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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 07:27

«Tchernobyl, le nuage sans fin», la BD qui accuse les autorités d'avoir sciemment menti aux Français

L’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) publie une bande dessinée basée sur des pièces du dossier d’instruction de son procès perdu contre l’État français. Les planches racontent comment il a minimisé les conséquences de Tchernobyl sur le territoire national, au mépris de la santé des citoyens.

Le combat aura duré plus de dix ans. En mars 2001, l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CriiRAD) et cinquante-et-un malades de la thyroïde portent plainte contre X pour «coups et blessures involontaires». Tous reprochent à l’État d’avoir minimisé l’impact des retombées radioactives de la catastrophe de Tchernobyl sur le territoire français après l’explosion de la centrale, le 26 avril 1986, et de n’avoir pris aucune mesure de restriction sanitaire. Le 7 septembre 2011, la cour d’appel de Paris prononce un non-lieu général, confirmé par la Cour de cassation en novembre 2012. Le professeur Pellerin, à la tête du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) à l’époque, est définitivement blanchi, à l’âge de 87 ans. L’année d’après, un dernier recours, rejeté par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) finit de briser les espoirs des 650 plaignants qui s’étaient constitué partie civile.

«Après ça, il nous restait quoi? Notre frustration et plusieurs dizaines de cartons de documents, raconte André Couzet, membre actif de l’AFMT depuis treize ans. Dans le dossier d’instruction, on a trouvé des pièces qui montraient sans ambiguïté le rôle joué par les autorités françaises. On s’est dit qu’en faire une BD serait un moyen original de faire comprendre aux gens ce qu’il s’est vraiment passé.» André Crouzet espère également que cette BD aidera les malades à «faire le deuil» de leur statut de victime, jamais reconnu. «Beaucoup de gens trouvent absurde l’histoire du nuage de Tchernobyl qui se serait arrêté à la frontière... Mais peu de gens savent quels dégâts il y a vraiment eu derrière sur la santé des Français!»

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La bande dessinée, titrée Tchernobyl, le nuage sans fin, sera officiellement mise en vente le 23 avril 2016. L’ouvrage s’appuie sur près de 900 pièces du dossier d’instruction. Il a nécessité l’investissement d’une dizaine de personnes pendant un an, au premier rang desquels les bénévoles de l’association AFMT (Chantal L’Hoir, la fondatrice, Marc Saint Aroman et André Crozet). L’album a bénéficié du soutien financier du réseau Sortir du nucléaire et de 300 donateurs, par le biais d’une cagnotte Ulule de 24.000 euros. Parallèlement à la BD, un site web, nuagesansfin.info, sera alimenté par plusieurs dizaines de pièces du dossier. Elles permettront aux lecteurs de la BD d’avoir accès aux sources.

Les soixante-quatre planches de BD ont été réalisées autour des pièces les plus éloquentes du dossier. On y découvre par exemple la courbe des ventes de Levothyrox en pharmacie depuis le début des années 1980 –un document des laboratoires pharmaceutiques très difficile à obtenir. «La consommation n’a fait que flamber depuis 1986, décrit la juge Bertella-Geffroy, au point qu’aujourd’hui, un Français sur dix, voire un Français sur huit est tributaire des hormones thyroïdiennes.» Quelques pages plus loin, une planche compare deux cartes de France: «l’officielle», diffusée dans les années 1990 par les autorités et ne démontrant «aucune contamination notable», et celle réalisée à partir des «analyses citoyennes» à la même période.

Loin des allégations fantaisistes, ces mesures convergent avec les conclusions plus récentes, en forme d’aveu, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (ex-SCPRI). Celui-ci publiait en 2005 une nouvelle carte faisant apparaître des valeurs jusqu’à 1.000 fois plus élevées en césium 137 qu’aux mêmes endroits, vingt ans plus tôt. «Ce dossier, on le doit avant tout au travail acharné de la juge d’instruction Me Bertella-Geffroy», salue Chantal L’Hoir, la fondatrice de l’AFMT.

