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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 08:37

Plan Ecophyto : les mesures passent, les pesticides restent

Présenté par le gouvernement fin octobre 2015, le plan Ecophyto 2 se met en place. Fera-t-il mieux que son prédécesseur, qui n’avait entrainé aucune baisse de la consommation de pesticides en France ? Pas sûr. D’un côté, les organisations environnementales pointent les régressions par rapport à Ecophyto 1. De l’autre, les représentants agricoles et de l’industrie des pesticides jugent le dispositif trop contraignant.

Avec le plan Ecophyto 2, le gouvernement a revu ses ambitions de réduction de pesticides à la baisse. Et pour cause : le premier plan s’est soldé par un échec. Au lieu des 50% de réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires entre 2008 et 2018, la consommation avait légèrement augmenté. Le nouveau plan vise donc une réduction en deux temps : 25% d’ici 2020 et 50% à l’horizon 2050.

Le principal levier du plan concerne les distributeurs de pesticides. Ils devront réduire leurs ventes de 20% d'ici cinq ans ou promouvoir des solutions de réduction d’utilisation des produits chimiques, sous peine d’amendes. Ces solutions seront validées par des certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP), sur le modèle des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Cette cible permet de concentrer les efforts sur les 1000 distributeurs qui fournissent 99% des produits phytosanitaires et qui sont en général les prescripteurs. Les CEPP devraient être mis en place – à titre expérimental – en juillet 2016. Mais les intéressés ne veulent pas de cette mesure. Pour le syndicat de l’industrie des produits phytosanitaires (UIPP), "la mise en place de dispositifs contraignants et punitifs, sans aucune étude d’impact économique préalable, accentuera les distorsions de concurrence déjà existantes et nuira à la compétitivité de l’agriculture française".

Le gouvernement propose pourtant une obligation de moyens et non de résultats. Par exemple, la mise en place de conseils pour l’utilisation d’un pulvérisateur agricole plus performant pourrait donner droit à un CEPP et compenser l’absence de baisse de vente de pesticides.

Pour de nombreux analystes, la logique de négociation continue avec les acteurs agricoles pour parvenir à des ajustements acceptables (une logique de cogestion qui caractérise la politique agricole française) pèse lourd dans le blocage sur les règlementations environnementales.

"Le gouvernement ne veut pas de fiscalité punitive ni de règlementation contraignante pour ne pas crisper la profession", souligne Claudine Joly, qui siège pour France Nature Environnement (FNE) au Comité consultatif du plan Ecophyto. En conséquence, "aujourd’hui, rien n’oblige les agriculteurs à bouger", estime-t-elle.

Par exemple, la mise en place d’une règlementation contraignante dans les zones de captage d’eau pour éviter la contamination de la ressource en eau par des produits toxiques a été abandonnée. Pourtant, en 2013, des pesticides sont retrouvés dans 92 % des cours d’eau français, avec plus de 10 pesticides différents identifiés dans 60 % des cas.

Ecophyto 2 mise donc sur la sensibilisation des agriculteurs aux améliorations techniques pour réduire les pesticides, à travers notamment le conseil, la formation et un réseau de fermes de démonstration (fermes Dephy). Selon les experts, une meilleure maitrise dans l’utilisation des produits suffirait à diminuer de 25% la consommation. Pour aller au-delà, un changement de système de production serait nécessaire.

Mais selon Stéphanie Pageot, présidente de la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB), "la profession agricole ne veut pas passer à un système de production moins dépendant des pesticides. Sans l’opinion publique, on n’y arrivera pas".

Répondant à la demande des représentants agricoles et industriels, le ministère de l’Agriculture a proposé, fin 2015, de changer l’indicateur de suivi du plan Ecophyto : le Nodu. Cette mesure, qui tient compte de la quantité de produit utilisée et de son niveau d’activité, serait remplacée par un nouvel indicateur intégrant les caractéristiques d’utilisation du produit et son impact sur la santé et l’environnement.

Mais la levée de bouclier des organisations écologistes et de la recherche pourrait pousser le gouvernement à faire marche arrière. En effet, ces nouveaux critères sont très difficiles à évaluer. "Face à l'incapacité du premier plan à réduire l'utilisation des pesticides, le risque est fort de changer pour un indicateur plus complaisant. La porte est ouverte à la mise en place d'un indicateur dégradé", souligne la Fondation Nicolas Hulot.

FNE s’inquiète également d’un retour en arrière. "L’indicateur Nodu a été obtenu de longue lutte lors du Grenelle de l’environnement", souligne Claudine Joly. La France s’était alors distinguée avec cet indicateur plus ambitieux que la plupart des pays européens. Cet avant-gardisme justifie aujourd’hui son rejet par l’industrie.

Côté financier, l’enveloppe annuelle attribuée au plan passe de 40 à environ 70 millions d’euros, grâce à l’élargissement de l’assiette de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) à l’ensemble des substances actives classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction. Les organisations environnementales réclament son élargissement à l’ensemble des produits phytosanitaires. Mais elles posent aussi la question de l’utilisation des fonds publics, face à l’échec du précédent plan.

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3 janvier 2016 7 03 /01 /janvier /2016 11:28

Plus de 20 000 signatures ont déjà été récoltées pour que Tampax nous assure que l'herbicide cancérogène de Monsanto - le RoundUp - n'entre pas dans la composition de ses tampons -- comme ce que nous fait craindre une étude scientifique récente.

Pouvez-vous ajouter votre voix?

L'herbicide cancérogène de Monsanto n'a rien à faire dans les tampons et serviettes hygiéniques des femmes!

Une nouvelle étude nous apprend qu’au moins 85% des tampons contiennent du RoundUp, un herbicide cancérogène.

Dites à Tampax de divulguer ce qui entre dans la composition de ses produits et de s'engager à en éliminer le glyphosate (RoundUp).

Si un médecin vous disait qu'un produit hygiénique que vous utilisez couramment, un produit en contact avec vos parties les plus intimes de surcroît, contenait un herbicide cancérogène, vous seriez terrifiée, n'est-ce pas?

Eh bien c'est ce qu'une nouvelle étude nous apprend!

Au moins 85% des tampons étudiés contenaient du glyphosate, mieux connu sous l'appellation commerciale que lui a donnée Monsanto: RoundUp. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cet herbicide est classé «cancérogène probable».

Dites à Tampax de nous certifier qu'il n'y a pas de RoundUp dans leurs produits hygiéniques!

Le problème, c'est que l'industrie d'hygiène féminine n'est pas obligée de dévoiler ce qui entre dans la composition des serviettes sanitaires et des tampons, comme ce ne sont ni des cosmétiques, ni des dispositifs médicaux. Les femmes n'ont donc aucun moyen d'obtenir sur les emballages de l'information qui leur permettrait de tenir compte des potentiels effets de chaque marque sur leur santé.

