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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 04:44

Des explications on officielles sur la consultation ASN se trouvent sur :http://www.cyberacteurs.org/blog/?p=1485

 

les voici :

 

Projet de guide relatif au contenu des plans de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives

Au vu du succès de la mobilisation initiée par SDN-Bugey que nous avions prolongée malgré la pause estivale, il est intéressant d’intervenir massivement à l’occasion des consultations de l’ASN
Depuis le 15 aout une consultation a commencé : au vu du caractère inconsistant de ce projet… qui n’apporte rien de très nouveau si ce n’est pour les procédures d’alerte en cas d’incidents, il conviendrait que les nous nous exprimions en nombre sur le site de l’ASN ?
les transports sont un des maillons faible de l’industrie nucléaire

Accès à la consultation

Pour y participer, il faut rajouter un commentaire aux 5 existants

En savoir plus
dossier de la CRIIRAD

Dossier rédigé par Collectif STOP-EPR ni à Penly ni ailleurs

 

-Voici aussi les explications de l'agence de sureté nucléaire trouvées sur son site,et l'accès à la consultation:

 

Projet de guide relatif au contenu des plans de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives

http://www.asn.fr/Reglementer/Consultations-du-public/Consultations-du-public-en-cours/Plans-de-gestion-des-incidents-et-accidents-de-transport-de-substances-radioactives/(comment)/success

 

Modalités de la procédure de participation du public portant sur le projet de guide relatif au contenu des plans de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives

Référence de la consultation [2014-08-97]

Le projet de guide de l’ASN relatif au contenu des plans de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives est mis à disposition du public par voie électronique sur le site de l’ASN pour une durée supérieure à un mois : du 14 août au 22 septembre 2014.

Les observations peuvent être faites par voie électronique sur le site de l’ASN jusqu’à la date du 22 septembre 2014.

L’ASN considère qu’un plan de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives (ou « plan d’urgence ») doit être établi par les intervenants du transport de substances radioactives (transporteur, expéditeurs, etc.) pour se préparer à de telles situations et pour répondre aux exigences de la réglementation.

La gestion d’un événement impliquant un transport de substances radioactives survenant sur la voie publique est pilotée en premier lieu, dans le cas d’une situation d’urgence radiologique, par les pouvoirs publics. Toutefois, la réglementation applicable aux transports de marchandises dangereuses sur la voie publique[1] prévoit que les intervenants du transport (expéditeurs, transporteurs, etc.) sont également concernés par la gestion de l’événement et précise que « les intervenants dans le transport de marchandises dangereuses doivent prendre les mesures appropriées selon la nature et l’ampleur des dangers prévisibles, afin d’éviter des dommages et, le cas échéant, d’en minimiser leurs effets. »

L’ASN a ainsi élaboré un projet de guide pour préciser les éléments qui doivent figurer dans ce plan de gestion. Ce projet de guide, qui est aujourd’hui soumis à consultation du public, présente :

  • la réglementation applicable ;
  • le domaine d’application ;
  • le contenu attendu dans un plan de gestion des incidents et accidents de transport de substances radioactives.

Du 15 août au 22 septembre 2014, le public est invité à consulter ce projet et à faire part des observations sur son contenu. Les observations, transmises par voie électronique, feront l’objet d’une synthèse.

La gestion de crise pour le transport des substances radioactives

On estime à 980 000 le nombre de colis de substances radioactives qui sont transportés chaque année en France, soit environ 6% du total des colis de marchandises dangereuses transportés. La sûreté des transports de substances radioactives est fondée sur le concept de défense en profondeur et repose sur la robustesse du colis, la fiabilité des opérations de transport et la préparation à la gestion des situations accidentelles.

Les plans ORSEC élaborés par les préfectures

La gestion des situations d’urgence radiologique impliquant un transport de substances radioactives sur la voie publique est pilotée en premier lieu par les pouvoirs publics (notamment par le préfet, dans le cadre du plan ORSEC). Pour faire face à l’éventualité d’un accident de transport de matières radioactives dans son département, chaque préfet élabore un plan d’Organisation de la Réponse de SÉcurité Civile relatif à la gestion des accidents de transport de substances radioactives, le plan ORSEC-TMR[2]. Au vu de la diversité des transports possibles, les plans ORSEC-TMR définissent des critères et des actions simples permettant aux premiers intervenants (service départemental d’incendie et de secours et forces de l’ordre notamment), à partir des constats faits sur les lieux de l’accident, d’engager les premières actions de protection des populations. Ils contiennent également des informations utiles et pratiques[3].

Le plan national « accident nucléaire et radiologique majeur »

Le plan national « Accident nucléaire et radiologique majeur[4]» élaboré sous l’égide du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, vise à guider l’action des décideurs en cas d’accident nucléaire ou radiologique majeur. Il concerne également les opérations de transport de substances radioactives. Le plan fixe l’organisation de conduite de crise, la stratégie à appliquer et les principales mesures à prendre au niveau gouvernemental. Ce plan fait l’objet d’une déclinaison zonale et départementale, qui s’appuie notamment sur les dispositifs de sécurité publique et ORSEC.


[1] Paragraphe 1.4.1.1 de l’accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route (ADR) et paragraphe 1.4.1.1 du règlement concernant le transport international ferroviaire des marchandises dangereuses (RID)

[2] Ces plans répondent à la directive interministérielle du 7 avril 2005 relative à l'action des pouvoirs publics en cas d'événement entraînant une situation d'urgence radiologique et à la circulaire du 23 janvier 2004 approuvant le guide pour l’élaboration des plans ORSEC-TMR.

[3] Notamment des fiches d’actions réflexes pour les différents acteurs, des plans et cartes, la description des moyens de secours et de mesures, des documents types, un questionnaire à utiliser pour la remontée des informations, des fiches décrivant les principaux emballages de substances radioactives utilisés sur le territoire français, les risques associés et les premières actions à effectuer par les services de secours.

[4]www.sgdsn.gouv.fr/IMG/pdf/PLAN-NATIONAL-NUCLEAIRE_synthese_pour_site_internet.pdf

 

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25 août 2014 1 25 /08 /août /2014 13:36

Du poisson chinois radioactif dans les assiettes des Marocains

23 juillet 2014 - 15h41
http://www.bladi.net/poisson-chinois-radioactif-marocains,39944.html

 

 

Du poisson chinois radioactif dans les assiettes des Marocains

Les Marocains consommeraient du poisson et des produits de la mer radioactifs importés des pays du sud-est de l’Asie, principalement de Chine. Certains de ces produits seraient même pêchés dans une zone maritime dénommée "61", classée dangereuse par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). La région entourée de plusieurs réacteurs nucléaires serait parmi les zones les plus contaminées au monde par la radioactivité, affirme le quotidien Al Massae.

 

La hausse du prix du poisson et des fruits de mer pendant le mois de Ramadan pousse les consommateurs marocains à se tourner vers les produits de la mer importés principalement de Chine, réputés moins chers, mais de mauvaise qualité, explique le journal.

