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Malbouffe:L'Europe continue de mentir à ce propos .

http://www.bioaddict.fr/images/logo-257x56.pngL'étiquetage des aliments va rester trompeur en Europe
Publié Le 11 Décembre 2014 à 19h06
http://www.bioaddict.fr/article/l-etiquetage-des-aliments-va-rester-trompeur-en-europe-a4758p1.html

 
Le nouveau règlement européen qui va entrer en vigueur au mois de décembre 2014 n'apporte pas la transparence sur la composition, ni l'origine des denrées alimentaires.

Le nouvel étiquetage européen des aliments qui va entrer en application ce samedi 13 décembre 2014, et qui devait éclairer enfin le consommateur sur la composition et l'origine des produits, va rester dans le flou, et des informations essentielles vont continuer à être cachées. Ainsi le nouveau règlement européen (INCO) autorise toujours "les inscriptions illisibles, les valeurs nutritionnelles trompeuses, les OGM cachés, et l'absence de transparence sur l'origine des ingrédients", déplore dans un communiqué l'association de défense des consommateurs Foodwatch.

Le réglement INCO prévoit qu'à partir de décembre 2016 les fabricants devront mentionner les sept valeurs nutritionnelles principales dont les matières grasses, les sucres et le sel sur l'emballage. Mais ces informations nutritionnelles ne figureront qu'à l'arrière de l'emballage et en lettres minuscules : la taille des caractères d'impression des mentions obligatoires sur l'emballage pourra être de seulement 1,2 millimètre et de 0,9 millimètre pour les petits emballages. A vos loupes ! Quant à l'origine des différents ingrédients qui entrent dans la fabrication de la plupart des produits alimentaires, il ne sera toujours pas obligatoire de la mentionner.

Concernant les OGM, le fabricant de produits alimentaires ne sera pas obligé d'informer le consommateur sur le fait que les ingrédients d'origine animale entrant dans la composition de son produit ont été obtenus à partir des animaux nourris aux OGM, alors qu'en France, par exemple, 80% des animaux d'élevage consomment des OGM. Quant aux illustrations elles pourront continuer à être trompeuses et montrer des grosses fraises, par exemple, alors qu'il n'y en a que des traces dans le produit.

" Le nouveau règlement n'apporte donc que peu de transparence et d'améliorations dans l'information des consommateurs car il intègre de fait bon nombre des revendications formulées par l'industrie agro-alimentaire, déplore Ingrid Kragl, directrice de l'information de Foodwatch. Le consommateur est donc " le grand perdant de cette nouvelle règlementation désormais gravée dans le marbre ", tient- elle à préciser.

Avec ce nouveau règlement, les "ruses légales" vont perdurer et continuer d'induire le consommateur en erreur selon FoodWatch qui précise ce que prévoit cette nouvelle règlementation :

L'origine : le consommateur ne sait toujours pas d'où proviennent les principaux ingrédients qui entrent dans la fabrication de la plupart des produits alimentaires. Même pour les produits qui se disent " régionaux ", il n'est toujours pas obligatoire de mentionner l'origine des différents ingrédients. Les fabricants ont exercé une très forte pression contre l'élargissement des mentions d'origine, alors que le Parlement européen s'était prononcé en faveur de davantage d'informations obligatoires.

La taille des caractères : au lieu des 3 millimètres proposés à l'origine par la Commission européenne, les caractères d'impression des mentions obligatoires sur l'emballage devront seulement, à l'avenir, faire au minimum 1,2 millimètre (mesurés sur le " x " minuscule). Une taille réellement insuffisante puisque la plupart des journaux et magazines utilisent une police d'au moins 2 millimètres. Pire : pour les petits emballages, la taille des caractères est ramenée à 0,9 millimètre. Preuve que les nouvelles dispositions ne donnent absolument pas la priorité à une information lisible par le consommateur. Les fabricants de produits alimentaires redoutaient que de plus gros caractères ne laissent pas de place à leur " image de marque ".