Le RoundUp se retrouve dans les tampons et les serviettes par le biais du coton utilisé pour absorber. Les dangers sont encore incertains, mais les médecins préviennent que la paroi vaginale est très absorbante et peut ainsi être une voie de contamination.

Imaginez si Tampax, le chef de file de l'industrie, était confronté à une mobilisation si forte qu'elle menaçait son image de marque! L'entreprise n'aurait d'autres choix que de surveiller et de divulguer ce qui entre dans la fabrication de ses tampons. Ce changement pousserait ensuite l'ensemble de l'industrie à faire de même, ce qui mènerait finalement à l'élimination complète du poison de tous les tampons.

Dites à Tampax de divulguer ce qui entre dans la composition de ses tampons et serviettes hygiéniques et de s'engager à éliminer le glyphosate de ses produits.

Merci pour tout ce que vous faites,
Marie, Nabil, Fatah et le reste de l'équipe SumOfUs

-Plus d'information sur le plaisir féminin avec le viagra rose ....

Comment un lobby a permis l'homologation du «Viagra ...

.

http://sexologie-magazine.com:

...et sur les protections intimes imbibées du glyphosate de Monsanto

85% des tampons et serviettes hygiéniques contiendraient du glyphosate, LE FIGARO, 29 octobre 2015
Tampons: Pourquoi rien ne fuite sur leur composition, 20 MINUTES, 28 octobre 2015

Les tampons contiendraient du glyphosate, quel risque pour ...

Les tampons et serviettes hygiéniques : un concentré de ...

Les tampons soupçonnés de contenir de l'herbicide - 28 ...

Du désherbant dans… des tampons hygiéniques - Europe 1

85% des tampons hygiéniques contaminés par le Roundup ...
Dans l'intimité de 85% des tampons et serviettes hygiéniques
De l'herbicide détecté dans les tampons et serviettes ...
Glyphosate - Edition du soir Ouest France - 27/10/2015
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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 13:54

Pesticides Agriculture

Roundup, 2,4-D : pour favoriser les OGM, les Etats-Unis minimisent-ils les risques ?

L’Agence de protection de l’Environnement (EPA) affirme aujourd’hui que les citoyens états-uniens peuvent sans danger avoir un régime alimentaire qui dépasse 41 fois la dose limite de 2,4-D qu’elle a autorisée il y a dix ans ! C’est un niveau bien plus élevé que ce qui est autorisé en Chine, en Russie, en Australie, en Corée du Sud au Canada ou au Brésil. Ce niveau est plus élevé que celui que recommande l’Organisation Mondiale de la Santé.

Egalement...

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Le miracle de l’agriculture des Etats-Unis et de son abondance de nourriture est possible grâce à un autre miracle qui n’est pas aussi positif : les puissants herbicides. Ces composés chimiques – comme le Roundup de Monsanto – terrassent les envahisseurs, mais laissent le maïs et le soja modifiés génétiquement s’épanouir grâce à leur tolérance à ces produits.

Malheureusement, la sur-utilisation de ces herbicides a engendré des herbes qui, elles aussi, sont devenues tolérantes. C’est ce qui se passe actuellement à travers tout le continent américain.

Pour combattre ces « mauvaises » herbes ou adventices, devenues tolérantes aux herbicides, la compagnie Dow Chemical ressort du placard le 2,4-D, un produit chimique datant de la Seconde guerre mondiale, et dont le lien avec certaines formes de cancers et autres maladies est avéré [1] . Dow veut utiliser ce produit toxique en association avec le principal herbicide chimique, le Roundup. C’est une arme double : ce que l’un ne tue pas l’autre l’achève.

Une solution certes "élégante", mais est-elle sûre ? L’Agence de protection de l’Environnement (EPA) prétend que oui. Elle a autorisé le nouveau duo dynamique – appelé Enlist Duo – l’an dernier. [2]

Pourtant, dans une étude récente de Tribune, intitulée « Moisson chimique », la journaliste de Tribune, Patricia Callaghan, expliquait que le gouvernement baisse les normes de sécurité et minimise les risques en particulier ceux des enfants.

Callaghan souligne qu’avec sa décision, l’Agence de protection de l’Environnement (EPA) affirme aujourd’hui que les citoyens états-uniens peuvent sans danger avoir un régime alimentaire qui dépasse 41 fois la dose limite de 2,4-D qu’elle a autorisée il y a dix ans ! C’est un niveau bien plus élevé que ce qui est autorisé en Chine, en Russie, en Australie, en Corée du Sud au Canada ou au Brésil. Ce niveau est plus élevé que celui que recommande l’Organisation Mondiale de la Santé.

Mais où est-ce que l’Agence de la protection de l’environnement (EPA) est allé chercher l’idée qu’un accroissement de l’exposition n’aurait pas de conséquences néfastes sur les gens ? Callaghan rappelle que même dans l’étude de Dow, les chercheurs de l’entreprise signalent des troubles rénaux chez des rats exposés à cet herbicide. Mais les scientifiques de l’Agence ont changé leur analyse sur cette étude centrale, en se laissant convaincre par un toxicologue du gouvernement canadien qui décida que les chercheurs de Dow avaient fait preuve d’un excès de prudence dans leur évaluation du risque.

Pour l’Agence de protection de l’environnement, quelle que soit la limite fixée, les citoyens états-uniens n’ingèreront pas des taux dangereux de 2,4-D. Ils affirment que le produit est beaucoup plus sûr que ce que l’on pensait précédemment, et que les autres pays n’ont tout simplement pas encore actualisé leurs valeurs limites avec les études les plus récentes.

Philip Landrigan, expert reconnu dans le domaine de la sécurité chimique, n’est pas du tout convaincu. Il a demandé à l’administratrice de l’Agence de rejeter l’Enlist Duo. Il demande que le Programme national de toxicologie – un organisme différent qui teste les produits chimiques toxiques – procède à l’évaluation des risques de l’Enlist Duo. Nous sommes d’accord. Une revue indépendante pourrait dissiper le sentiment que le ministère a agi précipitamment.

Nous pourrions ainsi démêler les données scientifiques de ce problème qui sont particulièrement touffues. C’est-à-dire rappeler ce que nous savons clairement depuis des décennies de recherche : les pesticides sont dangereux. Les enfants sont souvent plus menacés de lésions à vie, que provoquent des doses qui n’auraient que peu d’effets sur leurs parents. C’est pour cela que les lois fédérales exigent de l’Agence de tenir compte des risques spécifiques pour les enfants lorsqu’ils sont exposés à des pesticides.

L’autorisation de l’Agence de la protection de l’environnement est actuellement dans un certain flou juridique. Et ce flou entraîne la confusion. C’est l’Agence elle-même qui a demandé à une cour d’appel d’abroger sa propre autorisation de l’Enlist Duo, alors qu’elle est en train de décider si des zone de non-épandage plus importantes sont nécessaires pour protéger des plantes menacées qui pourraient pousser aux abords des champs. Mais c’est la règlementation.

