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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:52

Home I Pourquoi? I Comité I Signataires I Médias I Crowdfunding

Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd’hui l’entreprise américaine Monsanto comme le symbole d’une agriculture industrielle et chimiquequi pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique .

Le modèle agro-industriel promu par Monsanto est à l’origine d’au moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales dues à l’activité humaine ; il est aussi largement responsable de l’épuisement des sols et des ressources en eau, de l’extinction de la biodiversité et de la marginalisation de millions de petits paysans. Il menace aussi la souveraineté alimentaire des peuples par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant.

Conférence de presse © Solène Charrasse

3 décembre 2015 à Paris

Plus des photos...........

Message de Marie-Monique Robin, auteure du "Monde selon Monsanto", pour soutenir le crowdfunding....

Webstream - Conférence de presse, 3 décembre 2015 à Paris.......................

Selon les critiques de Monsanto, la multinationale a pu ignorer les dommages humains et écologiques causés par ses produits et maintenir ses activités dévastatrices grâce à une stratégie d’occultation systématique : lobbying auprès des agences de réglementation et des autorités gouvernementales, mensonges et corruption, financement d’études scientifiques frauduleuses, pression sur les scientifiques indépendants, manipulation des organes de presse, etc. L’histoire de Monsanto constituerait ainsi un paradigme de l’impunité des entreprises transnationales et de leurs dirigeants qui contribuent au dérèglement du climat et de la biosphère et menacent la sûreté de la planète. Lire l'intégralité du texte

Le comité d’organisation du Tribunal comprend :

Vandana Shiva, Corinne Lepage, Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter, Gilles-Eric Séralini, Hans Herren

Organisations appuyant le Tribunal :

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 16:35

https://www.btlv.fr/le-live-btlv-les-dangers-des-ogm-christian-velot-acces-gratuit.html

Les Dangers des OGM – CHRISTIAN VELOT (accès gratuit 18H)

Ce soir à 18H regardez en direct LE LIVE BTLV en accès streaming gratuit

Au programme :

LES DANGERS DES OMG avec le biologiste CHRISTIAN VELOT
Il répondra à toutes vos questions en direct
(commencez à lui envoyer vos questions à bob@btlv.fr)

-Le gouvernement américain autorise un poulet transgénique
http://actualite.housseniawriting.com/sante-actualite/2015/12/09/le-gouvernement-americain-autorise-un-poulet-transgenique/11548/

Note "qu'à-t-on à gagner en croyant discuter de la politique du bien commun?"de l'administration du blog:

Des représentants du mouvement éco -activiste des faucheurs ont assisté participé aux débat issus du grenelle avec pour résultat que l'action en désobéissance civile menée CONTRE LES champ par les faucheurs OGM à été légalement désavantagé par l'apport direct de cet article 7 dit "délit de fauchage",qui remplace les dispositions de l'article L. 532-3 du code de procédure pénale, :

Le Sénat crée un "délit de fauchage" pour la destruction de ...

www.lemonde.fr/planete/article/2008/02/07/le-senat-cree-un-delit-de-fau...

Le Sénat crée un "délit de fauchage" pour la destruction de champ OGM. Le Monde.fr avec AFP | 07.02.2008 à 20h18 • Mis à jour le 08.02.2008 à 15h28.

Projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés

www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;...typeLoi...

Cette page permet de visualiser l'exposé des motifs d'une loi en préparation. ... de micro-organismes génétiquement modifiés et de la directive 2001/18/CE relative à la ..... L'article 7 remplace les dispositions de l'article L. 532-3 du code de ...

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 05:50

"Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactériel) dont on a modifié l’ensemble des gènes par une technique dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle. Le maïs, le colza et le soja sont les trois espèces de grandes cultures cultivées en France pour lesquelles ont été développées des variétés génétiquement modifiées.

En l’état actuel de la réglementation communautaire, tout lot contenant une trace – quantifiable ou non – d’OGM non autorisé à la mise en culture dans l’Union européenne (UE) doit être déclaré « non conforme » et retiré du marché.

En France, le maïs OGM MON 810, seule variété dont la culture est autorisée sur le territoire de l’UE, est lui aussi interdit à la mise en culture. Les lots de semences de maïs dans lesquels sa présence est détectée sont déclarés « à surveiller » et doivent être acheminés en dehors du territoire national."la suite en lien utile ,est sur :

  • ogm.gouv.fr
  • Note "extension officielle "par l'administration du blog:
  • la définition technique appliquée aux manipulations génomiques étant étendue à toutes les techniques du génie génétique,il n'est plus question de la seule transgenèse,technique qui par ailleurs,n'est même pas mentionnée dans cette définition d'un OGM par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes(DGCCRF).Il faut comprendre en outre , qu'en dehors des effet nocifs sur la santé des pesticides associés aux cultures de semences manipulées,l'un des inconvénients majeur des plantes manipulées reste la contamination génétique d'espèces non-manipulées ,cultivées ou sauvages :Contamination des semences par des OGM - 26/11/2015 http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/contamination-des-semences-par-des-ogm
  • Un lot de semences de colza a été déclaré « à surveiller » Un lot de semences de maïs a été déclaré « non conforme » Un lot de semences de maïs a été déclaré « à surveiller » Cible Résultats

    84 lots de semences ont été prélevés et analysés par le réseau Semences OGM de la DGCCRF. Les trois anomalies détectées ont porté uniquement sur des contaminations à l’état de « traces » inférieures au seuil de quantification de 0,1 %. Le plan de contrôle annuel conduit par la DGCCRF vise à vérifier l’absence d’OGM dans les lots de semences mis en culture en France[1]. Il a pour but de protéger l’environnement de toute dissémination d’OGM. Il garantit enfin à l’acheteur de semences des lots non modifiés génétiquement. L’enquête a été principalement orientée vers le maïs (deux tiers des lots), le colza et le soja en amont de la filière[2] : importateurs, producteurs-conditionneurs, conditionneurs. Les 84 prélèvements ont été effectués sur des semences triées et calibrées, destinées à être conditionnées ou déjà conditionnées pour la commercialisation. Plus d’un lot sur cinq avait été produit hors de France.

    Dans un échantillon de semences de colza oléagineux produit en France, la présence de traces d’OGM à un taux non quantifiable inférieur à 0,1 % a été détectée. L’entreprise devra désormais satisfaire à l’obligation de la mise en place d’autocontrôles sur les lots de semences de colza.

    Dans un échantillon de semences de maïs de variété « P9213 », des traces du maïs transgénique DAS 59122 ont été décelées. Ce dernier n’est autorisé dans l’UE que pour l’alimentation humaine et animale, non pour la mise en culture. Le laboratoire a conclu à la non-conformité du lot, que son premier metteur en marché a rappelé et bloqué.

    Un troisième échantillon, de semences de maïs de production française, contenait des traces de MON 810 – à un taux non quantifiable et inférieur à 0,1 %. La commercialisation, le transport et le conditionnement de cet OGM restant autorisés en France, le laboratoire a déclaré ce lot « à surveiller ».

