Un article sur l'action "Colza VrTH d'hier au péage du pont de l'ile de Ré a été publié : OGM cachés : alertes de la conf' au pont de l'île de Ré
http://www.actu-environnement.com/ae/news/risques-abeilles-insecticides-acaricides-colza-vth-22420.php4#xtor=EPR-1 Insecticides et variétés tolérantes aux herbicides : les précisions de Stéphane Le Foll publiée le 6 aout dans Actu-environnement.
Dans ses réponses écrites à deux députés, le ministre de l'Agriculture précise sa position sur les variétés tolérantes aux herbicides et indique que l'arrêté encadrant l'utilisation des insecticides, notamment sur le colza, va être bientôt révisé.
L'arrêté du 28 novembre 2003, qui fixe les conditions d'utilisation des insecticides et acaricides à usage agricole en vue de protéger les abeilles et autres insectes pollinisateurs, sera prochainement modifié, a indiqué Stéphane Le Foll dans une réponse écrite, publiée le 31 juillet au Journal officiel. Le ministre de l'Agriculture avait été interpellé sur les risques que représentent les néonicotinoïdes pour les abeilles, par le député François-Noël Buffet (UMP, Rhône). Le nouvel arrêté devrait prendre en compte l'avis publié par l'Anses en mars 2014.
Celle-ci, saisie par le ministère de l'Agriculture, indiquait que le principal paramètre à prendre en compte pour protéger les abeilles domestiques, notamment à proximité des cultures attractives (phacélies, colza), était la luminosité. Ainsi, "afin de garantir un délai suffisant entre l'application et le début de l'activité de butinage des abeilles domestiques, les traitements phytopharmaceutiques bénéficiant d'une dérogation à l'interdiction de traitement, ne peuvent être appliqués ni en fin de nuit ni tôt le matin". Elle préconisait donc que, "quelque soit la culture concernée", ces traitements "ne puissent être appliqués qu'aprèsl'heure de coucher du soleil telle que définie par l'éphéméride et dans les trois heuressuivantes, dans des conditions permettant d'assurer la sécurité et la santé des opérateurs". En revanche, l'Anses alertait sur le fait que ces mesures de précaution étaient susceptibles de ne pas être efficaces pour les autres pollinisateurs (bourdons et abeilles sauvages).
Réévaluation des risques de plusieurs néonicotinoïdes
Le ministre rappelle par ailleurs que trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride et thiaméthoxam) ont été suspendus à l'échelle européenne et qu'une réévaluation du risque des produits contenant de l'acétamipride ou du thiaclopride sera "conduite dans le cadre du réexamen général de l'approbation de ces substances au niveau européen". Les lignes directrices de l'évaluation du risque des produits phytopharmaceutiques, publiées en juin 2013 par l'Efsa, ont été renforcées. Elles prennent désormais en compte, "de manière plus large, le risque pour les abeilles domestiques et certains pollinisateurs sauvages, au-delà du seul risque oral aïgu pour les abeilles domestiques". Pour cela, "un programme européen de financement dédié au développement et à l'évaluation de méthodes de tests nécessaires à son application pourrait être mis en place", indique le ministre.
Les VTH, pas responsables du déclin des abeilles ?
Le député UMP Louis Nègre (Alpes Maritimes) voulait quant à lui connaître la position du ministre sur le colza "tolérant aux herbicides de post-levée" qui, selon lui, permettrait de maintenir la production de colza en France. Par ailleurs, l'élu estime que cette plante joue "un rôle majeur dans l'économie apicole".
Les variétés tolérantes aux herbicides (VTH) sont obtenues "soit en exploitant la diversité génétique existante, soit en provoquant des modifications génétiques par mutagénèse qui conduisent à introduire le caractère dans la variété", rappelle en premier lieu Stéphane Le Foll. Selon lui, si peu d'études ont été menées pour évaluer les effets directs ou indirects de ces variétés sur les abeilles, "les données disponibles à ce jour indiquent notamment que la famille herbicide des imidazolinones, appliqués sur les colza et tournesol appartenant à des VTH, ne présentent pas de toxicité directe pour les abeilles". Le ministre précise que "ces données ont été obtenues dans le cadre de la délivrance des autorisations de mise sur le marché des herbicides associés à ces VTH". En fait, le rôle néfaste de ces variétés serait indirect : en limitant les herbes et plantes non désirées sur la parcelle (les adventices), elles réduisent de fait "la ressource pour les pollinisateurs". Le ministre conclut de manière laconique : "Des leviers d'actions concrets pouvant conduire à une augmentation de la ressource en plantes mellifères sont indispensables. Leur mise en œuvre est prévue dans le plan de développement durable de l'apiculture".
Sophie Fabrégat
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17 réactions à cet article
...Le ministre conclut de manière laconique....
Notre ministre est à coup sur toujours laconique !
Il est même peu courageux .
Quand on sait que c'est la ministre S.Royal qui a annoncé la nouvelle carte des zones vulnérables des communes concernées par les nitrates on voit à quel point Mr lefoll a décidément bien peur de faire de la peine
la FNSEA, syndicat qui dicte au ministre ce qu'il doit faire.
jms | 06 août 2014 à 13h40
Et quid des coquillages, huîtres, moules...?
C'est très bien de se mettre ENFIN à plancher sur les problèmes liés à la disparition des abeilles, mais tant qu'à faire, pourquoi de pas s'attaquer en même temps aux pollutions aqueuses et marines, sachant que la situation des coquillages en est au même stade que celle des abeilles (mais sous marine, donc moins visible, j'imagine...)?
J'aime toutes ces répétitions à propos d'une agriculture raisonnée, c'est très bien, mais agissons vite ou quand elle sera mise en place elle ne servira plus à rien :(.
cm | 07 août 2014 à 10h49
« Le ministre conclut de manière laconique » ?
Il lui arrive d'avoir des moments de lucidité !
Mais, pour la clarté de la réponse et l'orthographe, on repassera.
En fait, le sénateur (et pas député) Louis Nègre a demande au ministre Stéphane Le Foll « de quelle manière il compte soutenir les agriculteurs producteurs de colza, en leur apportant des réponses concrètes et efficaces face aux difficultés techniques qu'ils rencontrent, notamment en matière de lutte contre l'ensemble de ces adventices difficiles. Il lui demande quelles mesures seront mises en œuvre pour soutenir cette filière et les innovations variétales permettant de préserver le service de la pollinisation, de contribuer à la ressource alimentaire des abeilles indispensable à leur santé et à la production de miel. »
M. Le Foll n'a répondu qu'à une partie de la question... celle qui correspond à son dada.
Soutenir les agriculteurs producteurs de colza – de méchants « productivistes » – vous n'y pensez pas...
Celle qui correspond à son dada ? À moins que sa réponse ne soit que le reflet d'une immense fainéantise – en l'occurrence de ses services et d'un manque de respect pour la fonction élective sénatoriale – car elle est en grande partie un copier-coller d'une réponse précédente, au député Michel Pajon.
Wackes Seppi | 07 août 2014 à 11h42