Naissain, écloserie, triploïde, biologique, naturelle, mois en « r »… les questions sur les huîtres sont multiples, sans même parler du label AB, discuté par les professionnels. Pour mieux comprendre la vie de ces mollusques, Reporterre a mis les pieds dans l’eau.
Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance
« J’adore les huîtres, on a l’impression d’embrasser la mer sur la bouche. » Comme le disait l’écrivain Léon-Paul Fargue, l’huître c’est la mer, la pureté iodée qui pousse sur nos côtes. L’ostréiculture, c’est l’agriculture de la mer qui s’ancre si bien sur nos littoraux et nos cartes postales. Pourtant l’huître est travaillée, sélectionnée, peut naître en mer, dans un laboratoire. Alors, l’huître est-elle par définition un produit local et naturel ? Quatre questions et quatre réponses pour tout comprendre.
1- Quel est le cycle de vie d’une huître ?
Une huître a une vie d’environ trois quatre ans avant d’arriver dans nos assiettes. Les huîtres élevées en France sont à 95 % des huîtres creuses Crassostrea gigas, des huîtres japonaises introduites dans les années 1970. L’ostréiculture compte près de 2.654 entreprises qui produisent 130.000 tonnes d’huîtres en moyenne chaque année, pour un chiffre d’affaires estimé à 630 millions d’euros, selon le Comité national de la conchyliculture. La France est ainsi la première productrice européenne d’huîtres.
Ces mollusques commencent leur vie dans le sud-ouest de l’Hexagone, particulièrement en Charente-Maritime. Les ostréiculteurs placent des tuiles ou des coupelles recouvertes de chaux sur le littoral pour que les bébés huîtres — le naissain — s’y collent, comme sur un rocher. Ce n’est qu’une fois bien fixé aux tuiles ou aux coupelles que le naissain est rapatrié dans un des sept bassins conchylicoles français : Normandie, Bretagne-Nord, Bretagne-Sud, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Arcachon ou Méditerranée pour y grandir.
Cette technique traditionnelle du captage est dépendante de la température, de la salinité, du courant et de la qualité biologique et chimique des eaux. Ainsi, certaines années le captage est bon et les tuiles sont recouvertes de naissain ; d’autres fois, les tuiles restent presque nues.
Pour remédier à cette incertitude, les écloseries produisent du naissain dans leur laboratoire privé et le vendent aux ostréiculteurs. En laboratoire, le milieu aquatique est contrôlé, il n’y a pas, à la différence de la mer, l’aléa des courants et de la température. Comme dans l’élevage, le naissain est sélectionné. Une centaine de géniteurs est choisie pour réaliser la ponte. Les larves restent en laboratoire jusqu’à atteindre le stade du naissain. Cette sélection permet d’obtenir une huître aux qualités appréciées par les ostréiculteurs : une huître en pleine forme capable de s’adapter aux conditions du littoral lorsqu’elles seront disposées sur les tables conchylicoles ; et une huître bien remplie, avec une proportion de chair dans la coquille suffisante pour répondre aux critères de commercialisation. Près de la moitié des huîtres françaises viennent de ces écloseries.
Une fois l’étape cruciale de la naissance passée, les huîtres repartent dans leur bassin respectif pour grossir dans des poches disposées la plupart du temps sur des tables, celles qui forment les grandes lignes sur nos côtes. L’huître y prendra sa forme et son goût caractéristique qui en fera une fine, une spéciale, une fine de claire ou lui permettra de décrocher une indication géographique protégée ou autre appellation spécifique.
Peut ensuite venir l’affinage : les mollusques sont alors placés dans des bassins dont l’eau est moins salée pour leur donner une couleur, un goût spécifiques. Peut aussi venir l’étape du bassin de purification : si les eaux sont jugées de qualité moyenne, les huîtres doivent passer dans un bassin d’une eau irréprochable pour qu’elles se nettoient avant d’être vendues.
2- Pourquoi les huîtres sont-elles des sentinelles de l’environnement ?
Les huîtres sont des mollusques filtreurs. Elles absorbent et rejettent l’eau, ingurgitant au passage les nutriments pour se nourrir. Tous les éléments présents dans l’eau passent dans l’huître, le plancton qui l’alimente, mais aussi les bactéries, virus et polluants. Ainsi, les gastro-entérites liées à la consommation du mollusque peuvent être dues à la bactérie Escherichia coli ou au norovirus.
Parce qu’une huître filtre entre 5 et 20 litres d’eau par heure, on la considère comme une sentinelle de l’environnement. Sensibles et fragiles, elles sont de bons indicateurs de la qualité des eaux. Côté pile : si elles meurent en masse, il y a fort à parier qu’un déséquilibre microbiologique ou chimique soit présent dans les eaux. Côté face, en filtrant l’eau, elles sont capables de la nettoyer en gardant pour elles les bactéries, virus et microplastiques.
3- On dit que l’huître se consomme les mois en « r », pourtant on en trouve durant l’été. Pourquoi ?
L’huître est tout à fait comestible en été, mais à cette époque de l’année, elle est en phase de reproduction et donc laiteuse, ce qui lui donne un goût particulier, peu apprécié des consommateurs. C’est pour cette raison que nous la consommons les mois en « r », tout spécialement pour les fêtes de fin d’année.
