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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 05:24
Pesticides et OGM, quand la Commission européenne fait le jeu des multinationales

Par : Huffington Post

7 mars 2016

La Commission européenne n’a donc toujours pas compris. À l’heure où la protection de l’environnement et de la santé deviennent des préoccupations majeures de nos concitoyennes et nos concitoyens, l’exécutif européen semble avoir choisi son camp: le lobby de l’agrochimie.

José Bové est eurodéputé d’Europe Ecologie-Les Verts, membre du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen et militant écologiste. Michèle Rivasi est une eurodéputée d’Europe Ecologie-Les Verts et la fondatrice de la CRIIRAD. Bart Staes est un eurodéputé belge Groen (Verts flamands), membre du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen. Philippe Lamberts est un eurodéputé belge Ecolo co-président du Groupe des Verts/ALE au Parlement européen.

Alors même qu’une étude de mars 2015 réalisée par des chercheurs européens et américains a évalué le coût des perturbateurs endocriniens à hauteur de 157 milliards d’euros pour l’économie européenne, du fait des maladies que ces substances causent, l’équipe de Jean-Claude Juncker, président de la Commission, persiste dans sa volonté de ne pas réguler.

En tant que député-e-s au Parlement européen, nous nous faisons le devoir d’alerter l’opinion publique et de raconter la scène tragique qui s’est jouée ces dix derniers mois. Une opinion publique qui a maintes fois faire part de ses inquiétudes vis-à-vis des organismes génétiquement modifiés (OGM) et des pesticides dont la Commission européenne semble faire peu de cas.

>> Lire : Les trois quarts des Allemands contaminés au glyphosate

L’herbicide de la discorde

Pour tout comprendre, il faut revenir en mars 2015, lorsque le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a évalué le glyphosate, la substance active du RoundUp, l’herbicide le plus utilisé au monde et commercialisé par la multinationale américaine Monsanto. En ce début de printemps, le CIRC estime que le glyphosate est « probablement cancérogène » pour l’être humain. Cette évaluation a été effectuée en toute transparence par des experts indépendants de l’industrie chimique.

Mais voilà que le glyphosate doit être réévalué au niveau européen pour savoir s’il sera de nouveau autorisé pour dix ans à partir de juin 2016 et c’est l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA, en anglais) qui va s’en charger. Totalement à contre-courant de l’avis du CIRC, l’EFSA publie son évaluation le 12 novembre et estime que le glyphosate « n’est probablement pas cancérogène ». Cette conclusion des experts de l’EFSA est scandaleuse. Tout d’abord, car elle a été élaborée dans la non-transparence la plus totale. Certains experts qui ont conseillé l’EFSA, dans le cadre de l’évaluation du glyphosate, n’ont pas rempli leur déclaration de conflits d’intérêts.

Ensuite, l’agence a fondé son avis, entre autre, sur des études « scientifiques » non-publiées dans leur intégralité et qui n’ont pas été revues par les pairs comme il est coutume de le faire dans le milieu scientifique pour s’assurer de la qualité des études. De même, le glyphosate est toujours utilisé avec des adjuvants pour produire un herbicide comme c’est le cas pour le RoundUp mais l’EFSA s’est limitée à évaluer le glyphosate pure sans prendre en compte son effet quand il est mélangé à d’autres substances. Il semble que les conditions réelles d’utilisation des herbicides n’intéressent pas l’agence européenne, ce qui n’est pas le cas des 96 scientifiques de renommé internationale qui ont adressé une lettre au Commissaire à la santé Vytenis Andriukaitis le 27 novembre pour lui indiquer clairement de reconsidérer l’avis de l’EFSA qui ne remplit pas les critères scientifiques usuels sachant que la Commission devra renouveler ou non l’autorisation du glyphosate en fonction de l’avis de l’Agence.

OGM, en voulez-vous? En voilà.

Hélas, ce n’est pas le seul scandale qui se déroule sous nos yeux. Jean-Claude Juncker a décidé de faire plaisir à Monsanto et aux multinationales de l’agrochimie sur tous les plans. Alors que, le 1er décembre, la majorité des députés de la commission environnement et santé publique du Parlement européen ont voté contre l’autorisation de l’importation d’un maïs OGM pour la nourriture animale et humaine en Europe, la Commission européenne a confirmé cette autorisation quatre jours plus tard sans même attendre le vote en plénière. Ce maïs se trouve être le NK603 x T25 de Monsanto, qui est, entre autres, tolérant au… glyphosate. La boucle est donc bouclée. L’EFSA nous annonce dans un premier temps que le glyphosate n’est pas dangereux puis, dans un second temps, la Commission autorise un maïs génétiquement modifié pour supporter des fortes doses herbicide à base de glyphosate. C’est le paradis européen pour les multinationales. Avec de telles méthodes antidémocratiques, Jean-Claude Juncker ne devrait pas s’étonner de la montée de l’euroscepticisme dans certains États membres.

