Bonjour à toutes et à tous,
Une initiative a été lancée en novembre dernier à Paris, intitulée « Sursaut Citoyen ». Elle vise à mettre en lumière toutes les actions menées sur le territoire français en faveur de l’accueil des personnes migrantes.
Accueil, aide juridique, hébergement, cours de français, dons de vêtements, plaidoyer….que ces actions soient portées par des citoyen-ne-s, des associations ou des collectifs, elles sont nombreuses et vont à l’encontre des discours obtus et sécuritaires de nos politiques.
Nous* avons besoin de votre concours pour donner de l’ampleur à cette initiative. Une cartographie va bientôt être mise en ligne, elle permettra de souligner de façon très visuelle que la France n’est pas un pays synonyme de fermeture des frontières et de mépris des droits de l’Homme, mais un pays d’accueil.
Bien sûr, une équipe chargée de la communication autour de cette cartographie va s’atteler à « faire le buzz » durant les prochaines semaines, nous reviendrons donc vers vous très rapidement (n’hésitez pas d’ailleurs à vous joindre à nous, nous sommes ouverts et informels, tout le monde est bienvenu pour mettre la main à la pâte).
Voici donc un rapide questionnaire, à remplir en corps de mail avec vos informations et à renvoyer à l’adresse suivante : sursaut-citoyen@crid.asso.fr
Nom de la structure/du mouvement/du collectif (s’il existe) :
Site web et/ou facebook :
Contact-s (mail, adresse) :
Champ d’action géographique :
Champ(s) d’activité(s) :
˜ Hébergement
˜ Habillement (don de vêtements, draps, mobilier…)
˜ Accueil
˜ Assistance juridique
˜ Alimentation (distribution de repas….)
˜ Formation (français, professionnelle…)
˜ Service de domiciliation
˜ Bagagerie
˜ Interpellation (mobilisation, plaidoyer…)
Descriptif rapide (300 caractères max) :
En vous remerciant par avance pour votre mobilisation et votre soutien !
* « Nous » représentons une quarantaine d’organisations engagées dans l’initiative du Sursaut Citoyen. Parmi elles on peut compter : le CRID, le CCFD Terre-Solidaire, VoxPublic, Emmaüs International, le Réseau Chrétien Immigrés, la Cimade, Singa, le COPAF, Le petit déjeuner à Flandres, le collectif migrants 19ème, le Collectif des Sans-Papier 75, les Hackers Ouverts, le Service Jésuite des Réfugiés France…nous prenons des décisions collectives et nous répartissons ensuite les tâches selon les disponibilités de chacun-e. Merci par avance pour votre mobilisation et votre aide,
Pour le Sursaut Citoyen
Stéphane
Adresse contact : sursaut-citoyen@crid.asso.fr
Autre sur les violences sexuelles exercées sur des femmes par des organisations terroristes :
En décembre 2016, le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit était décerné à Nadia Mourad Bassi Taha et Lamiya Aji Bachar, deux jeunes yézidies survivantes de Daech qui ont donné une voix aux femmes victimes de violences sexuelles de la part d’organisations terroristes.
A l’occasion de la Journée internationale de la femme, Lamiya Aji Bachar, ainsi que Hauwa Ibrahim, lauréate Prix Sakharov 2005, et Denis Mukwege (en vidéo conférence), lauréat Prix Sakharov 2014, participaient à une soirée-débat : Les droits de l'homme et la lutte contre la violence à l'égard des femmes organisée par le Bureau d’information du PE en Belgique conjointement avec Odisee, KULeuven, UCL, Université Saint-Louis.
D’autres personnalités étaient venues enrichir le débat : Alexander De Croo, vice-Premier ministre et ministre de la Coopération au développement du gouvernement fédéral belge, les eurodéputées Marie Arena (S&D) et Hilde Vautmans (ADLE), Sébastien van Drooghenbroeck, doyen de la faculté de Droit de l’Université Saint-Louis, Sylvie Sarolea, professeure de Droit (Droits de l'homme et migrations) à l’UCL et, pour clôturer, Steven Vanackere, administrateur universitaire à KU Leuven Campus Brussel et Campus Sint-Lucas Brussel.
