Loïc relaxé !
Le tribunal confirme que les accusations du MEDEF étaient fausses.
Philippe Salmon, responsable de la sécurité pour le MEDEF l'a affirmé, puis confirmé à plusieurs reprises : "Loïc Canitrot m'a mis un coup de poing, je suis formel."
Grâce à la combativité et à la persévérance de Loïc et de ses soutiens, grâce à une seconde enquête impartiale ordonnée par le juge, le tribunal correctionnel a établi que le cadre du MEDEF avait inventé cette agression.
Abandonnant finalement ses accusations contre Loïc, le responsable de la sécurité du MEDEF ne s’est même pas présenté au procès.
Les fausses incriminations de Philippe Salmon auront sciemment causé 48h de garde à vue à un innocent ainsi qu'un an et demi de procédure judiciaire, sans oublier les 24h de garde à vue et les 6 mois de poursuites de 7 autres manifestants, des angoisses, des centaines d'heures et des milliers d'euros perdus pour tous les accusés, leurs familles, leurs soutiens. Ce furent aussi des investigations longues et coûteuses pour la police et la justice pour établir la vérité. Toutes ces violences et dégradations n'ont jamais existé.
Désigner de faux coupables de coups imaginaires dans l’objectif de discréditer l’objet politique et social de la contestation. Voilà ce qui a été reconstitué à l'audience :
Lorsque les intermittents, emmenés par la Cgt Spectacle et la Cip-Idf, s'invitent dans les locaux du MEDEF le 7 juin 2016, ils mènent un combat politique pour faire appliquer l'accord sur l'intermittence signé à l'unanimité par les syndicats et employeurs du spectacle, et s'opposer à la « loi travail ».
Alors que l’atmosphère est calme et sereine, Philippe Salmon se met soudain à vociférer, à insulter les manifestants. Il n'obtient pas la violence espérée pour décrédibiliser cette occupation pacifique... Un peu plus tard, il frappe lui même violemment Loïc.
Il peut ainsi demander l'intervention immédiate de la police. Pour justifier le coup bas qu’il vient de porter, il ment aux policiers et accuse le militant blessé de l’avoir agressé.
Afin que l'affaire puisse relever du tribunal correctionnel, alors qu'il n'obtient évidemment aucun arrêt de travail, qu’il ne peut présenter aucune preuve d'une blessure sérieuse, il lui faut échafauder des circonstances aggravantes. Il va alors dire qu'il a reçu deux coups de poings, de deux assaillants différents. Sa plainte peut maintenant être instruite au motif de "violences en réunion".
Et pour en attester, il a un témoin : Monsieur Hubert. Il s’agit de l’ancien chef de sécurité du MEDEF, aujourd'hui gérant de la société de sécurité sous-traitant des prestations au MEDEF. Il désigne Loïc comme étant l’auteur.
Les deux compères ne seront confondus que par la deuxième enquête de police, grâce aux vidéos et témoignages fournis par les intermittents du spectacle.
Ils se rétractent alors discrètement un an après les faits. Philippe Salmon maintient une « plainte contre X », mais ne prend pas le risque de se déplacer à l'audience pour répondre de ses mensonges.
Il est donc aujourd’hui établi que le cadre du MEDEF n'a pas hésité à frapper, à mentir aux enquêteurs, à accuser des innocents...
L’organisation patronale se considère toute puissante, se croit intouchable. Dénuée de scrupules, elle s’affranchit du devoir d'honnêteté. Ce jugement en fait la preuve !
Et nous nous attacherons maintenant à faire aboutir la plainte de Loïc pour "Dénonciation calomnieuse" !
Stoppons la criminalisation des résistants, dénonçons toutes les manœuvres de ce lobby économico-politique !
Car pour les autres procédures contre des militants syndicaux, il en est de même...
Les poursuites pour de soi-disant séquestrations qui condamnent les syndicalistes de GoodYear ou PSA sont tout aussi politiques et iniques.
Les procédures disciplinaires contre les cheminots, les postiers, les salariés d'Air France... sont tout aussi politiques et iniques.
Il en va encore de même pour les accusations de violences, outrages et rébellions qui sont tombées sur des centaines de manifestants.
Il est temps d'en finir avec la toute puissance et l'impunité de ce patronat, responsable de violences physiques et morales mais aussi de violences sociales contre les intermittents, les chômeurs, les travailleurs.
Il est temps que cessent les poursuites qui ont touché plus de 4300 militants syndicaux, politiques et associatifs depuis le début de la mobilisation contre la loi travail.
-Revue de presse:
Poursuivi par le Medef pour violences, Loïc Canitrot relaxé !
-Mais la Gonorrhée....goutte toujours,alors :Mobilisation de soutien à un militant poursuivi suite à une manifstation devant le groupe Bolloré
Revue de presse Mardi, 23 Janvier, 2018,Humanite.fr
Face aux poursuites-bâillons de Bolloré : nous ne nous tairons pas .
