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2 PÉTITIONS pour un moratoire visant à stopper les pesticides tueurs d'abeilles.



 

 

/// cyber @ction N° 680: interdiction des néonicotinoïdes


http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/interdiction-neonicotinoides-907.html


Les sénateurs doivent examiner, le 4 février en soirée, la proposition de moratoire sur les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, portée par le sénateur écologiste Joël Labbé. Si le texte était adopté, il faudrait encore que le gouvernement le relaie auprès de Bruxelles. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture a présenté le 30 janvier un plan "Ecophyto 2" repoussant à 2025 l'objectif de réduire les pesticides de 50%.

Bannir ces « poisons »

L’élu (EE-LV) du Morbihan soumettra à la Haute assemblée, le 4 février, une résolution proposant un moratoire européen sur les néonicotinoïdes, insecticides associés à l’effondrement des colonies d’abeilles(1). Ces pesticides sont aussi très toxiques pour la faune des sols, dont le « camarade » ver de terre, cet inlassable laboureur dont le ministre de l’Agriculture faisait l’éloge, le 27 novembre dernier. Une telle mesure nécessiterait l’intervention du gouvernement français auprès de la Commission européenne. Bruxelles a restreint, en 2013, l’usage de trois molécules. Joël Labbé, à l’origine de la loi de février 2014 proscrivant les pesticides dans les espaces publics à compter de fin 2016), appelle aujourd’hui au bannissement pur et simple des « poisons » que sont l’ensemble des néonicotinoïdes. Il y a vingt ans, après un parcours de 500 km en voiture, le pare-brise était maculé d’insectes. Ce n’est plus le cas : c’est le symptôme dramatique de la perte de biodiversité, explique le sénateur.
 
Une contamination généralisée

Introduits en France en 1994, les néonicotinoïdes, sont aujourd’hui présents « dans tous les compartiments de l’environnement : sol, eau et air », relève la proposition de résolution, déposée le 19 juin 2014(2). Ces toxiques très persistants dans les milieux ont chroniquement intoxiqué les abeilles et autres insectes pollinisateurs – à l’origine de 35 % de la production mondiale de nourriture, souligne le texte signé par 53 élus de tous bords. En Italie, l’abandon des néonicotinoïdes a fait baisser de moitié de la mortalité des abeilles en trois ans – sans que ne chute le rendement des cultures de maïs, note la résolution soutenue par des organisations syndicales et environnementalistes(3).
 
Menace sanitaire

Le texte se réfère aux récentes études de l’Autorité européenne de la sécurité des aliments, soupçonnant deux néonicotinoïdes d’altérer le développement du système nerveux humain, et de l’Agence pour la protection de l’environnement des Etats-Unis, classant un autre néonicotinoïde comme cancérigène probable. Menace directe pour les agriculteurs qui les appliquent, les néonicotinoïdes sont présents à l’état de résidus sur la plupart des fruits et légumes, affirme Générations futures. François Veillerette, président de cette association ainsi que du Pesticide Action Network européen, espère pouvoir s’appuyer sur la résolution française pour inciter les parlements voisins à reprendre la démarche.


Nous vous invitons à interpeller d'urgence les sénateurs de votre département pour éviter que les groupes de pression de l'agriculture productiviste n'obtiennent le rejet de cette recommandation.
 
PÉTITION pour un moratoire visant à stopper les pesticides tueurs d'abeilles !


Cher-es ami-es,

Cinquante-cinq sénateurs, de toutes tendances politiques confondues, ont déposé une proposition de résolution réclamant au Gouvernement d'agir rapidement auprès de l'Union européenne pour obtenir un moratoire afin interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes.

