, a ainsi critiqué la possibilité d’étendre l’autorisation du glyphosate à une année, et a appelé le parti social-démocrate (SPD) a campé sur sa position.

S’il s’agit d’une solution transitoire, comme cela a été suggéré, alors la quantité de glyphosate utilisée dans les produits devra être réduite.

Au niveau du gouvernement à Berlin, le SPD reste fermement opposé au glyphosate alors que le CDU et le CSU soutiennent une prolongation. Au vu des divisions internes, l’Allemagne s’est jusqu’à présent abstenue de voter.

>> Lire : Les eurodéputés contaminés au glyphosate

Le 27 mai, l’assemblée médicale allemande a appelé Berlin et la Commission à s’opposer à l’autorisation du produit chimique.

L’association des médecins a rappelé que le principe de précaution jouait en leur faveur et a cité une étude qui révèle que le pesticide provoque des « anomalies chromosomiques et d’ADN dans les cellules humaines ». Avant que l’autorisation soit prolongée, ces effets secondaires néfastes devront être écartés, ont insisté les médecins.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a déclaré en novembre 2015 qu'il était peu probable que le glyphosate provoque le cancer chez les hommes et a proposé d'élever les plafonds du pesticide.

L’EFSA conseille les décideurs politiques européens et ses conclusions étaient censées ouvrir la voie à un renouvellement de l'autorisation du glyphosate par les 28 États membres. La molécule est entrée sur le marché en 1974. Elle est rapidement devenue le numéro 1 des ventes, notamment avec le Round Up du géant agrochimique américain Monsanto.

Les groupes environnementaux appellent à une interdiction de la substance depuis que le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'OMS, a affirmé en mars 2015 que le glyphosate était un « cancérogène probable pour les humains ».

Selon un groupe d'action, 1,4 million de personnes ont signé une pétition appelant l'Union européenne à suspendre l'autorisation du glyphosate en attendant d'autres évaluations.

La EFSA soutient pourtant avoir mené une analyse approfondie et pris en compte les résultats du CIRC. Greenpeace qualifie pour sa part le rapport de l'EFSA de « camouflage ».

>> Lire : Glyphosate : les caprices de la Commission menacent les Européens

Sursis de dix-huit mois pour le Roundup

Après avoir essuyé deux échecs auprès des Etats membres pour réautoriser le glyphosate en Europe, Bruxelles propose une remise en selle provisoire du plus célèbre des pesticides.

LE MONDE | 2016/06/01 13:02:59- mis à jour le 2016/06/01 14:41:46

À SIGNER » Pour une Europe sans Glyphosate !

Chers ami(e)s de la forêt tropicale,

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 06:13

Bayer et Monsanto envisagent de créer un géant des pesticides, engrais et OGM et la propriété intellectuelle est appliquée aux semences dans les Traités de Libre Échange!

19/05/2016 | http://www.zonebourse.com/MONSANTO-COMPANY-13589/actualite/Bayer-et-Monsanto-envisagent-de-creer-un-geant-des-pesticides-engrais-et-OGM-22386251/

Berlin - L'allemand Bayer et le géant américain des semences OGM ont confirmé jeudi discuter d'une éventuelle fusion entre eux, ce qui donnerait naissance à un poids lourd mondial des pesticides, engrais et cultures OGM.

"Les dirigeants de Bayer ont récemment rencontré les responsables de Monsanto pour discuter en privé d'une acquisition négociée de Monsanto", indique, dans un communiqué, le groupe allemand, après une semaine de rumeurs diverses.

De son côté, le fabricant américain du pesticide Roundup, contesté en Europe, a confirmé avoir reçu "une offre non ferme et non sollicitée de la part de Bayer" qu'il étudie actuellement.

"Il n'y a aucune certitude qu'une transaction aura bien lieu", insiste Monsanto.

Bayer, lui, indique qu'il communiquera davantage "quand ce sera approprié". En attendant les investisseurs voyaient clairement d'un mauvais oeil ce projet. A la Bourse de Francfort, l'action de Bayer, groupe déjà très lourdement endetté, chutait de plus de 8% en début d'après-midi.

Pourtant une telle fusion donnerait naissance à un géant l'agrochimie - pesticides, engrais et cultures OGM. Elle confirmerait également la consolidation d'un secteur déjà très fermé, avec la fusion en cours des américains Dow Chemical et DuPont et celle du suisse Syngenta avec le chinois ChemChina.

Syngenta avait au préalable rejeté les avances de Monsanto, qui après l'échec de ces discussions, s'est engagé dans une vaste restructuration, avec suppression d'emplois et fermetures de sites à la clé.

- Pesticides décriés en Europe -

Le groupe de Saint-Louis, dans le centre des Etats-Unis, connu notamment pour son herbicide Roundup, dont la substance glyphosate est actuellement controversée en Europe, souffre de la chute des ventes des semences transgéniques. Conséquence d'abord de la baisse des revenus des agriculteurs depuis quelques années, qui affecte la demande pour les outils agricoles, les engrais, les pesticides et les semences, mais aussi de l'appréciation du dollar qui rend les produits Monsanto chers pour les agriculteurs d'Amérique latine.

La division d'agrochimie de Bayer, dont les pesticides dits "tueurs d'abeilles" sont aussi décriés, a également souffert ces derniers mois.

Dans ce contexte, Peter Spengler, analyste chez DZ Bank, se dit "sceptique" face à ce projet de rapprochement, qui obligerait selon lui Bayer, dont la dette dépasse encore 16 milliards d'euros, à vendre d'autres activités comme sa division de santé animale pour boucler un hypothétique financement.

- BASF aussi sur les rangs ? -

Les discussions entre Bayer et Monsanto avaient été dévoilées dans la nuit de mercredi à jeudi par le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Des rumeurs relayées par Bloomberg News avaient déjà circulé la semaine dernière à ce sujet, faisant s'envoler l'action Monsanto et pesant au contraire sur celle de Bayer. Des bruits d'une éventuelle fusion de Monsanto avec un autre allemand, le géant BASF, avaient également couru sans jamais être confirmés.

Pour l'heure, ni Bayer ni Monsanto n'ont donné d'indice sur la somme mise sur la table.

La semaine dernière, Bloomberg News évoquait une proposition à 40 milliards de dollars.

Pour les analystes de Deutsche Bank, la direction de Monsanto rechercherait un prix d'environ 150 dollars par action, ce qui représenterait une énorme plus-value par rapport à son cours actuel d'environ 97 dollars. Ils jugeaient toutefois l'aboutissement d'une telle union peu probable d'abord en raison du prix, mais aussi à cause des vraisemblables réticences des autorités de la concurrence face à une fusion géante dans les pesticides, engrais et semences.

D'autant que le bilan financier de Bayer lui laisse "des capacités très limitées", avaient pour leur part estimé les analystes de Credit Suisse. La dernière grosse acquisition de l'allemand remonte à 2014 avec le rachat des médicaments sans ordonnance de l'américain Merck pour 10 milliards d'euros, un achat qui n'a pas complètement tenu ses promesses.

Inventeur de l'aspirine, Bayer a aussi connu d'importants changements ces derniers temps, avec la séparation de son activité de chimie plastique, mise en Bourse sous le nom de Covestro, et le départ prématuré de son patron, Marijn Dekkers.

Le nouveau patron, Werner Baumann, n'est aux manettes que depuis le 1er mai.

CETA Cheval de Troie pour le TAFTA

La propriété intellectuelle appliquée aux semences dans les Traités de Libre Échange

Birgit Müller et Terry Boehm mai 2016

Alors que de plus en plus de voix s'élèvent en Europe contre le TAFTA le traité de libre échange entre l'Union européenne et les États Unies, son petit frère tout aussi redoutable le CETA, (ou en Français Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne passe largement inaperçu. Or si le CETA passe en droit européen, toute entreprise multinationale opérant à partir du Canada (c'est à dire toutes les multinationales qui le souhaitent) peut se servir de ce traité pour faire valoir des droits allant bien au-delà et même contredisant les droits et sauvegardes décidés par les parlements nationaux et européen.

Il faut voir les provisions des traités entre le Canada et l’Union Européenne (signé mais pas encore finalisé dans le détail, ni approuvé par le parlement européen), la Corée et l’Union Européenne (adopté et en vigueur), les États-Unis et l’Union européenne, en négociation) pas seulement comme des traités de libre échange. Ils sont bien plus que ça : ce sont des traités économiques intégraux ou globaux (comprehensive economic and trade agreement) qui incluent des provisions sur les investissements, les marchés publics, la propriété intellectuelle et sur plus de 1500 pages bien plus de choses encore. C’est donc des traités dans l’intérêt des grands investisseurs, des fonds, des multinationales, des banques et — ce qui nous intéressera ici — des grandes firmes semencières.

Les textes de ces traités sont négociés dans le secret et nous avions donc pendant les années accès à leur contenu seulement si un des négociateurs se fait le devoir de faire circuler les versions en négociation. Or aujourd'hui le texte du CETA est prêt pour la signature et se trouve sur le site de la commission européenne. Or, les paragraphes concernant l'imposition des droits de propriété intellectuelle n'ont pas bougés depuis des années.

Les traités entre la Corée et l’Union Européenne, le Canada et l’Union Européenne ont des clauses sur la propriété intellectuelle quasi identiques.

— Ils reprennent les provisions de ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) en matière d’imposition de la propriété intellectuelle, que le Parlement Européen a rejeté en 2011.

— Ils doivent être analysés dans le contexte de la création en 2012 d’une Cour du Brevet Européenne créée sur la base d’un traité international donc soumis à la juridiction internationale en matière de commerce donc indépendante de la Cour de Justice européenne. Par conséquent, quand le texte du Traité mentionne « l’autorité juridique compétente » qui a le droit d’imposer les mesures pour faire respecter la propriété intellectuelle, il s’agit de cette cour de justice nouvellement créée et sans précédent dans la législation européenne.

— Les traités doivent être également analysés dans le contexte de la brevetabilité des plantes sélectionnées à l’aide des nouvelles biotechnologies. Comme toute plante, ces dernières peuvent se reproduire et porter leur droit de propriété intellectuelle dans le champ de l’agriculteur.