-Et pour un avenir radieux RV Mardi 27 février à Thionville :ayons une pensée pour celles et ceux qui s’engagent au quotidien pour dénoncer un risque nucléaire qui concerne des millions de gens en France et en Europe.
-aveyronnatitudes:
Les flics coninuent leur danse de guerre contre les militants d’Occitanie qui s'opposent aux éoliennes industrielles et au projet de méga Transfo à Saint Victor:
-ZAD toujours:
Dans une récente « Lettre aux comités locaux », des occupants de la ZAD affirment : « L’État et le système qu’il défend nous emmènent droit dans le mur, et, plutôt que de contribuer au désastre en cours, nous nous sentons légitimes à essayer ici de vivre différemment. » Ni « camp retranché de dangereux décérébrés », ni « zone de non-droit », la ZAD ambitionne d’être « une zone un peu plus respirable que le reste du monde ».
Le 8 janvier 2018, les juges chargées de l’enquête judiciaire sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens ont rendu une ordonnance de non-lieu. La lecture de cette ordonnance conforte les éléments présents dans le rapport du Défenseur des droits qui questionnent sur la stratégie troublante des autorités dans le « maintien de l’ordre public » lors du week-end des 25 et 26 octobre 2014 à Sivens .
Le 8 janvier 2018, les juges chargées de l’enquête judiciaire sur la mort de Rémi Fraisse à Sivens ont rendu une ordonnance de non-lieu. Elles considèrent « qu’il ne résulte pas de l’information des charges suffisantes contre quiconque et notamment aucun dépositaire de l’autorité publique »
La lecture de cette ordonnance de non-lieu[1] conforte les éléments présents dans le rapport du Défenseur des droits qui questionnent sur la stratégie troublante des autorités dans le « maintien de l’ordre public » lors du week-end des 25 et 26 octobre 2014 à Sivens.
Fin 2014, le Défenseur des droits, en charge « de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République », s’était saisi d'office des circonstances dans lesquelles Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014. Le 1er décembre 2016, il a rendu public sa décision (voir le rapport complet)
Dans un billet précédent, j’ai montré que ce rapport nous confirme, de fait, que Manuel Valls savait que le projet était illégal, selon la Commission européenne, trois mois avant la mort de Rémi Fraisse.
Mais ce rapport du Défenseur des droits et l’ordonnance de non-lieu nous apportent également des éléments sur les déclarations contradictoires dans les auditions des gendarmes, du préfet et de son directeur de cabinet (ces deux derniers par le Défenseur des droits puisque les juges ont refusé de les auditionner).
Page 8, le rapport nous apprend que « durant la semaine précédant l'événement, et en complément des informations issues des échanges avec les organisateurs de l'évènement, la sous-direction des renseignements territoriaux a communiqué aux forces de l'ordre l'information selon laquelle environ 150 « black blocs», ou apparentés anarcho-libertaires, principalement présents à Notre-Dame-des-Landes, convergeraient vers le site de Sivens. Au regard de ces informations, le préfet a obtenu des renforts auprès du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur » (NB : c’est moi qui souligne).
Il ne fait donc aucun doute que les représentants de l’Etat (préfecture, Ministère de l’Intérieur et, sans doute, Matignon) avaient conscience du risque d’affrontement durant le week-end avec ceux qu’ils qualifient de « black blocs». Cela est démontré, d’une part, par l’obtention de renforts de forces de l'ordre en conséquence et, d’autre part, par la comparaison des « modes d'action comparés des « zadistes » de Notre Dame des Landes et Sivens » qui figure en annexe 3 du rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) du 02/12/2014[2].
Ce qui est troublant, c’est que les représentants de l’Etat n’agissent pas (pas tous en tous cas), durant les jours précédents et lors du rassemblement du 25 octobre, de manière adaptée au regard de la présence attendue de 150 « black blocs».
Lors de la réunion qui s’est déroulée en Préfecture le 21 octobre 2014 dans le but de définir le plan de circulation et de stationnement de notre rassemblement (à 1.5 km de la zone où ont eu lieu les affrontements), les questions de sécurité des manifestants et d’ordre public ont été abordées. Face au risque de manifestants utilisant la violence, j’avais demandé à être informé par les autorités de tout élément comme l’indique le relevé de décisions rédigé par la préfecture : « M. LEFETEY demande aux autorités de le prévenir s’ils viennent à être au courant de la venue d’éléments perturbateurs ».
Pourtant, ni moi, ni le responsable du service d’ordre du rassemblement, n’avons été informés par la préfecture qu’ « environ 150 black blocs, ou apparentés anarcho-libertaires, principalement présents à Notre-Dame-des-Landes, convergeraient vers le site de Sivens » alors qu’il est démontré que les autorités étaient au courant.
Plus grave, et plus troublante encore, est l’attitude des autorités concernant la protection de la « base vie » durant le week-end. C’est sur ce parking, grillagé et entouré de fossés remplis d’eau, qu’étaient stockés habituellement les engins de chantier. Pour éviter que des opposants au barrage ne soient tentés de s’y rendre (à 1.5 km de notre lieu de rassemblement) pour les dégrader, nous avions demandé à la préfecture de les retirer.