Code couleur : le système des feux tricolores inspiré du modèle initial de l'agence britannique des normes alimentaires (FSA, Food Standards Agency), n'a pas recueilli la majorité au Parlement. Il faut dire que les fabricants de produits alimentaires européens ont investi un milliard d'euros pour saper le système des feux au profit de leur propre signalétique (les " apports journaliers recommandés "). En France aussi, l'ANIA (Association nationale des industries alimentaires) continue de s'opposer à un code couleur obligatoire. 80% des Français sont pourtant demandeurs d'un tel logo d'information nutritionnelle à l'avant de l'emballage.

Stella Giani

 

Sécurité des aliments: la France baisse la garde

Le 10 décembre 2014 par Romain Loury

Les abattoirs moins contrôlés
Les abattoirs moins contrôlés
DR

 

Un rapport remis lundi 8 décembre au ministre en charge de l’alimentation, Stéphane Le Foll, dresse un portrait très critique de la politique française de sécurité sanitaire des aliments. Il pointe notamment l’impressionnante baisse des contrôles au cours des dernières années.

Entre autres recommandations, les deux rapporteurs, Marion Guillou et Christian Babusiaux [1], proposent, «par une information accrue du public et des garanties de transparence, de travailler à restaurer la confiance du public, aussi bien dans la parole publique que dans les opérateurs». En termes de communication, ça commence bien.

Car malgré sa richesse, ce rapport, dont la remise était pourtant inscrite à l’agenda de Stéphane Le Foll [2], n’aura pas eu droit à un communiqué de presse, ni même à une ligne dans le fil actualités du ministère. Et ce malgré les dires du service de communication, qui affirmait, mardi 9 décembre en début d’après-midi, s’atteler à la tâche.

Ne voyant toujours rien venir mardi en fin d’après-midi, c’est en fouillant sur le site du ministère que le JDSA a finalement déniché le document, discrètement entreposé dans la page «rapports». Il faut dire que celui-ci ne dresse pas un bilan des plus réjouissants du dispositif français.

-20% de contrôles depuis 2009

Notamment au niveau des contrôles: à l’échelon départemental, la Direction générale de l'alimentaiton (DGAL) a perdu 6,8% de ses effectifs entre 2009 et 2012, avec une baisse marquée dans les abattoirs et pour la remise directe (restaurants, grandes surfaces, artisans). Entre 2009 et 2013, le nombre de contrôles a ainsi diminué de 20%!

Même topo du côté de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), dont les effectifs locaux ont fondu de 10% entre 2007 et 2013, et le taux de contrôle de 17,2% entre 2009 et 2013 pour la seule mission sécurité sanitaire des aliments.

«Le sous-investissement patent dans ce domaine nous expose à des risques sanitaires mais aussi économiques vis-à-vis de nos partenaires commerciaux. Sur ce plan, le changement de paradigme devient urgent et la ‘sanctuarisation’ des moyens de contrôle est un minimum», soulignent les rapporteurs.

Sur la seule question des effectifs, la France, avec ses 2.100 agents affectés à la sécurité sanitaire des aliments, se situe très en deçà du reste de l’Europe: «100.000 agents sont employés directement ou indirectement à la sécurité sanitaire des aliments pour l’ensemble de l'Union européenne. La France représentant 1/8e de la population de l’UE, elle devrait dédier à la sécurité sanitaire des aliments de l'ordre de 12.000 agents».

Un rare cas de «sous-administration»

«En France, on a souvent tendance à dire que les effectifs d’agents publics sont trop élevés. Or dans le secteur de la sécurité sanitaire des aliments, il y a une très forte sous-administration», juge Laurent Lasne, président du Syndicat national des inspecteurs en santé publique vétérinaire (SNISPV), contacté par le JDSA.

Après une chute continue depuis 2006 et une stabilisation en 2014, «on a enfin obtenu une hausse de 60 ETP [équivalents temps plein] en 2015», rappelle-t-il. «Symboliquement c’est toujours bon à prendre, mais cela ne va pas compenser les 1.000 ETP perdus en 8 ans», ajoute le président du syndicat.