L’Agence de protection de l’Environnement se fait beaucoup de soucis pour ces plantes. Mais s’inquiète-t-elle des humains ? Des responsables de l’Agence ont confié à Callaghan qu’ils ne ré-ouvriraient pas l’évaluation des risques pour la santé de l’Enlist Duo. L’Agence maintient qu’il n’y a aucun risque nouveau dû au mélange des deux pesticides qui ont été, chacun de leur côté, autorisés depuis très longtemps. Mais en quoi ce serait mauvais de procéder à des études complémentaires pour écarter tout doute ?

Les herbicides demeurent dans l’air, dans l’eau, dans nos aliments. Les scientifiques sont souvent en désaccord sur les interprétations des risques de toute une série de produits chimiques. Le seul moyen de faire le tri dans les risques est de procéder à de nouvelles recherches pour pouvoir fixer des limites de sécurité solides.

Il est fondamentalement du devoir de l’Agence de protection de l’environnement de s’assurer que ce miracle moderne qui permet aux Etats-Uniens de bien manger n’est en train de les… empoisonner petit à petit.

Edito paru dans le Chicago Tribune du 20 décembre 2015

Notes

[1] Voir l’article : « Et de deux ! Après le glyphosate, le 2-4 D est classé comme « possible cancérogène » par l’OMS »

[2] Voir l’article : « Après le Roundup, le 2,4-D ! Un autre raz de marée chimique pourrait inonder les Etats-Unis ! »

Rédigé le 21 décembre 2015

Lanceurs d'alertes : controverse autour d'un chercheur sur ...

Jonathan Lundgren, un entomologiste de 39 ans travaillant depuis 11 ans pour le Department of Agriculture américain (USDA) et récompensé pour ses recherches en 2011 (Presidential Early Career Awards for Scientists and Engineers), a eu la mauvaise surprise d’être suspendu après la publication de ses recherches sur les effets néfastes des néonicotinoïdes, notamment sur les papillons monarques et les abeilles. La suspension de 14 jours a été justifiée par 2 infractions : la soumission de certains de ces résultats sans une approbation claire de sa hiérarchie et par des négligences administratives au cours du processus autorisant un déplacement professionnel qui visait à présenter ses résultats. Le chercheur considère cette sanction disproportionnée et affirme avoir subi une campagne de harcèlement concernant l’objet de ses recherches suite à ses publications en début d’année. Ceci l’a conduit à porter plainte en tant que lanceur d’alerte (whistleblower) contre l’agence fédérale par l’intermédiaire de PEER (Public Employment for Environmental Responsability), une organisation qui défend les employés impliqués par leur travail dans la protection de l’environnement. Le document soumis par PEER mentionne notamment les plaintes suivantes : un processus de vérification de diapositives de présentation lourd et injustifié, l’ordre de ne pas parler au média de ses recherches et la demande de retirer son nom comme co-auteur d’un article scientifique.

La première loi américaine sur les lanceurs d’alertes travaillant dans les agences fédérales (Whistleblowers Protection Act) date de 1989, cependant son application et la jurisprudence qui en a découlée a considérablement affaibli la portée de loi. L’employé ne pouvait en effet voir sa plainte retenue que si l’alerte donnée découlait d’une action allant bien au-delà de son mandat de travail (above and beyond the call of duty). L’Enhancement Whistleblowers Protection Act a depuis permis de corriger ce défaut en 2012. [1]

Le PEER aurait également rassemblé des allégations de pressions auprès d’autres chercheurs de l’USDA mais qui ne sont pas encore publiques. Ces pressions moins marquées que celles rapportées par le Dr. Lundgren concernent des découragements exprimés verbalement et une communication tacite concernant les types de recherche qui ne seraient pas les bienvenues. [2]

L’ARS (Agricultural Research Service), la branche de l’USDA qui emploie toujours Dr. Lundgren, a de son côté tenu à rappeler qu’elle applique une « forte politique d’intégrité scientifique qui promeut une culture d’excellence et de transparence ». « Nous prenons l’intégrité de nos scientifiques au sérieux et nous reconnaissons l’importance de maintenir la confiance de la communauté scientifique, des décisionnaires et du grand public en notre recherche ».

Une déclaration à laquelle Jeff Runch, directeur de PEER, n’a manqué de réagir. Pour lui « ces règles permettent de faire de la recherche uniquement s’il n’y a pas d’applications dans le monde réel ». [3]

Le débat pose la question des conflits d’intérêts, récurrents dans ces grands départements fédéraux, ainsi que celle des liens qu’entretient l’USDA avec l’industrie notamment via les revolving door (va-et-vient professionnel entre le public et le privé). Le président, David Chicione, de la South Dakota State University, où Lundgren est employé, est notamment membre du conseil d’administration de Monsanto.

Rédacteurs
François Valentin, Stagiaire à la Mission pour la Science et la Technologie
Clement Lefort, Attaché Adjoint pour la Science et la Technologie, Washington, deputy-coop@ambascience-usa.org
Retrouvez l’ensemble de notre activité environnement ici

Notes

[1] http://www.foodwhistleblower.org/smoothing-the-path-for-usda-whistleblowers-dean-wyatts-story-and-the-evolution-of-federal-protections-235/

[2] http://www.theatlantic.com/science/archive/2015/11/is-the-usda-silencing-scientists/413803/

[3] https://www.washingtonpost.com/news/federal-eye/wp/2015/10/28/suspended-usda-researcher-alleges-agency-tried-to-block-his-research-into-harmful-effects-of-pesticides-on-bees-butterflies

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 06:40

Alors que la Commission européenne n’a toujours pas publié, et ce avec 2 années de retard, les critères scientifiques qui vont permettre d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens, le Tribunal de l’Union européenne donne suite aujourd’hui à une plainte de la Suède et reconnait que la Commission européenne en ne publiant pas ces critères dans les délais à violé le droit de l’Union ! (voir ci-dessous)

C’est une grande victoire juridique pour tous les défenseurs de l’environnement e et de la santé. Il faut maintenant que la Commission européenne arrête de perdre du temps et publie sans délai des critères scientifiques réellement protecteurs qui permettront d’exclure les pesticides et biocides perturbateurs endocriniens afin de protéger la santé des européennes et des européens….et celle des générations futures !

Aidez-nous à concrétiser cette victoire d’aujourd’hui : rejoignez-nous et adhérez à Générations futures, donnez à l’Association pour que nous ayons les moyens de continuer à faire pression sur la Commission européenne afin qu’elle applique les législations votées démocratiquement pour protéger votre santé, celle de vos proches et de vos enfants!

Le Tribunal de l’Union européenne vient de condamner la Commission européenne pour manquement à ses obligations !