Si l’on trouve sur les étals des marchés et cartes de restaurants des huîtres non laiteuses l’été, c’est qu’il s’agit d’huîtres triploïdes, des « organismes vivants modifiés ». Il ne s’agit pas d’organismes génétiquement modifiés, car aucun gène étranger n’y a été introduit. Une huître naturelle compte vingt chromosomes, on l’appelle diploïde. Une huître triploïde en comporte trente. Cette caractéristique est possible par un croisement entre une diploïde et une tétraploïde (40 chromosomes). L’intérêt de cette manipulation est de rendre l’huître stérile, elle n’est donc pas laiteuse l’été. Par ailleurs, n’ayant pas à se reproduire, elle consacre toute son énergie à sa croissance. Résultat : elle est prête à être vendue au bout de deux ans, au lieu de trois. Une croissance rapide et une commercialisation toute l’année, c’est le ticket gagnant pour de nombreux ostréiculteurs. Ces huîtres, appelées aussi huîtres des quatre saisons, représentent un tiers des mollusques français .
La production de ces huîtres ne fait pas consensus. L’association Ostréiculteur traditionnel les accuse d’appauvrir la diversité génétique de l’ensemble des mollusques et milite pour qu’un étiquetage soit mis en place afin d’informer le consommateur quant à l’origine de l’huître qu’il déguste. Le sénateur du Morbihan Joël Labbé va en ce sens. En 2015, il a organisé un colloque au Sénat conviant toutes les parties prenantes. La piste vers laquelle pousse le sénateur, tout comme l’association Ostréiculteur traditionnel, serait une seule étiquette avec la mention « née en mer » pour distinguer les huîtres issues d’un captage et celles nées en laboratoires. Ce qui ne permettrait pas de distinguer les huîtres triploïdes des diploïdes ; les écloseries produisant les deux, mais aussi des huîtres bio.
4- On peut voir sur les étals des huîtres « bio », « naturelles », traditionnelles », qu’est-ce que ça veut dire ?
Une huître naturelle, synonyme d’huître sauvage, est considérée comme une huître que l’homme n’a pas touchée. Il s’agit donc d’une huître collée au rocher que l’on détacherait soi-même. Aucun ostréiculteur ne fonctionne ainsi, car ce serait trop aléatoire pour pouvoir développer une véritable activité économique. Les ostréiculteurs parlent plutôt d’huître d’origine naturelle ou d’huître traditionnelle comme synonyme d’huître née en mer.
Les huîtres labellisées AB quant à elles, selon les critères retenus dans le cahier des charges, sont garanties sans traitement pesticide ni médicamenteux, elles ont grandi dans une eau de bonne qualité et sont diploïdes. Ces huîtres peuvent donc voir le jour en mer tout comme en écloserie.
Les laboratoires privés contrôlent totalement la qualité de l’eau qu’ils utilisent pour produire du naissain, ainsi la traçabilité est garantie ; ce qui est plus difficile dans un milieu ouvert comme la mer. Mais, pour l’association Ostréiculteur traditionnel, qui compte une centaine de membres, appeler des huîtres d’écloseries des huîtres bio sème le trouble dans l’esprit des consommateurs. Comme l’explique son président, Benoît Le Joubioux : « Le bio est associé au respect des cycles naturels, aux saisons et aux méthodes traditionnelles. À partir de là, la naissance naturelle d’une huître se déroule en mer, pas en laboratoire. Permettre aux écloseries d’être labellisées AB, c’est tromper le consommateur. » Une approche partagée par le sénateur Joël Labbé, mais pas par les écloseurs, comme Tanguy Guyader, responsable du service qualité de France naissain pour qui « le captage naturel et le naissain d’écloserie sont complémentaires. L’approvisionnement en écloserie permet aux ostréiculteurs de limiter les pertes en cas de mauvaise année ».
De fait, renvoyer dos à dos les quelques 2.600 entreprises ostréicoles françaises en distinguant les huîtres nées en mer de celles nées en écloserie est difficile à articuler sur le terrain, car de nombreux ostréiculteurs utilisent les deux leviers. Il en va de même pour le débat des huîtres triploïdes et diploïdes car de nombreux professionnels associent huîtres classiques et huîtres stériles pour pallier les éventuels retards de croissance des premières.
Note sur Thau :"un étang plus pourri que les autorités pourraient bien le laisser accroire",par l'administration du blog !
Premier point:Les fatwa alimentaires balancées par la préfecture de l'Hérault sont insuffisamment documentées.
En réalité , la pollution aquatique dicible va bien au delà des analyses(celles-ci absolument indiscutables ),du taux élevé des toxines contenues dans le phytoplancton de la lagune.
Si la préfecture ne prend pas en compte d' autres données que les organismes vivants naturellement dans l'étang,les 20 L/heure d'eau maximal qui sont filtrés par les huitres , comportent néanmoins et inévitablement une proportion de charge en micro plastiques,qui n'est pas quantifiée par l'ifremer .Or on sait que les microplastiques en Méditerranée sont des "inertes "bien présents dans les poissons, mollusques et crustacés ,jusqu’aux poissons d'eau douce également contaminés
Alors que ( depuis des années ), l'interdit minimal préfectoral demeure basé ,(pour l’instant) sur l'habituelle bactériologie,l'on ne peut s'abstenir de se demander pourquoi l'inventaire et l'impact des composants non naturels semble quantité négligeable aux yeux du représentant de l'état .
