http://www.medecinsdumonde.org/Presse/Manifeste-des-420
Toutes les dix minutes, une femme meurt des suites d’un avortement à risque.
Chaque année à travers le monde, plus de 20 millions de femmes interrompent leur grossesse dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées. Ces avortements à risque entraînent le décès de près de 50 000 femmes, tandis que 8 millions d’autres souffrent d’invalidités temporaires ou permanentes.
Interdire l’avortement ne produit aucun effet dissuasif sur le recours à l’IVG, comme le rappelle régulièrement l’Organisation mondiale de la Santé. Parce qu’en tant que médecins nous connaissons, pour y être directement confrontés, les dangers et complications graves auxquels sont exposées ces millions de femmes, nous demandons un accès universel à la contraception et à l’avortement sûr et légal.
Nous nous mobilisons aujourd’hui pour que chaque femme, chaque jeune fille ait le droit d’avoir ou non des enfants, sans risquer sa propre vie.
Le 22 septembre prochain, à New York, lors de l’assemblée générale des Nations unies, une session extraordinaire est organisée sur le suivi du programme d’action décidé il y a vingt ans au Caire, tournant décisif dans la reconnaissance des droits sexuels et reproductifs.
A cette occasion, nous demandons à tous les Etats de prendre les mesures nécessaires pour éliminer les barrières qui empêchent les femmes de décider librement d’avoir ou non un enfant. Il faut améliorer l’accès aux méthodes modernes de contraception afin de prévenir les grossesses non désirées et légaliser l’accès à l’interruption volontaire de grossesse médicalisée.
Nous, médecins, comme nos 330 confrères français en 1973, voulons partout dans le monde que la contraception soit à la portée de tous et que l’avortement soit libre, la décision appartenant entièrement à la femme.
Pour consulter la liste des signataires, rendez-vous sur news.namesnotnumbers.org
septembre 2014
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