Dans l’ordonnance de non-lieu (p. 55), on apprend d’ailleurs que le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, « avait demandé l’évacuation des matériels de la zone de vie malgré les réticences du Conseil Général et de la CACG qu’il devait finir par convaincre » mais que, durant la nuit du vendredi 24 au samedi 25 octobre, il « découvrait avec surprise qu’une cabane, un groupe électrogène et des vigiles avaient été laissés sur place le vendredi soir »…
Très surprenant en effet puisqu’il aurait été simple d’enlever une cabane de chantier de type Algéco et un groupe électrogène en même temps que les engins de chantier, le tout partant sur des camions équipés pour cela.
Plus incompréhensible encore, puisque l’Etat savait que 150 « black blocs» seraient présents à Sivens durant le week-end, « la sécurité de la base vie est confiée le 24 octobre au soir et pour la durée du week-end à trois vigiles » selon le rapport IGGN (p. 8). Dans ce contexte, cette décision était une véritable mise en danger des trois vigiles qui étaient là, seuls en pleine campagne, pour surveiller le site c’est-à-dire un parking et l’équipement (cabane et groupe électrogène) nécessaire à leur présence…
Suite logique de la présence de dizaines de black-blocs et d’une cible facile sur la base de vie, « le 25 octobre à 00h11, le CORG 81 reçoit un appel au secours des vigiles qui sont agressés physiquement par des manifestants radicaux par des jets de cailloux et de bouteilles incendiaires. L'un des vigiles est blessé à la tête » (rapport IGGN p.8).
La sous-direction des renseignements territoriaux semble avoir fourni des éléments de qualité puisque l’annonce de la venue d’ « environ 150 « black blocs», ou apparentés anarcho-libertaires » est conforme avec le comptage cette nuit-là indiqué dans le rapport de l’IGGN : « Jusqu'à 05h, les trois pelotons sont confrontés à environ 150 manifestants radicaux équipés de protections (casques, masques, boucliers) et qui emploient des projectiles de toutes sortes (cailloux lancés à l'aide de frondes et de lance pierres puissants aux montants plantés en terre, mortier artisanal, cocktails incendiaires) ».
Trois vigiles, chargés de protéger un parking, ont donc été mis en danger face à un scénario logique que tout un chacun aurait pu écrire d’avance vu les éléments de contexte.
Pourquoi les consignes du préfet d’enlever tout le matériel n’ont-elles pas été suivies ? Qui a donné des consignes différentes ou n’a pas respecté les consignes du préfet ?
Cette agression des vigiles et de l’équipement (l’Algéco et le groupe électrogène sont brûlés ce soir-là, veille de notre rassemblement) est en tous cas une belle opportunité pour l’Etat de revenir sur ses engagements de ne pas poster de forces de l’ordre visibles sur le site du chantier afin d’éviter des provocations et des affrontements.
Sur ce point, l’ordonnance de non-lieu (p. 32) synthétise l’audition du lieutenant-colonel Renier, commandant le groupement de gendarmerie du Tarn (NB : qui a dirigé la répression des opposants durant tout le chantier) : « Du fait des affrontements de la nuit, le 25 octobre au matin, au cours d’une réunion avec son adjoint, le Commandant du GTG et le commandant de la compagnie de Gaillac, étaient définies les modalités nouvelles de service destinées à faire tenir la base de vie par les forces de l’ordre et assurer la sécurité des engins sur Montans. Ces modalités nouvelles étaient validées par le directeur de cabinet ».
Selon le préfet du Tarn (ordonnance de non-lieu, p. 55), « le commandant de groupement ayant fait valoir qu’il serait plus difficile de reprendre la zone de vie que de la tenir[3], il [NB : le préfet] validait cette stratégie tout en demandant de ne prendre aucun risque pour l’intégrité physique des personnels engagés. Il n’avait donné aucune consigne de fermeté ».
On en déduit donc que, par ce troublant dispositif laissé en place le vendredi soir et qui a déclenché des affrontements sur place, les gendarmes reprennent la main.
Alors que le préfet du Tarn avait obtenu que les gendarmes restent à distance du rassemblement pour éviter des affrontements, cette agression prévisible des trois vigiles (par des dizaines de « black blocs» attendus par les autorités) leur donne une justification pour s’installer sur le site du chantier en parallèle du rassemblement pacifique prévu…
« Le nouveau dispositif prévoit la protection permanente du site jusqu'au lundi matin » (défenseurs des droits p. 10). La protection du site, c’est-à-dire la protection d’un parking entouré d’un grillage et d’un fossé rempli d’eau. Il n’y plus aucun bien matériel à protéger sur cette dalle d’argile perdue dans la campagne puisque l’Algéco et le groupe électrogène étaient déjà détruits.
Je vois deux hypothèses qui peuvent expliquer la volonté de certains acteurs de l’Etat d’avoir des gendarmes présents sur le site durant le week-end et, vu le contexte, de provoquer des affrontements.
