Des militants anti-OGM se sont rendus lundi à la mi-journée sur une parcelle de tournesols du groupe semencier RAGT à Druelle, près de Rodez, à la recherche de variétés obtenues par mutagénèse, a-t-on appris auprès des intéressés et des gendarmes.
La cinquantaine de militants des Faucheurs volontaires d'OGM ont mené sur cette parcelle «une inspection citoyenne» des plants de tournesol qui s'y trouvent, ont-ils expliqué.
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Lutte contre les «OGM cachés»
Les plants obtenus par mutagénèse sont exclus de la directive européenne sur les OGM mais sont considérés par les militants comme des «OGM cachés», a déclaré Jean-Luc Juthier, un des militants présents. «Ces plantes sont légales mais elles ont bien été issues d'une manipulation génétique» pour les rendre tolérantes à un herbicide et les faucheurs les jugent aussi dangereuses que les OGM, a-t-il dit.
Le groupe semencier RAGT (Rouergue, Auvergne, Gévaudan, Tarnais), dont le siège est à Rodez, est l'un des semenciers majeurs au plan européen, en particulier dans les domaines des céréales, maïs, oléagineux et plantes fourragères. Il emploie quelque 1 200 personnes, selon son site internet.
En juin, en Haute-Garonne, des faucheurs volontaires avaient détruit des parcelles d'essai de colza Clearfield, également considéré par les militants comme des «OGM cachés». Les faucheurs volontaires dénoncent aussi des contaminations possibles dans les exploitations alentours. «On touche aussi le droit des paysans à produire une alimentation de conventionnelle de qualité. Le paysan bio tout près se trouve contaminé», a dit Jean-Luc Juthier.
LeParisien.fr
dessous et sur http://lesjardinsdulungta.wordpress.com/author/centrolungta/) , le 12 juillet sur le site "seedfreedom" .
Par ce communiqué, la militante dit n'avoir JAMAIS autorisé AVAAZ a associer son nom à la pétition destinée à récolter des fonds afin de créer un commerce libre des semences en ligne, et répète qu'elle ne soutiendrait d'ailleurs aucunement ce concept, même si son nom n'avait pas été utilisé.
-"Chers amis, Chers Défenseurs et Conservateurs des Semences Libres,
Je viens juste d’apprendre qu’Avaaz a lancé une campagne pour un “ebay de semences” et que mon nom à été utilisé dans leur pétition sans ma permission ni consultation. Je ne l’approuve pas. Je ne supporte pas non plus le concept même si mon nom n’avait pas été utilisé.
Nous avons avec amour et solidarité construit un mouvement puissant pour la sauvegarde des semences et pour les droits des fermiers sur le sol et dans nos communautés.
Laissez nous continuez notre travail en pleine intégrité et confiance mutuelle.
Amour,
Vandana Shiva"
-Réseau Semences PaysannesAiguillon le 11 juillet 2014.
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Communiqué - Réseau Semences Paysannes
AVAAZ - Combattre Monsanto
ou faciliter la biopiraterie ?
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D'après Avaaz, ce projet serait conçu par « les fermiers qui résistent et préservent des graines dans des banques de semences et des granges réparties dans le monde entier ». Le Réseau Semences Paysannes, qui regroupe en France la plupart des Maisons des Semences Paysannes au sein desquelles ces « fermiers » s'organisent, n'a jamais rien demandé à Avaaz. Et il ne connaît de par le monde aucune organisation de petits paysans qui puisse concevoir un tel projet.
Les petits agriculteurs travaillent plutôt dans leurs champs que sur internet. Ils produisent et vendent de la nourriture. Seules les entreprises semencières vivent du commerce des semences. Les petits agriculteurs qui pratiquent l'agro-écologie paysanne ont d'abord besoin de pouvoir sélectionner et multiplier leurs semences localement, afin de les adapter à leurs propres conditions de culture et aux changements du climat tel qu'ils se manifestent dans leurs propres champs. Ils n'ont pas besoin de semences sélectionnées et multipliées à l'autre bout de la planète qui exigent de grandes quantités d'engrais et de pesticides chimiques pour s'adapter à leurs conditions de culture locales auxquelles elles n'ont pas été préparées.
Quelques échantillons de semences venant d'ailleurs les aident parfois à renouveler la diversité de leurs semences locales. Ces échanges de petites quantités de semences sont indispensables lorsque les agriculteurs ont perdu leurs semences locales et aussi pour faire face à l'accélération des changements climatiques. Mais lorsqu'ils en reçoivent, les agriculteurs doivent d'abord les sélectionner pour les adapter à leurs propres conditions de culture avant de pouvoir les cultiver à grande échelle. Il arrive aussi que les stocks de semences paysannes locales soient détruits par une catastrophe climatique ou des guerres. Les agriculteurs doivent alors se fournir auprès de leurs voisins les plus proches, éventuellement dans un pays voisin, mais pas sur un marché mondial des semences lesquelles seront inadaptées à leurs conditions de culture et leur imposeront l'utilisation d'engrais et pesticides chimiques.