Rappel des faits. L’Union européenne a adopté le règlement n° 528/2012 concernant la mise à disposition sur le marché et l’utilisation des produits biocides. Ce règlement prévoyait entre autre dans son article que les produits biocides « ayant des propriétés perturbant le système endocrinien pouvant être néfastes pour l’homme » ne pouvaient pas être approuvées ( la même exclusion a priori des perturbateurs /endocriniens a été également décidée dans le règlement sur les pesticides 1107/2009). Pour permettre la mise en œuvre de cette exclusion a priori des biocides perturbateurs endocriniens, la Commission européenne devait adopter des actes délégués en ce qui concerne la spécification des critères scientifiques déterminant les propriétés perturbant le système endocrinien, et ce au plus tard le 13 décembre 2013.

Or à ce jour, la Commission n’a toujours pas publié ces critères scientifiques, lançant néanmoins pendant ce temps une analyse d’impact sur ce sujet.

Décision accablante. Constatant cette inaction de la Commission européenne, la Suède a déposé le 4 juillet 2014 un recours en carence devant le Tribunal de l’Union européenne.

Le verdict de ce Tribunal vient de tomber aujourd’hui et il est accablant pour la Commission. Le Tribunal conclut en effet que « la Commission a manqué aux obligations qui lui incombent en vertu du règlement n° 528/2012 en s’abstenant d’adopter des actes délégués en ce qui concerne la spécification des critères scientifiques pour la détermination des propriétés perturbant le système endocriniens. »

Il précise en outre qu’aucune disposition du Règlement n’exige une analyse d’impact et qu’en tout état de cause celle mise en route par la Commission ne l’exonérait pas de respecter la date prévue pour la publication des critères scientifiques pour les PE.

« Nous nous félicitons de ce jugement qui reconnait clairement qu’en ne publiant pas les critères scientifiques pour la détermination des propriétés perturbant le système endocrinien, la Commission a violé le droit de l’Union européenne, ce que nous disons depuis maintenant 2 années ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

« Il faut que maintenant que cesse ce scandale de santé publique et que la Commission applique les dispositions sur les perturbateurs endocriniens des Règlements 528/2012 et 1107/2009 concernant les biocides et pesticides et publient des critères scientifiques sûrs qui permettront aux populations d’être, enfin, réellement protégées de ces produits dangereux. » Ajoute t’il.

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 09:15


Évaluation des risques liés aux pesticides pour les écosystèmes aquatiques
http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/LPS218.pdf

Environnement
ZOOM SUR: l'étang de Thau, un bras nourri par la ... - LCI

lci.tf1.fr › Le journal du week-end › Vidéos

Il y a 4 jours - Les titres du 13 heures du 13 décembre 2015. Politique 1min 12s le 13/12/15 à 13h30 ... ZOOM SUR: les hippocampes, rois de l'étang de Thau ...

Vienne - Environnement

Ça ne sent pas bon pour les pros de l'assainissement

11/12/2015

François Le Lan, patron de Tricel Poitiers : « Nous représentons de 70 à 80 emplois. »

L’Agence de l’eau a changé ses règles de subventionnement. Des centaines d’emplois sont menacées, notamment chez Tricel, à Naintré.

Il y a six mois, le ministre irlandais de l'Emploi et le P-DG de l'entreprise Tricel, l'un des leaders européens des microstations d'assainissement autonome, annonçaient conjointement une centaine de créations d'emploi à travers l'Europe. Parmi les bénéficiaires potentiels de ces emplois nouveaux, l'usine d'assemblage et de commercialisation de Naintré, ouverte en 2011. De fait, le site châtelleraudais est passé cette année de 16 à 18 salariés et devrait atteindre les 25 en 2016.

Mais les cartes viennent d'être redistribuées. A l'origine de ce petit séisme dans le monde de l'assainissement : l'Agence de l'eau Loire-Bretagne. Cette agence, qui accorde ou non des subventions aux programmes de réhabilitation de l'assainissement non collectif, a décrété, en se basant sur diverses études menées ici et là, que l'assainissement traditionnel (les fosses septiques et leur encombrant système d'épandage) est largement plus performant (1) d'un point de vue écologique que l'assainissement dit agréé (les microstations ou les filtres compacts).

La crainte d'un effet tâche d'huile

Désormais, ces subventions, qui peuvent aller jusqu'à 3.500 € par installation réhabilitée, sont réservées à l'assainissement traditionnel, sauf lorsque celui-ci est absolument impossible (terrain trop petit notamment). Pour les professionnels des filières agréées, c'est une catastrophe : leur syndicat, l'IFAA, estime à 30 à 50 % la baisse des ventes sur les 36 départements du bassin Loire-Bretagne. « Le dernier gros appel d'offre dont j'ai eu connaissance portait sur 250 dispositifs, raconte François Le Lan, patron de Tricel Poitiers à Naintré et administrateur de l'IFAA. Normalement, les entreprises des filières agréées auraient dû se partager le marché. En fait, 220 lots sont allés à l'assainissement traditionnel. »
Surtout, les professionnels craignent que cette décision ne fasse tâche d'huile, non seulement dans les cinq autres comités de bassins français, mais aussi auprès des organismes publics qui interviennent sur la politique d'assainissement : préfectures, syndicats des eaux, conseils départementaux… « Si ce scénario catastrophe se produisait, pronostique François Le Lan, 70 à 80 emplois seraient menacés pour Tricel, avec nos distributeurs exclusifs, et un millier à travers la France. »
François Le Lan ne nie pas que certains systèmes agréés puissent poser problème, notamment lorsqu'ils sont bas de gamme ou mal entretenus. Mais il affirme qu'il en va de même pour les fosses septiques traditionnelles. Plusieurs professionnels et leurs organisations ont saisi l'Agence de l'eau de recours gracieux. Sans grand succès. Ils s'apprêtent donc à passer à la phase judiciaire, faute d'avoir obtenu du ministère de l'Environnement qu'il mette son nez dans cette affaire.

(1) D'une manière générale, un système d'assainissement autonome traditionnel est plus encombrant et surtout plus cher à l'achat qu'un système agréé. En revanche, une micro-station exige un suivi, un entretien et des remplacements réguliers de pièces d'usure qui en relativisent l'intérêt financier. L'efficacité environnementale comparée des deux systèmes fait débat.

réaction

L'Agence de bassin embarrassée

A l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, on n'est visiblement pas très à l'aise avec la polémique que son cahier des charges a soulevée. Dans un premier temps, son directeur général adjoint, Claude Gitton, tente de minimiser les effets de cette décision : « L'utilisateur final garde le choix. Jusqu'ici, nous n'avons pas eu à refuser des subventions à de l'assainissement agréé. »
Une déclaration en retrait sur la réponse fournie par l'agence en juin dernier aux bureaux d'études : « L'agence souhaite financer des filières extensives qui ont de bons résultats épuratoires par rapport aux enjeux sanitaires en environnementaux et n'imposent pas de contraintes d'entretien fortes ni de coût de fonctionnement-maintenance élevés. Pour ces raisons, il est demandé d'étudier systématiquement ces solutions de traitement par le sol en place ou reconstitué. Si cette solution n'est pas envisageable, il devra le justifier en indiquant précisément les raisons techniques. Le respect de ce point du cahier des charges fera l'objet d'une attention toute particulière des instructeurs. »
Mis en face de cette contradiction, Claude Gitton finit par admettre : « Il vaut mieux mettre de l'argent public dans un dispositif qui tient la route plutôt que dans un dispositif qui, dans quelques années, risque de dysfonctionner. »

en savoir plus

Une décision illégale ?

Selon l'IFAA (Institut français de l'asainissement autonome), la décision prise par l'Agence Loire-Bretagne est contraire aux textes européens qui interdisent aux états membres et à leurs administrations de prendre des mesures discriminatoires vis-à-vis de produits certifiés par une norme européenne, ce qui est le cas de la plupart des micro-centrales commercialisées en France.
La profession a reçu le soutien de certains élus, mécontents de voir leurs administrés contraints de choisir un type d'assainissement, souvent contraignant en matière d'occupation des sols, de préférence à un autre. C'est le cas du maire de Colombiers (1), qui a écrit à la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal : « Il nous semble que le fait d'imposer une filière de traitement au détriment d'une autre soit totalement illicite, écrit Jacky Gauthier, dans la mesure où les filières agréées par votre ministère ont montré leur efficacité en terme de rejet… Cette intransigeance du cahier des charges de l'AELB démontre une discrimination entre citoyens dans le versement de l'argent public. »

(1) Dans cette commune voisine du site de Tricel Poitiers, une opération groupée de réhabilitation concerne une quinzaine de propriétaires ; trois d'entre eux, dont le maire, ont refusé de renoncer à leur projet initial.

Vincent Buche

2015 - Plan Ecophyto II - INRA Montpellier

www1.montpellier.inra.fr/themaclic/publication/.../2015-plan-ecophyto-i...

26 oct. 2015 - http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/151022_ecophyto.pdf Type ... LE FOLL, Ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, ...

Protection des sols

Les sols, un patrimoine naturel en danger http://www.ademe.fr/sols-patrimoine-naturel-danger

Pesticides

Publication du plan Ecophyto II par le ministère de l’agriculture et le ministère de l’écologie http://agriculture.gouv.fr/sites/minagri/files/151022_ecophyto.pdf

Les pesticides dans le vignoble : les médecins face à l’omerta http://www.charentelibre.fr/2015/11/02/pesticides-dans-le-vignoble-des-medecins-face-a-l-omerta,2025070.php#reactions

Un nouveau cas de cancer lié à l’utilisation de pesticides reconnu comme maladie professionnelle http://www.ouest-france.fr/pesticides-le-cancer-de-son-mari-reconnu-comme-maladie-professionnelle-3809705

Les liens entre cancer chez l’enfant et recours aux pesticides http://www.huffingtonpost.fr/corinne-et-stephane-vedrenne/cancers-de-lenfant-pesticides-responsabilite-etat_b_8396498.html

-combien nous coûte un député?

Un élu, combien ça coûte ? : Les députés

Un député, ça coûte extrêmement cher tout le monde le sait et l'Assemblée nationale dans son ensemble aussi est un gouffre financier. Mais combien exactement ? Et qu'est-ce qui entraîne de telles dépenses ? Les réponses dans cet article.

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14 décembre 2015 1 14 /12 /décembre /2015 10:22

Enquête, Radio-Canada: le vin, les pesticides et autres combines

11 décembre 2015 — Marc André Gagnon

La télévision de Radio-Canada a présenté un reportage-choc hier à son émission phare «Enquête». C'est intitulé «Vin français: la gueule de bois. Une enquête sur les pesticides et autres résidus chimiques que l'on retrouve dans certains vins en France.»


http://vinquebec.com/node/13021

C'est une adaptation d'une émission qui avait été diffusée en France au printemps dernier. J'en avais alors parlé le 4 avril (Comment est vraiment fait le vin).

On y montre l'utilisation de pesticides dans les vignes et les résidus qui se retrouvent dans le vin. On y voit aussi, à caméra cachée, des producteurs qui ajoutent toutes sortes de produits dans le vin: tanins, acides, copeaux, levures aromatisantes...

C'est la réalité, tout ça est vrai et c'est choquant. Il n'y a qu'a voir les effets sur les résultats sociaux.

Les pesticides dans les vins maintenant après on dira qu'un verre de vin par jour ça garde en santé #enquete Lise C @cylise

#enquete L'univers de la tricherie ! À vomir. Les fruits, les légumes, le vin, le poisson, les athlètes et nous, les dindons de la farce. sonia i. thibault @soniaisabeltibo

Après la semaine de bads news sur l'alimentation, vous m'avez rachevé avec votre reportage sur le vin chimique #Enquête @iciradiocanada Bonneville Sophie @Edgarthedunkey

Dans cette enquête, on nous montre la situation en France, où tout est règlementé et contrôlé; alors, imaginez ce que ça peut être dans les pays du Nouveau Monde où il y a peu de règlements et de contrôles sur la fabrication du vin.

On y apprend aussi qu'on utilise un pesticide interdit en Europe, le carbendazine, que l'on retrouve dans un vin vendu au Québec. (Ce produit peut être commandé de la Chine via internet.)

Ceci dit, il faut remettre les choses en perspective.
Ce que montre ce reportage sur l'industrie du vin n'est pas unique. C'est la même chose dans toute l'industrie alimentaire. Des pesticides, on en utilise partout et à profusion. Sauf chez nous, où on n'a plus le droit d'en mettre dans nos jardins ni même sur nos pelouses ! Pourtant, on est rare à manger nos pelouses !

Ce qui est le plus choquant, c'est que l'on retrouve ces pesticides dans le vin, comme probablement dans plusieurs fruits et légumes.

Oui, il y a des pesticides dans les vignes, sur les raisins et dans les vins. Lesquelles et en quelle quantité ? Ça peut varier et il n'ont pas tous la même dangerosité. Ce qui serait le plus dangereux, c'est l'effet cocktail résultant du mélange de ces produits dans notre organisme. Mais ça personne ne l'étudie.

Si l'on ne veut pas avoir de pesticides dans notre organisme, il n'y a qu'une seule solution: manger et boire bio.

Il y aussi la confiance. On peut faire confiance à de bons vignerons et producteurs qui nous assurent utiliser le moins de fongicides, acaricides et autres.

En général, les vignerons qui cultivent eux-mêmes leurs vignes sont plus fiables que ceux qui achètent des raisins cultivés par des inconnus. Faites-vous confiance aux vins de dépanneurs?

Pour ce qui est des ajouts, ce qu'on appelle les intrants oenologiques, tanins, acide, copeaux, levures, c'est légal, mais non transparent. Sauf pour quelques rares vignerons qui utilisent les levures naturelles de leurs vignes et qui l'indiquent sur les fiches techniques. Mais là encore, rares sont les journalistes qui le mentionnent dans leurs recommandations et ça n'apparaît pas sur le site de la SAQ.

Au sujet des levures ajoutées, c'est courant et on le fait aussi pour le pain. Notre pain quotidien! C'est certain qu'un vigneron qui arrose ses vignes de produits chimique ne pourra pas utiliser les levures naturelles de ses raisins puisqu'il les aura tuées lors de l'épandage des pesticides.

Le monde du vin a une auréole angélique, pastorale, béatifiante. C'est toutefois un monde de fabrication d'un produit transformé, comme pour la majorité des aliments que nous consommons.

Il faut décrasser le monde du vin de cette couche angélique et le voir tel qu'il est: un monde agricole avec toutes ses qualités et ses défauts.

Il faut informer, s'informer, apprendre, connaître afin de mieux pouvoir choisir ce qui a le moins de risque de nous empoisonner.

Vous pouvez voir le reportage de l'émission Enquête de radio Canada ici.

La version originale française ici.

Écoutez aussi la réaction intéressante du sommelier Jacques Orhon à l'émission Bien dans son assiette ici.

Note sur les "maladies alimentaires "par l'administration du blog, le génie génétique est responsable d'une agriculture de grande quantité de plantes alimentaires à pesticides .Grosso modo:une telle dose de poison dans l a nourriture ne permet pas au public (consommateurs ,mais aussi habitants à proximité des zones d’épandage),de conserver la santé


-Adéquations propose une chronique mensuelle de la transition écologique en France :
- Décembre 2015, "La santé environnementale, au milieu des contradictions" :
==> www.adequations.org/spip.php?article2349
- Octobre novembre 2015, "Vers une stratégie nationale bas-carbone"
==> www.adequations.org/spip.php?article2328

Hebdo » Idées & débats

Agriculture: le génie génétique en renfort d’un modèle agricole obsolète

Mis en ligne le 11.12.2015 «La coalition des ignorants», chronique de Guy Sorman, qui défend les OGM, a fait réagir Luigi D’Andrea. Pour ce biologiste, l’utilisation de cette technologie appartient au passé.

La révolution verte a créé un mode de production intensif fondé sur une ultrasimplification des agrosystèmes et des économies d’échelle. Autrement dit, des monocultures, de gros tracteurs, des systèmes d’irrigation, des engrais, des semences adaptées à recevoir ces engrais, des pesticides, le moins de biodiversité possible, car elle ne se vend pas, et le moins d’agri-culteurs possible – ou d’ouvriers agricoles, devrais-je dire. En effet, si le paysan avait une connaissance approfondie des agrosystèmes, l’ouvrier agricole ne doit que savoir lire et appliquer les informations écrites au dos des sacs de semences, des flacons de pesticides et d’engrais. Nul besoin de connaître l’environnement pour s’y adapter, puisque c’est l’agriculture industrielle qui adapte l’environnement, ce qui requiert une injection massive d’énergie (pétrole, engrais, pesticides, etc.) pour que ces agrosystèmes ultrasimplifiés demeurent productifs. Ce sont en fait les fonctions biologiques qui assurent la fertilité des sols, les stockages de l’eau ou la protection contre les ravageurs, qui doivent être compensées puisqu’elles ont été supprimées.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) tolérant les herbicides et produisant des toxines insecticides (toxines Bt) sont arrivés en renfort de ce modèle de production pour l’intensifier encore; ils représentent 99% des OGM cultivés. Après vingt ans de culture, la quantité d’herbicides utilisée explose, tout comme les résidus d’herbicides dans les grains ou le nombre d’espèces de mauvaises herbes résistantes. Mais, pour l’industrie, c’est un bon business. En témoigne la mise sur le marché américain en 2014 de variétés tolérantes à un vieil herbicide très toxique qui avait été mis de côté, le 2,4D, un composé de l’agent orange. L’utilisation des variétés insecticides Bt a conduit, au début, à une diminution des quantités d’insecticides utilisés. Une victoire de courte durée, puisque cela a conduit à l’émergence d’autres ravageurs ou à l’apparition de résistances chez les ravageurs. Fait préoccupant, ils deviennent de plus en plus résistants et de plus en plus rapidement. L’effet à long terme sur l’environnement et la santé des énormes quantités de toxine Bt relâchées dans l’environnement n’a jamais été évalué.

Des OGM utiles?

Pour le 1% des OGM restants et résistant aux ravageurs, censés réduire les quantités de pesticides et justifier la technologie, c’est la même chose. Le génie génétique (GG) ne fait que répondre aux symptômes plutôt qu’aux causes des déséquilibres de nos agrosystèmes. C’est leur ultrasimplification, les mauvaises pratiques culturales et la faiblesse de diversité en champs et autour des champs qui sont responsables de la propagation des maladies. La culture intensive d’OGM ne changera rien au problème; au contraire, elle l’accentuera, comme pour le Bt ou les variétés herbicides tolérantes par le développement de résistance.

Les OGM tolérants à la sécheresse ou autres OGM «climatiques» miracle n’existent pas. Ces qualités et fonctions sont contrôlées par de nombreux gènes en interaction constante avec l’environnement, alors que le GG ne peut opérer que sur un très petit nombre de gènes et des fonctions très simples. C’est pour cela que, après plus de trente ans de recherches et des milliards engloutis, le GG n’a apporté aucune solution aux besoins réels de l’agriculture. Si une tolérance à la sécheresse ou à la salinité est introduite dans une variété, c’est au travers de procédés d’amélioration végétale classiques qui, eux, délivrent des résultats tous les jours.

Le GG suit une stratégie capital intensive, où l’innovation est technique, standardisée et centralisée (dans les labos). Les connaissances produites sont privatisées et générées par des scientifiques souvent généticiens non conscients de la multitude de préférences et de besoins des paysans. Ce modèle n’a délivré que des produits mal adaptés qui accentuent la dépendance des agriculteurs et des consommateurs envers des choix techniques tout en érodant les savoirs. Aucune autre technologie aussi peu efficiente n’aura jamais été autant subventionnée.

Une recherche orientée vers l’agroécologie

Alors que l’agriculture classique (y compris le GG) a bénéficié de l’investissement de plusieurs trillions de dollars et de l’engagement de milliers de scientifiques, l’agriculture biologique (AB) et l’agroécologie (AE) ont été livrées à elles-mêmes. Et pourtant les études comparatives montrent que les différences de rendement sont minimes, voire meilleures, si les conditions climatiques sont instables et difficiles, ce vers quoi nous tendons.