Les gens en conscience collective sont susceptible de penser par exemple,que l'idée d' Une charte pour un label «Zéro phyto» aurait une consistance et une certaine importance,et que celle-ci est un début de raisonnement nécessaire et suffisant pour tenter de pallier l'inquiétude liées aux épandages utilisés de toute évidence pour éradiquer les moustiques dans l'étang.Comme l'a déjà fait remarquer un entomologiste de réputation internationale et ancien inspecteur général de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) (René Le Berre )la démoustication à grand renfort d'insecticides,est aussi massives qu'inutiles.Si l'on peut détruire partiellement des insectes avec des pesticides ,on peut aussi essayer de les rendre stériles à l’échelle de l’espèce ,en avançant avec Prudence sur le Gene Drive pour la protection des écosystèmes ,cette technologie n’étant pas sans poser d'autres questions sur les méthodes d'éradication des vecteurs de nuisances et de maladies. Mais pour revenir à la pollution de base ,il est étonnant que la préfecture n'ait toujours pas ordonné elle ,de supplément d'analyse publicisée sur la cocktailisation chimique et plastique de l'eau lagunaire.Glitter should be banned over environmental impact, scientists warn
On n'en sait trop rien!On sait déjà que des impacts en cascade sont décelés sur la chaîne alimentaire",dont les coquillages,dans les zones humides où de l'insecticide à démoustication est utilisé.
Ce que l'on sait par contre ,c'est que selon la CJUE, le droit à l'information relative aux émissions dans l'environnement inclut les informations sur les pesticides, leur nature et les effets de leurs utilisations,alors que l'on voit une avancée jurisprudentielle très importante.(.La justice européenne affirme le droit à l'information du public sur les pesticides)
Alors ,il est des gens de Thau qui,sans faire de figuration et sans propagande politique, se prennent en main contre l'empoisonnement ,phyto de surcroit.
Ils choisissent la voie administrative(juge administratif et commissaire enquêteur ),et empruntent la voie judiciaire,pourvu que les officiers de police judiciaire ne la ferme pas !
L'ouverture des pouvoir publics et de leurs institutions de police est nécessaire notamment , pour que soit reconnue (punie et sanctionnée), la faute inexcusable de l'employeur,Alain Vidal .Pour ce qui nous concerne nous ,très localement à Loupian ,le constat a été fait que les agents communaux font un usage immodéré et illégal de désherbants chimiques dans le village.
Mais c'est une utilisation qui va au-delà l'interdiction Au 1er janvier 2017 ,et qui occasionne notamment une accumulation de fautes de service par rapport à la loi ,peut causer en plus un DOMMAGE connu déjà :c'est un dommage possiblement IMPORTANT pour la santé des habitants et des personnels ,vu le danger que représente ces perturbateurs endocriniens qui menacent notre cerveau
On sait donc désormais que ces faits recensés mettent les agents de services en danger
professionnel,et que la population n'est pas en reste de morbidité .
C 'est parce que cette situation de fait fait courir un risque de déclaration d'une maladie ,que
ces faits ont été rapportés par des Loupiannais à la gendarmesque du secteur .Souhaitons
que le signalement n'ait pas été bloqué au départ de la caserne , (ce ne serait pas la
première fois que les flics locaux trahissent leur mission et masquent un délit municipal) .
Car non seulement ,la plainte n'est pas là que pour assurer la protection de
Gageons donc que celle-ci de plainte a du être légalement (et normalement) transmise à la justice par les pandores de Mèze, et peut être aussi à la "brigade verte " mise en place par le vice -président Pietrasanta.
Mais rien n'est jamais gagné légalement ni moralement,car c'est aussi sans compter que l'élu local ,aussi appelé le dauphin deTurrel nage dans le glyphosate depuis des lustres et n'a probablement pas l'intention d’arrêter ici et maintenant ses pulvérisations ,quitte à rendre toute une population crétinisée ou cancérisée,sans compter l'effet des pesticides de Vidal sur le cerveau des enfants nés ou à naitre ,dont ses propre petits enfants !
Des lors qu'il s'agit de faire subir un préjudice sériel en pulvérisant des toxiques au détriment de ses administrés ou d’un autre groupe de personnes ,ceci mène inexorablement le maire Vidal à un conflit d’intérêt caractérisé sur la place publique de sa commune.
Ce conflit dénoncé aux bleus de Mèze est d'abord d’insécurité publique ,mais c'est aussi un conflit d’intérêt économique :
Son maitre d’œuvre Alain Vidal est effectivement une sorte d’innovateur de la "Théorie du ruissellement:"avant la lettre, vu qu'il est le plus important épandeur de ce poison dans ses vignes .
Son geste est-il illégal ?En tout cas ,il est non éco-responsable car le flux nocif qu'il génère s'écoule directement et irrémédiablement jusqu'à l'étang ,ou y retourne indirectement via le ruisseau "Palas" .Voilà comment la coopération respectueuse entre viticulture et ostréiculture est mise à mal.
