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Samedi 7 février 2015 au Cinéma le Comœdia 2 massacres, 2 films de Daniel Kupferstein,autour de la commémoration de la répression à Charonne en février 1962.

Samedi 7 février 2015 au Cinéma le Comœdia

 

Autour de la commémoration de la répression à Charonne en février 1962:

2 massacres, 2 films ( de Daniel Kupferstein).

19h30 :,Mourir à Charonne, pourquoi?,Sur la répression d'une,manifestation de la gauche française contre les attentats de l'OAS.,Réprimée violemment au,métro Charonne à Paris, on relèvera 9 morts

 

20h30 Rencontre autour d'un verre avec le réalisateur Restauration sur place :Chorba + Thé à la menthe+ gateau : 5 euros)

 21 h Les balles du 14 juillet 1953.

 

Sur la répression d'un cortège de,nationalistes algériens

Place de la,Nation à Paris au cours d'une,manifestation en l'honneur de la Révolution française. Sept personnes (6 algériens et un,français) sont tuées et une centaine de manifestants blessés dont plus de 40 par balles.

Un massacre oublié.

Projections suivies d'un débat avec Daniel Kupferstein et les associations Ligue des Droits de l’Homme de Sète,Regards sur le Cinéma Algérien et Amnesty Internationnal.

 

 Synopsis

 

Mourir à Charonne, pourquoi? (59 mn, 2010)

 

Le 8 février 1962, à l'appel de plusieurs syndicats et partis de gauche, une,manifestation est organisée à Paris pour protester contre une série d’attentats perpétrés par un,mouvement extrémiste: l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète).

A 19h30, lors de la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales,de la police chargent violemment les manifestants. Saisis par la panique, un grand nombre d'entre eux s'engouffrent dans le métro. On relèvera 8 morts, un 9ème mourra des suites de ses blessures quelques semaines plus tard. Pourtant, comme,pour la répression de la manifestation des Algériens, le 17 octobre 1961, les responsables de ces massacres, n'ont jamais été jugés.

 

Les balles du 14 juillet 1953 (85 mn, 2014)

 

Le 14 juillet 1953, au moment de la dislocation d’une manifestation en l’honneur de la Révolution Française, la police parisienne charge un cortège,de manifestants algériens. Sept,personnes (6 algériens et un français),sont tuées et une centaine de,manifestants blessés dont plus de,quarante par balles. Un vrai carnage.,Cette histoire est quasiment inconnue.,Pratiquement personne n’est au,courant de son existence. Comme si,une page d’histoire avait été déchirée,et mise à la poubelle. En France,comme en Algérie.,Ce film, est l’histoire d’une longue,enquête contre l’amnésie. Enquête au,jour le jour, pour retrouver des,témoins, pour faire parler les,historiens, pour reprendre les,informations dans les journaux de,l’époque, dans les archives et autres,centres de documentation afin de,reconstituer au mieux le déroulement,de ce drame mais,aussi pour,comprendre comment ce mensonge,d’Etat a si bien fonctionné.

 

Sète : Daniel Kupferstein filme pour “réparer l’injustice”
Sète : Daniel Kupferstein filme pour “réparer l’injustice” Daniel Kupferstein a réalisé vingt-cinq films documentaires depuis 1990.
Ph. V. ANDORRA
 
 

I l présente deux films ce samedi au Comoedia : l'un sur la répression à Charonne, l'autre sur le massacre oublié de juillet 1953.

Dans son appartement situé derrière le théâtre, Daniel Kupferstein a installé son banc de montage et "tente une “intégration” à Sète". Le Parisien connaît bien la région, notamment pour avoir tourné, en 2012 à Béziers, Harcelé à perdre la raison, histoire de la "descente aux enfers" de Jean-Michel Rieux, harcelé au travail dans le service Parcs et Jardins de la ville de Béziers.

À Sète, samedi 7 février au Comœdia, le réalisateur projettera deux autres de ses documentaires, le premier en commémoration à la sanglante répression au métro Charonne, à Paris, le 8 février 1962. Intitulé Mourir à Charonne, pourquoi ? (59', 2010), le film revient sur la manifestation organisée à l'appel de plusieurs syndicats et partis de gauche pour protester contre une série d'attentats perpétrés par l'OAS (Organisation de l'armée secrète). Lors de la dispersion de la manifestation, les brigades spéciales de la police chargent violemment les manifestants causant 9 morts au total.