Nous avons très peu de temps pour agir et interpeller tous les sénateurs : un vote interviendra mercredi 4 février vers 15h.

http://sauvonslesabeilles.agirpourlenvironnement.org/
Ces produits, très utilisés en grande culture, agissent sur le système nerveux central des insectes.
Chaque année, plusieurs millions d'abeilles (et plus encore de pollinisateurs sauvages) meurent à la suite de l'épandage de pesticides de la famille des néonicotinoïdes. En France, 30 % des colonies sont ainsi menacées.
L'effondrement des colonies d'abeilles est une menace considérable. En effet, la quasi-totalité des écosystèmes vivants dépend directement ou indirectement de la pollinisation.
Si tant est que l'on puisse quantifier la valeur monétaire d'une abeille, certaines études estiment que la valeur économique de la pollinisation avoisine les 153 milliards d'euros par an. Environ 35% de la production mondiale de nourriture est liée aux insectes pollinisateurs.
L'usage des néonicotinoïdes est d'autant plus indéfendable que des alternatives efficaces existent, comme le prouvent dans la durée les utilisateurs de préparations naturelles et les agriculteurs biologiques.
Malgré une décision de la Commission Européenne d'interdire la mise sur le marché des semences traitées avec ces produits :
  • les céréales d'hiver peuvent encore être enrobées d'insecticides néonicotinoïdes ;
  • Les traitements par pulvérisation après floraison sont également exclus du règlement européen.
  • la décision de la Commission européenne ne concerne que trois molécules, oubliant un peu vite les effets de deux autres molécules, pourtant considérées comme des perturbateurs endocriniens.
En France, rien que pour les céréales à paille, plus de deux millions d'hectares sont traités avec l'imidaclopride, qui peut aussi avoir une incidence sur le développement du système nerveux humain. Or, les semis d'automne s'effectuent à la période critique où les abeilles constituent des provisions.
Sans mobilisation massive, il est à craindre que les groupes de pression soutenant l'agriculture productiviste obtiennent le rejet de cette résolution.
Interpellez le sénateur de votre département maintenant !
 
 

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
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Ecophyto : report de l'objectif de réduction de 50% de l'usage des pesticides à 2025

Stéphane Le Foll a annoncé le report de l'objectif initial d'Ecophyto. Il entend inscrire le plan dans la perspective de l'agro-écologie. La diffusion des bonnes pratiques et la contractualisation sont les outils retenus pour sa mise en œuvre.

Il faut maintenir l'objectif du plan Ecophyto et "recentrer le calendrier", c'est-à-dire viser une réduction de 20% l'usage de pesticides à l'horizon 2020 et de 50% d'ici 2025. Telle est la principale annonce de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, à l'occasion de la présentation du nouveau plan Ecophyto, ce vendredi 30 janvier dans le cadre de la conférence nationale "2015 : l'An 1 de l'agro-écologie". Le ministre est par ailleurs revenu sur l'agro-écologie, rappelant l'ensemble des mesures prises pour "créer un nouveau paradigme" qui concilierait les enjeux économiques et écologiques. A ce sujet, le ministre a expliqué ne pas vouloir "dissocier les deux [enjeux] car on n'y arrivera pas". Pour parvenir à cet objectif, Stéphane Le Foll entend "diffuser et généraliser les bonnes pratique".

Pour rappel, le premier plan Ecophyto avait pour ambition de réduire de 50% "si possible" l'usage des pesticides d'ici à 2018. En juillet 2012, le ministre avait annoncé aux sénateurs de la mission commune d'information sur les pesticides que "la France n'atteindra pas l'objectif ambitieux de baisser de 50% la consommation de pesticides à 2018". L'augmentation de 9,2% entre 2012 et 2013 de l'utilisation des produits phytosanitaires dans les zones agricoles est venue confirmer l'échec annoncé. Depuis la fin 2012, le ministre plaide pour réorienter le plan Ecophyto  afin d'encourager de nouvelles pratiques agro-écologiques .

Nouveaux financements et Cepp précisés

"Le plan Ecophyto s'inscrit dans une démarche systémique d'agro-écologie" explique le ministre qui veut "créer une nouvelle dynamique" au cœur de l'agro-écologique. Selon lui, l'échec enregistré jusqu'à maintenant est dû à des objectifs fixés sans réflexion sur le modèle agricole. Le nouveau modèle d'agro-écologie, défendu par le ministère de l'Agriculture, doit permettre ce changement indispensable au succès d'Ecophyto. Pour y parvenir, le ministre insiste particulièrement sur l'amplification de la diffusion des bonnes pratiques. Par ailleurs, pour atteindre le nouvel objectif Ecophyto, il annonce de nouvelles mesures inspirées des préconisations du rapport du député Dominique Potier .

