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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:59
Côte landaise,
le jour d'après

Le calme semble être revenu ce matin sur les Landes. Les oiseaux, le
bruit d'une tondeuse à gazon au loin remplacent hélicos et fourgon
bleus. Hier après-midi déjà les barrages étaient levés et toutes traces
de cet épisode paraissaient effacées, comme après un tournage, une
superproduction. On pourrait même croire que la liberté d'expression est
de nouveau possible.

Hier l'armée française a bombardé l'Atlantique Nord à coup de missile M
51, sans déclaration de guerre. Opération Polyodon, ça claque. Ca passe
inaperçu Tant que les écolos ne condamnent pas la pêche en eau profonde
au missile nucléaire, tout va bien. Aucune attaque suicide de requins
n'est attendue en représailles sur les côtes, la menace est contenue.
Reste le coût, 120 millions d'euros pour atomiser quelques sardines,
mais pour la grandeur de la France, rien n'est trop cher.

Dehors, tout semble normal et pourtant, rien ne sera plus comme avant.

C'est étrange les réflexes qui restent. Certain/e/s ancien/ne/s
taulard/e/s racontent les barreaux qui collent, la liberté à
réapprendre. Mais même « libre », je sais désormais les moyens que
l'état peut mettre en ?uvre pour me confisquer ma liberté.

Je ne comprends pas qu'aussi peu de personnes se sentent concernées par
la perte de nos libertés publiques et privées, par cette surveillance de
chacun/e qui se met en place. Je ne souhaite à personne de vivre l'enfer
de la surveillance 24/24, cachée ou ouverte, de se savoir épié, écouté
en permanence sans jamais savoir si l'on a réussi à s'extraire de leur
toile. Je ne souhaite à personne de savoir son entourage, sa famille en
liberté surveillée pour ses choix idéologiques, pour ses combats.
Peut être que penser que ça n'arrive qu'aux autres rassure, mais après
nous, qui sont les autres ?

Les pratiques illégales, ou légales avec l'accord du parquet, complice
parfois, vont être légalisées et étendues aux services de police et
militaire, les pratiques illégales pourront désormais aller plus loin.

Une dictature en silence s'est installée localement, le temps d'un tir
de missile. Le plus grand nombre n'en aura vu que les aspects visibles
semblables à ceux d'un état policier, barrages sur les routes,
interdiction de zones, des plages. Peu en auront connu les aspects les
plus invisibles et les plus sombres, la traque aux opposant/e/s et là,
tous les coups sont permis avec tous les moyens disponibles. La liberté
d'expression s'arrête visiblement aux portes du nucléaire et du
militaire, mais je sais cette liste si peu exhaustive.

Comme dans toute bonne dictature, les forces de l'ordre et les services
de renseignement sont mobilisés pour dissuader, dans une grande
démonstration de force, toutes tentatives de contestation. Les
indissuadables seront soumis au régime supplémentaire « barbouzes et
coups tordus » et si l'on peut les clouer au pilori en place publique,
ça fera des exemples.

Les marchands de mort sont partis entraînant dans leur sillage leurs
escortes de militaires, forces spéciales, gendarmes et renseignant/e/s
en tout genre, le rideau peut se tirer. La France continue d'être un
grand gendarme du monde et exporte toujours sa démocratie à géométrie
variable dans des opérations guerrières ou dans le soutien aux
répressions, propositions d'envoi de nos spécialistes du maintien de
l'ordre en Tunisie, envoi d'instructeurs à Bahreïn, vente d' Amesys à
Kadhafi avant de finalement le lâcher??.

Côte landaise, le jour d'après, réapprendre à vivre normalement en
attendant le prochain jour d'avant.
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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 03:48

Suite à la manifestation des salariés d'Areva du 15 septembre, à Paris, contre les restructurations annoncées, Philippe Guiter et Didier Latorre du Réseau Sortir du nucléaire et Philippe Billard, élu CGT au CHSCT de Endel, président de l'association Santé/Sous-traitance signent cette tribune ensemble pour appeler « les organisations syndicales de l'ensemble de la filière à engager un débat avec les antinucléaires car la sortie du nucléaire est chaque jour de plus en plus d'actualité. »

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/011015/nous-denoncons-la-politique-sociale-dareva

Nous dénonçons la politique sociale d'Areva !