Certes la Commission européenne et son Président incarnent l’Europe, mais quelle Europe? L’Europe des multinationales? L’Europe de la petite politique à court terme? Nous, député-e-s au parlement européen, nous battons chaque jour pour une Europe qui fasse primer l’intérêt général sur l’intérêt particulier, la santé des agriculteurs et des consommateurs sur les profits des multinationales.

Nous ne pouvons pas accepter la politique actuelle menée par la Commission européenne dans le domaine de l’environnement et de la santé. La transition vers une agriculture durable et saine au service de tous les citoyens et sans danger pour les agriculteurs et les écosystèmes est notre priorité. C’est pourquoi nous appelons solennellement la Commission à relancer une procédure d’évaluation transparente du glyphosate. En outre, l’exécutif européen vient d’être condamné par la Cour de Justice de l’Union européenne pour ne pas avoir fixé de cadre pour encadrer les perturbateurs endocriniens. Tant qu’aucune réglementation n’aura été prise dans ce domaine, le glyphosate, qui est un perturbateur endocrinien, ne devrait pas être ré-autorisé. De même, nous demandons sans ambiguïté une interdiction de l’autorisation de nouveaux OGM, sachant que ceux-ci sont en général produits pour tolérer plus de pesticides tels que le RoundUp.

La politique d’intoxication de la Commission doit cesser au plus vite. Pour l’exécutif européen les pesticides et les OGM sont les meilleurs protecteurs de notre environnement. Ou comme si l’on vivait en direct ce qu’écrivait George Orwell dans 1984: « la guerre c’est la paix, l’esclavage c’est la liberté et l’ignorance c’est la force ».

>> Lire aussi :Des médecins sonnent l’alerte sur les perturbateurs endocriniens

Cette opinion est initialement parue sur le Huffington Post.

Comment réduire l'usage des pesticides dans les vignes ?

Par un moyen simple et efficace : laisser les mauvaises herbes côtoyer les ceps de vigne ! L'enherbement permanent a de multiples avantages à condition de bien gérer la concurrence exercée sur la plantation. Reportage sur les collines de l'Hérault (34) dans le vignoble de Faugères.

Reportage vidéo | Agriculture | 07 mars 2016 | Baptiste Clarke

Rappelons en premiers lieux que c'est la géologie du secteur qui a poussé les viticulteurs de Faugères à enherber leurs vignes. L'essentiel du vignoble pousse sur un sol de schistes, c'est-à-dire de la roche. Certains vignobles donnent ainsi l'impression qu'il n'y a pas du tout de terre au pied des ceps ! Ce sol déjà fragile subit également les effets du relief des collines et du vent très présent.

Stratégie de gestion de l'enherbement permanent

Le premier avantage recherché par ces viticulteurs est donc de limiter l'érosion du sol. "On ne laboure plus les sols, on essaye d'intervenir le moins possible" explique Frédéric Albaret, viticulteur bio. Mais si l'enherbement permet de limiter la dégradation des sols, il ne faut pas non plus que les herbes concurrencent trop les ceps (pieds de vignes). Comment limiter cette concurrence ? "En passant le tracteur avec une machine spéciale, on va coucher l'herbe au sol, ça va casser les tiges, ce qui va arrêter leur croissance. On aura une sorte de couverture végétale qui va protéger le sol tout l'été des rayons ultraviolet qui détériorent la matière organique et l'humus".

Des scientifiques de l'institut national d'études supérieures agronomiques (Inra) de Montpellier suivent de très près les expérimentations de Frédéric Albaret. A l'heure actuelle ils effectuent divers prélèvements, font l'état des lieux des parcelles. "L'enherbement peut permettre de maîtriser la vigueur sur des parcelles trop vigoureuses ou au contraire comme ici, où on a semé de la vesce, pour apporter de l'azote à la vigne, pour un soutien à la vigueur et à la fertilité des sol" précise Raphaël Métral, ingénieur agronome à Montpellier SupAgro.