Les agriculteurs s'organisent pour faciliter ces échanges directement entre eux, malgré les lois dictées par les multinationales qui tentent de le leur interdire. Pour cela, ils se rencontrent pour se transmettre aussi leurs connaissances associées à chaque graine. S’il leur arrive de créer des entreprises artisanales qui diffusent leurs semences via Internet, c’est toujours à petite échelle. Mais ils n'ont pas besoin que toutes leurs semences paysannes et toutes leurs connaissances soient mises en vente dans un immense « magasin mondial » sur internet qui échappera nécessairement à leur contrôle. De plus, cela ne ferait que faciliter le travail des multinationales qui recherchent de nouvelles semences susceptibles d'être brevetées et ont besoin pour cela d'accéder aussi aux connaissances des agriculteurs afin de savoir lesquelles de ces semences possèdent les bons caractères à breveter. Ces brevets interdiront aux agriculteurs de continuer à utiliser les semences qu'ils auront ainsi données gratuitement aux multinationales. Les agriculteurs ne souhaitent pas faciliter ce vol de leurs semences par les brevets des multinationales.
Enfin, Avaaz ne dit pas à qui sera confié l'argent récolté, ni qui le gérera .
Les agriculteurs sont heureux lorsque des ONG les aident à s'organiser. Mais ils n'ont pas besoin d'ONG qui tentent de mobiliser la société civile en leur nom pour des objectifs qui ne sont pas les leurs. Pour pouvoir sélectionner et produire localement leurs semences, les agriculteurs ont besoin que leurs droits de conserver, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs semences soient reconnus et appliqués dans chaque pays. Ils ont besoin d'une mobilisation de la société civile pour interdire dans tous les pays de la planète les lois et les brevets sur le vivant qui entravent ces droits.
Le Conseil d'Administration du Réseau Semences Paysannes.
Contact :Patrick De Kochko, patrick@semencespaysannes.org, 00 33 6 17 06 62 60 ou 00 33 5 53 84 44 05
Aiguillon, July 11th 2014.
According to Avaaz, this project is designed by "farmers who resist by preserving seeds in seed banks and barns around the world." The Farmers Seed Network bringing together in France most organizations of "farmers" working on Farmer seeds never asked Avaaz for anything and have never heard about an organization of small farmers in the world that could conceive such a project.
Small farmers rather work in their fields than on the internet. They produce and sell food. Only seed companies live from the seed trade. Small farmers practicing agro-ecology need first of all to be able to select and multiply their seeds locally, in order to suit their local growing conditions and adapt to climate changes as they occur in their fields. They don't need seeds selected and multiplied on the other side of the planet that would require large amounts of chemical fertilizers and pesticides to adapt to local growing conditions, to which they were not acclimated.
A few seed samples from elsewhere are sometimes enough to help them renew the diversity of their local seeds. These exchanges of small quantities of seeds are needed when farmers have lost their local seeds and also when they cope with accelerating climate change. But when they receive these seeds, farmers must first select those suitable for their own growing conditions before they can grow them on a large scale. It also happens that the local seed stocks are destroyed by a climatic catastrophe or war. Farmers must then obtain seeds from their nearest neighbors, possibly from neighboring countries, but not on a global seed market.
Farmers have organized themselves to facilitate the exchanges they need despite the laws dictated by multinationals that try to prohibit them. They meet in person and talk to eachother in order to transmit the knowledge associated with each seed. If some of them are creating small artisan businesses which could seel seeds through the internet, it is always on a smal-scale level. But they don't need all their Farmer seeds and all their knowledges to be puted up for sale on a huge internet store that would necessarily escape their control. This would only facilitate the work of multinationals seeking new seeds with intertsing traits that could be patented. They want access to farmers' knowledge to determine which of these seeds have valuable traits worth patenting. These patents then forbid farmers to continue using the seeds, that they are invited to give for free on this “ebay store”. Providing access and information over the internet means giving Farmer seeds away to the multinationals. Farmers do not want to facilitate the theft of their seeds through patents by multinationals.
Finally, Avaaz does not say by whom and how the money collected on behalf of farmers, who are not associated with this campaign, will be managed.
Farmers are happy when NGOs help them to organize. But they don't need NGOs trying to mobilize civil society on their behalf for purposes that are not theirs. To select and locally produce seeds, farmers need their rights to save, use, exchange and sell their seeds recognized and applied in every country. They need the mobilization of civil society to prevent in all countries of the world the laws and patents on life impeding those rights.
The Administrative council of the Réseau Semences Paysannes.
Contact : Patrick De Kochko, patrick@semencespaysannes.org, 00 33 6 17 06 62 60 ou 00 33 5 53 84 44 05
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