— Ils s’appliquent aux certificats d’obtention végétales (COV art 20.31) dans la mesure où il s’agit d’un droit de propriété intellectuelle et que les article 20 du CETA s’applique à tous les détenteurs d’un droit de propriété intellectuelle selon les droits nationaux (donc UPOV 91 au Canada, et transcriptions nationales de UPOV 91 en Europe) et à tous les droits de propriété intellectuelle mentionnés dans l’ADPIC (Aspects du droit de la propriété intellectuelle liés au commerce, annexe du Traité de Marrakech)

Par ailleurs, nous voyons dans le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) avec le Canada et dans le traité avec la Corée un ensemble de mesures draconiennes obligeant les acteurs économiques à respecter les droits de propriété intellectuelle. Même si la contrefaçon est seulement alléguée, les actifs peuvent être saisis.

En vertu du CETA, et dans le traité avec la Corée, un agriculteur accusé d'être frauduleusement en possession d’une variété végétale protégée ou une variété de semences portant un gène breveté pourrait ainsi voir ses biens saisis et ses comptes bancaires gelés (CETA février 2016 art 20.37.3). L’article CETA 20.35.2 précise :

“ Chaque Partie peut prévoir que les mesures visées au paragraphe 1 comprennent les description détaillée, avec ou sans prélèvement d'échantillons, ou la saisie physique le présumé marchandises de contrefaçon, et, dans les cas appropriés, des matériels et instruments 165used dans la production ou la distribution de ces produits et les documents relatifs celui-ci. Les autorités judiciaires seront habilitées à prendre ces mesures, si elles nécessaire sans l'autre partie soit entendue, en particulier lorsque tout retard est de nature de causer un préjudice irréparable au détenteur du droit ou lorsqu'il existe un risque démontrable de la destruction de preuves.

Cela signifie la chose suivante : sans que l’agriculteur soit nécessairement entendu, les autorités judiciaires compétentes (Cour Européenne des Brevets entre autres) peuvent sur une simple présomption de contrefaçon saisir sa récolte, ses semences, ses machines et sa comptabilité.

Si l’agriculteur est reconnu coupable, sa récolte ou des semences et des outils pour la culture seront détruits (CETA art 20.38.1) à ses frais (CETA art.20.38.2). En outre, des injonctions pourraient être émises (CETA art 20.37) afin de prévenir une infraction. Cela pourrait signifier que si les agriculteurs ont loué les services d'un trieur à façon ou ont nettoyé des semences eux-mêmes, ils pourraient être frappés d'une injonction et pourraient se voir accusés d’être des contrefacteurs potentiels (CETA art 20.37.1,2,3).

Aussi les mesures créent un climat de peur et de suspicion où chacun doit craindre d’être dénoncé comme contrefacteur, comme il apparaît dans l’extrait suivant du paragraphe 20.36 du CETA:

« Ces informations peuvent inclure des informations concernant toute personne impliquée dans tous les aspects de la contrefaçon ou violation alléguée et en ce qui concerne les moyens de production ou les canaux de distribution de la contrefaçon ou prétendument contrefaisant des biens ou des services, y compris la identification des personnes tiers allégué d'être impliqués dans la production et la distribution de ces produits ou services et de leurs canaux de distribution.»

La peur de la justice conduira les gens à se taire et à payer pour les semences commerciales, qu’ils pourraient tout aussi bien et à un prix plus avantageux produire eux-mêmes. Cette législation mettra aussi une pression énorme sur les trieurs à façons qui n’oseront plus proposer leurs services.1

La question essentielle qui se pose pour nous :

Quel est le rapport entre ses traités et l’exception agricole que nous venons d’obtenir dans la législation sur la contrefaçon en France ?

Il semblerait qu’une pluralité juridique est un fait commun dans le droit international. Le droit national et les clauses dans les traités de libre échange peuvent se contredire. Toutefois, en cas de différend, le droit international est susceptible de prévaloir sur le droit national. Par exemple, si Monsanto Canada ou Monsanto Corée veulent faire valoir une contrefaçon contre un brevet sur une semence vendue en France, les clauses sur la propriété intellectuelle du CETA ou du traité avec la Corée peuvent prévaloir. L'exception agricole ne vaudra pas. En outre, même en cas de dénonciation du traité par l’Union européenne ou par le Canada, Monsanto pourrait 20 ans après la date de dénonciation accuser la France d'avoir provoqué un manque à gagner et demander des dédommagements avec intérêts à la France.

https://blogs.mediapart.fr/marc-tertre/blog/190516/un-article-revelateur-de-seralini-sur-le-gyphosphate

Un article révélateur de Séralini sur le Glyphosate...

On a tenté de réduire la crédibilité du chercheur Séralini à néant : tactique habituelle du lobbby...Sa réponse me semble intéresante à discuter, d'autant plus que médiapart n'est pas neutre dans ce cas, et qu'il reçoit une réponse qui permet,de,relancer l'affaire a nouveau frais (même si je ne crois pas que le principal accusateur réponde de façon argumentée a cette accusation...

«Les OGM sont des éponges à herbicides»

Jeudi 19 mai 2016

Florian Erard

Gilles-Eric Séralini: «Les études des grandes firmes sont totalement malhonnêtes.»

Thomas Jouanneau, via Wikimedia Commons

Le professeur Gilles-Eric Séralini juge les études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés ou les pesticides peu sérieuses.

Critiques du monde scientifique, attaques de la presse, tentatives de corruption... Il en aurait fallu plus pour déstabiliser Gilles-Eric Séralini qui revendique son attachement à une science transparente et indépendante. Chercheur, professeur en biologie moléculaire aux universités de Caen, il est également président du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN). Son étude, «Toxicité à long terme d’un herbicide Roundup et d’un maïs tolérant au Roundup génétiquement modifié», a reçu un écho planétaire. En effet, le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), citant ses travaux, a classé, en mars 2015, l’herbicide phare de la multinationale Monsanto au rang d’«agent probablement cancérogène», soit la deuxième marche du podium en termes de nocivité.

En 2015 toujours, deux associations scientifiques allemandes lui décernent le prix du lanceur d’alerte. Il reçoit également, pour son dernier livre Plaisirs cuisinés ou poisons cachés, le prix Chapitre nature. Il est, avec le chef cuisinier Jérôme Douzelet, coauteur de cet ouvrage qui aborde la question des aliments transgéniques. Cette année, le prix de Théo Colborn, qui récompense les scientifiques défendant la santé environnementale, lui a été décerné. De passage à Genève à l’occasion de l’exposition de Greenpeace «AlimenTerre», qui sensibilise aux conséquences de l’utilisation des pesticides pour la nature, le professeur Séralini répond à nos questions.

Tout d’abord, quelles sont vos principales découvertes à l’issue de votre étude?

Gilles-Eric Séralini: Nous avons établi que des rats, nourris avec du maïs transgénique, développaient des tumeurs cinq fois plus vite que le groupe contrôle1 recevant une nourriture parfaitement saine. Ils présentaient aussi des dérèglements génétiques impliquant des maladies chroniques et des troubles de la respiration cellulaire.

Par ailleurs, nous avons découvert que les herbicides comme le Roundup comprenaient des produits, non déclarés, mille fois plus toxiques que le seul glyphosate, substance déclarée active par Monsanto.

Et quels seraient les risques pour l’humain?

Nos travaux évoquent des perturbations hormonales, rénales, des problèmes de fertilité et des dangers pour les femmes enceintes. En clair, l’humanité tout entière est concernée. En effet, 80% des organismes génétiquement modifiés (OGM) sont créés pour absorber de grosses quantités de désherbant. Le soja ou le maïs sont des éponges, des bombes de Roundup! Et en fin de compte, nous retrouvons ces aliments dans nos assiettes.

Comment avez-vous abouti à des résultats si alarmants?

Nous avons simplement poussé les études plus loin, ce qui n’avait jamais été fait. Les rats, par exemple, ont été observés durant deux ans et non trois mois, comme le font les grandes firmes. Par ailleurs, nous avons effectué des prises de sang sur nos rongeurs et étudié 100 000 paramètres, du jamais vu.

Quant au Roundup, l’étude est basée sur des doses réelles, à savoir celles que l’on retrouve dans l’eau du robinet. Même à ces faibles quantités, une nocivité grave a pu être établie.

Vous jugez les études des grandes firmes moins sérieuses?

Elles sont totalement malhonnêtes. Par exemple, tester le glyphosate seul est une véritable fraude. Monsanto l’utilise comme faux-semblant. Ceci permet à la multinationale de déclarer non nocif le Roundup. Or, dans ce produit commercialisé, nous avons détecté des poisons mille fois plus toxiques que le glyphosate lui-même. Ces corrosifs sont obtenus à partir de fonds de cuves de pétrole brûlés, leur but étant de renforcer l’effet désherbant. D’un point de vue environnemental et de santé publique, il faut s’en inquiéter puisque ces composants s’accumulent et ne se dégradent pas. Ils sont donc dans nos sols, dans nos végétaux et dans nos organismes en quantité croissante. Ils ont un effet de perturbation hormonale jusqu’à mille fois plus élevé que le glyphosate seul.

On vous reproche d’avoir étudié les effets des OGM sur des rats qui développent naturellement des cancers...

Oui, j’ai en effet essuyé cette critique, mais cette attaque est ridicule! Aujourd’hui, à travers le monde, on compte plus de 100 000 autorisations délivrées pour des expériences avec ces rats. Si j’ai tort, doit-on annuler tous les tests réalisés avec cette espèce? En réalité, il est faux de dire que ces rats développent des tumeurs plus facilement. Cela fait partie des fraudes mises au point par les grandes firmes...

En quoi consiste la «fraude» dans ce cas précis?

L’industrie des OGM prend pour groupe contrôle une base de données répertoriant les paramètres de rats enregistrés... depuis 1975, tous continents confondus: nous savons très bien que la nourriture était intoxiquée, il y a quarante ans déjà, et que des produits dont on ne connaissait pas les effets nocifs étaient utilisés sans retenue. Ces données historiques révèlent donc un fort taux de tumeurs chez ces rongeurs, ce qui permet aux firmes de masquer les résultats. Elles parviennent ainsi à montrer que les rats nourris aux OGM ne développent pas plus de tumeurs que le groupe contrôle. Ce stratagème est doublé d’une durée des expériences limitée à trois mois. Bien évidemment, cela n’offre aucune possibilité de découvrir les effets à long terme des produits OGM.

Comme déjà dit, avec nos expériences menées sur deux ans, nous avons vu apparaître des tumeurs cinq fois plus vite chez les rats nourris aux OGM que chez ceux du groupe contrôle. Pareil pour ceux qui buvaient du Roundup à dose infime. Nous avons donc mené l’étude la plus sérieuse jamais réalisée.

