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Le dictateur Syrien participe à un siège par la faim contre des populations.

Chez nous aussi ,en France(En particulier au ministère du taré*),il y a quelqu'un qu'il faut se fader comme un fardeau :

regardez cette rencontre d'un journaliste d'outre-manche avec Valls ,filmée sur la BBC visible suryetiblog.org

*https://www.mediapart.fr/journal/france/060216/notre-dame-des-landes-bienvenue-chez-les-dingues

*Manuel, souviens-t-en... | L'Humanité

1 oct. 2013 - Par Jean-Claude Lefort, Député honoraire, Fils de Manouche. ... Mon père, manouche et français, est allé en 1936 en Espagne pour combattre ..

-Ensuite ,il apparaitrait que

LA GUERRE DES CIVILISATIONS N’AURA PAS LIEU

" C’est une guerre de civilisations, c’est une évidence. Pour nos brillantes élites, de Nicolas Sarkozy à Manuel Valls, aucun doute. Certains vont plus loin, c’est la guerre de la civilisation contre la barbarie. C’est une certitude répandue dans les médias, dans les têtes, partout, y compris chez le barbare pour qui le barbare, c’est l’autre."

Appel. Ni guerre ni état d’urgence

vendredi 5 février 2016

En Syrie, la faim comme arme de guerre

Mots-clés : Droits humains Faim Paix et conflit Syrie

©Mohammed Eyad / NurPhoto

En ce début d’année 2016, Madaya, bourgade syrienne de 42 000 habitants à la frontière du Liban, est devenue une ville martyre, affamée par les troupes du régime et les miliciens du Hezbollah libanais.
Plus au Nord, Foua et Kefraya, deux villes chiites du mohafazat d’Idlib, se trouvent, elles, encerclées par des rebelles.

Madaya, situé dans le massif montagneux de Qalamoun à 40 km de Damas se trouvait bloqué depuis six mois par les forces du régime. Selon Médecins sans frontières, 28 personnes y sont mortes depuis le 1er décembre. « Les gens ont peur de sortir car ils peuvent se faire abattre par les soldats, des francs-tireurs ou sauter sur des mines. Depuis octobre, date de la dernière livraison alimentaire, les habitants n’ont pas de pain, ils se nourrissent de soupe préparée avec des feuilles ou boivent de l’eau mélangée à des épices. Le prix du kilo de riz a atteint 25 000 LS (100 euros). Ceux qui meurent en premier sont les plus faibles, les nouveau-nés, les personnes âgées et les malades. », témoigne Mohammed al-Idlibi [1] membre d’un réseau d’aide à la Syrie, et partenaire du CCFD-Terre solidaire.
Il énumère les besoins des populations assiégées : des produits alimentaires énergétiques tels que des légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots blancs), du riz, de l’huile, du sucre…

Les images de ces populations en détresse ont propulsé la situation des villes assiégées sous les feux de l’actualité et fini par déclencher l’envoi d’un convoi humanitaire le 11 janvier.
Menée sous la houlette du Croissant rouge et de la Croix Rouge, cette opération a reçu le feu vert des autorités syriennes qui l’a toutefois conditionnée à une aide similaire pour les villages pro-Assad de Foua et Kefraya.
Alors que se profilent des discussions entre le pouvoir et l’opposition sous l’égide de l’Onu, le 25 janvier 2016 à Genève, chaque belligérant tente de prendre l’avantage dans le rapport de force sur le terrain ou dans les médias.

Une arme utilisée depuis 2012

Le siège de villes n’est pas un phénomène récent. Cette « arme de guerre » a été utilisée dès 2012.
« Lors du siège du camp palestinien de Yarmouk, dans la banlieue de Damas, par l’armée en 2013/2014, je me souviens d’une famille qui se contentait d’un cube de bouillon Maggi par jour ! », raconte Mohammed al-Idlibi. Mais la politique basée sur la famine a été systématiquement mise en place par le régime et le Hezbollah depuis deux ans ».
Au printemps 2014, le père Frans Van Der Lugt, un jésuite néerlandais ayant choisi de rester auprès de la population assiégée de Homs, avait envoyé un appel désespéré sur Internet : « Le plus grand problème est la faim car les gens ne trouvent pas à manger ». C’était quelques semaines avant qu’il ne soit assassiné d’une balle dans la tête.

Selon l’Onu, il y aurait aujourd’hui un peu plus de 400 000 Syriens assiégés, un chiffre que les associations locales jugent souvent très sous estimé.
Tous les sièges ne sont cependant pas aussi hermétiques que ceux de Yarmouk et Madaya.
Dans certains cas, comme à al-Tell (Qalamoun), les habitants obtiennent parfois l’autorisation de sortir ou d’entrer, seules les personnes étrangères à la ville sont interdites.