«Des pièces comme ça, le dossier en est rempli», s’enthousisme Marc Saint-Aman, bénévole à l’AFMT et administrateur du réseau Sortir du nucléaire. Pendant plus d’un an, il a épluché les milliers de pages du dossier et a sélectionné celles qui seront mise en ligne sur le site internet nuagesansfin.info.

«Mobile du crime»

Selon les auteurs de la bande dessinée, au printemps 1986, il y eut, de la part de l’État, au mieux de la méprise, au pire du déni. Le professeur Pellerin declare ainsi à la télévision, deux jours après la catastrophe, que la radioactivité issue de Tchernobyl ne présente «aucun inconvénient sur le plan de la santé publique, [...] sauf peut-être dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore c’est surtout dans l’usine [qu’elle] pense que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées». Quelques jours plus tard, le 6 mai, le ministre de l’Agriculture, François Guillaume, affirme à son tour que «le territoire français, en raison de son éloignement, a été totalement épargné par les retombées de radionucléides consécutives à l’accident de la centrale de Tchernobyl».

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Beaucoup de gens trouvent absurde l’histoire du nuage de Tchernobyl qui se serait arrêté à la frontière... Mais peu de gens savent quels dégâts il y a vraiment eu derrière sur la santé des Français!

André Couzet, membre actif de l’AFMT

L’épisode des épinards contaminés à 2.600 béquerels/kg est édifiant. Le préfet du Haut-Rhin, Madhi Hacène, a voulu interdire la circulation de ces épinards. «Dix jours plus tard, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, réagit en disant qu’il ne fallait opérer aucun changement des habitudes alimentaires. Il ajoutait qu’il ne fallait pas suivre les recommandations de l’OMS du 6 mai, qui garantissent la validité des produits à l’exportation», explique Marc Saint-Aroman de l’AFMT. Alain Madelin, alors ministre de l’Industrie, martelait lui aussi qu’il n’y avait aucun risque sanitaire dû au passage du nuage:

«J’ai déjà eu l’occasion de dire que l’on pourrait commencer à s’inquiéter et à aller voir son médecin si par hasard on trouvait –mais on n’en trouve pas– dans le commerce trois tonnes d’épinards irradiés et qu’on avait l’intention sans les laver, de les ingurgiter dans les jours qui viennent.»

Pendant que les voisins de la France s’activaient pour se débarrasser des produits contaminés (viande, lait, légumes...), l’Hexagone ne protégeait pas ses propres concitoyens et continuait à exporter, mettant également en danger les populations voisines. «Le 10 mai, la Commission européenne suspendait les importations de viandes fraîches, de bovins et de porcs sur pied en provenance de l’URSS et des pays alentour, rappelle la BD. Des mesures simples de prévention qui vont être appliquées dans toute l’Europe. À l’exception de la France, qui ne va donner qu’une seule consigne: ne rien faire.» Même en URSS, un colonel de la défense civile russe va tirer la sonnette d’alarme, quelques jours après les catastrophe:

«Les habitants ont absorbé en une journée cinquante fois la quantité de radioactivité admise par an pour les travailleurs du nucléaire. À ce rythme, la dose mortelle sera atteinte en quatre jours.»

Le travail de reconstitution historique de la BD explique en creux pourquoi la France agissait à contre-courant. «Ce qu’il faut savoir c’est qu’en 1986 il y avait plus d’une quinzaine de réacteurs à finir de construire et à mettre en service en France, ironise Marc Saint-Aroman. Donc on a le mobile du crime.» Trente ans plus tard, le pays est devenu le deuxième producteur d’électricité nucléaire du monde, derrière les États-Unis, et produit la moitié des gigawatts du continent européen à lui seul.

