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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 09:05

Collectivités, particuliers, agriculteurs : tous unis pour une alternative ...

Le site Natura 2000 des étangs Palavasiens dans l'Hérault (34) est remarquable pour ses paysages et sa biodiversité riche mais fragile. Un programme local impliquant toutes les parties prenantes vise à réduire les impacts des pesticides sur ce milieu naturel : un exemple à suivre. Reportage.

Reportage vidéo | Biodiversité | 21 mars 2016 | Baptiste Clarke

Alors que vient de s'ouvrir la semaine 2016 pour les alternatives aux pesticides (du 20 au 30 mars), Actu-Environnement vous propose un focus sur les étangs Palavasiens. Ces espaces naturels s'étendent sur sept communes dans l'Hérault (34) : Pérols, Lattes, Palavas les Flots, Villeneuve-lès-Maguelone, Vic la Gardiole, Mireval et Frontignan.

Toutes se sont engagées dans le programme Vert Demain pour stopper l'usage des pesticides. Une action collective sous l'impulsion du Siel, le syndicat mixte des étangs littoraux, qui est né de la volonté des mêmes collectivités de s'impliquer dans la préservation des espaces naturels et en particulier des lagunes, zones humides d'importance internationale au titre de la convention Ramsar.

Le bassin versant traîne avec lui de nombreux polluants parmi les plus impactants sur le milieu naturel : les pesticides. L'Ifremer, en charge d'évaluer la qualité chimique et écologique des masses d'eau de ces lagunes, est catégorique : "Ici, l'eau est en mauvais état", précise Dominique Munaron, "parmi les pesticides, ce sont les herbicides que l'on trouve le plus". La chasse aux "mauvaises" herbes est donc la principale source de pollution.

De nombreux impacts seraient répertoriés sur le milieu naturel : "réduction des micros algues et des problèmes de développement des coquillages… mais ce qui est moins bien évalué c'est l'effet cocktail de toutes les substances associées, la plupart des études ciblent l'impact d'une seule substance sur le milieu naturel".

Le programme Vert Demain est basé sur un triptyque : collectivités, particuliers, agriculteurs. Trois secteurs, un seul thème, la réduction, voire l'arrêt des pesticides et en particulier des herbicides.

Crédit photos d'illustration : Siel - Syndicat mixte des étangs littoraux / Crédit musique : Alex Khaskin / Background guitarDvir silverstone / Clear DivingChristian Larssen / Echoes Musicloops.com

Baptiste Clarke, journaliste
Reporter d'imag
es © Tous droits réservés Actu-Environnement Reproduction interdite sauf accord de l'Éditeur ou établissement d'un lien préformaté [26440] / utilisation du flux d'actualité.

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 14:10

OGM : La Confédération paysanne réclame l’interdiction du colza VrTH

19 septembre 2016 Christophe Belleuvre ·

Le Conseil d’Etat examine ce jour le recours de La Confédération paysanne et autres tendant à annuler la décision implicite par laquelle le premier ministre a rejeté leur demande tendant à l’abrogation de l’article D 531-2 du code de l’environnement, ainsi qu’à l’interdiction de la culture des colza VrTH en application d’une directive européenne.

OGM cachés : le Conseil d'Etat interrogera la Cour de justice Européenne
Paris, 19 sept 2016 (AFP) - Le Conseil d'État devrait interroger la Cour de justice européenne avant de se prononcer sur de nouvelles techniques de modifications génétiques des plantes accusées de produire des « OGM cachés », échappant à toute réglementation, a estimé le rapporteur public lors d'une audience lundi.

Le Conseil avait été saisi par neuf associations (Confédération paysanne, Réseau semences paysannes, Les Amis de la Terre...) qui réclament le retrait d'un décret excluant la mutagénèse de la réglementation OGM.

La mutagénèse consiste à modifier les propres gènes d'une plante, contrairement à la transgénèse qui introduit un gène extérieur et produit des OGM (organismes génétiquement modifiés), qui sont soumis à une réglementation particulière.

Le Conseil d'Etat, qui a procédé en juin à plusieurs auditions, doit se pencher « sur un débat juridique et scientifique qui constitue la nouvelle pomme de discorde des associations anti-OGM et des entreprises de l'industrie semencière », a souligné le rapporteur, Emmanuelle Cortot-Boucher. « Il s'agit de savoir si les variétés de plantes obtenues par mutagénèse doivent être regardées comme des OGM et soumises au même cadre juridique, ou si ce cadre ne doit être considéré comme applicable qu'aux variétés obtenues par transgénèse », a-t-elle expliqué.

Dans le droit de l'Union européenne, ce cadre juridique est défini par une directive du 12 mars 2001, dite « directive OGM ». « Les nouvelles techniques ont pour effet indéniable d'estomper les frontières entre la mutagénèse et la transgénèse », a relevé Mme Cortot-Boucher. « Dans ces conditions, il est difficile de comprendre la différence qu'introduit la directive OGM à la lumière du principe de précaution », a-t-elle ajouté.

Elle a invité le Conseil à « demander à la Cour de justice si la directive OGM n'est pas devenue contraire au principe de précaution » et suggéré qu'« il soit sursis à statuer (...) dans l'attente de la réponse de la Cour ». Pour l'avocat des associations, Me Guillaume Tumerelle, cette demande de saisine de la Cour de justice européenne « pour faire une appréciation de la validité de la directive veut dire que le recours (des associations) paraît fondé ». La décision du Conseil devrait intervenir d'ici à trois semaines.

Les semences de plantes obtenues par mutagénèse, en général pour les rendre tolérantes aux herbicides, concernent en France essentiellement le colza et le tournesol. Les quantités cultivées, quasi inexistantes il y a dix ans, seraient aujourd'hui de 140 000 hectares pour le tournesol et de 22 000 hectares pour le colza, d'après les ONG citant une estimation du ministère de l'Agriculture.

AFP

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 18:03

Medienmitteilung

Bern, 19. August 2016

Kein wissenschaftlicher Konsens über neue gentechnische Verfahren
Vorsorgeprinzip muss über wirtschaftlichen Interessen stehen

Es gibt keinen wissenschaftlichen Konsens über die Sicherheit der neuen gentechnischen Verfahren. Darüber hinaus fehlen (Langzeit-)Daten zu deren Risiken. Die Akademie der Naturwissenschaften fordert jedoch, dass neue gentechnische Verfahren in der Pflanzenzucht nicht unter das Gentechnikgesetz fallen sollen. Damit würden das Vorsorgeprinzip sowie die Wahlfreiheit der Konsumenten und Konsumentinnen untergraben. CSS fordert, dass die neuen gentechnischen Verfahren vor einer kommerziellen Anwendung einer strengen Risikoprüfung unterzogen werden, wie sie das Gentechnikgesetz vorsieht.

Im Gegensatz zur „alten“ Gentechnik soll es mit den neuen Verfahren, allen voran CRISPR-Cas9, möglich sein, ganz präzise in das Erbgut von Pflanzen einzugreifen. Nachdem man drei Jahrzehnte lang im Bereich der „alten“ Gentechnik mit ungenauen Schrotschussverfahren gearbeitet hat, glaubt man sich jetzt in der Lage, das Erbgut und die Genregulation zielgerichtet, planvoll und ohne erhebliche Nebenwirkungen manipulieren zu können. Wortschöpfungen wie „Genome-Editing“ (übersetzt ungefähr: „gezieltes Umschreiben“ von Genomen) oder „Präzisionszüchtung“ sollen glauben machen, dass man die Ära der Steinzeit-Gentechnik verlassen hat.

Entsprechend weitreichend sind die Erwartungen, was mit Hilfe der neuen Verfahren in der Pflanzenzüchtung alles erreicht werden kann: Von bekannten Zielen wie der Ertragssteigerung, deren Notwendigkeit wie gehabt mit der wachsenden Weltbevölkerung begründet wird, oder der Entwicklung von neuen Resistenzmechanismen gegen Schädlinge oder Pilzerkrankungen, sollen sich nun auch komplexe Eigenschaften wie Trockenheits- oder Hitzetoleranz erzeugen lassen. Eine der neuen GV-Pflanzen, die bereits auf dem Markt ist (der mittels der Oligonukleotid-gerichteten Mutagenese entwickelte Raps der Firma Cibus), zeichnet sich allerdings durch die altbekannte Eigenschaft der Herbizidresistenz aus. Herbizidresistenz als Beitrag zu einer „umweltverträglicheren“ und „nachhaltigen“ Schweizer Landwirtschaft?i

Die Akademie der Naturwissenschaften (SCNAT) fordert nun, dass die neuen gentechnischen Verfahren nicht unter das Gentechnikgesetz fallen sollen und spricht sich für deren kommerzielle Nutzung in der Schweizer Landwirtschaft aus. Doch entgegen der Aussagen der SCNAT gibt es heute keinen wissenschaftlichen Konsens über die Sicherheit von neuen gentechnischen Verfahren. „Die Funktionsweise von Genen wird heute immer noch nicht ausreichend verstanden. Auch wenn man mit den neuen Verfahren Gensequenzen präziser schneiden- und wieder zusammenfügen kann, jedoch nicht versteht wie und in was man genau eingreift, kann man nicht ausschliessen, dass damit gewisse Risiken verbunden sind“, meint Eva Gelinsky vom Vorstand der Critical Scientists Switzerland (CSS). So gibt es inzwischen verschiedene Studien, die zeigen, dass die eingesetzten Enzyme immer wieder auch an anderen, nicht vorherbestimmten Stellen im Genom schneiden. „Die (vermeintliche) Präzision der Verfahren wird allzu oft mit deren Sicherheit gleichgesetzt“, fügt Gelinsky hinzu. Doch so einfach ist es nicht.

„Gene sind keine linearen Konstruktionsanweisungen, keine Baupläne für Organismen“, so die Agrarökologin und CSS-Vorstandsmitglied Angelika Hilbeck von der ETH Zürich. „Sie erfüllen auch nicht nur eine bestimmte Funktion. Gene sind meistens multifunktional. Wenn man, wie es mit den neuen Verfahren möglich ist, z. B. ein einzelnes Gen stilllegt, weil es mit einer Eigenschaft in Verbindung gebracht wird, die man nicht mehr haben will, muss man damit rechnen, dass noch ein paar andere Dinge ab- oder umgeschaltet werden. Es wird also in ein Netzwerk von rückgekoppelten Prozessen eingegriffen, von dem man nur einen Abschnitt kennt“, so Hilbeck weiter. Mit welchen Folgen? Wie werden sich Pflanzen, die im Labor die gewünschte Eigenschaft aufweisen, in der Umwelt verhalten, in der sie mit einer Vielzahl unterschiedlichster Faktoren interagieren und die selbst in einem ständigen Wandel begriffen ist? Wird die Pflanze ihre neue Eigenschaft über Generationen stabil behalten? Andere, nicht erwünschte Effekte könnten – für Mensch, Tier oder Umwelt – schwerwiegendere Folgen haben: So sind u. a. auch eine erhöhte Krankheitsanfälligkeit der Pflanze, eine Anreicherung von Giftstoffen oder ein Anstieg von Allergenen möglich. Allein aufgrund des kurzen Er- fahrungszeitraums können noch keine Langzeitdaten über Effekte von neuen gentechnischen Pflanzen für Umwelt und Gesundheit vorliegen. Die genannten Punkte machen deutlich, dass das Vorsorgeprinzip zwingend zur Anwendung kommen sollte. Ohne entsprechende Regulierung, so wie es die SCNAT nun fordert, könnten aus den neuen gentechnischen Verfahren resultierenden Produkte ohne Kennzeichnung auf den Schweizer Äckern und in den Regalen landen. Züchter und Züchterinnen, Landwirte sowie Konsumentinnen und Konsumenten wären nicht nur in ihrer Produktion betroffen, sondern hätten auch keine Möglichkeit mehr selbst zu bestimmen, ob sie diese Produkte kaufen möchten oder nicht.

