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pourquoi et comment refuser ces compteurs communicants, Linky, Gazpar et cie...

Manifestation Samedi 3 Février contre le compteur Linky à 14h à Millau

  place du Mandarou à Millau pour s’opposer à l’installation forcée de compteurs Linky. Deux luttes un même combat, un même ennemi.

-Sur la résistance à Tours : Vous pouvez refuser l'installation d'un compteur Linky

-Sur la résistance Stop Linky Montpellier(Il s'agit de coordonner la résistance montpelliéraine à l'installation des compteurs Linky dans la métropole et dans l'Hérault)

-Note "de l'analyse critique pour s’opposer et débattre des  "pollutions électromagnétiques" ,pour ça ,l'admin du blog renvoie à:

Nouvelle étude sur radiofréquences et tumeurs : les preuves scientifiques s’accumulent
3 février 2018 - par Priartem - Thème : Information scientifique
Dossier de presse PRIARTEM du 03/02/2018

Ce 2 février, les nouveaux résultats de la grande étude américaine du National Toxicology Program (NTP) ont été mis en consultation sur le site du NIH. Rappelons que cette étude est exceptionnelle tant par le nombre d’animaux observés que par la durée de l’observation.

Les chercheurs du NTP confirment que l’exposition aux radiofréquences conduit à une augmentation significative de l’incidence de tumeurs au niveau des tissus proches des nerfs dans la région du cœur. Cette augmentation n’apparaît pas systématiquement liée à une élévation du niveau d’exposition.

Les chercheurs ont également trouvé une augmentation de pathologies inhabituelles du muscle cardiaque, de lésions des tissus cardiaques chez les rats mâles et femelles.

Une augmentation significative du nombre de rats et de souris présentant des tumeurs dans les autres organes à l’un des niveaux d’exposition étudiés est également rapportée : cerveau, prostate, hypophyse, glandes surrénales, foie et pancréas, sans toutefois que le lien avec les radiofréquences puisse être totalement établi à ce stade. Des dommages à l’ADN ont également été constatés, avec de fortes variabilités entre individus.

Pour Janine Le Calvez, vice-présidente de PRIARTEM en charge de la veille de l’association sur les études épidémiologiques « ces résultats ne sont pas isolés. Ils viennent en addition de résultats récents qui ne sont pour l’instant pris en considération par aucune agence sanitaire, que cela soit au niveau français, européen ou de l’Organisation Mondiale de la Santé ». Elle ajoute que « en 2014, une équipe française a montré que l’utilisation d’un portable pendant 15 heures par mois (correspondant à 30 minutes par jour) multipliait le risque de gliome par 4. En 2015, la réplication d’une étude sur l’animal a conclu au rôle de promotion des tumeurs à des niveaux inférieurs aux valeurs limite d’exposition, avec des tumeurs au niveau du poumon et du foie. Ajoutons à cela que les registres du cancer, lorsqu’ils sont bien tenus, montrent des augmentations des tumeurs cérébrales tout à fait inquiétantes, plus de 40% entre 2003 et 2012 au Danemark par exemple ».

Pour Sophie Pelletier, présidente de PRIARTEM, il faut cesser de différer les analyses scientifiques indispensables et les décisions pour protéger la population contre ces risques évitables : « A l’instar de certains chercheurs, comme l’épidémiologiste suédois Lennart Hardell, nous demandons à ce que la cancérogénicité des radiofréquences soit réévaluée en tenant compte de toutes ces études récentes. Pendant ce laps de temps, tout doit être fait pour informer correctement les utilisateurs et dissuader l’usage des dispositifs émetteurs par les plus jeunes, comme l’a recommandé l’ANSES, l’agence sanitaire française ».

L’association va réitérer ses demandes de réévaluation de la cancérogénicité des radiofréquences auprès de la Ministre de la Santé et de l’ANSES. Contact presse : PRIARTEM : 01 42 47 81 54

 
 
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-Analyse critique encore avec :
 
Qu’en est-il des champs électromagnétiques des compteurs communiquants Linky ?

Analyse critique de différents documents (rapport cstb surtout, et next-up, etc.).

Pierre Péguin,

Docteur en physique

janv 2018.

En gros

– L’installation des compteurs Linky s’accompagne de 700,000 « concentrateurs » de quartier, de villages, chargés de réemettre les données collectées vers enedis, nouveaux émetteurs de champs électromagnétiques hyperfréquences (HF), et de nouvelles antennes.

– L’installation des Linky accroît l’émission de champs électromagnétiques dans l’ensemble du logement, et sous forme atténuée dans les logements voisins, même non équipés.

– Ce n’est pas simplement un relevé quotidien de nuit qui est effectué, mais en permanence, jour et nuit, 6 à 10 fois par minute des signaux circulent (contrôle du fonctionnement du réseau?).

– Les champs dus aux Linky paraissent bien infèrieurs aux limites autorisées, mais les normes en cours ne reflètent pas les nouvelles connaissances sur les sensibilités aux champs électomagnétiques, et les effets possibles pathologiques et cancerogènes (le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les ondes des radiofréquences dans la catégorie « cancérogène possible », ce qui n’a rien d’anodin.) – voir Robin des toits et next up.

 

Il reste que les compteurs dits intelligents accroissent sensiblement les champs électomagnétiques auxquels sont soumis nos organismes. Comme cela s’est passé pour les gluten des blés sélectionnés pour la boulangerie industrielle, on pourrait assister à l’augmentation des intolérances aux champs, et à une cause de plus de pathologies.

