La Figuière, une terre qu’aurait apprécié Giono. Avec Regain, le romanesque poète marque son attachement à la terre et particulièrement aux ZAD, aux Zones Agricoles Disparues. Le Regain, cette Herbe qui…
Le référé d'expulsion de l'ancien centre de vacances, sur la commune de Rieussec, a été prononcé. Une vingtaine d'occupants et leurs animaux squattaient les lieux depuis plus d'un an.
-L'alternative au non logement ,c'est soit le 115 ,soit la Réquisition de logements vacants : une procédure rarement utilisée par les services de l’État soit la prise en charge citoyenne,occupation en désobéissance collective de logements libres sans rien demander à quiconque :
Pourquoi est-il si facile de se mettre d’accord sur le caractère insupportable de l’ordre du monde, et si difficile de lui désobéir ? Spécialiste de la pensée de Michel Foucault, et professeur à Sciences-Po, Frédéric Gros explore dans son nouveau livre, Désobéir (Albin Michel), une série de questions qu’aucun de nous n’a envie d’affronter au fond. Pourquoi sommes-nous si pusillanimes face aux ordres ? Qu’est-ce qui nous fait si peur dans l’idée de transgresser ? N’y a-t-il pas en réalité une satisfaction inavouable à nous en remettre à l’autorité ?
Ainsi le philosophe, auteur en 2009 du best-seller Marcher, une philosophie, recroise-t-il ici la grande question que posait La Boétie dans son Discours sur la servitude volontaire (1574) au sujet de la multitude : mais comment se fait-il qu’ils obéissent ? Par quel monstrueux processus de captation le grand nombre en vient-il ainsi à se soumettre au petit, lui qui pourrait déplacer des montagnes s’il se redressait ? Il se pourrait, esquisse au passage Frédéric Gros, que le vrai secret de l’obéissance, et donc de l’ordre social entier, réside dans le fait que même les dominés prennent du plaisir en dominant des plus petits qu’eux. Et donc qu’ainsi, tout le monde soit plus au moins complice de la chaîne de domination.
Est-il possible pour un groupe de jouir de lui-même autrement que traversé par des ondes d’allégeance idolâtre à un chef ou à un quelconque pouvoir ? Quel mouvement incarne aujourd’hui le mieux les valeurs de l’insoumission ? La désobéissance civile d’un Cédric Herrou, agriculteur et militant de l’aide aux migrants, ou le mouvement politique français dit des « Insoumis » ? Une réflexion originale et radicale, au sens où elle entend mettre à jour les racines même de ce qui nous lie à l’autorité, les vraies raisons de notre captivité volontaire.
journaliste : Aude Lancelin réalisation : Jonathan Duong et Cécile Frey son : Sylvain Richard et Alexandre Lambert
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Voir aussi
Désobéir, un livre de Frédéric Gros (Albin Michel, 2017)
Discours de la servitude volontaire, un texte d’Étienne de La Boétie (1574)
- Focus sur trois affaires (Boulin,Rémi,Adama),jouissant de l’impunité judiciaire ;( ou d'une convention judiciaire d’intérêt politicien et affairiste )et qui concernent des violences policières et le recours au crime d’État par la puissance publique :.
Un documentaire de Benoît Collombat diffusé sur France 2 le 26 octobre démontre comment et pourquoi (sinon par qui) Robert Boulin fut assassiné en 1979. La thèse du suicide relève désormais du discours de la cécité volontaire…
A l'occasion du 3e anniversaire de la mort de Rémi Fraisse, tué le 26/10/2014 sur le chantier du barrage de Sivens par une grenade lancée par un gendarme, nous vous informons des éléments suivants :
Médiapart vient de publier l'article suivant : Sivens: les chiffres qui montrent une justice à deux vitesses "Aucun gendarme n’a été poursuivi après la mort du militant écologiste. La quasi-totalité des plaintes déposées par les opposants au barrage ont été classées sans suite, alors que des dizaines d’entre eux ont été jugés et condamnés."
: pour la création d’un organe d’enquête indépendant
Actuellement, les enquêtes judiciaires mettant en cause des membres des forces de l’ordre ne permettent pas de garantir l’impartialité nécessaire à la prévention des violences policières. Agissons pour la création d'un organe d'enquête indépendant.