Par ailleurs, vous avez des contradicteurs importants, telles que des agences garantes de la santé publique au sein des Etats.

Vous avez raison, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) dit que le Roundup n’est pas cancérogène. Cependant, le travail de ces agences n’a rien de plus sérieux que celui des grandes firmes. En effet, l’EFSA a uniquement statué sur le glyphosate, sans considérer les composants précités. Pis, ces organes comptent souvent, parmi leurs membres, des lobbyistes qui défendent les intérêts de l’industrie, au détriment de la santé publique. D’après moi, 60% à 80% des gens qui se disent experts sont des lobbyistes cachés. Ce qui donne lieu à des études édulcorées. Certaines agences sanitaires mènent des projets de recherches cofinancés par des firmes, d’autres vont même jusqu’à se contenter des études réalisées par les firmes elles-mêmes.

Avez-vous déjà vu ces lobbyistes à l’œuvre?

Plus d’une fois! J’ai été approché par des agences. On m’a proposé un salaire de 2000 dollars de l’heure pour effectuer des expertises favorables à l’industrie. Par ailleurs, le bureau éditorial de la revue Food and Chemical Toxicology, qui avait publié mon étude sur le maïs transgénique et les rats, a été «infiltré» par un ancien de Monsanto. Son arrivée a engendré la demande de retrait de ma publication au motif, notamment, que le rapport entre les rongeurs testés et ceux du groupe de contrôle (cent quatre-vingts rats testés pour vingt rats contrôles, ndlr) ne permettait pas d’adopter mes conclusions. Autre fait intéressant, la page Wikipédia qui me concerne est sans cesse modifiée, j’assiste à une véritable guerre sur internet.

Vous avez également essuyé des attaques par voie de presse...

C’est exact. Un journaliste de Marianne, contre lequel j’ai porté plainte pour diffamation (le professeur Séralini a obtenu gain de cause en novembre 2015, le journal et l’auteur de l’article ayant été condamnés, ndlr), a publié un article exprimant de sérieux doutes quant à mon étude sur les OGM. Il avait évoqué des résultats écrits d’avance et une méthodologie servant à les conforter, le tout en concluant que mon travail constituait une fraude. Derrière tout cela, j’ai détecté la main d’un lobbyiste proche de Monsanto, connu pour avoir plaidé en faveur de la non-cancérogénicité du tabac dans les procès contre Philipp Morris.

Que préconisez-vous pour remédier à la malhonnêteté scientifique que vous dénoncez?

Je réclame davantage de transparence. Les protocoles, la taille des échantillons, les résultats des prises de sang, les études ayant servi aux autorisations: tout baigne dans l’opacité la plus totale pour l’instant. Pourquoi toutes les analyses des industriels ne sont-elles pas publiées?

Par ailleurs, je revendique des études réalisées à long terme, en mobilisant les produits aux doses réelles, à savoir celles qu’on trouve dans nos assiettes, dans l’eau du robinet, dans la nature. Ce n’est qu’à ces conditions que nous pouvons espérer obtenir un changement.

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Mobilisations possibles :une marche et une pétition!

Vous êtes extraordinairement mobilisés pour dire non au glyphosate, le pesticide le plus vendu au monde, qui entre dans la composition du Roundup de Monsanto. Plus de 147.000 d’entre vous ont signé la pétition lancée par foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures. Et ce contre-pouvoir pèse !

Pour preuve : la Commission européenne devait décider hier de renouveler – ou pas – l’autorisation du glyphosate pour plusieurs années. Et elle a purement et simplement reporté sa décision pour la deuxième fois ! Elle nous avait déjà fait le coup en mars dernier. Ce jeudi, la Commission était prête à autoriser à nouveau le pesticide. Mais plusieurs pays - dont la France - ont déclaré leur intention de voter « non » ou de s’abstenir. Plutôt que de risquer de voir l’opposition au glyphosate l’emporter, la Commission a préféré ne pas soumettre la décision au vote... pour le moment.

Les fabricants de glyphosate ont illico clamé leur déception et jugé cette situation injustifiée. Injustifiée… vraiment ? Rappelons que le glyphosate est considéré comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer, une agence de l’OMS (Organisation mondiale de la santé). D’autres avis, polémiques ou entachés de conflits d’intérêts, tentent de minimiser les risques. Mais tant qu’un doute subsiste sur la nocivité d’une substance, l’Europe doit appliquer strictement le principe de précaution et protéger la santé de ses citoyens ! foodwatch, la Ligue contre le cancer et Générations Futures exhortent le gouvernement français à maintenir son opposition au renouvellement du glyphosate.



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Communiqué du collectif citoyen les Engraineurs et Combat Monsanto, le 20 mai 2016

Marche contre Monsanto à Paris, les citoyens se mobilisent pour défendre leur santé et une alimentation transparente.

Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l'empoisonnement (pesticides, OGM, etc) lors d'une journée mondiale de marches et d'actions. La mobilisation reste plus forte que jamais avec un record absolu de 41 localités inscrites en France cette année, et près de 400 dans le monde entier.

Les marches contre Monsanto sont des manifestations citoyennes autogérées et décentralisées, organisées sur la base d'un consensus apartisan. A Paris, ce sont le collectif citoyen les Engraineurs et l'association Combat Monsanto, avec le soutien du Collectif Stop TAFTA et de la Confédération paysanne, qui organisent la marche qui partira samedi 21 à 15H depuis la place de la République.

Notre santé avant leurs profits

Ces rassemblements sont l'occasion de dénoncer collectivement une agriculture intensive, usant de semences génétiquement modifiées (OGM) et dépendantes de pesticides toxiques (Roundup), sous la coupe de multinationales s'appropriant le vivant (brevet sur les semences) et menaçant la souveraineté alimentaire des peuples.

Les citoyens sont également préoccupés par les conséquences sanitaires qui pèsent sur eux et leurs enfants, du fait de la dispersion incontrôlée de milliers de molécules chimiques dans l'environnement (pesticides, perturbateurs endocriniens).

La situation est d'autant plus alarmante que la France est le 1er utilisateur européen de pesticides et le 3ème au niveau mondial. Aucune politique volontariste n'est venue stopper ce phénomène d'addiction à la chimie. Cela ne peut plus durer, la protection de la santé publique doit primer sur les profits de l'industrie chimique.

A l'heure où l'herbicide vedette de Monsanto, le Roundup et sa molécule le glyphosate, sont sur la sellette d'une réautorisation administrative - malgré les alertes des scientifiques et des associations - il est du devoir de chacun de descendre dans la rue pour réclamer le retrait immédiat et définitif du Roundup des rayons de supermarchés ainsi que l'interdiction de son usage professionnel.

Faire pression pour une agriculture écologique et une alimentation transparente

Nous demandons une agriculture relocalisée, écologique et productive, capable d'assurer aux agriculteurs un revenu juste, et aux consommateurs des produits sains et accessibles à tous les budgets. Nous réclamons une alimentation transparente et sans OGM, ni dans nos assiettes, ni dans l'alimentation animale, grâce à un étiquetage adapté sur tous les produits alimentaires, y compris les œufs, les produits laitiers et la viande issus d'animaux "Nourris aux OGM".

Déjà plus de 200,000 personnes ont signé la pétition « OGM transparence » portée par l'association Consommateurs pas Cobayes qui rappelle que « l’étiquetage est un acte déterminant qui permet à chaque consommateur de faire des choix économiques ET écologiques en toute connaissance de cause ». Nous réclamons également les plus stricts critères de transparence sur les Nouveaux OGM cachés, comme ceux issus de la mutagenèse.

#StopTAFTA, mettons fin aux négociations

Autant de réformes qui ne pourront être mises en place si la France, et l'Europe, persistent dans leur volonté de signer un accord de dérégulation commerciale avec les Etats-Unis (TAFTA ou TTIP) ou avec le Canada (CETA) (exemple concret).

Nous réaffirmerons donc notre opposition à ces traités qui soustraient le pouvoir des mains du peuple pour le placer dans celles des multinationales qui exploitent les Hommes comme le vivant. Aucun traité ne devrait pouvoir engager notre destin collectif sans recours à un référendum.

Afin d'exprimer toute notre détermination, nous ne nous contenterons pas de marcher le 21 mai : nous mènerons aussi des actions d'interpellation directe, qui placeront multinationales, distributeurs, producteurs et élus, devant leurs responsabilités.

Collectif citoyen les Engraineurs

Ps : Apprenant l'annulation de la manifestation à Strasbourg par les organisateurs de peur d'être infiltrés par l’extrême droite, et du risque de confrontation contre celle-ci au sein du cortège, nous réaffirmons que le positionnement apartisan de nos manifestations ne saurait être confondu avec une posture apolitique. Nous sommes favorables à une écologie radicale et émancipatrice dans laquelle l’extrême droite n'a aucune place ni possibilité de récupération. Toute idéologie prônant une écologie nationaliste ne peut être qu'une escroquerie intellectuelle car la nature ne connaît ni les frontières ni les races.

Benjamin Sourice

Cel: +33 (0)6 02051169

-Dans ma Commune.info‎ -Round-up non merci ! afin de voir de quoi en gros se compose une Action "Round-Up non merci " effectué par des manifestants !

-On peut aussi composer avec la végétation pour se passer de la chimie :

De l’art de bien répartir les plantes pour se passer des pesticides

SCANDALE | La présidence d’une réunion FAO/OMS sur les pesticides financée par Monsanto

By Mickael - Fondateur de News360x -

Mai 19, 2016

L’International Life Sciences Institute (ILSI), dont l’un des hauts responsables présidait une réunion sur la dangerosité du glyphosate, aurait reçu des «donations» à six chiffes de la part de Monsanto.

Les 18 et 19 mai, la Commission européenne doit se prononcer sur le renouvellement de l’autorisation de l’herbicide. Des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont conclu le 16 mai que le glyphosate, l’un des principaux composant du désherbant Roundup, ne présentait pas de risques cancérigènes pour l’homme par exposition alimentaire.

«Le glyphosate ingéré par l’alimentation ne présente pas de risques cancérigènes pour l’homme», lit-on dans un rapport conjoint qui indique en outre que les insecticides diazinon et malathion ne représentent pas de danger non plus.

Pour autant, un scandale a éclaté quand il s’est avéré que l’ILSI, dont le vice-directeur, Alan Boobis, présidait la réunion conjointe de l’OMS et de la FAO, était financé par Dow Chemical et Monsanto, les entreprises qui utilisent le plus le glyphosate, pour s’assurer que la Commission européenne autorise la vente de ce pesticide.