La moins probable est qu’elle découlait de la seule haine de certains personnages clés, à commencer par le Premier ministre, vis-à-vis des écologistes. La plus probable est qu’elle visait d’abord à discréditer des opposants au barrage la veille de la publication d’un rapport d’experts qui leur donnait raison sur les nombreuses failles du projet de barrage.
Il est de notoriété publique que Manuel Valls détestait tout ce qui pouvait s’apparenter à des écologistes. En tant que ministre de l’intérieur, il avait été humilié quand il n’avait pas pu poursuivre l’évacuation brutale de la ZAD de Notre-Dame des Landes lors de l’opération César en 2012. Pour justifier l’opération, il avait indiqué qu’il était « hors de question de laisser un kyste s'organiser »…
Son inimitié avec les écologistes d’EELV s’est cristallisée lors du départ de leurs deux ministres du gouvernement au moment où Manuel Valls a remplacé Jean-Marc Ayrault à Matignon.
Autant dire qu’il n’avait pas besoin d’être motivé quand il s’est agi de s’occuper de la 2e ZAD de France à Sivens, avec des écologistes s’opposant à un projet de ses amis de la FNSEA. Devenu Premier ministre, plus personne ne pouvait s’opposer à sa volonté d’éradiquer une ZAD, celle de Sivens lui permettant de se venger de la résistance de celle de NDDL en 2012. C’est ainsi que sûr de lui, dès le début du chantier, il a promis à la FNSEA qu’il tiendrait bon à Sivens. Sur le terrain, alors que la ministre Ségolène Royal appelait au dialogue, nous avons vite compris que « tenir bon » signifier tenir bon la matraque tant la répression a été brutale, plus violente que l’opération César selon ceux ayant vécu les deux expériences…
Manuel Valls pouvait compter sur l’appui du directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN), Denis Favier, un de ses proches, par ailleurs très écouté par ses subordonnés depuis ses succès au sein du GIGN.
Ce DGGN pouvait lui-même compter sur le lieutenant-colonel Renier, commandant le groupement de gendarmerie du Tarn depuis août 2014. Présent chaque jour lors du chantier de défrichement de la zone humide, il a coordonné d’une main de fer la répression des opposants. Seul officier de gendarmerie à avoir refusé de me serrer la main, j’en garde l’impression qu’il n’apprécie vraiment pas les écologistes… Les gendarmes locaux étaient, eux, épuisés par les interventions quotidiennes sur le site, convaincus par le discours officiel que ces galères étaient causées par des extrémistes qui voulaient empêcher la réalisation d’un projet d’utilité publique. Les officiers locaux n’avaient sans doute pas à se faire prier pour cautionner la présence des forces de l’ordre lors du week-end de rassemblement et l’usage disproportionné de la force contre des manifestants.
Il est donc possible qu’il y ait eu une alliance objective entre Manuel Valls et les acteurs de la chaîne de commandement dans la gendarmerie nationale pour réprimer des écologistes, disons plutôt des fauteurs de troubles dangereux comme beaucoup d’entre eux devaient les percevoir.
Cette seule haine des écologistes a-t-elle pu être la mauvaise conseillère de ces décideurs qui a conduit à favoriser la présence des gendarmes sur le site durant le week-end et à utiliser des armes de guerre dont l’une a tué Rémi Fraisse ? C’est possible.
Mais il est plus probable que cette dimension psychologique soit renforcée par une stratégie politique visant à poursuivre le chantier à n’importe quel prix.
Lors du blocage du chantier par plus de 200 personnes (paysans, militants associatifs, écologistes, zadistes, etc) une grande partie du 8 septembre 2014, les opposants au barrage avaient obtenu de la ministre Ségolène Royal qu’elle envoie des experts pour évaluer la pertinence et les impacts du projet.
Bien que le rapport des deux experts soit finalisé autour du 10 octobre, la ministre annonce (sur Twitter…) le 21 octobre 2014, qu’une réunion de restitution aura lieu la semaine suivante. Elle est finalement planifiée le 27 octobre à 15h30 soit (volontairement ?) juste après le grand rassemblement à Sivens.
Le gouvernement et la préfecture du Tarn savent que le rapport d’experts va être une bombe médiatique car il donne raison aux opposants sur les nombreux défauts du projet : de leurs auditions et analyses du dossier, les experts constatent la surestimation des besoins, la qualité très moyenne de l’étude d’impact environnemental, la fragilité du financement et l’absence d’études des alternatives.
Malgré ces fortes critiques du projet, le rapport d’experts conclue qu’il « semble difficile » de procéder à l’arrêt du chantier « compte tenu de l’état d’avancement des travaux et des engagements locaux et régionaux pris avec la profession agricole ». L’avancement des travaux est évidemment un argument bidon puisque le chantier n’en est qu’à ses débuts. Il va être difficile à défendre. Encore pire avec celui des engagements pris vis-à-vis de la FNSEA…
La tâche s’annonce compliquée pour le gouvernement, à commencer par le Premier ministre Manuel Valls qui s’est engagé devant la FNSEA à « tenir bon à Sivens ». Avec ce rapport d’experts, le projet de barrage perd sa légitimité, les opposants gagnent une victoire importante sur le fond du dossier et ils vont réclamer à juste titre l’arrêt du chantier.