    Destiné à l’exportation, ce lot avait été partiellement expédié en Allemagne. Une fois informé de la présence de ces traces, l’opérateur a procédé au rapatriement et à la destruction de l’intégralité du lot.

    La maîtrise du risque est donc réelle en France. La DGCCRF poursuivra néanmoins sa surveillance du secteur afin de contrôler l’absence de contamination fortuite des lots de semences par des OGM.

    84 lots de semences échantillonnés

    > 3 contaminations résiduelles détectées (3,6 % des échantillons) :

    • 1 lot de colza « à surveiller »
    • 1 lot de maïs « à surveiller »
    • 1 lot de maïs « non conforme »

    > [1] Ces semences peuvent elles-mêmes être produites en France, introduites (depuis un autre État-membre de l’Union européenne) ou importées (d’un pays extérieur à l’UE).

    > [2] Les contrôles ciblent ces opérateurs afin que les éventuels lots non conformes ‒ et donc à détruire ‒ ne soient, ni distribués, ni mis en culture.

    Aticle sur le Glyphosate

  • Glyphosate : bien que cancérigène dans sa formulation commerciale, sera-t-il réautorisé ? Eric MEUNIER, novembre 2015 Lire la suite Nous contacter Qui sommes-nous ? Suivez-nous sur : __________________________________________
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    à un tiers.Le glyphosate est le principe actif de plusieurs herbicides (dont le Roundup de Monsanto, mais depuis 2000, année de fin du brevet sur cette molécule, de nombreuses autres entreprises commercialisent des herbicides à base de glyphosate). Dans l’Union européenne, les pesticides sont autorisés pour une période de dix ans. Ce délai, pour le glyphosate, devait expirer en 2012, mais cette molécule reste autorisée le temps de « négocier » son renouvellement pour les dix prochaines années. Si l’ensemble des comités d’experts soulignent des impacts avec le glyphosate sous sa forme commerciale, ils publient cependant des avis divergents sur la molécule de glyphosate elle-même. La décision de renouvellement – ou non - d’autorisation de cette dernière aura bien sûr des conséquences aussi sur les dossiers des plantes génétiquement modifiées (PGM), la majorité d’entre elles ayant été modifiées pour « tolérer » le Roundup.

    Joindre l'auteur-e :
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    Association loi de 1901, Inf'OGM est une veille citoyenne qui décrypte l'actualité mondiale et propose un service unique d'information francophone sur les OGM, les biotechnologies et, depuis 2013, également sur les semences. Sa mission est de favoriser et de nourrir le débat démocratique par une information critique, indépendante et accessible à tout public. Inf'OGM se donne l'objectif d'oeuvrer pour une véritable transparence du débat OGM.

  • Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »
    http://www.bastamag.net/Perquisition-administrative-chez-des-maraichers-bio-Ils-s-attendaient-a-quoi

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 07:13


Agronomy for Sustainable Development

Official journal of the Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)
ISSN: 1774-0746 (Print) 1773-0155 (Online)
Pablo Fernandez Affiliated with Agricultural Chemistry and Soil Sciences, University of Córdoba, Christian Gauvrit, Francisco Barro, Julio Menendez , Rafael De Prado
Traduction : Christian Pacteau 09/11/2015

Premier cas de résistance au glyphosate en France

Le glyphosate est un herbicide systémique à large spectre utilisé pour tuer les mauvaises herbes tout spécialement les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées connus pour rivaliser avec les cultures commerciales cultivées dans le monde entier. Cependant, les mauvaises herbes évoluent et développent une résistance au glyphosate. Jusqu'à récemment, aucun cas de résistance au glyphosate n’avait été détecté en France. La résistance au glyphosate a en effet été récemment enregistrée dans une population de mauvaises herbes, Lolium rigidum (L’Ivraie raide), d'un vignoble dans le sud de la France. Ici, nous avons étudié les mécanismes de ce cas de résistance. Des échantillons de semences de L. rigidum ont été recueillis à partir de vignoble où la résistance a été détectée, aussi bien qu’à partir d'une zone à proximité qui n’avait aucun antécédent connu d'exposition au glyphosate. Nous avons étudié l'effet de la rétention du glyphosate pulvérisé, l’accumulation de l'acide shikimique, l'absorption et la translocation du glyphosate, du métabolisme du glyphosate, et de la séquence de l'enzyme que le glyphosate cible dans les plantes, 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase. Nos résultats montrent que l'absorption du glyphosate a diminué de 30% dans la mauvaise herbe L. rigidum. En outre, la translocation du glyphosate à partir du traitement des feuilles a été réduite de 52%. Enfin, le biotype résistant possède une substitution de l’acide aminé serine en position 106 de la protéine prédite au lieu de l'acide aminé proline présente dans la population sensible. Nos résultats indiquent que la population de L. rigidum résistant présente trois différents mécanismes de résistance au glyphosate, à savoir la réduction de l’absorption, la réduction de la mobilité au sein des plantes, et une mutation dans le gène codant pour l'enzyme cible du glyphosate.

Article:Un premier cas de résistance au glyphosate en France, de:

Pablo Fernandez, Christian Gauvrit, Francisco Barro, Julio Menendez & Rafael De Prado

» Abstract » Full text HTML » Full text PDF


5 choses à retenir du plan Écophyto II
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/1047

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 09:12

Grande distribution

Sous la pression de Greenpeace, Leclerc s’engage à réduire l’usage des pesticides chez ses fournisseurs

30 octobre 2015 par Sophie Chapelle

Finis les résidus de pesticides dans les pommes de terres achetées en grande surface [1] ? Greenpeace vient de lever ce matin le blocage de la Socamil, une centrale d’achat de Leclerc située près de Toulouse. Par cette action de désobéissance civile, l’ONG visait à discuter avec le leader de la grande distribution en France « de propositions concrètes pour réduire la présence des pesticides dans la production de notre alimentation ». Au terme de 24 heures d’occupation, un accord a finalement été conclu. La Socamil s’est engagée « à réduire fortement l’usage des pesticides dans l’agriculture ». Leclerc indique que la Socamil va « créer une Commission, composée de plusieurs adhérents, de sa responsable qualité et de producteurs locaux » qui « rencontrera dans les prochains jours une commission de travail de l’ONG afin d’élaborer ensemble un plan d’action ».

