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Ouest France
En septembre 1791, Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits des femmes. L'article 6 assène que si « La femme a le droit de monter sur l'échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune » .
Il faudra attendre le 21 avril 1944, et une âpre lutte en faveur de leurs droits civiques, pour que les femmes françaises obtiennent le droit de vote et d'être élues, par ordonnance, à la suite d'un amendement du communiste Fernand Grenier.
Le premier vote féminin a lieu l'année suivante, le 29 avril 1945, lors des élections municipales. 12 millions d'électrices de plus de 21 ans, étaient attendues dans les isoloirs.
Les femmes participent à leur premier scrutin national (référendum et Assemblée constituante), le 21 octobre 1945.
Pendant longtemps, le droit de vote avait été refusé aux femmes en raison d’arguments misogynes : celles-ci seraient faites pour être des mères et de bonnes épouses, ce qui ne serait pas compatible avec l’exercice du droit de vote ou d’un mandat politique.
Par ailleurs, certains hommes politiques redoutaient l’influence qu’aurait pu avoir l’Église sur le vote des femmes. La Première Guerre mondiale et l’apparition des suffragettes a fait progressivement évoluer le débat.
Le premier pays à reconnaître le droit de vote féminin a été la Nouvelle-Zélande en 1893.
Ont suivi, entre autres, l'Australie en 1902, les pays scandinaves (la Norvège en 1913, le Danemark et l'Islande en 1915, la Suède en 1919), l'Allemagne, la Russie soviétique et la Pologne en 1918, les Etats-Unis ou encore les Pays-Bas en 1919.