L'avancée scientifique majeure sur la correction de gènes publiée hier dans la revue Nature n'aurait pas été possible sans une découverte capitale en génétique réalisée par une Française, il y a cinq ans : Crispr-Cas9. Autrement appelée «ciseaux à découper l'ADN», la technique Crispr-Cas9 (du nom d'un système immunitaire bactérien) a, en effet, été découverte en 2012 par Emmanuelle Charpentier. Cette microbiologiste, généticienne et biochimiste, en collaboration avec l'Américaine Jennifer Doudna, a mis au point des ciseaux constitués d'un brin d'ARN (de l'ADN à une seule branche) contenant une séquence qui va venir se fixer sur l'ADN à un endroit précis. Un enzyme (Cas9) va ensuite découper l'ADN. Le système permet alors d'inactiver un gène, le remplacer ou modifier son expression. La technique est non seulement révolutionnaire – elle a d'ailleurs reçu de nombreux prix – mais elle est aussi moins chère que tout ce qu'on utilisait jusqu'à présent.
Recréer des espèces disparues, soigner des maladies… ou créer des virus
Et surtout, elle dessine des développements génétiques fulgurants… et inquiétants. Alors que Crispr-Cas9 est utilisé par quelque 3 000 laboratoires dans le monde, certains chercheurs imaginent déjà pouvoir recréer des espèces disparues en combinant leur ADN congelé avec l'ADN d'une espèce proche, par exemple recréer un mammouth à partir d'un éléphant… Certaines sociétés génétiques sont d'ailleurs passées à la pratique en créant des vaches sans cornes aux États-Unis ou en améliorant la vision de rats atteints d'une forme de cécité.
Ces modifications génétiques, qui vont bien au-delà de ce que l'on fait pour les OGM, soulèvent bien sûr d'importantes questions éthiques. Le 25 décembre dernier, 170 organisations ont lancé un appel commun en faveur d'un moratoire mondial sur le forçage génétique obtenu par génie génétique. Peut-être en pure perte car la technologie est déjà disponible pour le grand public qui peut acquérir des kits Crispr sur internet et modifier à domicile une bactérie. Une activité de biohacking inoffensive ... ou dangereuse si des personnes mal intentionnées voulaient créer un virus. C'est la raison pour laquelle Crispr-Cas9, formidable avancée scientifique, a été rangée par la CIA dans la catégorie… des armes de destruction massive.
-" Les conséquences des innovations technoscientifiques sont dorénavant souvent brutales et dramatiques". Face au déni de responsabilité des chercheurs, Jacques Testart défend l’émergence d’«
espaces d’intelligence collective
» où les citoyens puissent réfléchir et échanger sur des sujets d’importance générale.
-Car les nouvelles techniques de modification génétique Crispr/Cas9, méganucléases, et autre mutagénèse par oligonucléotides, et également la technologie Talen .. posent un certain nombre de questions en termes de sécurité "Nationale" et internationale:Les états vont-il décider de leur suspension ,reprendre "le contrôle",ou s'installer dans un continuisme aveugle?
-Petite digression de l'administration du blog sur la solidité politique d'un principe :celui de la continuité en fumisterie et en dangerosité publique des hommes d'état :
En France ,il est régulier que les chefs d’État se lancent par le biais ministériel dans "des assertions sans fondement scientifique" ( ni historique),qui ne font que dérouter le Pékin moyen qu'ils administrent sur des sujets gravissimes comme le terrorisme.
C'était déjà le cas des précédents élus de la république ,bien placés pour savoir, que leur guerre contre le terrorisme, ça ne marche pas.
Car"Comment faire peur à ceux qui ne craignent pas la mort ?" lire là-dessus "Le droit sans exception).
Concernant le président Macron tout juste sorti des urnes ,c'est idem avec ce Projet de loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme entre en préparation l'inscription d’une Urgence Étatique contre le terrorisme ,dans le droit commun .La politique politicienne de propagande et d'acceptation sociale suit .
