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La coordination rurale bouge enfin à propos du Soja d'importation surtraité au glyphosate:merci les faucheurs!

 

200 agriculteurs de la Coordination rurale ont mené une opération coup de poing ce mardi matin au port de Lorient. Pour prouver que le soja qui entre en France "est génétiquement modifié et surtraité au glyphosate", ils ont réalisé des prélèvements.

Ce mardi, dès 8 h, la Coordination rurale a organisé une action de protestation aux importations massives de soja OGM traité au glyphosate. Au port de Lorient, ils étaient quelque 200 manifestants, venus des délégations de l'Ouest et du Nord (Bretagne, Loiret, Hauts-de-France, Ile-de-France...). Accompagnés de deux huissiers, ils voulaient effectuer des prélèvements chez deux gros stockers du port de Kergroise pour "prouver que le soja qui entre en France est génétiquement modifié et surtraité au glyphosate".
 
Parti de l'avenue de La Perrière, le cortège a descendu le boulevard Jacques-Cartier.  Après avoir sagement patienté devant le portail, les manifestants ont pénétré sur l'un des deux sites ciblés, peu après 9 h. Une intrusion rendue possible après avoir "plié" un grillage...
 

Un kilo de soja prélevé

 
A 10 h 20, trois responsables ont "assumé leurs responsabilités". Bernard Lannes, président de la Coordination rurale, Véronique Le Floc'h, secrétaire générale, et Nicolas Jaquet, président de l'Organisation des producteurs de grains (OPG), ont prélevé un kilo de soja qui s'échappait d'un silo. Les manifestants ont ensuite levé le camp vers 10 h 30, direction Saint-Nazaire. 
Une manifestation du même type s'est déroulée en parallèle au port de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique).

© Le Télégramme
 
 
-En ce qui concerne le mortel mariage entre les firmes Monsanto et Bayer la Commission européenne se prononcera  dans quatre mois:
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Commission européenne
  • Projet d’acquisition de Monsanto par Bayer : décision reportée à mars 2018

Notifié en juillet 2017 à la Commission européenne, le projet de concentration entre Bayer et Monsanto fait l’objet, depuis une décision de la Commission du 22 août 2017, d’une enquête approfondie.
La Commission, qui devait initialement se prononcer sur le projet de concentration en janvier 2018, rendra finalement sa décision d’ici mars 2018.
Lien :
(Source : Veille juridique d’Inf’OGM, merci à Charlotte)

Note "intox agricole" par l'administration du blog PEUT ÊTRE  faut-il RENVERSER LE MODÈLE AGRO-INDUSTRIEL ,sinon  selon l'Inra: pas de "solution miracle" pour remplacer les pesticides - Le Figaro

 
Produits phytos Pas de « solution miracle » pour remplacer les phytos, selon l'Inra
AFP
Il n'existe pas de « solution miracle » pour réduire l'usage des pesticides et insecticides en agriculture, a souligné mardi devant les députés le président de l'Inra (Institut national de recherches agronomiques), aux yeux duquel cela demande une agriculture de précision et un accompagnement des agriculteurs.

« Il n'y a pas de solution miracle et l'Inra ne travaille pas pour chercher une molécule qui remplacerait une autre molécule, c'est vrai pour le glyphosate comme pour d'autres » produits phytosanitaires, a déclaré Philippe Mauguin devant la Mission d'information sur l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, présidée par Elisabeth Toutud-Picard (LREM).

Pour Philippe Mauguin, il existe d'autres mesures pour accompagner les agriculteurs dans la réduction de leur dépendance à ces produits : « à court et moyen terme, un premier gain de réduction de produits phytosanitaires est possible en mobilisant les outils d'aide à la décision, et une agriculture de précision pour éviter la perte au moment de l'application si on cible la bonne dose sur la culture ». Arriver à ce résultat sera selon lui « assez facile » grâce à l'investissement dans les bonnes pratiques et les équipements qui sera encouragé dans les prochaines années notamment dans le grand plan d'investissement de 5 milliards d'euros qui concernera l'agriculture.