Qui réalise les enquêtes judiciaires lorsque des policiers ou gendarmes sont mis en cause ?
Dans le système judiciaire français, si les enquêtes relèvent, selon les cas, du parquet ou du juge d’instruction, elles sont cependant en pratique déléguées à des services d’enquête. Lorsqu’il s’agit d’affaires mettant en cause des représentants de la loi, deux possibilités :
Dans certaines affaires (généralement les plus graves), les enquêtes sont confiées aux services d’inspection internes : Inspection générale de la police nationale (IGPN) ou de la gendarmerie nationale (IGGN).
Dans l’immense majorité des cas, les investigations concernant des violences policières sont cependant confiées aux services de police ou de gendarmerie eux-mêmes.
Dans un cas comme dans l’autre, il n’existe pas de pleine indépendance institutionnelle. Dans le cas de l’IGPN et de l’IGGN, il s’agit de corps d’inspection interne composés de policiers ou gendarmes et placés directement sous la tutelle des directions de police ou de gendarmerie nationales.
Dans le second cas, la question de l’indépendance est évidemment encore plus problématique, puisque, de fait, des agents de police ou de gendarmerie peuvent être amenés à enquêter sur des faits mettant en cause leurs propres collègues. Ainsi, dans l’affaire Ali Ziri, décédé en juin 2009 après son interpellation, les investigations ont dans un premier temps été effectuées au sein même du commissariat dans lequel exercent les trois agents interpellateurs (voir le récent rapport de l’ACAT).
Réalisées dans ces conditions, les enquêtes judiciaires mettant en cause des membres des forces de l’ordre ne permettent pas de garantir l’impartialité nécessaire à la prévention de l’impunité et à la lutte contre toute forme de mauvais traitements.
L’ACAT demande que les enquêtes judiciaires relatives à des faits mettant en cause des agents de police ou de gendarmerie soient confiées à un organe entièrement indépendant.
- Toutes ces affaires sont empêchées dans leur résolution publique et démocratique !
Et c'est l'aspect instructif que l'on pourrait tirer un peu partout en démocratie: il y a probablement comme un décapage à l'os de l'idée de justice par l'exécutif politique , possiblement destiné à rendre invraisemblable cet usage par le sommet de la res violentia (voir etymologie ),
Extrait:"Aussi incroyable que cela paraisse, nous vivons l’époque la moins violente et la plus paisible de toute l’histoire de l’humanité.
S’appuyant sur des milliers d’études, plus de trente années de recherches et des statistiques incontestables, Steven Pinker montre que, malgré le terrorisme, malgré les conflits contemporains, la violence n’a cessé de diminuer dans le monde au cours des siècles. L'auteur revisite notre histoire. Il explore la nature humaine, nous entraînant, au fil d’un récit passionnant, dans la révolution humaniste qui a permis aux idées des Lumières de progresser. Il montre comment les échanges commerciaux, les organisations internationales et les récentes révolutions des droits (des minorités ethniques, des homosexuels, des femmes, des enfants et des animaux) nous ont conduits à privilégier « la part d’ange en nous », selon le mot d’Abraham Lincoln. Et à céder le pas aux motivations d’altruisme et de coopération inhérentes à notre nature."
Enfin pour finir sur le thème des éliminations de masse par les états,que dire de ces populations jeunes "jugées "en état de se faire massacrer sont-ils des Morts pour (ou par) la France ?
Centenaire de la Première Guerre mondiale oblige, nous allons parler des soldats fusillés pour l’exemple qui n’ont toujours pas été réhabilités. Pour décourager les actes de désobéissance des soldats qui se multipliaient, sur demande de l’État-major français, 639 soldats ont été fusillés entre 1914 et 1918, d’après les travaux effectués en 2014 par les archivistes du service historique de la défense (SHD). Certains d’entre eux étaient tirés au sort !
Depuis des décennies, hormis pour quelques cas, leur réhabilitation n’a toujours pas été effectuée par l’État, malgré des demandes répétées d’associations qui se battent pour rétablir la Justice.