que de recueillir justement , les inquiétudes du plus grand nombre
L'absence totale de réaction de la mairie malgré les alertes du voisinage et du monde associatif sur le saccage écologique de la Rouquette ,en dit long sur la légèreté qu'à la municipalité de traiter son agenda 21,mais rassure quand à la réactivité du monde associatif et de la communauté des citoyens.
Aujourd'hui, vous pouvez agir ! Signez la pétition pourdire non au glyphosate !
Une session du séminaire Développement durable et économie de l'environnement
12h30 - 14h00, à Reid Hall
La loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral – la « loi Littoral » – a été adoptée le 3 janvier 1986. Loi d’urbanisme s’appliquant à l’ensemble des communes riveraines de la mer et des plans d’eau intérieurs de plus de mille hectares, elle constitue le point d’orgue d’une réflexion menée dès le début des années 1970 afin de limiter le bétonnage des côtes. Visant à assurer un équilibre entre développement et protection du patrimoine naturel et culturel, ses dispositions s’imposent à tout document de planification des sols, au premier rang desquels les plans locaux d’urbanisme (PLU) élaborés par les communes. Trente ans après son adoption, la loi Littoral est toujours l’objet de controverses. Pour certains, elle s’est incontestablement montrée efficace dans la limitation de l’artificialisation des sols. Pour d’autres, elle est le symbole d’une « revanche » de l’administration lui permettant d’exercer un pouvoir excessif sur l’aménagement des côtes, freinant par ailleurs son développement économique.
Cette séance du séminaire sera l’occasion de dresser un bilan de l’application de la loi Littoral et de s’interroger sur sa capacité à répondre aux enjeux des littoraux de demain. La loi Littoral a-t-elle atteint ses objectifs ? Quel est son avenir et comment peut-elle intégrer les problématiques émergentes, notamment celle des impacts du changement climatique ?
Lucien Chabason, co-rédacteur de la loi Littoral, et Arnaud Gueguen, chargé de mission au GIP Littoral Aquitain, apporteront des éléments de réponse et ouvriront le débat.
>> Voir l'interview de Lucien Chabason
>> Voir l'interview d'Arnaud Gueguen
L’emplacement de la base arrière du port sétois n’est pas tranché. PA L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise
Est-ce que la nouvelle Région va abandonner l’idée de créer une base arrière du port de Sète à Poussan ? La question n’est visiblement pas tranchée. En effet, une délibération portant sur l’acquisition de terrains sur la ZAD (zone d’aménagement différé) de Poussan a été mise à l’ordre du jour, puis retirée, de la commission permanente du 11 mars prochain. Étonné qu’une telle délibération « rédigée comme si rien ne s’était passé depuis la création de la ZAD en 2010 alors que depuis le Scot*, approuvé en 2014, a exclu l’hinterland dans sa configuration initiale », François Liberti, conseiller départemental et président de l’association des élus communistes et républicains, a écrit à Carole Delga en lui suggérant de rencontrer les acteurs de terrain, mobilisés contre ce projet . « Oui le port de Sète a besoin pour se développer de bases à terre, convient-il, mais des terrains à proximité du port existent, notamment les 70 hectares de la Zifmar encore en eau et plate-forme en devenir, comme le projet d’extension du port l’a prévu. Oui il faut une base logistique de transport mais basée sur l’intermodal et non sur le tout camion et tout autoroute inhérent au site de Poussan. Aujourd’hui 94% du trafic portuaire entrent et sortent par camions. A l’heure de la COP21, ajouter encore du camion est impensable. »
L’alternative agro-écologique
Analyse partagée par l’association « Initiatives citoyennes » (ancien collectif « Non à l’hinterland »). Dans un courrier adressé aux élus régionaux de la liste « Nouveau monde en commun », elle rappelle : « le projet « hinterland », pudiquement rebaptisé parc écologistique » est inutile. L’ex-Région n’a produit aucun document, même sommaire, permettant d’en connaître les grandes lignes et d’en justifier l’intérêt pour le port de Sète et a fortiori les citoyens. Dans l’esprit de vos propres engagements politiques, nous vous proposons de transformer cette opération de spéculation foncière en projet exemplaire pour la préservation des terres agricoles et de l’environnement. En effet, le territoire de la ZAD constitue un corridor écologique vital entre la colline de la Moure et le massif de la Gardiole. Il permet notamment la circulation des eaux naturelles (La Vène) qui alimentent l’étang de Thau dont l’équilibre biologique est particulièrement fragile. C’est également une coupure d’urbanisation essentielle entre Gigean et Poussan. »
A une réserve foncière sans objet, l’association propose de substituer un véritable projet agro-écologique avec des fermes paysannes et un centre de formation, Des arguments auxquels Carole Delga, qui s’est positionnée pour la relocalisation de l’économie, l’agriculture bio et paysanne et les circuits courts, devrait être sensible.
Emmanuelle Stange