 

Rapport du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)

Ce rapport présente les résultats de la campagne de mesures du CSTB pour la

caractérisation de l’exposition aux champs électromagnétiques émis par les compteurs communicants Linky. Plus particulièrement il s’agit de caractériser le

rayonnement des câbles électriques dans lesquels circulent les courants

CPL (courants porteurs en ligne, sources de hautes frequences transitoires) émis par le compteur.

Entre 4 et 10 trames de communications CPL par minute circulent sur le réseau de l’appartement après installation du compteur, les niveaux maximum de champ magnétique sont plus élevés (facteur 2 à 8) que dans le cas où les trames ne proviennent que des compteurs voisins.

Globalement sur l’ensemble des campagnes de mesures réalisées, les niveaux maximum de champ magnétique généré par les trames de communications Linky sont entre 10 et 250 fois plus élevés que les niveaux de bruit ambiant.

Le cstb a mesuré que les champs induits par les linky restent du même ordre de grandeur que ceux d’appareils tels que plaque de cuisson à induction, télévision, lampes fluocompactes, etc, sauf que tous ces équipements peuvent être coupés du réseau quand on ne les utilise pas, tandis que Linky rayonne jour et nuit.

Mais le cstb insiste lourdement sur le fait que les valeurs mesurées sont des millers de fois plus faibles que la norme autorisée, norme sur laquelle on peut se poser des questions…. Par ailleurs l’étude étant faite en liaison avec Enedis, le cstb n’avait-il pas pour mission (rémunérée) de montrer que l’effet des Linky reste comparable à ceux des autres équipements du foyer ? N’oublions pas pourtant que nos appareils n’émettent qu’en fonctionnement, tandis que les courants CPL circulent dans tout le réseau électrique, y compris dans celui des voisins même non équipés de Linky, et rayonnent en permanence ?

Qu’est-ce que le CPL?

Le principe du CPL (courant porteur en ligne) consiste à superposer au courant électrique alternatif de 50 ou 60 Hz un signal à plus haute fréquence et de faible énergie. Ces hautes fréquences sont donc « portées » par la fréquence initiale (50Hz pour le réseau domestique). Cela permet d’éffectuer des transmissions de données numériques sur un réseau électrique domestique non prévu à cet effet, car non blindé avec des risques pour le matériel sensible (électronique, informatique, domotique).


L’ avantage est de pouvoir transmettre des données entre deux équipements informatiques éloignés, sans avoir besoin de câbler. Il suffit de brancher un boitier adaptateur CPL (plug) à chaque équipement et vos données sont transmises via les fils électriques existants.

Mais cette technologie présente un inconvenient majeur, celui de rayonner dans un rayon de 2 mètres (dans chacun des câbles de l’habitation) comme une antenne-relais, appelé courant radiatif classé comme cancérogène possible par l’OMS.

Mais le CPL du Linky, comment ça marche?

Le compteur Linky : Le nouveau compteur EDF Linky est un compteur communicant qui envoie régulièrement le relevé de consommation électrique du domicile dans lequel il est installé , il peut être commandé à distance (mise à jour, coupure…).

Pour communiquer, le système Linky utilise deux technologies émettrices d’ondes électromagnétiques :

Les Courants Porteurs en Ligne (CPL) émis par le compteur Linky dans l’ensemble du réseau de distribution EDF y compris dans nos maisons. Le Linky injecte dans les câbles du réseau électrique des signaux basses fréquences (63 kHz et 74 kHz dans le cas des Linky de 1ere génération, et ceux déployés à partir de 2017, utilisent la bande de fréquences comprise entre 35,9KHz et 90,6kHz.

Les champs électromagnétiques hyperfréquences (HF) émis par le concentrateur de quartier (installé dans un poste de transformation et de distribution) dont le rôle est d’émettre par ondes électromagnétiques dans les gammes de fréquences de la téléphonie mobile, les relevés de tous les compteurs du quartier afin de communiquer ces informations à ERDF. Les transformateurs équipés de concentrateur devront être équipés d’une antenne d’émission hyperfréquences du type antenne relais de téléphonie mobile

L’installation de nouvelles antennes émettrices de champs électromagnétiques hyperfréquences (HF) sur les transformateurs de quartier va contribuer à augmenter les niveaux de champs électromagnétiques HF dans le voisinage de ces installations.Les compteurs communicants dont on est menacé (électricité, eau, gaz) ne sont pas les seuls à augmenter notre exposition aux ondes électromagnétiques, l’ensemble des objets connectés qui vont prochainement inonder le marché vont participer de façon substantielle à l’accroissement des niveaux de champs électromagnétiques hautes fréquences auxquels nous sommes exposés, si nous n’y prenons pas garde.

Linky et électrosensibilité

Les personnes électrosensibles sont particulièrement concernées par la généralisation du nouveau compteur d’EDF. En augmentant notre exposition aux champs électromagnétiques (CPL et HF) le compteur Linky va dégrader encore un peu plus la qualité de vie des personnes électrosensibles.

Loi Abeille

Loi n° 2015-136 du 9 février 2015 relative à la sobriété, à la transparence, à l’information et à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques.

Cette Loi introduit pour la première fois dans le droit français l’objectif de “sobriété de ‘exposition de la population aux champs électromagnétiques” (Art. L32-1, II § 9 du Code des postes et des communications électroniques).

Elle interdit le WiFi dans les établissements recevant des enfants de moins de 3 ans (Art. 7 §1 de la Loi n° 2015-136 du 9 février 2015).

Cette loi vise à modérer l’exposition du public aux ondes électromagnétiques.

Conseil d’ordre général

Prendre l’habitude de ne pas garder en veille les équipements que l’on n’utilise pas, on économise sur la facture d’électricité; et si l’interrupteur est bien sur la phase et pas sur le neutre, ou si on débranche de l’alimentation électrique, on réduit l’exposition aux champs électromagnétiques.

Remarque importante :

Tout équipement électrique/électronique, câble, rallonge, lampe,… non blindé connecté au réseau de distribution électrique (220 V, 50 Hz) rayonne dans son voisinage des niveaux élevés de champs électriques basses fréquences, y compris lorsque qu’on ne l’utilise pas, et qu’il n’est pas allumé.

d’après Christophe Salini dont je me suis inspiré– CEDICEM (CEntre de Documentation Indépendant sur les Champs ElectroMagnétiques)

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-Suite "pour tout savoir sur les compteurs communicants, Linky, Gazpar et cie...
Pour savoir pourquoi et comment refuser ces compteurs..."

Prenez quelques instants pour visionner cette vidéo :

https://youtu.be/7W41yI5MMgg 

-Tout-va-MAL-isme:A Saint-Mathieu,un compteur Linky prend feu et ravive les critiques

 "Dimanche 28 janvier, l’incendie d’un compteur Linky à Saint-Mathieu a mis le feu aux poudres… En mars dernier, la commune de Haute-Vienne était la première en Limousin à refuser ces compteurs avant de se plier à la loi".
  - 2% de la population mondiale déclare souffrir du syndrome EHS, la maladie des gens qui ne supportent pas Internet.

 

vendredi 31 mars 2017
Par Loïc Quintin

Michel Tubiana, le président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme accuse

l'élu municipal Stéphane Lhomme, opposé à l'installation des compteurs Linky, de

"malhonnêteté"

 

-Tout-va-moyen-isme:Gevrey-Chambertin : le compteur Linkysuscite des inquiétudes

 

"Le premier conseil municipal de l’année a mobilisé tous les esprits sur l’arrivée probable des nouveaux compteurs électriques via Enedis. Lundi, les élus se sont réunis sous la présidence du maire Bernard Moyne, pour le premier conseil municipal de l’année. L’ordre du jour était relativement réduit, conséquence, peut-être, de la présentation par Enedis du compteur dit “communicant”. Comme attendu, cette présentation a retenu toute l’attention du conseil mais, visiblement, certains points n’ont pas rassuré les conseillers

-Électricité : les compteurs connectés Linky critiqués par la Cour des comptes

-A propos du radiatif atomique:

Nucléaire : la France est en danger

Dans leur livre, «Nucléaire, danger immédiat», deux journalistes alertent sur le mauvais état du parc nucléaire français.

-Conséquences des essais nucléaires : les atteintes génétiques chez les petits-enfants

" Bonjour,
Depuis plusieurs années, nous alertons sur les atteintes aux enfants. L’étude — Les conséquences génétiques des essais nucléaires français dans le Pacifique, chez les petits-enfants (2e génération) des vétérans du CEP, et des habitants des Tuamotu Gambiers — conduite par Christian Sueur que nous diffusons aujourd'hui, apporte des éléments issus d’observations cliniques, d’examens complémentaires et d’un important travail de recherche.
Le rapport — disponible sur notre site—, est une « conclusion d’étape » d’un projet de recherche élaboré à Tahiti au sein de l’unité de pédopsychiatrie du Centre hospitalier de la Polynésie française qu’il dirigeait. Un projet conçu avec Bruno Barrillot, co-fondateur de l'Observatoire des armements, et l'association polynésienne Moruroa e tatou.
En effet, 52 ans après le premier essai nucléaire et 22 ans après le dernier, les populations algérienne et polynésienne, comme les personnels, subissent toujours les conséquences sur leur santé et leur environnement et restent sans réponse crédible sur les risques auxquels ils ont été exposés. Eux et les générations suivantes.
« Si ce travail nous a apporté une certitude, c’est bien celle‐ci, toujours la même : la France n’assume pas l’héritage toxique de ces expérimentations nucléaires, et elle utilise toujours son armée, pour continuer de cacher au reste de la population de la République, ce qu’il en est réellement de ces complexes questions sanitaires, qui impliquent également la question du nucléaire civil, en métropole. »
Nous partageons ce constat et faisons nôtre les principales recommandations du docteur Christian Sueur notamment :
— de mettre en place un «  Observatoire des pathologies radio-induites » ;
— de réaliser des études épidémiologiques sérieuses et transparentes…
amicalement
Patrice Bouveret

-pétition nationale pour mettre le compteur linky hors d'état de nuire

 

À l'attention : M. Emmanuel MACRON

Monsieur le Président,

 

Le déploiement des compteurs/capteurs connectés LINKY constitue une atteinte aux droits de l’homme et les prochaines actions en justice collectives pourraient permettre de confirmer plusieurs infractions au droit pénal, code de la consommation, droit communautaire, code des assurances.

 

Cet appareil ne peut pas être considéré comme un simple compteur. Il a une fonction indissociable et non désactivable de capteur de données personnelles qui en fait de facto un appareil de surveillance au regard de la loi. Par ailleurs, le Linky nous est imposé et constitue de fait une vente forcée. Pour justifier le concept, les pouvoirs publics nous disent ceci : « les données sont récupérées mais elles ne sont utilisées qu’avec l’accord du client. » 
Par défaut, c’est le contraire qui doit prévaloir : aucun capteur ne doit permettre de récupérer des données y compris par les lignes électriques privées, sauf dans le cadre d’un nouveau contrat de vente signé par le consommateur avant la pose du compteurlequel doit en outre bénéficier d’un délai de rétractation en vigueur lors de toute vente à domicile, ce qui n’est pas le cas.
De plus, il provoque une pollution électromagnétique du fait des communications CPL incessantes dans toutes les lignes électriques de notre habitat qui ne sont pas prévues dans nos contrats d’électricité.

 

En France, nous aurions pu décider comme huit pays Européens de ne pas généraliser ce dispositif. Pour répondre aux recommandations de l’Europe, nous aurions pu choisir de coupler la génération de compteurs précédant le Linky à l’ADSL. Les pouvoirs publics et ENEDIS ont préféré un système permettant l’intrusion et la récupération de données au profit du Big data et en négligeant la santé.
De plus on a transformé une recommandation en obligationmais seulement pour ENEDISLes usagers eux ne sont pas légalement obligés d'accepter : nous pouvons donc refuser sans craindre de sanction d’aucune sorte malgré la désinformation, voir le harcèlement téléphonique pour ceux qui refusent, tout ceci orchestré de façon inadmissible et jusqu’au ministre de l’Ecologie (qui a changé d’avis depuis qu’il est au gouvernement), qui menace par écrit d’une éventuelle fin de la gratuité de la relève des compteurs pour les usagers récalcitrants ! Tous ces éléments constituent une pose forcée (parfois de manière agressive) de ce capteur connecté qu'il est impossible à l'usager de désactiver, et font la démonstration du mépris que portent les pouvoirs publics vis-à-vis de la population.
De plus, des préfets et ENEDIS saisissent le tribunal administratif pour faire annuler les délibérations municipales de refus des plus de 500 maires courageux et responsables.

 

Les risques pour la santé sont sérieux : les experts indépendants sont considérés comme des empêcheurs et on préfère conserver des normes excessives qui permettent d’ajouter légalement de nouvelles émissions d’ondes électromagnétiques avec le Linky, les autres compteurs communicants et la 5G au lieu de les réduire ! (L’Allemagne a un seuil de 0.1µt, la France : 6.25µt !).
Il suffit de constater sur quelle base a été reconduit le glyphosate en Europe pour soupçonner leur légitimité. Du coup, on nous dit qu’il n’y a pas de nocivité : à l’époque l’amiante n’était pas reconnue comme nocive !   
Les pouvoirs publics disent que le Linky n’émet pas plus qu’un téléviseur (en réduisant la comparaison au seul boîtier Linky). C’est omettre de dire que la principale problématique vient de la diffusion incessante de données CPL dans toutes les lignes électriques des habitats.
Résultat : comme elles ne sont pas blindées, elles se transforment toutes en antennes émettrices d’ondes électromagnétiques 24h/24 et 7j/7. Le CSTB et l’ANFR le démontrent par des mesures prises chez plusieurs habitants en condition réelle de fonctionnement. Ces nouvelles émissions s'ajoutent aux autres (2G, 3G, 4G, Wifi), dont le cumul est nocif pour la santé humaine, et pourrait créer des changements irréversibles dans l’organisme humain (DC Paul Héroux, rapport Bioinitiative…).

 

Le coût du déploiement se chiffre à presque 6 milliards d’euros sans compter le bilan financier et écologique de la mise au rebut des 35 millions de compteurs en parfait état de marche et qui ont une durée de vie 5 fois supérieure au Linky. Il faut compter aussi la consommation électrique des Linky, des concentrateurs et des Data center dédiés. Les bénéfices pour les usagers seront négligeables, au contraire, dans bien des cas, ils doivent prendre un abonnement plus élevé.  Le rapport de la cour des comptes 2018 confirme que les consommateurs n’y trouveront aucun bénéfice réel et que la gratuité annoncée du remplacement du compteur n’est qu’un trompe l’œil !

 

Les risques de piratages individuels peuvent faciliter des cambriolages et les risques collectifs peuvent se traduire par des coupures d’électricité de plus ou moins grande ampleur. Des hackers en ont démontré la faisabilité avec des compteurs connectés dans d’autres pays. Les compteurs qu’ENEDIS veut remplacer ne sont pas piratables !
Les journaux régionaux font état d’incendies et aucune information officielle sur internet n’est disponible à ce sujet.

 

Les citoyens sont obligés de faire eux-mêmes le travail d’information en créant des collectifs, blogs et pages Facebook, et en tenant des réunions publiques alors que les médias nationaux sont aux abonnés absents dans le travail d’investigation qui est le leur.

 

Tous ces éléments nous conduisent à vous demander de faire cesser immédiatement les déploiements du Linky et des autres compteurs communicants. Les communications CPL intrusives des Linky et des concentrateurs déjà posés doivent être désactivées et l’usage du CPL abandonné. Dans un deuxième temps, les usagers devront pouvoir demander un remplacement du Linky sans aucuns frais. Les compteurs communicants installés dans les lieux fréquentés par les enfants (crèches, écoles, lycées…) devront être remplacés systématiquement et le Wifi sur Off.

 

Tous les éléments évoqués ici sont visibles en détail sur le blog : https://stoplinkyblc.blogspot.fr/ et sur les blogs et pages Facebook des 300 collectifs de France.

 

Veuillez croire M. le Président, en l'assurance de nos sentiments les meilleurs, et soyez sûr de notre attachement à la préservation de notre santé et de nos libertés.

 

Le collectif Stoplinkyblc.

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Créé le 20/02/2018  

 
 

À l'attention : de Mme le Maire de Paris, Mesdames et Messieurs les Conseillers de Paris

Nous signataires de cette pétition favorables à une gestion rationnelle de la production et de la distribution d’électricité ; à des mesures efficaces d’économies d’énergie par la rénovation thermique des bâtiments ; à une politique tarifaire équitable de l’électricité et du gaz, voulons que les industries de l'énergie respectent la loi, et les libertés individuelles, ne nuisent ni à notre vie privée ni à notre santé, qu’elles soient économes avec l'argent des contribuables et ne pratiquent pas l’obsolescence programmée.

 

 Or les nouveaux compteurs communicants d’électricité Linky déployés à Paris, par ENEDIS (ex ERDF) et ses prestataires ne répondent pas à tous ces principes. Nous refusons donc qu'ils nous soient imposés et nous vous demandons de délibérer rapidement comme plus de 500 communes en France l’ont déjà fait pour protéger leurs administrés et faire respecter leurs droits.

 

Malgré la dette abyssale d’EDF [1] , le coût de la technologie des Linky installés par sa filiale ENEDIS est estimé entre 5 et 10 milliards d'euros que nous payerons doublement en tant que consommateurs et contribuables sans compter le coût de leur renouvellement dans 10 ou 15 ans ;

 

ENEDIS enlève des compteurs en bon état de fonctionnement alors que les compteurs communicants Linky, énergivores, n’ont pas fourni la preuve de leur efficacité pour faire réduire la consommation électrique des particuliers. Un tel gaspillage est une aberration écologique et économique ;

 

A terme des emplois seront supprimés même si certains sont créés provisoirement pour ce projet ;

 

Pour les ménages en situation de précarité, la tarification spéciale de solidarité sera remplacée par un « chèque solidarité » valable seulement deux mois. Passé ce délai il deviendra caduc s’il n’a pas été encaissé ;

 

Ces compteurs sont des capteurs de données personnelles. ENEDIS s’est vanté de devenir un opérateur de Big Data donc de pouvoir récupérer un volume important de nos données présentant de forts enjeux commerciaux [2] ;

 

De nombreuses pannes, détériorations d’appareils électriques parfois professionnels se produisent suite à l’installation de compteurs linky, ainsi que des incendies [3]  pour lesquels ENEDIS semble se désengager de ses responsabilités du fait sans doute qu'il ne présente pas toutes les garanties en matière d'assurance ;

 

La loi n'oblige pas les particuliers à accepter ces compteurs [4] ni les radiofréquences en kilohertz du CPL, (Courant porteur en ligne) injecté dans les circuits électriques des lieux de vie et de travail. Elle ne mentionne nulle part les Emetteurs Radio Linky (ERL) prévus dans ces compteurs, sources d’ondes électromagnétiques supplémentaires.

 

Nous pouvons donc refuser de tels compteurs en toute légalité et préserver ainsi notre santé. Car, s'il n’existe pas selon l'ANSES de « littérature scientifique traitant des effets sanitaires à court ou long terme de l'exposition aux compteurs communicants », il n'existe pas non plus de preuve de leur innocuité.

 

De plus, la directive européenne qui propose aux États d'installer des compteurs communicants -sous réserve d’un gain économique pour les consommateurs- ne mentionne pas non plus les radiofréquences CPL et la CRE, Commission de Régulation de l’Énergie, a reconnu dans son rapport de juin 2011 que  « l'usage du CPL devrait s'accompagner de la pose de filtres…. » (p 28). Ce que ne fait pas ENEDIS. Notre droit au refus est bafoué et notre santé menacée par tous les dispositifs émetteurs d’ondes électromagnétiques liés à ces compteurs (antennes relais supplémentaires, concentrateurs, radiofréquences du CPL quasi permanente, Émetteur Radio Linky, Wifi etc.…).(5)

 

Pour toutes ces raisons, et d’autres largement exposées, par les collectifs de citoyens et les associations opposés à ces compteurs, nous refusons le « système Linky » et nous vous demandons de faire voter au Conseil de Paris, une délibération :

 

- interdisant la poursuite de l'installation de tous types de compteurs communicants et concentrateurs sur la commune ;

 

- à tout le moins de faire respecter auprès d'Enedis et ses sous-traitants le droit au refus du compteur Linky. Dans le cas d'un refus collectif exprimé par des locataires d'immeubles sociaux, nous demandons que les sociétés d'HLM fasse respecter ce droit.

 

- Pour les logements où les compteurs communicants seraient déjà posés, nous demandons la dépose ou à défaut la suppression du CPL et des Émetteurs radio linky.

 

- dans tous les cas, nous demandons la pose de filtres à CPL à la charge d’ENEDIS sur les compteurs linky non déposés ou les compteurs anciens des habitant.e.s qui ont refusé ces nouveaux compteurs.

 

En évitant ainsi de rendre les logements parisiens inhabitables, vous protégerez aussi bien les personnes électrosensibles trop souvent méprisées, que les personnes fragiles ou malades, et tous les citoyens susceptibles de le devenir à cause de l'accroissement des radiofréquences dans l'environnement que nous vous demandons de limiter.

 

[1]Pour EDF, tous les voyants sont au rouge
[2]"Enedis est un opérateur big data qui gérera bientôt 35 millions de capteurs"

 

[3]Deux compteurs Linky prennent feu ;
Yvelines, la catastrophe naturelle reconnue pour 26 commune innondées;

Le traiteur de Manthelan en est pour ses frais

 

[4]Rapport de Raymond Tricone ancien électronicien au CERTSM

-Électricité toujours ,mais à propos du radiatif atomique:

Nucléaire : la France est en danger

Dans leur livre, «Nucléaire, danger immédiat», deux journalistes alertent sur le mauvais état du parc nucléaire français.

-Conséquences des essais nucléaires : les atteintes génétiques chez les petits-enfants

" Bonjour,
Depuis plusieurs années, nous alertons sur les atteintes aux enfants. L’étude — Les conséquences génétiques des essais nucléaires français dans le Pacifique, chez les petits-enfants (2e génération) des vétérans du CEP, et des habitants des Tuamotu Gambiers — conduite par Christian Sueur que nous diffusons aujourd'hui, apporte des éléments issus d’observations cliniques, d’examens complémentaires et d’un important travail de recherche.
Le rapport — disponible sur notre site—, est une « conclusion d’étape » d’un projet de recherche élaboré à Tahiti au sein de l’unité de pédopsychiatrie du Centre hospitalier de la Polynésie française qu’il dirigeait. Un projet conçu avec Bruno Barrillot, co-fondateur de l'Observatoire des armements, et l'association polynésienne Moruroa e tatou.
En effet, 52 ans après le premier essai nucléaire et 22 ans après le dernier, les populations algérienne et polynésienne, comme les personnels, subissent toujours les conséquences sur leur santé et leur environnement et restent sans réponse crédible sur les risques auxquels ils ont été exposés. Eux et les générations suivantes.
« Si ce travail nous a apporté une certitude, c’est bien celle‐ci, toujours la même : la France n’assume pas l’héritage toxique de ces expérimentations nucléaires, et elle utilise toujours son armée, pour continuer de cacher au reste de la population de la République, ce qu’il en est réellement de ces complexes questions sanitaires, qui impliquent également la question du nucléaire civil, en métropole. »
Nous partageons ce constat et faisons nôtre les principales recommandations du docteur Christian Sueur notamment :
— de mettre en place un «  Observatoire des pathologies radio-induites » ;
— de réaliser des études épidémiologiques sérieuses et transparentes…
amicalement
Patrice Bouveret

-Sûreté nucléaire: EDF se défend

 "Très sévèrement mis en cause pour la gestion de la sûreté de ses réacteurs nucléaires, l’électricien tricolore réplique. Pour le groupe semi-public, la plupart des faits qui lui sont reprochés dans un livre à paraître mercredi sont connus depuis longtemps ou totalement faux. C’est un coup de Trafalgar dont EDF se serait bien passé. Dimanche 4 février, le Journal du..."

Lire aussi sur l'Héritage génétique laissé par les essais militaires  l’article du Parisien

-le pédopsychiatre Christian Sueur s'interroge sur les répercussions génétiques provoquées par les retombées radioactives des essais atmosphériques sur les descendances des vétérans du Centre d’Essais du Pacifique (CEP).
http://www.leparisien.fr/faits-divers/essais-nucleaires-en-polynesie-l-armee-francaise-conteste-l-etude-du-docteur-sueur-21-01-2018-7513143.php  

Polynésie : «Nous avons servi de cobaye à l'époque des essais nucléaires»
http://www.leparisien.fr/faits-divers/polynesie-nous-avons-servi-de-cobaye-a-l-epoque-des-essais-nucleaires-21-01-2018-7513140.php  

Essais nucléaires en Polynésie : les petits-enfants oubliés de la bombe
http://www.leparisien.fr/faits-divers/essais-nucleaires-en-polynesie-les-petits-enfants-oublies-de-la-bombe-20-01-2018-7512900.php  

La Cour d’Appel de Rouen condamne la société ENDEL à réaliser les fiches d’expositions aux agents cancérogènes
https://www.cyberacteurs.org/blog/?p=3857  

 

-Tout-va-bien-isme

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Nucléaire : l'Autorité de sûreté nucléaire est moins préoccupée
La situation du nucléaire français est moins préoccupante qu'elle l'était l'an dernier, assure Pierre-Franck Chevet. Toutefois, l'ASN reste vigilante. Elle juge aussi que le calendrier de mise en service de l'EPR est "tendu".

 -Tiens-donc l'ASN rassure....Mais les député s'interrogent quand même ....L'Assemblée nationale crée une commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité nucléaires

Une commission d'enquête de l'Assemblée nationale se penchera sur la sûreté et la sécurité des centrales nucléaires. Trente députés s'intéresseront notamment aux risques d'intrusion dans les centrales d'EDF.

-S'il te plait ,dessine moi un projet«   Manhattan»de destruction massive:

Dans « Le monde comme projet Manhattan », Jean-Marc Royer bat en brèche la légende du
bombardement de Hiroshima et de Nagasaki comme moyen de mettre un terme à la guerre.
Pour les promoteurs états-uniens de la bombe atomique au sein du « projet Manhattan »,
l’enjeu était celui de « l’exercice du leadership mondial ». Ils ont donc recherché l’effet de
destruction maximal.

On croyait tout savoir. On ne savait rien. Voilà le constat qui s’impose à la lecture des premiers chapitres de l’ouvrage de Jean-Marc Royer. On croyait tout savoir ou presque du « projet Manhattan » et de son aboutissement : le largage au-dessus d’Hiroshima (puis de Nagasaki) de la première bombe atomique par les États-Unis début août 1945.

Côté jardin, l’explication était limpide : pour éviter les pertes prévisibles liées à une invasion du Japon (on avançait le chiffre de 500.000 militaires états-uniens) et contraindre Tokyo à capituler, les États-Unis avaient opté pour une solution radicale en faisant exploser au-dessus des deux villes nippones une arme nouvelle au pouvoir destructeur sans équivalent, mise au point par des scientifiques particulièrement brillants. Le calcul était le bon puisque le bombardement d’Hiroshima et de Nagasaki allait être suivi peu après par une reddition du Japon et le retour de la paix.

« Le plus important projet militaire de tous les temps et, simultanément, le plus secret » 

Voilà pour la légende que Jean-Marc Royer s’emploie à démonter en exhibant sous nos yeux quantité de pièces à conviction, au profit d’une tout autre histoire. Celle d’une entreprise folle, d’un projet prométhéen conduit effectivement par la fine fleur des savants atomistes états-uniens (et européens exilés outre-Atlantique) avec la complicité active d’une escouade de galonnés et le concours intéressé des grands noms de l’industrie, de Dupont à Monsanto en passant par Kodak et General Electric. Einstein a-t-il eu sa part de responsabilité en attirant l’attention des autorités américaines sur les caractéristiques de l’uranium ? Royer affirme qu’« [une] lettre d’Albert Einstein [au président] Roosevelt a beaucoup contribué à faire de la recherche atomique une priorité politique ». Une biographie récente du célèbre physicien (Einstein. Les vies d’Albert, de Vincenzo Barono, éd. De Boeck Supérieur, 200 p., 17 euros) affirme le contraire et assure que la fameuse lettre, datée de 1939, « n’avait pas été concluante ».

 
Photo:Des opératrices de calutron, à l’usine Y-12 de Oak Ridge, pendant la Seconde Guerre mondiale. Les calutrons servaient à raffiner le minerai d’uranium.

Tout est gigantesque, hors-norme dans le projet Manhattan, « le plus important projet militaire de tous les temps et, simultanément, le plus secret ». Fin 1944, il occupait plus de 100.000 personnes et en a mobilisé près d’un demi-million, pour des durées variables, entre 1942 et 1945. Des dizaines de sites industriels (32 au total) étaient concernés. Sur celui de Hanford, dans l’État de Washington, où fut construit un réacteur nucléaire, il n’y avait pas moins de 1.200 bâtiments. Les dimensions de certains d’entre eux construits dans le cadre du projet donnent le vertige : 260 mètres de long, 30 mètres de large, autant en hauteur, et aucune fenêtre pour celui (baptisé « Queen Mary ») destiné à la séparation chimique du plutonium. Un autre site, celui d’Oak Ridge, s’étalait sur une superficie deux fois plus étendue que Paris.

« Le complexe scientifico-militaro-industriel » était décidé à utiliser la nouvelle arme désormais entre ses mains 

Le coût du programme, quintessence de la modernité industrielle de l’époque, est tout aussi colossal, équivalent à celui de la Nasa lorsqu’elle s’est lancée dans la conquête spatiale quelques décennies plus tard. Le plus étonnant, observe l’auteur, est que « ces dépenses pharaoniques furent […] engagées sans la certitude de réussir ».

Une première explosion atomique menée à bien en juillet 1945 dans le désert du Nouveau Mexique, quel enchaînement a conduit à larguer des bombes au-dessus du Japon ? Jean-Marc Royer rappelle que c’est pour contrer la menace nazie que fut lancé le projet Manhattan. Les États-Unis redoutaient que l’Allemagne nazie acquière la bombe avant eux. Mais, dès 1943-1944, cette hypothèse était exclue et c’est donc le Japon impérial qui devenait la cible naturelle, mais pas obligée.

Car rien, souligne l’auteur, n’obligeait à passer à l’acte. En mai 1945, l’Allemagne défaite, le Japon n’était pas en meilleure posture. Il était à genoux et, à Tokyo, une partie de la classe dirigeante, que ne désavouait pas l’empereur, était disposée à une reddition sans condition pour peu que l’institution impériale soit sauvegardée. Mais, et c’est là où le livre de Royer prend tout son sens, il était trop tard. Aux États-Unis, les acteurs du projet Manhattan — « le complexe scientifico-militaro-industriel » — étaient décidés à utiliser la nouvelle arme désormais entre leurs mains. Il s’agissait d’ailleurs moins de vaincre des Japonais exsangues que de prendre le dessus face à l’Union soviétique, le nouveau rival sur la scène mondiale. « L’exercice du leadership mondial » était en jeu. Il demeure…

 
Photo:Le bombarbier B-29 « Enola Gay » et son équipage (le pilote, Paul Tibbets, est au centre), aux îles Mariannes, dans les années 1940. Cet avion largua la bombe atomique « Little Boy » sur Hiroshima le 6 août 1945.

Dès lors, l’effet de la bombe devait être maximal : pas question de la faire exploser à titre de démonstration dans une zone désertique, de viser un site industriel japonais éloigné de tout centre urbain ou de prévenir la population civile pour qu’elle évacue les lieux. Non. Était recherché un effet maximal en termes de destruction.

« Produire un effet de focalisation du souffle qui augmenterait considérablement les dégâts de l’explosion » 

Ce sera le cas au terme d’une sélection de villes-cibles effrayant.e. Ainsi, Hiroshima l’a emporté, selon un document officiel, parce qu’« il s’agit d’un important dépôt de l’armée et d’un port d’embarquement au milieu d’une zone industrielle urbaine. C’est une bonne cible radar et d’une dimension telle qu’une grande partie de la ville pourrait être gravement endommagée. Il y a des collines adjacentes, qui sont susceptibles de produire un effet de focalisation du souffle qui augmenterait considérablement les dégâts de l’explosion ». Kyoto, la capitale culturelle du Japon, figurait également sur la liste. Elle présentait un avantage « psychologique. [Il] consiste dans le fait que Kyoto étant un centre intellectuel japonais, les gens y seront mieux à même d’apprécier l’importance d’une telle arme ». Mais, pour d’autres raisons, elle ne fut pas choisie.