Depuis le 28 juillet 2014, Manuel Valls sait également que la Commission européenne ouvrira, d’une semaine à l’autre, une procédure d'infraction contre la France sur le projet. Ce sera une nouvelle victoire des opposants qui risque de stopper le chantier.
Certains auraient-ils donc voulu imposer par la force la poursuite du chantier, malgré la publication du rapport le 27 octobre, pour qu’il soit suffisamment avancé et devienne, autant que possible, irréversible ?
Et, pour cela, auraient-ils adopté une stratégie particulière lors du week-end des 25 et 26 octobre 2014 : S’assurer de la présence des forces de l’ordre sur le site du chantier afin de provoquer des affrontements avec des manifestants, au minimum avec les black-blocs.
Cela a un double avantage. D’une part, cela permet de montrer une image violente des opposants au barrage (même si ce ne sont pas eux qui affrontent les gendarmes mobiles, l’amalgame sera fait à travers les images des médias). D’autre part, le temps que les médias consacrent à couvrir les affrontements réduit d’autant la part des interventions sur les défauts du projet et les alternatives (par les opposants et des personnalités présentes comme José Bové et J-Luc Mélenchon…), voire les écarte complètement pour certains médias.
Cette image d’opposants violents pendant tout le week-end permettra ensuite au gouvernement de justifier l’usage de la force contre les militants historiques majoritairement non-violents (associatifs, paysans et zadistes) qui réclameront la suspension du chantier sur les bases du rapport d’experts et tenteront à nouveau de l’obtenir sur le terrain.
Mais pour bien marquer l’opinion publique sur le caractère violent des opposants, comme ce fut le cas lors des manifestations contre la loi El Khomery, il est encore plus efficace d’afficher, à travers les médias, des gendarmes blessés et des interpellations. Dans un contexte d’affrontement, une personne interpellée n’est-elle pas forcément coupable de violence ?
Cette hypothèse pourrait expliquer pourquoi les gendarmes ont utilisé des grenades offensives la nuit de la mort de Rémi Fraisse. La grenade «OF F1», comme celle qui a tué le jeune naturaliste, « produit un «effet intense et psychologiquement agressif » qui « rend ainsi possible la neutralisation rapide et efficace [des] manifestants […] dans un contexte dur et résistant» » selon cet article de Libération citant le fabricant.
Dans son enquête détaillée, le magazine en ligne Reporterre considère qu’il y avait une équipe de gendarmes en dehors de la base de vie, près de Rémi Fraisse quand il a reçu la grenade et qui avait probablement pour mission d’interpeler des manifestants. Sur la base des auditions de gendarmes lors de l’enquête judiciaire, les journalistes affirment que « Plus tôt dans la journée, le commandant de la gendarmerie du Tarn recevait un texto : « On est attendu sur les interpellations. » Il est envoyé par le directeur général de la Gendarmerie nationale ». Par le DGGN Denis Favier, proche de Manuel Valls donc.
Ils poursuivent : « Dès 1h20, un OPJ (officier de police judiciaire), seul habilité à procéder à des arrestations, est sur place. Il réalise vite qu’il vient « pour prendre des mesures de garde à vue concernant des opposants qui auraient été interpellés », dit-il aux enquêteurs. ». […] « Ce mode opératoire est confirmé par une source proche de la gendarmerie que nous avons interrogée : « Si une équipe n’est pas localisable et qu’un officier de police judiciaire est sur place, c’est qu’il y a une volonté d’interpeller », estime-t-elle. »
Ce qui n’avait pas été prévu dans cette probable stratégie de discrédit des opposants au barrage de Sivens par la provocation d’affrontements et d’interpellations, c’est qu’une de ces grenades offensives (23 seront lancées cette nuit-là) atterrirait dans la capuche d’un jeune naturaliste tentant naïvement de faire cesser les affrontements. Elle le tua sur le coup.
A celles et ceux qui ne conçoivent toujours pas que des manipulations de l’opinion publique puissent être exercées par des ministres, je renverrai à l’exemple du ministre Bernard Cazeneuve qui n’a pas hésité, 3 jours après la mort de Rémi Fraisse, à mentir sur le nombre de blessés parmi les forces de l’ordre à Sivens.
Il n’est pas possible pour nous, simples citoyens défenseurs de la transition écologique, d’avoir accès aux éléments précis qui permettraient de lever le voile sur les nombreux faits troublants et sur les contradictions présentes dans les auditions des gendarmes, du préfet et de son directeur de cabinet (ces deux derniers par le Défenseur des droits puisque les juges ont refusé de les auditionner).