Déjà,que l'Association de consommateurs, l'UFC-Que Choisir vient de lancer une pétition pour alerter sur l'état de la ressource aquatique(la Qualité de l'eau )en pointant du doigt la responsabilité de l'agriculture intensive,on peut prétendre que grande est la responsabilité dont relève les industriels de la vigne autour de Thau,vis à vis de l'environnement lagunaire et ceux qui y vivent et en vivent.
Il existe donc un conflit d’intérêt public,un conflit d’intérêt économique ;et une victimisation des habitants de la commune de Loupian ,étant donné qu'avant de penser "santé publique ", le maire raisonne toujours en théoricien du sacrifice d'autrui au profit de ses revenus viticoles .
Il est viticulteur principal et majoritaire grâce à son propre foncier agricole (" en propriété " et en "remembrement"),puisqu'il cultive et pesticide sans vergogne ses terres et les terres de Séguier ,un "vigneron mort pour et par monsanto".
Il ne s'agit pas seulement d’être écolo,l'éco-logique c'est qu'au lieu de se crever aux poisons,mieux vaut s'instruire avec les, éditions Libres, et se permettre ensuite de solutionner ces problèmes en faisant de "l' Écologie en résistance "!
Bonjour le corporatisme entre gens du vins ,bonjour la santé ,bienvenue à l’ostréiculture raisonnée,bienvenue seulement à la viticulture biologique et pas chimique .
Et si Le Député de l'Hérault Philippe HUPPE veut lutter contre le marketing des vins espagnols il faut que ce LREM,veille surtout à ce que l'utilisation de phytoviticoles de contrebande à Adissan ,(ou ailleurs sur sa circonscription ),soient prohibés:car eux aussi sont en provenance d'Espagne ,mais ce sont des chimiculteurs d'Occitanie qui en sont des utilisateurs délinquants en les pulvérisant alors qu'ils sont interdits.
Il serait hypocrite de continuer de tergiverser par média officiel sur la pseudo-loyauté de la concurrence "étrangère ":
s'il est un juste combat à mener,c'est bien celui de la salubrité publique et du respect de la loi .Le rôle du député devrait consister seulement à savoir Comment saisir la Direction de la concurrence et de la répression des fraudes pour effectuer des prélèvements de molécules sur les cultures et savoir enfin si elles sont interdites dangereuses tueuses et délictueuses..Voilà un cible et un objectif intéressant pour ce qui est de l'action publique en salubrité publique !
L'urgence compétitive n'est là qu'un prétexte pour nos têtes de nœuds politiques en politiques habituelles :ils sont là à déplorer le chômage, à flatter le marché et invoquer la croissance ,alors que c'est la santé publique ,l'écologie ,celle d'Occitanie et du bassin de Thau qui devraient avoir droit à plus d’égard avec :
-une surveillance accrue effectuée par l'Ifremer, (l'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer),mais aussi,
-la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales) qui anayle l'eau.
-les Services Vétérinaires de l'Hérault qui "contrôlent "les produits de la conchyliculture,
-la DGCCRF qui vérifie les fraudes à l'alimentation.
- L'irsn pour ce qui est de la propagation sans frontière des radionucléides artificiels vu l’accord du préfet sur le projet Thor.dans l'Aude.
On voit que si cette primo-vigilance de l'ifremer permet de mettre en évidence des résultats d'analyses phytoplanctoniques et de leurs toxines PSP ,l'ifremer ne dit rien sur la présence de perturbateurs endocriniens et de micro-plastiques,et même de radionucléides de Malvesi , qui sont probablement consommés eux-aussi,et peuvent provoquer des diminutions inquiétantes des capacités corporelles et intellectuelles !
Bonjour la science sans éthique , sans recensement eni étiquetage de toutes les pollutions que nous dégustons tout au long de l'année avec les coquillages de Thau et les huîtres Audoises de Gruissan!
Si Alain Vidal entend faire exception aux règles prévues par le Code de l’environnement ,L'action de groupe environnementale est désormais opérationnelle,elle dont l’objet peut tendre soit à la cessation du manquement, soit à la réparation des préjudices corporels et matériels résultant du dommage causé à l’environnement, soit à ces deux fins .
Que l'empoisonneur Alain Vidal voit ça avec l'avocat de la commune ,qui pour l'instant est payé sur l'argent public et est spécialisé comme défenseur d'élus porcinisés en harcèlement de femmes !(Peut-on pour un avocat ,invoquer le droit ou le devoir à la réserve et le secret professionnel,pour ne pas avoir à dire STOP à l'impunité des crimes sexuels commis par ses payeurs Turrel et consorts ,sachant que les porcasses ne font pas de chiennes de garde ,les délits sont autant dissimulés par des femmes politiques et administratives de la mairie ,que des hommes ) Çà c'est un dilemme juridique dans une carrière de conseil en droit INSCRIT AU BARREAU DE Montpellier !.