01 octobre 2015 |

Suite à la manifestation des salariés d'Areva du 15 septembre, à Paris, contre les restructurations annoncées, Philippe Guiter et Didier Latorre du Réseau Sortir du nucléaire et Philippe Billard, élu CGT au CHSCT de Endel, président de l'association Santé/Sous-traitance signent cette tribune ensemble pour appeler « les organisations syndicales de l'ensemble de la filière à engager un débat avec les antinucléaires car la sortie du nucléaire est chaque jour de plus en plus d'actualité. »

Les salariés d'Areva ont manifesté le 15 septembre à Paris lors d'une journée d'action contre les restructurations annoncées par Areva, qui annonce la suppression de 4000 emplois d'ici 2017.

Le choix du gouvernement : réduire l'emploi aux dépends de la sécurité... pour sauver le nucléaire ! Le Réseau Sortir du nucléaire, qui milite pour une décision immédiate d'arrêt du nucléaire, tient à dénoncer cette « restructuration ». Inscrite dans le cadre du plan de « refonte » nucléaire lancé par le gouvernement, elle constitue en réalité un plan de sauvetage de l'industrie atomique dont les travailleurs seront les premières victimes.

La reconversion proposée par Areva est conçue pour éponger une partie de sa dette colossale (6 milliards d'€). Ce plan demandé par le ministre de l'économie Emmanuel Macron permettra une augmentation de capital par l'État à hauteur de 3 milliards d'€. Cette reconversion va se faire encore une fois sur le dos des travailleurs et des populations. Ceux qui ne seront pas licenciés travailleront dans des conditions encore plus difficiles, au prix d'une baisse de la sécurité. Ce plan est inadmissible.

Le réseau “Sortir du nucléaire“ soutient les travailleurs dans leur dénonciation de la politique sociale d'Areva et du plan Macron. Pour nous, la seule restructuration acceptable (et inévitable) doit se faire, avec les travailleurs et leurs organisations syndicales, les associations, les acteurs locaux... dans le cadre d'un arrêt du nucléaire ; et ce dans tous les secteurs de cette industrie, de l'extraction de l'uranium à la gestion des déchets.


Elle doit s'accompagner d'un effort considérable sur les économies d'énergie, l'arrêt des gaspillages, et d'une politique volontariste de développement des énergies renouvelables. Dans cette optique, la reconversion des travailleurs peut se faire sans licenciements ni aucune perte de salaire le temps de sa mise en place. C'est une question de choix politique.


Il sera indispensable de maintenir des emplois de service public sur les sites afin de garantir une sécurité maximale ainsi que leur décontamination progressive, qui durera des dizaines d'années. Décontamination et surveillance des sites doivent être pensées avec les travailleurs afin d'assurer leur propre sécurité. Par exemple Areva, qui envisage de se débarrasser, par le biais des départs en retraite anticipés, des travailleurs qui connaissent le mieux les installations, fait un choix qui peut être lourd de conséquences.

Antinucléaires et travailleurs de la filière doivent parler sans tabou de l'inévitable sortie de l'atome qui va toucher la plupart des installations.
Les travailleurs, et en particulier ceux de la sous-traitance, sont les premiers touchés par la dangerosité de la filière nucléaire au quotidien et sont bien sûr en première ligne en cas d'accident.

Nous appelons les organisations syndicales de l'ensemble de la filière à engager un débat avec les antinucléaires car la sortie du nucléaire est chaque jour de plus en plus d'actualité.

Avec ses dangers au quotidien, ses accidents majeurs et leurs milliers de déplacés, l’accumulation de déchets ingérables et radioactifs pour des millions d'années, une extraction de minerai qui pollue les territoires et contamine les travailleurs et les habitants, des centaines de transports de matières radioactives dangereux (et émetteurs de gaz à effet de serre, comme l’ensemble de la filière) et des coûts de moins en moins maîtrisable (EPR, grand carénage...)... le nucléaire est une énergie du passé !