En somme en fonction des caractéristiques des parcelles, une stratégie de gestion sera mise en place : "l'enherbement peut aussi entraîner des inconvénients, des risques de concurrence trop important avec la vigne pour l'eau, l'azote, les autres minéraux" prévient Léo Garcia, doctorant à Montpellier SupAgro. Et de rajouter "en fonction des objectifs visés, apport d'azote, de matière organique ou limiter l'érosion, on ne va pas forcément semer la même espèce d'enherbement."

Moins de pesticides, moins de pollution

Frédéric Albaret qui passe dans ses vignes avec du soufre et du cuivre pour lutter contre le mildiou ou l'oïdium espère réduire de près d'un tiers ses traitements grâce à l'enherbement.

Il semblerait en effet, selon Léo Garcia, que si l'on décide de diminuer la vigueur de la vigne par l'enherbement, "la vigne va produire moins de feuille et ça créer des conditions moins favorables aux champignons qui aiment plutôt l'humidité". Aussi "l'enherbement va attirer des insectes qui vont manger des insectes parasites pour la vigne". Concernant la pollution de l'eau "les herbes peuvent limiter l'écoulement en surface, l'eau chargée de produits chimiques va plutôt s'infiltrer et rester dans la première couche du sol plutôt que ruisseler vers les cours d'eau" et polluer des zones très sensibles et d'autre part "ce n'est pas encore très bien étudié mais le couvert végétal aurait tendance à favoriser la dégradation des molécules toxiques puisque ça favorise l'activité biologique des bactéries".

L'enherbement dans les vignes fait parti des MAEC, (mesures agro-environnementales et climatiques). Des aides financières sont attribuées aux viticulteurs qui désirent engager de telles mesures. Exemple, sur les vignes qui se situent dans un secteur prioritaire (aire de captage d'eau potable) les aides avoisinent les 150 euros à par hectare et par an pour un viticulteur qui s'engage pendant cinq ans à ne pas utiliser d'herbicide sur les inter-rangs et à laisser un enherbement spontané un inter-rang sur quatre. Ces aides peuvent monter jusqu'à plus de 430 euros par hectare et par an pour une absence totale de traitement phytosanitaire de synthèse. Un technicien agrée établira plusieurs bilans sur toute la durée du contrat d'engagement.

Baptiste Clarke, journaliste
Reporter d'im
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Les trois quarts des Allemands contaminés au glyphosate ...

Par : Nicole Sagener | EurActiv.de | Traduit par: Manon Flausch

7 mars 2016

Une grande majorité d’Allemands sont contaminés au glyphosate, un herbicide « probablement cancérigène » selon l’OMS, alors que la Commission appelle à un renouvellement de son autorisation dans l’UE. Un article d’EurActiv Allemagne.

L’étude menée par la Fondation Heinrich Böll révèle une vérité inquiétante : 75 % des Allemands sont contaminés au glyphosate, un herbicide très controversé. Du glyphosate a été trouvé dans l’urine de 99,6 % des 2 009 personnes étudiées.

Selon les résultats de l’étude, qui examinait les résidus de glyphosate dans l’urine, dans 75 % des cas, le taux d’herbicide est cinq fois plus haut que le maximum autorisé dans l’eau. Pour un tiers de la population, les résultats sont encore plus effarants, avec entre dix et 42 fois le taux maximum autorisé.

C’est chez les enfants et adolescents (jusqu’à 19 ans), que les taux les plus inquiétants ont été relevés, en particulier chez les enfants d’agriculteurs. Les végétariens et végétaliens présentent un niveau de glyphosate moins élevé que ceux des Allemands qui mangent de la viande.

>> Lire : Bruxelles promet d’avancer sur les sujets santé

« L’enquête a confirmé les résultats de l’agence fédérale pour l’environnement : l’urine de la majorité de la population présente des résidus de glyphosate », explique Monika Krüger, vétérinaire à la retraite qui a supervisé l’étude. C’est l’analyse la plus large jamais menée sur le sujet.

Monika Krüger souligne l’importance de mener davantage d’études afin de comprendre réellement le lien entre l’exposition au glyphosate et certains problèmes de santé.

« Nous avons à présent tous été contaminés par du poison, il me semble donc évident que l’autorisation [du glyphosate] ne devrait pas être renouvelée jusqu’à 2031 », estime Harald Ebner, spécialiste des politiques d’ingénierie génétique et de bioéconomie pour le parti des Verts.

