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Balance ton porc de la mairie de Loupian

Concernant le verdict de  la dénonciation des harcèlements sexuels et autres forfaits de mairie commis sous la mandature Turrel ,il sera rendu le 9 janvier 2018 par la cour d'appel de Montpellier .

Pour continuer de demander "justice pour toutes " et dire STOP à l'impunité des crimes sexuels  ,vas y:Balance ton porc... mais pas que ton mâle blanc.

Car  s'il  existe   une réalité Loupiannaise à surtout ne pas négliger,c'est que ce sont bien des  femmes en responsabilité(femmes politiques municipales de  Loupian,et employées de mairie) ,qui maintiennent  là un système communal odieux ,sexiste et anti- féministe.

En entretenant ,participant et favorisant ici une violence de genre ,ces responsables publiques femmes font quelque chose  qui n'a évidement  pas grand-chose à voir avec  une posture de " Chiennes de Garde ,".

Comme des excisées mentales toutes ces employées et élues municipales font   corps de leur  opposition expérimentée au fil des années ,pour donner une vision  favorable de leur administration locale ,du paternalisme politique  et prédateur,quitte à faire  barrage aux droits des loupiannaisres  qui ont été victimes de violences ou sujettes à des propositions ou atteintes sexuelles,droit à la vérité et à lamise e!à l’expérience pénale des femmes.Ceci donne lieu à une destructuration  sociale bien dans les plis du machisme et du droit puisque défendu par le cabinet Margall-Dalbenas .

 
 
-Deuxio coté associatif national:

-Appel politique à une légifération  générale:

STOP à l'impunité des crimes sexuels 

Nous réclamons un plan national avec un ensemble de 8 mesures urgentes à mettre en œuvre pour lutter contre l’impunité et pour mieux protéger et respecter les droits des victimes de crimes sexuels

 

Les crimes sexuels sont une atteinte très grave aux droit fondamentaux des personnes, et l’Etat français a une obligation d’empêcher ces crimes et de protéger les personnes qui en sont ou pourraient en être victimes.

 

Leur ampleur et leur impact considérable sur la vie et la santé des victimes, en font un problème de santé publique majeur, qui menace les fondements égalitaires et solidaires de notre République.
Pour rappel :
-  Les principales victimes sont de sexe féminin (83% des viols), surtout les personnes les plus vulnérables et les plus discriminées (enfants, personnes handicapées motrices ou mentales, personnes ayant des troubles du spectre de l’autisme, personnes racisées, marginalisées et en grande précarité, personnes prostituées). Les criminels sont essentiellement des hommes (95%), connus des victimes dans plus de 90% des cas, membre de leur famille ou partenaire dans 50% des cas.

-  Dans les grandes enquêtes de victimation une femme sur 6 et un homme sur 20 ont subi au moins un viol ou une tentative dans leur vie, étant mineur dans 60% des cas. 83 000 femmes et 124 000 filles en subissent chaque année, 14 000 hommes et 30 000 garçons (CSF, 208, ONDRP 2010-2015).

Les conséquences psychotraumatiques sur la santé des victimes sont considérables, plus encore lorsque les violences sexuelles datent de l’enfance. Avoir subi ces crimes dans l’enfance est la première cause de mort précoce, de suicide, de dépression, de conduites addictives, de grande précarité, de marginalité, et de nombreuses pathologies somatiques. 97% des victimes de viols ont des conséquences sur leur santé mentale et 43% ont des conséquences importantes ou très importantes sur leur santé physique. Or les victimes mettent en moyenne 13 ans avant de trouver un professionnel formé (Felitti, 2010 ; IVSEA, 2015).

 

Les crimes sexuels bénéficient en France d’une impunité quasi-totale 

 

  • Seules 10% des victimes arrivent à porter plainte, et seuls 1% de l’ensemble des viols et tentatives sont condamnés en cour d’assises (ONDRP 2010-2015).

  • La grande majorité des plaintes pour viols sont classées sans suite ou déqualifiées en divers délits. 81% des victimes ayant porté plainte déclarent avoir le sentiment de n’avoir pas été reconnues par la justice (ONDRP 2010-2015, V. Le Goaziou, 2016, IVSEA, 2015).