Auch die juristischen Argumente sollten im Fall der neuen gentechnischen Verfahren berücksichtigt werden: Zwei Rechtsgutachten, „Legal Analysis of the applicability of Directive 2001/18/EC on genome editing technologies“ von Prof. Tade Matthias Spranger, das im Auftrag des Deutschen Bundesamts für Naturschutz (BfN) erstellt wurde, und „Legal questions concerning new methods for changing the genetic conditions in plants“ von Prof. Dr. Ludwig Krämer, kommen zum Schluss, dass die neuen Verfahren unter EU Recht als Gentechnik einzustufen sind.

CSS fordert, dass die neuen gentechnischen Verfahren und die daraus resultierenden Pflanzen vor ihrer Kommerzialisierung unter Anwendung des Vorsorgeprinzips ein Zulassungsverfahren zu durchlaufen haben, das auf einer umfassenden und unabhängigen Risikoprüfung basiert.

Kontakte:

Auf Deutsch: Dr. Eva Gelinsky, Vorstandsmitglied CSS, +41 062 822 81 93, egelinsky@criticalscientists.ch

Auf Französisch: Dr. Luigi D’Andrea, Vorstandsmitglied CSS, +41 077 400 70 43, dandrea@criticalscientists.ch

Mehr Informationen:

Allgemein: http://criticalscientists.ch/en/themes/new-genetic-engineering-techniques

CSS Position zu den neuen gentechnischen Verfahren: http://criticalscientists.ch/images/css/Main_Menu/Themes/New_GE_Techniques/pdf/151012_Position_paper _on_new_genetic_engineering_techniques.pdf

Prof. Dr. Ludwig Krämer (2015): Legal questions concerning new methods for changing the genetic conditions in plants: http://www.testbiotech.org/sites/default/files/Kraemer_Legal%20questions_new%20methods_0.pdf

BfN (2015): Legal Analysis of the applicability of Directive 2001/18/EC on genome editing technologies: http://bfn.de/fileadmin/BfN/agrogentechnik/Dokumente/Legal_analysis_of_genome_editing_technologies.pdf

Mehr zu unerwünschten Effekten der neuen Gentechverfahren:

  • - Slaymaker et al. (2015). Rationally engineered Cas9 nucleases with improved specificity. Science Express. 10.1126/science.aad5227

  • - Do CRISPR enthusiasts have their head in the sand about the safety of gene editing? https://www.statnews.com/2016/07/18/crispr-off-target-effects/

    Erfahrungsgemäß führt der Anbau von herbizidresistenten Pflanzen nicht zu weniger sondern zu mehr Herbizideinsatz (Impacts of genetically engineered crops on pesticide use in the U.S. -- the first sixteen years, Charles M. Benbrook 2012). Es entwickeln sich Resistenzen in den Kultur- und Wildpflanzen. Beim Auftreten herbizidresistenter Unkräuter werden weitere und mehr Herbizide eingesetzt, so dass das Ziel der Reduktion des Herbizideinsatzes nicht erreicht wird (im Gegenteil). Durch den regelmäßigen Einsatz von Herbiziden treten immer wieder Unkräuter auf, die gegen die verschiedensten Wirkstoffe widerstandsfähig sind. Derzeit sind weltweit über 600 Fälle von Herbizidresistenzen gegen verschiedene Wirkstoffe bzw. Wirkmechanismen bekannt.

  • Dossier : Des nouveaux OGM au menu - Inf'OGM n°140, juillet / août Nouveaux OGM mais vieux débats Les paysans bio disent non aux nouveaux OGM Quel encadrement juridique dans l’Union européenne ? Les nouveaux OGM doivent être évalués Vers une extension du brevet sur les semences Biotechnologies : non, tout n’est pas permis ! Le droit de savoir... pour choisir

    « Édition de gène », NBT pour « New Breeding Techniques », Crispr/Cas9 ou mutagénèse dirigée… mais que sont ces nouvelles techniques ?
    Ces nouvelles techniques de sélection - traduction littérale de NBT - sont en réalité des outils de laboratoire pour modifier génétiquement des plantes, des animaux ou des embryons humains. Il s’agit d’intervenir de façon non naturelle, en laboratoire, sur l’ADN de ces organismes vivants pour leur conférer de nouvelles propriétés. En cela, elles répondent notamment à la définition européenne d’un OGM.
    Certes l’industrie, on le verra au cours de ce dossier, espère passer sous silence le caractère « OGM » des produits modifiés avec l’une ou l’autre de ces nombreuses techniques de peur de devoir en évaluer les risques et les étiqueter. Les défenseurs de ces modifications génétiques parlent pourtant de « précisions », de « rapidité »… Quelle maîtrise en avons-nous vraiment ? Qu’en pensent les agriculteurs biologiques ?
    Et à qui profitent ces innovations ? Ces techniques ouvrent en effet la boîte de Pandore des brevets sur le vivant et permettent de privatiser d’importantes ressources génétiques.
    Enfin, ces techniques, extrêmement puissantes, se répandent sur la planète à une vitesse fulgurante, rendant la discussion éthique problématique, faute de temps.

    En 1996, les premiers cargos étasuniens arrivent en Europe remplis de soja transgénique. Associations environnementalistes, syndicats agricoles et une foule de citoyens anonymes se mobilisent et exigent que ces plantes modifiées génétiquement (PGM) soient évaluées et étiquetées. En 2016, les entreprises espèrent commercialiser rapidement de nouveaux OGM... tout en espérant échapper à la législation actuelle sur les OGM, jugée trop contraignante.

    Pour comprendre les implications du développement des nouveaux OGM pour le monde agricole, Inf’OGM a interviewé un représentant de l’agriculture biologique : Daniel Evain, agriculteur bio dans l’Essonne. Cette filière exclut les OGM transgéniques de ses cahiers des charges. Elle est donc exposée à des risques importants si ces nouveaux OGM ne font pas l’objet d’un étiquetage par exemple.

    Les législations - internationale et européenne - définissent un OGM comme étant un organisme dont le génome a été modifié de façon non naturelle. Aussi clair ce cadre soit-il, des rumeurs ont circulé sur la volonté de la Commission européenne d’exclure de la législation OGM certaines des nouvelles techniques.

    Si les plantes issues des nouvelles techniques de modification génétique ne sont pas soumises à la législation sur les OGM, elles ne seront pas évaluées. Pourtant ces modifications génétiques ne sont pas aussi « précises » qu’annoncées par leurs promoteurs.

    Depuis quelques décennies, l’industrie semencière protège juridiquement les variétés qu’elle met au point. Les nouvelles techniques de modification génétique, confisquent, via les brevets, de plus en plus de ressources génétiques. Au point que l’arsenal réglementaire actuel est questionné, non plus seulement par les paysans, mais aussi par certains sélectionneurs qui eux, visent à mieux se partager le gâteau.

    Si Inf’OGM croise différents regards sur le dossier des OGM, nous constatons néanmoins dans ces débats une prépondérance du « scientifique » qui court-circuite la réflexion éthique. Analyse.

    Nous sommes encore bien ignorants face aux impacts potentiels (techniques, juridiques, éthiques, sociaux et culturels) de ces « nouveaux OGM ». Il serait donc très prétentieux de se dédouaner de l’application du principe de précaution.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 05:23

Michel-Edouard Leclerc, il faut qu'on se voie | Greenpeace France

Michel-Edouard Leclerc a réagi sur son blog à notre action de sensibilisation dans sa ville natale, à Landerneau. Nous lui répondons par la voix de Jean-François Julliard, Directeur général de Greenpeace France.

« Cher Michel-Edouard,

Nous sommes ravis que nos petites affiches aient attiré votre attention et que vous ayez pris la peine de justifier votre position. Il est vrai que nous attendions un début de dialogue depuis plus d’un an sur un sujet qui concerne la santé de vos clients. Nous nous réjouissons également que, dixit, “les adhérents et salariés du Mouvement E.Leclerc sont totalement en phase avec l’objectif de réduire les pesticides et autres produits chimiques, notre enseigne est complètement disponible pour y travailler.” C’est une excellente première étape qui va, je l’espère, donner lieu à une réunion rapide avec vos adhérents et vous-même pour qu’on s’y penche sérieusement.

Votre préoccupation de développer le bio dans vos enseignes est hautement louable. Mais quels volumes de vos ventes cela concerne-t-il : 3%, 4% ? Tant que cela ne concerne pas le gros du volume, cela signifie que la majorité de vos clients continuent de consommer des fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle. Des fruits et légumes produits à grand renfort de pesticides, dont les consommateurs ne connaissent ni la nature ni les quantités utilisées. C’est donc bien à eux que nous pensons en premier lieu. Ces pesticides, on vous le rappelle, sont des poisons pour leur santé et pour celle des producteurs mais également pour l’environnement (voir les études sur l’impact sur les consommateurs ou encore sur celle des agriculteurs de l’ANSES).

Permettez-nous quelques mises au point et corrections sur la deuxième partie de votre courrier. Si les producteurs sont ceux qui produisent, les distributeurs ont une très grand part de responsabilité au travers des contraintes de prix et de contrats qu’ils fixent. C’est là que vous pouvez jouer un rôle énorme. C’est également la raison pour laquelle des enseignes concurrentes se sont déjà engagées : Carrefour, les Magasins U et Monoprix en France, Aldi en Allemagne ou encore les enseignes Jumbo et Albert Heijn aux Pays-Bas, qui y concentrent à eux deux plus de 50% des ventes. Nos demandes sont ainsi très simples : accompagner et soutenir les producteurs pour qu’ils éliminent en priorité les pesticides les plus dangereux dans leur production de fruits et de légumes et être transparent vis-à-vis des consommateurs sur le recours aux pesticides et le soutien aux agriculteurs.

Quant à la référence au groupe de travail sur les pesticides, nous sommes heureux d’en parler car il semblerait que les informations qui vous ont été transmises soient erronées. Suite à des échanges fin novembre 2015 avec la centrale d’achat toulousaine, Greenpeace a envoyé à ses responsables en région ainsi qu’au directeur développement durable de l’enseigne nationale les documents nécessaires à la réalisation d’un état des lieux des pratiques de ses fournisseurs de pommes sur l’usage des pesticides ainsi qu’à l’identification des marges de progrès et des objectifs de réduction envisageables. Malgré nos relances, nous n’avons reçu au niveau national qu’une réponse évasive.

Au niveau régional nous avons rencontré le groupe de travail auquel vous faites référence. Lors de cette réunion, nous avions convenu avec la centrale d’achat présente qu’elle établirait un état des lieux sur les pratiques agricoles de ses producteurs quant à l’utilisation des pesticides. Cet état des lieux aurait permis de dégager les marges de manoeuvre pour réduire l’usage des pesticides. Greenpeace n’a jamais reçu ni cet état des lieux, ni les propositions de réductions de l’usage des pesticides qui devaient en découler.

A la place nous avons été invités à participer à une nouvelle réunion avec la centrale et l’interprofession. A ce stade des négociations, nous avons estimé que la balle était dans le camp de ces acteurs. Nous avons donc exprimé notre souhait de les laisser avancer dans un premier temps de leurs côtés avant de se rencontrer à nouveau. En effet, Greenpeace n’a pas vocation à accompagner l’évolution des enseignes sur le plan technique. Nous existons pour alerter sur les dangers qui menacent notre santé et l’environnement et pousser au changement. C’est ensuite aux enseignes de prendre leurs responsabilités, en s’appuyant s’il le faut sur des personnes ressources (experts indépendants, bureaux d’étude etc.) nécessaires à la bonne évolution de leurs pratiques. Cette démarche ne pose pas de problème pour d’autres enseignes, pourquoi cela est-il si compliqué avec vous ?