L'avocat en question là dedans , c'est Jean-Charles MAYALI,qui est un homme intègre puisque c'est un ancien cadre public juridique ,qui a bossé en tant que chef du bureau du contrôle de légalité pour le préfet Claude Baland ,et qui œuvre désormais pour le Cabinet Margall-Dalbenas,qui défend la mairie de Loupian devant les tribunaux .
En attendant la validation des clauses de conscience et les bons conseils de Maitre
Jean-Charles MAYALI ,le maire empoisonneur Alain Vidal, doit savoir que :
Les conchyliculteurs ,les"usagers de l'étang" ,les associations et les producteurs et
consommateur deS produits de l'étang peuvent toujours se plaindre collectivement par le biais
"La loi de modernisation de la justice du 21e siècle, qui autorise les actions de groupe environnementales, est parue au Journal officiel du samedi 19 novembre. Le Conseil constitutionnel avait validé ses dispositions dans une décision rendue deux jours plus tôt, estimant qu'elles ne méconnaissaient aucune exigence constitutionnelle. Cette action permet aux victimes d'un même litige de former un recours collectif via une association agréée de protection de l'environnement, de défense de consommateurs ...etc".
Avec la création de l'action de groupe en matière environnementale ,public,consommateurs et professionnels peuvent donc recourir si l'on considère que le glyphosate est un élément de pollution qui avec d'autres molécules ne consiste pas qu'en une broutille!
Les associations nationales de défense des consommateurs et les associations de défense des victimes de dommages corporels peuvent exercer, aux côtés des associations agréées pour la protection de l'environnement, l'action de groupe en matière environnementale .
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L'action de groupe est une procédure de poursuite collective qui permet à des particuliers, victimes d'un même préjudice de la part d'un professionnel, de se regrouper et d'agir en justice. Les plaignants peuvent ainsi se défendre avec un seul dossier et un seul avocat.
En matière environnementale, l'action de groupe vise la réparation d'un préjudice direct ou indirect relatifs à la protection de la nature et de l'environnement, à l'amélioration du cadre de vie, à la protection de l'eau, de l'air, des sols, des sites et paysages, à l'urbanisme, à la pêche maritime, à la lutte contre les pollutions et les nuisances, à la sûreté nucléaire et la radioprotection.
Pour être agréées afin d'exercer l'action de groupe en matière environnementale, les associations de défense des consommateurs et les associations de défense des victimes de dommages corporels doivent justifier, à la date de la demande d'agrément, depuis 3 ans au moins :
d'une activité effective et publique au niveau départemental, régional ou national ;
d'une représentativité suffisante, au regard du cadre territorial de leur activité, attestée par le nombre de membres ;
de l'exercice d'une activité non lucrative et d'une gestion désintéressée ;
d'un fonctionnement conforme à ses statuts, présentant des garanties permettant l'information de ses membres et leur participation effective à sa gestion ;
de garanties de régularité en matière financière et comptable.
L'agrément est délivré dans un cadre départemental, régional ou national pour une durée de 5 ans, renouvelable.
Régulièrement, les journaux français, comme dernièrement Marianne (n°43, 30 août 2008), évoquent une huître génétiquement modifiée, appelé huître « de Quatre saisons ». Est-elle le premier animal génétiquement modifié commercialisé en Europe ?
Mise au point en 1997 par l’Institut public français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), et commercialisée en 2000, cette huître possède non pas 2n chromosomes (espèce diploïde, où chaque chromosome est apparié avec son homologue) mais 3n. Elle est donc dite triploïde. Interrogé par Inf’OGM, M. Leborgne, président du syndicat des ostréiculteurs, ne tarit pas d’éloges sur cette huître qui « pousse » plus vite, et dans des milieux non favorables aux huîtres classiques. Du coup, elle peut être vendue en été. Elle représente actuellement environ 30% des huîtres vendues en France, tendance qui, selon lui, va continuer à la hausse.
Deux méthodes de modification
La première méthode consiste à produire des gamètes à 2n chromosomes (au lieu de n pour un gamète normal), via un choc chimique ou physique (notamment thermique). La fécondation de ces gamètes avec avec un gamète classique à n chromosomes (haploïde) donne une huître triploïde à 3n chromosomes. La deuxième méthode, brevetée en 1996 aux Etats-Unis, et actuellement prédominante, consiste à féconder un ovule triploïde (3n chromosomes), résultant donc d’une première manipulation, avec un spermatozoïde haploïde (n). Les huîtres obtenues (4n) croisées avec des diploïdes, donnent naissance à des larves triploïdes, sans mortalité, de qualité uniforme et en théorie stériles.
