Les plantations de cacao sont, selon plusieurs chercheurs, menacées par le réchauffement
climatique tant elles ont besoin d'humidité. Le groupe agroalimentaire Mars, dont le business
model dépend entièrement du chocolat, s'est engagé à réduire son empreinte carbone.
Mais "ce n'est pas suffisant", estime le groupe. Il mise désormais sur des plantes
génétiquement modifiées plus résistante
Le chocolat existera-t-il encore en 2050 ? Selon des experts américains de la National Oceanic and Atmospheric Admnistration, agence d’observation océanique et atmosphérique, le réchauffement climatique pourrait avoir des conséquences désastreuses sur le cacao. Cette plante a en effet besoin d’un sol riche en azote et d’une forte humidité pour se développer. Or, une hausse des températures de 3°C ou plus, comme l'est la tendance actuelle, assécherait trop les sols.
Pour Mars, réduire son empreinte carbone ne sauvera pas le cacao
De quoi alerter les gros groupes dont le business model se base sur la production de cacao. C’est notamment le cas de Mars. La société connue pour ses barres chocolatées a annoncé vouloir réduire de 67 % son empreinte carbone d’ici 2050. Mais elle assure aussi que ce ne sera pas suffisant.
"Il y a de forts engagements dans le secteur mais franchement, nous ne pensons pas que nous y arriverons collectivement assez rapidement", a avoué Barry Parkin, responsable du développement durable de Mars, interrogé par Bussiness Insider. La solution ? Modifier génétiquement les plantes de cacao pour qu’elles puissent se développer malgré une sécheresse importante.
Remplacer certains gènes par des plus résistants
La société a ainsi promis d’investir 1 milliard de dollars dans l’initiative "Sustainability in a Generation". Dans ce sillage, l’université de Berkeley va utiliser la technique Crispr pour modifier l’ADN des cacaotiers. Ils vont isoler des gènes qui fragilisent la plante en cas de sécheresse et les remplacer par des gènes plus résistants.
La technique d’édition du génome CISPR-Cas9 permet facilement et précisément d’inactiver ou de modifier des gènes. Des chercheurs de l’université des sciences agroalimentaires de Floride pensent ainsi par exemple l’utiliser pour développer des vaches adaptées au réchauffement climatique. Une fuite en avant ?
Marina Fabre @fabre_marina
-Ça va mieux en Normandie : "Vachement normand", une nouvelle marque de lait sans OGM
Pas de doute, les instigateurs de ce nouveau lait étaient "Vachement" contents, mercredi 7 février 2018 lors du lancement officiel de leur produit. Après plus de deux ans de travail, les premières briques sont enfin en rayon dans les ELeclerc de Normandie.
Des projets autour du lait Made in Normandy, il en existe d'autres - comme Cœur de Normandy, qui rémunère plus équitablement les producteurs - mais celui-ci est "exceptionnel", avance, enthousiaste, Vincent Sailly. Directeur d'un magasin, il coordonne la commercialisation du lait dans les ELeclerc de la SCA normande (centrale d'achats du groupe Leclerc pour la Normandie).
"C'est un lait d'une haute qualité qui n'existe pas ailleurs en Normandie". Produit dans la laiterie Gillot, basée à Saint-Hilaire-de-Briouze dans l'Orne, ce lait répond en effet aux mêmes critères AOP mis en place dans cet établissement qui fabrique à l'origine du camembert et du Pont-l'évêque. "Tous nos producteurs se sont engagés et ont travaillé depuis deux ans pour obtenir aujourd'hui la certification sans OGM", précise Émilie Fléchard, directrice adjointe.
• Lire aussi : Une brique de lait "Cœur de Normandy" lancée à la Foire de Lessay
Un pari osé pour l'entreprise ornaise qui a investi dans une chaine d'embouteillage pour lancer ce nouveau lait. "Nous essayons de coller au plus près des attentes du consommateur, à savoir du local, du bio et aussi cette idée de soutenir l'agriculture dans le quotidien", explique-t-elle. Objectif pour cette première année : produire au moins un million de litres.
Ces critères, les clients sont prêts à payer un peu plus pour les avoir assure Vincent Sailly. "La brique coûte 0,81€ contre environ 0,70€ pour du lait standard", précise-t-il. Car "Vachement normand", pensé en pleine crise du lait, entend rémunérer les producteurs "au prix juste". Sur ce produit, ELeclerc assure avoir "fait un effort" sur sa marge qui "tourne autour des 17 %."
-ça ne va pas mieux au Canada ,car Du saumon du Panama génétiquement modifié s'est glissé incognito dans les assiettes des Québécois