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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 06:08

Des centaines de paysans du monde mobilisés pour la COP21

Communiqué de presse de la Via Campesina, de la Coordination Européenne Via Campesina et de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 27 novembre 2015) Depuis plusieurs années, La Via Campesina se mobilise à chaque Conférence des Parties (COP) organisée dans le cadre de la Convention-Cadre des Nations unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC – UNFCCC). Contraints à migrer lorsque leurs terres sont dévastées par les catastrophes climatiques, les paysans et les paysannes du monde sont parmi les premières victimes des dérèglements climatiques. Mais cet aspect, le plus visible, n'est qu'une infime partie d'un problème beaucoup plus vaste. En réalité, tous les paysans et les paysannes, et ce quelle que soit la région du monde où ils vivent, sont victimes des dérèglements climatiques qui impactent leurs pratiques au quotidien. Ils sont aussi cernés par les fausses solutions proposées par les multinationales et les gouvernements lors de ces fameuses Conventions des Parties.

A partir du 4 décembre, les hommes et les femmes de la Via Campesina, venus de 30 pays (1), et de la Confédération paysanne seront présents à Paris pour démontrer que l'agriculture paysanne qu'ils pratiquent au quotidien est au contraire une bonne solution pour contrecarrer les dérèglements climatiques.

Vous pouvez téléchargez ici : Notre programme de mobilisation

Les biographies de quelques participant-e-s à la COP21

Retrouvez toutes nos publications sur le climat ici : http://www.confederationpaysanne.fr/gen_article.php?id=3956

Réseaux sociaux :

Contact :

Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78 ou ebouchet@confederationpaysanne.fr

(1) Zimbabwe, Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Gambie, Congo, Canada,
Nicaragua, Guatemala, Cuba, Haïti, Colombie, Brésil, Pérou, Palestine, Indonésie, Corée du Sud, Bangladesh, Népal, Allemagne, France, Turquie, Roumanie, Espagne, Danemark, Autriche, Finlande, Royaume Uni, Italie, Portugal, Belgique, Suède.

-CP du collectif Testet:

Trahison de Hollande sur la démocratie participative

Le 27 novembre 2014, un mois après la mort de Rémi Fraisse, François Hollande annonce lors de la troisième Conférence environnementale que des leçons vont en être tirées.

Un an plus tard, le bilan est terrible...

30 octobre

Reporterre

(Grands projets : la « démocratie participative » est passée aux oubliettes)

26 octobre

Le Monde

(Un an après le drame de Sivens, le dialogue environnemental est en panne)

24 octobre

Communiqué de nombreux mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et imposés dans le Sud-ouest (ci-dessous)

14 octobre

Communiqué de France Nature Environnement(FNE), les Amis de la Terre, la LPO et Surfrider expliquant leur boycott de la commission dite de « modernisation du droit » du fait de la "régression démocratique".

- - - - - - - - - - -

Communiqué commun à de nombreux mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et imposés dans le Sud-ouest :

Dans la nuit de 25 au 26 octobre 2014, Rémi Fraisse meurt par l’explosion d’une grenade offensive lancée par un gendarme sur le chantier du barrage de Sivens. Le 27 novembre 2014, François Hollande annonce lors de la troisième Conférence environnementale que des leçons vont en être tirées. Il déclare que « Sivens exige d’accomplir des progrès supplémentaires dans la participation des citoyens dans l’élaboration de la décision publique» et s’engage à lancer un « chantier sur la démocratie participative » sur 6 mois dont les conclusions « seront aussitôt mises en œuvre ».

Les collectifs de lutte à Sivens et Notre Dame des Landes sont invités à une audition auprès du Sénateur Alain Richard en charge de ce chantier. D’autres associations également confrontées à des grands projets inutiles et imposés (GPII) obtiennent d’y être entendues. Lors d’une audition collective de 13 mouvements, 20 propositions sont faites pour améliorer la démocratie participative et prévenir ces conflits. Le 5 mai 2015, Ségolène Royal s’engage à ce que les propositions du rapport Richard figurent dans la loi de juillet sur la transition énergétique. Un mois plus tard, le rapport Richard « Démocratie environnementale : débattre et décider » propose « d’inscrire dans la loi l'organisation d'une participation du public en amont d'un projet, dès le stade de l'avant-projet ou du programme qui le fonde ».

Que s’est-il passé depuis ?

  • Les propositions de la commission Richard n’apparaissent pas dans la loi de transition énergétique.
  • La loi Macron a été adoptée grâce au 49.3. Dans son article 29, elle vise à sécuriser les projets de construction en limitant les risques de démolition même en cas d’annulation des permis de construire. Elle se donne également le pouvoir de décider par ordonnance (donc sans consulter le Parlement) les réformes de la démocratie participative
  • La loi sur la surveillance et les propositions de la commission d’enquête sur le maintien de l’ordre sont une entrave supplémentaire au militantisme.
  • Les expulsions musclées des occupants de plusieurs sites menacés (Ferme des Bouillons, deux ZADs en Charente Maritime…), les tentatives de passage en force du projet de centre commercial Val Tolosa (Plaisance du Touch/31) et pour la LGV « Grand projet ferroviaire Sud-Ouest (GPSO / Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse) » sont autant d’exemples qui illustrent les fausses bonnes intentions du gouvernement.