  • Les procédures judiciaires sont très souvent traumatisantes et maltraitantes : 82% des victimes de violences sexuelles ayant porté plainte estiment ne pas avoir été protégées de leur agresseur, et les procédures ont augmenté significativement les risques suicidaires (IVSEA, 2015).








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Et les victimes de crimes sexuels sont dans leur très grande majorité abandonnées, condamnées à survivre sans reconnaissance, ni aide, ni protection, ni accès à des soins spécialisés, à la justice et à des réparations : 83% d’entre elles rapportent n’avoir jamais été ni protégées, ni reconnue (IVSEA, 2015).

 

La lutte contre ces crimes sexuels un impératif humain et une urgence absolue nécessitant une volonté politique forte. Nous réclamons la mise en place en urgence d’un plan national avec un ensemble de 8 mesures pour lutter contre l’impunité des crises sexuels et pour protéger les victimes :

1. POUR LUTTER CONTRE LE DÉNI, LES STÉRÉOTYPES ET LA CULTURE DU VIOL
- Informer sans relâche, éduquer dès le plus jeune âge, et protéger les enfants de la pornographie.
- Rappeler la loi et les obligations de porter assistance à des personnes en danger, de dénoncer un crime, de signaler les enfants en danger.

 

2. POUR QUE LES VICTIMES SOIENT MIEUX COMPRISES, INFORMÉES,ACCOMPAGNÉES, ORIENTÉES ET PRISES EN CHARGE
- Former tous les professionnels.

 

3. POUR LUTTER CONTRE LA LOI DU SILENCE
- Promouvoir un dépistage universel des violences subies.

 

4. POUR QUE LES VICTIMES DE VIOLS SOIENT PROTÉGÉES
- Développer des échelles d’évaluation du danger et des protocoles de protection complets et efficaces.
- Lutter contre toutes les formes de violences.
- Améliorer la protection de l’enfance et les protections sociales des victimes.
- Respect des droits, de la volonté et du consentement des personnes victimes de violences sexuelles tout au long de leurs parcours.
- Développer la prise en charge spécialisée précoce des agresseurs.
- Mettre en place une ligne téléphonique et internet d’expertise pour les professionnels de santé.

 

 5. POUR QUE LES VICTIMES DE VIOLS AIENT À DES SOINS ADAPTÉS 
- Former tous les professionnels de la santé, prendre en charge sans frais les soins médicaux et psychologiques.
- Créer des centres de crises 24h/24 pour des soins d’urgence.
- Créer sur tout le territoire des centres de soins pluridisciplinaires en psychotraumatologie, accessibles, sans frais, avec des professionnels formés.

 

6. POUR QUE LES VICTIMES DE VIOLS PUISSENT ACCÉDER À LA JUSTICE ET PORTER PLAINTE
- Imprescriptibilité, l’amnésie traumatique doit être reconnue comme un obstacle insurmontable à la plainte.
- Sécurisation des dépôts de plainte et information des victimes de leurs droits de porter plainte dans n’importe quel poste de police et de gendarmerie et auprès du procureur de la République, mais également par écrit ou enregistrement via des plate-formes sécurisées internet. 
- Possibilité de recueillir les plaintes de façon privilégiée en milieu médical par la police ou la gendarmerie dans le cadre des urgences, des unités médico-judiciaires, des services d’hospitalisation, ou de centres de soins holistiques en psychotraumatologie.
- Formation des forces de l’ordre et des enquêteurs, des magistrats au recueil de plainte, aux auditions, à la connaissance des conséquences psychotraumatiques,

 

7. POUR QUE LES VIOLS NE RESTENT PAS IMPUNIS, RÉFORMER LES LOIS ET LES PROCÉDURES PÉNALES
- Présomption irréfragable de défaut de consentement pour les mineurs de 15 ans.
- Créer des juridictions spécialisées avec des magistrats formés.
- Abrogation de la possibilité de déqualifier le viol en délit et de le correctionnaliser.
- Redéfinir la notion de  consentement.
- Redéfinir le viol en introduisant la notion d’inceste et de pénétration passive.
- Formation obligatoire des médecins des Unités médico-judiciaires, des experts psychiatres et des experts psychologues en psychotraumatologie. 