Pour Anaïs Fourest, responsable de l’agriculture chez Greenpeace, « cet engagement public va dans la bonne direction », soulignant que son ONG allait veiller à ce que « les travaux de cette commission se traduisent en des avancées concrètes qui permettront dès l’année prochaine aux agriculteurs de produire avec moins de pesticides ». Une avancée déjà perceptible en Bretagne où les 42 magasins de la centrale d’achat Scarmor ne commercialisent plus de pesticides issus de la chimie de synthèse depuis juin 2013 (notre article). « Aucune de ces actions ne s’attaque au cœur du problème », nuance Greenpeace. « En France 90% des pesticides sont utilisés en agriculture, et moins de 5% par les jardiniers amateurs. »

Depuis le 15 octobre, Greenpeace mène une campagne dénonçant l’envers du décor des « prix imbattables » de Leclerc. Alors que Leclerc représente 20 % des achats alimentaires des Français, sa politique « ne laisse actuellement pas d’autres choix aux agriculteurs que d’industrialiser leur production et donc d’utiliser massivement des pesticides alors que les impacts sanitaires et environnementaux de ces produits chimiques sont de plus en plus documentés par les scientifiques », relève Greenpeace. Sur le web, près de 70 000 personnes ont déjà écrit au directeur général, Michel-Edouard Leclerc, pour demander l’élimination en priorité des pesticides les plus dangereux – pour les abeilles et la santé humaine – dans la production des pommes et des pommes de terre, ainsi que le soutien des agriculteurs qui s’engagent à produire sans pesticides, et la transparence vis-à-vis des consommateurs.

Sophie Chapelle

[1] Voir les résultats des tests de Greenpeace sur la présence de résidus de pesticides dans les pommes et pommes de terre en grande surface.

Autre article:Roundup, l’herbicide qui sème la discorde


http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/roundup-l-herbicide-qui-seme-la-discorde_4797178_3244.html


Le Monde | 26.10.2015 Par Stéphane Foucart


Dans le sud de la ­Colombie, c’en est fini de la noria des ­avions militaires et des longs panaches gris qu’ils laissaient dans leur sillage. Le 15 mai, le président colombien, Juan Manuel Santos, annonçait l’arrêt de l’un des instruments de lutte contre le narcotrafic les plus controversés d’Amérique latine : l’épandage aérien d’un puissant herbicide, le glyphosate, principe actif du célèbre Roundup, sur les plantations illégales de coca. C’était la conclusion d’une des plus âpres controverses sanitaires et environnementales de ces dernières années.

Financé depuis la fin des années 1990 par les Etats-Unis, le « plan Colombie » ­fédérait contre lui les populations, les ­associations environnementalistes et les organisations de défense des droits de l’homme, qui dénonçaient des épandages indiscriminés, des dégâts sur l’agriculture et le bétail, des atteintes sanitaires dans les communautés villageoises… L’Equateur voisin voyait aussi d’un très mauvais œil ces pulvérisations massives qui, au moindre coup de vent, s’invitaient sur son territoire.

Ce ne sont pourtant ni ces protestations, ni les tensions avec le voisin équatorien, ni une quelconque interruption dans le financement américain du programme qui auront eu raison des épandages de glyphosate. Mais un texte ­lapidaire de quatre feuillets, publié le 20 mars dans la revue Lancet Oncology , signé du « groupe de travail chargé des monographies au Centre international de recherche sur le cancer [CIRC] » et annonçant l’impensable : le classement de la substance, par la vénérable agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme « cancérogène probable » . « La mère de toutes les batailles »


Les dix-sept scientifiques de onze nationalités réunis par le CIRC pour évaluer le célèbre herbicide ignoraient sans doute que leur avis mettrait, en moins de trois semaines, un terme à quinze années de polémiques autour du « plan Colombie ».

En revanche, ils se doutaient qu’ils ­allaient créer l’une des plus vastes paniques réglementaires de l’histoire récente et déclencher un formidable ­affron­tement d’experts. « c’est clairement la mère de toutes les bataille s, dit un toxicologue français qui n’a pas participé à l’évaluation. Le glyphosate, c’est un peu comme ces grandes banques américaines qu’on ne peut pas laisser faire faillite sans casser tout le système : too big to fail. » Dès la publication de l’avis du CIRC, Monsanto a diffusé un communiqué inhabituellement agressif, qualifiant le travail de l’agence de « science pourrie » ( junk science, dans le texte), exigeant de Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, qu’elle fasse « rectifier » la classification du glyphosate.

Le travail du CIRC jouit toutefois d’une haute reconnaissance dans la communauté scientifique.

A l’évidence, le glyphosate n’est pas un pesticide comme les autres. Inventé en 1970 par Monsanto, dont le brevet mondial est arrivé à échéance en 1991, c’est le pesticide de synthèse le plus utilisé dans le monde. Mais c’est aussi la pierre angulaire de toute la stratégie de l’industrie des biotechnologies végétales. Selon les données de l’industrie, environ 80 % des plantes transgéniques actuellement en culture ont été modifiées pour être rendues tolérantes à un herbicide – le glyphosate, en grande majorité. Et ce, afin de permettre un usage simplifié du produit. Celui-ci détruit en effet toutes les adventices (les mauvaises herbes) sans nuire aux plantes transgéniques. Embarras


Le développement exponentiel du glyphosate s’est construit sur l’idée qu’il était presque totalement inoffensif pour les humains. « Moins dangereux que le sel de table ou l’aspirine » , selon les éléments de langage des industriels. C’est dire si l’avis rendu en mars par le CIRC a fait l’effet d’une bombe. D’autant plus que le glyphosate est précisément en cours de réévaluation au niveau européen. Avant la fin de l’année, l’Union européenne devra dire si elle réautorise ou non, pour les dix prochaines années, le glyphosate sur son territoire…

Comble de l’embarras : l’Institut fédéral allemand d’évaluation du risque (le Bundesinstitut für Risikobewertung, ou BfR), chargé de le réévaluer au nom de l’Europe, a rendu en 2014, à l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), un rapport de réévaluation écartant tout potentiel cancérogène et proposant même de relever de 60 % le seuil de sécurité actuel ! L’EFSA devait ensuite passer en revue la version préliminaire rendue par le BfR et transmettre un avis positif à la Commission européenne. Le glyphosate aurait été sans anicroche réautorisé pour une décennie en Europe.

La publication du CIRC a fait voler en éclats cette mécanique.

En France, le ministère de l’écologie a saisi en urgence, le 8 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), afin qu’elle rende un avis sur… l’avis du CIRC. Quatre experts français ont été affectés, séance tenante, à l’examen des divergences entre le CIRC et le BfR. Quant à ce dernier, il a mis à jour sa réévaluation en tenant compte des ­conclusions du CIRC et doit la remettre avant la fin octobre à l’EFSA. Divergences


A l’agence européenne, basée à Parme (Italie), la situation est source de profond embarras, car c’est elle qui devra, in fine, jouer le rôle d’arbitre et rédiger l’avis définitif à l’intention de la Commission européenne. En fin de compte, l’EFSA, qui cherche à réparer son image mise à mal par les accusations répétées de conflit d’intérêts, a prévu de consulter l’ensemble des agences de sécurité sanitaire européennes avant de se prononcer.

