Communiqué de presse du collectif Stop Uranium - Blocage du trafic d’uranium – 15 avril 2017 – Narbonne
NUCLÉAIRE : C’EST L’AFFAIRE DE TOUS ! ON VEUT EN PARLER !
Une industrie qui multiplie les scandales, l’un chassant autre ! Travailleurs au noir, sur le chantier de l’EPR, employés par Bouygues ! Affaire Uramin : achat à prix d’or de mines surévaluées en Centrafrique. Et derniers scandales en date : cuves défectueuses de nombreux réacteurs, documents falsifiés et poursuite du chantier de l’EPR de Flamanville !
Alors qu’Areva n’ignorait pas que la cuve mise en place était défectueuse et fabriquée par une usine qui n’en avait pas la capacité ! Et combien de nos réacteurs, aujourd’hui en activité, sont concernés par ces malfaçons. Les preuves sont accablantes : Areva et EDF le savait depuis 2005 ! Ainsi que l’ASN qui a porté l’alerte sur l’incompétence de Creusot-Forge en la matière, dès décembre 2005. Avant même la fabrication de la cuve de l’EPR !
Alors que depuis toujours, l’industrie du nucléaire s’est imposée sans aucun débat. Que l’atome est entré dans l’histoire par le massacre de 250 000 personnes en août 1945 à Hiroshima et Nagasaki et que, depuis, de multiples accidents et catastrophes ont ponctué l’histoire de l’industrie civile de l’atome (Mayak, Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima).
Alors que cette industrie produit des déchets de la plus haute dangerosité, ingérables et actifs pendant des millions d’années. Un poison mortel abandonné aux générations futures !
Alors que cette industrie pollue au quotidien et constitue une menace sans précédent, en particulier en France, pays aux 58 réacteurs (dont 42 ont atteint ou dépassé leur durée, prévue pour 30 ans). Alors que M. Chevet, président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) déclarait en janvier 2016 : « Le contexte en matière de sûreté nucléaire et de radioprotection est préoccupant » !
Alors que la campagne électorale bat son plein, Stop Uranium prend l’initiative et bloque, pour un temps, un train d’UF4 (tétrafluorure d’uranium) qui vient de quitter l’usine de Malvési pour l’usine du Tricastin dans la Drôme. Cette usine dangereuse aux portes de Narbonne traite 100 % de l’uranium utilisé dans nos centrales et 25 % de l’uranium mondial. Elle est classée Seveso seuil haut (dangerosité maximum) et Installation Nucléaire de Base (INB) sur 2 de ses bassins.
Par cette action de désobéissance civile non-violente, nous tenons à interpeller nos concitoyens, les médias, les pouvoirs publics, les candidats à la présidentielle et aux législatives. Nous réclamons un véritable débat national, auquel participeront à part entière des représentants des mouvements antinucléaires, au même titre que les représentants des pouvoirs publics et de l’industrie de l’atome. Le débat qui nous est confisqué depuis toujours !
Quels candidats sont prêts à soutenir cette demande ? Quels candidats nous répondront ?
Stop Uranium, le 15 avril 2017
-pétition:
participer à l'action de mise en demeure de Pierre-Frank Chevet, président de l'ASN : |
-revue de presse :
-affaire de travail au noir chez Bouygues:
Travail au noir sur le chantier de l'EPR de Flamanville
-Affaires des mises en danger avec l'atome:
-et mise en cause d'Areva pour l’affaire de l'« Uraniumgate »