En France, plus de la moitié des réacteurs ont déjà dépassé les 30 ans, durée de fonctionnement pour lesquels ils ont été conçus. Ils constituent chaque jour une menace plus grande pour l'ensemble de la population, et en premier lieu pour les travailleurs du nucléaire. Pour l'ensemble de ces raisons, nous affirmons que l'indispensable arrêt du nucléaire ne doit pas se faire au détriment des travailleurs, ni des populations, mais avec eux car il est de l'intérêt de tous ! Pour une autre vision du monde, dans l'intérêt des populations et dans le respect de la vie.

À la veille de la COP21, alors que se multiplient les mensonges sur un nucléaire qui serait la solution pour sauver le climat, nous affirmons que c'est ensemble que nous gagnerons le combat pour une production d’énergie plus respectueuse des habitants, des travailleurs, plus démocratique et plus proche des besoins réels des populations.

Le nucléaire ne sera jamais une réponse au dérèglement climatique, mais il constitue le principal verrou pour le développement des alternatives.

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 07:12

Une histoire du plutonium

À travers trois lieux dominés par des sites nucléaires, Hanford aux États-Unis, La Hague en France et Rokkasho au Japon, une histoire édifiante du plutonium et de ses usages, à la croisée d’intérêts économiques et militaires.

Tout commence à l’université de Berkeley en 1940, quand Glenn Seaborg découvre le pluto- nium, matière artificielle issue de l’uranium à la “toxicité diabolique”, dont le corollaire, la mise au point de la bombe atomique, va entraîner, au-delà de l’horreur, une folle surenchère pour le produire. Une spirale infernale à la croisée d’intérêts industriels, stratégiques et militaires. Alors que l’homme s’enorgueillit hâtivement de pouvoir maîtriser la matière, trois sites, Han- ford, La Hague et Rokkasho, présentant des similitudes – paysage désolé de landes et de rochers, environnement austère et climat dur pour l’homme –, témoignent aujourd’hui du désastre.

Impasse Pionnier, Hanford, désormais fermé, est condamné à des travaux de déconta- mination sans fin – qu’Areva assure en partie – et draine son lot de cancers, de malforma- tions, le long d’une route surnommée “le kilomètre de la mort”. L’usine de de La Hague retrai- te les déchets nucléaires du monde entier, stockant pour des millénaires des tonnes de plutonium incontrôlable dont plus personne ne veut.

Quant au site de Rokkasho, qui ne fonctionne toujours pas dans un Japon ébranlé par Fukushima, il incarne à lui seul l’impasse actuelle de l’industrie nucléaire. Dans cet état des lieux alarmant, nourri de témoignages d’experts et de victimes, Kenichi Watanabe (Le monde après Fukushima) révèle les enjeux et les choix géopolitiques qui ont conduit à cette situation ubuesque : lobbying virulent du complexe militaro-industriel, dissuasion et indépendance nationale chère à de Gaulle, illusion de progrès et de compétitivité, et conversion, initiée par la France, du nucléaire militaire au nucléaire civil, à la suite de la crise pétrolière en 1973.

Soit une série d’échecs technologiques et politiques, masquée par un mur de silence, contre lequel les trop rares voix résistantes peinent à se faire entendre.

http://www.arte.tv/guide/fr/057063-000/terres-nucleaires

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:17

APPEL À RASSEMBLEMENT DEVANT LA GARE DE NARBONNE

VENDREDI 18 SEPTEMBRE À 7 H DU MATIN

POUR "ACCUEILLIR" LE TRAIN D'URANIUM !