«Zone de non-droit»

Malgré les preuves, la procédure judiciaire n’a débouché que sur des non-lieux. Chacun a sa petite explication:

«Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en matière pénale, on est obligé de prouver le lien de causalité entre le dommage (les cancers de la thyroïde) et le fait générateur (le passage du nuage radioactif), rappelle le cabinet de Bernard Fau, avocat de l’AFMT à l’époque. Si le juge ne parvient pas établir un lien de causalité direct et certain, c’est “Circulez y a rien à voir” et personne n’est responsable.»

Le fait de cacher des preuves, de mal informer ou de minorer une information n’est pas, en soi, une infraction pénale. C’est plus une faute politique ou une faute civile

Cabinet de Benoît Busson, avocat référent du Réseau Sortir du nucléaire

Au cabinet de Benoît Busson, avocat référent du Réseau Sortir du nucléaire, on reconnait que ce genre de cas est très complexe à appréhender pour la justice. «Le fait de cacher des preuves, de mal informer ou de minorer une information n’est pas, en soi, une infraction pénale. C’est plus une faute politique ou une faute civile.» Les plaignants malades de la thyroïde auraient donc pu se retourner vers un tribunal civil, souvent plus indulgent que le pénal, mais, primo, c’eût été à eux de financer les expertises, extrêmement coûteuses, et deuxio, les délais de prescription s’élèvent à dix ans à compter des faits.

La juge Bertella-Geffroy connaissait bien toutes ces contraintes. Consciente qu’il serait extrêmement difficile d’établir le lien de causalité entre le passage du nuage et l’augmentation des pathologies de la thyroïde, elle avait parié sur la «tromperie aggravée» plutôt que sur les «coups et blessures». Mais les multiples perquisitions aux ministères de la Santé, de l’Intérieur, de l’Agriculture ou au siège de Météo France et la myriade de documents confidentiels récoltés n’ont pas suffi à l’établir. Le principe de précaution a été le grand absent de l’épisode. «La santé n’a pas primé sur l’économie», regrette-t-elle. Et, in fine, la justice non plus n’a pas primé sur l’économie. La juge a été brutalement désaisie du dossier, quinze jours avant la séance à huis-clos, qui abouti finalement à un non-lieux. «La justice n’est pas indépendance dans notre pays, en particulier en matière de santé publique.»

Pour Michèle Rivasi, eurodéputée écologiste depuis 2009, l’emprise des lobbys du nucléaire est toujours très puissante aujourd’hui. Et les «mensonges d’État» post-Tchernobyl, dénoncés par l’AFMT, pourraient très bien se reproduire si une catastrophe nucléaire survenait en France. «Aujourd’hui encore, dans le nucléaire, les décisions ne se prennent pas dans les ministères ou en commission, mais directement à l’Élysée, regrette-t-elle. Le nucléaire, c’est un domaine à part, qui échappe à la démocratie, une sorte de zone de non-droit.»

En refermant la BD, le titre, Tchernobyl, le nuage sans fin, révèle un double sens. «Le nuage sans fin» désigne le brouillard qui règne encore autour de cette affaire, trente ans plus tard. Il nomme aussi la contamination millénaire du panache radioactif qui s’est échappé de la centrale le 26 avril 1986.

Lucile Berland

-Armes nucléaires, après les paroles de Kerry, des actes

A Hiroshima, John Kerry a plaidé pour un monde sans armes nucléaires.
(...) Ce dont le désarmement nucléaire a besoin aujourd’hui après les paroles, ce sont les actes.

Le communiqué du Mouvement de la Paix du 15 avril

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 07:31

SCANDALEUX - EDF envisage une catastrophe nucléaire en recrutant des liquidateurs !

Paris, le 1er avril 2016 – Alors qu’un parc nucléaire vieillissant accroît le risque d’une catastrophe nucléaire, EDF prépare insidieusement l’opinion publique à ce qui était jusqu’alors présenté comme « impossible ».

Sur un "site recrutement EDF" (www.edf-recrutement.fr), l’opérateur historique propose 1032 postes de liquidateurs, dont la mission serait d’intervenir sur le lieu d’une catastrophe nucléaire.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 11:00

11 mars 2016 : Fukushima 5 ans… et la catastrophe continue !