«A ce train-là, il faudrait attendre 2033 pour retrouver nos effectifs de 2005», calcule Laurent Lasne. La reprise sera-t-elle confirmée? «Il serait présomptueux de prédire ce que décidera le Parlement, mais il serait tout à fait incompréhensible de repartir à la baisse en 2016», juge-t-il.

Un impact sanitaire déjà visible?

Résultat de cette chute des effectifs, le rapport note que «certains domaines demeurent trop peu encadrés, avec une connaissance insuffisante des dangers qu’ils peuvent représenter, notamment la production d’origine végétale (production primaire, transformation) et les importations», ajoute-t-il.

Si certaines maladies, dont les salmonelloses, sont en baisse, d’autres indicateurs de santé sont mauvais: «Augmentation du nombre de cas de listérioses (+40% entre 2004 et 2012), de campylobactérioses (+130% entre 2004 et 2012) et de toxi-infections alimentaires collectives (+111% entre 2004 et 2013, +166% pour celles liées à la restauration commerciale)», constate le SNISPV.

Pour l’Etat, l’explication la plus courante est celle d’une meilleure détection. Mais cette hausse n’est-elle pas aussi liée à la raréfaction des contrôles? «Personne ne peut dire s’il y a un lien de cause à effet», reconnaît Laurent Lasne. «Mais les deux courbes [baisse des effectifs, hausse de certaines infections] coïncident dans le temps. Et la perception de nos collègues, c’est qu’il y a un relâchement au niveau de la remise directe, où le risque de se faire contrôler ou réprimander diminue», ajoute-t-il.

Une faible articulation

Autre faille pointée par le rapport, «l’articulation entre échelons régionaux et locaux résultant de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat (Réate) fonctionne mal et elle est source d’insatisfaction entre agents travaillant à chacun de ces niveaux».

Au niveau départemental, la sécurité des aliments est confiée aux directions départementales (de la cohésion sociale et) de la protection des populations, les DD(CS)PP. Au niveau régional, elle est assurée par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte, sous tutelle de la DGCCRF), et par les directions générales de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt (Draaf) pour la DGAL.

Selon le SNIVSPV, les rapporteurs prennent cependant «le parti de ne pas remettre en cause l’organisation existante, évitant peut-être ainsi un sujet de désaccord entre les deux missionnaires». Car c’est probablement là l’un des nœuds du problème: bien qu’agissant dans le même champ, la DGAL et la DGCCRF ne sont pas réputées pour leur étroite collaboration.

Deux ans d’attente

C’est d’ailleurs ce qui a valu le retard pris dans la publication du rapport, explique le SNISPV. Lancée en décembre 2012, l’idée ne s’est concrétisée qu’en novembre 2013 par une lettre de mission. Selon le syndicat, ce délai s’expliquerait par une difficulté des ministres à s’entendre sur les termes de la lettre.

En début d’année, la Cour des comptes a elle-même dressé un tableau sombre du dispositif de sécurité des aliments -dans un document en grande partie tenu confidentiel. Fin 2013, l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) de l’Union européenne avait révélé de «graves non-conformités au niveau des inspections ante mortem et post mortem» dans les abattoirs de volaille.

[1] Marion Guillou a été en charge de la DGAL de 1996 à 2000, tandis que Christian Babusiaux a dirigé la DGCCRF de 1984 à 1997.

[2] La remise s’est effectuée en présence des deux autres ministres concernées, Marisol Touraine, ministre de la santé, et Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire .

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Nouvel étiquetage de la viande : plus simple ou plus
Nouvel étiquetage de la viande : plus simple ou plus opaque ?
(Crédit photo : Karamo - Pixabay)
 
Adieu aiguillettes, poires et merlans. Dès ce samedi 13 décembre, les étiquettes apposées sur les viandes bovines et ovines vendues en supermarché porteront des noms plus génériques. Une simplification qui n'est pas du goût de tous.
http://www.terraeco.net/Nouvel-etiquetage-de-la-viande,57685.html
 
         

Il y avait déjà les hôtels, les restos, les campings et les danseurs. A partir de ce samedi 13 décembre, la viande tassée dans nos barquettes de supermarché se couvrira à son tour d’étoiles. Trois lorsqu’elle est de haute qualité (filet, rumsteak, entrecôte…), deux quand elle flirte avec la moyenne (hampe, merlan, épaule…), un seul petit astérisque lorsqu’elle est jugée passable (poitrine, notamment). Rayé en revanche de l’emballage, le nom précis du morceau (« tende de tranche », « gîte à la noix », « macreuse » ou « jumeau »…) au profit d’une appellation aussi générale que commune – « steak », « rôti », etc. – et de la mention du mode de cuisson adapté (« à griller », « à rôtir », « à mijoter », etc).

Pour l’arrêté gouvernemental qui lance cette nouvelle estampille, il s’agit avant tout de parvenir à une « simplification de l’information pour les consommateurs. » « En moyenne, les consommateurs français cuisinent de moins en moins. Ils ont perdu la connaissance fine des morceaux de boucherie, assure Olivier Andrault, chargé de mission-alimentation pour l’UFC-Que Choisir qui se félicite de la mesure. La simplification permet de regrouper certains morceaux de viande sous une même dénomination et de lutter contre une certaine opacité pour les consommateurs, notamment les plus jeunes générations. » « Ces dénominations anciennes étaient trop mystérieuses, incompréhensibles, abonde Gérard Cladière, président du groupe viande de la Fédération du commerce et de la distribution (FDC). Vous savez, vous, ce qu’est un “rond de tranche”, une “tranche grasse”, un “rond de gîte” ? » Selon une étude menée par ses services, sur les trente appellations de la viande, 10% des consommateurs en connaissent… dix. « Ceux qui connaissent les trente, c’est peut-être 0,5% », souligne-t-il. Des bas morceaux boudés

S’ils ne sont pas directement concernés par la nouvelle étiquette, les artisans bouchers regrettent malgré tout, qu’au détour de la mesure leur savoir s’étiole : « Je ne vois pas en quoi les termes d’“aiguillette”, de “rumsteck”, d’“araignée” auxquels les consommateurs sont habitués posent problème », s’agace Christian Le Lann, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie et traiteurs. Le nom d’un morceau correspond à un goût. La hampe, l’onglet ont un goût particulier. Et ça fait partie d’une culture, d’une tradition gastronomique dont la France peut s’enorgueillir. » « Quand on perd les mots, on perd le savoir-faire, abonde Hélène Strohl, sociologue qui a planché sur l’histoire de la boucherie parisienne et auteure de Recettes d’hier et d’aujourd’hui (Editions Jérôme Do Bentzinger, 2012). Ces termes viennent d’une longue histoire liée à la manière de couper la viande des bouchers parisiens. »

Mais au delà du délitement de la culture carnée – qui n’émouvra pas, loin s’en faut, tous nos lecteurs –, c’est la hiérarchie imposée par cette nouvelle appellation qui chiffonne ses détracteurs. Car dans cette nouvelle course à l’étoile, les « bas morceaux » risquent de se retrouver boudés. « Une seule étoile va créer la suspicion. Les gens risquent de s’en détourner », souligne Christian Le Lann. « Mon boucher m’expliquait l’autre jour qu’il a de plus en plus de mal à vendre les bas morceaux. Il n’y a guère encore que pour le couscous. La nouvelle étiquette risque de ne pas améliorer ça. Or, il suffit d’une cuisson longue et d’une bonne connaissance culinaire pour que cette viande soit tout à fait bonne. Evidemment, si vous grillez une tranche de pot-au-feu, c’est immangeable ! », abonde la sociologue. Dans une tribune publiée dans Le Figaro cet été, elle poursuivait ainsi sa pensée : en encourageant les consommateurs à snober les bas morceaux, « il faudra plus de bêtes pour satisfaire la demande de steaks et autres brochettes. Or, on sait que les protéines animales sont écologiquement chères à produire. »

