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rassemblement contre le patriarcat et le machisme dimanche 8 mars à 16h, place de la mairie à Sète+ Pétition

Que faire en cas de violences ?

http://memoiretraumatique.org/que-faire-en-cas-de-violences/que-faire.html

08/03/2015 : Contre le patriarcat et le machisme, rassemblement à Sète

affichessete A l’occasion de la « Journée Internationale de luttes pour les droits des femmes », le SCALP de Sète organise un rassemblement dimanche 8 mars à 16h, place de la mairie à Sète.

Lire le tract d’appel à la manifestation :

LES FILLES SAGES VONT AU PARADIS … LES AUTRES OU ELLES VEULENT !tractsete« Égalité en cours d’acquisition veuillez patienter » … : égalité homme femme parlons-en !

Droits des femmes et de la citoyenne écris en 1791 par Olympe de Gouges , Louise Michel anarchiste féministe de 1830 , Mouvement de Libération des Femmes dans les années 1970, mouvement punk rock féministe Riot Grrl au début des années 90 . Des visages de femmes fortes s’élèvent à travers les continents et pourtant les oppressions persistent ! Que faire ?
Malgré tous ces mouvements, l’émancipation n’est toujours pas acquise à l’aube de ses nouvelles années ! Par exemple, en France, une femme meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son conjoint, et une femme est violée presque toutes les 7 minutes.

TOUS ENSEMBLE POUR LUTTER CONTRE TOUTE FORME DE MACHISME ET DE PATRIARCAT.

Notre corps nous appartient et chaque années soulevons nous contre des choix fais à contre cœur (mariage forcé, excision) et contre les violences et dominations (le patriarcat, « slut shamming » viol, violence conjugale …etc).

TOUS ENSEMBLE NOUS POUVONS CHANGER CA !

A l’occasion de la « Journée Internationale de luttes pour les droits des femmes », nous appelons à un rassemblement dimanche 8 mars à 16h, place de la mairie à Sète, afin d’affirmer notre conviction qu’une seule journée de bons sentiments par an ne pourra jamais remplacer la lutte nécessaire contre le patriarcat et l’ordre moral, qui est pour nous indissociable d’une lutte plus globale pour l’émancipation.

Antifascistes, féministes, anarchistes …
SCALP Sètewww.scalpsete.fr.cr

 

 

En France, les médias condamnent unanimement les violences sexistes (violence conjugale, viol, harcèlement, etc). Pourtant la façon dont ils traitent les violences faites aux femmes contribue souvent à atténuer voire à effacer complètement le caractère violent et criminel des préjudices commis. En 2015, il est temps que les médias montrent l’exemple et se montrent responsables dans la façon de traiter ces violences.

Je ne suis pas journaliste moi même, je suis étudiante et salariée. Mais je m’intéresse à l’actualité, je fais partie du public qui reçoit les informations. Et comme beaucoup d’autres personnes je me soucie du problème des violences sexistes et de la façon dont les médias vont parler de cette question. Et comme beaucoup d'entre nous j'ai connu et connaîtrai des victimes dans mon entourage.

  • POURQUOI CETTE PÉTITION?

Chaque jour des milliers de personnes sont exposées aux informations diffusées par les médias de masse, ce qui comprend des hommes, des femmes, dont des personnes jeunes, et pour finir des personnes qui ont été, ou seront victimes de violences sexuelles, des personnes qui en sont témoin dans leur entourage, et des personnes qui en commettront. La façon dont la violence est traitée dans les médias nous donne à tous des indices sur ce que sont les violences, comment les comprendre et les interpréter, comment se comporter vis-à-vis de ces phénomènes et quelle attitude adopter quand nous en sommes victimes, témoins ou responsable.

Lors du “Procès Carlton" nous avons été nombreux, jusqu’à certains journaux eux-mêmes, à constater des manquements éthiques importants de la part de la presse sur la façon de traiter cette affaire. Les violences dénoncées par les victimes ont été minimisées dans la rédaction des articles voire complètement effacées. Des témoignages décrivant clairement des relations sexuelles non consenties, et obtenues par la force, contre l'avis de la personne ont été décrites comme des "rapports sexuels brutaux", or un acte sexuel, brutal ou non, obtenu sans le consentement de son partenaire est un viol. Le viol est un crime que les victimes ont peine à faire reconnaître, il est impératif que les médias emploient les mots justes pour en parler.

Comprenons-nous bien : nous ne souhaitons pas refaire le procès de l'accusé, ce que nous dénonçons, c’est la façon dont les médias ont parlé de l’affaire qui a contribué à normaliser les violence sexuelles subies et dénoncées par les victimes.

Ce problème est malheureusement le symptôme d’un problème bien plus global dans la presse sur la façon de traiter les violences sexistes, qui a déjà été dénoncé par l'Observatoire de la Déontologie de l'Information (1). Régulièrement, les expressions comme "crime passionnel" sont utilisées pour désigner des meurtres, ou encore le mot "drague" pour parler de harcèlement. Tout ceci contribue à normaliser les violences sexistes et sexuelles.

C’est ce qui nous a décidé à mettre en place une action concrète et définitive avec cette pétition.

  • LA SOLUTION PROPOSÉE

En Espagne, une charte des bonnes pratique sur la façon de traiter les violences faites aux femmes a été mise en place dès 2001. A l’approche de la Journée Internationale des Droits des Femmes, il est temps de faire changer les choses. Demandons à ce qu’une charte spécifique aux violences sexistes et sexuelles soit mise en place par le Syndicat National des Journalistes.

Une liste de pistes de réflexions et de propositions a déjà été rédigée afin d'accélérer le dialogue avec les journalistes.

Je lance donc un appel aux journalistes et aux médias, afin qu’ils s’engagent à adopter une charte de bonnes pratiques journalistiques sur le traitement des violences sexistes.

  • SIGNEZ ET PARTAGEZ LA PÉTITION

... Pour aller plus loin, le site dédié à la pétition

 (1) www.ojim.fr/telechargements/ODI+2ème+rapport+2014 (téléchargement du rapport 2014 de l'ODI) 

Adressée à
Premier secrétaire général du Syndicat National des Journalistes Vincent Lanier
Les médias ont un impact sur l’opinion publique et sur la société, il est important qu’ils changent radicalement la façon de traiter les faits concernant des violences sexistes afin de ne plus banaliser ces violences .

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