Et cela donne dans la confusion ,le biais,et la diffusion publique de mensonges éhontés ,loin du Droit et de des "espaces d’intelligence collective où les citoyens pourraient réfléchir et échanger sur des sujets d’importance générale".
Pour preuve , le best off en dinguerie politicienne n' a pas été loin d’être atteint le 23 aout 2017 dernier ,par le ministre de l'intérieur quand il prit position médicalement sur le terrorisme.En se référant le dernier magasine Hospimedia ,qui relate les propos de Gérard Collomb , on apprend que ce dirigeant est en train de faire un "retour d’amalgames entre maladie mentale et dangerosité" .
Qui est l'irresponsable en réalité?
Ce ne sont là que de veilles,mais redoutables ficelles Sarkoziennes,redoutables surtout pour l'image que les politiques tiennent à donner du fou dans la société .Ils ne rendent cependant pas service à la cohésion publique des Français ni en matière de santé, ni en terme de sécurité intérieure:
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Publié le : 23 août 2017 Note introductive - CRPA Notre association fait écho et participe à cette alerte sur les libertés individuelles des personnes psychiatrisées ou psychiatrisables. Les risques de dérive de cette idéologie médiatique et politique qui consiste en pratiquer un amalgame systématique entre pathologie mentale et terrorisme sont réels et connus. Cf. période Sarkozyste.
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-Revue de presse sur la sempiternelle demande en collaboration médicale adressée par le pouvoir politique aux praticiens de tout poil:
Puis revenons "aux véléités diagnostiques" de nos moutonniers de la république:
Après cette digression présidentielle ( valablement délirante pour le pathologue Lyonnais Gérard Collomb(accessoirement ministre de l'intérieur) quant à l'évocation d'une ",collaboration," sur ces repérages d'individus,au sujet de laquelle Rachel Bocher, elle qui est présidente de l'Intersyndicat national des praticiens hospitaliers, (INPH), ,souligne à Hospimédia ce 23 août 2017,que " police et psychiatrie n'ont jamais fait bon ménage, cela, renvoie à certains, régimes politiques"du passé. "),sachons qu'il existe néanmoins en France, un Conseil national consultatif pour la biosécurité(Censé donner matière à la lutte contre le terrorisme biologique?) ,comme il y a à l'UNESCO,un Comité international de bioéthique (qui serait censé éclairer les nations sur l'utilisation de l'édition de génomes à des fins nécro-technologique?):
Le Conseil national consultatif pour la biosécurité estime que les avancées sur la synthèse de génomes pourraient servir des intentions belliqueuses.
Il y a tout juste un an, James R. Clapper, directeur du renseignement américain, classait les nouveaux outils d’édition du génome parmi les « armes de destruction massive ». S’il n’était pas nommément cité dans le rapport annuel sur les menaces mondiales, le système Crispr-Cas9 était clairement dans sa ligne de mire : dérivé d’un mécanisme de protection des bactéries contre les virus, il a, depuis sa découverte en 2012, envahi quasiment tous les laboratoires de biomédecine, où il est utilisé pour désactiver et modifier des gènes à volonté, rapidement et à moindre coût.
Révolutionnaire, Crispr-Cas9 pourrait-il vraiment devenir, dans de mauvaises mains, une arme de destruction massive ? En France, le Conseil national consultatif pour la biosécurité (CNCB) ne le pense pas. Créé en 2015 pour réfléchir aux détournements d’outils biologiques à des fins belliqueuses ou terroristes, le CNCB vient de remettre au gouvernement un rapport sur le sujet qui restera classifié mais dont les conclusions et les recommandations ont été rendues publiques mardi 7 février.