Une longue enquête contre l'amnésie

Le second documentaire, Les balles du 14 juillet 1953 (85', 2014), raconte l'histoire d'une manifestation "inconnue et souvent confondue avec celle de février 1962." Le 14 juillet 1953, au moment de la dislocation d'une manifestation en l'honneur de la Révolution française, la police parisienne charge un cortège de manifestants algériens.

Sept personnes sont tuées et une centaine blessées. "Pratiquement personne n'est au courant de l'existence de cette page d'histoire. Mon film est l'histoire d'une longue enquête contre l'amnésie afin de comprendre comment ce mensonge d'État a si bien fonctionné." Daniel Kuperstein, aujourd'hui seul dépositaire de cette histoire, selon lui, prépare également un livre qui retrace l'aventure du film.

Dénouer des fils, des histoires, lutter contre l'injustice et l'oubli, qu'il ne supporte pas : telle est la démarche qui entraîne Daniel Kupferstein dans la réalisation de ses documentaires. Avec l'espoir, dit-il, que "laisser une trace sur une vidéo répare l'oubli."

Projection samedi 7, à partir de 19 h 30, au Comœdia. 5 € la séance, 8 € les deux.

 

Sète : la lutte contre l’oubli du cinéaste Daniel Kupferstein
Le 8 février 1962, neuf personnes ont perdu la vie lors de la dispersion d’une manifestation par les brigades spéciales de police. d.r Le 8 février 1962, neuf personnes ont perdu la vie lors de la dispersion d’une manifestation par les brigades spéciales de police. d.r L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Deux documentaires seront projetés samedi 7 février au Comoedia à Sète pour commémorer la répression, par la police parisienne, devant le métro Charonne en février 1962.

Deux massacres, deux films. Le réalisateur Daniel Kupferstein présentera deux de ses documentaires au Comoedia* à l’occasion de la commémoration de la répression à Charonne en février 1962.

Dans le 1er « Mourir à Charonne, pourquoi ? » (2010), présenté à 19h30, le réalisateur D. Kupferstein relate le jour où, lors d’une mobilisation organisée à Paris pour protester contre une série d’attentats perpétrés par l’OAS, neuf personnes ont perdu la vie lors de la dispersion de la manifestation par les brigades spéciales de police.

Saisi par la panique, des manifestants (syndicalistes et partis de gauche) se sont engouffrés dans le métro et y sont morts. « J’avais déjà réalisé il y a 10 ans un film (« 17 octobre 1961.Dissimulation d’un massacre ») sur une autre tragédie qui s’est déroulée lors d’une manifestation pacifiste contre le couvre-feu imposé par Maurice Papon (préfet de police) à tous les Français musulmans d’Algérie. La police a tiré et jeté des Algériens dans la Seine. On parle de 200 victimes. Mais cet événement a disparu dans la mémoire collective au profit de Charonne. A travers ces deux films, j’ai voulu préciser les différences entre les deux manifestations mais aussi rendre hommage aux morts algériens et français assassinés à trois mois d’intervalles par la police parisienne ».

Le 2ème documentaire projeté samedi à 21h, « Les balles du 14 juillet 1953 » (2014), est une enquête pour retrouver les témoins, faire parler les historiens... d’un autre événement tragique méconnu pendant lequel sept personnes sont tuées (6 algériens et un français) là aussi par la police, toujours à Paris, lors d’un rassemblement en l’honneur de la Révolution française. « Presque personne n’est au courant de cette histoire. Pourtant cela a été un vrai carnage et ce, pendant un jour symbolique. Les trois valeurs françaises ont été foulées du pied. Pourquoi ? Par racisme. Il n’y avait rien qui justifiait qu’on leur tire dessus ».

Au-delà du sentiment d’injustice, D. Kupferstein se bat, à travers ses films, contre l’oubli, « une 2ème mort ». « La vérité sur ces massacres n’a jamais été reconnue, les responsables jamais jugés. On attend toujours une reconnaissance officielle de ces crimes d’État ».

Laurence Laden-Saluste

Daniel Kupferstein est également l'auteur du film "Harcelé perdre la raison" qui relate la tragédie vécue par Jean-Michel Rieu, employé municipal à Béziers.

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