8. POUR QUE TOUTES LES PROCÉDURES JUDICIAIRES SOIENT SÉCURISÉES POUR LES VICTIMES
- Accompagnement et protection impérative des victimes tout au long des procédures.
- Protection et prise en charge des proches et des témoins, et du parent protecteur.
- Dans le cadre de viols conjugaux et de viols incestueux les enfants doivent impérativement - -- Être protégés de l’agresseur. 
- Interdiction effective des médiations pénales et moratoire par rapport à la justice restaurative.

 

Voir l'intégralité du Manifeste contre l'impunité des crimes sexuels 

 

Associations co-signataires : Céline Bardet Présidente de WWoW, MTV Monde à Travers un Regard, Les Effronté-e-s, La Parole Libérée, Marie Rabatel présidente de l’Association Francophone de Femmes Autistes (AFFA), Zero Impunity, Mme Caro Guesnier, association CIVIFF, association Innocence en danger (IED) par sa présidente Homayra Sellier.(CFCV Collectif féministe contre le viol, Fédération GAMS , AIVI Association Internationale des Victimes d’Inceste, Sophie Tissier fondatrice du Réseau Touche Pas à mon Intermittent, Le Collectif féministe contre le cyber-harcèlement, Diarata N'Diaye, Resonantes, Association FIT- 1 femme, 1 toit, Association Zéromacho, Association Ni Putes, Ni Soumises, Association Alliance des Femmes pour la Démocratie, l’association Les culottées du bocal, Monique Dental présidente du Réseau Féministe "Ruptures", Association Colosse aux pieds d’argile, Association Neptune, Association S.O.S. SEXISME, Maudy Piot présidente de FDFA (Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir), FEMEN,Association Aphilia.

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Grande dame de l’anthropologie, professeure au Collège de France, Françoise Héritier nous lègue un précieux travail sur la parenté et les rapports entre les genres masculins féminins.

"Elle était un mélange magique, celui d’une extraordinaire acuité de pensée associée à une incroyable humilité", témoigne l’évolutionniste Pierre-Henri Gouyon, malheureux de n’avoir pas eu le temps de décrocher son téléphone pour souhaiter son anniversaire à Françoise Héritier. Cette grande dame de l’anthropologie, qui avait succédé à Claude Lévi-Strauss au Collège de France est partie le jour même de ses 85 ans. Il y a quelques jours à peine, elle répondait aux interviews de bonne grâce pour parler d’Au gré des jours (Odile Jacob), son tout dernier livre, un opus détonnant avec son impressionnante bibliographie universitaire, où il était question de son amour des mots, de son goût de vivre, "des moments forts ou décisifs" qui l’avaient forgée, "de bric et de broc", mais solide.

Ses travaux sur les différents systèmes de parenté dans le monde, mais aussi sur la valence différentielle entre les hommes et les femmes (lire son interview) ont marqué sa discipline et nourri la réflexion de notre époque. "Je n’ai ni la naïveté, ni la prétention de croire que l’anthropologie sert directement à changer les mentalités, écrivait-elle en 2009 dans Une pensée en mouvement (Odile Jacob), merveilleux livre sur sa carrière et son inlassable quête intellectuelle, mais elle participe à la vie de la Cité, tant par sa réflexion que par ses actions, et mobilise son savoir dans les domaines nouveaux qu’il faut baliser : le rapport entre les genres masculin et féminin, le changement des formes de la vie sexuelle, conjugale, familiale, l’avenir de la recherche, les rapports entre communauté, les difficultés de la jeunesse, la constitution de l’identité et de l’altérité par le regard".

Intellectuelle engagée, membre du Conseil national d’éthique et présidente du Conseil national du sida, elle gardait un œil critique sur l’époque "et ses retours de bâtons", comme elle aimait à dire, en commentant notamment les régressions en matière de droit des femmes. Elle-même ne manquait pas d’anecdotes sur le sexisme dont elle avait été victime et qui la hérissait toujours. Généreuse, bienveillante, elle appelait toutefois chacun à "une vigilance permanente".

-Domestik-dossier Violences conjugales et justice pénale

-L'éco-féminisme contre le Patriarchat - Via Campesina

 

25 novembre — les paysans et les paysannes appellent à “mettre un terme aux violences faites aux femmes !”