La faim profite économiquement aux belligérants

« Au début du blocus, la population assiégée utilise les stocks des commerçants locaux qui font flamber les prix. Une fois ces réserves épuisées, le régime peut laisser entrer des marchands ou des shabiha, (des miliciens) qui lui sont affiliés et fixent des prix encore plus exorbitants. », explique Iskandar*, un militant de la première heure.
Tout un système économique de prédation et de corruption s’est ainsi mis en place au profit de ceux qui contrôlent les points de passages.
« Dans la capitale tenue par le régime, on peut acheter des abricots provenant des jardins situés en zone rebelle, pourtant en principe totalement bloquée, poursuit l’activiste. Il y a donc des arrangements pour faire passer des fruits et légumes au prix de droits de passage prélevés aux barrages. À l’inverse, à l’intérieur des zones rebelles de la Ghouta, près de Damas, les fruits, légumes, laitages et viandes produits sur place sont meilleur marché alors que le riz, la farine restent pratiquement introuvables ».

Un « crime de guerre »

Le blocus des villes a été qualifié de « tactique barbare » par l’ONU et de « crime de guerre » par son Secrétaire général Ban Ki Moon, le 14 janvier. Pour Mohammed al-Idlibi, « il s’agit d’une stratégie globale menée par le régime de Bachar. Elle vise à mettre la main sur des territoires, expulser les populations, si possible à les anéantir pour qu’elles ne reviennent pas. L’objectif du pouvoir est de modifier la composition de ces zones frontalières avec le Liban pour y mettre des populations minoritaires, principalement chiites et alaouites ».

De fait, des recompositions démographiques sont déjà à l’œuvre à Homs dans les quartiers sunnites où des maisons ont été accaparées par des officiers alaouites.
En revanche, l’armée syrienne n’a assiégé ni Raqqa, ni les localités de l’Euphrate et s’est retirée quasiment sans combattre de Palmyre tombées sous la coupe de l’État islamique. « Laisser Daech s’implanter dans certains territoires est une stratégie qui conforte un régime se présentant comme la seule alternative aux djihadistes. Or il en est un des promoteurs et ne se sent pas concerné, de toute évidence, par la population de l’Est syrien », martèle Mohammed al-Idlibi.

Les « héros de l’ombre »

Dès le début de la guerre, des réseaux résilients de solidarité se sont constitués pour distribuer des vivres, médicaments ou du cash aux familles syriennes, notamment dans les localités assiégées.
Ces réseaux interviennent dans les zones contrôlées par le régime où des foyers n’ont pas accès à l’aide humanitaire officielle, mais aussi dans celles dominées par l’État islamique et dans les zones rebelles où les distributions sont facilitées par le fait que les activistes humanitaires n’y sont pas considérés comme des terroristes.
« Les membres de ces réseaux, je les appelle les héros de l’ombre. Un jour, ils sortiront en pleine lumière, relève Mohammed al-Idlibi. Capables de travailler 24 heures sur 24, ces gens-là connaissent les risques mais acceptent de les gérer ». Ces activistes font ce que les ONG classiques dépourvues des contacts indispensables et souvent trop bureaucratiques ne peuvent faire. D’où l’importance, pour ces réseaux clandestins, de disposer de fonds propres et du soutien de bailleurs à l’écoute de leur mode spécifique de fonctionnement.

Pour en savoir plus sur les acteurs soutenus par le CCFD-Terre Solidaire, cliquez ici

Une connaissance intime du terrain

Dans un pays hérissé de barrages, il faut bien connaître les voies de contournement. Des tunnels sont parfois creusés, sans cesse traqués par le régime ou les groupes armés. « Nous devions livrer des médicaments à un homme sorti des geôles de Bachar, se souvient Iskandar. Pour parcourir les 20 km séparant le village où il s’était réfugié en zone rebelle et la ville de Kuneitra en zone contrôlée par le régime, nous avons dû effectuer un détour de cinq heures ! Ce sont des femmes qui ont fait la route. Elles sont d’ailleurs très mobilisées dans les réseaux activistes depuis le tout début de la révolution ».

Dans les villes assiégées par l’État islamique - le Qalamoun oriental ou l’Est du pays - ceux qui tentent de distribuer des vivres risquent de "disparaître", parfois d’être décapités. D’où les consignes drastiques de sécurité dans ces zones comme dans les territoires sous contrôle du régime, le cloisonnement des groupes, la fermeture de réseaux victimes de dénonciation…

Ces précautions n’empêchent malheureusement ni les arrestations, ni la torture, ni la mort. « Assiégée, affamée, bombardée, la population se sent complètement abandonnée », confie Mohammed al-Idlibi. Et plus encore les activistes, ces « invisibles » d’un conflit interminable.

