... et autres écrits occasionnels - Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher
Suite à une conversation dans un taxi new-yorkais avec un chauffeur pakistanais qui ne comprend pas qu’un pays puisse exister sans ennemis, Umberto Eco s’interroge. Après avoir constaté les ravages d’idéologies totalitaires telles que le nazisme ou le fascisme, la société actuelle ressent-elle la nécessité de se définir par rapport à un ennemi et de le diaboliser ? Les Etats renonceraient-ils, aujourd’hui, à l’opportunité de créer de nouveaux boucs émissaires pour renforcer le sentiment d’identité nationale et leur pouvoir ?
Puis, à l’occasion de conférences ou d’essais à thèmes qui amusent autant celui qui parle que celui qui écoute, et qui sont, en somme, des exercices de rhétorique baroque, l’auteur aborde avec jubilation des sujets variés : l’idée de l’absolu, la tragédie d’Anna Karenine, la poétique de l’excès chez Victor Hugo, les divertissements inspirés par les almanachs, « Parlez-moi d’amour », etc.
Le grand érudit qu’est Umberto Eco traite dans ces « écrits occasionnels » de questions qui l’intriguent et le passionnent, sans jamais oublier d’amuser son lecteur.
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-Le prochain numéro de Cultures & Conflits
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-"Qu’ont en commun Ovide et Dante, Edward Saïd et Julio Cortázar, l'artiste ayant fui l’Allemagne nazie ou la Russie stalinienne au siècle dernier et, de nos jours, l’ouvrière mexicaine de Los Angeles, le demandeur d’asile à Rome ou Paris, le clandestin de Calais ou de Lampedusa ? Les causes sont diverses et les circonstances différentes mais ils partagent tous une même expérience, celle de l’exil, que nous nommons « expérience exilique ». La penser permettrait de mieux appréhender les phénomènes migratoires contemporains - le migrant est d’abord un exilé -, et leur devenir dans la durée, l'héritage de l'exil touchant plusieurs générations."
LA LANGUE MATERIELLE DE L’EXIL (1)
03 mars 2016 [16h-18h30].
La prochaine séance du programme NON-LIEUX DE L’EXIL en collaboration avec l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (IRIS / CNRS-EHESS) aura lieu de 16h à 18h30 salle 426 (EHESS, 190 av. de France, 75013 Paris). Elle s’articulera autour des processus de passage entre l’intime de l’expérience et la sphère publique.
Avec :
· Laetitia TURA : projection de Ils me laissent l’exil – les objets (28’’/2015), film réalisé lors d’une résidence du GREC, Musée de l’Immigration.
Discutante principale : Chowra Makaremi (IRIS / EHESS-CNRS)
· Alexandra GALITZINE-LOUMPET – le projet Displaced Objects (displacedobjects.com)
avec la participation de Rachel COHEN et Cécile OUMHANI.
Discutante principale : Brigitte Natanson (Université d'Orléans)
Coordination : Alexandra Galitzine-Loumpet (CESSMA & NLE), Chowra Makaremi (IRIS EHESS/CNRS & NLE), Brigitte Natanson (Université d’Orléans & NLE)
Présentation des intervenantes : ici
entrée libre dans la limite des places disponibles
Carnet de recherche : http://nle.hypotheses.org/
FB : https://www.facebook.com/NonLieuxDelExil/