En 2012, l’ILSI a accepté une donation de 500 000 dollars de Monsanto et 528 000 dollars du groupe industriel Croplife International qui représente Monsanto, Dow Chemical et Syngenta.

En outre, quelques mois auparavant, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), l’agence de l’OMS chargée d’identifier les causes de cancer, avait classé le glyphosate comme «cancérogène probable» pour l’homme.

En France, Round-up ne cède pas

Durant l’été 2015, la ministre de l’écologie française Ségolène Royal avait promis qu’à partir du premier janvier 2016 le Roundup ne serait plus en vente libre. Elleenvisageait en plus d’interdire complètement l’usage de pesticides aux jardiniers amateurs dès 2022, selon un communiqué diffusé par la ministre de l’Environnement et de l’Energie en avril 2015. Ces propositions ne semblent, pour l’heure, pas réalistes.

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 04:32

QAG glyphosate

12 mai 2016

Aline Archimbaud – 2minutes30

Ma question d’adresse à Monsieur Stéphane Le Foll, Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

Monsieur le Ministre,

Les 18 et 19 mai prochains, un comité d’experts représentant les Etats membres de l’Union Européenne, et donc parmi eux la France, se réunira, afin de décider d’une éventuelle prolongation, pour 9 ans, et sans restriction, de l’autorisation de commercialisation du glyphosate, un herbicide, inventé par Monsanto, et substance active du Roundup.

Impossible de savoir qui sont ces experts, ni d’avoir un compte rendu de leurs discussions. Elles porteront pourtant sur un produit chimique qui suscite beaucoup d’inquiétudes. De très nombreuses études indépendantes montrent que le glyphosate a des effets néfastes sur la santé humaine. Il a été classé comme cancérigène probable pour l’homme par l’OMS en 2015! L’Anses a également indiqué que le glyphosate, pouvait présenter des risques pour ceux qui l’utilisaient et qu’il serait par ailleurs le principal responsable du déclassement de la qualité des eaux.

Or, ce produit est pour l’instant en vente libre, il est même l’herbicide le plus vendu en France et dans le monde. On en trouve partout : en France, un champ de blé sur trois est traité au glyphosate.

Certes, les études de l’EFSA, l’agence européenne, n’aboutissent pas aux mêmes résultats que les études de l’OMS ou de l’ANSES, et nous disent qu’il n’y aurait pas de danger. Mais ces études sont mises en doute. On oublie notamment de nous préciser que les membres des équipes qui ont évalué les études pour l’EFSA ont, pour un tiers d’entre eux, un lien avec les industriels des pesticides (BASF et Bayer) ! C’est l’opacité totale sur un sujet qui nous concerne tous et qui, au vu de la grande quantité d’études alarmantes, demande à ce que le principe de précaution soit appliqué sans attendre.

Alors Monsieur le Ministre, deux questions :

  • Premièrement, pouvez-vous nous dire clairement si oui ou non le gouvernement français, va s’opposer à la prolongation de l’autorisation du glyphosate les 18 et 19 mai ?

  • Deuxième question : Si malheureusement dans cette réunion, une majorité de pays votait la prolongation de l’autorisation du glyphosate, la France s’engage t’elle à interdire les produits en contenant, comme le permet le règlement 1007/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009, article 1, point 4 : je cite « les Etats membres ne sont pas empêchés d’appliquer le principe de précaution lorsqu’il existe une incertitude scientifique quant aux risques concernant la santé ou l’environnement que représentent les produits phytopharmaceutiques devant être autorisés sur leur territoire » ? Ninon Guinel,Attachée Parlementaire d'Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis Tel : 06 08 46 11 08,15 rue de Vaugirard 75006 Paris 01 42 34 30 63

  • DIJON : Des associations en marche contre Monsanto

    Note "Avis de protestation contre les fabricants de mort "de l'administration du blog :Marche contre Monsantohttp://infos-dijon.com/?p=386608

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 07:31

Pourquoi il y a eu une manifestation contre les "nouveaux OGM"

Par Gaëlle Fleitour - Publié le 07 avril 2016

http://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-il-y-a-eu-une-manifestation-contre-les-nouveaux-ogm.N386333

Bruxelles doit trancher le mois prochain. Mais le statut des "nouveaux OGM", comme les appellent les associations environnementales, fait déjà polémique. Une manifestation d'opposants s'est déroulée le 7 avril. Alors que les industriels demandent d’évaluer au cas par cas ces nouvelles techniques d’obtention de plantes par modification génétique.

"Nouveaux OGM : mobilisons-nous !" C’est le slogan lancé par Greenpeace à ses adhérents, pour se retrouver mercredi 6 avril autour d’un "pique-nique convivial" contestataire… qui s'est transformé, suite à l'appel de plusieurs associations environnementales, en manifestation devant l’école AgroParisTech, à Paris. L'objectif ? Perturber une réunion des membres du Haut Conseil des biotechnologies (HCB)… finalement annulée.

A lire aussi : les nouveaux OGM, qu'est-ce que c'est ?

Les manifestants s’inquiètent de la future législation sur les techniques de modifications ciblées du génome (New Plant Breeding Techniques, ou NPBT) permettant de transformer des plantes. Plus ou moins récentes, elles sont examinées par Bruxelles, qui devrait décider le mois prochain, après consultation des Etats-membres, si elle les soumet ou non à la stricte réglementation européenne sur les OGM (lire l'encadré). Le dossier traîne déjà sur le bureau de la Commission Européenne depuis 2008.

La stricte réglementation des OGM en Europe
En Europe, la commercialisation et la culture d’organismes génétiquement modifiés sont strictement encadrées en Europe par la définition de la directive européenne 2001-18, que les entreprises de l’agrochimie et les semenciers jugent décourageante. Sont OGM les "organismes, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle". Les aliments (sauf la viande issue d’animaux d’élevage nourris aux OGM) contenant plus de 0,9 % d’OGM sont alors obligatoirement étiquetés comme tels. Mais les Etats membres peuvent interdire sur leur territoire la culture de semences génétiquement modifiées, et ce malgré l’autorisation de la Commission européenne et de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). C’est le cas dans de nombreux pays, dont la France.

Un dossier délicat, qui sommeille depuis 2008

Et la bataille des lobbies fait rage. Déjà surprise par le taux de refus des cultures d'OGM en plein champ, la Commission a cette fois préféré recueillir en amont les positions de chaque pays. Pour aider le gouvernement français à élaborer sa réponse à cette question complexe et hautement politique, le HCB s’est donc auto-saisi du dossier. Se prononçant dans une note de synthèse dévoilée par L’Usine Nouvelle le 4 février.

Une note dénoncée par Greenpeace et sept associations, dont la Confédération paysanne, qui avaient pourtant participé aux travaux du HCB mais ont décidé depuis de suspendre leur collaboration. Elles accusent le Comité économique, éthique et social de l’instance de "falsification de l’expertise scientifique officielle" et de "censure". Faute d’avoir intégré l’avis divergent d’Yves Bertheau, directeur de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a depuis démissionné du Conseil scientifique du HCB…

La position du HCB soutenue par les industriels

Car pour ces associations, "la réponse est sans appel : oui, ces nouveaux procédés doivent être soumis à la même règlementation que les OGM", insiste Greenpeace. Or, loin de trancher aussi fermement, le HCB, organe consultatif indépendant créé dans la foulée du Grenelle de l’Environnement en 2008, prône un encadrement au cas par cas de ces manipulations génétiques et des produits qui en sont issus. Suivant ainsi plus ou moins l’avis des industriels de l’agrochimie et des semences, pour lesquels certaines NPBT donnent naissance à une plante non distinguable d’une autre plante de même espèce, qui aurait pu être obtenue par "croisement conventionnel". Elles échapperaient alors à l’étiquetage des produits OGM en UE, et donc à l’information des consommateurs.

Or le rapport du HCB a déjà "servi de base à des réponses du gouvernement à des questions parlementaires et à une saisine du gouvernement datant du 27 février, qui demande au HCB de faire des propositions pour encadrer ces nouvelles techniques", assure Patrick de Kochko, vice-président du CEES et coordinateur de Réseau semences paysannes au Monde.

GROS POTENTIEL COMMERCIAL mais MANQUE DE TRAÇABILITÉ

Les NPBT ont déjà conduit à la mise sur le marché de variétés végétales en Amérique du Nord. Les entreprises y voient des "opportunités potentielles, notamment en termes de développement de variétés présentant des caractéristiques nouvelles qui ne pourraient pas être obtenues par les techniques de sélection déjà disponibles (sélection classique, transgénèse)", observe Christine Noiville, la présidente du HCB.

L’atout de ces nouvelles technologies? En proposant notamment "le ciblage à l’échelle moléculaire des modifications génétiques dans le génome", elles permettent d’éteindre des gènes, de les activer, de les muter, de les répliquer… et donc de répondre plus rapidement à des besoins en productions variétales ou de développer une résistance à une maladie, même très localisée, par exemple. Tout en diminuant les intrants (engrais, pesticides…), affirment les entreprises auditionnées.

Mais contrairement aux OGM, dont on connaît toujours la séquence d’ADN modifiée puisqu’elle est déposée auprès d’un organisme européen, les NPBT ne peuvent pas être tracées. Ce qui pose évidemment des enjeux éthiques et sanitaires.