Malheureusement, l’enquête judicaire n’a pas non plus permis de comprendre qui a vraiment pris la décision de maintenir les gendarmes cette nuit-là alors que la préfecture semblait favoriser leur désengagement (j’y reviendrai dans un autre billet dès que possible). Dans leur ordonnance, les juges se contentent « d’observer qu’il s’agit d’une décision appartenant à l’autorité administrative dont l’opportunité n’a pas à être appréciée par l’autorité judiciaire statuant en matière pénale »…
J’espère qu’à travers la procédure en appel du non-lieu par la famille de Rémi Fraisse (que vous pouvez soutenir ici), par une bienvenue investigation journalistique ou par des témoignages de fonctionnaires, il sera possible un jour de faire éclater la vérité.
Dans cette perspective, n’hésitez pas à contacter le Collectif Testet par email : collectiftestet@gmail.org .
Ben Lefetey (Twitter @BenLefetey)
Pour aller plus loin sur cette lutte citoyenne :
« Sivens, un barrage contre la démocratie », Ben Lefetey, Ed. Les petits matins, 9€
[1] Médiapart a publié l’ordonnance de non-lieu dans son article du 09 janvier 2018
[2] Rapport d'enquête administrative relative à la conduite des opérations de maintien de l'ordre dans le cadre du projet de barrage de Sivens (Tarn). Téléchargeable ici, on voit aussi sur ce lien que l’IGGN a menti à mon sujet.
[3] Plusieurs prétextes ont été présentés par le gouvernement pour tenter de justifier la présence des gendarmes et l’usage de la force, aucun d’entre eux ne tient comme je l’ai démontré dans l’épilogue de « Sivens, un barrage contre la démocratie », Ben Lefetey, Ed. Les petits matins.
Cet appel à la convergence a été initié par des objectrices-objecteurs de croissance et décroissant-e-s. La diversité des premiers signataires qui ont accepté de parrainer ce texte témoigne non seulement qu'il correspond à une initiative attendue par beaucoup et que les idées antiproductivistes n'ont cessé de progresser au sein de la société .
Cet appel à la convergence a été initié par des objectrices-objecteurs de croissance et décroissant-e-s. Il s'adresse notamment à tous/toutes les écologistes antilibéraux, les altermondialistes, les antiproductivistes. La diversité des premiers signataires qui ont accepté de parrainer ce texte témoigne non seulement qu'il correspond à une initiative attendue par beaucoup et que les idées antiproductivistes n'ont cessé de progresser au sein de la société et notamment parmi les altermondialistes et les écologistes.
Nous nous félicitons de cette convergence mais appelons à aller encore plus loin. Nous sommes convaincus qu'il nous faut prendre au sérieux l'appel des 15000 scientifiques. Nous allons tout droit vers un effondrement si les peuples ne se font pas entendre en se libérant de l'idéologie des dominants. L'écho de l'appel des 15000 scientifiques dans l'opinion publique n'a duré malheureusement qu'un petit matin. Rien ne sera possible tant que l'hégémonie idéologique appartiendra à nos adversaires.
Nous sommes tout autant convaincus que nous ne pourrons dépasser l'éparpillement actuel de nos forces que si nous nous mettons en chemin pour construire des convergences. Ces convergences doivent se faire sur le front des idées et dans des luttes et expérimentations sociales. Cet appel repose donc sur un texte à la fois clivant et ouvert.
Texte clivant car il dit expressément qu'il nous faut penser en dehors du mythe de la croissance économique,
- car il appelle à rompre avec l'extractivisme, avec la foi béate dans la techno-science, avec l'autoritarisme,
- car il appelle à dénoncer la fabrication du mensonge et d'une science sans conscience promue par les multinationales pour défendre des produits et un monde toxiques,
- car il rappelle qu'existent des limites physiques mais aussi psychiques, culturelles et politiques au "toujours plus",
- car il dit expressément que le solution n'est pas de faire la même chose en moins, bref la décroissance ; l'antiproductivisme, l'écologisme, c'est tout sauf l'austérité qui n'est que le pendant de la croissance
Texte clivant car il soutient contre tous ceux qui cherchent à les opposer, que les solutions qui se cherchent au Nord sont aussi celles qui s'inventent au Sud.
Texte ouvert car nos histoires collectives et individuelles nous ont rendu divers. Nous aimons trop la biodiversité dans la nature pour la refuser dans les idées. Tout jardinier sait que l’efficacité d'un râteau tient au fait qu'il possède toutes ses griffes. L'efficacité de notre appel tient au fait qu'il fait de notre diversité une richesse et non une source de division.
Texte ouvert car si nous sommes multiples nous partageons quelques idées fortes,
- car nous nous refusons à hiérarchiser les résistances même si nous savons qu'on ne fera pas la révolution antiproductiviste, la transition écologique, sans le savoir et sans le vouloir,
- car nous ne voulons pas une nouvelle avant-garde détentrice d'une vérité à majuscule,
-car nous savons qu'existent des formes de vie pré et post-capitalistes que le système rend invisibles,
- car nous avons foi dans la capacité de mobiliser ce déjà-là au service de l'émancipation.