« Notre avis est assez différent de celui des services secrets américains, souligne le microbiologiste Antoine Danchin, qui a coordonné le rapport. Crispr-Cas9 n’est rien d’autre qu’une amélioration de techniques disponibles depuis des décennies. De plus, c’est intéressant pour manipuler les cellules eucaryotes [dotées d’un noyau], mais cela n’accroît pas le risque concernant les micro-organismes pathogènes – virus ou bactéries. »
En revanche, le CNCB s’inquiète des progrès de la biologie de synthèse, qui permet de reconstituer des génomes et « pose la question de la possibilité de recréer de novo des micro-organismes déjà existants dans la nature, notamment des virus (…) qui pourraient présenter de réels risques pour la sécurité sanitaire des populations ». « On ne peut pas dire qu’une maladie est éradiquée dès lors que le génome de l’agent est connu », résume Antoine Danchin : il est désormais possible de reconstituer de toutes pièces le génome qui peut assurer sa renaissance.
Plusieurs parades ont été imaginées, rappelle-t-on au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), où on souligne que la réponse ne peut être qu’« universelle ». Quarante-deux Etats se sont ainsi associés, formant le Groupe Australie, par exemple, pour contrôler l’exportation d’équipements biologiques sensibles. Les synthétiseurs de gènes devraient prochainement en faire partie. Mais ni la Russie ni la Chine ne participent au Groupe Australie.
Risques de détournement des travaux
Autre initiative, l’International Gene Synthesis Consortium (IGSC), qui rassemble 80 % des sociétés offrant des services de synthèse de gènes : elles contrôlent systématiquement que les commandes ne comportent pas d’éléments permettant de reconstituer des agents pathogènes. Ce qui laisse 20 % du marché potentiellement ouvert à de tels détournements… Même si la France ne compte aucun industriel faisant de la synthèse à façon de gènes, le CNCB appuie ces stratégies. Il souhaite aussi que les requêtes des bases de données publiques et privées répertoriant les séquences d’agents pathogènes fassent l’objet d’une surveillance automatisée.
Philippe Marlière, spécialiste de la biologie de synthèse, doute de l’efficacité de tels embargos face à la volonté d’Etats voyous. « La fabrication de segments d’ADN peut s’effectuer sans synthétiseurs, dit-il. Kim Jong-un pourrait ordonner à une armée souterraine de laborantins la synthèse totale d’une version “anti-impérialiste” du virus HIV en une année, par exemple. » La prolifération nucléique serait plus difficile à contrôler que la prolifération nucléaire…
Philippe Marlière pointe aussi le rôle de Crispr-Cas9 dans la mise en œuvre effective du « forçage génétique », qui permettrait d’introduire dans une espèce une modification permanente et transmissible. « Des initiatives d’interventions génétiques par des bio-hackers pourraient déjà commencer », estime-t-il, même si elles nécessiteraient une logistique lourde, d’élevage notamment. Plusieurs programmes de recherche officiels portent actuellement sur l’éradication du moustique, vecteur de nombreuses maladies, mais on mesure mal les conséquences de sa disparition au niveau d’un écosystème. Le CNCB estime que « cette capacité pose de nombreuses questions éthiques » et travaille sur ces questions en liaison avec le Haut conseil des biotechnologies (HCB).
Lire aussi : Bioingénierie : un appel contre le « forçage génétique »
Chapeauté par le SGDSN, le CNCB est composé de six chercheurs habilités secret-défense et de six représentants de ministères régaliens. Sa naissance a été « un long périple », rappelle le neurobiologiste Henri Korn, coauteur en 2008 d’un rapport à l’Académie des sciences, Les Menaces biologiques. Biosécurité et responsabilité des scientifiques, qui a inspiré sa création. Le sous-titre sur la responsabilité est toujours d’actualité : la prochaine mission du CNCB, indique-t-on au SGDSN, « sera de mettre en place une charte déontologique des chercheurs, qui soulignera le risque de détournement de leurs travaux ». La Direction générale de la sécurité intérieure a entamé des actions de sensibilisation des jeunes chercheurs et des laboratoires « communautaires ». Les logiques de transparence et de secret risquent de s’affronter. « A titre personnel, insiste Antoine Danchin, je suis convaincu que toute vérité n’est pas bonne à dire. Que si on découvre une technologie qui peut être détournée, une forme d’autocensure est utile. »
-Article complémentaire d'Inf'OGM: