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Déclaration "moratoire de l'importation du soja GM"des Faucheurs Volontaires du samedi 20 Septembre 2014

Déclaration des Faucheurs Volontaires 
Le Samedi 20 septembre 2014 16h22,
:

PORT de Lorient, SPACE de Rennes; deux lieux, deux actions de désobéissance civique pour un même but.

 

Vendredi 19 septembre 2014, nous, Faucheurs Volontaires venant de toute la France, avons agis de façon non violente dans deux actions différentes et éloignées de désobéissance et de résistance civique (et physique) :

 

- Au port de Lorient 3.500 tonnes de soja provenant d'Amérique du sud ont été neutralisées en les rendant impropres à la consommation par une quarantaine de Faucheurs volontaires d'OGM. Une opération d'information du public au centre ville de Lorient s'en est suivie par quelques uns d'entre nous à l'aide d'un tract qui fut distribué.

 

- Au SPACE de Rennes, l'Assemblée Générale de Nutrinoë (anciennement AFAB) a longuement été perturbée et retardée par une action d'une trentaine de faucheurs volontaires d'OGM. Scandant des slogans anti-OGM et répandant du soja sur les lieux de l'AG, nous avons essayé d'empêcher la tenue de la réunion avant d'être délogés un par un de la salle par les gros-bras de la sécurité. De l'information sous forme de tracts et d'explications au public dans l'enceinte du SPACE a prolongé cette intervention quelque peu houleuse.

 

Ces actions font suite à une série d'actions depuis 2006 (occupations de silos portuaires, blocage de l'activité de nombreuses coopératives agroalimentaires utilisant maïs et soja transgéniques...) visant à obtenir :

 

- un moratoire de l'importation du soja GM.

 

- un changement de politique agricole notamment sur la culture et l'utilisation de graines oléo-protéagineuses comme le lupin blanc, le pois, la féverole, la luzerne etc... pour une autonomie en protéines végétales et pour faire cesser les dommages sanitaires et environnementaux liés aux importations massives d'aliments transgéniques.

 

- un étiquetage des produits contenant des OGM et des produits animaux provenant d'animaux nourris aux OGM (transgéniques ou mutagènes) Ci-dessous joints, les liens des actions et réactions.

 

Merci à tout ceux qui sont venus.

 

Lorient. Les anti-OGM dénaturent 3.500 t de soja 20 septembre 2014
http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient-les-anti-ogm-denaturent-3-500-t-de-soja-20-09-2014-10348388.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=bretagne::morbihan::homepage


 

 

 Les anti-OGM dénaturent 3.500 t de soja 20 septembre 2014
Les faucheurs volontaires assument leur action, hier à Lorient, ils ont fourni la liste des participants à la police.. Photo K. B. 500 litres de macérat alcoolique ont été déversés, hier, à Lorient, sur plus de 3.500 t de soja transgénique stockées dans un entrepôt de Kergroise. Une action menée par une quarantaine de faucheurs volontaires qui réclament un moratoire sur l'importation du soja OGM. L'action a démarré hier au petit matin. À 7 h, une quarantaine de faucheurs volontaires ont réussi à pénétrer à l'intérieur d'un entrepôt de stockage, au port de commerce de Lorient. Objectif : neutraliser une grande quantité de soja transgénique. Une action « de désobéissance civile » consistant à y déverser 500 litres de macérat alcoolique. Un produit qui rend le soja impropre à la consommation par le bétail. « Nous avons ainsi neutralisé plus de 3.500 t de soja », se félicite Cécile Bréant, porte-parole du collectif des faucheurs volontaires. « L'équivalent de 1.200 hectares de cultures en Amérique latine. Et tout ça en une demi-heure. Sans compter plusieurs tonnes également souillées au même moment dans un autre silo ». « Ce sont les responsables des entrepôts Le Bras, avenue de Kergroise, qui ont prévenu la police », commente Bruno Gallot, le commissaire central de Lorient. L'entreprise porte plainte À l'arrivée des policiers, qui n'ont procédé à aucune interpellation, le collectif a aussitôt présenté la liste des participants. « Nous avons procédé au contrôle des identités. L'entreprise a déposé une plainte. Il y aura une enquête mais les faits sont constatés ». La même action avait déjà été menée à Kergroise en novembre 2012. « Il n'y a eu aucune poursuite », explique Brigitte Plunian, membre du collectif. Et pourtant un procès serait l'occasion de mettre le débat sur la place publique ». Par ce procédé, l'agricultrice veut dénoncer l'impact sur l'agriculture bretonne de ces importations de soja : « La majorité des animaux bretons sont nourris avec ce soja. On ne propose que ça aux producteurs. Le soja débarqué à Lorient (un des lieux d'importation d'OGM, avec Brest) provient d'Amérique du Sud. Sa culture entraîne une dramatique déforestation (l'équivalent par an de la superficie des Pays-Bas) », insiste Yves Le Devic. Des actions en attendant le moratoire Déterminés, les faucheurs concluent : « Tant qu'il n'y aura pas de moratoire sur l'importation du soja OGM, nous continuerons nos actions ». Une autre opération a été menée à Rennes, hier matin, au Space, le salon international des productions animales organisé par Nutrinoé (*). * En juin, les faucheurs avaient obligé Nutrinoé à annuler son assemblée générale à Lorient.
REVUE DE PRESSE 
.http://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient-les-anti-ogm-denaturent-3-500-t-de-soja-20-09-2014-10348388.php?utm_source=rss_telegramme&utm_medium=rss&utm_campaign=rss&xtor=bretagne::morbihan::homepage
http://recherche2.assemblee-nationale.fr/commun/images/bandeau_question.jpg
http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-61583QE.htm

 

14ème législature
Question N° : 61583 de Mme Sylvie Tolmont ( Socialiste, républicain et citoyen - Sarthe ) Question écrite
Ministère interrogé > Agriculture, agroalimentaire et forêt Ministère attributaire > Commerce, artisanat, consommation et économie sociale
Rubrique > agriculture Tête d'analyse > oléagineux Analyse > soja modifié génétiquement. réglementation
Question publiée au JO le : 29/07/2014 page : 6323
Réponse publiée au JO le : 11/11/2014 page : 9502
Date de changement d'attribution : 27/08/2014
Date de renouvellement : 04/11/2014

Texte de la question

Mme Sylvie Tolmont attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, sur l'absence de traçabilité du soja génétiquement modifié, utilisé pour l'alimentation animale. L'impact de l'alimentation d'OGM sur les animaux et, à terme sur les humains qui les consomment, pose toujours question. Or, il n'existe encore aucune législation sur l'étiquetage des animaux nourris avec ces aliments. Bien que certains éleveurs (comme les poulets de Loué) aient fait le choix de la transparence et refusent d'utiliser du soja OGM pour nourrir leurs animaux, le consommateur ignore généralement comment ont été nourris les animaux qu'il consomme. Ainsi, elle souhaiterait savoir s'il entend œuvrer en faveur d'une législation plus transparente sur l'alimentation des animaux destinés à la consommation, voire à une interdiction d'OGM pour l'alimentation animale.

Texte de la réponse

Une des améliorations apportées par la révision, en 2003, de la réglementation européenne relative aux organismes génétiquement modifiés (OGM), a été d'inclure la filière de l'alimentation animale dans son champ d'application. Ainsi, les aliments obtenus à partir d'OGM, comme par exemple le tourteau de soja, ne peuvent être commercialisés qu'après avoir été évalués et ils doivent être étiquetés et tracés comme tels dès lors que les matières premières utilisées pour leur élaboration sont génétiquement modifiées. Pour autant, le consommateur n'est pas toujours informé sur la nature de l'alimentation donnée aux animaux, les produits obtenus à l'aide d'OGM n'étant pas couverts par la réglementation européenne. Consciente de la demande croissante des consommateurs de disposer d'une information complète, la Commission européenne a diligenté une étude, courant 2012, qui vise à recenser les différentes formes d'étiquetage valorisant l'absence d'OGM et à évaluer le besoin d'adopter, le cas échéant, une approche harmonisée au niveau de l'Union européenne, en particulier s'agissant de l'étiquetage des denrées d'origine animale. Les conclusions de cette étude devraient être disponibles dans les mois à venir. Dans l'attente, les consommateurs français désireux de consommer des denrées n'utilisant pas cette technologie peuvent opter pour des produits étiquetés « nourris sans OGM (0,1 ou 0,9%) ». En effet, la France n'a pas attendu ces travaux communautaires pour se saisir de la question. Les dispositions du décret n° 2012-128 du 30 janvier 2012 qui encadrent notamment la valorisation de l'absence d'OGM dans l'alimentation des animaux servant à la production des denrées alimentaires permettent aux consommateurs d'exercer leur libre choix. S'agissant d'une éventuelle interdiction des OGM en alimentation animale, une telle mesure ne peut être prise par un Etat membre que s'il existe « une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, animale ou l'environnement » selon la Cour de justice de l'Union européenne. Or en l'espèce, ni l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) ni le Haut conseil des biotechnologies (HCB) n'ont mis en évidence de tels risques liés à l'utilisation des OGM en alimentation animale.
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