Cet appel à la convergence antiproductiviste n'est donc pas une fin en soi. Nous invitons chacun.e des signataires à multiplier les initiatives dans ce sens. Nous proposerons, pour notre part, une série d'actions dans les mois à venir. Nous vous invitons déjà à envoyer des contributions destinées à nourrir notre convergence sur le blog que nos ami-e-s de Médiapart mettent à notre disposition.
Nous vous invitons à diffuser cet appel, à le faire circuler dans vos réseaux. Le premier geste fondateur de cette convergence est de nous compter. Nous nous réjouissons que cet appel soit déjà repris dans plusieurs pays dont la Suisse, la Belgique, le Canada (Québec), en en attendant d'autres.
Nous vous invitons à le découvrir et le signer.
Le collectif de décroissant-e-s à l'initiative de l'appel
Paul Ariès, Vincent Bruyère, Thierry Brugvin, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Jean-Luc Pasquinet, Anne-Isabelle Veillot, Christophe Ondet, Michel Simonin, Christian Sunt
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Appel Bientôt il sera trop tard… Que faire à court et long terme ?
Nous avons entendu l’appel de plus de 15000 scientifiques de 184 pays paru le 13 novembre 2017 dans lequel ils tirent la sonnette d’alarme sur l’état désastreux de notre planète. Nous avons compris qu’il s’agit de la dernière mise en garde, car si nous ne prenons pas les mesures adaptées « bientôt il sera trop tard ». Lire la suite et signer l'appel.
Premièr.e.s signataires de l'appel (par ordre alphabétique) :
Yves-Marie Abraham, HEC Montréal (Québec)
Alain Adriaens, Député bruxellois honoraire, porte-parole du mouvement politique des Objecteurs de Croissance (B)
Christophe Aguiton, co-fondateur de SUD/solidaires
Gilles Alfonsi, Association des Communistes Unitaires
Gabriel Amard, militant pour l'eau, animateur La France Insoumise
Christian Araud, auteur
Paul Ariès, politologue, rédacteur en chef de la revue les Zindigné(e)s
Isabelle Attard, ancienne députée écologiste
Geneviève Azam, économiste, ATTAC
Sylvie Barbe, écoféministe, yurtao
Julien Bayou, conseiller régional d'Île-de-France et porte-parole du parti Europe Écologie Les Verts
Renda Belmallem, co-fondatrice du Réseau Universitaire Décroissant (RUD)
Jean-Claude Besson-Girard, écrivain
Martine Billard, France insoumise, ex-députée de Paris
Christophe Bonneuil, Historien, directeur de la collection Anthropocène aux Ed. du Seuil
Jacques Boutault, Maire du 2ème arrondissement de Paris (EELV)
François Briens, ingénieur et chercheur en socio-économie et prospective
Thierry Brugvin, sociologue
Thierry Brulavoine, porte-parole de la Maison commune de la décroissance, chroniqueur au journal La Décroissance
Vincent Bruyère, chargé de mobilisation citoyenne à AJENA
Florent Bussy, philosophe
Lionel Chambrot, Amis de la Décroissance Nancy
Fabrice Clavien, Réseau Objection Croissance Genève (ROC-GE)
Yves Cochet, ancien ministre, président de l’institut Momentum
Mathieu Colloghan, artiste
Maxime Combes, économiste
Philippe Corcuff, maître de conférences de science politique
Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, animatrice CADTM, auteure
Thomas Coutrot, économiste et membre d'ATTAC
Adrien Couzinier, énergéticien, membre d'Adrastia
Geneviève Decrop, sociologue
Robin Delobel, animateur revue du CADTM
Federico Demaria, économiste écologique, Research & Degrowth
Alessandro Di Giuseppe, comédien ("PAP'40")
Alessia Di Dio, journal Moins!
Alix Dreux, co-fondateur de Jeudi Noir
Marc Dufumier, agronome
Jonathan Durand Folco, Université Saint-Paul (Quebec)
Renaud Duterme, CADTM et auteur de De quoi l'effondrement est-il le nom?
Timothée Duverger, chercheur
Jean-Baptiste Eyraud, militant associatif
Guillaume Faburel, professeur de géographie, université de Lyon
Yann Fievet, socioéconomiste
Gérard Filoche, syndicaliste
Fabrice Flipo, philosophe, Research & Degrowth
François Friche, journal Moins!