Sur le plan financier, l'enveloppe de 40 millions d'euros sera augmentée de 30 millions supplémentaires. Cette somme sera financée par un élargissement des taxes sur les produits phytosanitaires. Reste que l'effort financier correspond à la moitié des besoins identifiés par Dominique Potier. Ce dernier estimait les besoins de financement direct du plan Ecophyto à "au minimum à 100 millions d'euros", soit une augmentation nécessaire de 60 millions.

Le ministre a aussi apporté quelques détails sur la mise en œuvre des certificats d'économie de produits phytosanitaires (Cepp). Conformément aux recommandations de la mission chargée de définir les modalités pratiques de fonctionnement du dispositif , le ministre a annoncé la mise en œuvre d'une expérimentation sur cinq ans, entre 2016 et 2020. L'objectif retenu est une baisse de 20% du nombre de doses unités (Nodu), l'indicateur utilisé dans le cadre d'Ecophyto pour suivre l'évolution des pratiques agricoles. Pour réduire la vente de produits phytosanitaires exprimée en terme de Nodu, les distributeurs pourront développer une série d'actions en matière de conseil, d'équipement de précision ou encore de promotion du biocontrôle. "Chaque action vaut une diminution de Nodu", explique le ministre. A l'échéance, les distributeurs ayant dépassé leur objectif pourront céder leur réduction de Nodu excédentaire aux distributeurs n'ayant pas atteint leur objectif. Conformément à la recommandation de la mission, la pénalité financière est fixée à 11 euros par Nodu excédentaire par rapport à l'objectif fixé. "Un groupe va caller le dispositif", annonce le ministre, qui souhaite, grâce à de tels dispositifs "passer de la norme au contrat".

Quant aux fermes Dephy, le but fixé est de les multiplier par un "facteur 10", conformément à la recommandation du rapport Potier. L'objectif est d'atteindre 3.000 fermes Dephy, "chacune entraînant dix exploitations autour d'elle", soit un total de 30.000 exploitations concernées.

Par ailleurs, le ministre est revenu sur plusieurs points du dispositif Ecophyto qui seront précisés ultérieurement. Tout d'abord, un appel à projets sur la réduction de l'usage des produits phytosanitaires sera lancé conjointement avec le ministère de l'Ecologie. Le ministre compte aussi décloisonner l'étude des impacts sectoriels grâce à une "vigie des impacts à 360°", c'est-à-dire un outil qui offre une vision globale "liant les usages et les impacts". Un référentiel de la protection intégrée sera élaboré, puis décliné par filière et aux échelons national et régional. Les projets collectifs de réduction de l'usage des pesticides seront soutenus "à l'échelle des territoires et au sein des filières". L'étude d'un "mécanisme de couverture des risques liés à l'adoption de nouvelles techniques" sera lancée. Enfin, l'agro-écologie tropicale reste à construire avec les Outre-mer. L'objectif est d'"éviter d'arriver dans une impasse écologique, économique et sociale", comme ce fut le cas avec le chlordécone.

         

Pévision du plan Ecophyto sur l’usage des pesticides : Il n’est pas question de recommencer tous les 10 ans !

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Révision du plan Ecophyto sur l’usage des pesticides : Il n’est pas question de recommencer tous les 10 ans !

Echec du plan Ecophyto 2018. Les résultats sont là, sans appel. Le rapport Potier[1] en est le constat. Ce rapport, pour lequel GF fut auditionné et présenté en décembre, a le mérite de présenter un certain nombre de mesures intéressantes, reprises à son compte ce jour par le Ministre de l’agriculture, S Le Foll lors du CNOS présentant la V2 du plan Ecophyto. Cette révision du plan était évidemment nécessaire car le constat d’échec du plan était patent, comme l’atteste les mauvais chiffres, année après année, portant sur l’objectif de réduction de l’usage des pesticides[2], échec enfin admis même si ce ne fut pas toujours le cas[3].