Al Massae a tenté de retracer l’origine de ces produits, notamment les crevettes, les crevettes à pattes blanches, et des mollusques ressemblants à des calamars, de type "Encornet" ou "Pota", vendus sous forme de rondelles, s’interrogeant sur le danger pour la santé du consommateur marocain.

Du poisson impropre à la consommation ?

En mai dernier, l’Office national de la sécurité sanitaire des aliments (ONSSA), avait refusé le débarquement au Maroc d’une cargaison suspecte du poisson "Panga", importée du Vietnam. Mais l’importateur avait saisi le tribunal administratif contre l’ONSSA et a eu gain de cause.

Cette affaire révèle au grand jour une activité se chiffrant à plusieurs millions de dollars, qui se fait essentiellement dans l’ombre. Ces poissons importés se vendent congelés dans les grandes surfaces. Ils sont également utilisés par des restaurants pour les préparations de pizzas et de fritures de poissons.

D’après la FAO, 80% de la production mondiale de crevettes proviennent des pays de l’Asie de l’est, où ils sont élevés dans des fermes aquatiques. Ces crustacés sont nourris par des aliments composés essentiellement de la farine de poisson, et pour éviter leur oxydation, l’on ajoute certains additifs et produits chimiques, dangereux pour la santé du consommateur.

Zones de pêche entourées de réacteurs nucléaires

La zone "61", qui est entourée de plusieurs réacteurs nucléaires, est l’une des zones de pêche les plus polluées au monde, où prolifèrent des polluants cancéreux dont
les polychlorobiphényles (PCB) et la Dioxine.

Malgré les dangers que peuvent représenter ces produits pour la santé du consommateur marocain, les autorités sanitaires n’effectuent pas de visites de contrôle sanitaire dans les unités asiatiques exportatrices, contrairement aux pays de l’Union européenne.

Les compagnies d’import font entrer ses produits dangereux au Maroc sans qu’aucun échantillon ne soit prélevé et analysé conformément aux lois en vigueur, conclut Al Massae.

En février 2013, l’Espagne avait retourné au Maroc plusieurs dizaines de tonnes de poisson congelé contenant de l’histamine, une substance chimique à l’origine d’allergies et d’intoxication. Ce poisson, qui représente un réel danger pour la santé du consommateur, aurait été écoulé sur le marché marocain.

 

- Par: Jalil Laaboudi

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:52

Le Japon va exporter du riz de Fukushima trois ans après la catastrophe nucléaire

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140819trib000844945/le-japon-recommence-a-exporter-du-riz-de-fukushima-trois-ans-apres-la-catastrophe-nucleaire.html

L'HISTOIREDes sacs de 5 kilogrammes de riz en provenance de Fukushima seront vendus à Singapour à partir du 22 août. Ici, en photo, un champs de riz situé à Soma, à 40 km au nord de Fukushima Daiichi.Des sacs de 5 kilogrammes de riz en provenance de Fukushima seront vendus à Singapour à partir du 22 août. Ici, en photo, un champs de riz situé à Soma, à 40 km au nord de Fukushima Daiichi.(Crédits : Reuters)latribune.fr  |  19/08/2014, 9:50  -  340  motsLa Fédération japonaise des coopératives agricoles a annoncé qu'elle allait reprendre ce mois-ci du riz de la préfecture de Fukushima. Des sacs seront vendus à Singapour dès le 22 août.

Voilà une céréale sur laquelle beaucoup de regards risquent de se tourner. La Fédération japonaise des coopératives agricoles a en effet annoncé qu'elle allait recommencer à exporter ce mois-ci du Koshihikari, un des riz les plus réputés du Japon, en provenance de Fukushima. Une première depuis l'accident nucléaire survenu le 11 mars 2011.

Singapour pour première destination

La première destination de ce riz soumis à des contrôles particuliers sur la radioactivité sera Singapour. Les autorités de la cité-État ont montré leur "compréhension" vis-à-vis des mesures prises pour éviter la distribution de produits contaminés.

Des sacs de 5 kilogrammes de riz  y seront vendus dès le 22 août. Une campagne de promotion aura lieu sur place pour expliquer que ce riz est sûr et qu'on peut le consommer en toute tranquillité.

 

De fortes restrictions sur les aliments

Le riz de Fukushima, contrôlé, est déjà vendu dans l'archipel, mais les pays étrangers comme la Chine et la Corée du Sud qui importaient ce type d'aliment de la région de Fukushima (nord-est) avant la catastrophe atomique ont stoppé les achats par précaution. Singapour est la seule destination qui a accepté de recevoir à nouveau cette production, pour le moment.

Plusieurs pays imposent encore de fortes restrictions sur les aliments de la province agricole et rizicole de Fukushima.

Tentatives de prouver que les produits sont sûrs

Le gouvernement, la Fédération des coopératives, les collectivités locales et diverses organisations japonaises s'échinent à tenter de prouver que les produits de Fukushima mis sur le marché sont sûrs, c'est-à-dire dans le strict respect de la limite sévère de césium radioactif fixée à moins de 100 becquerels par kilogramme.

La population étrangère et une partie des Japonais restent méfiants et réticents à acheter les fraises, pêches, concombres, tomates ou autres produits de la région saccagée par le désastre atomique provoqué par un gigantesque tsunami.

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 04:10

Transport de matières radioactives : l'information du public en question

Chaque année, 777.000 transports de substances radioactives sont réalisés en France, révèle une enquête de l'ASN. La Criirad, qui juge ce chiffre sous-estimé, demande plus de transparence.

http://www.actu-environnement.com/ae/news/ASN-transports-substances-radioactives-22448.php4#xtor=EPR-1

Hygiene / Securite / Sante  |  14 août 2014  |  Actu-Environnement.com
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Une enquête de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) auprès des détenteurs et transporteurs de substances radioactives a été publiée mercredi 6 août afin de "mieux informer le public". Des associations, telles que la Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), alertent de longue date les pouvoirs publics sur l'opacité régnant sur ce type de transport.

Des chiffres officiels éloignés de la réalité ?

"Chaque année, environ 980.000 colis de substances radioactives sont transportés à l'occasion d'environ 777.000 transports", conclut l'étude. Ces transports concernent l'industrie nucléaire, pour le déplacement de "combustibles neufs ou usés", de "déchets nucléaires" ou d'"outils contaminés", rapporte l'ASN. Mais les secteurs de la santé (produits radiopharmaceutiques) et des contrôles techniques (appareils de détection de plomb, gammagraphes) donnent également lieu à des transports de substances radioactives. C'est aussi le cas du domaine de la recherche non nucléaire, notamment pour les "sources non scellées utilisées comme traceurs radioactifs", détaille l'étude. Enfin, les "sources scellées utilisées pour des irradiateurs ou des appareils de contrôle de paramètres physiques" sont des exemples de substances transportées au bénéfice de l'industrie non nucléaire.

Par ailleurs, on note une grande inégalité entre les secteurs, puisque 65% des transports réalisés concernent les contrôles techniques. A l'autre bout de l'échelle, les secteurs de l'industrie nucléaire, de l'industrie non nucléaire et de la recherche non nucléaire sont source d'un nombre bien inférieur de transports (respectivement 3%, 4% et 3%).

