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Occupation de l'INRA jeudi 2 oct. 2014 par les faucheurs volontaires qui protestent contre la recherche de l'institut sur la trangenèse destinée à l'alimentation humaine

Avignon : l'INRA occupé par les faucheurs volontaires

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/2014/10/02/avignon-l-inra-occupe-par-les-faucheurs-volontaires-563504.html

 

Les "faucheurs volontaires" ont occupé les locaux avignonais de l'Institut National de Recherche Agronomique pendant quelques heures, pour protester contre un projet de recherche sur des tomates transgéniques.

Ghislaine Milliet avec AFP Publié le 02/10/2014 

Les manifestants de ce "collectif citoyen", (une soixantaine selon les organisateurs, une quarantaine selon la police) venus de la région d'Avignon mais aussi de Lyon, Narbonne, Perpignan, Montpellier ou Nîmes, ont investi ce matin le hall de l'établissement de l'Inra (Institut national de recherche agronomique) d' Avignon. Puis ils ont pénétré dans certains laboratoires, notamment dans l'unité impliquée dans l'un des projets de recherche Genius.
Ce projet national a débuté en septembre 2012 et regroupe des recherches sur la transgenèse, pour neuf espèces cultivées, dont sept utilisées pour l'alimentation humaine: blé, maïs, riz, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier, rosier.
Les "faucheurs" ont découvert ce programme transgénique grâce à des veilles citoyennes.
"On trouve tout sur le net, explique Olivier Florens, l'un des porte-parole du collectif par ailleurs vice-président EELV du Conseil général de Vaucluse. " C'était sur le site de l'INRA. Ca faisait un an que l'on travaille sur ce dossier".
le collectif dénonce la "philosophie mercantile" de la recherche et le "brevetage du vivant".
"La recherche n'a plus d'argent en France. L'Etat laisse les multinationales investir l'INRA", explique l'élu écologiste. "Elles rachèteront les brevets.

Et un jour, les résultats des recherches seront dans les champs".



dénonce Olivier Florens. Rajoutant que les rencontres avec les ministères tournent "au dialogue de sourds".

 

OGM : manifestation contre le projet Genius

http://www.laprovence.com/actu/leco-en-direct/3065672/ogm-manifestation-contre-le-projet-genius.html


Avignon / Publié le Jeudi 02/10/2014 à 13H49

"Non aux OGM en liberté, non au brevetage du vivant !" Depuis ce matin, des membres du mouvement des "Faucheurs d’'OGM" investissent le site de l'Institut national de recherche agronomique (Inra) à Avignon. Une occupation citoyenne de l’'unité de "Génétique et amélioration des fruits et légumes" (Gafl) précisément, pour dénoncer le projet Genius.

Ce projet de transgénèse - initié sous l’'ancien gouvernement et débuté sous la mandature Hollande en 2012 - concerne neuf espèces cultivées, dont sept sont utilisées pour l’'alimentation humaine : blé, maïs, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier, rosier.

Dans ce cadre, c’'est à l'’Inra d’'Avignon que des recherches sont menées sur la tomate. Cet après-midi, une rencontre est prévue entre les membres de la direction et les Faucheurs volontaires d'OGM.

 

Le Parisien
Action de "faucheurs volontaires" contre les OGM à l'INRA Avignon

Publié le 02.10.2014, 17h08

 

Une soixantaine de "faucheurs volontaires" selon les organisateurs, une quarantaine selon la police, ont occupé jeudi les locaux de l'Inra (Institut national de recherche agronomique) à Avignon, pour protester contre un projet de recherche sur des tomates transgéniques.
L'action s'est déroulée sans débordement, selon police et organisateurs. La direction locale de l'Inra n'était pas joignable immédiatement.
Les manifestants de ce "collectif citoyen", venus de la région d'Avignon mais aussi de , Narbonne, Perpignan, Montpellier ou Nîmes, ont investi le hall de l'établissement, avant de pénétrer dans certains laboratoires, notamment dans l'unité impliquée dans l'un des projets de recherche Genius.
Ce projet national a débuté en septembre 2012 et regroupe des recherches sur la transgenèse, pour neuf espèces cultivées, dont sept utilisées pour l'alimentation humaine: blé, maïs, riz, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier, rosier.
"Nos impôts financent la recherche sur les OGM, qui sont interdits en . De grandes entreprises privées profitent aussi de ces recherches", a dénoncé Olivier Florens, l'un des porte-parole du collectif par ailleurs vice- EELV du Conseil général de Vaucluse, qui a dit sa "surprise" d'avoir découvert "des fruits OGM" lors de cette action.

Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

 

http://www.laprovence.com/article/edition-avignon-grand-avignon/3066949/touche-pas-a-mes-tomates.html
Touche pas à mes tomates !

Avignon / Publié le Vendredi 03/10/2014 à 05H27

Hier à Avignon, les Faucheurs volontaires d'OGM ont occupé l'Inra, pour dénoncer Genius : le projet de transgénèse sur neuf espèces cultivées, dont la tomate

Touche pas à mes tomates !

"Non aux OGM en liberté, non au brevetage du vivant !" Hier, des membres du mouvement des Faucheurs d'OGM ont investi l'Institut national de recherche agronomique (Inra) à Avignon.

Une occupation citoyenne de l'unité de "génétique et amélioration des fruits et légumes" (Gafl) précisément, pour tenter de mettre un coup de faux à Génius. Ce projet de transgénèse - initié sous l'ancien gouvernement et débuté sous la mandature Hollande en 2012 - concerne 9 espèces cultivées, dont 7 sont utilisées pour l'alimentation humaine : blé, maïs, riz, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier, rosier.

Dans ce cadre, c'est à l'Inra d'Avignon que des recherches sont menées sur la tomate. Pour Mireille Lambertin, faucheuse d'OGM, ce projet affiche clairement ses objectifs de mise sur le marché de plantes transgéniques "et en plus, comme c'est une nouvelle technique, il est prévu l'allégement de la réglementation concernant ces OGM, dénonce-t-elle. En gros, on ne les appellera plus OGM, comme ça, ils ne seront pas visés par la réglementation."

"Pas d'OGM dans les assiettes"

C'est également le partenariat public/privé que le groupe remet en question, en accusant l'Inra d'utiliser des fonds publics pour la recherche transgénique : "La recherche publique n'a pas à travailler pour le secteur privé. On va prendre le bien commun de nos semences, les utiliser, les revendre très cher, contaminer notre environnement. Les gens ne veulent pas d'OGM dans leurs assiettes".

Au cours de leur occupation, la directrice du site est allée à leur rencontre. "On n'est pas contre discuter, c'est d'ailleurs pour ça qu'on organise des rencontres citoyennes. Ici, il y a amalgame d'un million de choses, c'est difficile de répondre méthodiquement", soulignait Véronique Lefèvre, pendue à son téléphone toute la matinée. Des appels qui ont permis d'organiser une réunion dans l'après-midi avec le président du centre Inra Paca, Michel Bariteau, revenu spécialement de Paris.

Durant 1h30, les deux parties ont expliqué leur position. Concernant ce lien public-privé, l'Inra a expliqué que 95 % de son budget est constitué d'argent public, sur la base d'un programme spécifique. "Le projet Génius comprend, en effet, des entreprises privées (5 % de nos recherches sont sur des fonds privés), mais nous avons aussi des opérations sur le contrôle de la vie biologique dans lesquelles on est en rapport avec des entreprises privées, explique Michel Bariteau. Le transfert de nos recherches vers le privé n'est pas en soi un problème, on ne peut pas être accusé de ça." Par ailleurs, il a rappelé que l'Inra n'est pas "coordinateur" de ce projet. "Notre but c'est de continuer d'avoir des connaissances amplifiées sur le fonctionnement du génome, sachant que nos recherches sont tournées vers l'agroécologie".

Quant à la partie commercialisation d'OGM que craignent les faucheurs, "ça ne fait pas partie du projet Génius." Et de rappeler que l'Europe est un territoire sans OGM. "C'est une décision de nature politique et ce n'est pas notre champ d'action". Si les anti-OGM ont affirmé ne rien avoir contre l'Inra et qu'ils restent conscients des recherches effectuées en matière d'agroécologie, ils estiment néanmoins avoir participé à "un dialogue de sourds". Ils ne sont pas prêts à lâcher leur faux pour couper net le projet Génius. "On trouvera d'autres formes d'actions."

Narjasse Kerboua

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