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L'armée autorisée par l'actuel gouvernement,à déroger à la règle générale de transparence !

Certains secrets pourraient bien contribuer à une certaine déchéance des droits civiques et des libertés publiques et privées des Français.

 

Soumis à l'avis de la CNIL et publié dans le JO le 23 aout 2014,un décret en conseil d’État autorise l'armée à déroger à la règle générale de transparence  sensée etre de rigueur  dans la vie quotidienne des citoyens avec l'apparition d'un nouveau fichier secret "SIREX ",dit de contre-ingérence .
C'est donc ainsi que les mutations de la société française sont "accompagnées" ,façon"Patriot Act",par l'activité du  Conseil d'État et aussi celle de la justice administrative .

Cet accompagnement est d'ailleurs  à découvrir dans le Bilan d'activité 2013 du Conseil d’État :
http://www.conseil-etat.fr/fr/le-bilan-d-activite-2013-kyu/

Mais gageons que vous ne trouverez rien sur Sirex dans le futur bilan d'ctivité 2014!

 Alors ,le nouveau secret dont ce gouvernement s'autorise l'exercice au nom de "la sûreté de l'Etat, de la défense ou de la sécurité publique "  peut-il etre un facteur d'extention ,ou au contraire est-il le signe d'une  déchéance pour les droits civiques en France?

Les droits civiques sont ceux qui désignent les protections et privilèges des libertés fondamentales,(l'interdiction de la torture, ..., le droit à la liberté,à un procés juste et équitable,droit à la présomption d'innocence ) accordés à tous les citoyens par la loi Française contre toutes les discriminations.Or avec  les fichiers ,au demeurant inaccessibles, et avec leurs croisements possibles ,c'est bien la question de la restriction de nos libertés  par ce gouvernement qui se pose puisque dans la liberté individuelle  réside le pouvoir d'exercer sa volonté propre en agissant ou en n'agissant pas.

Cogito ....et habeas corpus!*Les droits civiques sont à défendre et à étendre sinon :à quand un Guantanamo Français?Pourquoi pas des internements illégaux comme au bon temps du Stalinisme?

 

*ref:THE HABEAS CORPUS ACT
Ordre écrit, datant de 1679, autorisant tout individu arrêté à demander à un juge ou à un tribunal d'examiner le caractère légal de son arrestation. Complété ultérieurement par d'autres lois (en 1816 et en 1960), cet ordre est toujours en vigueur en Grande-Bretagne et dans tous les pays soumis à la Common Law (Écosse exceptée). Il a également été intégré à la Constitution américaine.

 

-Publié par Guillaume Champeau, le Samedi 23 Août 2014

 
SIREX : un nouveau fichier secret de contre-ingérence par l'Etat
Le Gouvernement a fait publier aujourd'hui au Journal Officiel un décret qui autorise la création d'un fichier de renseignements mis en oeuvre par l'armée, SIREX, sur lequel aucune information n'est publiée. On sait juste que la CNIL a émis une réserve sur son contenu, destiné à faciliter la contre-ingérence, c'est-à-dire la protection des installations et opérations militaires françaises.

En principe, l'article 30 de la loi CNIL du 6 janvier 1978 dispose que les déclarations, demandes d'autorisation ou demandes d'avis adressées à la CNIL pour la collecte de données personnelles doivent contenir toute une série d'informations telles que la finalité du traitement, les éventuels "rapprochements ou toutes autres formes de mise en relation avec d'autres traitements", le type de données collectées et la catégorie de personnes visées, ou encore la durée de conservation.

Mais il existe des exceptions.

En effet, le texte ajoute que "les demandes d'avis portant sur les traitements intéressant la sûreté de l'Etat, la défense ou la sécurité publique peuvent ne pas comporter tous les éléments d'information énumérés ci-dessus". L'Etat a alors l'obligation d'en dresser la liste par un décret, lui-même soumis à l'avis de la CNIL. C'est tout l'objet d'un décret publié ce samedi matin au Journal Officiel, qui modifie la liste des fichiers autorisés à déroger à la règle générale de transparence.

Il remplace les "fichiers de la direction de la protection et de la sécurité de la défense" par un nouveau fichier, baptisé SIREX. Or on ne sait strictement rien de ce que recouvre ce nouveau fichier, si ce n'est qu'il s'agit selon le ministère de la défense d'un "système d'information de la recherche et de l'exploitation du renseignement de contre-ingérence".

Le Gouvernement actionne pour SIREX les dispositions de l'article 26 de la loi de 1978, qui prévoit que "certains traitements (...) peuvent être dispensés, par décret en Conseil d'Etat, de la publication de l'acte réglementaire qui les autorise". Il est uniquement prévu que "pour ces traitements, est publié, en même temps que le décret autorisant la dispense de publication de l'acte, le sens de l'avis émis par la commission". Ce qui fut fait.

En effet, figure également au Journal Officiel de ce samedi matin la délibération n° 2014-142 de la CNIL du 17 avril 2014, on ne peut plus sibyilline : "Avis favorable avec réserve". Quelle réserve ? Le public ne le saura pas, l'avis lui-même n'étant pas publié, pour ne pas informer sur le contenu du décret.

"Renseigner pour protéger"

On sait toutefois que SIREX est mis en oeuvre par la direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD), qui a pour mission de "renseigner pour protéger". "La Défense doit protéger ses personnels, ses matériels, ses informations et installations sensibles, d’actes hostiles, qualifiés d'ingérence, qui peuvent émaner d’organisations ou d’individus qui chercheraient ainsi à porter atteinte aux capacités opérationnelles de la défense par d’autres voies que la confrontation militaire", explique le site internet du ministère de la défense.

Il peut s'agir aussi bien de renseignements collectés à l'extérieur des frontières que de renseignements intérieurs, visant également des citoyens français.

"Le terrorisme, l'espionnage, les actions de subversion comme celles de sabotage ou encore le crime organisé (TESSCo) recouvrent les actes d'ingérence", précise le ministère, qui indique que la DPSD "agit dans le cadre général d'une mission de contre-ingérence en alertant sur les vulnérabilités, renseignant sur les menaces potentielles, contribuant aux mesures de protection".

Selon le site InfosDefense, la DPSD compte 1130 personnels civils et militaires. Sa mission "consiste principalement à la sécurité des personnels et des sites du ministère de la Défense", mais elle "travaille aussi quotidiennement avec les industriels exerçant dans le secteur de l’armement dans le cadre de sa mission de contre-ingérence".

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