Il est donc urgent de réorienter les investissements vers une recherche et un modèle d’innovation localement adapté et participatif qui intègrent les savoirs paysans. L’agri-culture à faibles intrants de demain a besoin d’une sélection végétale qui travaille à l’obtention de variétés localement adaptées dont les qualités correspondent à ce type d’agriculture. Cela ne peut pas être obtenu par le GG. Il faut décentraliser les fournisseurs de solutions pour augmenter la résilience de nos systèmes alimentaires. Il faut une stratégie pauvre en capital et des solutions simples à mettre en œuvre. L’agroécologie répond exactement à cela et délivre des résultats impressionnants partout où elle est mise en place dans le monde.

Une technologie qui encourage les monocultures et l’utilisation d’intrants, qui favorise l’appropriation du vivant et la concentration des marchés par les transnationales agrochimiques, qui augmente la pression économique sur les agriculteurs fait clairement partie du passé agro-industriel et non du futur agroécologique.

L’auteur
L
uigi D’Andrea

Biologiste, spécialiste des questions liées à l’agriculture et aux nouvelles technologies. Secrétaire exécutif pour l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique.


Hebdo » Idées & débats

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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 11:52

Home I Pourquoi? I Comité I Signataires I Médias I Crowdfunding

Un nombre croissant de citoyens de différentes régions du monde voient aujourd’hui l’entreprise américaine Monsanto comme le symbole d’une agriculture industrielle et chimiquequi pollue, accélère la perte de biodiversité et contribue de manière massive au réchauffement climatique .

Le modèle agro-industriel promu par Monsanto est à l’origine d’au moins un tiers des émissions de gaz à effet de serre mondiales dues à l’activité humaine ; il est aussi largement responsable de l’épuisement des sols et des ressources en eau, de l’extinction de la biodiversité et de la marginalisation de millions de petits paysans. Il menace aussi la souveraineté alimentaire des peuples par le jeu des brevets sur les semences et de la privatisation du vivant.

Conférence de presse © Solène Charrasse

3 décembre 2015 à Paris

Plus des photos...........

Message de Marie-Monique Robin, auteure du "Monde selon Monsanto", pour soutenir le crowdfunding....

Webstream - Conférence de presse, 3 décembre 2015 à Paris.......................

Selon les critiques de Monsanto, la multinationale a pu ignorer les dommages humains et écologiques causés par ses produits et maintenir ses activités dévastatrices grâce à une stratégie d’occultation systématique : lobbying auprès des agences de réglementation et des autorités gouvernementales, mensonges et corruption, financement d’études scientifiques frauduleuses, pression sur les scientifiques indépendants, manipulation des organes de presse, etc. L’histoire de Monsanto constituerait ainsi un paradigme de l’impunité des entreprises transnationales et de leurs dirigeants qui contribuent au dérèglement du climat et de la biosphère et menacent la sûreté de la planète. Lire l'intégralité du texte

Le comité d’organisation du Tribunal comprend :

Vandana Shiva, Corinne Lepage, Marie-Monique Robin, Olivier de Schutter, Gilles-Eric Séralini, Hans Herren

Organisations appuyant le Tribunal :

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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 16:35

https://www.btlv.fr/le-live-btlv-les-dangers-des-ogm-christian-velot-acces-gratuit.html

Les Dangers des OGM – CHRISTIAN VELOT (accès gratuit 18H)

Ce soir à 18H regardez en direct LE LIVE BTLV en accès streaming gratuit

Au programme :

LES DANGERS DES OMG avec le biologiste CHRISTIAN VELOT
Il répondra à toutes vos questions en direct
(commencez à lui envoyer vos questions à bob@btlv.fr)

-Le gouvernement américain autorise un poulet transgénique
http://actualite.housseniawriting.com/sante-actualite/2015/12/09/le-gouvernement-americain-autorise-un-poulet-transgenique/11548/

Note "qu'à-t-on à gagner en croyant discuter de la politique du bien commun?"de l'administration du blog:

Des représentants du mouvement éco -activiste des faucheurs ont assisté participé aux débat issus du grenelle avec pour résultat que l'action en désobéissance civile menée CONTRE LES champ par les faucheurs OGM à été légalement désavantagé par l'apport direct de cet article 7 dit "délit de fauchage",qui remplace les dispositions de l'article L. 532-3 du code de procédure pénale, :

Le Sénat crée un "délit de fauchage" pour la destruction de ...

www.lemonde.fr/planete/article/2008/02/07/le-senat-cree-un-delit-de-fau...

Le Sénat crée un "délit de fauchage" pour la destruction de champ OGM. Le Monde.fr avec AFP | 07.02.2008 à 20h18 • Mis à jour le 08.02.2008 à 15h28.

Projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés

www.legifrance.gouv.fr/affichLoiPreparation.do;...typeLoi...

Cette page permet de visualiser l'exposé des motifs d'une loi en préparation. ... de micro-organismes génétiquement modifiés et de la directive 2001/18/CE relative à la ..... L'article 7 remplace les dispositions de l'article L. 532-3 du code de ...

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 05:50

"Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un organisme (animal, végétal, bactériel) dont on a modifié l’ensemble des gènes par une technique dite de « génie génétique » pour lui conférer une caractéristique nouvelle. Le maïs, le colza et le soja sont les trois espèces de grandes cultures cultivées en France pour lesquelles ont été développées des variétés génétiquement modifiées.

En l’état actuel de la réglementation communautaire, tout lot contenant une trace – quantifiable ou non – d’OGM non autorisé à la mise en culture dans l’Union européenne (UE) doit être déclaré « non conforme » et retiré du marché.

En France, le maïs OGM MON 810, seule variété dont la culture est autorisée sur le territoire de l’UE, est lui aussi interdit à la mise en culture. Les lots de semences de maïs dans lesquels sa présence est détectée sont déclarés « à surveiller » et doivent être acheminés en dehors du territoire national."la suite en lien utile ,est sur :

  • ogm.gouv.fr
  • Note "extension officielle "par l'administration du blog:
  • la définition technique appliquée aux manipulations génomiques étant étendue à toutes les techniques du génie génétique,il n'est plus question de la seule transgenèse,technique qui par ailleurs,n'est même pas mentionnée dans cette définition d'un OGM par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes(DGCCRF).Il faut comprendre en outre , qu'en dehors des effet nocifs sur la santé des pesticides associés aux cultures de semences manipulées,l'un des inconvénients majeur des plantes manipulées reste la contamination génétique d'espèces non-manipulées ,cultivées ou sauvages :Contamination des semences par des OGM - 26/11/2015 http://www.economie.gouv.fr/dgccrf/contamination-des-semences-par-des-ogm
  • Un lot de semences de colza a été déclaré « à surveiller » Un lot de semences de maïs a été déclaré « non conforme » Un lot de semences de maïs a été déclaré « à surveiller » Cible Résultats

    84 lots de semences ont été prélevés et analysés par le réseau Semences OGM de la DGCCRF. Les trois anomalies détectées ont porté uniquement sur des contaminations à l’état de « traces » inférieures au seuil de quantification de 0,1 %. Le plan de contrôle annuel conduit par la DGCCRF vise à vérifier l’absence d’OGM dans les lots de semences mis en culture en France[1]. Il a pour but de protéger l’environnement de toute dissémination d’OGM. Il garantit enfin à l’acheteur de semences des lots non modifiés génétiquement. L’enquête a été principalement orientée vers le maïs (deux tiers des lots), le colza et le soja en amont de la filière[2] : importateurs, producteurs-conditionneurs, conditionneurs. Les 84 prélèvements ont été effectués sur des semences triées et calibrées, destinées à être conditionnées ou déjà conditionnées pour la commercialisation. Plus d’un lot sur cinq avait été produit hors de France.

    Dans un échantillon de semences de colza oléagineux produit en France, la présence de traces d’OGM à un taux non quantifiable inférieur à 0,1 % a été détectée. L’entreprise devra désormais satisfaire à l’obligation de la mise en place d’autocontrôles sur les lots de semences de colza.

    Dans un échantillon de semences de maïs de variété « P9213 », des traces du maïs transgénique DAS 59122 ont été décelées. Ce dernier n’est autorisé dans l’UE que pour l’alimentation humaine et animale, non pour la mise en culture. Le laboratoire a conclu à la non-conformité du lot, que son premier metteur en marché a rappelé et bloqué.

    Un troisième échantillon, de semences de maïs de production française, contenait des traces de MON 810 – à un taux non quantifiable et inférieur à 0,1 %. La commercialisation, le transport et le conditionnement de cet OGM restant autorisés en France, le laboratoire a déclaré ce lot « à surveiller ».

    Destiné à l’exportation, ce lot avait été partiellement expédié en Allemagne. Une fois informé de la présence de ces traces, l’opérateur a procédé au rapatriement et à la destruction de l’intégralité du lot.

    La maîtrise du risque est donc réelle en France. La DGCCRF poursuivra néanmoins sa surveillance du secteur afin de contrôler l’absence de contamination fortuite des lots de semences par des OGM.

    84 lots de semences échantillonnés

    > 3 contaminations résiduelles détectées (3,6 % des échantillons) :

    • 1 lot de colza « à surveiller »
    • 1 lot de maïs « à surveiller »
    • 1 lot de maïs « non conforme »

    > [1] Ces semences peuvent elles-mêmes être produites en France, introduites (depuis un autre État-membre de l’Union européenne) ou importées (d’un pays extérieur à l’UE).

    > [2] Les contrôles ciblent ces opérateurs afin que les éventuels lots non conformes ‒ et donc à détruire ‒ ne soient, ni distribués, ni mis en culture.

    Aticle sur le Glyphosate

  • Glyphosate : bien que cancérigène dans sa formulation commerciale, sera-t-il réautorisé ? Eric MEUNIER, novembre 2015 Lire la suite Nous contacter Qui sommes-nous ? Suivez-nous sur : __________________________________________
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    à un tiers.Le glyphosate est le principe actif de plusieurs herbicides (dont le Roundup de Monsanto, mais depuis 2000, année de fin du brevet sur cette molécule, de nombreuses autres entreprises commercialisent des herbicides à base de glyphosate). Dans l’Union européenne, les pesticides sont autorisés pour une période de dix ans. Ce délai, pour le glyphosate, devait expirer en 2012, mais cette molécule reste autorisée le temps de « négocier » son renouvellement pour les dix prochaines années. Si l’ensemble des comités d’experts soulignent des impacts avec le glyphosate sous sa forme commerciale, ils publient cependant des avis divergents sur la molécule de glyphosate elle-même. La décision de renouvellement – ou non - d’autorisation de cette dernière aura bien sûr des conséquences aussi sur les dossiers des plantes génétiquement modifiées (PGM), la majorité d’entre elles ayant été modifiées pour « tolérer » le Roundup.

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    Association loi de 1901, Inf'OGM est une veille citoyenne qui décrypte l'actualité mondiale et propose un service unique d'information francophone sur les OGM, les biotechnologies et, depuis 2013, également sur les semences. Sa mission est de favoriser et de nourrir le débat démocratique par une information critique, indépendante et accessible à tout public. Inf'OGM se donne l'objectif d'oeuvrer pour une véritable transparence du débat OGM.

  • Perquisition administrative chez des maraîchers bio : « Ils s’attendaient à quoi, des légumes piégés ? »
    http://www.bastamag.net/Perquisition-administrative-chez-des-maraichers-bio-Ils-s-attendaient-a-quoi

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 07:13


Agronomy for Sustainable Development

Official journal of the Institut National de la Recherche Agronomique (INRA)
ISSN: 1774-0746 (Print) 1773-0155 (Online)
Pablo Fernandez Affiliated with Agricultural Chemistry and Soil Sciences, University of Córdoba, Christian Gauvrit, Francisco Barro, Julio Menendez , Rafael De Prado
Traduction : Christian Pacteau 09/11/2015

Premier cas de résistance au glyphosate en France

Le glyphosate est un herbicide systémique à large spectre utilisé pour tuer les mauvaises herbes tout spécialement les mauvaises herbes à feuilles larges et les graminées connus pour rivaliser avec les cultures commerciales cultivées dans le monde entier. Cependant, les mauvaises herbes évoluent et développent une résistance au glyphosate. Jusqu'à récemment, aucun cas de résistance au glyphosate n’avait été détecté en France. La résistance au glyphosate a en effet été récemment enregistrée dans une population de mauvaises herbes, Lolium rigidum (L’Ivraie raide), d'un vignoble dans le sud de la France. Ici, nous avons étudié les mécanismes de ce cas de résistance. Des échantillons de semences de L. rigidum ont été recueillis à partir de vignoble où la résistance a été détectée, aussi bien qu’à partir d'une zone à proximité qui n’avait aucun antécédent connu d'exposition au glyphosate. Nous avons étudié l'effet de la rétention du glyphosate pulvérisé, l’accumulation de l'acide shikimique, l'absorption et la translocation du glyphosate, du métabolisme du glyphosate, et de la séquence de l'enzyme que le glyphosate cible dans les plantes, 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase. Nos résultats montrent que l'absorption du glyphosate a diminué de 30% dans la mauvaise herbe L. rigidum. En outre, la translocation du glyphosate à partir du traitement des feuilles a été réduite de 52%. Enfin, le biotype résistant possède une substitution de l’acide aminé serine en position 106 de la protéine prédite au lieu de l'acide aminé proline présente dans la population sensible. Nos résultats indiquent que la population de L. rigidum résistant présente trois différents mécanismes de résistance au glyphosate, à savoir la réduction de l’absorption, la réduction de la mobilité au sein des plantes, et une mutation dans le gène codant pour l'enzyme cible du glyphosate.

Article:Un premier cas de résistance au glyphosate en France, de:

Pablo Fernandez, Christian Gauvrit, Francisco Barro, Julio Menendez & Rafael De Prado

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5 choses à retenir du plan Écophyto II
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/1047

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