Mobilisations franco-allemande sur la route de l'uranium : le train de yellowcake est parti de Hambourg hier soir(14 sept.2015)


Voilà la compositions du train, 14 containers avec leurs couleurs, leurs inscriptions et numéros respectifs :

brun TCKU 2311532
brun TTNU 2740914
brun CAXU 6786919
brun TTNU 3094486
brun TTNU 36544888
brun CAXU 6912766
brun TTNU 3488520
bleu TCKU 2311933
brun TTNU 1332800
bleu TCIU 282906
brun TTNU 3809384
gris CRXU 3054040
gris CRXU 3048217
brun TTNU 3568060
brun UESU 2311036
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 03:52

L'usine Areva-Malvési à Narbonne au centre des débats

13 août 2015 | Par Les invités de Mediapart

Ils demandent la fermeture de Malvési, l'usine de fabrication de carburant nucléaire située dans l'agglomération de Narbonne. Et proposent aux pouvoirs publics des solutions alternatives sur le site. Des élus PCF, PG, EELV et des personnalités de la société civile interpellent le gouvernement, Areva et EDF, mais aussi toutes et tous les candidat-es aux élections régionales pour qu’ils et elles s’approprient ce débat et expriment publiquement leur avis dans le cadre de cette campagne.

Chacun le sait, la filière nucléaire est en grave crise. EDF est en passe de prendre le contrôle des activités « réacteurs » d’Areva, dont le déficit dépasse les 5 milliards d’euros. Si elle lui en laisse une part minoritaire, Areva conserverait toutefois la fourniture et le retraitement du combustible nucléaire.

Cette restructuration ne peut se mettre en place sans que ne soit analysée la situation qui a conduit à cette crise. Rien n’est dû à la conjoncture mais à des choix stratégiques, à l’affirmation de certitudes insensées et à l’ensemble d’erreurs que cela a entraîné.

Faut-il citer l’hérésie du choix du tout nucléaire, la sous-estimation de la concurrence internationale, le risque géostratégique d’extraction du minerai, la sous-évaluation de l’accident nucléaire ? Faut-il également citer l’insuffisance des normes de sécurité qui ont dû être réévaluées, l’absence de maîtrise de la gestion des déchets, l’absence d’évaluation financière et l’incapacité à assumer le démantèlement des centrales ?

Les conséquences des accidents de Tchernobyl puis de Fukushima ont amené nombre de pays à stopper ou suspendre la production d’électricité nucléaire. Avec l’EPR, Areva a poursuivi sa fuite en avant, aggravant encore la crise économique, financière et la perte de confiance qui la frappe.

Quelles que soient nos réflexions pour une sortie plus ou moins rapide du nucléaire, force est de constater que la production d’uranium, d’électricité par les centrales nucléaires, de production de déchets nucléaires ne cesseront pas au cours de la prochaine mandature régionale.

Les régions, et donc la nôtre, doivent pour autant encore accélérer une politique d’économie d’énergie, que ce soit dans le domaine du logement, des transports, de l’industrie ou de l’agriculture.

L’autre priorité est la production des énergies renouvelables. Et pour cela, les régions peuvent s’impliquer par des appels à projet pour produire localement de l’énergie propre, photovoltaïque, géothermique ou éolienne, avec les intercommunalités et leurs habitant-es, permettant ainsi le développement de ces énergies qui constituent autant de ressources pour la région et ces collectivités, et qui permettent d’assurer le contrôle public de ces productions.

Mais il y a une décision qui doit être prise par l’Etat et que doit demander la région : celle d’organiser la fermeture d’une usine de fabrication de carburant nucléaire à partir de minerais d’uranium extraits au Niger ou ailleurs, une usine installée aux portes de Narbonne, à deux kilomètres des tours de la cathédrale : c’est le site de Malvési. Sans parler des trains remplis de roches riches en uranium traversant le Grand Narbonne à partir de la gare.

L’Etat et AREVA doivent entendre qu’il est impensable de conserver un tel site en pleine agglomération, et la restructuration d’Areva doit permettre que cesse cette aberration, ce scandale économico-sanitaire.

Ils doivent agir immédiatement pour en soustraire toutes les activités de type SEVESO en garantissant les règles de sécurité optimales, ainsi que les moyens humains et financiers à la hauteur de ces enjeux.

Mais cela ne peut suffire à prévenir tous les risques humains, sociaux et environnementaux liés au scandale d’une installation d’une telle usine d’uranium en pleine concentration urbaine.

