Y aura-t-il un jour un aéroport à Notre-Dame-des-Landes ? Il est permis d’en douter. Le président Macron a ordonné la tenue d’une nouvelle mission de médiation sur le sujet. Nommés en juin, les trois médiateurs multiplient les rencontres avec les plus fervents défenseurs du dossier, comme avec ses plus farouches adversaires. Ils doivent rendre leur copie au 1er décembre.
Selon nos informations, des études complémentaires devraient être lancées cet automne, notamment sur le bruit à Nantes Atlantique. « Tous les experts confirment que les nouveaux avions produits feront moins de bruit à l’avenir », énonce-t-on en coulisses. Une expertise a été demandée au Muséum d’histoire naturelle de Paris sur l’impact de l’aéroport actuel sur les oiseaux du lac de Grand-Lieu.
La menace de pénalités astronomiques dues à Vinci en cas de volte-face ? « Cela se négocie, veut-on croire, avançant même un argument pragmatique : « Combien coûterait le déploiement permanent de forces de l’ordre pour assurer le maintien du chantier de l’aéroport ? Si le projet est lancé, le chantier sera attaqué sans arrêt, il y a des risques que le groupe Vinci (promoteur du projet) soit pris pour cible dans la France entière. »
Pour les élus favorables au projet, le non-respect de la parole démocratique donnée et le reniement du scrutin qui a vu le « oui à l’aéroport » gagner en Loire-Atlantique « sonneraient comme une « trahison impensable des citoyens ».
Dossier complet dans Presse Océan ce lundi 11 septembre.
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