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l'Etat Espagnol a À re-choisir entre figure Halloweenesque de Franco et sécessionnisme catalan .

Communiqué LDH

elle se ré-éditerLes événements qui se produisent en Catalogne concernent toute l’Europe, et la France en particulier. Si la Ligue des droits de l’Homme (LDH) n’a pas à prendre position pour ou contre l’indépendance de la Catalogne, elle entend rappeler des principes qui valent en tout état de cause.

La revendication d’indépendance n’a pas à être criminalisée. Une réponse judiciaire et policière ne peut être une solution politique. Un peuple doit être consulté quand il en manifeste, de manière aussi évidente, la volonté. Réprimer cette aspiration et cette volonté au nom de la loi relève alors d’une application illégitime de celle-ci. Les intimidations et violences infligées aux participant-e-s à cette tentative de consultation populaire traduisent une conception de la démocratie par le gouvernement espagnol qui en ignore les fondements.

La LDH condamne cette attitude qui ne peut conduire qu’à un durcissement du conflit. Elle assure de sa solidarité celles et ceux qui en sont les victimes.

La LDH reste très attentive aux suites de cette situation explosive au cœur de l’Union européenne, d’autant plus à la veille de nouvelles manifestations de protestation.

 

Paris, le 2 octobre 2017

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-Le résultat c'est la :Prison requise contre huit membres du gouvernement catalan destitué

Le parquet espagnol a requis jeudi le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan destitué qui comparaissaient à Madrid devant un juge dans une enquête pour sédition et rébellion.

Par Afp |

 

Le parquet espagnol a requis jeudi le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan destitué.

Le parquet a requis la libération sous caution d’un neuvième conseiller (ministre) qui avait quitté le gouvernement avant la déclaration unilatérale d’indépendance.

Cinq des 14 membres du gouvernement catalan destitués, dont son président Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi, ne se sont pas présentés et l’Espagne pourrait émettre un mandat d’arrêt à leur encontre.

-S'ensuie que l'Etat Espagnol place ....

 

 

-Revue de presse internationale :
Les Catalans mettent l'UE en difficulté

En cherchant à être arrêté dans la capitale de l'UE, Puigdemont veut attiser les tendances séparatistes en Europe. C'est en tout cas ce que craint La Stampa :

«Si le mandat d'arrêt européen devait réellement entrer en application, Puigdemont et ses ministres en 'exil' deviendraient les victimes de Madrid, mais aussi celles de Bruxelles, capitale de la Belgique et de l'Europe. … Pour les indépendantistes, sécessionnistes, autonomistes et sympathisants de tout poil, en Catalogne et en dehors, ce serait la démonstration, ou la confirmation, que l'Europe s'oppose à eux. A quoi sert l'UE, se demanderont Catalans, Flamands, Basques, Corses, Ecossais et, pourquoi pas, les habitant d'Alto-Adige, de Vénétie et de Lombardie, si elle n'écoute que les gouvernements qui soumettent les régions à l'impôt et y répriment les aspirations autonomistes ?»

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L'extradition de Puigdemont en question

Puigdemont pourrait être visé par un mandat d'arrêt européen. Or l'extradition du président régional catalan ne paraît plus si évidente, commente La Libre Belgique :

«On ne peut plus dire de façon assurée, comme ce fut le cas en début de semaine, que la tactique de M. Puigdemont sera vouée automatiquement à l'échec. Avec Me Paul Bekaert, le conseil de M. Puigdemont, nombre de juristes estiment qu'il faudra que la justice belge, dès lors qu'un mandat d'arrêt européen a été délivré par l'Espagne, examine sérieusement si les peines que risque le leader catalan ne sont pas disproportionnées, si ses droits fondamentaux ne sont pas menacés et si l'assurance d'un procès équitable est rencontrée. Bref, l'automaticité d'un renvoi en Espagne, voire d'un rejet d'une éventuelle demande d'asile, ne fait plus l'unanimité.»

 
 
Que les deux camps cessent de jouer avec le feu

Le placement en détention des ex-ministres vient à nouveau anéantir tout espoir d'apaisement, déplore La Vanguardia, journal basé à Barcelone :

«La proposition d'élections anticipées était apparue comme une invitation au calme et à la réflexion. Après cinq années d'un processus indépendantiste, qui s'est achevé de manière insatisfaisante pour presque tout le monde, et à l'issue d'une semaine très agitée, nous avions retrouvé un semblant de paix sociale. Une paix balayée d'un seul coup. A quelques semaines du scrutin, l'émotion est palpable et l'on risque de renforcer les radicaux. ... La campagne présente maintenant un grand risque d'incendie. ... De manière irresponsable, les uns et les autres ont négligé chaque occasion de désamorcer le conflit et de reprendre le dialogue - alors que c'était la seule solution viable.»

 
Affronter la justice espagnole

Puigdemont affirme qu'un procès politique inéquitable l'attend en Espagne. Un argument qu'El Periódico de Catalunya juge hypocrite :

«Répétons-le une fois de plus : l'Espagne est un Etat de droit conforme aux normes des démocraties avancées. Rien ne justifie qu'on puisse se soustraire au processus judiciaire, le retarder ou l'instrumentaliser pour continuer à promouvoir un projet politique légitime en soi, mais qui s'est révélé être une impasse. Puigdemont et son gouvernement doivent maintenant comparaître et se défendre devant les tribunaux.»

 
La clémence pour plomber les indépendantistes

Deutschlandfunk appelle la justice à faire preuve d'indulgence vis-à-vis des séparatistes :

«La justice espagnole est bien entendu indépendante, mais il y a toujours des marges de manœuvre en matière d'interprétation du droit. Des marges qui peuvent être mises à profit pour faire valoir la clémence ou la sévérité. On peut supposer que c'est la seconde option qui sera privilégiée. Or ce serait apporter de l'eau au moulin des séparatistes que d'emprisonner certains membres du gouvernement catalan et d'en faire des martyrs. Sanctionner les atteintes au droit et à la loi, d'accord ; mais de grâce, pas de vendetta. … C'est par le dialogue et la négociation qu'on résout les conflits politiques. Seuls une révision constitutionnelle et un référendum contraignant pour tous peuvent apporter une issue durable au dilemme. Si Madrid fait preuve d'intelligence et accorde des concessions aux Catalans, les indépendantistes perdront avec pertes et fracas.»

Puigdemont se comporte comme un véritable populiste, lit-on dans Courrier International :

«De quoi d'autre Carles Puigdemont est-il l'incarnation, sinon d'un certain populisme, ce mal sans cesse réinventé au nom d'une souveraineté populaire confisquée ? En misant sur le rejet d'un Etat espagnol usé par des années de crise et de scandales, le leader séparatiste catalan a cherché à faire vibrer la corde indépendantiste chez les siens. Il a surtout recouru au jusqu'au-boutisme. C'est à cela qu'on reconnaît les populistes : rien ne les arrête. Ni l'opprobre du camp des raisonnables, ni la transgression des principes démocratiques ou constitutionnels, ni même la perception de l'impasse dans laquelle ils s'engouffrent.»

 
Le différend se règlera dans les bureaux de vote

Puigdemont a raison de se rendre à Bruxelles pour faire campagne, estime Neue Zürcher Zeitung :

«Les séparatistes semblent vouloir se concentrer sur les prochaines élections régionales. Tout porte à croire que le 21 décembre ressemblera à un puissant bras-de-fer. C'est probablement ce qui explique l'accalmie actuelle. Jusqu'ici, les séparatistes ont renoncé à organiser une opposition civile massive qui n'aurait fait que retarder l'éviction du gouvernement régional en provoquant violences et agitation. La participation des séparatistes aux élections auraient ainsi été compromise. Le fait que les deux camps planchent sur les élections est un bon signe : le conflit n'est pas déplacé dans la rue, mais s'exprimera de manière démocratique dans les urnes.»

 
 
Un capitaine n'abandonne pas son navire

Hospodářské noviny a du mal à comprendre ce départ :

«Capitaine Puigdemont quitte le navire de l'indépendance catalane pour rallier l'étranger. Il n'est pas le dernier à partir, comme le voudrait la bienséance, mais le premier. Le 'leader de la nation' donne ainsi l'impression d'être un lâche. Il affirme qu'il ne reviendra que si l'Espagne lui apporte des 'garanties de sécurité' qu'il n'a pas détaillées plus avant. ... Madrid pourrait se réjouir de cette situation, et expliquer que si Puigdemont tient vraiment à sa politique, il doit revenir en Catalogne et participer à la campagne. Et s'il veut vraiment devenir un martyr, Madrid pourrait lui conseiller avec cynisme de venir séjourner dans les geôles espagnoles, plutôt que de s'exiler à l'étranger.»

Sur son blog hébergé par le site Adevărul, le journaliste Cristian Unteanu appelle la Belgique à n'accorder en aucun cas l'asile politique à Puigdemont :

«Si une telle demande était acceptée, ceci créerait automatiquement un précédent extrêmement dangereux dans la jurisprudence européenne. La justice belge enverrait ainsi unilatéralement le signal que les instances juridiques espagnoles ne fonctionnent pas et qu'elles sont potentiellement partiales. Un leader séparatiste européen pourrait ainsi trouver une 'base de repli' dans un autre Etat européen, et ce bien que la justice de son pays ait émis un mandat d'arrêt européen à son encontre.»

 
Un mal pour la Belgique

La fuite de Puigdemont en Belgique est délétère pour la politique intérieure du pays, analyse Béatrice Delvaux, rédactrice en chef du journal Le Soir :

«Ce M. Puigdemont embarrasse au fond tout le monde sur notre territoire. Primo, un gouvernement schizophrène, qui doit gérer une problématique indépendantiste avec des ministres nationalistes en son sein. ... Mais secundo, et tout autant, des nationalistes schizophrènes qui se doivent d’afficher une solidarité avec les indépendantistes catalans pour plaire à leurs ultras et rester conformes à leurs statuts, sans pouvoir avouer qu’ils considèrent l’aventure catalane comme une folie, impossible à adopter pour la Flandre. … On va finir par croire que les nationalistes flamands sont indépendantistes en Espagne, faute de l’être en Belgique.»

 
 
La fin du mouvement indépendantiste

L'intervention de Puigdemont devant les médias à Bruxelles avait tout d'une mise en scène d'Halloween, estime ABC :

«On aurait dit une farce sinistre, parfaitement en phase avec les festivités du 31 octobre. Malheureusement, elle a signé la fin du mouvement indépendantiste catalan. Puigdemont a essayé de le faire renaître hier en s'érigeant en martyre, alors que son parti est déjà en train de tourner la page. L'arrêt de mort du processus d'indépendance est définitivement signé et les responsables assistent résignés aux conséquences funestes de leur méconduite. Ils constatent qu'ils ont surestimé leur mouvement et sous-estimé le pouvoir du gouvernement espagnol.»

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