Reste, selon elle, le risque d’attiser le goût des clients pour des plats nutritionnels plus riches : « Quand vous mangez une viande grillée, un steak frites par exemple, vous mangez facilement 150 grammes de viande. Alors qu’une portion de 60 grammes d’un pot-au-feu avec des légumes et des pommes de terre, c’est largement assez nourrissant et c’est souvent moins gras. Moi, j’aime la viande, mais il est certain qu’il faut en manger moins. »

Le système aux étoiles va-t-il vraiment détourner les consommateurs des bas morceaux ? Pour Gérard Cladière de la FDC, ça ne change strictement rien : « Ils s’en sont déjà détournés. C’est pour les bas morceaux que la consommation de la viande baisse le plus. Tout le monde trouve qu’un bon pot-au-feu ou un bon bœuf bourguignon, c’est un super plat. Mais il faut y passer trois heures, alors on ne peut pas faire ça tous les jours. »

Et la traçabilité dans tout ça ?

La nouvelle étiquette en dira-t-elle plus sur l’origine de la viande ? Pas sur ses conditions de vie en tout cas. Une information que le nouveau système risque de brouiller encore davantage, assure Hélène Strohl : « La viande d’un animal élevé en batterie pourra tout aussi bien avoir trois étoiles que la viande d’un animal qui a couru dans le pré. Comment de petits éleveurs vont-ils pouvoir justifier leur prix ? ». « Je connais pas grand-monde – à part un peu Carrefour – qui communique sur le mode d’élevage », rétorque Gérard Cladière. Et pour l’origine géographique ? Elle ne dira rien de plus, reconnaissent tous les acteurs. « La traçabilité existe déjà », souligne Christian Le Lann. En effet, aujourd’hui, sur les steaks, côtes ou gigots qui dorment dans nos rayons, doivent nécessairement être attachés un numéro relatif à l’animal – ou au groupe d’animaux – dont la viande est issue, mais aussi la mention du pays de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal et celui de découpe de la viande. « Je ne connais pas d’autres produits alimentaires sur lesquels il y ait autant d’informations », souligne Olivier Andrault de l’UFC-Que Choisir. Une exhaustivité propre à tous les produits bruts vendus à l’étal, selon lui, comme les poissons frais ou les fruits et les légumes… A l’inverse, « nous n’avons aucune info sur les produits transformés, regrette celui-ci. La seule obligation, c’est la mention du nom du responsable de la commercialisation, mais ça peut aussi bien être le transformateur que le distributeur. Même pour les produits “mono-ingrédient”, comme une brique de lait, vous ne pouvez pas savoir d’où vient la matière première, elle peut tout à fait venir de Belgique. » De cet « oubli », l’UFC-Que Choisir a fait son cheval de bataille en réclamant que soit mentionnés le pays d’origine de la viande utilisée dans les produits transformés. « Ce débat-là, c’est à Bruxelles qu’il se tient, rappelle Gérard Cladière. Sous la pression des associations de consommateurs, le dossier vient d’être réouvert la semaine dernière à Bruxelles… ».

 

 

http://s1.lprs1.fr/_assets/img/design/standard/logo/logoParisien-292x75.gifBientôt un affichage des aliments allergènes dans les restaurants

Dès samedi, la présence des 14 allergènes les plus courants (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris au restaurant. Une mesure adoptée il y a plus de trois ans par la Commission européenne qui entre en vigueur ce week-end.

