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La nouvelle loi santé,c'est la disparition du devoir de secret des médecins et CP "loi renseignement" de l’OLN!

 

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-SECRET PROFESSIONNEL :

Loi de Santé : Le Syndicat des Médecins Inspecteurs de Santé Publique craint une disparition du secret médical. ALERTE.

Publié le 26/03/15 - 17h34 - par HOSPIMEDIA

Malgré toutes les précautions prises par le Gouvernement par amendements pour tenir compte des craintes évoquées sur l'atteinte à la vie privée dans l'écriture de l'article 47 du projet de loi de Santé (lire ci-contre), le Syndicat des médecins inspecteurs de santé publique (Smisp) alerte sur " la mise à mal du secret médical ". Il a en cela écrit à la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, Marisol Touraine, afin qu'elle se saisisse de la question et remédie au problème avant l'examen du texte en séance publique ce 31 mars à l'Assemblée nationale.

L' article L1435-6 du Code de la santé publique stipule actuellement que " les agents de l'ARS ayant la qualité de médecin n'ont accès aux données de santé à caractère personnel que si elles sont strictement nécessaires à l'accomplissement de leurs missions, dans le respect de l'article 226-13 du Code pénal ". Or l'article 47 du projet de loi de Santé supprime la mention " ayant qualité de médecin " et la référence au Code pénal. Le Smisp y voit purement et simplement " une disparition du secret médical au sein de l'administration, au profit d'une formule très générale de secret professionnel étendue à un ensemble non défini d'agents ", argumente-t-il. Ainsi, poursuit-il, cette rédaction contredit l'exposé introductif même du texte qui veut pourtant assurer la confidentialité des données personnelles.

" Il ne s'agit pas pour nous de défendre par principe une exclusivité médicale même si nous pensons que notre formation nous sensibilise particulièrement au respect du secret dans l'intérêt des personnes. Mais, au-delà, notre crainte est surtout celle d'une utilisation inadéquate, désinvolte voire dangereuse d'informations mal interprétées ", déclare le syndicat dans sa missive. Il rappelle d'ailleurs que ce risque s'accroît dans un contexte de diminution des effectifs médicaux dans les ARS. L'absence de concours de recrutement de médecins inspecteurs de santé publique en 2015 augmente alors, selon le Smisp, la probabilité de voir les ARS devenir des lieux de diffusion et d'utilisation défaillantes de données médicales personnelles.

Pia Hémery
HOSPIMEDIA

 

Loi renseignement : Tous surveillés !

Communiqué de presse de l’observatoire des libertés et du numérique

Communiqués de presse, publié le 24 mars 2015, mis à jour le 24 mars 2015

Présentant le projet de loi relatif au renseignement adopté en Conseil des ministres ce 19 mars 2015, le Premier ministre a fièrement assuré qu’il contenait « des moyens d’action légaux mais pas de moyens d’exception ni de surveillance généralisée des citoyens » !

Certes, ce projet légalise des procédés d’investigation jusqu’à présent occultes. Mais pour le reste, les assurances données quant au respect des libertés relèvent d’une rhétorique incantatoire et fallacieuse. Et, prétendant que ce projet de loi fait l’objet d’un large consensus, le gouvernement soumet l’examen du projet en procédure accélérée, confisquant ainsi le débat parlementaire.

« Pas de moyens d’exception » : sonoriser des espaces privés, capter des images, accéder en temps réel aux données de connexion Internet ou installer des dispositifs de recueil des communications couvrant de larges périmètres de l’espace public, suivant la technique du chalutier jetant son filet pour faire le tri ensuite : voilà donc des dispositifs qui ne constituent pas « des moyens d’exception » ! Faudrait-il donc admettre qu’ils relèveront dorénavant du quotidien le plus banal ?

« Pas de surveillance généralisée des citoyens » : au prétexte de la lutte légitime contre le terrorisme, le projet déborde largement hors de ce cadre. Il prévoit que les pouvoirs spéciaux de renseignement pourront être mis en œuvre pour assurer, notamment, « la prévention des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». Au nom de la lutte contre le terrorisme, ce sont donc aussi les mouvements de contestation sociale qui pourront faire l’objet de cette surveillance accrue. L’ensemble des citoyens constituera ainsi la cible potentielle du contrôle, à rebours de ce qui est affirmé.

Plus grave, tout le dispositif est placé entre les mains de l’exécutif évitant le contrôle par le juge judiciaire de mesures pourtant gravement attentatoires aux libertés individuelles qu’il est constitutionnellement chargé de protéger.

La vérification du respect des critères, particulièrement flous, de mise en œuvre de ces pouvoirs d’investigation exorbitants, est confiée à une commission qui fonctionne selon une logique inversée : pour les autoriser, un seul membre de la commission suffit, sauf en cas d’urgence, où l’on s’en passe. Mais pour recommander d’y renoncer, la majorité absolue des membres de la commission doit se prononcer, l’exécutif demeurant en dernier ressort libre d’autoriser la mesure. Et si la commission ne dit mot, elle consent. L’atteinte à la liberté devient ainsi la règle, la protection l’exception.
Ce n’est qu’a posteriori, et seulement si le filtre de la commission est passé, que des recours juridictionnels pourront être formés, exclusivement devant le Conseil d’Etat. Et, secret défense oblige, ils seront instruits sans respect du contradictoire. Ils resteront illusoires quoiqu’il en soit, puisque par définition, le plaignant doit être dans l’ignorance des mesures de surveillance qui peuvent le concerner.

Enfin, vice majeur du dispositif, aucune limite n’est fixée pour déterminer à quel moment et selon quels critères le régime du renseignement relevant d’une police administrative d’exception doit laisser place à une enquête judiciaire de droit commun, avec les garanties qu’elle comporte pour ceux qui en font l’objet. Le juge judiciaire pourrait donc continuer ainsi de rester à l’écart d’investigations portant sur des délits ou des crimes dont l’élucidation relève pourtant de sa mission.

Ce projet de loi installe un dispositif pérenne de contrôle occulte des citoyens dont il confie au pouvoir exécutif un usage quasi illimité. Il est à ce titre inacceptable. Seul un véritable contrôle a priori de techniques de renseignement proportionnées et visant un objectif strictement défini relevant de la sécurité nationale, restera respectueux des droits fondamentaux.

L’Observatoire des libertés et du numérique appelle les citoyens et les parlementaires à se mobiliser pour conduire ce projet vers sa seule finalité légitime : mettre les dispositifs d’encadrement de la surveillance et du renseignement en adéquation avec les exigences de l’Etat de droit.

Organisations membres de l’OLN : Cecil, Creis-Terminal, LDH, Quadrature du Net, Saf, SM.

Contacts presse
Syndicat de la Magistrature (SM) : 01 48 80 47 88 Laurence Blisson, SM : 06 75 42 47 06 Feriel Saadni, service communication LDH : 01 56 55 51 08 contact-oln@ldh-france.org

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