-La question reste malgré toutes ces réactions, Pourquoi, comme Tron, les hommes célèbres accusés de violences sexuelles portent plainte contre leurs victimes

Tron, Weinstein, Ramadan, Baupin, Cosby... ces personnalités mises en cause ont choisi de porter plainte ou menacé de le faire, pour se défendre.

12/12/2017 17:31 CET
 
 

FEMMES - La meilleure défense n'est-elle pas l'attaque? Georges Tron, Harvey Weinstein, Tariq Ramadan, Denis Baupin, Bill Cosby... Ces célébrités ont pour point commun d'être mises en cause dans des affaires de violences sexuelles, mais aussi choisi d'avoir décidé de porter plainte, ou menacé de le faire, pour se défendre. Contre les victimes présumées, contre les journaux qui dévoilent les scandales ou bien à l'endroit des avocats de l'accusation.

 

Georges Tron, dont le procès s'est ouvert ce mardi 12 décembre, est accusé de viols et d'agressions sexuelles en réunion par deux femmes. Sa ligne de défense a toujours été l'attaque. Il a porté plainte en 2011 pour dénonciation calomnieuse contre ses accusatrices.

 

Ce mardi, premier jour de son procès, il a d'ailleurs récidivé par le biais de son avocat Eric Dupond-Moretti, en laissant entendre que les deux plaignantes étaient mues par le mensonge, tandis qu'un complot politique impliquant le Front national serait à l'origine de ses démêlés judiciaires.

 

"Dans l'ordonnance de non-lieu rendu par les deux juges, a-t-il déclaré sur France Inter, on met en exergue, clairement, et je pèse mes mots, les mensonges des plaignantes, et leur mobile financier, 300 000 euros."

 

"Ma famille, mes amis, mes adjoints et mes administrés ont été en bloc avec et derrière moi. J'ai finalement tenu plutôt bien face à ce que je ne souhaite à personne", a-t-il également déclaré.

S'agit-il d'une stratégie exclusivement judiciaire, pour intimider les victimes présumées? Ou bien ces hommes mis en cause, comme Georges Tron, seraient-ils en proie à un puissant déni de réalité? Et plutôt que de reconnaître leur éventuelle culpabilité, pensent-ils plus efficace de laver leur honneur en multipliant les procédures?

"Dénonciation calomnieuse"

Parmi les cas les plus récents, on pense à celui du producteur américain Harvey Weinstein et celui du théologien suisse Tariq Ramadan. Harvey Weinstein s'est excusé dans un premier temps, pour finalement envisager une plainte contre le New York Times. Mais son avocat n'a pas donné suite.

Tariq Ramadan, lui, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre l'une des deux plaignantes, Henda Ayari, selon l'avocat de la jeune femme. Il a également porté plainte contre X pour subornation de témoins. L'islamologue voulait aussi porter plainte en diffamation contre X après les révélations d'actes sexuels sur mineures lorsqu'il était enseignant dans un collège genevois. Cependant, d'après nos informations, la plainte n'a toujours pas été déposée.

Trois plaintes déposées par Denis Baupin

Avant eux, en 2016, il faut se souvenir de la ligne de défense de Denis Baupin, cet élu EELV accusé par quatorze femmes de harcèlement et d'agressions sexuelles. Au total, il aura déposé trois plaintes.

La première à l'encontre des plaignantes, une fois l'affaire classée sans suite. La deuxième contre EELV pour diffamation. La troisième contre Mediapart et France Inter, les deux médias qui ont révélé l'affaire. Cette dernière procédure aura valu à l'une des plaignantes, Sandrine Rousseau, d'être mise en examen.

La supposition de Mia Farrow

D'autres célébrités ont usé des mêmes démarches. En 2015, l'acteur américain Bill Cosby, accusé par une cinquantaine de femmes d'agressions sexuelles, portait plainte contre sept de ses accusatrices pour diffamation et dénonciation calomnieuse.

L'actrice américaine Mia Farrow, qui accuse Woody Allen d'attouchements sur leur fille Dylan, résume: "les pires prédateurs n'admettent pas leurs crimes, ni ne s'excusent -ils attaquent leurs victimes."