26 avril 2016 : Tchernobyl 30 ans… et la catastrophe continue !

Sortir du nucléaire 34 appelle à rejoindre le collectif « Unis pour la défense de nos libertés » qui organise une journée d'information contre l'état d'urgence, de 14h à 17h samedi 12 mars, au kiosque Bosc de l'Esplanade de Montpellier.

Ce rassemblement sera aussi pour nous l'occasion de rappeler notre soutien aux victimes du nucléaires au Japon 5 ans après une catastrophe toujours en cours !

5 ans après l’accident de Fukushima, plus de 100 000 personnes sont toujours déplacées et tentent de reconstruire leur vie.

300 tonnes d’eau sont utilisées chaque jour depuis 5 ans, pour refroidir les réacteurs !

800 000 tonnes d’eau contaminées sont donc stockées à ce jour dans des conditions lamentables et, les citernes se détériorant très vite, une énorme quantité d’eau s’écoule chaque jour dans le Pacifique polluant durablement la mer !

Des territoires sont contaminés pour d'innombrables années à Fukushima comme à Tchernobyl !

Soyons nombreux samedi 12 mars, à partir de 14 h au kiosque de l'Esplanade à Montpellier, contre l'état d'urgence qui voudrait museler les militants et en soutien aux japonais victimes d'une catastrophe toujours en cours.

Distribution de tracts, prises de parole… soyons nombreux à rappeler que le nucléaire est une menace insupportable pour l’humanité, que la pollution est quotidienne (extraction, transport, exploitation, accidents…) et que que la seule issue est dans un arrêt urgent avant qu’un nouvel accident ne survienne dans le monde.

La France avec ses 58 réacteurs, dont 34 ont atteints l'âge de 30 ans, est particulièrement vulnérable.

Sortir du nucléaire 34

http://www.sortirdunucleaire34.org/

Info Japon:

Un tribunal japonais a ordonné l'arrêt de deux réacteurs nucléaires à peine relancés pour des raisons de sûreté. - Libération

Retour à l’anormale »

Par Jean-Luc Porquet

Cinq ans après, à Fukushima, « la catastrophe ne fait que commencer », comme le note le physicien nucléaire David Boilley, qui se rend régulièrement sur place et vient de publier un rapport accablant sur la situation actuelle. [1] Dans un rayon de 20 kilomètres, environ 160 000 personnes avaient dû s’enfuir, et 100 000 sont toujours déplacées. Ces réfugiés nucléaires, le gouvernement a décidé de ne plus les indemniser à partir de mars 2018. Ils ont déjà coûté près de 50 milliards d’euros, ça suffit !

Et d’organiser à la hussarde leur retour sur place. Les territoires contaminés ont été répartis en trois zones. L’une est dite « de retour difficile » (sic) : on y reçoit plus de 50 millisieverts (mSv) par an, et ça risque de durer entre dix ans et plusieurs siècles. Ceux qui habitaient-là sont priés d’aller voir définitivement ailleurs. Dans la seconde zone, où l’on reçoit entre 50 et 20 mSv, des actions de décontaminations sont en cours. On gratte la terre, on émonde les arbres, on lave les toits, et voilà des villes et des villages considérés comme des oasis bientôt habitables, au milieu de campagnes et de forêts toujours hautement contaminées… C’est dans la troisième zone que les rescapés de Fukushima viennent d’être invités à revenir. La radioactivité y oscille entre 1 et 20 mSv. La Commission internationale de protection radiologique recommande de ne pas s’exposer à plus de 1 mSv par an, mais, les autorités japonaises étant pressées, elles ont trouvé la parade : les réfugiés n’auront qu’à s’équiper d’un dosimètre individuel ! Sachant qu’en restant enfermé chez soi on ne reçoit qu’environ 40 % de la radioactivité, à eux de gérer leur exposition. Les enfants, par exemple, seront priés de ne pas trop jouer dehors.