Une stérilité programmée
La première conséquence est que ces huîtres sont stériles. Les ostréiculteurs qui élèvent des huîtres triploïdes ont donc perdu leur indépendance : ils sont dans l’obligation de passer par des écloseries pour renouveler leurs huîtres. Par contre, le consommateur semble y gagner, puisque, avec l’absence de gamètes, ces huîtres ne sont pas « en lait ». Seconde conséquence, leur stérilité implique qu’elles ne dépensent pas d’énergie pour la reproduction et poussent donc plus vite que les autres. Selon les données fournies par l’Ifremer, reprises dans l’avis de l’Afssa ,« chez les individus diploïdes, de fortes mortalités sont en général observées en période estivale (mai-juillet) dans les élevages (50-70%) alors que, dans les mêmes conditions d’élevage en milieu naturel, des huîtres triploïdes (croisement tétraploïdes / diploïdes) présentent une mortalité globale de l’ordre de 10% ». Cependant, ces avantages semblent, cette année du moins, relatifs. Ainsi, une personne proche des ostréiculteurs et qui souhaite garder l’anonymat, a déclaré à Inf’OGM que cet été, « de nombreux lots d’huîtres triploïdes sont entrés en reproduction, en lactance. Le phénomène était si important que l’information est remontée. Les professionnels ont des doutes ». Ce phénomène avait déjà été noté lors de l’été 2003, selon l’Inra. Il précise aussi que l’infection bactérienne de cet été a touché de façon similaire les huîtres diploïdes et triploïdes et que d’une manière générale, il n’a pas constaté une meilleure résistance chez les huîtres triploïdes. Autre point noir, l’Inra précise dans un avis de 2004 que si quelques huîtres tétraploïdes s’échappaient des écloseries, cela entraînerait « en une dizaine de générations, le basculement vers une population exclusivement tétraploïde ».
Des risques évalués avec des données lacunaires
En 2001, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a, dans un avis, répondu à la question de « l’équivalence des huîtres triploïdes par rapport à des organismes diploïdes ou “sauvages” ». Tout d’abord, elle rappelle que « près de la moitié des espèces végétales sont polyploïdes » mais que « la polyploïdie naturelle est plus rare chez les animaux ». Actuellement, seules les huîtres et les truites sont modifiées pour devenir triploïdes. Pour les risques potentiels de ce nouveau produit, l’Afssa regrette que les études de l’Ifremer ne soient pas publiées et conclut que « dans l’état actuel des données disponibles, [...] le caractère polyploïde des huîtres ne paraît pas constituer en lui-même un facteur de risque sanitaire au regard de l’existence de ce phénomène, à l’état naturel dans les règnes animal et végétal, et de son recul d’utilisation à des fins d’amélioration des espèces ; […] les huîtres triploïdes sont consommées depuis de nombreuses années, sans qu’aient été rapportés d’incidents particuliers liés à leur consommation. Cependant, aucune donnée disponible ne permet d’évaluer si l’incidence des toxi-infections alimentaires observées après consommation d’huîtres est différente entre des huîtres triploïdes et diploïdes ». L’Afssa reconnaît, dans son avis, qu’il y a peu de données bibliographiques « qui con-cernent les triploïdes issues d’un croisement tétraploïdes / diploïdes » et pas de données disponibles sur le pouvoir potentiel accumulateur des huîtres triploïdes comparé aux diploïdes en fonction des conditions de milieu et vis-à-vis des polluants de l’environnement ». Ainsi, l’Afssa recommande-t-elle, d’une part, « d’étudier de manière comparative, [...], les capacités de bioaccumulation et de dépuration des huîtres triploïdes et diploïdes vis-à-vis des métaux lourds, des bactéries et des phycotoxines [toxine produite par les algues], en prenant en compte l’influence des perturbations liées aux facteurs environnementaux » ; et d’autre part, dans l’attente de ces résultats, « un renforcement des contrôles sanitaires sur les zones de production d’huîtres triploïdes à l’égard des contaminants de l’environnement ». Mais interrogé par Inf’OGM, un responsable du comité national de la conchyliculture (CNC) nous informe qu’à sa connaissance, aucun plan de surveillance particulier n’a été imposé.
Quel étiquetage ?
Selon le comité national de la conchyliculture, l’absence de règlementation spécifique aux huîtres triploïdes est logique, car elles ne sont pas considérées comme un « nouveau produit ». Ainsi, il n’y a pas d’obligation d’étiquetage particulier. De même, le fait d’être triploïde n’a pas à être précisé, puisque, selon la Commission européenne, ces huîtres peuvent exister en infime quantité à l’état naturel. Le ministère français de l’Agriculture n’est pas plus favorable à l’étiquetage obligatoire pour le consommateur. Et si la Satmar indique bien, sur les lots de naissains qu’elle vend, le caractère triploïde ou non, cette information disparaît une fois les huîtres sur les étals des commerçants. L’huître triploïde, modifiée chromosomiquement, n’est pas un OGM, au sens juridique car il n’y a pas eu d’apport de gène étranger (cf. page 1). Cependant, comme les PGM, elle implique une dépendance du mareyeur vis-à-vis des écloseries, et elle nécessiterait davantage d’études d’impacts sanitaires et environnementaux.
La récolte et la commercialisation des huîtres, des moules et des palourdes en provenance de l'étang de Thau sont suspendues pour des raisons sanitaires, a annoncé la préfecture de l'Hérault.