Gaëlle Fleitour

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 06:37

Voici une réponse politique Française ,et une autre Européenne ,et la répartie civile et associative ,le tout en préalable à l'information sur la nouvelle plateforme de phénotypage au champ, à une question du sénateur Labbé sur les nouvelles techniques de modification génétique des plantes,


La question écrite que vous avez déposée a obtenu une réponse.Question n° 19333 adressée à Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie transmis à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement
Publiée le : 17/12/2015
Texte de la question : M. Joël Labbé attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie sur un sujet en cours de discussion dans les instances communautaires : les nouvelles techniques de modification génétique des plantes. En effet, la Commission européenne a entamé un travail d'analyse du statut juridique des produits issus de nouvelles techniques qui viennent désormais compléter la transgenèse dans la panoplie des procédés de modification génétiques des plantes. Ces dernières consistent à appliquer différemment la transgenèse, à utiliser différemment les organismes génétiquement modifiés (OGM) transgéniques, ou encore à insérer du matériel biologique synthétique dans des cellules de plantes afin de modifier la composi tion des protéines qu'elles produisent. Tous les produits qui en sont issus sont brevetés comme de nouvelles inventions. Aucune expérience d'utilisation ancienne ne permet de dire que ces nouvelles techniques de modification génétique pourraient générer moins de risques sanitaires ou environnementaux que la transgenèse. La Commission européenne a annoncé vouloir consulter les gouvernements avant de publier ses conclusions. Le ministre de l'agriculture doit pour cela donner un premier avis dans les prochaines semaines. Il a annoncé vouloir rencontrer les organisations de l'industrie semencière qui demandent avec insistance que ces nouveaux OGM soient déréglementés afin de pouvoir les commercialiser sans aucune évaluation ni information du public et des consommateurs. Ni lui, ni le ministère de l'écologie n'ont annoncé de consultation des organisations de la société civile, de consommateurs, paysannes ou d'apiculteurs directement concernées. Le haut conseil des biotechnologies (HCB), créé par la loi n° 2008-595 du 25 juin 2008 relative aux organismes génétiquement modifiés afin « d'éclairer le Gouvernement sur toutes questions intéressant les organismes génétiquement modifiés ou toute autre biotechnologie », n'a pas été saisi à ce jour par les services du ministère de l'écologie. Nos concitoyens sont très sensibles aux questions sociétales posées par les OGM qu'ils refusent majoritairement. Ils ne comprendraient pas que des intérêts économiques catégoriels, aussi importants soient-ils, les obligent à renoncer à leurs droits à l'information et à la protection de la santé et de l'environnement. Il aimerait connaître les intentions du Gouvernement quant à la prise en compte du point de vue des organisations de la société civile, au même titre que celui de l'industrie, et si le HCB sera saisi dans un délai lui permettant de produire un avis et une recommandation sur ces nouvelles biotechnologies avant qu'une position du Gouvernement ne soit défendue à Bruxelles.


Réponse de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement
À publier le : 31/03/2016, page 1286
Texte de la réponse : De nouvelles techniques de sélection des plantes sont en développement. Il s'agit par exemple de techniques permettant de modifier le génome de manière ciblée, d'utiliser des gènes provenant des gènes d'espèces apparentées ou de moduler l'expression des gènes. La Commission européenne a annoncé qu'elle présenterait début 2016 une interprétation juridique de la directive n° 2001/18/CE relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM) afin de déterminer si les nouvelles techniques de sélection entrent ou non dans le champ de cette réglementation. En France, le haut conseil des biotechnologies (HCB) a publié le 4 février 2016 le résultat d'une première étape de sa réflexion sur les nouvelles techniques de sélection. Le comit&eacut e; scientifique du HCB conclut que toute technique qui permet de produire une plante non distinguable d'une autre plante de même espèce, et qui aurait pu être obtenue par croisement conventionnel ou par sélection de mutants naturels ou induits, ne devrait pas faire l'objet d'une étude systématique calquée sur le modèle des OGM. C'est le cas des techniques de mutagénèse ciblée. Pour d'autres techniques conduisant à l'insertion de gènes, le comité scientifique considère que l'évaluation des OGM devrait s'appliquer ou bien que des exemptions pourraient être envisagées au cas par cas. Le comité économique, éthique et social du HCB a produit de son côté une synthèse des contributions des parties prenantes et des débats qui ont eu lieu sur les enjeux liés aux nouvelles techniques. Le HCB va poursuivre son trav ail afin d'approfondir certains points comme les possibilités de détection et de traçabilité, ou la brevetabilité des techniques et de leurs produits. L'analyse du HCB sera prise en compte par le Gouvernement pour intervenir au niveau européen sur la question des nouvelles techniques de sélection. Il convient de veiller à ce que les décisions qui seront prises au niveau européen soient proportionnées aux risques et aux enjeux de ces techniques et tiennent compte de la finalité des applications qui peuvent être développées avec ces techniques. L'analyse du HCB montre ainsi que la réglementation relative aux OGM ne devrait pas s'appliquer à certaines nouvelles techniques. Le Gouvernement français sera par ailleurs vigilant à la sécurité juridique des décisions prises au niveau européen.

(Ce surlignage gras final est d'Inf'OGM, et la transmission de cette nouvelle est de Guy )

Voici la rponse civile aux NOUVEAUX OGM et à la censure de l'Etat sur le statut" peu naturel "de plantes biotechnologiques ,manipulées en laboratoires

NON A LA CENSURE DU HAUT CONSEIL DES BIOTECHNOLOGIES Quel statut juridique pour les plantes issues de ces nouvelles techniques de manipulation génétique ?

Ces nouveaux OGM seront-ils juridiquement considérés comme tels, et donc évalués, tracés et étiquetés ?
Le CS (Comité Scientifique) du HCB a répondu non : il veut que ces nouveaux OGM arrivent dans nos champs et
nos assiettes sans aucune évaluation, ni information, ni étiquetage, ni suivi.

Un expert a cependant émis de grandes
> réserves, mais son avis a été censuré dans le document publié qui sert déjà de référence aux instances officielles
françaises et européennes. Suite à cette censure, 8 organisations paysannes et de la société civile représentées au HCB ont suspendu leur participation aux travaux du CEES Comité Économique Éthique et Social (CEES) tant que cet avis divergent ne sera pas publié par le HCB .

Mercredi 6 avril à 12h
Devant le Ministère de la Recherche,
1 rue Descartes, Paris 5ème
(près du Panthéon, métro L7 Place Monge ou L10 Cardinal Lemoine)

A L'OCCASION DE L'ASSEMBLEE GENERALE DU HCB

Au programme :
- 12 heures : pique-nique convivial avec la présence de la presse
- à partir de 14 heures : En parallèle à l'Assemblée plénière du HCB :
*présentation des enjeux et des risques liés à ces nouvelles techniques.
* quels moyens pour peser sur la décision politique et faire valoir les droits des citoyens, paysans et consommateurs face au passage en force des tenants des OGM ?

REFUSONS LA FALSIFICATION DE L'EXPERTISE
SCIENTIFIQUE OFFICIELLE
NON AUX NOUVEAUX OGM CACHÉS

-Nouvelles techniques de modification génétique des plantes

’infos : http://www6.montpellier.inra.fr/lepse/M3P)

Le LEPSE, classé dans le top 5% des laboratoires de recherche en écophysiologie au niveau mondial en 2014 par un panel d'experts, développe depuis prés de 15 ans des plateformes de phénotypage à haut-débit (500 à 1500 plantes simultanément), au service de l'analyse et de la modélisation de la variabilité génétique de la réponse des plantes aux stress environnementaux et aux changements climatiques (sécheresse, hautes températures notamment). Ces plateformes peuvent recevoir de grandes collections de génotype d'une même espèce pour évaluer leur degré de tolérance et obtenir des caractéristiques qui seront ensuite injectées dans des modèles prédictifs permettant de sélectionner les variétés du futur.

Ces plateformes sont regroupées aujourd'hui dans l'ensemble Montpellier Plant Phenotyping Platforms (M3P) qui fait partie du réseau Investissement d'Avenir PHENOME. Elles accueillent environ 50% d'expérimentations extérieures à l'unité de recherche dans le cadre de projet internationaux et internationaux, sur une grande variété d'espèces (maïs, blé, vigne, pommier, sorgho, ...).

Plus d'une cinquantaine de publications scientifiques sont issues des travaux menés sur ces plateformes et ce chiffre augmente régulièrement.

Télécharger la Plaquette M3P.

Plateau PhenoDyn

Le plateau Phenodyn, situé dans une serre S1 de 180 m² mesure en continu la croissance foliaire grâce à autant de capteurs de déplacements rotatifs et la transpiration de 420 plantes de céréales (maïs, riz, blé…) regroupées sur 140 balances, à un pas de temps du ¼ d’heure, de les relier au niveau de disponibilité en eau dans le sol ainsi qu’aux conditions environnementales (rayonnement, températures d’air et de feuilles, demande évaporative). Il comprend également deux chambres de cultures de 25 m² chacune permettant de fixer les conditions environnementales et de dresser rapidement des courbes de réponse.

La présentation détaillée est disponible à l’URL: plateforme PHENODYN

Plateau Phenopsis

Le plateau PhenoPsis, situé en chambre de culture de 1,5 x 5 m est un prototype construit par Optimalog (France) en 2003 puis tripliqué en 2008. Grâce à un bras amovible il permet de peser, d'irriger précisément et prendre une image verticale et latérale, sur plus de 500 petites plantes comme la plante modèle Arabidopsis thaliana dans des conditions environnementales rigoureusement contrôlées. L’automate est équipé également d’une caméra de fluorescence et d’une caméra thermique pour déceler les différences de transpiration.

La présentation détaillée ePst disponible à l’URL : plateforme PHENOPSIS

Plateau PhenoArch

Installé dans une serre de 350 m², le plateau PhenoArch, basé sur un convoyeur, des espaces d'irrigation et une chambre d’imagerie (3 caméras) permet le contrôle et la mesure des conditions environnementales ainsi que des mesures précises de l’architecture de 1680 plantes. Le débit de ce plateau le rend compatible avec les études de sélection génomique.

La présentation détaillée est disponible à l’URL : plateforme PHENOARCH

Rédaction : Muller Bertrand
Date de création : 04 Juillet 2013
Mise à jour : 27 Juillet 2015

http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Plateformes-technologiques/Toutes-les-actualites/Pheno3C

Phéno3C : la nouvelle plateforme de phénotypage au champ

La plateforme de phénotypage haut-débit, Phéno3C permet d’étudier, en conditions semi-contrôlées, les effets du changement climatique (stress hydrique et CO2) sur la performance des plantes de grande culture en plein champ. Pheno3C est ouverte à la communauté scientifique de phénotypage, publique et privée, au niveau national et international.

Par Patricia Le Crenn

Mis à jour le 29/03/2016

Publié le 22/03/2016

Mots-clés : RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE - STRESS HYDRIQUE - CO2 - blé - grandes cultures

Phéno3C, la nouvelle plateforme de phénotypage haut-débit intégrée à PHENOME

Le projet PHENOME coordonné par l’Inra et financé à hauteur de 24 M€ par des Investissements d’Avenir, a permis à la communauté scientifique française de se doter d’un réseau de plateformes de phénotypage pour mesurer, grâce à des méthodes précises et à haut-débit, des caractères agronomiques de plantes soumises à divers scénarios de climats et d’itinéraires techniques associés au changement global. Phéno3C fait partie de ce dispositif national et, sous conditions de faisabilité et de recevabilité, est ouverte aux industriels.