Jacques Repussard, le patron de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire français, applaudit : « Il faut, là où cela est possible, organiser un retour rapide et restaurer une liberté individuelle (sic) vis-à-vis du risque radiologique. » Comme c’est joliment dit… On devine ce qui nous attend, en cas de Fukushima à la française. Détail : dans toutes ces zones sont abandonnés, çà et là, 9 millions de sacs d’un mètre cube emplis de terre et de végétaux contaminés, qu’il faudra bien évacuer un jour… À part ça, comment se porte la centrale ? Sept mille salariés s’y relaient en permanence. Le combustible fondu des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3, enfoui dans les sous-sols, continue de chauffer et d’être méchamment radioactif. Seuls des engins télécommandés tentent de s’en approcher. De l’eau de refroidissement y est injectée jour et nuit. Elle s’y fait contaminer. On la pompe. On la décontamine en partie. On la stocke dans des cuves. Il en existe déjà plus d’un millier. Il en faut une nouvelle tous les deux jours.

Restent aussi les piscines de ces mêmes réacteurs 1, 2 et 3, qui contiennent encore du combustible nucléaire, à retirer le plus vite possible pour éviter une nouvelle catastrophe. Cette opération a été menée avec succès pour la piscine du réacteur 4, la plus facile d’accès car vide de combustible. Pour les trois autres, ça ne va pas être de la tarte. Restera ensuite à entamer le démantèlement du tout… On en reparle dans un siècle ou deux.

Le Canard Enchaîné N° 4976 du 9 mars 2016

[1] « Fukushima, cinq ans après, retour à l’anormale », disponible sur le site de l’Acro, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:38

Vétérans du nucléaire : « nos maladies radio-induites seront-elles un jour reconnues ? »
http://www.rue89lyon.fr/2016/02/22/veterans-essais-nucleaires-maladies-radio-induites-seront-jour-reconnues/

Nancy-Lupcourt : leur papa irradié par un accident nucléaire
http://www.estrepublicain.fr/edition-de-nancy-ville/2016/02/24/nancy-irradie-par-un-accident-nucleaire-pmeu

Essais nucléaires français/ L’indemnisation des victimes algériennes et polynésiennes remise aux calendes grecques
http://www.algerie-focus.com/2016/02/135757/

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 08:09
  1. Politique économique

Pour ou contre une sortie du nucléaire ?

16/02/16

La filière nucléaire est confrontée à un grave problème de financement. N’est-ce pas le moment de reposer la question de son avenir ? Donnez votre avis : ci-dessous notre sondage.

La filière nucléaire connaît une mauvaise passe. Lors de la présentation de ses résultats annuels , EDF a clairement lancé un appel au soutien de l’Etat pour financer ses développements futurs. L’électricien national ne dispose pas de l’assise suffisante pour assurer ses nombreux investissements : la construction de deux réacteurs EPR au Royaume-Uni et la prolongation de son parc nucléaire, sans compter le centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, en Moselle, dont le coût est supérieur aux estimations.

C’est dans ce contexte que la Commission européenne vient de révéler un document de travail sur le coût du démantèlement des centrales nucléaires européennes et le traitement des déchets. Selon ce document, consulté par Reuters, les sommes disponibles s'élèvent à 150,1 milliards d'euros alors qu'il faudrait 268,3 milliards de dollars. L’estimation date toutefois de 2007, avant la catastrophe de Fukushima en mars 2011. Après cette catastrophe, l'Allemagne avait décidé de sortir du nucléaire à l'horizon 2022 et d'autres pays européens avaient choisi de s'orienter vers une sortie partielle et progressive.

Parmi les 16 pays de l'UE qui comptent encore des centrales, seule la Grande-Bretagne, avec 63 milliards d'euros, aurait suffisamment de fonds pour les démanteler. La France, qui dispose du plus gros parc de centrales en Europe, est loin derrière avec 23 milliards disponibles alors qu'il en faudrait plus de 74. Il manquerait enfin à l'Allemagne 7,7 milliards d'euros, en sus des 38 milliards disponibles.