En attendant, on tente de relativiser les divergences entre groupes d’experts. « Il faut comprendre que l’avis rendu par le CIRC n’est pas une évaluation du risque, dit-on à l’EFSA. Le CIRC dit que le glyphosate est un cancérigène probable, et non qu’il représente un risque de cancer pour la population ! » Cependant, le BfR et le CIRC ne s’entendent pas non plus sur les propriétés mêmes de la substance. Dans son rapport préliminaire, le BfR jugeait qu’ « un échantillon adéquat d’études in vitro et in vivo n’ont pas fourni d’indice de potentiel génotoxique », tandis que le CIRC estime que les données disponibles sont « suffisantes » pour conclure au caractère génotoxique du glyphosate. Notamment grâce à une étude menée sur les communautés villageoises des hauts plateaux ­colombiens : après les épandages, les taux de lymphocytes anormaux augmentaient chez les sujets analysés.

Comment expliquer de telles divergences ? « Une première raison est la nature des études qui ont été examinées par les deux groupes d’experts, explique Gérard Lasfargues, directeur général adjoint de l’Anses. Le BfR a notamment examiné des études conduites par les entreprises qui ne sont pas rendues publiques pour des questions de secret industriel, ce que n’a pas fait le CIRC. » De fait, l’agence de l’OMS ne fonde ses avis que sur des données publiques ou sur des études publiées dans la littérature scientifique, et donc préalablement soumises à la revue par les pairs ( peer review ). Opacité


Plusieurs ONG, comme Greenpeace ou Corporate Europe Observatory (CEO), sont très critiques sur l’opacité de l’évaluation conduite par le BfR prenant en compte des études industrielles et tenues confidentielles. « Le BfR a été tellement débordé par le volume des études soumises par les entreprises que son travail a surtout consisté à passer en revue les résumés d’études fournies par l’industrie », assure-t-on à CEO. En outre, quatre des douze experts du comité Pesticides du BfR – qui n’a pas répondu aux sollicitations du Monde – sont salariés par des sociétés agrochimiques ou des laboratoires privés sous contrat avec ­elles. A l’inverse, les experts du CIRC ne sont pas seulement sélectionnés sur des critères de compétence scientifique, mais également sur l’absence stricte de conflits d’intérêts.

Une autre raison des divergences entre le CIRC et le BfR est plus étonnante. « Le CIRC a tenu compte d’études épidémiologiques qui ont été écartées par le BfR de son analyse, explique M. Lasfargues. Et le BfR a écarté ces études sur la foi de certains critères, dits “critères de Klimisch”, qui en évaluent la solidité. Mais ce qui pose question est que ces critères sont censés estimer la qualité des études toxicologiques, non des études épidémiologiques, et on ne sait pas comment ces critères ont été éventuellement adaptés. » Bataille d’experts


Plusieurs de ces études épidémiologiques prises en compte par le CIRC suggèrent un risque accru de lymphome non hodgkinien (LNH) – un cancer du sang – chez les travailleurs agricoles exposés au glyphosate. Cependant, l’affaire est loin d’être claire. Ainsi, rappelle une épidémiologiste française, « les résultats de la grande étude prospective sur la santé des travailleurs agricoles [dite « Agricultural Health Study », menée dans l’Iowa et en Caroline du Nord] n’ont pas permis pas de faire ce lien entre glyphosate et lymphome non hodgkinien ». Dans une
jardinerie du Val-de-Marne, en juin.

La bataille d’experts en cours ne se réduit pas à une opposition entre le CIRC et le BfR… Un autre groupe scientifique constitué par l’Institut national de la santé et de la recherche biomédicale ­(Inserm) avait déjà, dans son expertise de 2013 sur les effets sanitaires des pesticides, affirmé le caractère génotoxique du glyphosate et suspectait, comme le CIRC, un lien avec le LNH…

D’autres expertises viennent encore ajouter à la confusion. Dans son communiqué du 23 mars, Monsanto notait ainsi que le groupe d’experts commun à l’OMS et à l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation sur les pesticides – dit « Joint Meeting on Pesticide Residues », ou JMPR – avait, dans son dernier avis, écarté tout potentiel cancérogène du glyphosate. Deux groupes d’experts œuvrant sous l’égide de l’OMS et parvenant à des conclusions opposées, l’affaire faisait un peu désordre. Conflits d’intérêts


Selon nos informations, un troisième groupe d’experts a été constitué en urgence par l’OMS pour… départager les deux autres. Le résultat de l’audit, discrètement publié courant septembre sur le site de l’OMS, est cruel pour le JMPR. Celui-ci est critiqué pour n’avoir pas pris en compte certaines études publiées dans la littérature scientifique et pour n’avoir pas, au contraire du CIRC, tenu compte de « toutes les données utiles » à l’évaluation… Le JMPR est enfin sèchement ­invité à « revoir ses règles internes » et à « refaire l’évaluation complète » du glyphosate. L’OMS n’a pas répondu aux sollicitations du Monde .

Là encore, les ONG ont leur interprétation. Dans une lettre adressée, le 16 juin, à la direction générale de l’OMS, une dizaine d’organisations de défense de l’environnement (National Resources Defense Council, Friends of the Earth, etc.) relevaient les conflits d’intérêts de quatre des huit experts du JMPR qui travaillent régulièrement avec l’industrie agrochimique. L’un d’eux avait même été exclu d’un groupe d’experts de l’EFSA – fait inédit – pour avoir omis de déclarer certaines de ses collaborations avec l’industrie… Embryons d’oursin


Le potentiel génotoxique et probablement cancérogène attribué au glyphosate n’étonne guère le biologiste Robert Bellé, professeur émérite à l’université Pierre-et-Marie-Curie (Paris). « Au contraire, beaucoup de temps a été perdu , déplore ce pionnier de l’étude des effets du glyphosate. A la fin des années 1990, je cherchais un modèle biologique pour étudier les effets de substances toxiques sur les mécanismes de cancérogénèse et de tératogénèse au sein de la cellule. » L’équipe du biologiste utilise des embryons d’oursin pour observer les mécanismes de ­division cellulaire et la manière dont ils peuvent être perturbés par des polluants. « Nous cherchions une substance très banale et couramment ­utilisée, présente partout, pour exposer les cellules témoins, raconte M. Bellé. Nous avons choisi de prendre celui qui nous a semblé le plus commun, et donc sans doute le plus étudié : nous avons pris du Roundup, en vente libre. Et ce que nous avons observé nous a beaucoup surpris. »

A partir de 2002, l’équipe du biologiste français publie une série de résultats montrant que le Roundup inhibe la division cellulaire et active un « point de ­contrôle » des dommages de l’ADN – un mé­canisme-clé qui permet d’éviter que des cellules à l’ADN altéré ne se multiplient.