Concernant les études scientifiques que vous n’auriez pas reçues (nous vous les avons pourtant adressées par courriel les 16 juin, 20 et 24 octobre 2015, puis par courrier postal en décembre dernier), nous sommes là aussi heureux de vous renvoyer quelques liens* qui constitueront, nous en sommes certains, de saines lectures de vacances à vous qui mangez bio :

Assez de temps perdu. Vous avez le pouvoir – et la responsabilité – de faire évoluer les pratiques de votre enseigne dans l’ensemble de l’Hexagone. De soutenir les agriculteurs, et de leur permettre la mise en place d’alternatives aux pesticides les plus dangereux pour les pollinisateurs et la santé.

Nous vous remercions de votre proposition de rendez-vous avec les syndicats. Mais notre demande est bien plus simple que celle d’organiser ce qui pourrait se transformer en grand-messe. Elle est de vous rencontrer, vous, car c’est à vous maintenant de prendre des engagements et de ne pas vous défausser sur les producteurs (avec qui nous travaillons directement par ailleurs, en soutenant ceux qui s’engagent vers des modèles de production durables).

Au plaisir de vous rencontrer donc très prochainement.

Jean-François Julliard
Directeur général
Greenpeace France

*Note : les seules informations qui ne s’y trouvent pas sont les lieux de prélèvement des échantillons de sols et d’eau effectués dans des vergers et champs de pommes de terre qui sont volontairement gardés confidentiels afin de préserver l’anonymat des exploitations et agriculteurs concernés, ainsi que les nom et coordonnées du laboratoire ayant mené les analyses que nous ne communiquons pas non plus, pour des raisons de confidentialité demandées de leur part. »

-Note "Retour en arrière" de l'admin du blog, avec un article de 2010 tiré du www.journaldelenvironnement.net/.

Réduire les pesticides de 50% exige une mutation de l'agriculture ...

L’objectif de réduction de 50% des pesticides en 10 ans, inscrite dans le Grenelle I et le plan Ecophyto 2018 nécessite des changements majeurs des systèmes agricoles. En revanche, une baisse de 30% serait réalisable dès maintenant et sans impact sur les revenus des agriculteurs, en généralisant le système de protection intégrée. Tels sont les résultats de l’étude Ecophyto R&D présentée le 28 janvier.

«Les pesticides sont une préoccupation forte de la population. 64% des Français les associent à un niveau de risque élevé, selon un sondage de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)», a rappelé Yves Le Bars, président du comité d’orientation Ecophyto R&D, lors du colloque de présentation organisé le 28 janvier au Conseil économique, social et environnemental (Cese).

L’étude Ecophyto R&D a été commandée à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) par les ministères de l’agriculture et de l’environnement fin 2006. Son objet est d’élargir la connaissance sur les systèmes de culture économes en pesticides et d’évaluer les conditions de leur généralisation à l’échelle nationale, à l’aide de différents scénarios intégrant l’objectif du plan Ecophyto 2018 et du Grenelle I: une réduction de l’usage des pesticides de 50% en 10 ans. Pendant deux ans, 80 experts ont planché sur le sujet en s’appuyant sur des publications académiques mais aussi sur des revues techniques, des comptes-rendus d’essais, des «dire» d’experts et en discutant régulièrement leur résultats avec le comité d’orientation «grenellien» (ONG, agriculteurs). Une limite importante, l’ensemble des résultats se base sur la seule année 2006.

Les experts ont classé les modes de culture en fonction de leur recours décroissant aux pesticides, de l’agriculture intensive à l’agriculture biologique en passant par la protection raisonnée (traitement en fonction de seuils d’intervention) et la production intégrée (méthodes prophylactiques et alternatives). Ils ont retenu l’indicateur de fréquence de traitement (IFT) comme indice de mesure de l’utilisation des pesticides. S’il permet de comparer la dépendance aux traitements de différents systèmes, il n’intègre cependant pas les critères de toxicité ou de persistance dans l’environnement de chaque substance.

Premier constat: le recours à la seule agriculture raisonnée n’est pas suffisant pour atteindre les objectifs du Grenelle. Première illustration avec les grandes cultures qui représentent 45% de la surface agricole utile (SAU) et 70% de l’usage national des pesticides -colza, céréales à paille et pommes de terre étant les plus «gourmands». A l’heure actuelle, 30% de ces parcelles sont en mode intensif, 2,5% en mode raisonné et la majorité à mi-chemin. Selon l’étude, une généralisation de la protection raisonnée permettrait de réduire de 3 à 40%, selon les cultures, le recours aux pesticides tout en conservant un rendement similaire au scénario intensif (sauf pour la pomme de terre et le colza avec une baisse de 5 à 10%). La généralisation de la protection intégrée (changements de date de semis, de choix variétal voire de la rotation de culture) permettrait d’atteindre 37 à 76% de réduction des pesticides sans baisse des marges mais avec une baisse des rendements de 10 à 20%.

En prenant en compte toute l'agriculture, une réduction de l’ordre de 30% serait possible, sans perte de marges -dans un contexte économique analogue à celui de l’année 2006- mais avec une diminution des volumes de production (5% en moyenne). «Au-delà d’une diminution de 30%, changer les systèmes de culture devient impératif et les baisses de production et de marges inévitables, souligne Florence Jacquet, directrice de recherche à l’Inra. Mais les progrès agronomiques offrent des promesses d’amélioration. Par ailleurs, le recours aux taxes sur les pesticides (avec redistribution des recettes aux agriculteurs) et aux subventions pour les modes vertueux, notamment à l’agriculture biologique, seront aussi utiles».

Le rapport de l’Inra a insisté sur la nécessité de replacer l’agronomie au cœur des facteurs de progrès. «Le financement des travaux de recherche et d’expérimentation fera donc l’objet d’une attention toute particulière dans le cadre du plan Ecophyto 2018», indique le Meeddm dans son communiqué. La mise en place d’un réseau de 3.000 fermes références, permettant d’assurer la collecte et la diffusion de données sur les systèmes agricoles à bas intrants a également été proposée.

Les représentants des producteurs de phytosanitaires et des agriculteurs ont également fait valoir leurs points de vue. S’ils sont tous favorables à la généralisation de l’agriculture raisonnée, ils prônent une évolution progressive des pratiques et mettent en avant le risque de perte de compétitivité de la «ferme France». «L’objectif d’une baisse de 50% d’ici 10 ans est un affichage politique qui aura des conséquences très négatives sur la compétitivité française», estime Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP). Même point de vue à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA). «Le vrai objectif pour 2018 ne devrait pas être 30 ou 50% mais une véritable évolution des comportements», souligne Pascal Férey, vice-président de la FNSEA. Il a cependant rappelé l’échéance de 2014 pour que les Etats membres de l’UE définissent leur cahier des charges de l’agriculture intégrée. Philippe Mangin, président de Coop de France a insisté sur la nécessité de réaliser des expérimentations avant de généraliser la protection intégrée, notamment pour gagner l’adhésion des agriculteurs.

Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à France nature environnement (FNE) rappelle que «l’objectif de 50% est inscrit dans le Grenelle I», et que FNE veillera donc à son application. «Le monde agricole a déjà montré dans le passé sa forte capacité d’innovation, fait-il valoir. On n’a pas le temps d’attendre 10 ans, il faut aller tout de suite vers une agriculture intégrée.»

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 03:54

Un million de travailleurs concernés

Un rapport explosif de l'ANSES pointe le danger des pesticides pour les agriculteurs

pdf:
L'exposition des travailleurs agricoles aux pesticides - Anses

Rapport ANSES : le danger d’exposition des travailleurs aux pesticides sous-estimé

LIENS SUR LE MÊME THÈME de la page http://www.pourquoidocteur.fr/

    • Pesticides : une étude pointe les coûts cachés
    • L'article de http://www.vedura.fr qui traite du raaport de l'ANSES publiée le 28 juillet 2016 à 07:23 dans Actualité de l'agriculture et de la pêche: L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un rapport sur les expositions professionnelles aux pesticides. Les agriculteurs et tous les travailleurs agricoles sont mal protégés et mal informés. Un rapport explosif de l'ANSES pointe le danger des pesticides pour les agriculteurs Ce rapport était attendu depuis 5 ans. L'Anses a voulu identifier, évaluer et caractériser les expositions aux pesticides de l'ensemble des travailleurs agricoles, qui sont plus d'un million en France. Les produits étudiés sont les familles de pesticides, fongicides, herbicides, biocides (pour la désinfection du matériel) et les médicaments vétérinaires utilisés pour les animaux. L'Anses rappelle que des études épidémiologiques ont fait un lien direct entre l'exposition aux pesticides et des maladies chroniques. Elle pointe notamment l'expertise de l'Inserm sur l'association entre exposition aux pesticides et "cancers (hémopathies malignes, cancers de la prostate, tumeurs cérébrales, cancers cutanés...), certaines maladies neurologiques (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, troubles cognitifs...) et certains troubles de la reproduction et du développement, liés à des expositions à différents pesticides ou classes de pesticides, avec des niveaux de présomption pouvant aller de faible à fort selon les cas". Manque d'information, de protection, trop de pesticides utilisés Le rapport souligne en premier lieu les données "lacunaires" relatives aux expositions aux pesticides des personnes travaillant dans l'agriculture, et pointe le besoin impératif de produire des données prenant en compte la diversité des personnes exposées, des sources d'expositions, des pesticides utilisés, le tout réalisé par des études indépendantes. L'Agence prône l'harmonisation et l'évolution des méthodes d'évaluation des expositions à l'échelle européenne pour les autorisations de mise sur le marché des substances. "Les modèles concernant l’exposition utilisés dans le cadre de la démarche d’homologation des pesticides reposent principalement sur des études générées par les fabricants de pesticides, n’ayant généralement pas donné lieu à des publications scientifiques selon une procédure de relecture par des pairs" rappelle l'Anses. L'Anses souligne également la nécessité de renforcer la connaissance et l'efficacité des équipements de protection, de conseiller et former les utilisateurs de pesticides sur leurs dangers, en intégrant les contraintes des utilisateurs. Elle dénonce "l’existence de conflits d’intérêts potentiels lorsque le conseil et la formation sur l’utilisation des pesticides sont liés à la vente de ces produits", avec un niveau de sensibilisation insatisfaisant sur les dangers et la sécurité. Pour l'Anses, il faut notamment "inclure dans les politiques d’usage des pesticides des objectifs de protection des travailleurs et des riverains, au même titre que des objectifs de protection de l’environnement et des consommateurs". L'Agence rappelle l'importance de diminuer le recours aux pesticides. La France, premier consommateur européen de produits phytosanitaires, a complètement échoué à réduire l'usage des pesticides dans son premier plan Ecophyto. Le second plan, qui repousse à 2025 l'objectif de diminuer de 50 % l'usage des pesticides en France, vient d'être mis en place.