Les grands axes de la révision. Pour M. Le Foll, il faut notamment mettre l’accent sur l’optimisation du matériel et le soutien au biocontrôle. Avec ces premières mesures (que de nombreux agriculteurs ont déjà prises depuis 10 ans ….) qui misent sur du matériel plus performant, plus précis (avec des systèmes de buses anti dispersion par exemple), la réduction se fera à la marge, de quelques pourcentage, mais au final cela maintien l’agriculteur dans un système dépendant aux pesticides. La « couche » supplémentaire réside dans le développement et le soutien aux produits de biocontrole. Avec ces produits, dont il faudra finement contrôler les risques et impacts sanitaires/environnementaux, la réduction nous amènera aux alentours 20-25%. Le bémol reste qu’un produit de synthèse ne se remplace pas par un produit biocontrôle sans penser à l’évolution du système de culture en profondeur ! Donc, si on veut vraiment faire évoluer le système, et atteindre cet objectif de 50%, il faudra tout mettre en œuvre pour contraindre et accompagner les filières vers des systèmes, réellement alternatifs. C’est là que les vraies difficultés se font jour !

Maintenir le cap et ne pas faiblir ! Pour obtenir des résultats positifs, il faudra réellement appliquer et valoriser certaines des mesures mises en avant dans le rapport Potier comme celles qui mise sur l’évolution des systèmes de culture (eh oui il faudra faire de l’agronomie avant de faire de la chimie…), le développement de l’Agriculture Biologique ( avec + de moyens + de soutien à la conversion) et récompenser les plus vertueux tout en sanctionnant les autres notamment avec les certificats d’économie de pesticides avec un objectif contraignant pour les distributeurs (il faudra bien prendre garde que ce dispositif ne soit pas être dévoyé comme cela est parfois le cas avec les certificats d’économie d’énergie). Il sera aussi essentiel de vraiment pousser fort sur la formation (initiale et continue) à des modes de cultures alternatives, et renforcer le transfert des connaissances entre la recherche et les acteurs de terrain, sans quoi les blocages perdureront. Surtout il sera urgent de ne pas plier à la moindre pression du lobby agricole et agroalimentaire dominant.

« Aujourd’hui la grande culture représente à elle seule 70% des usage de pesticides, la viticulture 20%  de ces usages. Avec 2 types de cultures nous avons près de 90% de tous les usages de pesticides. Si on travaille efficacement sur ces cultures, l’effet positif pourrait se faire sentir rapidement. Sur la grande culture, dans de nombreux domaines, la recherche a déjà produit des effets comme le prouve des recherches réalisés en Picardie/Normandie qui montrent que lorsque des fermes tentent le défi, elles ne perdent pas en rentabilité. 4 Années sur 5 les exploitations sont même plus rentables ! Tout cela rendu possible par l’accompagnement de techniciens formés à ces techniques alternatives ».  déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Il n’est plus temps d’attendre. Il n’est pas question que dans 10 ans on refasse le constat de l’échec et qu’on reparte à zéro avec un nouveau plan qui reculerait encore l’objectif de réduction. Le système actuel est à bout de souffle, tous les signaux sont aux rouges (pollution des eaux, de l’air, perte en biodiversité, impacts sanitaires avérés….). Il n’est en effet plus temps de tergiverser mais bien d’agir. Des agriculteurs conventionnels ont déjà décidés de dire stop avec le soutien de leur coop. Bien sûr le cheminement est long mais au bout du compte, chacun y gagne contrairement au système actuel qui ne profite qu’à quelques-uns. Gageons que d’autres suivront et qu’ils seront pour cela récompensés et fortement soutenus. Nous y veillerons scrupuleusement. » conclut-il.

La presse en parle

Tout les documents du ministère de l’Agriculture sur le plan Ecophyto V2 – An 1 de l’Agro-ecoogie

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