Que l’on soit membre d’une des composantes de la gauche de transition démocratique, sociale et écologique ou d’aucune et électeur de JLM, le programme l’Avenir en Commun peut tous nous rassembler, à quelques nuances près. Ce programme été soutenu par plus de 7 millions d’électeurs et d’électrices du premier tour des présidentielles. Il est, par excellence, l’élément fédérateur. Tout le reste porte en soi les ferments de la division.
Avec un sens du dépassement par le haut de nos sensibilités particulières, que nous nous réclamions d’aucun parti ou de la FI, du PCF, des Verts, d’Ensemble et même du NPA ou de la gauche du PS qui a combattu les dérives social-libérales et les reniements de ce parti, tous nous pouvons nous mobiliser pour porter ce projet. Même s’il est l’un ou l’autre point où nous aimerions apporter nos nuances, l’heure n’est pas à la chicanerie.
Car les bouleversements considérables que nous observons depuis quelques mois dans la société politique française nous font devoir d’être à la hauteur de ce moment historique où le système politique est ébranlé.
Les résultats de l’élection présidentielle, premier et second tour confondus, nous tracent un chemin et nous assignent un devoir. C’est celui de la conquête d’une force parlementaire résolument alternative. Face au massacre social qui se prépare et qui pourrait être mis en oeuvre par des méthodes très peu démocratiques, les cadres politiques de la gauche alternative ont le devoir d’être responsables.
Or, à quoi assistons-nous depuis des semaines à propos des législatives ? Des querelles d’appareils indignes des millions de femmes et d’hommes qui attendent des raisons d’espérer.
Je ne suis qu’un simple citoyen qui soutient le programme L’Avenir en Commun. Je ne suis membre d’aucun parti, ni d’aucune structure et je ne suis candidat à rien. Comme politologue, j’analyse ; comme électeur de JLM, je m’implique. J’ai 70 ans et je réclame le droit d’espérer. Pour nos enfants et petits enfants.
Espérer que les appareils dirigeants de la FI, du PCF, des Verts, d’Ensemble, du NPA et de ceux qui se retrouvent dans la remise en cause du PS surmontent leurs dérisoires préoccupations d’appareils ou de carrière. Que soit rejetée toute tentative de donner quelques années de vie supplémentaires à un système politique en décomposition ; que cessent d’être écoutés les conseillers des petits intérêts et des petites manœuvres ; que soient écartés ceux qui entretiennent de vieilles querelles dont ils font aujourd’hui des éléments de division ; qu’il soit mis fin à la prime aux entourages, séquelle d’un système vermoulu ; que les logiques d’appareil ne tuent pas l’espoir.
Nous sommes le peuple. Nous refusons de voir détruites les chances que nos 7 millions de voix ont réunies de s’opposer efficacement aux malheurs qui nous attendent et de proposer un projet pour des « jours heureux ».
Nous sommes le peuple. Et nous disons à ceux qui parlent en notre nom : dépassez vos intérêts particuliers ; régler ce qui vous divise ; donnez-nous ce rassemblement qui créera la dynamique unitaire grâce à laquelle tous les espoirs seront permis. Unis, nous pourrons tout. Divisés nous ne serons rien.
Il y a urgence.
Raoul Marc Jennar
Pour adhérer, il suffit de cliquer, et c’est gratis, pas de cotisation. Bizarre… Mais avant d’adhérer, je me suis intéressé à cette annonce en évidence sur la première page : « Des centaines d’événements gratuits chaque semaine. Ateliers de réflexion sur le programme ou actions de terrain à la rencontre de ses concitoyens, les événements vous permettent d'agir très concrètement pour notre projet », les événements étant ouverts à tous, adhérents ou non.
Tout émoustillé de pouvoir participer à ces heures glorieuses des marcheurs, j’ai recherché « l’évènement » proche de chez moi pour ce 9 mai, et là j’ai été un peu calmé.
Voici ce que l’on trouve, en tout et pour tout.
A Lagny-sur-Mer, « Ensemble pour fêter la victoire et maintenir notre mobilisation », avec 6 inscrits.
A Gennevilliers, « Fin du commencement », avec 3 inscrits.
A Montigny-le-Bretonneux, « Victoire, trinquons ensemble », avec 3 inscrits.
A Dourdan, « Epilogue des présidentielles et prémisses des législatives », avec 6 inscrits.
A Levallois-Perret, « Notre victoire et notre soirée », avec 8 inscrits.
A Vélizy-Villacoublay, « Fêtons le présent, préparons l’avenir », avec 5 inscrits.
A Saint-Ouen, « Réunion Saint-Ouen En Marche ! », avec 1 inscrit.
A zut, rien de bien joyeux près de chez moi, je me suis résigné à attendre mercredi 10 mai, pour entrer dans la magie citoyenne du « Penser printemps », mais ça n’est pas mieux :
A Goussainville, « Loi sur la moralisation de la vie politique », avec 2 inscrits.
A Paris 14eme, « Et après », avec 22 inscrits, pour un arrondissement qui compte 140 000 habitants.
A Claye-Souilly, « Loi sur la moralisation de la vie publique », avec 1 inscrit.
A Paris 9eme, « After drink de victoire #6 : et maintenant ? », avec 12 inscrits
A Paris 19eme, « Gagner les Législatives », avec 9 inscrits
A Vert-le-Petit, « Repas pour la victoire d’Emmanuel Macron », avec 4 inscrits
A Milly-la-Forêt, « Repas de fête », avec 1 inscrit
A Paris 10eme, « On n’a fait !!!!!!!! », avec 11 inscrits
A Argenteuil, « Réunion de la victoire et préparation des législatives », avec 6 inscrits.
Voilà où nous en sommes. No comment… sauf pour vous pour vous signaler cet article de Lyon Capitale, qui vous donne une idée de la joyeuse ambiance à Lyon, en terre de Macronie... Avec cette ambiance, les militants d'En Marche ! vont bientôt partir en courant.