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La gendarmerie Française bénéficie-t-elle d'un statut de milice protégée dans un état prétendu de droit?

Trois ans après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse, aucun gendarme n’a été poursuivi. La quasi-intégralité des plaintes déposées par les opposants au barrage ont été classées sans suite, alors que des dizaines d’entre eux ont été condamnés.

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Il y a 15 jours le chef de l'Etat qui a paraphé sa loi populiste antiterroriste  devant les caméras de France et de Navarre, en la présence de Gérard Collomb et Christophe Castaner, pourrait  incarner le renouveau Pétainiste "Manipulant toutes les peurs primaires de l'être humain, à coup de chantage à l'emploi et à l'insécurité, attisant les bassesses de chacun d'entre nous (racisme, désolidarisation, divertissement nihiliste) on souhaite aujourd'hui nous destituer de nos droits démocratiques et de notre souveraineté à décider de notre destin collectif." Voici:,Pourquoi je refuse de saluer Emmanuel Macron à la cérémonie d'hommage du 13 novembre

Claire-voyants et en désobéissance politique à la veille de "leur" congrès,quelques marcheurs qui visiblement "ne sont pas tous des filles et des fils de Pétain" apportent tout en haut de la pyramide  LREM le désarroi ou la colère   Une centaine d'entre eux quittent  un mouvement anti-démocratique estimant que " les nouveaux statuts(...)ne permettent  ni une liberté d'opinion et d'expression ,ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus ",Voilà qui est dit ici Tribune des "100 démocrates" de La République en marche 

 

 

 

 

Lire aussi : Attentats du 13 novembre, des victimes toujours dans le désarroi

Et concernant sur l'actualité dysfonctionnelle de  notre justice à l'international avec le Génocide au Rwanda : comment la justice française a enterré un dossier gènant pour l'armée.

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 Notes"sur un double deuil",par l'administration du blog:

      - Pour information, cette tribune sur le régime policier instauré avec le vote de la loi Sécurité intérieure. Elle est à l'initiative d'auteurs et de lecteurs d'Urgence antiraciste -Pour une démocratie inclusive-(Ed Le Croquant, 2017).

        

Une double défaite politique des forces progressistes
Mardi, 17 Octobre, 2017
L'Humanité

 

Notre pays est en deuil, car le Parlement vient d’enterrer nos libertés en votant le projet de loi sur la sécurité intérieure rendant permanent l’état d’urgence (le 3 octobre dernier). Qu’on se le dise : nous ne sommes plus dans un État de droit mais dans un État policier où règne désormais l’arbitraire des autorités administratives, sans garantie pour les citoyens.

Les rapporteurs, en matière de droits de l’homme, de l’ONU l’ont confirmé (le 22 septembre 2017) : la loi entérine une politique de soupçon à l’égard des populations musulmanes et des catégories racisées, en contradiction avec le principe de non-discrimination (article 4.1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques). D’une manière générale, plusieurs dispositions de la loi menacent l’exercice de la présomption d’innocence, des droits à la liberté, à la sécurité personnelle, d’accès à la justice, et les libertés de circulation, d’assemblée pacifique et d’association, ainsi que d’expression, de religion ou de conviction. Autant de mesures d’intimidation pour les ressortissants des quartiers populaires, les militants et les jeunes, qui subissent déjà les politiques de racialisation et les rigueurs de l’état d’urgence.

Faire prendre conscience de la dangerosité de la situation

La saisine du Conseil constitutionnel s’impose aux élus qui résistent, ainsi qu’une alerte citoyenne unitaire pour faire prendre conscience de la dangerosité de la situation. La « guerre contre le terrorisme islamiste » étant mise en avant, la grande majorité des citoyens s’imaginent être protégés ou peu concernés. Si beaucoup a été dit et fait concernant la nouvelle loi travail, il manque une réflexion-action organisée concernant cette deuxième loi votée dans l’ombre de la première et aussi néfaste à l’intérêt général. Du fait de la conjonction des attaques oligarchiques, tant à l’égard des libertés publiques que des acquis sociaux, États de droit et social s’affaissent simultanément. De la nécessité de corréler leur défense et promotion, pour se confronter valablement à la collusion des forces oligarchiques et d’extrême droite, pour conjurer ce faisant une double défaite politique des forces progressistes.

L’interdépendance et le caractère évolutif de ces événements incitent à opérer les convergences stratégiques et solidarités nécessaires à l’avenir. Il reste aux mouvements sociaux, pour sortir de l’enfermement franco-français, à faire preuve d’inclusivité à l’égard des minorités ethniques, à faire une place suffisante au combat antiraciste et antinationaliste, à donner les clés géopolitiques de l’imbroglio de la lutte antiterroriste comme des crimes françafricains…

Un exemple de cette évolution nécessaire des mentalités : est-il normal que les forces de l’ordre abattent systématiquement les terroristes ? N’est-ce pas nier les prérogatives de la justice que de pratiquer cette forme de vengeance sociale expéditive et largement médiatisée ? Il reste à déconstruire le paradigme « civilisation/barbarie » dont se targuent pouvoirs publics et médias dominants, et qui réduit notre humanité. Non, nous ne sommes pas en guerre, la paix civile doit être préservée, comme préalable d’une démocratie authentiquement inclusive.

 

Signataires : Nils Andersson, Farid Bennaï, Karine Ballon, Martine Boudet, Christian Delarue, Samy Johsua, Anne-Marie Lepagnol, Évelyne Perrin, Louis-Georges Tin, Jérôme Valluy, auteurs et lecteurs d’ Urgence antiraciste, pour une démocratie inclusive (Le Croquant, 2017).

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