Mais ces chiffres se basent essentiellement sur les déclarations des transporteurs et détenteurs de substances radioactives auxquels l'ASN a soumis un questionnaire, et sur des extrapolations, alerte Julien Syren, ingénieur chargé des dossiers transports à la Criirad. Dans la mesure où la quasi-totalité des colis transportés ne nécessite pas un agrément de l'ASN, le nombre réel de transports est extrêmement difficile à évaluer. En effet, environ 2% des colis requièrent un agrément, dont 0,4% contiennent de l'hexafluorure d'uranium, rapporte l'étude.

Une protection suffisante du public ?

De fait, impossible pour les citoyens de prendre connaissance de leur exposition à des substances radioactives. En-dessous de certains seuils (les seuils d'exemption), les transports se font sans déclaration ni agrément : ni l'ASN ni les autorités publiques ne sont informées.

D'après Julien Syren, les seuils de radioactivité en matière de transports sont "incompatibles" avec la réglementation en vigueur sur la protection de la santé publique. Pour les transports de substances radioactives, la réglementation fixe la limite d'irradiation externe à 2 mSv par heure au contact et à 0,1 mSv/h à deux mètres du véhicule de transport. Une exposition de plus de 30 minutes à 2 mSv/h entraînerait donc un dépassement de la limite réglementaire annuelle, souligne ce membre de la Criirad. Mais, en l'absence de contact avec le colis, "il faudrait une présence continue de dix heures à deux mètres" d'un véhicule transportant des matières radioactives pour qu'un individu atteigne le seuil réglementaire de 1mSv/an, explique l'ASN.

Plus généralement, les quantités transportées exposent le public à des doses bien supérieures à la radioactivité présente dans la nature. Ainsi, dans le cas de l'uranium 238, le seuil d'exemption est fixé à 10.000 Becquerels/kg : "En-dessous de ce seuil, il n'y a aucune obligation réglementaire", dénonce Julien Syren.

Repenser le cycle du combustible nucléaire ?

Dès lors, la Criirad se pose la question de la nécessité de ces transports à hauts risques. "Sont-ils tous indispensables ?", s'interroge l'ingénieur. Les transports de substances radioactives liés au secteur de la santé s'élèvent à 26% des transports recensés. Ce "nombre élevé de transports (…) correspond principalement aux produits radiopharmaceutiques livrés très régulièrement aux hôpitaux, compte tenu de leur courte période radioactive", commente l'ASN. S'il est pour l'instant difficile de limiter les allées et venues dans le domaine médical, quid de l'industrie nucléaire ?

Certaines zones du territoire français sont "des points de convergence du cycle du combustible", pointe Julien Syren en citant la vallée du Rhône. Pierrelatte (Drôme), Romans-sur-Isère (Drôme), Malvési (Aude) et, surtout, La Hague (Manche), premier centre mondial de recyclage de combustible usé, comptent parmi ces points névralgiques, énumère Julien Syren. Ainsi, le rapport de l'ASN chiffre à "une centaine" les transports de plutonium sous forme d'oxyde entre l'usine de retraitement de La Hague et l'usine de production du combustible de Melox, située dans le Gard.

Parmi les causes de cette affluence : l'Hexagone est "un important fournisseur de prestations", explique Julien Syren. Ainsi, sur les 19.000 transports annuels "liés au cycle du combustible nucléaire", 2.000 s'effectuent en provenance ou à destination de l'étranger ou transitent simplement par la France, ce qui correspond à environ 58.000 colis sur 114.000, rapporte l'ASN. Du fait du schéma géographique du cycle du combustible nucléaire, la population n'est pas suffisamment protégée, estime, l'ingénieur de la Criirad.

Des modes de transport plus sécurisés ?

De même, le public n'est pas informé des enjeux sanitaires liés à tel ou tel mode de transport. La route et le rail présentent tous deux des risques, rappelle Julien Syren, qui garde à l'esprit que "les réseaux ferroviaires ne sont pas complètement déconnectés de l'espace public", citant l'exposition du personnel des gares de triage ainsi que les éventuels arrêts de longue durée de ces convois. Plus simplement, il faudrait déjà interdire aux camions de stationner sur des aires d'autoroute non dédiées, et donc augmenter les contrôles, propose-t-il.

L'enjeu est de taille car, actuellement, les substances radioactives sont essentiellement transportées par la route (96%). Dans le secteur des contrôles techniques, c'est même 100% des transports qui passent par la voie routière. A l'inverse, l'industrie nucléaire a recours au transport multimodal : dans 30% des cas, les substances radioactives sont transportées par "route + mer + rail", relève l'ASN.

Enfin, Julien Syren déplore que le public ne puisse obtenir de statistiques concernant les cas dans lesquels un itinéraire non prévu a été emprunté. Au-delà du public, l'ASN n'informe ni les gestionnaire des réseaux routiers ni les collectivités locales des transports qui les concernent, précise-t-il. Par ailleurs, il se pose la question des pouvoirs de l'ASN dans le cadre de la procédure d'agrément, l'Autorité n'étant pas consultée pour l'élaboration des itinéraires que les transporteurs lui communiquent une semaine avant le transport.

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 04:04

Avertissement :Il peut s'etre introduit dans ce texte qui porte sur la situation des rivières cotières dans la zone contaminée de  Fukushima ,quelque aproximation en terme de rédaction.En effet,la transcription de l'anglais à la langue de Molière  ,n'a pas ete soumise à l'oeil exercé du professionel 

Nous tentons pourtant par cet effort de  traduction ,de faciliter le mieux qui soit au lecteur la ,compréhension de cet article .Surtout en ce qui concerne les données  et le danger de l'acheminement ,depuis les rivières de la préfecture de Fukushima ,de sédiments radioactifs vers l'océan Pacifique .

A l'aune d'une mise en danger de vies au Nord-Japon,de l'autre coté de la planete  ,il y a les notre aussi ici,nous qui nous situons peu ou prou sur l'axe Narbonne-Pierrelatte de l'uranium .Des lors qu'il s'agit de la pollution radioactive des eaux mondiales      ou de notrenbterritoire,nul habitant de l'étang de Thau ou d'ailleur,qu'il soit intellectuel ,ou qu'il soit  quelqu'un qui  n'est pas censé maitriser le  véhicule vernaculaire  anglo-saxon,le  russe ou le japonais ,ne demeure un laissé pour compte et un désinformé public .

Ce texte vaut pour attirer en priorité, l'attention sur le risque environnemental qui ,tel une épée de Damoclès ,sous-tend toute l'industie nucléaire ,civile ou miltaire.Mais il interroge aussi  sur l'existence   d'un possible délaissement  ou abandon  par les pouvoirs publics,des populations touchées.Le sort des contaminés à Chernobyl ou à Fukushima   nous renvoie donc d'une maniere ou d' une autre,   à la notion de crime environnemental doublée de celle de crime envers uine population nationale ou mondiale.