Phéno3C implantée sur le site Inra de Crouël (Clermont-Ferrand)

La plateforme est hébergée par l’Unité Expérimentale PHACC de l’Inra (Phénotypage Au Champ des Céréales) et l’Unité Mixte de Recherche GDEC (Génétique, Diversité et Ecophysiologie des Céréales). Destinée au phénotypage de grandes cultures, Phéno3C va permettre de soumettre les plantes à des niveaux variables de stress hydrique et de concentration de CO2. Pourront ainsi être étudiées les interactions entre ces facteurs climatiques et ceux biotiques et abiotiques, comme par exemple, la disponibilité en azote et la fusariose de l’épi.

Les équipements de Phéno3C pour différentes cultures et itinéraires techniques

La plateforme, conduite en conditions semi-contrôlées, est équipée de 4 unités, composant 800 micro-parcelles au total. Chaque unité est équipée d’un abri mobile (1200 m2 de toiture) à déployer en cas de pluie et d’un système d’irrigation pour ajuster la réserve en eau du sol. Deux des unités sont également dotées d’un système d’enrichissement de l’air en CO2 (FACE : Free Air CO2 Enrichment). Un dispositif de phénotypage haut-débit, conduit par un robot autonome, la « phénomobile », couplant des approches génétiques quantitatives (prise en compte de la variabilité génétique), permettra d’étudier des panels de 200 à 250 génotypes. Les données phénotypiques recueillies seront croisées avec celles captées par des drones pour analyser la dynamique des peuplements et l’identification des dates d’apparition de stress.

Phéno3C, une plateforme ouverte aux expérimentations de tout partenaire public ou privé

Pour son année de lancement, Phéno3C va accueillir des essais variétaux de blé dans le cadre du projet financé par le Programme Investissement d’Avenir Breedwheat (http://www.breedwheat.fr). Le comportement de 228 génotypes de blé sera analysé sous différentes conditions de sécheresse. Phéno3C est ouvert aux partenaires académiques et privés de la filière céréalière.

Le réseau PHENOME compte déjà plusieurs plateformes de phénotypage :

Les plateformes de phénotypage du dispositif national PHENOME sont accessibles aux utilisateurs externes, qu’ils soient publics ou privés. Les conditions d’accès sont expliquées à l’adresse suivante : https://www.phenome-fppn.fr/Acces. Toute demande d’accès se fait en ligne .

-31 mars 2016
Comment l’agriculture biologique se porte-t-elle en Europe ?

Fiona Marty est chargée des affaires européennes de la FNAB (Fédération nationale d’agriculture biologique).


-De l'équipe Agriculture de Greenpeace:Bonjour,

Depuis quelques années un sujet crucial émerge dans le milieu des biotechnologies : les nouvelles techniques de modification génétique. Différentes de la transgénèse (méthode jusqu’à présent la plus utilisée pour fabriquer des OGM), ces techniques ont un statut juridique encore très flou.

C’est ici que réside tout l’enjeu et que s’affrontent les avis des experts scientifiques et juridiques : ces nouvelles techniques permettent-elles de fabriquer des OGM et entrent-elles dans le champ d’application de la réglementation des OGM ?

Pour Greenpeace, ainsi que pour d’autres organisations paysannes et de la société civile, la réponse est sans appel : oui, ces nouveaux procédés doivent être soumis à la même règlementation que les OGM.

Aujourd’hui, les choses s’accélèrent.

Le comité scientifique du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) vient de rendre public un document, transmis au gouvernement français, ne rendant pas compte des avis scientifiques divergents sur cette question. Le consensus est loin d’être atteint, que ce soit sur la nature des produits issus de ces techniques, leur innocuité ou leurs effets indésirables et inattendus. Seuls ont été pris en compte dans ce rapport les avis considérant que ces nouvelles techniques ne posent aucun problème et estimant qu’elles ne devaient pas être traitées comme des OGM.

Passer sous silence des avis scientifiques divergents est inacceptable. Greenpeace, ainsi que sept autres organisations, ont décidé de suspendre leur participation au HCB jusqu’à ce que tous les avis soient réellement pris en compte.

Nous avons également besoin de vous pour faire entendre notre inquiétude et demander au gouvernement qu’il s’appuie sur un examen scientifique, juridique, sociétal, rigoureux de ces nouvelles techniques OGM !

Nous organisons un rassemblement citoyen à l’occasion de l’Assemblée générale du HCB :

Rendez-vous le 6 avril 2016, à 12h pour un pique-nique convivial,
devant AgroParisTech
19 avenue du Maine - 75015 Paris
(métro Montp
arnasse-Bienvenue)


Merci d’être à nos côtés,
à bientôt

-Les nouvelles techniques de sélection des plantes en suspens

Par : Sarantis Michalopoulos | EurActiv.com | Traduit par: Marion Candau

https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/decision-on-new-plant-breeding-techniques-further-delayed/

Les nouvelles techniques de sélection permettent de développer de nouvelles caractéristiques de semences au sein d’une espèce donnée, et ce, via l’ingénierie génétique.

À l’origine, l’analyse de la Commission sur le sujet devait être présentée fin 2015, mais la procédure a été repoussée. En janvier, un porte-parole de la Commission avait en effet assuré à EurActiv que l’analyse légale serait terminée d’ici la fin avril.

>> Lire : La Commission s’interroge sur la sélection génétique des plantes

Pas de calendrier

Une source de la Commission a déclaré que le processus était encore en cours et qu’aucun résultat n’était attendu avant la fin du mois.

« La Commission travaille actuellement sur l’analyse légale dans laquelle elle décidera s’il existe un lien entre les OGM et les organismes produits par les nouvelles techniques de semence », a indiqué la source, avant d’ajouter que l’exécutif ne pouvait pour l’instant pas s’avancer sur la conclusion et la date à laquelle elle sera présentée.

Néanmoins, la Cour de justice de l’UE aura le dernier mot, puisque c’est elle seule qui a les compétences de donner un avis final et contraignant sur l’interprétation du droit européen.

Nouveaux OGM

Dans un document présentant leur position commune publié ce mois-ci, les ONG de défense de l’environnement ont affirmé que la loi européenne sur les OGM devait s’appliquer pleinement aux nouvelles techniques de sélection des plantes.

Greenpeace, les Amis de la Terre Europe, IFOAM UE et d’autres organisations ont estimé que les « nouveaux OGM » présentaient un risque véritable pour l’environnement et la santé humaine.

« Les analyses juridiques montrent que ces techniques tombent sous le coup des lois européennes sur les OGM. Si elles devaient échapper à ces lois, nous perdrions le contrôle des effets négatifs sur les produits alimentaires et la sécurité de l’environnement. Les consommateurs, agriculteurs et éleveurs européens n’auraient aucun moyen d’éviter les OGM », peut-on lire dans le document.

« La Commission ne devrait laisser planer aucun doute sur le fait que tous les produits issus de l’ingénierie génétique doivent être soumis à la loi de l’UE sur les OGM, qui exige des analyses de risque, une détectabilité et un étiquetage très stricts ».

Les nouvelles techniques de sélection se concentrent sur le développement de nouvelles caractéristiques des semences via l’ingénierie génétique.

Ce secteur est considéré comme très prometteur par l’industrie agro-alimentaire et par le centre commun de recherche de la Commission, qui estime dans un rapport que ces techniques « sont même nécessaires pour faire face aux évolutions du monde, et notamment à la croissance de la population et au changement climatique ».

Les partisans de cette technologie considèrent qu’elles ne devraient pas être mises dans le même panier que les OGM, puisqu’aucun ADN étranger n’est présent dans les plantes crées à partir de ces technologies. Ses détracteurs pensent néanmoins qu'il ne s'agit que d'une tentative supplémentaire de vendre des OGM aux Européens.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:00

Pesticides dans le Bordelais : comment en réduire l'usage ?

l'émission du mardi 29 mars 2016

Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/le-benefice-des-cultures-roundup-ready-en-question_4797171_3244.html

Le Monde | 26.10.2015 Par Stéphane Foucart

Moins de pesticides, moins de risques. Au milieu des années 1990, c’était l’une des promesses de l’industrie des biotechnologies pour appuyer le ­développement des cultures transgéniques rendues tolérantes au ­glyphosate – le principe actif du ­célèbre Roundup, l’herbicide phare de Monsanto. Mais deux décennies plus tard, le résultat est mitigé. C’est la conclusion majeure d’une étude conduite par Sylvie Bonny, chercheuse à l’INRA, et publiée dans la dernière édition de la revue Environmental Management. Un résultat plus mitigé encore après que l’OMS a classé le glyphosate, en mars, comme cancérogène probable.

« Durant les toutes premières années de leur introduction [en 1996], les cultures tolérantes à un herbicide ont pu induire une réduction des ­désherbants, écrit Sylvie Bonny. ­Cependant, la répétition de ces cultures et des épandages de glyphosate sans ­alternance ni diversité suffisantes a contribué, depuis plus de dix ans, à l’apparition de mauvaises herbes ­résistantes à cette molécule. D’où une augmentation de l’usage du glyphosate mais aussi d’autres herbicides. »

Mauvaises herbes résistantes

En 1996, aucune espèce d’adventice – « mauvaise herbe », en agronomie – résistante au glyphosate n’était ­répertoriée sur le territoire américain. Dix ans plus tard, les agronomes en relevaient huit. Et début 2015, ­quatorze espèces étaient recensées, et trente-huit Etats touchés.

Sans surprise, la quantité totale de désherbants utilisée a suivi l’expansion des adventices résistantes. Pour le soja, la dose moyenne totale ­d’herbicides est passée de 1,35 kg par hectare (kg/ha) en 1996 à 1,1 kg/ha en 2001. En 2012, elle était légèrement supérieure à 2 kg/ha sur le soja (dont les surfaces sont cultivées à plus de 90 % en variétés tolérantes au glyphosate depuis 2007). « Pour le maïs, l’effet est moins marqué, car l’adoption des variétés tolérantes à un herbicide a été plus lente », précise Sylvie Bonny.

Mais l’impact environnemental et sanitaire des herbicides ne se réduit pas aux quantités épandues. L’Association française des biotechnologies végétales estime que le Roundup garde « un meilleur profil toxicologique et écotoxicologique que la plupart des herbicides qu’il remplace », qu’il est bon marché, et qu’il « facilite les techniques d’implantation des ­cultures sans labour ».