Il est indispensable d’aborder « l’après Malvési » sans tabous ni préjugés, mais dans le respect absolu de ses salarié-es. C’est pourquoi nous saisissons l’actualité de la restructuration d’Areva et du débat public lors des élections régionales pour interpeller le gouvernement, la direction d’Areva et celle de son partenaire EDF, pour exiger la mise en place des conditions de fermeture du site de Malvési, et pour permettre la relocalisation de la part de production de carburant nucléaire encore incompressible sur une zone à faible densité de population.

Le site de Malvési, impropre à la culture et à l’habitat, peut, à moyen terme, un lieu propice à la production d’énergie renouvelable, par exemple en y installant un parc photovoltaïque, à proximité de celui existant.

Par la relocalisation de la fabrication, le maintien d’emplois nécessaires au démantèlement et à la réhabilitation du site, les emplois créés par de nouvelles activités, les salarié-es, eux-mêmes en pleine interrogation, devront, dans le cadre d’une pleine concertation, pouvoir bénéficier prioritairement de ces emplois et ne pas être les victimes des choix aléatoires et des logiques financières de leur groupe.

Notre conviction est que ce débat est essentiel et qu’il appelle un choix exemplaire qui conjugue les dimensions d’écologie, d’emplois, de justice sociale et de démocratie.

Avec cette tribune, nous interpellons le gouvernement, Areva et EDF, pour qu’ils ne puissent jamais dire : « nous n’avions pas été alertés. »

Nous interpellons aussi toutes et tous les candidat-es aux élections régionales pour qu’ils et elles s’approprient ce débat et expriment publiquement leur avis dans le cadre de cette campagne.

LES SIGNATAIRES :

Manuel BOMPARD, secrétaire national du Parti de Gauche

Françoise FITER, Vice-présidente du Conseil départemental des Pyrénées Orientales, membre du bureau national du PCF

Sabine FLAUTRE, conseillère municipale EELV de Narbonne

Jean-Luc GIBELIN, co-chef de file du PCF aux régionales, membre de l’exécutif du PCF

Manon LE BRETTON, secrétaire départementale de l’Aude du PG

Stéphane LINOU, ancien Conseiller général EELV de l’Aude, Conseiller Municipal de Castelnaudary

Dominique LIOT, Monteur branchements à la retraite, syndicaliste EDF

Myriam MARTIN, porte-parole nationale d’Ensemble

Patric ROUX, secrétaire fédéral du Partit Occitan

Thierry SALOMON, énergéticien

Jean-François SAUVAGET, co-créateur et porte-parole du CEDRA, co-créateur du Réseau Sortir du Nucléaire et ancien Président du Collectif de l’Aude

François SIMON, Vice-président EELV de Midi-Pyrénées

-Note "Fukushima" et"réponse du réseau SDN"de l'administration du blog :

La réponse du réseau à des observation faites sur sur Médiapart est là: http://sortirdunucleaire.org/Reponse-du-Reseau-Sortir-du-nucleaire-aux,

Fukushima : toujours des records de contamination
http://hillion-fukushima.blogspot.fr/2015/09/toujours-des-records-de-contamination.html

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:04

Réunion de rentrée SDN Aude

Jeudi 10 septembre 2015

Réunion du collectif SDN Aude, jeudi 10 septembre 2015, à 18h30.
Au Café de la Poste, 30 Boulevard Gambetta à Narbonne
.

Bonjour à tous-tes,

La mobilisation sur Narbonne et son usine atomique doit se poursuivre ! Continuons d'informer sur les activités de l'usine et en particulier les nombreux transports d'uranium que le nucléaire génère dans la région !

Venez nombreux pour étoffer le groupe local et préparer les futures mobilisations.

Réunion du collectif SDN Aude, jeudi 10 septembre 2015, à 18h30 au Café de la Poste, 30 Boulevard Gambetta à Narbonne.

À l'ordre du jour : Présentation du groupe, l'actualité du nucléaire dans la région et en France. Les mobilisations sur Narbonne ces dernières années et celles à venir !

Contact SDN Aude : Michel Leclerc, 06 13 91 49 53

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 09:06

ACCIDENT NUCLEAIRE : les risques encourus par 500 millions d’Européens dépendent d’experts anonymes, qui ne rendent compte à personne !