Alors, faut-il que la France envisage elle aussi une sortie du nucléaire ? Participez à note sondage.La France doit-elle sortir du nucléaire ?

-Nucléaire français: que faire devant la catastrophe économique annoncée?
https://blogs.mediapart.fr/benjamin-dessus/blog/170216/nucleaire-francais-que-faire-devant-la-catastrophe-economique-annoncee

-Mais qu'arrive-t-il à EDF?
http://www.slate.fr/story/114197/edf-crise

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 09:11

Projection "Poubelle la vie" + World Café

Mardi 19 janvier 2016

À la Maison des Etudiants de la Fac de Sciences, Place Eugène Bataillon
34090 MONTPELLIER Mardi 19 janvier à 1
9h00



Les Mardis Culturels de l'Ouvre-Tête continuent !

MARDI 19 JANVIER à partir de 19h : projection du film documentaire "Poubelle la vie", suivie d'un World Café avec Sortir du Nucléaire 34. Viens prendre part aux débats dynamiques : quelles sont les relations entre nucléaire et économie ? nucléaire et démocratie ? Quelles sont les alternatives possibles ? Les actions concrètes que nous pouvons mettre en place ? ...

Et bien sûr, un petit buffet à prix libre te sera proposé !

==> POUVELLE LA VIE : Un film de Bure AutoMedia sur la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaire, l’avenir et les enjeux du monstre projet CIGEO imposé par les technocrates psychopathes de L’ANDRA et EDF. C’est aussi un constat d’urgence, un appel à mobilisation & à renforcer cette lutte de résistance internationale et inévitablement décisive pour les générations a venir.

contact@ouvre-tete.fr https://www.facebook.com/events/1122139451159966/

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 15:08

La BD: "Tchernobyl, le nuage sans fin"

30 ans après l’explosion de la centrale nucléaire, le combat pour faire éclater la vérité raconté dans une Bande dessinée événement.

Chers amis qui nous soutenez,

cette bande dessinée vous l'avez compris, n'est pas une affaire personnelle de quelques personnes.
Elle rend hommage à des gens courageux qui ont poussé leur quête jusqu'en justice dans l'esprit d'un combat, comme la France a toujours agi de manière à susciter nos consciences: "celui des droits de l'homme et du citoyen".

L'affaire Tchernobyl en France (comme tous les procès sanitaires) a eu en face d’elle le monde de la finance.
Si ce n'était pas les laboratoires pharmaceutiques, dans notre cas de figure, le fait de nier la gravité de Tchernobyl était nier l'importance économique du complexe nucléaire en France, le pays le plus nucléarisé du monde.

Tôt ou tard on ne pourra plus gérer les risques.

Nous n'avons pas les moyens financiers pour changer des centrales usées et fissurées ....

Le monde médical sait très bien que les cancers thyroïdiens de type papillaires sont dits "radios induits" .
Ils représentent plus de 85% de ces tumeurs et les dits micros cancers ne sont même plus comptabilisés et chiffrés dans les statistiques, sans parler de l'explosion des maladies auto-immunes.

Oui la France a été fort touchée par Tchernobyl par l'air et par l'alimentation.

Rentrer dans les archives de l'instruction par la plume avertie du dessinateur a relevé du challenge, mais on peut déjà le dire pour nous c'est une réussite qui ne sera pas "barbante" pour nos jeunes mais captivante bien au contraire .

Notre espoir:

La France a souvent été la première à la pointe de nos chercheurs, au niveau des énergies renouvelables:

Fours solaires, énergie marémotrice, verre photo voltaïque....


Il faut redonner plus de liberté au monde médical dans leur conscience et leurs actions, ainsi qu'à nos chercheurs, avec le maximum de protection pour les générations futures.


Alors soutenez nous plus que jamais ! Merci.

Publié par ming-2 le jan. 5, 2016

-Une nouvelle voie pour extraire l'uranium de l'eau de mer
http://www.enerzine.com/2/18970+une-nouvelle-voie-pour-extraire-luranium-de-leau-de-mer+.html

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 11:19

Le beau cadeau de fin d'année d'EDF aux riverains des centrales nucléaires

EDF va distribuer, gratuitement, des comprimés d'iode aux riverains des centrales nucléaires pour leur éviter le cancer de la thyroïde en cas d'accident...


http://www.bioaddict.fr/article/le-beau-cadeau-de-fin-d-annee-d-edf-aux-riverains-des-centrales-nucleaires-a5224p1.html

La prise d'iode stable (iodure de potassium) est un moyen de protéger la thyroïde contre les effets des rejets d'iode radioactif qui pourraient intervenir en cas d'accident nucléaire. En France, le gouvernement a décidé depuis 1997 d'organiser des distributions de comprimés d'iode pour les populations résidant autour des installations nucléaires. Depuis 1997, la distribution d'iode a été renouvelée régulièrement en 2000, 2005 et 2009. La prochaine campagne a lieu en 2016.

Sur le même thème

Into Eternity : un film au coeur du débat sur le nucléaire

Augmentation des cancers autour des centrales nucléaires

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Nucléaire : EDF accusé de négliger la sécurité de la centrale de Nogent-sur-Seine

Nucléaire : la fermeture de Fessenheim de nouveau reportée

DOSSIER SPECIAL

Les dangers du nucléaire

Les habitants résidant dans un rayon d'environ 10 km autour des 19 centrales nucléaires françaises en activité vont pouvoir retirer dans les prochains jours, dans les pharmacies, des comprimés d'iode pour protéger leur thyroïde contre les effets cancérogènes de l'iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l'environnement en cas d'accident nucléaire . Ces comprimés distribués par EDF, et qui ont une durée de vie de 7 ans, viendront remplacer ceux distribués en 2009.

La campagne de distribution, qui s'adressera aux habitants et aux collectivités locales, écoles, entreprises, administrations..., concernera environ 400.000 foyers et 2.000 établissements ouverts au public, répartis sur 500 communes.

Pourquoi une telle mesure alors qu'on nous assure que les centrales nucléaires françaises sont très sûres et qu'on ne risque rien ? En réalité précise M. Delmestre, chargé du comité de pilotage de la campagne et Directeur général adjoint de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire), "même si ce n'est pas quelque chose de probable, loin de là, on sait qu'un accident nucléaire est possible en France". Et ce risque est malheureusement aggravé par la détermination des terroristes à tuer et à provoquer le plus de dégâts possibles. Et dans ce sens les centrales nucléaires représentent une cible privilégiée.

Alors les riverains des centrales vont devoir continuer à garder toujours près d'eux, jour et nuit, à portée de main, la petite boîte contenant les comprimés censés les protéger contre les effets de l'iode radioactif qui pourrait s'échapper des centrales en cas d'accident...Et pour ceux qui habitent au-delà de la frontière des 10 km, (comme si la diffusion de la radioactivité pouvait être cantonnée à cette distance des centrales...), qu'ils se rassurent , des stocks de pastilles d'iode ont été constitués dans les départements pour être distribués en cas de besoin.

Et quelles sont les autres mesures pour assurer la protection des habitants, en cas d'accident, contre les autres effets de la radioactivité , car ils ne se limitent pas au cancer de la thyroïde ? Eh ! bien il n'y en a pas car il ne peut y en avoir. En cas d'accident grave nous vivrons donc le même cauchemar que les habitants de Tchernobyl et de Fukushima ...

Hervé de Malières

Que faire en cas d'accident nucléaire ? Retrouvez plus d'infos sur le site post-accidentel.asn.fr

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:43

TOUS-TES LE DIMANCHE 29 NOVEMBRE

14h30, PLACE DE LA COMÉDIE à MONTPELLIER

REJOIGNEZ LE CORTÈGE DES ANTINUCLÉAIRES POUR DIRE QUE :

LE NUCLÉAIRE NE SAUVERA PAS LE CLIMAT !

Bonjour à tous-tes,

Vous savez que le gouvernement a interdit les manifestations prévues à Paris lors de la COP21, sous le prétexte de l’état d’urgence.

Comment le gouvernement peut-il prétendre se battre au nom des libertés et exiger des citoyens qu’ils restreignent leur liberté d’expression ?

L’interdiction de ces mobilisations – qui gênaient déjà le gouvernement avant les attentats – est motivée par des arguments politiques et non sécuritaires. Comment expliquer sinon l’interdiction de mobilisations citoyennes et le maintien d’événements à caractère commercial comme les marchés de Noël, pourtant extrêmement difficiles à sécuriser ? Alors que se multiplient les injonctions à « continuer de vivre », comment peut-on interdire ainsi la tenue d’une mobilisation d’ampleur et porteuse de sens ?

Dans les régions, les préfets donnent accord ou pas à la tenue des manifestations.

Pour ce qui concerne Montpellier la mobilisation est autorisée.


Nous avons donc ici la possibilité d'exprimer massivement notre volonté de peser face à l'urgence de la crise climatique et notamment sur le mot d'ordre : "Le nucléaire ne sauvera pas le climat…!"

Saisissons cette opportunité !

Rendez-vous dimanche 29 novembre à 14h30 sur la place de la Comédie.

Rassemblement des antinucléaires :

À côté du manège devant le Monoprix-Comédie à partir de 14h15.

Diffusez l'appel à manifester (en PJ)

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 08:00

Fin 2015 se tient à Paris la COP21, grande conférence internationale sur le climat. Le gouvernement français et EDF veulent utiliser la COP21 pour promouvoir le nucléaire comme solution au changement climatique. En déclin, l’industrie nucléaire souhaiterait notamment que les nouveaux réacteurs puissent bénéficier de financements publics au titre de la lutte contre le réchauffement global.

En juillet, suite à une plainte déposée par le Réseau "Sortir du nucléaire", le Jury de Déontologie Publicitaire a estimé que les affirmations d’EDF sur sa production d’électricité nucléaire "100% sans CO2" induisent en erreur le consommateur.

Il s’agit en effet d’un mensonge pur et simple, qu’aucune étude scientifique n’accrédite.

En réalité, toutes les opérations liées au fonctionnement de l’industrie nucléaire émettent des gaz à effet de serre : extraction minière et enrichissement de l’uranium, construction et démantèlement des centrales, fabrication du combustible nucléaire, transport et "traitement" des déchets radioactifs...

Sponsor officiel de la COP21, EDF continue de maquiller la réalité, affirmant sur son site web que 98 % de son électricité est produite "sans émissions de CO2". Pour dénoncer cette propagande, nous portons à nouveau plainte devant le Jury de Déontologie Publicitaire.

En outre, EDF n’a aucune crédibilité dans son engagement contre le réchauffement climatique : les émissions de GES ne s’arrêtent pas aux frontières et les seize centrales à charbon d’EDF, implantées partout dans le monde, en font la 19e entreprise émettrice de CO2 au niveau mondial !

Présenter le nucléaire comme une énergie "sans CO2", c’est une façon de passer sous silence les graves problèmes posés par le nucléaire : risques d’accident majeur et de prolifération nucléaire, accumulation de déchets nucléaires ingérables, explosion des coûts liés aux réacteurs nucléaires.

Nous devons combattre l’idée que le nucléaire est bon pour le climat, faisons pression pour qu’EDF arrête de mentir ! Exigeons d’EDF qu’elle retire de ses publications et publicités toute mention qui laisserait croire que le nucléaire n’émet pas de CO2, le faisant passer implicitement pour une énergie "propre".

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Note"novethic.fr,vues sur d'Autres points de vue"par l'administration du blog:

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