    • Source : http://www.vedura.fr/actualite/8839-rapport-explosif-anses-pointe-danger-pesticides-agriculteurs
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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 17:35

Message de Gilles-Eric Séralini envoyé à Stéphane Foucart, journaliste (foucart@lemonde.fr)

Bonjour Stéphane Foucart,

J'ai découvert dans l'édition papier du Monde de ce jour votre long article consacré à "l'affaire OGM et Roundup", laquelle a diffamé notre étude rétractée par Food Chem Tox, qui fut republiée par Env. Sciences Europe en open source (ref Séralini et al. 2014), avec toutes les données brutes de la publication. Cela, la "Glyphosate Task Force" présidée par Monsanto s'abstient encore de le faire pour ce qu'ils ont "étudié", la "sécurité" du même OGM et du Roundup qu'il contient, malgré la requête récente de la Commission Européenne. Bien d'autres points importants, que j'énumère brièvement ci-dessous, vous avez manqué de les citer.

Je trouve votre enquête bien insuffisante, doublée d'une étrange volonté de contacter Richard Goodman de Monsanto sans avoir cherché à recueillir mon témoignage, alors que nous nous connaissons, ce qui relève du parti pris.

Discrète influence de Monsanto dites-vous ? Elle était grossière. Evidemment, vous avez pu vous baser sur la correspondance électronique de Goodman avec Monsanto, mais elle n'est pas la seule. On pouvait demander bien sûr les échanges entre Hayes, le rédacteur en chef de l'époque, et son lobby d'entreprises, évoquer les échanges téléphoniques entre Goodman et ses financeurs, ou même écrits entre Hayes et Monsanto, ou entre Hayes et moi, ou entre moi-même et Elsevier, qui supervise le journal et a permis à Hayes de sortir de son poste à la lumière de cette affaire, après m'avoir rencontré. Vous auriez pu évoquer l'éditeur européen de l'article en 2012, José Domingo, un moment écarté par Hayes et aujourd'hui redevenu éditeur-en-chef de FCT. Il avait accepté notre article après quatre mois d'examens par des pairs, bien sûr. Rien à voir avec ce que croit faire un quotidien en 24h en cherchant des avis opposés, et en tombant donc sur des lobbyistes. Goodman avait supervisé le dossier de toxicologie réglementaire de cet OGM NK603 absorbant de hautes doses de Roundup. Tout cela, vous auriez pu le demander. Une longue revue de mon équipe (Mesnage et al., FCT, 2015) sur la toxicité du Roundup sous les doses réglementaires, expliquant les effets délétères des OGM en contenant, a d'ailleurs été publiée par FCT en 2015, faisant état de nos travaux sur lesquels (pour 7 d'entre eux), l'OMS et le CIRC se sont basés entre autres pour faire comprendre la toxicité des herbicides à base de glyphosate, qui sont de graves perturbateurs endocriniens à cause des formulants du Roundup qui en font aussi la toxicité, nous l'avons démontré depuis (Defarge et al., IJERPH, 2016; Cassault-Meyer et al., ETAP, 2014). Cela explique les tumeurs mammaires. Ne parlons pas des contacts entre Henry Miller, lobbyiste de la non cancérogénicité du tabac (mixé avec des additifs toxiques grâce à lui), des OGM et du Roundup, et Monsanto, ou Goodman, ou le lobby européen de l'AFBV et de l'ILSI (présidé par Monsanto alors), dont Gérard Pascal, Axel Kahn et Marc Fellous, contre qui j'ai gagné en diffamation (l'AFBV et Fellous), et aujourd'hui accusé de faux et d'usage de faux dans ce procès. Vous auriez pu faire le lien avec tous ces cas, ou en tout cas faire état des réponses de la communauté scientifique défendant nos travaux. J'ai reçu pour ceux-ci en 2015 le prix international de lanceur d'alerte de la Federation of German Scientists et en 2016 le prix Théo Colborn par une association de médecins et scientifiques américains. Nous avons explicité les conflits d'intérêts de nos premiers détracteurs (Séralini et al. ESE, 2014bis).

Vous perpétrez des arguments scientifiques (apparemment) sur notre étude, démontrés à ce jour comme mensongers, construits dans l'urgence par Goodman et Monsanto en 2012, sans dire pourtant les réponses qui ont été apportées, éclairantes pour saisir les arguments répétés alors par une petite communauté de lobbyistes ayant pignon sur les instances réglementaires et scientifiques, grâce aux bons soins de Monsanto.

Puissance statistique insuffisante ? La méthode OPLS-DA utilisée dans l'article est une des meilleures au monde pour le cas étudié. Une confirmation exclusivement statistique est venue pour partie depuis, plus approfondie que les agences (Deheuvels et al., 2013).

Protocole inadéquat ? Il reste le plus long et le plus détaillé au monde sur un OGM et un pesticide, bien meilleur que ceux publiés par Monsanto, le même en beaucoup plus détaillé, et bien plus de rats soumis aux deux produits séparément.

Rats aux tumeurs "naturelles" ? Elles sont dues à leur alimenation contaminée, nous l'avons montré (Mesnage et al., PLOS One, 2015). Je vous rappelle que Hayes sur injonction de Goodman et ses grandes soeurs avait non pas jugé dans sa dernière lettre avertissant de la rétraction notre étude "inconclusive", mais "inconclusive sur le cancer", alors que nous n'avions pas écrit une seule fois le mot "cancer" dans l'article, pour avoir un protocole de toxicologie générale (toute tumeur n'est pas un cancer, mais peut le devenir, là les femelles mouraient bel et bien des tumeurs mammaires hémorragiques).

Nous avons montré par des études transcriptomiques la spécificité de la toxicité au Roundup chez ces rats, notamment hépatique et rénale, dans notre étude originale (Mesnage et al. Env. Health, 2015).

Je sais que vous n'avez pas voulu rentrer dans la science, mais alors, ne le faites pas de manière tronquée donc partiale, et toujours humiliante pour nous. De l'eau a coulé sous les ponts des lobbys. On l'a vu dans le dossier sur le Roundup au glyphosate.


J'espère, qu'épris de réalisme scientifique et de défense de la santé et de l'environnement dans d'autres domaines, vous aurez l'occasion de compléter votre analyse.

Les références peuvent être envoyées séparément aux demandeurs. N'hésitez pas.

Sincèrement,

Prof. Gilles-Eric SERALINI

University of Caen Normandy

Institute of Biology

Esplanade de la Paix

14032 Caen cedex France

Tel 33 (0)6 70 80 20 87

Sec. 33 (0)2 31 56 56 84

www.criigen.org

criigen@criigen.info

La discrète influence de Monsanto


http://abonnes.lemonde.fr/sciences/article/2016/07/11/la-discrete-influence-de-monsanto_4967784_1650684.html

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 11.07.2016 à 15h06 • Mis à jour le 11.07.2016 à 16h37 | Par Stéphane Foucart

Note de renvoi à un article "Sur la discrète influence de la fondation de Mélinda et bill de par le monde"par l'administration du blog

La Stratégie de Bill Gates,pour mettre fin aux fruits et céréales naturelles en Afrique

panafricain.tv › Analyse & Géopolitique

Dark cloud over good works of Gates Foundation - LA Times

Et voici la réponse des Faucheurs qui vient de paraitre sur le site d'inf'OGM

http://www.infogm.org/5980-ogm-france-occupation-usine-monsanto-trebes?var_mode=calcul

Un autre article sur:

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:31

Communiqué de presse du 4 juillet 2016.

Le maïs MON810 doit être interdit en Espagne et en Europe

Amis de la Terre France‎ -

En 1998, lorsque la culture du maïs MON810 fut autorisée en Europe pour la première fois, la pré-condition était qu’il n’y avait pas de plantes sauvages apparentées vers lesquelles les transgènes pouvaient migrer. Cette situation a changé en 2009, lorsque on a trouvé de la téosinte qui poussait dans les champs de maïs espagnols.

4 juillet 2016. Communiqué de presse.

Dans une lettre destinée à des organisations de la société civile [1], le gouvernement espagnol déclare qu’il n’a pris aucune mesure pour empêcher que le MON810, maïs modifié génétiquement, ne se répande dans les populations de téosinte. La téosinte est une espèce exotique que l’on a retrouvée en Espagne ces dernières années. C’est une plante sauvage de la famille du maïs et originaire du Mexique. Des croisements entre la téosinte et le maïs peuvent permettre aux transgènes d’un maïs modifié génétiquement de se propager dans l’environnement et d’y persister. Le maïs MON810 produit un insecticide et est cultivé sur plus de 100 000 ha en Espagne. Les organisations de la société civile demandent maintenant que la culture du maïs MON810 dans l’Union européenne soit arrêtée.

Ces organisations ont informé la Commission européenne, il y a déjà quelques mois, de cette propagation de la téosine. Ce n’est que maintenant que la Commission européenne a dit qu’elle était consciente du problème et que les données devraient être analysées par l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA).

María Carrascosa du Red de Semillas "Resembrando e Intercambiando" (Réseau de semences "Semons et échangeons") explique : "Personne ne sait comment la téosine a été introduite en Espagne, mais elle se propage rapidement et provoque déjà des dommages importants pour les agriculteurs. Une fois qu’un flux de gène a eu lieu, il peut s’avérer très difficile et très coûteux de retirer les plantes et de contrôler les dommages dans l’environnement et pour les agriculteurs. C’est pour cela que nous demandons que la dissémination et la culture du maïs transgénique soient dorénavant arrêtées dans l’Union européenne".

En 1998, lorsque la culture du maïs MON810 fut autorisée en Europe pour la première fois, la pré-condition était qu’il n’y avait pas de plantes sauvages apparentées vers lesquelles les transgène pouvaient migrer. Cette situation a changé en 2009, lorsque on a trouvé de la téosinte qui poussait dans les champs de maïs espagnols. En 5 ans, la situation s’est rapidement aggravée et la téosinte apparait être une plante particulièrement invasive. Depuis lors, aucune mesure efficace n’a été trouvée pour empêcher que la propagation ne s’étende encore. L’Aragon, province frontière avec la France est particulièrement touché, au point que le gouvernement d’Aragon a été obligé de prononcer l’interdiction de produire du maïs sur les champs infestés, alors que le maïs est la principale source de revenu des agriculteurs dans cette région autonome. D’après les organisations de la société civile, il est nécessaire maintenant de tirer les conséquences pour la culture et la dissémination des maïs modifiés génétiquement dans l’Union Européenne. Une rencontre des Etats membres de l’Union européenne doit avoir lieu le 8 juillet et justement discuter des futures autorisations des maïs MON810, Bt11 et 1507. Cette nouvelle donnée doit dorénavant être prise en compte.

Les organisations signataires exhortent le gouvernement espagnol à agir rapidement et à fournir plus d’informations. Elles veulent savoir si le gouvernement espagnol a refusé d’informer officiellement la Commission. Il semble que Monsanto cache aussi depuis plusieurs années le problème à l’Agence européenne de sécurité des aliments - c’est ce qu’il ressort des rapports de suivi qui sont exigés conformément à la règlementation de l’UE.

Pour Andoni García Arriola de la Coordinadora de Organizaciones Agrarias y Ganaderas, "L’apparition de la téosine et le risque de propagation des transgènes ne doit plus être caché aux citoyens. Si la téosine acquiert le transgène du maïs MON810 et commence à produire des toxines insecticides, cela va poser un problème sans précédent aux agriculteurs et à l’environnement".

Dans leur lettre à la Commission, les organisations signataires demandent à celle-ci de

commencer immédiatement des recherches sur la propagation en cours de la téosinte en Espagne (y compris sur le point d’entrée, l’espèce de téosinte introduite, l’écologie de la téosinte introduite, etc.) ;
informer les agriculteurs en Espagne, France, Italie et Portugal sur la téosinte et son potentiel destructeur ;
prendre des mesures pour stopper la propagation et pour empêcher de nouvelles introductions ;
prendre des mesures pour arrêter la culture du maïs MON810 en Espagne ;
retirer l’autorisation de mise en culture du maïs MON810 dans l’Union européenne, étant donné que la compagnie responsable a, de façon répétée, été incapable de fournir un contrôle correct et de détecter une infestation massive des zones de production de maïs par la téosine, comme l’exige la règlementation européenne (directive 2001//18/EC).

