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Puisque c'est interdit,nous vous appelons à boycotter tout les produits israéliens !

Nous appelons au boycott des produits israéliens !

"Nous nous associons à l'appel publié dans le Club de Mediapart le 19 janvier 2016, nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens."

Pour signer la pétition, merci de remplir le formulaire ci-dessous.

La liste des premiers signataires est disponible à l'adresse suivante

http://www.bdsfrance.org/petition-nous-appelons-au-boycott-des-produits-israeliens/

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https://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/190116/nous-appelons-au-boycott-des-produits-israeliens

Nous appelons au boycott des produits israéliens !

19 janv. 2016 Par Les invités de Mediapart


Nous ne nous plierons pas à la décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015!
Le 20 octobre 2015, par deux arrêts, la Cour de cassation a déclaré illégal l’appel à boycotter des produits israéliens et confirmé la lourde condamnation de plusieurs militants du mouvement Boycott désinvestissement sanctions (BDS). Elle a utilisé pour cela, un article de la loi de la presse qui évoque le délit de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée ».

Cette décision est plus qu’étonnante, elle est scandaleuse. Cette loi est supposée protéger une personne ou un groupe de personnes victimes d’une discrimination à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. Elle ne prévoit nullement de protéger la politique d’un Etat contre une critique citoyenne, lorsque cette critique prend la forme d’un appel au boycott de produits. A de nombreuses reprises, des organisations ont appelé dans le monde au boycott de la Birmanie ou de la Russie, de la Chine ou du Mexique, sans que soit jamais évoquée une telle clause.

En dépit de l’insistance du ministère de la justice, la plupart des juridictions françaises saisies ont refusé au cours de ces dernières années de considérer que l’appel au boycott de produits israéliens relevait d’une infraction pénale.

Avec la décision de la cour de Cassation, la France devient le seul pays démocratique du monde où une telle interdiction a été prise. Pour un pays qui, depuis un an, n’a pas cessé de se réclamer son attachement à la liberté d’expression c’est une situation d’autant plus paradoxale, qu’il est plus que probable que la Cour européenne des droits de l’Homme reviendra sur ce jugement malvenu. Même la cour de Cassation doit répondre de ses décisions et se conformer à des principes universels que sont, notamment, le droit d’expression.

Le mouvement BDS s’est créé dans un contexte de démission de la communauté internationale incapable de mettre un terme à la colonisation ni de protéger les Palestiniens des exactions quotidiennes que leur infligent armée et colons israéliens. Ce mouvement pour le boycott rencontre un succès croissant dans le monde, en tant que seul moyen non-violent de faire pression sur Israël. Il permet à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de manifester pacifiquement leur solidarité et de protester par là-même contre le traitement de faveur dont bénéficie ce pays de la part de la communauté internationale en dépit de ses violations constantes du droit international. C'est pourquoi nous appelons à soutenir et renforcer le mouvement BDS et à boycotter les produits israéliens.

(1) décision de la Cour de cassation du 20 octobre 2015

Les signataires :

Ahmed Abbes, Directeur de recherche au CNRS, Paris
Sihame Assbague, militante associative
Etienne Balibar, Professeur émérite, Université de Paris-Ouest Nanterre
Saïd Bouamama, sociologue
Rony Brauman, médecin, essayiste
Sonia Dayan, Professeure émérite à l'Université Paris Diderot-Paris7
Christine Delphy, sociologue, cofondatrice de Nouvelles Questions Féministes
Alain Gresh, journaliste
Nacira Guénif, sociologue, Université Paris 8
Christian Salmon, écrivain
Azzedine Taïbi, maire de Stains
Marie-Christine Vergiat, députée européenne

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An international petition in support of the right to call for a boycott of Israeli goods in France is available at this address:

http://goo.gl/forms/48okW5AjOo

Actualités >

« L’UE adopte avec peine un texte sur le conflit israélo-palestinien »

19 janvier 2016 - TV5Monde

L’Union européenne a adopté des conclusions sur le processus de paix au Proche-Orient, s’engageant notamment, vis-à-vis de l’étiquetage différencié des produits des colonies à une « mise en œuvre continue, pleine et effective de la législation existante de l’UE (....) applicable aux produits des colonies ».

L’Union européenne a péniblement adopté lundi des conclusions sur le processus de paix au Proche-Orient, certains États voulant atténuer les références aux violences exercées par les colons israéliens ou à l’étiquetage des produits issus des colonies.

Le long texte a été adopté par les 28 chefs de la diplomatie des pays de l’UE après une journée de négociations, alors qu’il devait initialement être validé sans débat à l’ouverture de leur réunion mensuelle à Bruxelles.

Lors d’une ultime relecture du texte au plus haut niveau, le ministre grec Nikos Kotzias a notamment exprimé des réserves sur les références aux violences exercées par certains colons à l’encontre des Palestiniens, dont certaines ont été abandonnées, a précisé un diplomate à l’AFP.

Et son homologue polonais, Witold Waszczykowski, a refusé une formulation insistant sur l’unité de l’UE sur la question de l’étiquetage des marchandises issues des colonies israéliennes, comme prévu dans la législation européenne depuis 2012.

Cette décision, vivement critiquée par Israël, a été remise sous les projecteurs avec la publication par la Commission européenne, le 11 novembre 2015, d’une « notice explicative » pour permettre aux États de l’UE de la mettre en œuvre correctement.

En réponse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait décidé de suspendre les contacts avec l’Union européenne sur le conflit israélo-palestinien, alors que Bruxelles cherche à relancer le processus de paix par l’intermédiaire du Quartette pour le Proche-Orient (qui regroupe l’Union, les États-Unis, l’ONU et la Russie).

« L’UE condamne fortement les attaques terroristes et la violence de toutes les parties et dans toutes circonstances, y compris la mort d’enfants », selon la version finale du texte publiée lundi soir.

« L’UE salue le progrès dans l’enquête sur Douma », concernant la mort d’une famille palestinienne après l’incendie de sa maison par des extrémistes juifs, et appelle Israël « à faire répondre de leurs actes » tous les auteurs de violences parmi les colons.

Elle condamne la colonisation « illégale en droit international » et critique les « démolitions et confiscations, y compris de projets financés par l’UE, de même que les évictions » de Palestiniens de certains villages, ainsi que « les transferts forcés de Bédouins et les avant-postes illégaux ».

Sur l’étiquetage, l’UE s’engage à une « mise en œuvre continue, pleine et effective de la législation existante de l’UE (....) applicable aux produits des colonies ». Elle précise que « ceci ne constitue pas un boycott d’Israël, auquel l’UE s’oppose fortement ».

« Seul un rétablissement d’un horizon politique et la reprise du dialogue peut arrêter la violence », estiment les 28 États de l’UE, alors que les pourparlers de paix sont au point mort depuis le printemps 2014, et que les violences entre Israéliens et Palestiniens font presque quotidiennement des victimes.

« Notre position fondamentale c’est que la situation sur place est extrêmement tendue, dangereuse, dans une région qui est déjà très déstabilisée par de nombreux conflits, en particulier le conflit en Syrie, en Irak et au Yémen, et par la progression de Daech (l’organisation Etat islamique, ndlr) y compris en Égypte, dans le voisinage de Gaza », a expliqué le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Harlem Désir.

« Donc aujourd’hui il n’y a qu’une solution (au conflit), fondée sur le principe des deux États », a-t-il poursuivi. Pour relancer le processus de paix, l’UE propose de mettre sur pied un groupe de soutien international, comme proposé par la France, ou d’organiser une conférence internationale.

Source : http://information.tv5monde.com/en-...

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