Les autorités françaises et européennes maintiennent le secret sur l’identité des experts qui ont validé les limites de contamination applicables aux aliments après un accident nucléaire. Ces limites sont excessivement élevées et exposeront les populations, en particuliers les enfants, à des niveaux de risque inacceptables.

La CRIIRAD poursuit son combat pour la transparence : nous vous avons informés récemment de nos échanges avec la Direction Générale de la Santé (qui tente de décliner toute responsabilité dans le dossier). Ce nouveau message porte sur le volet européen : dans notre courrier d’hier, nous avons mis la Commission au pied du mur : reconnaitre ou nier la réalité des anomalies identifiées dans le rapport de ses experts.

BRAS FE FER AU NIVEAU EUROPEEN

Le 29 juillet dernier, la Commission européenne a adressé un second courrier à la CRIIRAD, avec de nouvelles explications sur ce qui motive son refus de communication

1/ la Commission indique qu’elle ne saurait imposer au groupe d’experts de l’article 31 les règles de transparence habituelles puisque la nomination des membres de ce groupe ne relève pas de ses attributions mais de celles du Comité Scientifique et Technique, comité institué en application de l’article 134 du traité Euratom.

  • Bien des zones d’ombre subsistent et peut-être s’agit-il d’une nouvelle échappatoire. La réponse ne tardera pas car la CRIIRAD a décidé de prendre la Commission au mot et de saisir le Comité Scientifique et Technique des mêmes demandes de communication des noms et références professionnelles des experts du groupe 31 Euratom : lire le courrier adressé au CST.

2/ la Commission européenne précise qu’elle est d’autant moins convaincue de la nécessité de publier le nom des experts qu’elle ne partage pas l’analyse que fait la CRIIRAD de leur travail scientifique. Cette déclaration est totalement gratuite car la Commission ne répond à aucun des arguments développés par la CRIIRAD. Il faut donc l’obliger à se confronter au fond du dossier.

  • Dans un nouveau courrier, la CRIIRAD a donc détaillé l’une des 12 anomalies majeures du rapport d’expertise et mis au défi la Commission européenne de reconnaître, ou de nier, sa réalité. L’exemple choisi est facile à exposer : les experts Euratom se trompés sur le coefficient applicable ce qui les conduits à sous-évaluer d’un facteur 10 la dose reçue par les nourrissons en cas d’ingestion de plutonium (le risque réellement encouru est donc 10 fois supérieur à ce qu’ont écrit les experts). La suite permettra de déterminer si la Commission reste solidaire de ses experts (et choisit l’intérêt particulier contre l’intérêt général et la protection sanitaire des populations) ou si elle est en capacité de reconnaître les fautes qu’ils commettent et d’obtenir leur correction. Dans ce cas, un dialogue pourrait s’ouvrir sur la douzaine d’omissions, contradictions, insuffisances et autres irrégularités graves que la CRIIRAD a repérées. Il serait plus que temps : le Conseil de l’Union européenne devrait adopter le projet de règlement dans les tous prochains mois !

Ces nouveaux éléments ont été transmis ce jour à la médiatrice européenne, dans le cadre de la plainte que la CRIIRAD a déposée contre la Commission européenne.

Très bonne lecture à tous !

Très cordialement

L’équipe de la CRIIRAD

PS : nous comptons sur vous pour diffuser l’information et appeler vos parents, amis et contacts à signer la pétition. Pour plus d’information, accédez ici au dossier complet

-Note "La presse en parle" de l'administration du blog

:Accident nucléaire: impact sur la contamination alimentaire
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/environnement-thematique_191/accident-nucleaire-quelle-contamination-alimentaire-est-acceptable-article_296552/

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 08:50

MAIS QUI SONT CES EXPERTS QUI AGISSENT DANS L’OMBRE ?

Après l’Europe, la France : la CRIIRAD continue son combat pour la transparence …

Le groupe d’experts constitué en application des dispositions de l’article 31 du traité Euratom joue un rôle déterminant dans notre protection contre les dangers de la radioactivité et des rayonnements ionisants. La Commission européenne a l’obligation de solliciter ses avis et expertises pour toute question touchant la radioprotection.