Camille Hautefeuille

Valls en fou de guerre fou furieux : une interview hallucinante sur la BBC

par Pierrick Tillet - Les mots des autres

Ce type est totalement dingue ! Regardez cette courte vidéo d’une interview de Manuel Valls sur la BBC et demandez-vous pourquoi aucun média français n’a osé la diffuser. On y entend des propos complètement déjantés sur la « guerre totale », la « guerre globale », « l’ennemi de l’intérieur » qu’il convient de traquer à mort, à grands coups d’état d’urgence, une génération durant s’il le faut !

(En passant, notez l’expression totalement éberluée de son interlocutrice britannique.)

Appel. Ni guerre ni état d’urgence

vendredi 5 février 2016

http://www.humanite.fr/ni-guerre-ni-etat-durgence-598116

Appel collectif: Signataires : Christine Delphy, sociologue, Francis Feeley, américaniste, Sabina Issehnane, économiste, Rose-Marie Lagrave, sociologue, Daniel Mermet, journaliste, Marwan Mohammed, sociologue, ­Christian de Montlibert, sociologue, Ugo Palheta, ­sociologue, Willy Pelletier, sociologue, Sylvie Tissot, sociologue.

Après l’Europe centrale, l’Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient, c’est maintenant en Syrie et à nouveau en Irak que la France mène la guerre en attendant d’intervenir en Libye. Il est vrai qu’en cinq cents ans, la France a été engagée 110 fois dans un conflit armé. La France est perpétuellement en guerre. Même si les médias en parlent peu, la guerre continue. Elle tue des civils qui n’ont droit qu’au silence. Car aucune frappe n’est chirurgicale. Les civils tués sous nos bombes valent-ils moins que les civils tués sur notre sol ? La guerre s’annonce infinie, en Syrie, en Irak, en Libye, au Mali et ailleurs où la France continue sa politique postcoloniale et impose par les armes une morale des droits de l’homme dont elle juge, unilatéralement, qu’elle est la seule gardienne.

Certains s’indignent de l’état d’urgence sans condamner les interventions françaises. C’est là une bien courte vue limitée au confort des libertés publiques « chez nous ». Mais comment refuser l’état d’urgence et sa constitutionnalisation sans ­dénoncer la guerre qui les ­autorise ? Comment accepter cette guerre qui, de coalitions en connivences, de confrontations de forces en réactions en chaîne, étendra fatalement le périmètre des belligérants, en suscitant, ailleurs, d’autres conflits armés ? La guerre exige d’abonder toujours davantage les budgets militaires (soutien des opérations, solde des soldats et des policiers, etc.). Elle conduit conjointement chaque État à faire au moins autant, si ce n’est plus, que les concurrents. La guerre cause et appelle la guerre. Elle avive la surenchère des États qui soutiennent leurs multinationales de l’énergie et de l’armement pour maintenir, réaffirmer, élargir leur domination matérielle (sur les espaces et les ressources) ainsi qu’idéologique et même culturelle (sur des sociétés voulues ­vassales). La guerre, en France, ne peut se faire qu’au détriment des ­politiques sociales. La guerre, là-bas, assassine, détruit, ruine et engendre la misère et la haine. Peut-on croire que la détestation d’une France qui bombarde n’aura à terme aucune conséquence en France ? Les performances des Rafales dans les cieux syriens font figure de « Salon du Bourget » grandeur nature. Les ventes d’armes françaises en seront boostées. Et d’ailleurs, la guerre constitue toujours une magnifique ­opportunité pour vendre, via des circuits opaques, des armes à tous les belligérants. Mais elle facilite en même temps une dissémination des armes (pillages de dépôts, reventes…) qui, par la suite, servent encore, n’importe qui et n’importe quel motif : du terrorisme au grand banditisme…

La guerre provoque et provoquera davantage de migrations douloureuses. Lesquelles sont utilisées pour justifier aussi bien la généralisation des équipements de surveillance que toutes les formes de racisme qui, à leur tour, minent les relations ­sociales. Il faut donc être cohérent : dire non à l’état d’urgence, c’est dire non à la guerre. Car la guerre extérieure entraîne quasi automatiquement le renforcement des contrôles à l’intérieur du pays. Et presque toujours, la guerre produit un rassemblement nationaliste autour d’une supposée identité menacée, ce qui légitime toutes les restrictions de liberté. Elle engendre un état d’urgence permanent qui finit par servir de prétexte pour criminaliser toutes les résistances au néolibéralisme, qui, lui-même, se nourrit de la guerre.

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