En France, la militante et ancienne cadre d'EELV, Sandrine Rousseau, va dans le même sens. Elle confie au HuffPost: "Les attaques judiciaires marchent parce que les violences sexuelles sont mal reconnues par les tribunaux. Les procédures instillent le doute sur la probité des plaignantes, et cela profite aux accusés."

Et d'ajouter: "Les violences sexuelles sont les seuls crimes ou délits où l'on se trompe d'accusé. On ausculte l'habit des femmes, on évoque le fait qu'elles puissent mentir, on parle de complot. Georges Tron a même été jusqu'à faire croire à un complot du Front national. Ces stratégies d'attaque consistent à renvoyer l'accusation sur les femmes."

"La femme est présumée consentante et menteuse"

Selon la professeure lilloise, "deux présomptions sont à l'œuvre. Celle du consentement, tout d'abord. Les femmes seraient a priori consentantes, donc elles doivent prouver qu'elles ne l'étaient pas. D'où les questions étranges sur leur tenue vestimentaire, leur réputation, et leur activité sexuelle."

"La seconde présomption est celle du mensonge, analyse encore Sandrine Rousseau. Les tribunaux partent du principe que les femmes mentent. Or il s'agit là de vieux réflexes moyenâgeux, qui voudrait que les femmes soient manipulatrices et qu'elles utilisent le sexe pour se venger".

Dans l'affaire Baupin, à la suite de sa plainte contre Mediapart et France Inter, Sandrine Rousseau a été mise en examen. On lui a alors demandé de se soumettre à une expertise psychiatrique. "J'ai dit que j'acceptais si Denis Baupin la faisait en premier. Évidemment, il n'a pas accepté."

Un argument d'autorité

Faute de preuves et de témoins, c'est parole contre parole dans ce type de procédure. Et ils sont rares les Louis C.K., les Kevin Spacey, ou plus récemment les Frédéric Haziza, qui font acte de contrition en reconnaissant leurs torts et en s'excusant publiquement.

La psychiatre Muriel Salmona ne croit pas du tout au déni de réalité. Cette spécialiste des violences faites aux femmes considère que "les célébrités multiplient les procédures dans un but bien précis: faire pression, faire peur et garder une forme de toute puissance. Ces personnalités ont un nom, un statut social et elles utilisent leur fonction, leur pouvoir, leur notoriété, pour que le soupçon pèse le plus légèrement possible sur eux."

"C'est de l'intimidation, insiste la psychiatre, et parfois cela va beaucoup plus loin. J'ai parmi mes patientes certaines qui sont suivies, qui reçoivent des appels anonymes, qui subissent du harcèlement, des menaces de mort sur elles et sur leurs proches, parce qu'elles ont osé porter plainte. Les hommes mis en cause dans ces affaires bénéficient d'une impunité presque totale. La société peine à les voir comme de vrais agresseurs."

Déni de la gravité des actes

De son côté, l'avocate Yaël Mellul estime que les célébrités en question sont si ce n'est dans un déni de réalité, dans un "déni de la gravité des actes". "Ils ne pensent pas que les agressions qui leur sont reprochées sont graves", explique l'ancien conseil d'une des victimes présumées de Georges Tron.

"La grande réussite de Tron, selon elle, a été de décrédibiliser les victimes en s'appuyant sur l'expertise psychiatrique qu'il a demandée. Il a ensuite noyé le fond du dossier, en le déplaçant sur le terrain de la politique, et plus fort encore, il a réussi à faire passer les actes de viols dont il est accusé pour de la réflexologie plantaire. Beaucoup ne savent pas que Georges Tron [est] jugé pour viols devant la cour d'assises", affirme l'avocate.

"La réflexologie est devenue un outil pour me nuire", a justement affirmé Georges Tron ce mardi. "Je ne pensais pas une seconde que ça pouvait poser problème", a ajouté l'élu LR au cours de l'interrogatoire sur sa personnalité, concédant une "forme d'imprudence".

Reste à savoir combien de temps cette stratégie de la contre-attaque résistera au vent nouveau qui souffle ces derniers mois, avec la multiplication des témoignages de femmes victimes de harcèlement et de violences sexuelles.

Lire aussi :

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