Actuellement ,c'est la crise nucléaire  nippone qui  nous parle le plus, car:

"Avec la preuve que du plutonium isotopique se répand  le long des rivières côtières ,un nouveau regard peut etre jeté sur l'accident nucléaire de Fukushima"

L'accident de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi  (FDNPP)  a conduit à des rejets importants de radionucléides dans l'environnement,et des traces de plutonium (Pu)radioactif on pu etre détectée   dans le nord du Japon. Cependant, nous sommes tenus de faire la difference entre les mesures de ratios Pu atomiques et l'activité isotopique ,entre les contributions des retombées des essais nucléaires mondiale et les émissions FDNPP.

Dans cette étude, nous (Les équipes du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (LSCE) et du Commissariat à l'énergie atomique (CEA)),avons utilisé un champ du secteur à double focalisation ICP-MS afin mesurer les rapports atomiques et les activités Pu dans les sédiments récemment déposés le long des rivières qui drainent la partie la plus contaminée du panache radioactif intérieur. Les résultats ont montré que les isotopes du plutonium (c'est à dire, les isotopes 239Pu, 240Pu, 241Pu, 242Pu et) ont été détectés dans tous les échantillons, bien que dans des concentrations extrêmement faibles.

Les rapports atomiques 241Pu / 239Pu mesurés dans les dépôts de sédiments  étaient significativement plus élevés (de 0,0017 à 0,0884) que les valeurs correspondantes attribuées aux retombées mondiales (0,00113 ± 0,00008 en moyenne pour l'hémisphère Nord entre le 31 ° -71 ° N: Kelley, JM; Bond , LA; Beasley, TM répartition mondiale des isotopes du Pu et 237Np Sci total Env 1999, 237/238, 483-500).....

Les résultats indiquent donc une présence de plutonium originaire de Fukushima,en léger excès par rapport au  plutonium issu des retombées globales(Celui des radioélements des essais atmosphèrique,qui est  présent dans l'environnement mondial  depuis les années 1960,note du rédacteur ).Ces radioélements  en provenance des "tests nucléaires",représentent alors  jusqu'à environ 60% du plutonium  dans les échantillons analysés à Fukushima.

Ces résultats démontrent (par comparaison ,note du rédacteur),que le radionucléide de Fukushima a été transporté sur des distances relativement longues (45 km) , qu'il a été déposé dans les rivières du secteur (catastrophé),et qu'il constitue une source potentielle de plutonium radioactif pour l 'océan.

A l'avenir, le  ratio élevé d'atomes 241Pu / 239Pu issus de l'accident de Fukushima  doit être mesuré afin de  quantifier la fourniture de ce "matériel" continental ,(originaire de la préfecture de Fukushima),traçable  dans  l'océan Pacifique.

Aussi à  voir sur: ACS ActiveView PDF | PDF | PDF w/ Links | Full Text HTML

 texte  original en Anglais 

Abstract Image

The Fukushima Dai-ichi Nuclear Power Plant (FDNPP) accident led to important releases of radionuclides into the environment, and trace levels of plutonium (Pu) were detected in northeastern Japan. However, measurements of Pu isotopic atom and activity ratios are required to differentiate between the contributions of global nuclear test fallout and FDNPP emissions. In this study, we used a double-focusing sector field ICP–MS to measure Pu atom and activity ratios in recently deposited sediment along rivers draining the most contaminated part of the inland radioactive plume. Results showed that plutonium isotopes (i.e., 239Pu,240Pu, 241Pu, and 242Pu) were detected in all samples, although in extremely low concentrations. The 241Pu/239Pu atom ratios measured in sediment deposits (0.0017–0.0884) were significantly higher than the corresponding values attributed to the global fallout (0.00113 ± 0.00008 on average for the Northern Hemisphere between 31°–71° N: Kelley, J. M.; Bond, L. A.; Beasley, T. M. Global distribution of Pu isotopes and 237Np. Sci. Total. Env.1999237/238, 483–500). The results indicated the presence of Pu from FDNPP, in slight excess compared to the Pu background from global fallout that represented up to ca. 60% of Pu in the analyzed samples. These results demonstrate that this radionuclide has been transported relatively long distances (45 km) from FDNPP and been deposited in rivers representing a potential source of Pu to the ocean. In future, the high 241Pu/239Pu atom ratio of the Fukushima accident sourced-Pu should be measured to quantify the supply of continental-originating material from Fukushima Prefecture to the Pacific Ocean.

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 05:27

LOI SUR LA "TRANSITION ÉNERGÉTIQUE" : QUELLE POSITION PRENDRA VOTRE DÉPUTÉ-E ?

POUR L’INFLUENCER, AGISSEZ MAINTENANT !

Les débats parlementaires à l’Assemblée Nationale sur la "loi de programmation de la transition énergétique pour la croissance verte" approchent à grand pas. Ils devraient se dérouler à partir de début octobre. La position que prendra votre député-e lors de ces débats est de la plus haute importance. Dès maintenant, nous vous invitons à solliciter votre député-e pour le/la rencontrer. Pour appuyer votre demande et poursuivre la vague d’interpellations, commandez vite le kit "STOP-Rafistolage" et faites participer un maximum de vos proches et militants au courrier-action !

1 - Demandez un RDV à votre député-e

Votre député-e tient des permanences régulièrement. Nous vous invitons à solliciter un rendez-vous auprès de ses services ou à vous y rendre directement, afin de vous entretenir avec lui/elle sur les positions qu’il prendra lors du débat parlementaire.
Retrouvez les coordonnées de votre député-e sur notre site.

Nous mettons à votre disposition un dossier, à télécharger et à imprimer par vos soins, qui présente les arguments principaux à rappeler lors de cette rencontre et que vous pourrez remettre à votre élu-e.
http://www.sortirdunucleaire.org/IMG/pdf/dossiers_Prolongation_des_re_acteurs_Vfinale.pdf

N’oubliez pas de nous tenir informés de vos démarches et des suites qui y seront données.

2 - Diffusez l’info à votre entourage : commandez des kits "STOP Rafistolage" (courrier-action et poster)

Au printemps dernier, 14 000 personnes ont envoyé un e-mail à leurs élus au sujet des coûts et dangers du rafistolage des réacteurs. Alors que le projet de loi sur la transition énergétique est maintenant sur la table d’une commission spéciale de l’Assemblée nationale, nous devons accroître la pression.

Commandez vite des kit "STOP Rafistolage" et distribuez-les à votre entourage, afin qu’un maximum de personnes participent à cette seconde vague d’interpellations via notre courrier-action.
http://boutique.sortirdunucleaire.org/kit-stop-rafistolage-/356-kit-stop-rafistolage-.html

Ce kit est mis gratuitement à votre disposition, seuls les frais d’expédition sont à votre charge.

Il ne peut y avoir de vraie transition énergétique sans sortie du nucléaire !
Réacteurs nucléaires : 30 ans d’âge, STOP au rafistolage !