Notes

[1] Les organisations signataires sont Amigos de la Tierra ; CECU - Confederación de Consumidores y Usuarios ; COAG - Coordinadora de Organizaciones de Agricultores y Ganaderos ; Ecologistas en Acción ; GEKKO Foundation ; GeneWatch UK ; PALT-Plataforma Andalucía Libre de Transgénicos ; Red de Semillas "Resembrando e Intercambiando" ; Testbiotech ; Save our Seeds ; Software AG Stiftung ; VsF-Justicia Alimentaria Global ; ZSL-Foundation of Future Farming.

Questionnement d'un Ami de La Terre :

"Cette plante originaire du Mexique est considérée par certains comme l’ancêtre du maïs, en tout cas, c’est une plante apparentée au maïs. Nos voisins aragonais sont particulièrement touchés et le gouvernment provincial a même prononcé des interdictions de cultiver le maïs sur les champs infestés. La Navarre et la Catalogne sont aussi touchées.

Mais ce n’est pas tout. En 1998, lorsque la culture du maïs MON810 fut autorisée en Europe pour la première fois, la pré-condition était qu’il n’y avait pas de plantes sauvages apparentées vers lesquelles les transgènes pouvaient migrer. Depuis 2009, la situation a changé avec l’apparition de la téosinte qui, depuis, se propage inexorablement. La possibilité de fuites de gènes vers des plantes sauvages et dans l’environnement est énorme.

De plus, il semble que Monsanto a caché ce problème aux autorités européennes puisque cela n’est pas mentionné dans les suivis que l’entreprise doit fournir conformément à la règlementation européenne...

Et vendredi 8 juillet a lieu une rencontre des Etats membres de l’Union européenne pour justement discuter des futures autorisations des maïs MON810, Bt11 et 1507.

Au vue de cette infestation de téosinte qui menace aussi la France, cette nouvelle donnée doit dorénavant être prise en compte et ces autorisations refusées. Le maïs n’est plus seul : une plante sauvage de la même famille est en train d’envahir les champs. Des croisements entre maïs GM et téosinte sont inévitables.

Est-ce que la tésointe est déjà apparue en France ?"

6 raisons d'interdire la culture d'OGM en Europe ,ni dans nos assiettes !

par eelv

Vendredi 8 Juillet 2016, la Commission européenne soumettra à un comité d’experts européens une autorisation pour la culture de 3 variétés de maïs OGM dans l’Union européenne. Les États membres ont désormais la possibilité d’y opposer leur veto. Voici donc 6 bonnes raisons pour lesquelles nous ne voulons toujours pas d’OGM, ni dans nos champs, ni dans nos assiettes !

Ces dernières années, aucun débat parmi les experts européens n’a rassemblé une majorité en faveur de nouvelles autorisations d’OGM pour la culture. Mais la situation a changé l’année dernière avec l’entrée en vigueur de la réglementation dite « opt-out » : elle permet aux États Membres d’interdire sur leur territoire la culture d’une plante OGM même si elle est autorisée au niveau européen ; l’industrie des biotechnologies suppose que cela pourrait amener les États Membres habituellement contre la culture d’OGM à être plus flexibles concernant les autorisations au niveau UE.

Les excellentes raisons des États Membres pour refuser la culture d’OGM sur leur territoire ne devraient pas soudainement disparaitre aux frontières de l’UE : nous attendons donc leur soutien.

Ce serait une erreur majeure de renouveler l’autorisation de ces plantes OGM. Voilà pourquoi !

1 - Les citoyens européens ne veulent pas des OGM

La dernière enquête Eurobaromètre montre clairement qu’une majorité de citoyens rejette les OGM : 54% des citoyens européens estiment que les OGM ne sont pas bons pour eux et pour leur famille. Ceci devrait suffire pour interdire les OGM dans l’UE, tant aux champs que dans les assiettes.

Les différences de points de vue selon les pays sont souvent avancées pour ne pas imposer une interdiction totale dans l’UE : « si certains pays veulent des OGM, il faut leur laisser le choix ! » Sauf qu’il n’y pas un seul pays dans l’UE où le pourcentage de citoyens considérant les OGM comme bons pour eux est supérieur à celui des citoyens méfiants. Même en Espagne, où 90% des surfaces d’OGM cultivés dans l’UE sont situés, il y a 15% de plus de citoyens refusant les OGM que de citoyens les approuvant.

C’est le rôle de l’UE de protéger l’environnement et la santé de ses citoyens ; la Commission et les Etats Membres devraient s’en souvenir au moment des débats.

2 - Les biotechnologies privatisent le vivant

La transgénèse et la plupart des biotechnologies modernes permettent de déposer des brevets sur les variétés végétales. Cela signifie que les OGM cultivés dans nos champs, leurs semences et les produits alimentaires ou destinés au bétail qui en proviennent sont couverts par des brevets appartenant aux géants de l’agro-industrie tels que Monsanto, Syngenta ou Dupont.

Ceci permet le brevetage du vivant et la monopolisation de la nature par une poignée de compagnies agrochimiques, mais aussi l’accaparement de l’alimentation par des intérêts privés, une tendance qui met en danger la souveraineté alimentaire.

Ces brevets sont chers, ce qui augmente autant les prix que la concentration d’entreprises dans une filière qui l’est déjà trop. Le brevetage des semences implique également des contraintes importantes pour leur croisement, reproduction et réutilisation, ce qui désavantage tout particulièrement les petits semenciers et les agriculteurs.

3 - La coexistence entre culture OGM et non OGM est impossible

Il est essentiel que les agriculteurs puissent continuer à produire sans OGM. C’est particulièrement important pour les agriculteurs biologiques pour lesquels une contamination peut mener au retrait de la certification bio, interdisant la vente avec le label bio.

Mais le pollen ne connaît pas de frontières terrestres ! Les résultats du programme scientifique a prouvé en 2009 qu’il est impossible d’éviter les échanges génétiques d’une plante OGM vers des plantes non-OGM de la même espèce cultivée dans la même zone géographique[1]. Cela signifie que la culture de maïs OGM dans une région empêche les producteurs bio ou conventionnels de garantir que leur agriculture est sans OGM.

4 -Les OGM augmentent l’usage de pesticides

Les trois OGM proposés pour une ré-autorisation produisent tous leur propre insecticide (toxine Bt) contre la chrysomèle du maïs. Les industriels disent qu’il n’est donc pas nécessaire d’épandre d’insecticide contre ce ravageur, en oubliant de dire que les insectes visés peuvent y devenir résistants avec le temps et que tous les insectes qui mangent ce maïs seront exposés à la toxine Bt produite en continu par la plante, la diffusant en permanence dans l’écosystème.

Les agriculteurs biologiques utilisent la toxine Bt mais pas en permanence dans l’environnement, ce qui évite que les organismes cibles ne développent une résistance. Si les ravageurs sont constamment exposés à la toxine Bt, tout particulièrement dans des systèmes de monoculture industrielle, ils deviendront résistants à cette substance, rendant les OGM inutiles et laissant les producteurs bio sans moyen de lutte.

Deux des OGM concernés ici sont rendus résistants à des herbicides (dont le glufosinate), ce qui veut dire qu’ils sont faits pour être utilisés avec un ou plusieurs de ces produits chimiques. Or il a été prouvé que la culture de plantes résistantes à un ou plusieurs herbicides augmentait globalement l’usage d’herbicides[2].

Autoriser la culture de ces maïs GM dans les champs européens mènerait à plus de produits dangereux dans nos sols, notre air et nos eaux à large échelle et sur le long terme.

5 - Leur croisement avec les plantes sauvages crée des “super mauvaises herbes”

L’existence de « super mauvaises herbes”, créées par le croisement de plantes OGM résistantes à des herbicides et de plantes sauvages de la même famille, a déjà été prouvée. Celles-ci sont rendues résistantes aux herbicides, ce qui nécessite d’utiliser des produits chimiques plus puissants et plus dangereux pour en venir à bout.

L’un des arguments clé pour autoriser la culture de maïs OGM dans l’UE était l’absence de plantes sauvages apparentées sur ce territoire, limitant de fait le risque de “fuite” des gènes modifiés dans l’environnement.

Mais la présence de téosinte, ancêtre du maïs cultivé, en Espagne a été prouvée depuis 2009. Il y a consensus scientifique pour dire que la téosinte pourrait aisément intégrer les gènes modifiés du Mon810, qui est justement cultivé dans des zones où la téosinte a commencé à devenir un problème pour les agriculteurs locaux. Ces croisements pourraient avoir pour conséquence la production par la téosinte de la toxine Bt, ce qui confèrerait à ces hybrides une meilleure adaptabilité à leur milieu en comparaison de la teosinte non modifiée. C’est un scénario potentiellement catastrophique pour les agriculteurs et pour l’environnement.

Le gène modifié ferait de la téosinte une “super mauvaise herbe”, bien plus résistante que la version sauvage, et donc bien plus difficile à gérer pour les producteurs.

6 - Il y a des alternatives !

Ces trois plantes OGM n’apportent, fondamentalement, aucun avantage pour les consommateurs : elles ne sont pas plus saines ni moins chères. Elles sont vendues aux agriculteurs sur la promesse qu’elles leur permettront de simplifier leurs pratiques culturales, mais les OGM détruisent en réalité la fertilité des sols et la biodiversité à long terme.

Des alternatives efficaces existent pour les agriculteurs. Elles ont déjà été longuement décrites lors des débats concernant la ré-autorisation du glyphosate au niveau européen. Elles consistent en l’association de techniques mécaniques, physiques et biologiques - utilisées notamment en agriculture biologique - telles que la rotation appropriée des cultures, la couverture des sols, les faux-semis, les inter-cultures, le travail superficiel du sol, l’utilisation de la houe rotative et les traitements thermiques[3].

Afin de protéger les maïs contre la chrysomèle du maïs, les rotations longues restent la méthode la plus efficace[4]. Les insecticides (tels que la toxine naturelle non génétiquement modifiée de Bacillus thurigensis par exemple) ou les substances naturelles à faible risque donnent également des résultats intéressants.

[1] Genetically modified and non-genetically modified food supply chains - Co-existence and traceability, 2013, Yves Bertheau

[2] Genetically Modified Herbicide-Tolerant Crops, Weeds, and Herbicides : Overview and Impact, 2016, Sylvie Bonny

[3] Comme expliqué dans une lettre signée par 70 députés de tous les groupes politiques

[4] Bianchi et al, 2006, Sustainable pest regulation in agricultural landscapes : a review on landscape composition, biodiversity and natural pest control, www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1634792/

et aussi, theconversation.com/as-biodiversity-declines-on-corn-farms-pest-problems-grow-45477

et aussi, www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1634792/

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 06:20
Agriculture : et si on produisait plus avec moins de pesticides et d'engrais .

Ils étaient près de quatre-vingts à avoir fait le déplacement. Quatre-vingts agriculteurs – céréaliers, éleveurs, apiculteurs – rassemblés, samedi 18 juin, au Centre d’études ­biologiques de Chizé (CEBC, CNRS-université de La Rochelle), dans les Deux-Sèvres.

Ils étaient venus assister à la restitution annuelle des résultats du laboratoire. Silence attentif dans la salle de conférences de l’unité de recherche, installée au cœur de la forêt de Chizé. Ecoute attentive mais aussi étonnée, car Vincent Bretagnolle (CNRS) présente cette année un résultat stupéfiant.