Mais, « si on veut aller plus loin au-delà de 10, 15 ou 20 % de réduction », et atteindre « l'objectif fixé dans le plan "ecophyto" de réduire de 50 % les produits phytosanitaires à l'horizon 2030, alors il faut repenser plus globalement les systèmes de culture », assure-t-il. « La réponse sur laquelle on travaille c'est la combinaison de plusieurs approches : il faut à la fois faire des progrès sur la sélection génétique, en agronomie et sur le biocontrôle », a-t-il expliqué.

L'Inra travaille notamment depuis plus de 30 ans sur la sélection génétique de plans de vignes résistants aux maladies et aux ravageurs qui sont aujourd'hui déployés dans plusieurs régions viticoles de France. Dans un autre domaine, des chercheurs de l'Inra ont « isolé une molécule d'un virus qui va tuer une chenille » qui attaque les pommes, a-t-il donné comme exemple.


© Tous droits de reproduction réservés - Contactez Terre-net
Coordination rurale « Le glyphosate contenu dans nos aliments vient des importations »
Terre-net Médiai
Suite au prélèvement et à l'analyse de différents échantillons de grains, importés et français, sur les ports de Lorient et St Nazaire le 21 novembre dernier, la CR et l'OPG sont arrivées à la conclusion que « le glyphosate contenu dans nos aliments ne vient pas des produits français mais des importations. » Elles dénoncent une désinformation de la part des associations écologistes.

Des dizaines d'agriculteurs de la Coordination rurale, dont leur président, Bernard Lannes, ont manifesté le 21 novembre dernier sur le port de Lorient pour dénoncer les importations de soja OGM, en détournant le slogan #balancetonport. (©CRPicardie)

Lors de leur action menée le 21 novembre sur les ports de Lorient et St Nazaire, les agriculteurs de la Coordination rurale et de l’Organisation des producteurs de grains ont prélevé et fait analyser 2 échantillons de tourteau de soja importé et 16 échantillons de grains de différentes cultures (blé tendre, quinoa, lentille, soja, avoine…) provenant d’agriculteurs français.

Les résultats montrent « des résidus significatifs de glyphosate » dans les échantillons de soja importé et aucun dans ceux des agriculteurs français. « Le glyphosate contenu dans nos aliments ne vient pas des produits français mais des importations ! » concluent-ils.

L'explication vient du fait qu'en France, « le glyphosate est utilisé majoritairement entre deux cultures pour détruire des mauvaises herbes ». En revanche, « sur le continent américain, il est systématiquement pulvérisé en végétation à deux ou trois reprises sur les cultures génétiquement modifiées qui lui sont résistantes. Il est aussi très utilisé comme dessiccant sur les cultures de légumes secs, deux semaines avant leur récolte. Ces techniques expliquant la présence de résidus sur des marchandises importées ! »

La CR et l'OPG dénoncent une désinformation de la part des associations écologistes sur le sujet et notamment de Générations futures : « Générations futures n'a jamais répondu sur l’origine des produits qu'elle a analysés et dans lesquels elle a déclaré avoir trouvé des résidus de glyphosate. La connaît-elle elle-même ? Nous pouvons émettre l’hypothèse selon laquelle les céréales pour petit-déjeuner sont des flocons d’avoine ayant reçu du glyphosate juste avant récolte provenant probablement du Canada, premier producteur mondial. Idem concernant les légumes secs : ils sont très peu produits en Europe et les importations du continent américain dominent notre marché. »

« Si le glyphosate est interdit dans l’UE, sans que celle-ci exige que les importations soient d’une qualité au moins équivalente à la nôtre, alors non seulement le consommateur ingérera toujours autant de glyphosate mais les agriculteurs européens seront victimes d'une nouvelle distorsion de concurrence », concluent la Coordination rurale et l'OPG.


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