Il serait absurde d’isoler les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki du fil de l’Histoire, soutient l’auteur. Au même titre qu’Auschwitz-Birkenau, ils s’inscrivent dans une trame qui s’articule depuis le XIXe siècle autour de trois « inventions » : la naissance des États-nations, les découvertes scientifiques et l’essor du capitalisme. Ce sont ces trois facteurs qui ont débouché sur les « crimes contre l’humanité » du XXe siècle parmi lesquels l’auteur, ingénieur de formation, féru de sociologie et de psychanalyse, et homme de gauche revendiqué, range Hiroshima-Nagasaki. Le succès des thèses eugénistes, les massacres de la Grande Guerre sont d’autres jalons de cette même barbarie que l’Occident refoule, écrit Royer.

On peut ne pas partager en totalité l’analyse de l’auteur, lui reprocher de faire la part trop belle à une psychanalyse de plus en plus décriée, son travail sur le projet Manhattan, et les ponts qu’il établit entre Hiroshima et l’accident de la centrale de Fukushima (et les mensonges officiels auxquels il a donné lieu) donnent à réfléchir. Au cœur d’un système politique ou au cœur de l’Homme, la barbarie est toujours là.

es experts attendent avec inquiétude l'annonce, la semaine prochaine, de la nouvelle stratégie nucléaire du président américain.

Va-ton vers une relance de la course aux armements? Le Pentagone doit dévoiler, dans les jours qui viennent, la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Une politique qui laisse craindre la possibilité d'un conflit atomique par accident.

Les fuites d'un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d'un nouveau type d'arme nucléaire d'une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.  

Ces armes nucléaires "tactiques" sont incomparablement moins puissantes que les armes stratégiques qui servent de fondement à la doctrine de dissuasion nucléaire résumée par l'acronyme MAD ("Destruction mutuelle assurée" mais qui veut aussi dire "fou" en anglais): la crainte de la catastrophe doit garantir que l'adversaire n'utilisera pas l'arme nucléaire en premier.  

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L'ébauche du document qui a fuité affirme que le fait que l'Europe soit à portée de ce genre d'armes détenues par les Russes, donne à ces derniers un "avantage coercitif dans des crises ou des conflits limités". L'objectif est de "corriger cette impression fausse qu'ont les Russes", selon le document, obtenu par le Huffington Post.
Qu'est-ce qu'une arme nucléaire "de faible puissance"?

Toute bombe nucléaire de moins de 20 kilotonnes est classée de "faible puissance". Une "faiblesse" relative puisque c'est l'ordre de grandeur des deux bombes qui ont détruit Hiroshima et Nagasaki.

Pour les opposants de cette nouvelle posture, l'arsenal américain offre déjà cette option avec les 150 armes atomiques B-61 stockées dans de nombreux pays européens.

"Si vous voulez vraiment utiliser des armes nucléaires dans un scénario de faible puissance, elles existent. Il n'y a pas besoin d'en avoir une autre", affirme Hans Kristensen, directeur du Nuclear Information Project qui dépend de la Fédération des scientifiques américains. Il est considéré comme l'une des sources d'information indépendante les plus respectées sur le nucléaire.
En quoi est-elle censée dissuader l'adversaire?

En raison de l'état des forces armées russes et des problèmes financiers du pays, Moscou craint d'être rapidement dominé en cas de conflit conventionnel avec les Occidentaux. Pour compenser, les Russes ont adopté une doctrine "escalade-désescalade" qui consisterait à faire usage en premier d'une arme nucléaire.

L'idée du Pentagone serait donc d'augmenter le nombre d'armes à faible puissance, appelées des "suppléments", pour dissuader la Russie ou d'autres pays. "Ces suppléments vont accroître la dissuasion en empêchant des adversaires potentiels de croire --à tort-- qu'une frappe nucléaire limitée pourrait apporter un avantage par rapport aux Etats-Unis et à ses alliés", souligne le document.

La nouvelle arme serait juchée sur un missile balistique lancé depuis un sous-marin ou un missile de croisière lancé de la mer. Les Etats-Unis, qui disposent de 7000 têtes nucléaires, soit un peu moins que la Russie, n'augmenteraient pas leur inventaire mais reconfigureraient des bombes déjà existantes.
Quels sont les risques?

Hans Kristensen craint qu'une arme de faible puissance n'incite un président américain à faire usage plus facilement de l'arme atomique.

Une inquiétude exprimée sur fond de débat sur la capacité de Donald Trump à occuper ses fonctions à la Maison Blanche, après des tweets menaçants envers la Corée du Nord faisant clairement allusion à l'emploi du feu nucléaire.  

LIRE >> Quelqu'un peut-il empêcher Trump d'appuyer sur le bouton nucléaire?

Le démocrate Adam Smith, numéro deux de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants, dénonce cette nouvelle stratégie: "Les recommandations de cette administration ne vont pas augmenter notre sécurité. Elles vont au contraire encourager une course aux armements nucléaires, miner la stabilité stratégique en rendant plus envisageable l'utilisation d'une arme nucléaire et augmenter les risques d'une erreur d'appréciation qui pourrait mener à la guerre atomique", a-t-il accusé.
 

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