« Lorsqu’on utilise le glyphosate seul, ces effets disparaissent, car le glyphosate semble incapable de pénétrer dans la ­cellule, sauf à très hautes doses , explique M. Bellé. Or, il n’est commercialisé que mélangé à des surfactants qui lui permettent d’entrer dans les cellules et donc d’être ­efficace. On comprend du coup pourquoi le glyphosate ne sera jamais interdit : les tests toxicologiques réglementaires n’expérimentent que les effets du principe ­actif seul… » Un constat étayé depuis une décennie par d’autres travaux, conduits par l’équipe du biologiste français Gilles-Eric Séralini (université de Caen, Criigen), qui a fait du glyphosate l’un de ses chevaux de bataille. Alertes anciennes


« Au début des années 2000, à deux reprises, j’ai reçu la visite de responsables du CNRS à qui j’ai expliqué mes résultats et qui les ont trouvés intéressants et pertinents , raconte M. Bellé, qui ne souhaite pas donner l’identité des intéressés pour éviter la polémique. On m’a dit que je pouvais ­continuer mon travail sur le glyphosate, mais que je ne devais pas communiquer auprès du public, pour ne pas inquiéter les gens. » Ultérieurement, alors que les avis scientifiques des experts étaient favorables, ­toutes les demandes de financement public pour approfondir ses travaux sur l’herbicide ont été rejetées. Le glyphosate, un Léviathan de l’industrie phytosanitaire



Le glyphosate, c’est le Léviathan de l’industrie phytosanitaire. Loin de se ­réduire au seul Roundup – le produit phare de Monsanto –, il entre dans la composition de près de 750 produits, commercialisés par plus de 90 fabricants, répartis dans une vingtaine de pays… La production mondiale est montée en flèche ces dernières années un peu partout dans le monde, tirée vers le haut par l’adoption rapide des maïs et autres sojas transgéniques « Roundup ready ». De 600 000 tonnes en 2008, la production mondiale de glyphosate est passée à 650 000 tonnes en 2011, pour atteindre 720 000 tonnes en 2012, selon les données compilées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Aux Etats-Unis, les quantités épandues ont été multipliées par 20 en ­l’espace de vingt ans, passant de 4 000 tonnes par an en 1987 à 80 000 tonnes en 2007. En 2011, dans une étude publiée par la revue Environmental Toxicology and Chemistry , l’US Geological Survey annonçait avoir détecté du glyphosate dans les trois quarts des échantillons d’eau de pluie et d’air analysés dans une région de grandes cultures. En France, il s’en épand environ 8 000 tonnes par an. Avec son principal produit de dégradation, l’AMPA, il constitue le produit le plus fréquemment détecté dans les cours d’eau de France métropolitaine.

Les travaux du biologiste français et de son équipe suggéraient donc déjà, il y a près de quinze ans, que le glyphosate pouvait être impliqué dans la cancérogenèse.

En outre, la monographie du CIRC rappelle ce fait surprenant : lorsque, en 1985, la substance est évaluée pour la première fois par l’Agence de protection de l’environnement américaine, elle est d’emblée classée cancérogène. Les experts américains signalent en effet que les souris exposées au produit ont un risque accru de développer un cancer du tubule rénal… Des discussions pointues sur la nature de quelques-unes des tumeurs observées conduiront, quelques années plus tard, à considérer ce résultat comme non significatif.

Malgré ces alertes anciennes, le glyphosate s’est installé comme le plus sûr des herbicides sur le marché pendant de nombreuses années. La confiance dans le produit a été telle que certains risques sanitaires, sans liens avec le cancer, ont été totalement ignorés. Neurotoxicité


« Nous savons avec certitude que le glyphosate est neurotoxique : cela est documenté par des études menées sur les animaux et aussi par les cas d’intoxication aiguë chez l’homme , dit ainsi Philippe Grandjean, professeur à l’université ­Harvard, l’un des pionniers de l’étude de l’effet des polluants environnementaux sur le système nerveux central. Or si le glyphosate a un effet sur le cerveau adulte, nous savons aussi qu’il aura un effet sur le cerveau en développement du jeune enfant ou sur le fœtus, par le biais de l’exposition des femmes enceintes. »

Toute la question est alors de savoir à partir de quel niveau d’exposition au glyphosate ces dégâts apparaissent. « Cela, nous ne le savons pas , répond M. Grandjean. A ma connaissance, il n’y a eu aucune étude valide, menée selon les standards réglementaires, pour évaluer les effets du glyphosate sur le neurodéveloppement. S’agissant du pesticide le plus utilisé dans le monde, cette situation me semble être assez problématique. » Stéphane Foucart
Journaliste au Monde

Lire aussi : Le bénéfice des cultures « Roundup ready » en question

La normalisation du travail viticole à l'épreuve de la ...

economierurale.revues.org › Numéros › 321 › Recherches

de C Nicourt - ‎2011 - ‎Cité 4 fois - ‎Autres articles

La normalisation du travail viticole à l’épreuve de la réduction de l’usage des pesticides

Winegrowing Labor Standardization Facing Pesticides Use Reduction

Christian Nicourt et Jean-Max Girault

-Pétition foodwatch et Ligue contre le cancer:

"non à l’autorisation du glyphosate, « cancérogène probable » selon l’OMS !"

vendredi 30 octobre 2015
popularité : 22%

L’autorisation européenne du désherbant le plus utilisé au monde, le glyphosate, expire fin 2015. Tout dépend maintenant de l’EFSA, l’autorité de sécurité des aliments : l’avis qu’elle remettra à la Commission européenne sera déterminant. Celle-ci doit décider d’ici quelques semaines de renouveler ou non cette autorisation pour dix ans. Pour des géants de la chimie comme Monsanto, Bayer et Syngenta, cela signifie dix années de plus à engranger des bénéfices de plusieurs milliards en Europe ! On peut donc compter sur eux pour se montrer très convaincants auprès des experts européens.

C’est pourquoi nous, consommateurs, devons faire entendre notre voix et agir pour faire respecter le principe de précaution ! Tant que l’innocuité du glyphosate n’est pas scientifiquement établie, l’Union européenne se doit de protéger la santé de ses citoyens. Car le glyphosate, que l’on retrouve partout dans nos assiettes, pourrait présenter un sérieux danger pour notre santé. En mars, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) avait désigné le glyphosate comme « probablement cancérogène », et l’étude détaillée confirmant ce diagnostic vient d’être publiée fin juillet. Nous avons besoin de votre soutien dès maintenant pour envoyer un message fort à l’EFSA.

Appelez Bernhard Url, président de l’EFSA, à tenir compte des mises en garde de l’OMS. C’est ce qu’impose le principe de précaution, ancré dans le règlement 178/2002 qui fait office de « constitution européenne » en matière d’alimentation.

foodwatch a lancé cette pétition le 26 août 2015, en partenariat avec la Ligue contre le cancer.

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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 01:57

Grande-Bretagne - Du colza contenant des OGM, interdit dans l’UE, a été semé

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Le ministère britannique de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (Department for Environment Food and Rural Affairs, DEFRA) a annoncé le 28 octobre 2015, que son service en charge de l’inspection des OGM [1] confirmait la présence de semences génétiquement modifiées dans un lot de semences de colza conventionnel importé de France.

La suite sur : http://www.infogm.org/spip.php?article5873

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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 05:56

UE - Moins 18% de cultures d’OGM en Espagne (moins 19% dans l’UE)

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L’Espagne est le pays leader dans la culture des plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques dans l’Union européenne (UE), mais les agriculteurs semblent progressivement s’en désintéresser, avec moins 18% d’OGM cultivés cette année. Une diminution du même ordre avait déjà été notée dans trois autres pays qui cultivaient des PGM dans l’UE : en République tchèque, Slovaquie et Roumanie [1]. Pour le moment (en attente des données portugaises), nous pouvons donc annoncer une diminution de 19 % des surfaces cultivées avec des PGM en Europe, passant de 134 473,37 hectares en 2014 à 108 852,81 hectares en 2015.

Le ministère de l’Agriculture espagnol vient de publier ses « estimations » des surfaces cultivées avec du maïs MON810 en Espagne en 2015 : 107 749,24 hectares, soit une diminution de 18% par rapport à 2014 (131 538 hectares)… Toujours en augmentation annuelle depuis l’entrée des OGM, les surfaces espagnoles de maïs MON810 avaient commencé à décliner légèrement, de moins 4%, entre 2014 et 2013 [2]. Le maïs transgénique représentait en 2014 plus d’un tiers des cultures de maïs dans ce pays (31,56 % exactement). Cette part diminue un peu en 2015 pour atteindre 28,13% de la sole globale espagnole de maïs. Les surfaces globales en maïs ont en effet diminué de 8,3% entre 2014 et 2015 (418 000 ha à 383 000, selon une estimation faite par Eurostat en octobre 2015).

La publication des surfaces cultivées avec des variétés transgéniques est obligatoire depuis plusieurs années. Mais le ministère portugais n’a toujours pas publié de chiffres, qu’il connaît pourtant depuis quelques mois. Nous nous attendons, dans ce pays aussi, à une diminution. En effet, selon les données publiées par la Direction générale de l’Agriculture de la Province d’Alentejo, les surfaces ont diminué, passant de 5456,70 hectares en 2014 (sur les 8542 ha cultivés au niveau national) à 4941,87 hectares. Margarida Silva, de la Plataforma transgénicos Fora, estime que l’absence de données publiées par le ministère est la « conséquence directe » de la carte [3] que cette association a publiée au printemps 2015. L’association avait réussi, suite à une longue bataille judiciaire, allant jusqu’à la Cour suprême, à obtenir les données précises du registre des parcelles cultivées avec du maïs transgénique pour les années 2013 et 2014, provoquant la colère du ministère de l’Agriculture.

En parallèle, 17 pays de l’UE et quatre régions ont adopté le moratoire nouvelle formule (ou « opt-out ») au cours des derniers mois, en demandant aux entreprises de biotechnologies (Monsanto, Pionner, Syngenta et Dow AgroSciences) d’exclure leur territoire non seulement de l’autorisation pour la seule plante génétiquement modifiée actuellement autorisée, le maïs MON810, mais aussi pour les sept PGM en cours d’autorisation. Le plus surprenant est de voir dans ces listes des pays qu’on avait tendance à classer parmi les défenseurs des biotechnologies, comme les Pays-Bas, le Danemark ou Malte. Le virage avait été amorcé en début d’année, au moment du vote des États membres sur l’autorisation à la culture du maïs 1507. En effet, 19 États s’étaient opposés à cette autorisation, dont les trois évoqués précédemment [4]. Cinq pays avaient soutenu l’autorisation, et sans surprise, ces cinq pays n’ont pas adopté l’opt-out (Espagne, Estonie, Finlande, Royaume-Uni [5], et Suède). Malgré un nombre important d’États opposés au maïs 1507, la majorité qualifiée n’avait pas été atteinte et c’est donc à la Commission européenne de valider sa proposition d’autorisation, validation toujours en attente. Les décisions récentes ne vont pas faciliter le travail de la Commission. Mais, si la Commission autorise finalement ce 1507, et si Pioneer accepte les opt-out ci-dessus mentionnés, ce maïs ne sera pas cultivé dans ces 17 pays et quatre régions.

Rappelons cependant que les PGM continuent d’être massivement importées sur le territoire européen pour nourrir le bétail… Un paradoxe mis en exergue tant par les organisations anti-OGM que ceux qui en font la promotion. Pour les premiers, il s’agit d’un manque de volonté politique du gouvernement qui ne fait rien (ou si peu) pour soutenir les filières alternatives au soja GM ; pour les seconds, ces moratoires seraient des gages à peu de frais pour les mouvements écologistes et contribueraient à affaiblir les agriculteurs européens…

Enfin, rappelons également que les OGM transgéniques cachent d’autres OGM pour lesquels aucun registre n’est obligatoire : les plantes rendues tolérantes aux herbicides par mutagénèse. Ces plantes, bien qu’issues d’une sélection en laboratoire et « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle » [6], ne sont pas considérées par le législateur comme des « OGM »… En France, ces OGM mutés sont des colzas et des tournesols rendus tolérants à différents herbicides.

[1] Inf'OGM, « 2015 : les OGM abandonnés en Roumanie », Christophe NOISETTE, 10 septembre 2015

[2] Inf'OGM, « OGM - Légère diminution des surfaces en Europe », Christophe NOISETTE, 2 décembre 2014

[3] http://www.stopogm.net/cultivos

[4] Inf'OGM, « OGM - Culture du maïs TC1507 : 19 Etats européens sur 28 votent contre, mais elle pourra quand même être autorisée », Eric MEUNIER, 11 février 2014

[5] dont trois régions sur quatre ont pourtant adopté l’opt-out...

[6] Extrait de la directive 2001/18

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L’évolution des cultures OGM et des moratoires en Europe - février 2014

Cultures d’OGM dans l’UE : l’Espagne fait cavalier seul - février 2014

Les OGM cultivés disparaissent progressivement d’Europe... sauf en Espagne et au Portugal - janvier 2013

ESPAGNE / PORTUGAL : Un peu plus de maïs OGM cultivé en 2011 - septembre 2011

EUROPE - La baisse des surfaces cultivées avec des OGM se confirme - février 2011

De moins en moins de maïs OGM cultivé en Europe - janvier 2011

ESPAGNE - Moins de maïs OGM ou plus d’incohérence du ministère ? - novembre 2010

Monsanto veut conquérir l’Europe - novembre 2005

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:28

Des OGM "cachés" dans les pays et territoires d’Outre-mer ?

Claire Chauvet et Frédéric Guérin, STOP OGM Pacifique, septembre 2015

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L’association STOP OGM Pacifique a interrogé la DG « Coopération internationale et Développement international » (DG Devco) de la Commission européenne, sur l’application de la réglementation européenne en matière d’OGM dans les Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM). Celle-ci a invité l’association à se tourner vers les États membres concernés, puisque « les PTOM sont associés à, mais ne font pas partie de, l’Union européenne (UE) (partie IV du Traité sur le Fonctionnement de l’UE) et, par conséquent, la législation de l’UE, y compris la législation sur les OGM, ne leur sont pas applicables automatiquement ».