 

Contact : laura.hameaux@sortirdunucleaire.fr

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:42

Fukushima: L'opérateur de la centrale veut rejeter l'eau décontaminée dans l'océan

2 contributions

Créé le 07/08/2014 à 08h00 -- Mis à jour le 07/08/2014 à 08h01
Un employé de Tepco sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, en avril 2014

Un employé de Tepco sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima, en avril 2014 . JIJI PRESS

NUCLEAIRE - La centrale, accidentée il y a trois ans, peine à gérer les quantités énormes d'eau qui affluent dans ses sous-sols...

L'opérateur de la centrale de Fukushima, Tepco, a indiqué jeudi préparer un nouveau plan consistant à pomper de l'eau souterraine radioactive près des bâtiments des réacteurs et à la décontaminer avant de la rejeter dans l'océan Pacifique.

Il s'agit d'une initiative complémentaire pour tenter de réduire autant que faire se peut les quantités énormes qui affluent continuellement dans les sous-sols des installations. Depuis le printemps, Tokyo Electric Power (Tepco) pompe de l'eau souterraine en amont des bâtiments, du côté de la montagne, avant qu'elle ne soit contaminée, pour limiter la quantité nouvellement souillée chaque jour. Cette eau, une fois contrôlée, est rejetée dans l'océan voisin.

Les pêcheurs de Fukushima avaient certes donné leur assentiment pour ces opérations de pompage et rejet en mer, mais ils ont mis un an avant d'accepter. Ils risquent de se montrer encore plus réticents à l'égard du nouveau plan qui consiste cette fois à pomper de l'eau déjà contaminée via 42 puits plus près encore des réacteurs, puis à l'assainir du mieux possible.

Des tonnes d'eau à traiter

«Je pense qu'une majorité des pêcheurs s'opposeront à ce plan», a déclaré à l'AFP Kenji Nakada, un responsable d'une Fédération de pêcheurs de la préfecture de Fukushima. Un nouveau système de décontamination, plus puissant que l'actuel appelé ALPS, est censé permettre d'extraire l'essentiel des radionucléides que contient cette eau. Ce dispositif supplémentaire, dont la construction a été financée par l'Etat, devrait entrer en service à l'automne. Sa capacité doit non seulement accélérer le traitement de l'eau contaminée, mais aussi pallier les nombreuses déficiences d'ALPS qui, depuis qu'il est utilisé, ne cesse de tomber en panne.

Quelque 400 tonnes d'eau souterraine entrent chaque jour dans les bâtiments du site atomique, augmentant ainsi la quantité d'eau souillée au contact des équipements, eau qu'il faut ensuite récupérer et assainir. Une tâche d'autant plus insurmontable que s'y ajoutent les eaux de refroidissement des réacteurs qui fuient. Pour le moment, Tepco récupère une partie de l'eau et la traite au fur et à mesure, mais ne la rejette pas dans l'océan. Bilan, plus de 1.000 gigantesques réservoirs pleins et pas toujours fiables sont disséminés sur le site, un nombre qui continue de croître au rythme de plusieurs dizaines par mois, ce qui est encore insuffisant.

 N.B. avec AFP

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

http://www.20minutes.fr/monde/1426159-fukushima-operateur-centrale-veut-rejeter-eau-decontaminee-ocean


  
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:00

Un message du Dr MITA à ses confrères médecins de Kodaira

Pourquoi ai-je quitté Tokyo ?

 

Publié le 24 juillet 2014

http://www.vivre-apres-fukushima.fr/un-message-du-dr-mita-a-ses-confreres-medecins-de-koidarapourquoi-ai-je-quitte-tokyo/

Il invite ses confrères à se préoccuper de la protection contre les radiations.

Dr MitaLe Docteur Shigeru MITA qui a récemment déménagé pour Okayama-ville (préfecture d’ Okayama) pour y ouvrir une nouvelle clinique, a écrit un court essai dans un bulletin de l’association des médecins de Kodaira (métropole de Tokyo).

Bien que cette essai ne s’adresse pas au grand public, il a été cité dans un magazine hebdomadaire par e-mail par le journaliste Kota Kinoshita, qui a organisé des actions pour inciter les gens à quitter les zones touchées par les radiations (y compris Tokyo) depuis le 11 mars 2011.

A de nombreuses reprises, lors de conférences et de réunions publiques, le Dr Mita et Mr Kinoshita ont signalé le danger des radiations et ont appelé à une action immédiate de radioprotection.

 

Pourquoi ai-je quitté Tokyo ?

Dr Shigeru MITA (Clinique Mita)

A mes confrères médecins,

 

J’ai fermé en Mars 2014 la clinique qui a servi la communauté de Kodaira depuis plus de 50 ans, depuis la génération de mon père; et j’ai ouvert une nouvelle clinique MITA à Okayama le 21 avril.

 

J’ai été membre du conseil d’administration de l’association médicale de Kodaira depuis 1990, lorsque j’ai commencé à pratiquer la médecine dans la clinique de mon père. Pendant les dix dernières années j’ai travaillé à préparer une réponse urgente en cas de catastrophe dans la ville.

 

A Tokyo, la première mission est de se préparer à gérer un tremblement de terre.

 

Dans le cas d’un tremblement de terre dans le Sud Est, hautement prévisible, il est raisonable d’envisager un scénario de fusion du coeur dans la centrale nucléaire de Hamaoka (préfecture de Shzuoka), suivie d’une contamination radioactive de Tokyo.

 

J’étais préoccupé par la possibilité d’une contamination de Tokyo; j’avais demandé plusieurs fois à l’association médicale, au conseil municipal et au département local de santé publique de stocker de l’iode médical. A chaque fois ma demande a été rejetée, la raison invoquée était qu’on ne prévoyait pas la survenue d’un tel événement à Tokyo. Il n’y avait donc aucun plan pour se préparer à cet éventualité.

 

Au cours de l’après-midi du 11 mars 2011, Tokyo a subi de lentes mais grandes secousses du tremblement de terre. J’ai pensé «C’est ce qu’on appelle des mouvements sismiques de longue période. Le tremblement de terre de la mer du Sud et sa conséquence, l’accident de la centrale nucléaire d’Hamaoka, sont finalement arrivés». En fait l’origine du tremblement de terre était dans le Tohoku. La température des réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Dai Ichi s’est élevée, elle a causé de massives explosions suivies de fusions des coeurs et de perforation des cuves.

 

Il est certain que le Japon de l’Est et la métropole de Tokyo ont été contaminés.

 

La contamination du sol se mesure en Bq/kg.

Dans les 23 districts de la métropole de Tokyo, la contamination de la partie orientale est de 1000-4000 Bq/kg et celle de la partie occidentale est de 300-1000 Bq/kg (Césium 137 seul).

La contamination de Kiev, capitale de l’Ukraine est de 500 Bq/kg (Cs 137 seul).

En moyenne, après l’accident de Tchernobyl, l’Allemagne de l’Ouest était à 90 Bq/kg, l’Italie à 100, et la France à 30 Bq/kg.

De nombreux problèmes de santé on été signalés en Allemagne et en Italie.

A Shinjuku, site de la mairie de Tokyo, on mesurait 0,5 à 1,5 Bq/kg avant 2011, Actuellement, Kodaira est contaminée à 200-300 Bq/kg.