12 Déc. 2014, 08h01 | Les personnes exposées à de sévères allergies seront soulagées de savoir que la Commission européenne va imposer dès ce week-end aux restaurateurs d'afficher clairement sur leur cartes la présence des 14 aliments allergènes les plus courants. Les personnes exposées à de sévères allergies seront soulagées de savoir que la Commission européenne va imposer dès ce week-end aux restaurateurs d'afficher clairement sur leur cartes la présence des 14 aliments allergènes les plus courants.
http://www.leparisien.fr/societe/bientot-un-affichage-des-aliments-allergenes-dans-les-restaurants-12-12-2014-4368569.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.cyberacteurs.org%2Fquotidien%2Fequotidien.php%3Fid%3D1184
(LE PARISIEN/YANN FOREIX)

Au restaurant, le client allergique est souvent embarrassé de devoir faire demander en cuisine la composition d'un plat, potentiellement dangereux pour lui. Plus encore lorsque le serveur semble surpris par la logique de la question, lorsqu'il s'agit par exemple de vérifier qu'une pizza ne contient pas de cacahuète ! Si la réponse paraît d'abord évidente, les allergiques savent, par expérience, que certains produits peuvent en cacher d'autres ou que certaines excentricités de chefs compliquent leurs repas.

Sur le même sujet

Mais la Commission européenne a pensé à eux et va désormais obliger les restaurateurs, les boulangers ou encore les vendeurs en ligne à mieux signaler les composants à risque. Quelques fins de soirée aux urgences pourraient ainsi être évitées!

Quatorze allergènes ciblés.

 La Commission européenne a détaillé jeudi ces nouvelles dispositions, qui entreront progressivement en vigueur à partir du 13 décembre, trois ans après leur adoption, à l'issue de bras de fer et de compromis avec l'industrie agroalimentaire. Dès ce samedi, la présence des 14 allergènes les plus habituels (arachides, lait, noix, etc.) devra être clairement indiquée dans tous les aliments, y compris pour les produits non préemballés, à charge pour les boulangers ou restaurateurs de prendre les mesures qui s'imposent dans l'année. Ce qui devrait permettre aux personnes allergiques, qui préfèrent parfois acheter un produit industriel où la composition est bien indiquée, à redécouvrir les bons produits des traiteurs ou des marchés bio.


Selon l'exécutif européen, cette réglementation doit également aider les consommateurs de l'Union à manger plus sainement, bien au delà des allergiques. Pour les biscuits ou friandises à l'huile et aux graisses «végétales», les fabricants devront préciser s'il s'agit d'huile de palme, de tournesol ou autre. Même mention obligatoire pour les ajouts d'eau ou de protéine, tandis que les «poissons» ou «viandes» reconstituées ne pourront plus faire semblant de ne pas l'être. Si certains industriels le font déjà, la réglementation européenne devrait rendre cela systématique et uniforme dans l'Union.

La présence de «nanomatériaux manufacturés» devra également être signalée, une règle censée dissiper le flou total entourant actuellement leur usage par l'industrie. Susceptibles de figurer par exemple dans des desserts chocolatés, charcuteries ou soupes, ces matériaux minuscules sont soupçonnés de pouvoir nuire à la santé humaine.

Engin de pêche utilisé, zone de capture...

Face aux contraintes de fabrication évidentes que ces dispositions entraineraient, la filière agroalimentaire a mis la pression sur la Commission. Ce qui explique le temps d'attente entre le vote en la mise en place des mesures. La Commission a hésité à limiter cette obligation de transparence, mais le Parlement européen s'y est opposé, au nom du principe de précaution.

Cet étiquetage responsable sera poussé très loin puisqu'il concernera jusqu'à l'origine des poissons, dont les noms commerciaux et d'espèce devront être déclinés, avec leur zone de capture et l'engin de pêche utilisé. Le patriotisme alimentaire bénéficiera de l'extension aux viandes porcine, ovine, caprine et de volaille de l'indication obligatoire d'origine imposée jusque-là à la seule viande bovine.

Les mousses au chocolat ou les saucissons pourront, en revanche, rester en vente pendant encore trois ans sans étiquetage nutritionnel (valeur énergétique, teneur en sel, sucre, matières grasse). L'affichage de ces données ne deviendra obligatoire qu'au 13 décembre 2016.

Ces règles doivent s'appliquer aux ventes en ligne. Pour garantir le respect de cet arsenal, l'UE examine actuellement un renforcement des contrôles et sanctions, qui devront être «dissuasives».

 

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