Comment, aux Etats-Unis, les acteurs impliqués font-ils face à cette propagation d’adventices résistantes ? « Les firmes agrochimiques répondent en “empilant” des caractères de résistance à d’autres herbicides, explique Yves Dessaux, chercheur (CNRS) à l’Institut de biologie intégrative de la cellule, qui a codirigé en 2012 l’expertise du CNRS et de l’INRA sur le bénéfices et les risques des variétés tolérantes aux herbicides. Mais si ces nouvelles variétés et les herbicides associés sont utilisés comme les variétés tolérantes au glyphosate, c’est-à-dire sans rotation, sans modération et sans réflexion agronomique, on va créer les conditions d’émergence de nouvelles résistances et on ira dans le mur. »

Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/03/28/roundup-le-pesticide-divise-l-union-europeenne-et-l-oms_4891222_3244.html

Roundup : le pesticide divise l’Union européenne et l’OMS

Le Monde | 28.03.2016 à 13h38 • Mis à jour le 28.03.2016 à 17h25 | Par Stéphane Foucart

Le glyphosate est-il cancérogène ? C’est la question au cœur d’une dispute d’experts en cours, entre l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Union européenne. Le Monde a entrepris d’expliciter les détails de cette controverse, dont l’objet n’est pas anodin : le glyphosate – la molécule active du Roundup, le célèbre désherbant de Monsanto – est le pesticide le plus utilisé au monde et le plus fréquemment retrouvé dans l’environnement. Il est aussi la pièce centrale de la stratégie de développement des biotechnologies végétales, puisque près des trois-quarts des cultures OGM actuelles sont modifiées pour tolérer le glyphosate, ce qui tire vers le haut les tonnages utilisés en agriculture.

La Commission et les Etats-membres doivent décider, dans les prochaines semaines, si le glysophate sera, ou non, réautorisé

Et si la controverse actuelle est si forte, c’est que l’autorisation du glyphosate expire fin juin en Europe. La Commission et les Etats-membres doivent décider, dans les prochaines semaines, s’il y sera, ou non, réautorisé. La décision aura des répercussions considérables sur l’agriculture européenne, l’environnement et la santé publique.

Rappel des épisodes précédents : en mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’agence de l’OMS chargée d’inventorier les substances cancérogènes, a classé le glyphosate « cancérogène probable » pour l’homme. A la fin de la même année, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a, au contraire, jugé « improbable » qu’il soit cancérogène. Comment des experts peuvent-ils parvenir à des conclusions si diamétralement opposées ? Vous le saurez si vous parvenez au bout des trois parties de ce (long) billet.

Lire aussi : Bataille sur l’avenir du glyphosate en Europe

Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question

émissio de france inter sur les pesticides viticoles :

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:25
https://youtu.be/FedkLU16HTQ

UE - Nouvelle comitologie : le changement dans la continuité

Après cinq ans de fonctionnement, la Commission européenne fait le bilan de la nouvelle procédure de comitologie mise en place depuis 2011. Ce bilan [1] dit officiellement ce que beaucoup constataient déjà : la nouvelle procédure n’a rien changé à la situation existante, malgré les promesses qui ont accompagné cette réforme.

-L'interview de Denis Bourguet,

Chercheur au Centre de biologie pour la gestion des populations (INRA, Cirad, IRD, Montpellier SupAgro)   " On est incapable de faire le ratio coûts/bénéfices des pesticides "   Co-auteur d'un article sur les coûts cachés et les externalités de l'utilisation de pesticides paru dans la revue Sustainable Agriculture Review, Denis Bourguet, chercheur au Centre de biologie pour la gestion des populations, nous éclaire sur la cohérence économique de l'utilisation des pesticides. 

-Green Peace

Il y a un peu moins d’un an, nous lancions la Course zéro pesticide mettant en compétition les six principales enseignes de la grande distribution en France sur l'utilisation des pesticides dans la production des fruits et légumes.
Voir la vidéo

Après 12 mois de campagne, le secteur commence à bouger et les positions évoluent.

Carrefour et les magasins U ont fait des efforts notables concernant nos demandes et se retrouvent tous deux en tête de la Course zéro pesticide.

Auchan, Casino et Intermarché se contentent du minimum syndical. Malgré la mise en avant de bonnes pratiques, ces trois enseignes ne nous ont fourni aucune information précise sur les résultats de ces méthodes concernant la réduction des pesticides.

E.Leclerc, quant à lui, est toujours en queue de peloton. Il monte tout de même d’une marche pour les efforts de transparence entrepris au niveau régional, suite à nos actions sur sa centrale d’achats toulousaine (SOCAMIL). En revanche, aucune démarche n’a été mise en oeuvre pour réduire l’usage des pesticides. Aucun plan d’actions n’a vu le jour pour soutenir réellement les producteurs.

Face à la question des pesticides, E.Leclerc reste complètement obscur.

Afin de poursuivre nos actions et faire avancer le peloton, nous avons besoin de vous et de votre soutien financier pour faire réagir les enseignes et tout particulièrement Leclerc. Sans ces ressources qui proviennent à 100% de nos adhérents, nous ne pourrions pas agir, ni défendre les intérêts de tous ceux qui protègent notre environnement aujourd’hui et pour l’avenir. Merci d’avance pour votre soutien.
Soutenir la campagne

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:00

Le printemps est là,samedi les faucheurs étaient à Pézenas pour dénoncer les pesticides.

Les Faucheurs en « visite » dans les jardineriesCentre Presse Aveyron‎

Le 20 mars à 17h30 par RB

«Vous vendez des produits dangereux pour la santé. Des milliers d’études l’ont prouvé», explique calmement un militant des Faucheurs volontaires d’OGM. On vient juste vous prévenir, ainsi qu’à votre personnel, de faire attention en les manipulant. Et par la même occasion, on informe aussi vos clients du danger de ces produits.» «Sortez de chez moi», hurle, pour toute réponse, le gérant de Melila Jardin, à Onet-le-Château.

S’interposant entre les militants - une vingtaine - et les étagères où sont entreposées ces dizaines de désherbants chimiques différents, il cherche à bloquer leur action. «Ces produits sont autorisés à la vente. Leur dangerosité est bien spécifiée sur l’emballage. Les gens savent lire, alors sortez d’ici.» Mais quarante mains bien organisées valent beaucoup mieux que deux.

«Une hécatombe chez les agriculteurs»

Pendant l’altercation, des faucheurs ont réussi à disposer des dizaines de ces produits controversés sur une bâche au sol sur laquelle on pouvait lire «poison». Des stickers «pesticide égale poison» ou encore «OGM j’en veux pas», ont été collés sur chaque emballage. Des pancartes disant «Glyphosate, on n’en veut plus» sont rajoutées. Les militants prennent la pose le temps de faire une ou deux photos et ressortent sans demander leur reste.

«Ce n’est pas la peine d’insister, explique une militante.Nous, on n’est pas là pour se battre. Ce que le monsieur (le gérant) n’a pas voulu entendre, c’est que dans notre profession d’agriculteurs, ces produits ont provoqué des hécatombes et continuent de le faire. J’espère juste que cela va le faire réfléchir et que, l’année prochaine, quand on reviendra, le rayon dédié à ces produits aura disparu.»

L’action a tellement été rapide que les forces de l’ordre n’ont même pas eu le temps d’intervenir. Juste avant, les militants s’étaient rendus à la jardinerie de la RAGT. Là, le personnel a laissé faire et s’est contenté d’appeler la police. Même chose dans le troisième point de vente ciblé par les Faucheurs volontaires, Magasin Vert d’Unicor, à Onet-le-Château.

Une action menée sur tout le territoire

«Un millier d’études réalisées par des scientifiques dans le monde entier ont déjà démontré la dangerosité des produits genre Roundup et autre pesticides contenant du glyphosate, plaide une militante des Faucheurs volontaires d’OGM. Ils sont très néfastes (cancérigènes) pour l’homme mais aussi pour l’environnement. Or, leur vente est toujours autorisée. Aussi, vu que nos députés n’agissent pas pour interdire ces produits, il est de notre devoir de citoyen d’interpeller les clients de ces jardineries et de les prévenir de la dangerosité de ces produits. C’est ce que nous avons fait aujourd’hui à travers cette action nationale.» Au-delà de cette action, les Faucheurs volontaires d’OGM réclament toujours «le retrait immédiat du Roundup et des produits contenant du glyphosate, pour les particuliers et les professionnels, un moratoire sur l’importation des OGM et l’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux OGM et pesticides.»

Les coûts cachés exorbitants des pesticides

Le Monde | 19.03.2016 à 08h03 • Mis à jour le 21.03.2016 à 11h39 | Par Stéphane Foucart

http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2016/03/19/et-si-les-pesticides-coutaient-plus-qu-ils-ne-rapportent_4886135_3244.html
Hasard du calendrier, le lancement de la semaine mondiale des alternatives aux pesticides, organisée du 20 au 30 mars, coïncide cette année avec la publication d’une vaste étude sur les « coûts cachés » de l’utilisation de ces substances. Ce travail de longue haleine, entrepris par deux chercheurs de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et publié dans la dernière édition de Sustainable Agriculture Reviews, est le premier à colliger l’ensemble des connaissances disponibles sur ce que les économistes appellent les « externalités négatives » liées à l’utilisation des produits phytosanitaires. Ce fardeau économique, estiment les chercheurs, peut dans certains cas excéder largement les bénéfices offerts par les herbicides, fongicides et autres insecticides.

Selon leurs estimations, le rapport coûts-bénéfices des pesticides de synthèse était ainsi largement défavorable aux Etats-Unis au début des années 1990. Alors qu’ils apportaient environ 27 milliards de dollars par an à l’économie américaine, ils pesaient pour au moins 40 milliards de dollars… « L’utilisation des pesticides procure des bénéfices économiques bien connus en termes de productivité de l’agriculture par exemple, explique Denis Bourguet, chercheur au Centre de biologie pour la gestion des populations (INRA, CIRAD, IRD, SupAgro Montpellier) et coauteur de ces travaux. Mais ils entraînent aussi des coûts économiques très variés qui font l’objet de peu, voire d’aucun travaux. Et lorsqu’ils sont évalués, ces coûts sont généralement lourdement sous-estimés. »

Le peu de données disponibles n’a pas permis aux chercheurs de conduire une estimation pour la période actuelle. « On ne peut rien dire de ce rapport coûts-bénéfices, car un certain nombre de produits utilisés à l’époque ont été interdits, mais de nouveaux sont aussi apparus et leurs effets ne sont pas encore pleinement connus, explique M. Bourguet. Nous ne pouvons tenter qu’une analyse rétrospective, lorsqu’il y a suffisamment de données. » Exercice d’autant plus délicat que certaines externalités sont décalées dans le temps : des maladies d’aujourd’hui peuvent être le fait d’expositions passées.