Les Pays et Territoires d’Outre-mer (PTOM) sont des dépendances de quatre États membres de l’Union européenne : Danemark, France, Pays-Bas et Royaume-Uni. Mais ce ne sont effectivement pas des territoires européens même si leurs habitants sont des citoyens de l’Europe. Leurs statuts et leurs relations avec l’Union européenne sont définis au cas par cas. De même leur autonomie en matière réglementaire et leur degré de souveraineté sont très variés [1] [2]. Éloignement et insularité sont des particularités communes à ces bouts de territoires répartis aux quatre coins du monde. Bien qu’en moyenne 50% de leurs échanges commerciaux se fassent avec les États auxquels ils sont rattachés, leur approvisionnement en denrées alimentaires ou en intrants agricoles dépend fortement des puissances régionales dont ils sont proches : États-Unis et Canada pour Saint-Pierre et Miquelon, Australie et Nouvelle-Zélande pour la Nouvelle-Calédonie, Amérique latine pour les îles caribéennes, etc.

La transparence n’est pas de mise

En Nouvelle-Calédonie, l’association STOP OGM Pacifique aura mis presque un an pour obtenir des autorités une information claire et fiable quant à l’applicabilité de la réglementation française sur les OGM et du protocole de Carthagène. La Nouvelle-Calédonie n’est pas incluse dans ce protocole comme la plupart des PTOM, impliquant, de fait, la non transcription des règlements nationaux à l’échelle territoriale. De la même façon, en Polynésie française, les règles de biosécurité restent floues : sur son site Internet, le service phytosanitaire informe que « l’importation d’OGM vivants reste interdite en attendant les conclusions des autorités scientifiques », alors que les textes fondateurs en la matière n’en font aucune mention [3]. La menace est pourtant sérieuse puisque la Polynésie française entretient des liens de coopération agricole étroits avec Hawaï, terre de prédilection des OGM, où la papaye transgénique est cultivée depuis 1998 (90% des plants) et où plus de 5 000 essais en champs ont été menées [4].

Ce flou juridique semble en arranger certains. Oxitec par exemple, leader mondial des insectes GM, a réalisé aux Iles Caïmans en 2009 ses premiers lâchers de moustiques transgéniques sans que les clauses du Protocole de Carthagène, ratifié par la Grande-Bretagne, n’aient été respectées, en particulier celles relatives à l’information du public [5]. La même entreprise a démarché l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie pour des essais de moustiques GM sur l’île de Tiga dans l’archipel des Loyautés. Il faut avouer que l’on y rencontre des conditions idéales : Tiga est une île de 10 km², peuplée de 150 habitants et particulièrement isolée du reste du territoire ; un mini-laboratoire, bénéficiant à proximité de l’implantation d’un institut de recherche français, au moment même où l’Europe se trouve confrontée à la propagation des moustiques vecteurs du Zika ou de la Dengue [6].

Papayes et bananes (dans le Pacifique), café (en Guyane [7]), moustiques (aux Iles Caïmans), autant d’OGM « exotiques » expérimentés et potentiellement cultivés dans les « paradis tropicaux » européens pour lesquels peu d’informations sont disponibles dans les États membres de l’UE. Quand bien même la réglementation sur les OGM s’appliquerait, les PTOM se trouvent confrontés à deux problèmes majeurs tant au niveau de l’agriculture que des produits commercialisés : la difficulté de mettre en place les mesures de contrôle adéquates et la fragilité de leur marché au sein des espaces régionaux. Saint-Pierre et Miquelon est un cas d’école : située sur le continent nord-américain, cette île est directement en prise économique avec le Canada, à moins de 30 km de ses côtes (toute proche de l’île du Prince Edouard où sont élevés les alevins du saumon transgénique de l’entreprise Aquabounty).

A l’inverse, l’autonomie des PTOM leur donne la liberté de légiférer sur la culture des OGM ou leur étiquetage en dehors des cadres réglementaires lourds de l’UE. Ainsi l’interdiction d’importation des semences GM (fruits et céréales) a fait l’objet d’un arrêté gouvernemental en Nouvelle-Calédonie en 2014, le territoire ayant mis en avant la préservation de l’agro-biodiversité locale. Aux Bermudes, l’interdiction d’importer du Round-Up vient d’entrer en vigueur, et les agriculteurs ont bon espoir d’obtenir un contrôle des semences GM à l’importation d’ici peu de temps [8].

Pour conclure, l’application des textes de loi sur les OGM dans les PTOM dépend d’une part du positionnement des États membres de l’UE concernés et d’autre part de la volonté des décideurs politiques locaux. Choisir de ne pas réglementer la dissémination des OGM dans les PTOM au détriment de l’environnement et du droit des consommateurs est une chose, ne pas disposer de l’information en est une autre. Les territoires eux-mêmes, pour certains, semblent méconnaître la situation. Souhaitant que la lumière soit faite dans ces bouts d’Europe aux quatre coins du globe, STOP OGM Pacifique réalise actuellement un inventaire des dispositifs réglementaires des 24 PTOM européens [9]

[1] http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000042-la-france-d-outre-mer/introduction

[2] http://www.octassociation.org/?lang=fr

[3] http://www.biosecurite.gov.pf/importation/-importation_vegetaux.php

[4] http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/06/03/-poisons-de-paradis_4646102_3244.html

[5] Inf'OGM, « Insectes génétiquement modifiés : une aberration écologique », Christophe NOISETTE, Eric MEUNIER, Pauline VERRIERE, 16 avril 2012

[6] http://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=517

[7] https://www.grain.org/fr/article/entries/3764-1-800-a-plants--de-cafe-transgenique-ont-ete-coupes-en-guyane

[8] http://www.royalgazette.com/article/20150511/NEWS/150519966

[9] La liste de ces PTOM est sur http://www.stopogmpacifique.org

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 07:11

Colloque International Evaluation et règlementation des OGM et pesticide Les inscriptions sont ouvertes et le nombre de places limité!

Ce colloque, ouvert à la société civile, est organisé dans le cadre d’un projet de recherche participative PICRI (Partenariat Institution-Citoyens pour la Recherche et l’Innovation), financé par la Région Ile-de-France.

Ce projet qui porte sur le principe de l’équivalence en substance, sur lequel s’appuie l’évaluation de tous les OGM agricoles dans le Monde, est réalisé en partenariat entre l’Université Paris-Sud 11(UPS) l’association Générations Futures et le Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique.