Jean Gadrey, économiste, militant ATTAC
Jean-Marc Gancille, co-fondateur de Darwin eco-système
Diane Gariépy, Réseau québécois pour la simplicité volontaire
Jean-Pierre Garnier, sociologue urbain
François Geze, éditeur
Frédérique Giacomoni, éditrice (éditions Le passager clandestin)
Willy Gianinazzi, biographe d'André Gorz
Michèle Gilkinet, ancienne députée belge, objectrice de croissance
Mathilde Girault, doctorante en études urbaines, membre des Lucioles (Lyon)
Françoise Gollain, sociologue, objectrice de croissance
Didier Harpagés, professeur de sciences économiques et sociales
Yohann Hubert, porte-parole de la Maison commune de la décroissance
Anne Isabelle Veillot, co-auteure d'Un Projet de Décroissance
Thierry Jaccaud, rédacteur en chef de L’Ecologiste
François Jarrige, historien
Andréa Kotarac, conseiller régional (FI)
Annie Lahmer, Conseillère Régionale EELV
Philippe Lamberts, Député Européen, Coprésident du Groupe des Verts/Alliance libre européenne
Paul Lannoye, ancien président du Groupe Vert au parlement européen et président du Grappe asbl- Belgique
Serge Latouche, professeur émérite, directeur de la collection Les Précurseurs de la Décroissance (Editions Le Passager Clandestin)
Romain Lauféron, désobéissants
Christophe Laurens, cofondateur du Master Alternatives urbaines
Stéphane Lavignotte, militant écologiste, pasteur
Anne Le Strat, consultante, ex-présidente d'Eau de Paris
Philippe Léna, géographe, sociologue, directeur de recherche émérite
Michel Lepesant, Maison commune de la décroissance (MCD)
Vincent Liegey, co-auteur d'Un Projet de Décroissance et coordinateur des conférences internationales de la Décroissance
Elise Lowy, Fondatrice de Mouvement Ecolo
Lucas Luisoni, Réseau Objection Croissance Genève (ROC-GE)
Stéphane Madelaine, objecteur de croissance, Le Havre
Pietro Majno-Hurst, médecin-chirurgien, Genève et Lugano, Suisse
Noël Mamère, ancien député
Florent Marcellesi, député européen
Charlotte Marchandise, candidate à l'élection présidentielle pour laprimaire.org
Louis Marion, philosophe
Eric Martin, professeur de philosophie, Collège Edouard-Montpetit
Myriam Martin, membre d'Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire
Gustave Massiah, économiste altermondialiste
Bertrand Méheust, écrivain, docteur en sociologie et spécialiste de parapsychologie
Myriam Michel, Utopia
Serge Mongeau, auteur
Corinne Morel-Darleux, secrétaire nationale à l'écosocialisme, conseillère régionale (PG-FI)
Marc Mosio, Décroissance idf
Barbara Muraca, Oregon State University
David Murray, éditeur, Ecosociété
Baptiste Mylondo, enseignant-chercheur en économie, partisan du revenu universel sans condition
Laure Noualhat, journaliste réalisatrice
Nicolas Oblin, Directeur de rédaction de la revue Illusio
Christophe Ondet, co-auteur d'un Projet de Décroissance, animateur d'un atelier vélo
Claudine Ottiger, Réseau Objection Croissance Genève (ROC-GE)
Laurent Paillard, philosophe
Mathilde Panot, députée du Val de Marne (FI)
Jean-Luc Pasquinet, décroissance idf, technologos
Pascal Pavie, militant paysan
Antoine Peillon, grand reporter La Croix
Alexandre Penasse, rédacteur en chef du journal Kairos
Evelyne Perrin, sociologue, auteure
Dominique Plihon, économiste, porte-parole ATTAC
Christine Poilly, collectif anti gaz de schiste
Valentine Porche, co-fondatrice du Réseau Universitaire Décroissant (RUD)
Loïc Prud'homme, député de Gironde (FI)
Franck Pupunat, animateur Utopia
Gilles Quiniou, décroissance pays cathare
Yvon Quiniou, philosophe
Xavier Renou, désobéissants
Dany Robert Dufour, philosophe
Marie-Monique Robin, journaliste, réalisatrice du documentaire Sacré Croissance
Barbara Romagnan, ancienne députée PS
Daniel Rome, économiste, ATTAC
Pierre Rose, Objecteur de Croissance 62; collectif anti gaz de couche
Flora Sallembien, porte-parole de la MCD et membres de Décroissance IDF
Germain Sarhy, fondateur de la communauté Emmaüs de Lescar-Pau
Hélène Schmitt, décroissance Montpellier
François Schneider, Research & Degrowth, Can Decreix
Nicolas Sersiron, ancien président du CADTM-France, militant solidarité Nord/Sud
Pablo Servigne, chercheur in(terre)dépendant, auteur et conférencier
Michel Simonin, amis de la Décroissance Nancy
Agnès Sinaï, journaliste et maître de conférences à Science Po Paris
Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint de Politis
Christian Sunt, Décroissance Pays Occitan
Jacques Testart, biologiste, militant sciences citoyennes
Eric Toussaint, porte-parole international du CADTM
Nina Treu, coordinatrice Konzeptwerk Neue Ökonomie (Allemagne)
Aurélie Trouvé, porte-parole d'ATTAC
François Verret, porte-parole de la MCD et membres de Décroissance IDF
Denis Vicherat, éditions Utopia
Maxime Vivas, écrivain, ex-référent littéraire d'ATTAC, administrateur du site legrandsoir.info
Patrick Viveret, philosophe
Jean-Pierre Worms, sociologue français, ancien député français et responsable associatif
Pierre Zarka, ancien député, ancien directeur de L'Humanité, animateur ACU (Ensemble !)
Olivier Zimmermann, Réseau Objection Croissance Genève (ROC-GE)
Josef Zisyadis, président Slow Food Suisse