« Ces travaux, juge François Veillerette, porte-parole de l’association Générations Futures, montrent que le discours sur la soi-disant rationalité économique d’une agriculture dépendant de l’utilisation massive des pesticides est largement basé sur des études incomplètes qui ne prennent pas en compte la réalité des coûts sanitaires et environnementaux. »

Quatre catégories de coûts cachés

L’étude liste quatre catégories de coûts cachés : environnementaux, sanitaires, réglementaires et, aussi, frais d’évitement. Les premiers chiffrent les dégâts sur les services écosystémiques offerts par la nature (pollinisation, etc.) ; les coûts sanitaires incluent les frais de santé, la perte de productivité des travailleurs, etc. ; les coûts réglementaires englobent les fonds publics pour réglementer et contrôler ces substances, ou assainir les eaux et les milieux contaminés… Quant aux frais d’évitement, ils sont principalement induits par les excédents de dépense des ménages qui optent pour l’alimentation biologique, afin de minimiser le contact avec les pesticides.

Parmi les grands postes de dépense, les auteurs mentionnent les pertes de rendements dues aux résistances aux pesticides développées par les mauvaises herbes ou les ravageurs (soit 2,3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1992), la surveillance des points de captage d’eau (3 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1992), la mortalité des oiseaux (6 milliards de dollars aux Etats-Unis en 1192), etc. « Ce qui apparaît comme le poste de dépense le plus important reste le traitement des maladies chroniques liées à l’exposition à ces substances, précise Thomas Guillemaud, chercheur à l’Institut Sophia Agrobiotech (INRA, CNRS, université de Nice-Sophia-Antipolis) et coauteur de l’étude. Mais il existe très peu d’études permettant de chiffrer précisément ces coûts sanitaires. On dispose de beaucoup de travaux sur l’exposition au tabac et à l’alcool et leurs effets, par exemple, mais presque rien sur les pesticides. »

Des études d’ampleur commencent toutefois à être menées, comme celle publiée en 2015 dans la revue Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism. Elle estimait les dégâts sanitaires de l’exposition de la population européenne aux seuls pesticides organophosphorés et organochlorés à quelque… 120 milliards d’euros par an. « Lorsqu’on envisage des changements de pratiques agricoles, comme c’est le cas avec le plan Ecophyto [destiné à réduire de moitié l’usage de pesticides à l’horizon 2025], on n’évalue généralement que les impacts sur les systèmes agricoles, dit Thomas Guillemaud. Notre principale conclusion est qu’il est urgent de produire et de rassembler les connaissances nécessaires pour évaluer correctement les effets économiques de ces changements de manière beaucoup plus large. »

L’économiste de l’agriculture Marion Desquilbet, chercheuse (INRA) à la Toulouse School of Economics (TSE), qui n’a pas participé à l’étude, salue « un travail énorme, qui ouvre une boîte de Pandore ». « Les auteurs ont conduit leur analyse de manière assez conservatrice sur plusieurs aspects, estime cependant Mme Desquilbet. Ils n’ont ainsi pas pris en compte les effets des pesticides sur les malformations congénitales, de la surproduction agricole sur l’obésité, etc. Il aurait aussi été possible d’inclure les externalités sociales liés à l’utilisation des pesticides : ces derniers jouent sur la taille des exploitations, l’emploi, le tissu social… » Des questions si diverses qu’il serait illusoire de chercher à y répondre sans recours à une expertise collective pluridisciplinaire.

Pour dire NON aux pesticides, les faucheurs ciblent les magasins

Les Faucheurs volontaires investissent des jardineries

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Les faucheurs d'OGM se dressent maintenant contre les pesticides dans les jardineries

Pesticides : les Faucheurs attaquent les rayons de Roundup

Les Faucheurs en « visite » dans les jardineries

Pesticides. Les Faucheurs ont ciblé les magasins

Rassemblement des militants anti-pesticide à Libourne

Faucheurs volontaires : une action coup de poing anti-Roundup

Les anti-OGM ciblent une jardinerie à Nîmes

Fontenay-le-Comte. Happening anti Roundup au Leclerc samedi Les faucheurs débarquent dans les jardineries pour dénoncer le Roundup

AUBENAS Action coup de poing des faucheurs d'OGM pour dénoncer la toxicité des pesticides

Herbicides Selon l'Anses, le glyphosate n’est pas un « cancérogène probable »

vendredi 26 février 2016 à 11:27 • HB • Terre-net Média.

Selon le rapport d'expertise de l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses) publié le 12 février 2016, le glyphosate ne peut pas être classé comme "cancérogène probable".

Suite à l’avis du Centre international de recherche contre le cancer (Circ) de mars 2015, l’Anses (Agence française de sécurité sanitaire) avait été saisie par les autorités françaises pour effectuer un rapport d’expertise sur le glyphosate.

Selon l'agence, le classement de la molécule comme « cancérogène probable » n’est pas justifié. « Au vu du niveau de preuve limité, une classification en catégorie 1A ou 1B (cancérogène avéré ou présumé pour l'être humain, règlement CLP) ne peut être proposée », conclut-elle. L’Anses rejoint ainsi l’avis de son homologue européen, l’Efsa qui, le 12 novembre dernier, avait jugé improbable le caractère cancérogène du glyphosate.

L'Anses rappelle par ailleurs qu'une procédure de réévaluation des préparations à base de glyphosate est en cours. Elle donnera lieu à un nouveau rapport d’expertise en avril 2016 qui portera une attention particulière à la tallowamine, conformément au processus de réévaluation de ce co-formulant initié par la Commission Européenne en début d’année.

Suite à la demande d'interdiction des préparations associant glyphosate et tallowamine envisagée par le ministère de l’environnement, la plateforme Glyphosate France, qui regroupe sept entreprises commercialisant des produits à base de glyphosate, appelle à « éviter toute mesure précipitée, décidée avant même de connaître les résultats d'évaluation des risques des préparations ».

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 06:40

Sète : les tags sur le brise-lames seront bientôt effacés

PHILIPPE MALRIC

Des militants anti-OGM y ont peint des slogans. Le gestionnaire a déposé plainte.

Le brise-lames a été le théâtre, ce samedi, d'un singulier atelier de peinture. Des militants anti-OGM y ont inscrit en grandes lettres blanches des slogans comme “Pesticides, OGM ya basta”, “Port sale”, “Port OGM” ou encore “Sofiproteol = nécrocarburant”.

Par un curieux hasard, le lendemain, quatre-vingts volontaires ont participé au Môle à une grande opération de nettoyage. "On a vu passer des militants anti-OGM, se souvient Olivier Carmès, le directeur de l'EPR Port Sud de France. Ils nous ont distribué des tracts anti-OGM. C'était un moment bon enfant. Mais quand j'ai vu ce qu'il y avait sur le brise-lames, c'était largement moins sympathique et d'une tout autre envergure."

Séance tenante, les autorités portuaires ont porté plainte auprès du commissariat de Sète pour “dégradations de biens publics”. "Le brise-lames n'est pas un lieu d'expression de ce genre", martèle Olivier Carmès.

Ainsi, dans les prochains jours, des hommes de l'Établissement Public Régional Port Sud de France vont embarquer sur des bateaux pour se rendre sur le brise-lames et enlever peintures avec des jets à haute pression. Au besoin, une couche de peinture viendra recouvrir les lettrages encore trop visibles. "Tout sera terminé avant l'arrivée des bateaux d'Escale à Sète", assure le directeur du port. À défaut, cela ferait en effet un peu tache dans le paysage.

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 06:46

Glyphosate : l'UE repousse sa décision

La Commission européenne a dû reporter le vote sur sa proposition de prolonger l'autorisation du glyphosate, faute de majorité après que plusieurs pays européens ont rejoint le camps des opposants à cette substance soupçonnée d'être cancérigène. Les avis scientifiques divergent sur cette substance active largement utilisée dans les pesticides, et notamment dans le Round Up du groupe Monsanto.

Malgré un avertissement du Centre international pour le cancer (CIRC), une agence de l'OMS, l'EFSA, l'Autorité européenne de sécurité des aliments, a estimé "improbable" son risque cancérogène. C'est sur la base de cet avis que la Commission a décidé de proposer un renouvellement pour quinze ans. Mais finalement cela "n'a pas été soumis au vote" à l'occasion d'une réunion d'un comité d'experts représentant les 28 Etats membres de l'UE, lundi et mardi à Bruxelles. Selon deux sources diplomatiques, la majorité qualifiée (55% des Etats membres représentant 65% de la population de l'UE), nécessaire à son adoption, n'a pas pu être atteinte.

L'exécutif bruxellois a refusé mardi de formellement confirmer que le vote sur sa proposition, qui avait déclenché un concert de protestations d'ONG et d'eurodéputés, avait été reporté. "Les services de la Commission et les Etats membres ont discuté de la façon d'aller de l'avant à ce sujet", a déclaré une source à la Commission, soulignant qu'il "reste du temps pour de plus amples discussions", puisque l'échéance pour renouveler l'autorisation du glyphosate n'expire que "fin juin". Le comité d'experts compétent se réunira à nouveau les 18 et 19 mai, mais "si besoin, cette question peut être soulevée avant", a-t-elle précisé.

L'issue de ce vote semblait incertaine dès la semaine dernière, après que les Pays-Bas eurent indiqué qu'ils demanderaient un report, tandis que la France, la Suède et l'Italie avaient prévenu qu'elles voteraient "non". Il semblerait que l'Allemagne, où les écologistes font âprement campagne contre cette substance, ait également été en faveur d'un report. "Malgré le fait que la Grande-Bretagne et la Commission européenne s'associent pour défendre les intérêts de Monsanto, les gouvernements en Europe ont refusé de faire de leurs populations des rats de laboratoire en approuvant une nouvelle licence pour le glyphosate", s'est félicitée mardi Alice Jay, de l'ONG Avaaz, qui a recueilli 1,4 million de signatures contre le renouvellement du produit.

LIRE AUSSI:
» Herbicide : sévère mise en garde contre le glyphosate
» 85% des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient du glyphosate

Lefigaro.fr avec AFP

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