Vu les anomalies gravissimes que nous avons relevées dans le travail que ces « experts » ont effectué sur les limites de contamination radioactive des aliments, nous avons souhaité connaître leurs noms, formations et appartenances professionnelles. Après avoir essuyé un premier refus de de la Commission européenne, nous avons décidé de demander aux autorités françaises les coordonnées et références des experts de nationalité française. Un courrier a ainsi été adressé aux 3 ministres susceptibles d’être concernés : Santé, Environnement-Energie et Affaires européennes (lire le courrier du 19 juin à la Ministre de la Santé). Dans sa réponse en date du 3 juillet, le cabinet de Mme Touraine nous a indiqué que le ministère de la Santé était le ministère compétent et qu’il transmettait notre demande à la Direction Générale de la Santé.

La réponse de son directeur, le Pr Benoît VALLET, nous est parvenue le 30 juillet. Elle est consternante

  1. Les experts sont nommés à titre individuel et « leurs avis n’engagent donc pas les Etats ».
  1. la DGS confirme que les experts sont proposés par les Etats membres mais « oublie » de nous indiquer comment les autorités françaises sélectionnent les experts qu’elle propose à l’Europe. Ce n’est pas par manque de temps ou de place : elle consacre la moitié de son courrier à répéter le contenu de la lettre de refus que la Commission européenne nous a adressée le 12 juin dernier !
  1. Nous précisions dans notre courrier que nous restions à l’entière disposition des responsables français pour toute précision « sur les incohérences, erreurs et irrégularités relevées dans le rapport des experts », rapport censé valider les limites de contamination des aliments retenues dans le projet de règlement. Rappelons qu’une fois publié, un règlement européen est d’application entière directe et obligatoire dans tous les Etats membres, et donc en France. La DGS ne demande aucun complément et ne fait même aucune allusion à cette question, pourtant fondamentale. Venant d’un service en charge de notre protection, cette absence de curiosité est aussi inquiétante que significative.

En cliquant sur les liens ci-après, vous pourrez prendre connaissance, 1/ de la décision de la DGS et de ses « motivations » et 2/ des commentaires et demandes que nous venons de lui adresser en retour.

La réponse que nous recevrons devrait nous permettre de refermer ce volet du dossier : soit nous obtenons communication de l’identité des organismes dont dépendent les experts français, et nous pourrons alors juger de leur degré d’indépendance ; soit nous nous heurtons à un nouveau refus, et nous pourrons alors dénoncer l’hypocrisie des déclarations de transparence dont les autorités françaises nous rebattent les oreilles.

Bonne lecture à tous !


L'Équipe de la CRIIRAD

Commission de Recherche et d’Information Indépendantes

sur la Radioactivité

CRIIRAD

29 Cours Manuel de Falla 26000 VALENCE- 04 75 41 82 50

asso@criirad.orgwww.criirad.org

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 05:50

Fessenheim est la plus vieille centrale nucléaire en ac­tivité en France, ses deux réacteurs ayant été connectés au réseau en 1977. Elle cumule les risques : zone sismi­que et inondable, couloir aérien, conception défectueuse, incidents à répétition…

En 2011, le PS et EELV signaient un accord électoral qui prévoyait son « arrêt immédiat », c’est-à-dire au lende­main de l’élection présidentielle. En 2012, François Hol­lande déclarait « Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C’est la plus vieille centrale, prévue pour 30 ans et elle aura 40 ans d’âge en 2017. Et elle est située près d’une faille sismique. » Mais son engagement reste à ce jour lettre morte.

À vous d’agir !

Prenons d’assaut les lignes téléphoniques du Parti Socialiste au moment même où le parti tiendra son université d’été dans la ville de La Rochelle.

Simultanément menons une action « tempête » sur les réseaux sociaux !

Par téléphone ou sur le web, restons courtois : notre exigence et nos arguments n’en auront que plus de poids !