Le rendement économique des céréaliers peut être substantiellement augmenté – jusqu’à 200 euros par hectare de blé ! – en divisant par deux la quantité d’herbicides et d’engrais azotés épandus. La première question qui vient à l’esprit est : en les remplaçant par quoi ? « En les remplaçant par rien du tout », ­répond le chercheur.

Si les agriculteurs se déplacent chaque année aussi nombreux pour assister à la grand-messe du Centre d’études biologiques de Chizé, c’est aussi qu’ils sont, en quelque sorte, coauteurs des résultats présentés. Sans eux, rien ou presque ne serait possible.

« La zone atelier Plaine et Val de Sèvre sur laquelle nous travaillons fait 450 kilomètres carrés, et recouvre plus de 400 exploitations agricoles, plus de 15 000 parcelles, explique Vincent Bretagnolle, le directeur de la zone atelier. Nous pouvons ainsi faire de l’expérimentation à l’échelle d’un territoire, manipuler les paysages pour explorer les relations...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:06

Annonce faite par Andriukiatis,qui est le commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire!pour contre-balancer l'actualité des empoisonneurs, voici une déclaration filmée du généreux :

Gilles-Éric Séralini - LesJoursHeureuxLePacte

16 mai 2016 - Gilles-Éric Séralini. Professeur en biologie moléculaire, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants, et des OGM sur la santé ...

UE - Le glyphosate, cancérigène dans sa formulation commerciale, réautorisé pour 18 mois

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Alors que l’innocuité du glyphosate divise les experts, la question du renouvellement de son autorisation se pose au sein de l’UE. Depuis 2012, la substance présente dans de nombreux herbicides, est en attente de ce renouvellement. Elle reste cependant autorisée : des prolongations successives de son autorisation ont été accordées depuis 2012. Les 6 et 24 juin 2016, les États membres n’ont pas atteint de majorité pour ou contre une nouvelle prolongation de plusieurs mois, le temps qu’un nouveau comité d’experts se prononce sur la substance. La Commission européenne avait les mains libres pour décider. Le 28 juin, lors d’une conférence de presse, le Commissaire à la Santé, a annoncé que l’autorisation du glyphosate a été prolongée de 18 mois [1].

Le glyphosate est le principe actif de plusieurs herbicides (dont le Roundup de Monsanto, mais depuis 2000, année de fin du brevet sur cette molécule, de nombreuses autres entreprises commercialisent des herbicides à base de glyphosate). Dans l’Union européenne, les pesticides sont autorisés pour une période de dix ans. Ce délai, pour le glyphosate, devait expirer en 2012, mais cette molécule reste autorisée le temps de « négocier » son renouvellement pour, non pas dix mais quinze. Si l’ensemble des comités d’experts soulignent des impacts avec le glyphosate sous sa forme commerciale (dont l’Anses dans son avis du 9 février 2016), - l’AESA arguant de son côté d’un manque de données « pour permettre une évaluation conforme aux lignes directrices de l’Union européenne » - ils publient cependant des avis divergents sur la molécule de glyphosate elle-même. Depuis, 96 scientifiques ont réagi et ont demandé à la Commission européenne d’ignorer l’avis de l’AESA accusé d’être déficient et non transparent. Et des États membres – dont la France, mais aussi la Suède et peut-être à terme les Pays-Bas et l’Allemagne - ont déjà fait savoir qu’ils s’opposeraient au renouvellement d’autorisation. La décision de renouvellement – ou non - d’autorisation de cette dernière aura bien sûr des conséquences aussi sur les dossiers des plantes génétiquement modifiées (PGM), la majorité d’entre elles ayant été modifiées pour « tolérer » le Roundup.

Monsanto est la première entreprise à avoir mis au point un herbicide foliaire non sélectif utilisant le glyphosate comme principe actif. Cet herbicide est le Roundup, qu’elle vend à des agriculteurs, des jardiniers et à plusieurs organismes gérant et entretenant des terrains (comme en France la SNCF ou les collectivités territoriales). Le Roundup est un mélange à base de glyphosate auquel est ajouté notamment un surfactant pour faciliter la pénétration de l’agent toxique dans la plante. Selon une étude publiée en 2014 par le Transparency Market Research, une entreprise étasunienne qui réalise des études de marché, le marché du glyphosate représentait 5,46 milliards de dollars en 2012 et pourrait atteindre 8,79 milliards de dollars en 2019 [2]. En 2012, l’Union européenne représentait 12,2% de la demande en glyphosate. L’enjeu financier du renouvellement de l’autorisation est donc considérable…

Une autorisation donnée dans l’UE jusqu’en 2012... puis prolongée d’abord jusqu’en 2015, puis jusqu’en 2016...

C’est en 1974 que l’entreprise Monsanto protégeait le glyphosate par un brevet. A l’expiration de ce brevet en 1991, l’entreprise avait déjà obtenu un autre brevet sur le sel d’isopropylamine (la forme la plus courante de glyphosate) qui courait jusqu’en 2000 [3]. C’est donc cette année-là que le glyphosate, tombé dans le domaine public, devenait une molécule utilisée par d’autres entreprises comme Syngenta, Dow Agroscience ou d’autres entreprises notamment en Chine (ce pays est le plus gros producteur de glyphosate. En 2012, 40 % du glyphosate était produit en Chine [4]).

Dans l’Union européenne, l’actuelle autorisation du glyphosate a été donnée en 2002 selon une législation adoptée en 1991 : la directive 91/414 qui liste en son annexe I les substances autorisées à la commercialisation [5]. Cette autorisation de 2002 a été alors demandée par 36 entreprises (dont Elf Atochem qui deviendra une filiale de Total) qui s’étaient regroupées en « Task force » pour gérer la demande [6].

La directive 91/414 a été remplacée, en 2009, par le règlement 1107/2009 [7]. C’est donc lui qui couvre aujourd’hui l’autorisation du glyphosate. Initialement autorisée pour dix ans, soit jusqu’en 2012, cette molécule – ainsi que d’autres – a bénéficié d’une prolongation d’autorisation jusqu’au 31 décembre 2015 grâce à la directive 2010/77 adoptée en 2010 [8]. Cette prolongation d’autorisation permettait que la demande de renouvellement, qui devait être déposée avant le 31 mai 2012 selon le règlement 1141/2010 [9], soit étudiée. Plusieurs entreprises regroupées à nouveau en « Task force » ont donc déposé une demande de renouvellement d’autorisation. Une demande pour laquelle l’Allemagne s’est vu confier la responsabilité d’en évaluer les risques avant que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) ne se penche à son tour dessus.

Enfin, en octobre 2015, arguant que « l’évaluation des substances ayant été retardée pour des raisons indépendantes de la volonté des demandeurs, les approbations de ces substances actives risquent d’expirer avant qu’une décision n’ait été prise concernant leur renouvellement », la Commission européenne et les États membres de l’Union européenne ont prolongé l’autorisation du glyphosate jusqu’au 30 juin 2016 [10].
Depuis, la question de son renouvellement est sans cesse repoussée, faute de trouver une majorité qualifiée. Initialement prévu le 8 mars 2016, le vote a été décalé au 19 mai, puis au 6 juin. Face à l’opposition de certains États (dont la France et l’Allemagne), il n’est désormais plus question de renouveler l’autorisation pour plusieurs années, mais de prolonger l’autorisation de 2002, pour quelques mois supplémentaires [11]. Le 6 juin, aucune majorité n’a pu être atteinte, pour ou contre le projet. Allemagne, France, Italie, Grèce, Autriche, Portugal se sont en effet abstenus. Seule Malte a voté contre. Les 20 États en faveur du prolongement n’ont pas fait le poids pour faire basculer le vote (Les votes sont en effet pondérés en fonction de la population de chaque pays) [12]. Le 24 juin, le Comité d’appel n’a pas non plus atteint de majorité qualifié. La France, cette fois, a voté contre le projet de décision, tout comme Malte. L’Allemagne, l’Italie, la Belgique, l’Autriche, le Portugal, la Lithuanie se sont abstenus.

Faute de majorité qualifiée, la balle était dans le camp de la Commission européenne. Le 28 juin, elle a finalement tranché en faveur d’une prolongation de 18 mois de l’autorisation du glyphosate.

Avis opposés : depuis « cancérigène probable » jusqu’à « aucun problème », en passant par « on ne peut savoir »

L’avis de l’Institut fédéral d’évaluation des risques en Allemagne (BfR) a été finalisé fin 2013 et adressé à l’AESA. Un avis dont la version finale n’a jamais été rendue publique (cf. encadré ci-dessous). C’est via la diffusion par l’AESA d’une version provisoire de cet avis qu’il a été possible d’en connaître le contenu. L’agence allemande recommandait que l’autorisation du glyphosate soit non seulement renouvelée - la molécule, selon elle, ne présentant pas de risque - mais que la dose journalière admissible soit augmentée, passant de 0,3 à 0,5 milligrammes par kilo de poids corporel de la personne exposée au glyphosate (par ingestion au moment de l’épandage par exemple) et par jour [13]. Aucun problème avec le glyphosate donc, selon l’autorité allemande.

Le rapport final du BfR n’est pas encore public. Seule une version provisoire a été accessible lors d’une consultation publique organisée par l’AESA elle-même en mai 2014, consultation dénoncée par plusieurs organisations comme visant à « décourager les réponses du public » [14]. L’organisation GM Free Cymru a ainsi décidé de saisir le médiateur européen, entre autres, parce que l’AESA « forçait les commentaires à rentrer dans certaines catégories avec d’importantes limites en termes de place ». De son côté, Food and Water Watch lançait une pétition pour dénoncer cette consultation [15].

Deux organisations, Testbiotech et les Amis de la Terre Europe, ont, à plusieurs reprises, demandé à recevoir la version finale du rapport allemand, demande rejetée par la Commission européenne arguant du caractère confidentiel du rapport. Suite à ce refus, les Amis de la Terre Europe ont démissionné, le 12 novembre 2015, de la plateforme consultative de l’AESA [16], en expliquant qu’ils ne pouvaient plus remplir leur rôle de partie prenante face aux caractère confidentiel du rapport.

Pour Corporate Europe Observatory [17], il est également frappant de noter que les noms des personnes ayant établi le rapport des deux organismes ne sont pas rendus publics. Si l’AESA s’en est défendu en affirmant vouloir protéger ses experts internes de toute influence, le cas du BfR est plus problématique, des producteurs de pesticides faisant partie du groupe d’experts pesticides de cet organisme...

En mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) publiait un avis qui concluait que le glyphosate est un cancérigène probable, dernière qualification dans l’échelle de dangerosité, avant celle de cancérigène. Le CIRC est un autre groupe d’experts non impliqué directement dans la procédure européenne de renouvellement, dépendant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Selon Dana Looms du CIRC, la qualification « cancérigène probable » signifie « que les indications chez les animaux de laboratoire sont suffisantes mais qu’elles sont limitées chez l’homme » [18].

Le 12 novembre 2015, l’AESA publiait à son tour son avis qui corroborait les conclusions allemandes et qui affirmait que « contrairement à l’évaluation du CIRC, les experts européens, à l’exception d’un, ont conclu que le glyphosate ne présente pas de risques carcinogéniques pour les humains et que les éléments disponibles ne permettent pas sa classification comme cancérigène probable selon le règlement 1272/2008 » [19]. Cependant l’AESA souligne dans son avis que plusieurs données sont manquantes pour « permettre une évaluation conforme aux lignes directrices de l’Union européenne », comme « des données toxicologiques, en lien avec l’utilisation sur des variétés végétales GM importées en Europe et permettant une évaluation des risques liés à [l’AMPA, résidu du glyphosate] pour le consommateur ». L’AESA demande aussi des informations complémentaires sur le « destin et le comportement dans l’environnement [du glyphosate] ». En clair, il semble manquer beaucoup d’informations à l’AESA pour pouvoir conclure à l’innocuité du glyphosate.

Une querelle d’experts sur la molécule seule...

Ifoam Europe – fédération de mouvements d’agriculture bio, laquelle refuse l’utilisation d’herbicides de synthèse - rapporte [20] que « des scientifiques indépendants ont étudié des versions provisoires du rapport d’évaluation allemand » et ces derniers ont constaté des lacunes dans cette évaluation. Par exemple, ils notent que de nombreuses études publiées dans des revues scientifiques n’ont pas été prises en compte contrairement au CIRC, que certaines études retenues initialement ont finalement été mises de côté car jugées non pertinentes, et que, enfin, les conclusions sont largement basées sur des études réglementaires (c’est-à-dire obligatoires dans le cadre d’une demande d’autorisation) non publiées dans des revues scientifiques de renom et fournies par l’entreprise elle-même.

Même son de cloche chez la toxicologue Kathryn Guyton, qui a participé au rapport du CIRC, et qui, lors d’une émission de la BBC4 le 13 novembre 2015 [21], a réagi à l’avis de l’AESA : « Notre évaluation reste l’étude la plus indépendante, rigoureuse et transparente […], nous avons utilisé seulement les études disponibles publiquement dans les revues scientifiques indépendantes alors que l’AESA a utilisé d’autres études que nous n’avons pas pu évaluer [celles des entreprises fournies dans le seul dossier de demande de renouvellement, non publiques] (et), notre évaluation est basée sur des études de personnes exposées au glyphosate dans le cadre de leur travail, faisant de ces études des études du monde réel ». La Dr Guyton rappelle également que l’autorité allemande elle-même a confirmé les conclusions du CIRC mais n’a pas pour autant modifié ses propres conclusions. Pourquoi ? Car le BfR considère que « le CIRC a conduit une analyse […] qui n’est pas destinée à servir de recommandations aux gouvernements et autorités […]. Dans les cas ou l’effet [un cancer] dépend de la quantité de substance ingérée, le type de classification [retenue par le CIRC] ne s’intéresse pas à la probabilité d’un cancer effectivement causé », contrairement au BfR [22].

De son côté, Jose Tarazona, Président du groupe « pesticides » de l’AESA, interviewé par la radio BBC4, a argumenté avoir pris en compte plus de données que le CIRC. Mais il a également déclaré que les utilisateurs de glyphosate devaient prendre toutes les mesures possibles pour ne pas y être exposés… Et le résumé fait sur la BBC4 par J. Tarazona est très clair : « nous disons clairement qu’il [le glyphosate] est toxique et qu’il y a des seuils maximum d’exposition »…

...mais un accord sur la dangerosité de la formulation commerciale

Dans cette vaste controverse scientifique et politique, un commentaire du BfR sur l’avis du CIRC mérite d’être lu avec attention. Dans sa foire aux questions publiée le 12 novembre, le BfR écrit notamment que « les résultats [cités par le CIRC] sont connus du BfR et ont déjà été pris en considération dans le cadre du rapport d’évaluation [du glyphosate]. Il est établi que nombre de ces études et publications sur une possible carcinogénicité et génotoxicité […] ne concernent pas la substance active glyphosate seule mais seulement en tant que formulation, soit en d’autres termes sous forme de produits disponibles commercialement, et l’exacte composition étant rarement décrite dans ces articles de journaux scientifiques, la valeur informative de ces études s’intéressant à des agents contenant du glyphosate est faible en ce qui concerne l’évaluation de la substance active » dans le cadre de la procédure d’autorisation européenne [23].

L’AESA de son côté reconnaît également, dans un document accompagnant son rapport, qu’il « est probable que les effets génotoxiques observés pour certaines formules commerciales de glyphosate soient le fait des autres constituants » [24]. Un constat qui rappelle les propos du chercheur Gilles-Eric Séralini qui, en 2009, publiait un article sur des impacts sanitaires des formules commerciales de glyphosate [25]. Une publication qui avait été l’occasion pour le scientifique de rappeler que ce type de résultats d’impacts n’était pas mis en évidence car la toxicité de l’herbicide Roundup était étudiée en s’intéressant au principe actif seul, le glyphosate, et non à la toxicité de l’herbicide tel que vendu dans le commerce.

BfR / AESA et CIRC ne sont donc pas d’accord sur le caractère possiblement cancérigène du glyphosate car les deux premiers comités évaluent la molécule seule, notamment sur la base de données fournies par les entreprises alors que le troisième comité évalue le glyphosate seul et tel que vendu commercialement, sur la base des seuls articles scientifiques disponibles publiquement. Mais BfR et AESA reconnaissent le caractère toxique du glyphosate sous forme commerciale.

Le désaccord entre scientifiques énerve l’AESA, qui campe sur ses positions

En novembre 2015, dans une lettre adressée à la Commission européenne, 96 scientifiques lui demandent de « ne pas tenir compte de l’avis erroné de l’AESA […] et de mettre en œuvre une étude transparente, ouverte et crédible de la littérature scientifique » [26]. Pour les signataires, l’avis du CIRC est l’aboutissement d’une « évaluation de la littérature en toxicologie et épidémiologie [réalisée] sur une période de 12 mois [selon] une procédure ouverte et transparente mise en œuvre par des scientifiques indépendants qui ont fourni des déclarations de conflits d’intérêt complètes et n’étaient pas affiliés ou soutenus financièrement par l’industrie chimique ». Or, estiment-ils, l’avis du BfR (qui a servi, rappelons-le, de base de travail à l’AESA) est un avis non crédible : il ne s’appuie pas sur les preuves réunies et est le fruit d’une procédure non ouverte et non transparente. La Commission européenne a invité, en réponse, les scientifiques à accepter une invitation de rencontre faite par l’AESA pour début 2016, avec « le CIRC et toutes parties intéressées [pour] résoudre ou au moins clarifier ce problème de contentieux scientifiques […] les opinions scientifiques divergentes sur un tel produit fortement utilisé étant pour le moins déconcertantes » [27]...

Piquée au vif, l’AESA a répondu deux mois plus tard par la voix de Bernard Url, son directeur exécutif [28]. Ce dernier souligne dans un premier temps que le travail de l’AESA est « une évaluation plus complète des risques » que celle du CIRC, définie comme une « première étape d’évaluation ». Il rappelle ensuite que le glyphosate n’est pas la seule molécule faisant l’objet de différences entre le CIRC et l’AESA, indiquant que « bien que l’évaluation du CIRC ait été prise en compte, elle n’a toujours pas été confirmée ». Surtout, Bernard Url rappelle que le CIRC s’est intéressé au glyphosate seul et en formulation alors que l’AESA ne s’est intéressée qu’au glyphosate seul, « comme requis par la législation européenne »… Et d’annoncer que l’AESA et le CIRC se rencontreront « début 2016 pour discuter des preuves et des méthodologies différentes que ces deux organisations ont utilisées ».

Mais cette rencontre n’aura finalement pas lieu. Le 5 février 2016, le directeur du CIRC, Christophe P. Wild, demandait – comme M. Url l’avait incité à le faire au cours d’une conversation téléphonique, le 25 janvier 2016 - à l’AESA de corriger la présentation qu’elle faisait du travail du CIRC sur son site Internet. Point d’orgue des corrections demandées : le CIRC demande que l’AESA retire de son site l’affirmation que le travail du CIRC n’est qu’une "première étape d’évaluation préalable". Une affirmation qui a hérissé le poil du CIRC qui sous-entendrait que son travail est superficiel ou préliminaire. Le CIRC rappelle donc dans son courrier à l’AESA que son travail est non pas préalable mais bel et bien « reconnu comme un travail de base faisant mondialement autorité dans l’évaluation des risques cancéreux. Loin d’être « préalable », il s’agit d’évaluations complètes ». Le 12 février, constatant qu’aucune des modifications demandées n’avait été faite, le directeur du CIRC annulait le rendez-vous avec l’AESA.

Lors d’une audition parlementaire le 1er décembre 2015, Bernard Url s’était d’ailleurs montré moins poli envers les scientifiques signataires de la lettre à la Commission européenne. Cité par Franziska Achterberg, de Greenpeace Europe [29], le directeur de l’AESA a accusé ces scientifiques de parti pris, les amenant à ne plus agir comme scientifiques mais comme lobbyistes, et à pratiquer une science type « Facebook » en comptabilisant le nombre de personnes aimant leur analyse…

Des déclarations d’intérêt au compte-gouttes

Sur la question de la transparence, Bernard Url défend que l’AESA s’est montrée « ouverte et objective » en mettant en œuvre ce que la législation lui impose. Et de préciser que « bien qu’ils n’y soient pas obligés par la loi, l’AESA a demandé aux experts des États membres qui ont participé à l’évaluation de soumettre une déclaration d’intérêt ». De quels experts parle-t-il ? Il faut en effet préciser que l’évaluation du glyphosate par l’AESA a suivi une procédure interne différente de celle des OGM : les experts appelés à travailler pour l’AESA sur ce dossier ont été nommés par les États membres et le panel « pesticides » de l’AESA – composé d’experts choisis par l’AESA – n’a eu aucun rôle dans cette évaluation [30]. Côté AESA, seuls ses salariés travaillant dans l’unité « pesticides » ont travaillé sur cette évaluation.

Or, selon l’association Corporate Europe Observatory (CEO), s’il est vrai que ces déclarations d’intérêt ont été demandées, reçues et publiées, leur contenu laisse pour le moins à désirer [31]. Sur 73 experts, « seuls quatorze ont accepté que leur nom soit rendu public [...] L’AESA a rendu public le nom de leurs organisations nationales ». On peut ainsi lire que pour la France, six personnes de l’Anses ont participé mais les noms de cinq d’entre elles ont été gardés confidentiels. Toujours d’après CEO, sur ces quatorze experts, treize ont rempli une déclaration d’intérêt et douze ont accepté qu’elle soit publiée ! Soit 16% du total d’experts impliqués...

L’Union européenne et sa législation présidant à l’autorisation du glyphosate s’intéresse au glyphosate seul, sur la base notamment d’un avis de l’AESA qu’on ne saurait qualifier de positif. Il reste donc maintenant à attendre juin 2016 pour connaître le vote des États membres sur cette demande d’autorisation... Mais on observe d’ores et déjà que les discussions sont difficiles.

Des États membres s’opposent à la prolongation de l’autorisation, la Commission fait des propositions

Six organisations (Global 2000, PAN Europe, PAN UK, Générations Futures, Nature et Progrès Belgique et wemove.fr) ont porté plainte contre Monsanto, l’AESA et le BfR pour détournement de résultats scientifiques [32]. Dès le 4 mars, la France affirmait, par la voix de sa ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, qu’il « faut vraiment que l’Union européenne et la Commission s’alignent sur la position la plus protectrice de l’environnement et de la santé. La France va pousser pour la position la plus offensive, qui est la position de l’OMS » [33]. Une position qui se base notamment sur l’avis des experts français de l’Anses publié mi-février (cf. encadré). De son côté, la Suède a exprimé la même approche, déclarant « Nous n’allons pas prendre de risque avec le glyphosate et nous pensons que l’analyse conduite jusqu’à maintenant n’est pas bonne » [34]. Aux Pays-Bas, le Parlement a voté contre la prolongation de l’autorisation, amenant le gouvernement à demander un délai supplémentaire pour voter. Enfin, en Allemagne (pays ayant assuré l’évaluation de la demande de prolongation), une étude montrant la présence de glyphosate dans la bière paraît avoir fait flancher le ministre de l’Agriculture qui a déclaré vouloir « limiter, peut-être aussi interdire l’utilisation du glyphosate chez les particuliers » [35]. Une interdiction sélective qu’il devra justifier scientifiquement : pourquoi le glyphosate serait considéré dangereux pour les particuliers et pas pour les professionnels ?

Début mars, le Commissaire européen à la Santé, M. Andriukaitis [36], indiquait lors d’une conférence de presse que la Commission était prête à un compromis, comme par exemple réduire la durée de prolongation d’autorisation de 15 à 10 ans, d’interdire certains co-formulants ou encore encourager les États membres à conduire des surveillances environnementales. Il a aussi précisé que la Commission avait rencontré et échangé avec des scientifiques du CIRC afin, notamment, de rendre publiques des études fournies par les entreprises. Mais la Commission rappelle que la décision revient aux États membres. Elle rappelle également que ces derniers peuvent, à titre individuel, faire le choix d’interdire une substance autorisée à l’échelle européenne [37].

OGM et glyphosate : des petites différences dans les procédures

Un OGM dont l’autorisation est en cours de renouvellement reste autorisé. Le MON810 a bien illustré cette particularité de la réglementation européenne. Ce maïs transgénique est en effet resté cinq années autorisé dans l’attente du renouvellement de son autorisation. Dans le cas du glyphosate, les choses sont un peu différentes : pour rester autorisée dans l’attente de son renouvellement, la substance doit avoir une prolongation formelle de son autorisation. Faute de quoi, elle devrait être retirée du marché. Ce qui devrait se passer si les États ne parviennent pas à se mettre d’accord le 6 juin.

1] http://video.consilium.europa.eu/en/webcast/8d5d0be3-ffce-4b47-8230-f35c8ce8f34e, à la 8° minute

[2] http://www.transparencymarketresearch.com/glyphosate-market.html

[3] http://www.frost.com/prod/servlet/market-insight-print.pag?docid=JEVS-5N2CZG

[4] http://www.wiglafjournal.com/pricing/2012/06/monsanto-the-global-glyphosate-market-case-study/

[5] Directive 91/414/CEE du Conseil, du 15 juillet 1991, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques

[6] http://ec.europa.eu/food/fs/sfp/ph_ps/pro/eva/existing/list1_glyphosate_en.pdf

[7] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:309:0001:0050:FR:PDF

[8] Directive 2010/77/UE de la Commission du 10 novembre 2010 modifiant la directive 91/414/CEE du Conseil en ce qui concerne la date d’expiration de l’inscription de certaines substances actives à l’annexe I

[9] http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2010:322:0010:0019:FR:PDF

[10] http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32015R1885

[11] http://www.generations-futures.fr/2011generations/wp-content/uploads/2016/05/A04561901-en.pdf

[12] http://www.politico.eu/pro/vote-on-eu-glyphosate-renewal-fails-pushing-it-to-appeals-panel/

[13] http://resistanceinventerre.wordpress.com/2014/10/23/leurope-va-t-elle-renouveler-lautorisation-de-lherbicide-roundup-alors-que-de-nombreux-pays-linterdisent/

[14] http://www.gmfreecymru.org/news/Press_Notice23May2014.html

[15] http://www.gmwatch.org/news/archive/2014/15425-sign-petition-protesting-flawed-glyphosate-consultation

[16] Tweet des Amis de la Terre Europe du 12 novembre 2015, https://twitter.com/foeeurope

[17] en cours de publication par CEO

[18] http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/04/03/01008-20150403ARTFIG00365-herbicide-severe-mise-en-garde-contre-le-glyphosate.php

[19] http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/scientific_output/files/main_documents/4302.pdf

[20] http://www.ifoam-eu.org/en/news/2015/10/29/glyphosate-need-robust-and-credible-scientific-assessmet-carcinogenicity

[21] http://www.bbc.co.uk/programmes/b06nrzqm

[22] http://www.BfR.bund.de/en/frequently_asked_questions_regarding_the_different_assessments_of_the_carcinogenic_effect_of_glyphosate_by_BfR_and_iarc-195635.html

[23] cf. note 18

[24] http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/corporate_publications/files/efsaexplainsglyphosate151112en_1.pdf

[25] Inf'OGM, « L’herbicide Roundup perturbe l’action de certaines hormones humaines », Eric MEUNIER, août 2009

[26] http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/Prof_Portier_letter.pdf

[27] https://ec.europa.eu/commission/sites/cwt/files/reply_letter_to_mr_portier.pdf

[28] http://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/EFSA_response_Prof_Portier.pdf

[29] https://guests.blogactiv.eu/2015/12/07/efsa-accuses-world-class-cancer-experts-of-engaging-in-facebook-science/

[30] Les experts composant les panels de l’AESA, et donc choisis par elle, doivent se soumettre aux règles de l’AESA en fournissant obligatoirement une déclaration d’intérêt. Les experts nommés par les États membres ne sont pas soumis à une telle obligation

[31] http://corporateeurope.org/food-and-agriculture/2016/01/eu-review-weedkiller-glyphosate-adds-secrecy-controversy

[32] http://reporterre.net/L-herbicide-glyphosate-pourrait-etre-interdit-en-Europe

[33] http://reporterre.net/Segolene-Royal-dit-non-au-Roundup-en-Europe

[34] http://www.theguardian.com/environment/2016/mar/04/eu-states-rebel-against-plans-to-relicense-weedkiller-glyphosate

[35] Reporterre, ibid.

[36] http://video.consilium.europa.eu/en/webcast/ca84e316-5083-43bb-a4ee-fe255c13e780, à 15 minutes

[37] http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2011_en.htm

[38] https://www.anses.fr/fr/system/files/SUBCHIM2015sa0093.pdf

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 06:35

1er juillet à Paris : Conférence de presse "OGM TRANSPARENCE" sur les résultats de la procédure déposée auprès de l'Union européenne le 16/02/2016




I - COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À L'ATTENTION DES MÉDIAS FRANÇAIS ET DE
L'AFP

Vous êtes invités

Quand :
le VENDREDI 1ER JUILLET 2016 à 15h30
Accueil à partir de 15h (avec en bio : café, boissons,
et petite collation sucrée)

Où :
à la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l'Homme
FPH 38 Rue Saint-Sabin 75011 Paris - Métro : Ligne 5 Bréguet Sabin ou Ligne 8 Chemin Vert
Plan d'accès sur http://www.fph.ch/rubrique70.html

A quoi :
à la 2ème conférence de presse du rassemblement citoyen Consommateurs pas cobayes! relative à la plainte déposée le 16/02/2016 auprès de l'Union européenne

Pourquoi :
POUR DÉCOUVRIR SI LA COMMISSION EUROPÉENNE A DÉCIDÉ DE RESPECTER OU NO
N L'« OGM TRANSPARENCE » ET LA FACULTÉ PRIMORDIALE POUR LES CONSOMMATEURS DE FAIRE DES « CHOIX ÉCOLOGIQUES », EN ADOPTANT L’ÉTIQUETAGE OBLIGATOIRE « NOURRIS AVEC DES OGM ».

Conférence de presse organisée par le rassemblement citoyen Consommateurs pas cobayes! détenteur de 300 000 signatures sur ses 2 campagnes « MORATOIRE OGM / ROUNDUP » et « OGM TRANSPARENCE ».

Avec qui :
Elle sera présentée par Bernard Astr
uc (agro-bio-socio-écologiste, conférencier en consommation éco-responsable).

Avec la participation de : Corinne Lepage (ancienne Ministre de l'environnement - ancienne députée européenne - avocate environnementale) - Brigitte Allain (sous réserve) (députée de Dordogne) - Michèle Rivasi (sous réserve) (députée européenne, membre de la commission Environnement) - Marie-Monique Robin (sous réserve) (journaliste d'investigation - auteur - réalisatrice) - Gilles-Eric Séralini (Professeur des Universités en biologie moléculaire, chercheur sur les effets des pesticides, de différents polluants, et des OGM sur la santé, Codirecteur du Pôle Risques, Qualité, et Développement Durable (MRSH-CNRS), Président du Conseil Scientifique du CRIIGEN Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) - Marc Dufumier (ingénieur agronome - professeur émérite à l'Institut national agronomique AgroParisTech - membre du Conseil scientifique de la Fondation Nicolas Hulot) - Joël Spiroux de Vendômois (médecin environnementaliste - Président du CRIIGEN Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le Génie Génétique) - Christian Vélot (Docteur en biologie - Enseignant - Chercheur - Généticien moléculaire à l'Université Paris-Sud 11 - Administrateur du CRIIGEN) - Augustin de Livois (Juriste - Président de l'Institut pour la Protection de la Santé Naturelle IPSN - organisateur du Congrès international de Santé Naturelle)

Tous sont membres du comité de soutien à Consommateurs pas cobayes! http://www.consommateurspascobayes.com/news/ils-nous-soutiennent.html


II - DOSSIER DE PRESSE

• Objet de la campagne - pétition - plainte « OGM TRANSPARENCE » - ICI

• Fondement et argumentaire de la plainte déposée le 16/02/2016 - ICI

Seront évoqués avec précision les 4 points de la Transparence OGM :

transparence sur les études toxicologiques (en particulier les analyses de sang) et sur la nocivité des adjuvants, dénoncés par le Pr Séralini et l’équipe du CRIIGEN, avec les autres problèmes autour d'OGM / pesticides et particulièrement Roundup,
transparence sur la traçabilité, depuis la culture, dans toutes les étapes des filières, de la production à la distribution,
transparence sur l'étiquetage de tous les produits alimentaires issus d'animaux nourris avec des OGM (9 animaux sur 10 en France, ce qui représente 3 à 4 millions de tonnes de soja et de maïs OGM importés principalement des USA, du Brésil, et d'Argentine),
transparence sur les « OGM cachés » via transgenèse, cisgenèse, et autres... - à répertorier d'URGENCE en tant qu'« OGM » ! et sur les « VrTH » (Variétés rendues Tolérantes aux Herbicides : principalement colza et tournesol déjà cultivés sur 160 000 hectares en France).

Seront également évoqués les points suivants :

▶ la saga peu démocratique du renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché du glyphosate principe actif du Roundup (le pesticide le plus vendu au monde),
▶ l'urgence d'un Plan Protéines Végétales pour la France (qui aurait dû être mis en place depuis 2008 !),
▶ le Grand Marché Transatlantique (TTIP - TAFTA) de plus en plus contesté dans l'Union européenne,
▶ la création et prochaine réunion du TRIBUNAL MONSANTO (du 14 au 16 octobre 2016 à La Haye, Pays-Bas).

contact et confirmation de présence (recommandée) :
Bernard Astruc
coordinateur national des campagnes du Rassemblement citoyen « Consommateurs pas cobayes! »
Tel. 06 70 51 06 48
contact@consommateurspascobayes.fr
www.consommateurspascobayes.com/2

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Petit mémo : L’AGCS, Accord Général sur le Commerce des Services est un accord signé lors de la création de  l’OMC (organisation mondiale du commerce) en 1994. Il vise à libéraliser progressivement tous les services des états membres : éducation, santé, culture, recherche…ainsi que l’énergie et l’environnement. Tous les aspects de nos vies sont mis à la vente. Les besoins de l’être humain et toutes formes d’activité humaines sont redéfinis comme des services commercialisables.

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