Renouvèlement

L’autorisation d’utilisation du glyphosate expire le 30 juin et le Conseil se prononcera sur son renouvèlement lors du sommet des 7 et 8 mars. La Commission européenne s’est prononcée en faveur d’un renouvèlement de l’autorisation d’utiliser du glyphosate dans l’UE.

Certaines personnalités politiques, comme Jean-Luc Mélenchon, Michèle Rivasi ou José Bové, se sont opposées au renouvèlement de l’autorisation. Une pétition a été lancée pour stopper le renouvèlement de l’autorisation.

Des analyses scientifiques sont toutefois encore en cours. Une étude est en effet menée par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA), et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) collabore avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour en conduire une autre. Harald Ebner appelle Christian Schmidt, ministre allemand à l’Agriculture, et Barbara Hendricks, ministre à l’Environnement, à s’opposer au projet de la Commission.

>> Lire : La médiatrice tance Bruxelles sur la régulation des pesticides

Maria Krautzberger, présidente de l’agence fédérale pour l’environnement (UBA), n’a pas été surprise par les résultats de l’étude et souligne que l’UBA était arrivé aux mêmes conclusions lors d’une étude d’ampleur plus modeste. La présence de glyphosate dans l’urine des citoyens n’est en effet pas surprenante, étant donné l’utilisation intensive de l’herbicide. L’UBA souhaite également que d’autres recherches soient effectuées, étant donné que l’UE devrait interdire l’utilisation de pesticides contenant des substances « probablement cancérigènes ».

L’institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) estime cependant que l’évacuation rapide du pesticide le rendait inoffensif, malgré les taux catastrophiquement élevé.

« La Commission européenne persévère dans des décisions qui jettent le discrédit sur nos institutions », estime l’eurodéputée Michèle Rivasi, qui souligne que le glyphosate est classé par l’OMS comme « probablement cancérigène » et qu’il induit des perturbations endocriniennes nocives pour la santé. Elle qualifie les critères de décision de la Commission de « scientifiquement douteux et opaques ». « Ni la condamnation de la Cour de justice de l’UE contre la Commission pour ne pas avoir défini des critères encadrant les perturbateurs endocriniens ni le principe de précaution ni la santé publique ne semblent faire le poids pour contrecarrer l’influence de l’industrie chimique. »

« L’UE a beau jeu de se targuer d’être à la pointe de la législation environnementale et de protection de la santé. Rappelons au passage que le RoundUp, l’herbicide de Monsanto comprenant du glyphosate, est en passe d’être étiqueté « cancérigène » en Californie. Manifestement , comme pour le Diesel, le glyphosate serait cancérigène pour les Californiens, mais inoffensif pour les Européens », raille-t-elle.

SumOfUs

  • Pétition contre l'autorisation du glyphosate
  • Article sur la réglementation des plantes génétiquement modifiées pour résister à des produits chimiques agricoles
  • Sélection variétale : L'AFBV propose sa classification des nouvelles technique
  • Selon l’Association française des biotechnologies végétales, « une interprétation extensive de la directive 2001/18/CE qui assimilerait toutes les nouvelles techniques aux OGM aurait des conséquences très inquiétantes ».
  • L’Association française des biotechnologies végétales (AFBV) a proposé le 7 mars 2016, une classification des nouvelles technologies végétales (NPBT) « qui positionne chacune d’entre elles par rapport à la directive européenne (environnement) et au règlement européen 1829/2003 (alimentation humaine et animale) ». Elle tient compte des positions d’autres pays européens. Le Haut-Conseil des biotechnologies et les semenciers se sont déjà positionnés sur le sujet.

    L’Europe doit se prononcer dans les semaines à venir sur la réglementation de chacune de ces nouvelles techniques en distinguant si la plante finale est un OGM ou pas. « Une interprétation extensive de la directive 2001/18/CE, contraire aux avis récents de pays membres, qui assimilerait toutes les nouvelles techniques aux OGM aurait des conséquences très inquiétantes : la disqualification du secteur des semences et de la recherche publique européenne, ainsi que la poursuite de l’affaiblissement de l’agriculture européenne », selon un communiqué.

    L’association a transmis cette classification au gouvernement français et aux instances européennes.

    Pour l’AFBV, ces technologies « vont révolutionner la recherche sur la sélection des plantes au XXIe siècle », parce qu’elles sont plus flexibles, plus précises car mieux ciblées sur les gênes d’intérêt des plantes. L’AFBV veut ainsi une clarification réglementaire rapide des NPBT pour en faire bénéficier les agriculteurs « de manière harmonisée avec l’Amérique ».

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