"La surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l'Ifremer sur des huîtres et des moules en provenance de l'étang de Thau a mis en évidence des résultats d'analyses phytoplanctoniques, et leurs toxines PSP, supérieurs à la norme autorisée dans l'étang", a expliqué la préfecture dans un communiqué.,,Les toxi-infection alimentaires causées par ces toxines se traduisent dans les 30 minutes par des symptômes neurologiques qui peuvent être accompagnés de symptômes gastro-intestinaux, prévient la même source.,,La mesure temporaire ne concerne pas les crustacés récoltés avant le 30 octobre dans l'étang ou provenant d'autres zones de production.,,De telles mesures sont fréquentes pour les coquillages issus de l'étang de Thau, une zone naturelle proche de Sète, dont les abords sont fortement urbanisés. Les conchyliculteurs se plaignent fréquemment de ces interruptions de leurs activités et mettent régulièrement en cause des systèmes défaillants d'entretien et d'assainissement de l'étang.,,Publié dans Flash Hérault,Évalu
Elles sont aussi bonnes que celles des mois en «r» et se mangent toute l’année. Mais ces «huîtres des quatre saisons» pourraient avoir un impact sur la biodiversité.
«Nous ne mangeons pas d’huîtres pour nous nourrir, mais par plaisir», rappelle comme une évidence un ostréiculteur de l’île de Ré, en Charente-Maritime. Ces coquillages ont une réputation d’authenticité auprès du consommateur. Pourtant, comme pour bien d’autres élevages français, l’ostréiculture n’a plus rien de naturel. L’espèce que l’on déguste aujourd’hui, l’huître creuse japonaise, a été importée sur nos côtes dans les années 70. Par ailleurs, près de la moitié du naissain (les larves d’huîtres) élevé en France provient d’écloseries qui sélectionnent les mollusques, notamment en fonction de leur résistance aux agents pathogènes. Mais surtout, l’huître est un produit saisonnier : la majorité des consommateurs ne la dégustent que lors des mois en «r» (de septembre à avril), car le reste du temps, elle est en période de reproduction et produit sa semence, ce qui la rend laiteuse. C’est pour pallier cet inconvénient commercial que, depuis le début des années 2000, une autre catégorie d’huîtres s’est taillé une place de choix sur le marché français : «l’huître des quatre saisons».
Comme son nom l’indique, on peut la consommer toute l’année, car elle ne produit pas de laitance. On l’a génétiquement modifiée pour que ses cellules comptent trois exemplaires de chaque chromosome, au lieu de deux. Tout comme les humains, une huître normale groupe ses chromosomes par paires - elle est «diploïde». Mais si l’on remplace les paires par des triplets, elle devient «triploïde» et stérile. Pour autant, on ne parle pas d’organisme génétiquement modifié (OGM), car on n’introduit pas dans l’huître de caractéristique nouvelle qu’elle ne possède pas à l’état naturel. L’huître triploïde est donc un OVM, un organisme vivant modifié. Et il n’existe pas de réglementation sur le sujet. Les triploïdes ne sont même pas signalées comme telles : l’étiquetage n’est pas obligatoire. Il est donc difficile de les suivre et de les quantifier, mais Philippe Maraval, directeur général du Comité national de la conchyliculture (CNC), estime qu’un petit quart du marché français est concerné : «Moins de la moitié des professionnels ont recours couramment aux écloseries, et sur cette partie-là, moins de la moitié ont recours aux triploïdes.»
Le premier brevet qui a mené à la production de ces huîtres est américain et date de 1995. Il a été exploité dans l’Hexagone par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), avant que cet organisme dépendant des ministères de l’Environnement et de la Recherche ne développe sa propre méthode de production des triploïdes. Pour obtenir une huître à trois jeux de chromosomes, c’est simple : il faut marier une huître normale, diploïde, avec une huître à quatre jeux de chromosomes, dite tétraploïde. Les tétraploïdes sont des «supermâles», eux aussi obtenus par manipulation génétique. Depuis le dépôt de son propre brevet en 2007 et jusqu’à aujourd’hui, l’Ifremer crée ses géniteurs tétraploïdes et vend ensuite des naissains triploïdes aux ostréiculteurs.
Troublante synchronisation
La communauté ostréicole est divisée sur le sujet. D’un côté, ceux qui sont favorables à l’élevage des triploïdes, dont les avantages commerciaux ne manquent pas : comme les huîtres sont stériles, leurs réserves d’énergie ne sont pas gaspillées dans les fonctions reproductrices et dopent plutôt leur croissance. De l’autre côté, les adeptes des huîtres naturelles sont groupés pour une grande partie sous la bannière de l’association Ostréiculteur traditionnel. Ils pointent le manque de données scientifiques sur les animaux triploïdes. Il semblerait qu’on les ait introduits dans le milieu naturel sans véritablement avoir mesuré leur potentiel impact environnemental, en faisant fi du principe de précaution. Par ailleurs, se pose la question de l’information du consommateur : rien ne permet de différencier à l’œil nu (ou à la dégustation) une huître triploïde d’une diploïde. La polémique a donc pris de l’ampleur. Ostréiculteur traditionnel a d’ailleurs déposé une requête contre l’Ifremer pour «négligence» et «défaut de surveillance».