 

Je vous recommande à tous de regarder le programme de la NHK «ETV spécial: l’accident nucléaire de Tchernobyl: rapport sur un pays contaminé»; il est disponible sur internet. Je pense qu’il est important de savoir ce qu’ont vu et perçu ceux qui ont visité le Belarus et l’Ukraine et entendu les récits des habitants; et d’écouter ceux qui ont servi dans les opérations de secours à Tchernobyl il y a plus de 20 ans.

 

Leur expérience montre que que Tokyo ne devrait plus être habitée et que ceux qui insistent pour vivre à Tokyo doivent faire des pauses régulières dans des régions plus sûres.

 

Des problèmes tels que la dépopulation et le déclin de l’état continuent de peser actuellement sur la vie des 2° et 3° génération d’Ukrainiens et de Biélorusses; je crains que ce ne soit l’avenir de l’Est du Japon.

 

Depuis décembre 2011, j’ai réalisé des échographies thyroïdiennes, des tests fonctionnels de la thyroïde, des analyses sanguines générales et biochimiques chez environ 2.000 personnes. La plupart étaient des familles de la métropole de Tokyo préoccupées par les conséquences des radiations.

 

J’ai observé que les globules blancs, spécialement les neutrophiles, diminuaient chez les enfants de moins de 10 ans. Il y a des cas de diminution significative du nombre de neutrophiles chez des enfants nés après le tremblement de terre (<1000). Dans les deux cas la situation tend à s’améliorer en allant vivre dans l’Ouest du Japon (neutrophiles 0→4.500).

Les patients signalent des saignements de nez, une perte des cheveux, un manque d’énergie, des ecchymoses sous cutanées, des hémorragies urinaires visibles, des inflammations de peau, de la toux et d’autres symptomes divers non spécifiques.

 

Kodaira, dans l’Ouest de Tokyo est l’une des zones les moins contaminées du Kanto; cependant même dans cette zone nous avons commencé à constater des changements dans le sang des enfants vers le milieu de l’année 2013.

 

La contamination s’accroit à Tokyo, aggravée par la concentration urbaine des radiations, ou parce que les systèmes d’assainissement urbain, tels que le système des eaux usées, la collecte et l’incinération des ordures concentrent les radiations, car les déchets contaminés sont rassemblés et compressés. Les mesures effectuées par des groupes de citoyens ont montré que le niveau des rayonnements s’est fortement accru ces deux dernières années dans le lit des rivières Kawabori à Higashiyamato et Higashimurayama à Tokyo.

 

Parmi mes préoccupations, j’ai inclus des symptomes rapportés par des patients en général, tels que un asthme ou une sinusite persistants. Les patients montrent une amélioration notable lorsqu’ils quittent la région.

 

J’observe aussi de nombreux cas de «Polymyalgie Rhumatismale» caractérisés par des plaintes telles que «difficulté à se retourner», «incapacité à s’habiller et se déshabiller», «incapacité à se lever» chez mes patients d’âge moyen ou plus âgés. Seraient-ce les mêmes symptomes que ceux du rhumatisme musculaire notés à Tchernobyl ?

 

On peut également noter des modifications des symptômes de maladies contagieuses comme la grippe, le syndrome pied-main-bouche et le zona.

 

De nombreux patients signalent ressentir des symptômes non familliers ou percevoir des changements inhabituels dans leur corps. Peut-être se sentent-ils à l’aise pour m’en parler, sachant que la clinique a affiché, immédiatement après l’accident, une information sur les symptômes possibles liés aux radiations.

Beaucoup de jeunes couples avec de jeunes enfants et des femmes inquiètes au sujet de leurs petits-enfants viennent à la clinique et s’engagent résolument dans la discussion; aucun patient ne rejette mes opinions critiques sur les conséquences des radiations.

 

Depuis le 11 mars, chaque habitant de l’Est du Japon, y compris Tokyo, est une victime et chacun est concerné.

 

Nous avons découvert que nos connaissances dans la discipline de radiologie sont complètement inutiles dans le cas d’un désastre nucléaire. Le mot-clef est ici «irradiation interne de bas niveau au long cours». C’est très différent d’une irradiation médicale ou d’une simple exposition externe aux radiations.

Je ne veux pas m’impliquer dans les questions politiques; cependant je dois déclarer que les politiques de l’OMS, de l’AIEA ou du gouvernement japonais ne sont pas fiables. Elles sont simplement trop éloignées des dures réalités auxquelles les gens de Tchernobyl sont confrontées aujourd’hui.

 

Les patients de l’Est du Japon que je vois ici à Okayama ont confirmé les opinions que j’avais depuis longtemps, depuis que j’étais établi à Tokyo. Les gens souffrent vraiment de cette absence totale de soutien. Depuis le 11.3 les mères ont cherché désespérément l’information pour protéger leurs enfants. Elles ont cherché l’information au milieu de leur environnement hostile de Tokyo où elles ne peuvent plus faire confiance ni aux bureaux du gouvernement ni aux écoles de leurs enfants.

Les médecins de famille sont prêts à écouter à propos d’autres symptomes, mais à la plus petite mention des radiations leur visage s’empourpre et ils ignorent les questions des mères.

Les mères ne pourraient même pas en parler à leurs amis tant l’atmosphère est devenue de plus en plus étouffante à Tokyo.

 

Je crois qu’il est de notre devoir de médecins d’informer et d’augmenter la sensibilisation des japonais. C’est notre rôle d’experts dépositaires de connaissances sur le santé que le grand public ne possède pas. Trois années se sont rapidement écoulées depuis le désastre. Ni enseignements ni livres médicaux n’ont été réalisés au sujet des maladies dues aux rayons.

 

Néanmoins, si le pouvoir de sauver nos concitoyens et les générations futures existe quelque part, il ne se trouve pas au sein du gouvernement, ni d’aucune société académique, mais dans les mains de chaque médecin clinicien.

 

Les habitants de Tokyo ne sont malheureusement pas en situation de s’apitoyer sur le sort des régions du Tohoku affectées car ils sont eux mêmes victimes. Le temps presse. J’ai pris un temps d’avance et j’ai évacué vers l’ Ouest.

 

Mes confrères médecins, je vous attends ici.

 

Et aux gens du Japon de l’Est qui hésitez encore, tous mes efforts visent à faciliter et rendre possible votre évacuation, votre réinstallation, ou un temps de récupération dans l’Ouest du Japon.

 

Dr Shigeru MITA

 

En Novembre 2013, le WNSCR (World Net for Save the Children from Radiation/Réseau mondial pour sauver les enfants des radiations) a traduit un essai que le Dr MITA avait écrit pour les parents préoccupés par les radiations lire l’article en anglais ici – en français ici.

un autre article du Dr Mita ici

Malgré l’intérêt manifesté par de nombreux parents au Japon, il y a vraiment peu de médecins sérieusement préoccupés par les problèmes de radiations; et ceux qui en parlent en public sont encore plus rares.

Le WNSCR pense que les opinions du Dr MITA sont d’un grand intérêt pour le grand public, en particulier pour ceux qui sont intéressés par les conséquences des radiations sur la population générale. Nous avons eu l’autorisation de traduire ce nouvel essai du Dr MITA par l’intermédiaire de Mr Kinoshita.