À vous de jouer, appelez le PS

Exemple de questions à poser

  • Bonjour, François Hollande a déclaré le 2 mai 2012 déjà devant les Français : « Je veux fermer Fessenheim pour deux raisons. C’est la plus vieille centrale, prévue pour 30 ans et elle aura 40 ans d’âge en 2017. Et elle est située près d’une faille sismique ». Le Parti Socialiste doit rappeler François Hollande à ses engagements !
  • Bonjour, je suis fermement convaincu de la nécessité de fermer la centrale de Fessenheim immédiatement et j’aimerais connaître la position du parti socialiste ?
  • Bonjour, je suis très inquiet au sujet des derniers développements de la loi de transition énergétique qui permettrait à la centrale de Fessenheim de rester encore ouverte ! Pouvez-vous demander au gouvernement français d’écouter les citoyens et exiger sa fermeture immédiate ?

Idées de messages pour les réseaux sociaux

  • @jccambadelis Quelle est la position du #PS sur la fermeture de #Fessenheim ? Respectez vos promesses #FermezFessenheim !
  • @ (membre du PS) Quelle est votre position sur la fermeture de #Fessenheim ? Pas de recul possible ! #FermezFessenheim !
    ex @ClotildeVALTER (secrétaire nationale à l’Energie et transition énergétique, mais tout élu PS peut être destinataire) de nombreuses figures PS ont un compte twitter
    ex : @MartineAubry ; @benoithamon ; @manuelvalls

ou encore :

  • @partisocialiste l’ #UEPS doit être le moment pour rappeler l’exigence de fermeture immédiate de #Fessenheim
  • @renouveausoc l’ #UEPS doit dire avec nous #FermezFessenheim la plus vieille centrale de France !
  • @partisocialiste à l’ #UEPS plus de promesses : #FermezFessenheim maintenant !

Découvrez de nombreux autres arguments sur la page de notre pétition http://sortirdunucleaire.org/Fermer-Fessenheim-Maintenant

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 08:47

Appel pour des journées d'actions contre un transport d'uranium à partir du 12 septembre 2015

La totalité de l’uranium utilisé dans les centrales nucléaires françaises est importée de l’étranger et est acheminée en France par bateau. Si une partie de cet uranium - en provenance du Niger et du Canada - arrive dans les ports du Havre (Normandie) et de Fos-sur-mer (Bouches du Rhône), un travail d’enquête nous a permis de découvrir que de nombreuses cargaisons d’uranium destinées à la France arrivent dans des ports allemands comme celui d’Hambourg.

Suite à plusieurs rencontres entre des groupes antinucléaires français et allemands, a été décidé l'organisation d'actions contre un transports de yellowcake à partir du 12 septembre prochain. Partant de Hambourg, ce transport se rendra à l’usine Areva-Comurhex de Malvési, près de Narbonne, qui est la porte d'entrée de l'uranium en France et transforme un quart de l'uranium utilisé dans le monde UF4.

Comme l'information entourant ces transports est très opaque, nous ne pouvons savoir à l'avance quelle sera la date exacte de ce transport, mais nous vous tiendrons informés.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à une mobilisation tout au long du trajet et à l’organisation de vigies et de rassemblements dans les communes traversées.


Si vous souhaitez commencer à vous "entrainer" sur les vigies et à reconnaître ces transports, un train d'uranium est justement sur la route vers Narbonne en ce moment, il passera la frontière franco-allemande d'ici la fin de journée et arrivera à destination dans 2 jours. Si vous le voyez passer, faite-nous suivre l'info le plus précisément possible. Tous les détails pour le reconnaitre sont ci-dessous.

Description du train :

2 x bleu Container (CATU),
1 x marron Container (TRITON),
1 x rouge brun Container (CAI)

1 x vert Container (CAPITAL)
1 x bleu clair Container (GAL)
1 x bleu Container (CATU)

2 x bleu Container (CATU),
1 x bleu Container (ohne erkennbares Logo)
1 x bleu Container (CATU)

1 x marron Container (TRITON),
3 x bleu Container (CATU),

1 x bleu Container (CATU),
1 x
rouge brun Container (CAI),
1 x bleu Container (CATU),
1 x marron Container (TRITON)

Contact : mobilisations@sortirdunucleaire.fr

Tract à télécharger et à imprimer

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