Du côté de l’institut, le malaise est palpable et la communication sur ce sujet sensible est très encadrée. L’Ifremer est par exemple pointé du doigt concernant la commercialisation des tétraploïdes, huîtres monnayées 1 000 euros pièce. Et accusé d’être juge et partie, car également chargé de la surveillance du milieu ostréicole. Mais le conflit d’intérêts ne durera plus longtemps : la direction de l’Ifremer considère désormais «que cette activité de production [d’huîtres tétraploïdes] ne relève pas de ses missions et qu’elle peut induire une confusion préjudiciable. [Il a été] défini comme objectif le retrait progressif de l’Ifremer, jusqu’en 2017, de cette production». Bientôt, les écloseurs pourront donc produire leurs propres tétraploïdes. Ces géniteurs sont suivis très strictement : ils ne doivent surtout pas se propager dans l’environnement, pour éviter la naissance non maîtrisée d’huîtres triploïdes et la stérilisation de l’espèce. Sur ce sujet, l’Ifremer indique «participer à la consultation que mène la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA) pour définir un cadre réglementaire sur la non-dissémination des tétraploïdes de mollusques». Mais la DPMA, rattachée au ministère de l’Environnement, reste muette sur le détail dudit cadre réglementaire, malgré diverses sollicitations.
Jean-François Samain, directeur de recherche de l’Ifremer jusqu’en 2007, a travaillé sur le sujet de la mortalité estivale des huîtres et questionne la méthode de l’institut : «Les larves tétraploïdes sont obtenues à partir de gamètes fécondés traités de façon chimique. Ce sont des larves "queue de lot", c’est-à-dire les plus faibles, que l’on isole pour donner les futurs géniteurs des triploïdes.» Le chercheur pointe la troublante synchronisation entre le brevetage de cette méthode en 2007 et les fortes mortalités d’huîtres (triploïdes comme diploïdes) enregistrées depuis 2008 en France, dues principalement à l’herpès virus du mollusque et à la bactérie vibrio aestuarianus. «On a fait survivre des larves qui n’auraient pas dû survivre. Or une faiblesse physiologique peut entraîner un problème de défense immunitaire. Les huîtres issues du brevet 2007 seraient-elles plus faibles que celles obtenues avec le précédent brevet, et donc plus sensibles aux pathogènes ?» s’interroge le scientifique.
«On se tire dans les pattes»
D’autres chercheurs abondent dans ce sens - dont le Pôle d’analyses et de recherche de Normandie, Labéo, qui travaille sur le projet Dymorplo pour comprendre la dynamique et l’ampleur des mortalités observées chez les huîtres selon leur mode de provenance. Mais Dymorplo se penche également sur une autre question, non moins épineuse : les triploïdes ne seraient peut-être pas si stériles que ça… «Ces huîtres produisent des gamètes matures, avec lesquels nous avons réussi à faire des fécondations», rapporte Maryline Houssin, chef de service à Labéo. «Il n’est pas absurde d’envisager que des animaux triploïdes puissent se reproduire», nous apprend Christophe Lelong, qui travaille dans l’Unité mixte de recherche Biologie des organismes et écosystèmes aquatiques, à Caen.
A l’heure actuelle, il n’a encore jamais été observé de pontes de cette catégorie de mollusque dans le milieu naturel, mais Labéo va «vérifier l’année prochaine si ces animaux en sont capables». Car si les huîtres génétiquement modifiées se mettent à se reproduire naturellement en mer, rien ne va plus : «Si la triploïdie se stabilisait dans l’espèce, cela pourrait représenter une pollution dans le milieu naturel, explique Christophe Lelong. Comment se comporteraient alors les deux populations d’animaux ? L’une pourrait-elle prendre le pas sur l’autre ?» Jean-François Samain avertit : «Ce qui est naturel est le fruit de millions d’années de sélection et a conduit à une diversité extraordinaire de mécanismes. Nous pourrions perdre toute la diversité d’une espèce.»
Pour d’autres, les débats que soulèvent les huîtres triploïdes sont infondés. «C’est un produit extrêmement porteur, juge Stéphane Angeri, président de l’écloserie France Naissain. Mais aujourd’hui, comme on surfe sur une vague environnementale, on se tire dans les pattes les uns les autres alors que nous avons un savoir-faire français remarquable et des écloseries ultra-performantes.» Emmanuel Legris, ostréiculteur à Plouguerneau (Finistère), est aussi acquis à la cause des triploïdes. Il a pourtant travaillé avec des huîtres sauvages, captées en mer, pendant vingt et un ans. Mais il s’est avéré que son site de travail, avec une eau particulièrement froide (autour de 15° C) brassée par de vifs courants, est davantage propice aux triploïdes. L’ostréiculteur y produit des animaux aux qualités remarquables, qui séduisent les grands restaurateurs. D’ailleurs, s’il y a bien un point qui fait l’unanimité, c’est celui de la qualité gustative des triploïdes : elles sont tout aussi excellentes que les huîtres naturelles - voire meilleures, assurent certains.
On manque encore d’études scientifiques pour répondre à toutes les interrogations soulevées par les triploïdes. Quant à la question de l’étiquetage des bourriches, qui permettrait au moins au consommateur de distinguer les huîtres naturelles des triploïdes, elle a été examinée mais n’a, pour l’heure, pas été tranchée. «On nous demande d’être les seuls fers de lance de la polyploïdie !» s’insurge Philippe Maraval à cette évocation. Une conclusion légitime : quid, en effet, des autres espèces triploïdes également présentes sur le marché, comme certaines truites ou les clémentines ?