La soirée s’est déroulée sous le signe de l’espoir, mais aussi du devoir d’action de chacun et de tous, pour les droits de l’homme, pour l’égalité des genres et pour lutter contre la violence à l’égard des femmes
Des valeurs universelles
On aurait tort de réduire l’Union européenne à un projet économique. L’Union européenne, Alexander De Croo nous le rappelle, a été bâtie sur des valeurs : démocratie, dignité humaine, liberté, égalité, état de droit et respect des droits de l’homme. L’Union représente l’espoir, c’est un modèle de paix, de liberté et de respect de la diversité. Il est du rôle de l’Union européenne de défendre et de promouvoir ces valeurs car elles sont universelles. Comment ? En défendant les droits de l’homme, et de la femme ! Les États européens se sont engagés via les 17 Objectifs de développement durable et cet engagement doit être honoré.
Lutte contre la violence à l’égard des femmes
Le témoignage poignant de la lauréate du Prix Sakharov 2016, Lamiya Aji Bashar, a mis la lutte contre la violence à l’égard des femmes au centre du débat. Le récit de cette jeune fille victime et rescapée de Daech a ému toute l’assemblée.
Ses demandes pour plus d’action de la part de l’Union européenne et de la communauté internationale afin de défendre les droits des femmes dans le monde et d’éviter que son histoire ne doive se répéter ne peut laisser personne de marbre.
Droit à l’éducation
Le droit à l’éducation est fondamental pour permettre aux femmes d’être indépendantes et autonomes. Le développement des pays augmente lorsqu’on investit dans l’éducation et le soutien aux femmes.
À travers son témoignage de lutte constante pour le droit des femmes, Hauwa Ibrahim insiste sur l’importance d’une éducation inclusive et de qualité, mais aussi axée vers le marché du travail afin d’offrir aux femmes, et aux hommes, des opportunités dans leur pays. Il faut se poser ces questions lorsqu’on parle d’éducation : « quelle éducation, pour qui, à quel effet et quelle utilisation peut en être faite ? ». La politique étrangère de l’Union européenne, pour être efficace, doit assurer dignité, justice, équité et opportunités.
« Il faut remettre l’oxygène là où il a sa place ». Hauwa Ibrahim
Soutien aux victimes
« Il faut la justice pour les victimes, et l’impunité pour les crimes doit stopper »
Dans son récit, Lamiya nous parle de l’importance du soutien aux victimes de violence, un point également partagé par Hilde Vautmans et Denis Mukwege. L’accès aux soins et à l’éducation sont fondamentaux pour permettre aux femmes de se reconstruire et de se réintégrer dans la société.
La reconstruction des victimes va plus loin. Une aide juridique doit être fournie et les auteurs de violence ne peuvent rester impunis, qu’il s’agisse d’un viol ou, pour Hilde Vautmans, d’une insulte sur facebook, ici ou ailleurs. Denis Mukwege et Sébastien van Drooghenbroeck, appellent les gouvernements nationaux à assumer leur responsabilité : protéger la population et les femmes, poursuivre les auteurs de crimes et soutenir les victimes. La Convention d’Istanbul et la Cour européenne des Droits de l’Homme pourraient jouer un rôle dans la poursuite de ceux qui ne respecteraient pas leurs devoirs de protection, d’enquête, de punition et de réparation pour les victimes.
Protéger les femmes lors des crises et des déplacements forcés
Marie Arena et Sylvie Sarolea ont quant à elles abordé le sujet très actuel des droits des femmes et de leur protection dans les situations de crises et lors des déplacements forcés.
Le droit international n’offre pas de protection à ceux qui quittent leur pays pour en rejoindre un autre. Il n’existe aucune condition de sécurité et aucun accompagnement lors des déplacements forcés vers un ‘refuge’. Or, les femmes sont particulièrement vulnérables dans ce contexte et sont souvent victimes de violences physiques et sexuelles, que ce soit lors de leur voyage ou dans les camps de réfugiés.
Pour Marie Arena, il est aussi important que le Parlement européen s’attaque aux causes des crises et de la migration forcée. Les accords internationaux entre l’Union européenne et les pays tiers ne peuvent créer de conditions qui contribuent aux crises.
Ce qu’on retient
Le combat pour les droits des femmes et contre les violences à leur égard est loin d’être fini. Ce sont pourtant des droits universels.
Comme l’a si bien dit Hauwa Ibrahim, la Journée internationale des femmes était le 8 mars mais le combat continue car « chaque jour est une journée de la femme ».
-En France :