 

Traduit du Japonais vers l’anglais par l’équipe du WNSCR

Traduit de l’anglais vers le français par « vivre-apres-fukushima.fr»

 

Le 24 Juillet 2014- mis à jour le 01 Août

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 08:20

 

Collectif Stop Uranium à l’adresse des listes "J’aime Narbonne" et "Narbonne à gauche" et "autres listes de la route de l'uranium" (note du rédacteur)

 

Elle est aussi publiée ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Collectif-Stop-Uranium-a-l-adresse-des-listes-J

 

Le collectif STOP-Uranium, qui a organisé un blocage du site de Malvési en juin et un blocage de camion en septembre a reçu le soutien de nombreuses personnalités politiques qui ont signé la pétition "nous sommes tous des bloqueurs d’uranium". Fort de ces soutiens, il interpelle les candidats des listes de gauche aux élections municipales de Narbonne, en demandant aux candidats locaux d’être cohérents avec les positions qu’ont prise leur parti au niveau national en signant ce texte de soutien.

Bonjour,

Vous savez certainement que le 12 septembre 2013, 40 personnes du collectif Stop Uranium ont bloqué un camion chargé d’uranium à sa sortie de l’usine Areva-Comurhex de Malvési, située aux portes de Narbonne. Cette action visait à dénoncer les risques des convois radioactifs qui sillonnent quotidiennement la région, et le secret dans laquelle ils s’opèrent. Ni les maires ni les populations ne sont informés : une moyenne de 3 à 5 camions par jour chargés d’UF4 (Tétraflurorure d’uranium) empruntent les autoroutes A9 et A7 entre Narbonne et Pierrelatte (Drôme), s’arrêtant sur les aires de repos et côtoyant les usagers de la route… 
Au delà de ces transports nous dénonçons l’usine AREVA de Narbonne pour ses méthodes : elle fonctionne dans l’opacité, au mépris de la santé de ses salariés, et de la population environnante impactée de Narbonne à Carcassonne, par les nuisances du site. De multiples incidents et accidents ont eu lieu, toujours minimisés : rupture de digue, déraillement de train, déversements de boues radioactives dans l’environnement, travailleurs contaminés, certains décédés à ce jour, transports dangereux incessants, aucun plan de gestion des déchets malgré les demandes de l’Autorité de Sureté du Nucléaire, fonctionnement dans l’illégalité pendant plusieurs années sans statut d’INB (Installation Nucléaire de Base)…

À l’issue de cette action de blocage seule Terry Morantin, a été arrêtée et inculpée, risquant deux ans d’emprisonnement et 4500 euros d’amende. En solidarité avec notre camarade, et pour souligner le caractère collectif et politique de l’action, vingt-deux autres militants ont demandé leur comparution volontaire. 
Les militants revendiquaient le statut de lanceur d’alerte face à une industrie opaque, dangereuse et antidémocratique. Le 20 février, en seconde audience au TGI de Narbonne, Terry a été reconnue coupable de l’entrave à la circulation, mais dispensée de peine ! 
Un moment fort de ce procès fut le réquisitoire du procureur soutenant explicitement les porteurs d’alerte.

Ses propos rapportés par l’Indépendant du 21 février : 
Le procureur David Charmatz a tenu à saluer, au sens large, l’esprit du militantisme. "De toutes les libertés, le droit des militants est un principe que je respecte profondément", assure-t-il. "C’est aussi grâce aux militants que la société évolue et progresse. Notre pays s’est en partie construit par l’action de gens qui violent parfois la loi de façon non grave, pour faire avancer les choses dans le bon sens".

Saluons les propos de ce procureur, reconnaissant ainsi le bien fondé d’une action d’alerte citoyenne dont l’objectif est d’informer une population laissée dans l’ignorance, pour les besoins d’une industrie qui ne perdure que grâce à la politique du secret qui la caractérise depuis toujours.

En signant la pétition "nous sommes tou-te-s des bloqueur-se-s d’uranium !", plus de 8500 personnes, et de nombreuses personnalités nous ont apporté leur soutien. 
Parmi ceux qui se sont déclarés « Bloqueur-euses d’uranium » en soutien aux 23 de Malvési, plusieurs partis politiques représentés sur vos listes (Le Parti de Gauche, Ensemble, les têtes de listes autonomes EELV aux élections municipales 2014) et de nombreux responsables issus de vos rangs : 
Ainsi nous ont soutenus (dans le désordre) : Julien Bayou, porte-parole EELV - Marine Tondelier, référente sur la question du nucléaire pour EELV - Sandrine Rousseau, conseillère régionale EELV - José Bové, député européen, EELV - Denis Baupin, député EELV - Jean-François Caron, président l’association FEVE (fédération des élus Verts et écologistes) - Robert Rochaud, Maire Adjoint à Poitiers - Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV - Josiane Madelaine, Conseillère Régionale de Lorraine, Groupe EELV, membre de la CLI de Cattenom - Julie Del Papa, co-présidente de la commission écologie du Parti de Gauche - Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche - Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale du PG à l’écosocialisme, conseillère régionale en Rhône-Alpes - Clémentine Autain, Porte-Parole nationale Ensemble - Myriam Martin, Porte-Parole nationale Ensemble - Roland Mérieux, Équipe d’animation Ensemble, Exécutif des Alternatifs - Mathieu Agostini, co-président de la commission écologie du Parti de Gauche - Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de Gauche et député européen. La liste complète.

Nous nous félicitons de ces soutiens, de l’issue du procès, de la formidable mobilisation déployée autour de notre action de blocage et de la médiatisation qu’elle aura suscitée (reportages FR3, reportage Arte, une émission de Terre à terre consacrée à la Comurhex de Malvési sur France Culture, de nombreux articles dans la presse locale…). 
Nous avons ainsi contribué à faire sortir de l’ombre une usine que, même à Narbonne, beaucoup ne connaissent pas. Nous nous réjouissons de la réussite de la soirée-débat du 19 février, au Café de la Poste, du brillant exposé de Bruno Chareyron (CRIIRAD), et de la forte présence des narbonnais (plus de 100 personnes dont certaines n’ont pas pu entrer par manque de place). Nous continuerons notre devoir d’information. Il est inacceptable de laisser AREVA-Comurhex fonctionner dans le manque de transparence qui la caractérise. 
Nous comptons inviter les travailleurs de l’usine à une rencontre pour enclencher une discussion autour de la problématique du nucléaire et son impact sur la population, sans évacuer les questions liées à l’emploi et les solutions possibles, qui seraient bénéfiques pour tous.

M. Jacques Bascou, maire de Narbonne, présent à la soirée au Café de la Poste, nous a assuré, si il est réélu, de nous prêter une des salles au Palais du travail afin d’organiser le grand débat que la ville de Narbonne et ses habitants méritent. Nous saisirons cette occasion.

Quelque soit l’issue des élections municipales, nous nous adressons à vous, pour vous demander, si, comme les nombreux responsables politiques ci-dessus (dont certains vous sont proches), nous pouvons compter sur votre soutien dans cette mission d’information citoyenne et de lanceurs d’alerte. Êtes-vous prêt à vous engager à tout mettre en œuvre afin que les narbonnais soient désormais pleinement informés des activités et de l’impact de l’usine AREVA-Comurhex de Malvési, comme ils sont en droit de l’attendre ?

Conscient de l’omerta régnant autour de cette usine dans la ville de Narbonne, c’est un acte de courage politique que nous attendons de votre part et une réponse claire.

Dans l’attente de cette réponse, veuillez recevoir, nos sincères, mais néanmoins vigilantes, salutations.

Le collectif Stop uranium, le 12 mars 2014 
Contacts : 
- Emma Cowley : emma.cowley11@gmail.com – 06 27 81 82 65 
- Didier Latorre : didier.latorre@free.fr – 06 38 81 98 06

Autres liens : 
- CRIIRAD > Le site Comurhex-Areva de Malvési 
- Émission "Terre à Terre" de France Culture > La raffinerie d’uranium Comurhex de Malvési

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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:32

L'opacité et la dangerosité de l'industrie nucléaire n'est pas supportable.

 

Alors que se tiendra dans quelques jours le procès de 23 militants ayant bloqué un camion chargé d'uranium près de Narbonne le 12 septembre 2013, le collectif STOP Uranium rappelle les raisons de son action : arrêter le nucléaire est une impérieuse nécessité.

 

Cette industrie est porteuse de dangers menaçants la planète entière.

Dès son extraction l’uranium impacte les travailleurs, les populations et l’environnement.

Au Niger, par exemple, les rares ressources en eau sont confisquées pour les besoins des mines et les intérêts d’AREVA.

À l’autre bout de la chaîne, des millions de tonnes de déchets d’une extrême dangerosité, que l’on va laisser aux générations futures, véritable héritage empoisonné… !

Entre les deux, des transports incessants, une pollution quotidienne et insidieuse autour des installations nucléaires. Incidents et accidents s’y succèdent.

 

Et nous vivons désormais des catastrophes irréversibles !

Au Japon, l'accident de la centrale de Fukushima est en cours depuis bientôt 3 ans, et chaque jour qui passe voit le déversement de 300 tonnes d'eau radioactive dans l'océan pacifique…

À Tchernobyl, l'accident de la centrale a déjà causé la disparition d'un million de personnes d'après l'Académie des Sciences de New-York !

En France près de la moitié des 58 réacteurs ont dépassé les 30 ans pour lesquels ils ont été conçus. La prolongation à 40 ans est déjà quasiment entérinée dans les faits sans aucun débat possible. Le gouvernement prépare déjà une prolongation à 50 ans et EDF réclame désormais une prolongation à 60 ans. Des sommes colossales sont en jeu et la sécurité des populations n'a aucune importance pour un lobby nucléaire oligarchique, arrogant et méprisant.

Les pouvoirs publics irresponsables semblent attendre une catastrophe pour réagir.

 

Dans son opacité la Comurhex-AREVA Malvési est très représentative de cette attitude.

Cette usine a fonctionné pendant plus de 50 ans dans le secret absolu, au mépris de la santé de ses salariés et de la population environnante, impactée de Narbonne à Carcassonne par les nuisances du site. De multiples incidents et accidents ont eu lieu, toujours minimisés : rupture de digue, déraillement de train, déversement de boues radioactives dans l'environnement, travailleurs contaminés, certains décédés à ce jour, transports dangereux incessants, aucun plan de gestion des déchets, fonctionnement dans l'illégalité pendant plusieurs années sans statut d'INB (Installation Nucléaire de Base)…

 

En juin, lors d'un blocage symbolique de l'usine nous avions demandé rendez-vous à la Préfecture de l'Aude afin d'obtenir des informations et des réponses à des questions précises (voir annexe ci-dessous).

En septembre toujours sans réponse nous avons bloqué un camion transportant du tétrafluore d'Uranium (3 à 5 par jour sillonnent la région LR de Narbonne à Pierrelatte [Drôme] passant par L'A9 et l'A7) afin d'informer sur ces transports, de les dénoncer et de s'y opposer.

Nous avons rencontré en novembre 2013 la sous-préfète de Narbonne, entourée d'un représentant de la DREAL et d'un chef de la Division de L'ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) de Marseille et son adjoint. Ce jour là, nous avons assisté à une magnifique opération de communication et d'enfumage de l'ASN, qui nous a remis son rapport 2012 – par ailleurs disponible sur internet et qui ne nous apportait rien – ainsi qu'une plaquette "commerciale", qui n'a apporté aucune réponse précise à nos nombreuses questions.

 

Nous dénonçons ce mépris à l'égard des citoyens et exprimons de nombreuses demandes.

 

Nous demandons qu'une étude approfondie soit effectuée sur l'ensemble du site de l'usine Comurhex-Areva par un organisme indépendant, en concertation avec les associations environnementales présentes sur Narbonne qui le souhaiteraient, et des antinucléaires (dont nous souhaitons faire partie) afin d'analyser la totalité des 12 bassins (dont 2 seulement sont classés INB) et de l'ensemble de l'usine. Après plus de 50 ans de production dont une partie en retraitement de combustible, cette usine devrait être classée INB dans sa totalité.

 

Nous demandons que l’usine AREVA–Comurhex réponde enfin à la demande de l'ASN datant de 2008 : l'autorité de sureté nucléaire réclamait à l'industriel un plan de gestion des déchets sans succès à ce jour… Pourtant, ce sont près de 400 000 tonnes de boues nitratées et radioactives qui reposent sur ce site depuis le début de ses activités en 1959.

 

Nous demandons que les maires soient informés de la totalité des transports qui sillonnent la région. En moyenne 3 à 5 camions par jour, rien que pour l'UF4 produit à l'usine de Narbonne. Mais le reste ?… Yellow cake, plutonium, mox, uranium appauvri…? Toutes ces matières transitent par notre région dans le secret et l'opacité la plus totale. C'est tout simplement inadmissible !

 

Nous exigeons la transparence à tous les niveaux de la chaîne de l’uranium (origine des minerais, nature, extraction, transports, déchets…)

 

Nous réclamons une nouvelle fois une réponse à l'ensemble de nos questions. Les citoyens de ce pays doivent savoir à quel prix et avec quels risques, pour eux et leur descendance, ils reçoivent l'électricité !

 

Nous avons sorti la Comurhex-AREVA Malvési de l'ombre. Nous comptons bien continuer ce que nous pensons être une mission d'information et d'observation citoyenne !

Porteurs d'alerte, nous poursuivrons donc nos actions qui sont devenues aujourd'hui une nécessité face à l'omerta et au poids du lobby de l'atome.

 

Le collectif Stop Uranium, au delà de ces demandes, rappelle qu'il est pour l'arrêt du nucléaire dans les plus brefs délais avant une nouvelle catastrophe !

 

STOP URANUIM, le 17 février 2014

Porte-parole

Didier Latorre

06 38 81 98 06

 

 

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