Que dire des promesses présidentielles non tenues mais pire encore du recul flagrant de la démocratie ? Le gouvernement Valls durcit sa position et, loin d’apaiser les oppositions aux grands projets inutiles et imposés (GPII), il prend le risque d’une radicalisation de leurs mouvements. Ces décisions reflètent-elle une réelle intention qu’un drame comme celui de Sivens ne se reproduise pas ?

Devant cette régression démocratique, nous nous réunissons afin de passer à la vitesse supérieure, d’agir collectivement pour faire entendre nos voix que l’on veut museler. Nous serons, entre autres, aux rassemblements régionaux sur la COP 21 du 29 novembre et au forum européen des GPII au Pays Basque en juillet 2016. Nous continuerons à dénoncer les conflits d’intérêts et à veiller à la préservation de l’environnement. Nous nous battrons ensemble afin que les GPII ne deviennent pas de Grands Projets Invisibles et Insoutenables pour notre démocratie.

Premiers signataires dans le sud-ouest : Le CADE (Collectif des Associations de Défense de l’Environnement du Pays Basque et Sud des Landes), le Collectif des Terres Fertiles (Technopole Agen-Garonne-TAG, Sainte-Colombe-en-Bruilhois/Agen), le Collectif de sauvegarde de la zone humide du Testet (barrage de Sivens), l’association France Nature Environnement (FNE) 65, Attac 65, AADUR (contre le Leroy Merlin à Albi), Collectif Non à Val Tolosa, ACTIVAL (Association Contre le Tunnel Inutile dans les Vallées d’Ailleurs et du Lavedan), l’ADRISE (l'Association de Défense des Riverains des Stations d'Epuration).

-Le point de vue du juriste sur la COP 21publications du blog Gossement Avocats (http://www.arnaudgossement.com/).

COP 21 : les points clés du projet d’Accord de Paris

projet d’Accord Ce 30 novembre 2015 s’ouvre à Paris la 21ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations-Unies sur les Changements climatiques signée en 1992. Les Parties réunies à Bonn ont mis au point un « brouillon d’Accord » qui sera la base principale des discussions à Paris, du 30 novembre au 11 décembre 2015. Revue des points clés de ce projet d’Accord.

Cette note a été publiée le 29 novembre 2015

Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer ici

COP 21 : où sont les parlements ? (chronique pour Terra Eco)

A la suite du vote, par l'Assemblée nationale, d'une résolution parlementaire relative à la COP 21 et à la stratégie nationale bas carbone de la France, je vous propose la lecture de cette chronique publiée par Terra Eco .

Cette note a été publiée le 27 novembre 2015

Pour lire la note entièrement, veuillez cliquer ici

-CP amis de la terre

Le 29 novembre 2015, à la veille de l'ouverture de la COP21 et malgré les interdictions du gouvernement, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour exiger la justice climatique. Pour les Amis de la Terre France, présents dans de nombreuses mobilisations en région et dans la chaîne parisienne, c'est un signe positif de la détermination citoyenne !

Climat : Vrai problème, fausses solutions : 1. les OGM

Pour résoudre la crise du réchauffement climatique, les multinationales proposent de fausses solutions. Loin de régler le problème, elles apportent leur lot de dégâts. Petit tour d'horizon. Cet article est le premier d'une série de 5 à paraître cette semaine

Une merveilleuse technologie à double pouvoir selon ses promoteurs. Les OGM auraient d’abord la possibilité d’atténuer les changements climatiques en permettant de diminuer l’usage des pesticides, fortement émetteurs de gaz à effet de serre par leur production et leur utilisation, et de réduire les labours qui libèrent du carbone. Encore mieux, le développement des OGM permettrait d’obtenir des plantes résistantes aux sécheresses ou aux inondations, et donc de s’adapter aux changements climatiques !

Vraiment ?

En fait, les tolérances des OGM à un (ou plusieurs) herbicides ou insecticides crée rapidement des résistances et des adaptations qui font apparaître dans les champs nombre de plantes indésirables ou de ravageurs. Il faudra alors utiliser encore plus de pesticides pour y faire face !

Quant à la question du non-labour, il n'a pas de sens et d'impact s'il est réalisé dans une démarche d'agriculture industrielle, qui fait appel à des systèmes sans rotation de culture ou les herbicides sont légion. En Argentine, le non-labour sur le soja Round Up Ready de Monsanto a détruit des hectares de prairies et de forêts, donc d’indispensables puits de carbone.

L’adaptation aux dérèglements climatiques est le leurre suprême. C’est la complexité génétique et une biodiversité naturelle riche qui permet à la nature de s’adapter, pas sa destruction !

Les OGM appartiennent à un système agro-alimentaire industriel qui brevette le vivant, accapare les savoir-faire paysans, empêche et détruit les pratiques de l'agriculture paysanne et dont l’ensemble de la chaîne est fortement émettrice de gaz à effet de serre et destructrice pour le climat. Un très bon moyen donc de faire du profit sur le dos des dérèglements climatiques et en méprisant les paysans !

Plus d'info ici : Agriculture et OGM à qui profite (vraiment) le changement climatique?

Via-info-fr@viacampesina.org
http://viacampesina.org/Via-info-fr/
https://mail.viacampesina.org/lists/listinfo/Via-info-fr

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