Lors de ce colloque il sera question :

  • de faire un point sur la manière dont les données expérimentales remettent en question le principe d’équivalence en substance avec Christian Vélot,
  • d'évoquer la contamination par le glyphosate de soja GM destiné à l’alimentation humaine et animale.
  • du lien entre OGM et pesticides avec le Pr. Gilles-Eric Séralini

On parlera aussi lors de différents tables-rondes :

  • de l'intérêt de la Recherche participative avec François Veillerette et des représentants de la Fondation Science Citoyenne,
  • des questions de l'évaluation des pesticides et des OGM avec Corinne Lepage et une le directeur de l'évaluation de l'ANSES, Dominique Gombert
  • ou encore du devenir de l'agriculture et de l'alimentation avec François Dufour, Maria Pelletier et Marc Dufumier.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site dédié au projet ou en lisant ci-dessous le programme complet avec le lien pour vous inscrire à ce colloque.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 05:04

CRIIGEN <criigen@criigen.info>

Date : 22 septembre 2015

Le premier bilan international indépendant de l'herbicide Roundup montre qu'il produit des effets toxiques en-dessous des taux réglementaires

L’équipe du Pr. Séralini publie le premier bilan scientifique indépendant des effets toxiques du Roundup, le pesticide le plus utilisé au monde, et du glyphosate déclaré comme son principe actif, alors que la toxicité du Roundup est réévaluée cette année par l’agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et son autorisation de mise sur le marché éventuellement prolongée jusqu’à 2030. Et si l’agence internationale de recherche contre le cancer classe le glyphosate « cancérogène probable », l’agence réglementaire en charge de son évaluation européenne recommande au contraire une augmentation des doses journalières admissibles. Ce bilan, travail important et indépendant des producteurs de pesticides traitant de la question, montre que des dizaines d’études contenant des preuves d’effets toxiques du Roundup et du glyphosate en dessous des limites réglementaires ont été négligées pour des raisons non scientifiques.

Le Pr. Séralini et ses collègues ont ainsi passé au crible la totalité des études de toxicité du Roundup pour réévaluer de façon indépendante la pertinence des seuils de toxicité établis par les autorités réglementaires. Ils révèlent l’existence d’une vingtaine d’études académiques montrant des effets toxiques à des doses auxquelles les agences réglementaires déclarent une absence d’effets. Des effets toxiques négligés sont même retrouvés dans les expériences réalisées par les industriels eux-mêmes.

Cette nouvelle recherche est publiée dans la revue Food and Chemical Toxicology. Cela signe ainsi la reconnaissance par l’édition scientifique du Prof. Séralini et de son équipe comme les spécialistes mondiaux des effets du Roundup et des OGM qui y sont associés. Ceci est d’autant plus remarquable qu’il s’agit de la revue qui avait retiré en 2012 la publication de l’étude de toxicité à long terme d’un OGM et du Roundup sur des rats de laboratoire effectuée par la même équipe. Cette étude avait subi des attaques féroces de l’industrie des biotechnologies et des agences de règlementation car elle remettait profondément en cause l’innocuité de l’herbicide le plus vendu au monde et des OGM associés, et avait été retirée après le recrutement d’un collaborateur de Monsanto au bureau éditorial de la revue. Depuis, la composition de son bureau éditorial a été remaniée. Par ailleurs, il est rappelé que l’article retiré a été republié dans une autre revue scientifique, Environmental Science Europe, et fait donc à nouveau part du corpus des publications scientifiques auxquelles on peut se référer.

Les résultats de ce bilan montrent que le Roundup est toxique à des doses bien en-dessous des doses règlementaires. Il est incompréhensible que l’agence de sécurité sanitaire allemande (BfR), en charge de l’évaluation européenne du glyphosate, le principe actif déclaré du Roundup, recommande une augmentation de la dose journalière admissible, ouvrant la porte à des expositions aux résidus de Roundup de plus en plus fortes. C’est d’autant plus grave que l’équipe du Pr. Séralini a montré que le Roundup était bien plus toxique que le seul glyphosate, et que les formulations commerciales du Roundup n’ont jamais été testées sur les animaux avec analyses sanguines, sous les considérations fallacieuses que les adjuvants n’étaient pas toxiques. Le CRIIGEN recommande la suspension immédiate des autorisations de mise sur le marché des herbicides à base de glyphosate comme le Roundup. Les données sur leur toxicité sont aujourd’hui suffisantes pour le réclamer.

Lien vers l’étude : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S027869151530034X

Citation : Mesnage R, Defarge N, Spiroux de Vendômois J, Séralini GE. Potential toxic effects of glyphosate and its commercial formulations below regulatory limits. Food Chem Toxicol. 2015 Aug 14. doi: 10.1016/j.fct.2015.08.012.

Contact : Pr. Gilles-Eric Séralini 06 70 80 20 87 criigen@criigen.info www.criigen.org

De : CRIIGEN <criigen@criigen.info>

Date : 22 septembre 2015 12:29:55 HAEC

À : destinataires inconnus:;

Objet : Soutien au Pr Séralini "procès pour diffamation" du 25 septembre 2015 à Paris


Bonjour à toutes et à tous,

POUR INFORMATION ET DIFFUSION AUTOUR DE VOUS

Venez nombreux au grand rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance, 4 boulevard du Palais - Paris 75001, ce vendredi 25 sept. à 12h45 (Place du Châtelet ou Place Luis Lepine), pour accompagner et soutenir Gilles-Eric Séralini.
Pendant la durée du procès, nous nous réunirons sur la péniche Daphnée, à 5 min. à pied du TGI près de Notre Dame. Elle est réservée jusqu'à 20h !
Venez nombreux soutenir le Pr Séralini !

Miguel Garcia - membre du Conseil Scientifique du CRIIGEN

******************************************************
HISTORIQUE :

Suite à l'article scientifique publié en septembre 2012 par l'équipe du Pr Séralini dans la revue Food and Chemical Toxicology concernant une étude de toxicité chronique à long terme du Roundup et d’un OGM tolérant le Roundup (maïs NK603) donné à des rats, celui-ci a suscité de nombreuses réactions, parfois très violentes. Le Pr Séralini soutenu par le CRIIGEN a donc décidé de porter plainte pour diffamation contre le site internet « La Lettre du Cotentin», édité par Daniel Dubost le 25 octobre 2012 et le journaliste Jean-Claude Jaillette du journal Marianne paru le 29 septembre au 5 octobre 2012.

Le premier qui a été Maître de Conférences à l'Université d'Angers et de Caen, maintenant à la retraite, a traité le Professeur Gilles-Eric SERALINI de "fou dangereux, ce gredin de la science", "ce bouffon scientifique", "le Guignol de l’Université de Caen, mon Université, "J’exigerais qu’il soit rayé des cadres et interdit d’exercer dans la fonction publique. Une procédure d’internement pourrait s’en suivre. (…)." et le second l'accuse de « fraude scientifique ».

D. Dubost et J-C Jaillette ont démontré dans leurs écrits une animosité patente à l’égard des travaux du Professeur Séralini et de son équipe de chercheurs. Le premier, prenant en référence dans ces propos le blog "les imposteurs" et le HCB, et le second, qui n'en est pas à son premier procès pour diffamation est l'auteur du livre « Sauvez les OGM », paru en mai 2009 aux Editions Hachette Littérature, dont la quatrième page de couverture ne laisse planer aucun doute possible sur ses positions favorables aux OGM puisqu’il y écrit : « Passer à côté de ce que laissent espérer les OGM serait suicidaire, à défaut d’être criminel. » !!

Affaire Séralini/Marianne :

La date de plaidoiries a été fixée au 25 septembre 2015 à 13 heures 30

Affaire Séralini/Dubost est reportée en oct. 2016

Lieu : Tribunal de Grande Instance de PARIS – 17ème chambre correctionnelle

4 Boulevard du Palais – 75001 Paris

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