Samedi 9 janvier 2016 le premier ministre a dérapé plusieurs fois lorsqu'il a parlé devant une assemblée réunie pour une cérémonie d'hommage aux victimes de l'Hyper Cacher organisée par le CRIF.
En faisant d’abord allusion à la campagne de boycott BDS,(Et donc a une critique du pouvoir de Tel Aviv librement exprimée en France), il a assimilé l'une et l'autre, (la campagne et la critique) ,à de la "détestation compulsive de l’État d’Israël".
En premier lieu, ce ralliement d'un ministre de la république à une politique étrangère est un premier dérapage stupéfiant.
Cela parce que cette prise position de Valls empiète d'abord sur l'action politique de Fabius ,et ensuite ,parce qu'elle laisse accroire qu'en défendant un exemple type de terrorisme d'État à l'étranger, Valls donne publiquement libre cours à sa vision particulière du pouvoir.Or ,serait-elle celle de l'autoritarisme et du sécuritarisme pour tous ,qu'elle est largement une vue ou un projet non partagé par la nation et par la gauche du gouvernement ,pour ce qu'il en reste !
Mais ce discours politique du 9 janvier 2016 nous livre bien d'autres informations d' autant plus stupéfiantes!: comme celle de la pratique du mensonge d'état,dans un pays en plein traumatisme national.
Car ce discours donne lieu volontairement et de façon simpliste d'autre part ,à de la confusion sémantique entre le délit d'antisémitisme et une forme légitime de lutte contre le sionisme.Dans la bouche même d'un premier ministre,ce procédé de langage est abusif et il est surtout trompeur pour nos compatriotes:car il devient message gouvernemental,qui plus est s'il est délivré dans l'exercice de la fonction ministérielle dans la sphère associative!
Enfin ,tout en exerçant son autorité politique,le ministre Valls est censé mener une politique gouvernementale en prenant des positionnements politiques qui tiennent compte de la diversité culturelle des citoyens et en respectant leur unité dite "nationale"... Lors de sa prise de parole au CRIF samedi dernier ,il a dit aussi dans sa lancée communautariste ,que :" le Judaïsme est l'âme de la république" .
Ce faisant ,le premier ministre qui dirige l'action de notre gouvernement,dérape une troisième fois
A travers son discours très orienté vers une pratique spirituelle ,(en l’occurrence le dit Judaïsme),Valls donne l'impression que le gouvernement fait de cette pensée communautariste une préférence .Il apparait que le représentant du gouvernement semble choisir publiquement la libre croyance à la libre conscience alors que la loi de 1905 les avait séparés il y a 110 ans.
Qu'assimile-t-on ainsi civiquement de la confusion ministérielle à propos de ces deux valeurs ,quand elle favorise l'une plus que l'autre?
C'est d'abord que le Premier ministre responsable devant le Parlement de tels propos , se permet de désagréger ou d'émietter ainsi les lois de la république !
Ensuite,c'est que le premier problème actuellement en France n'est pas le port du voile ou celui de la kippa,c'est Valls lui même et son parti pris.Celui-ci restera un problème tant qu'il empêchera les bonnes conditions d'un dialogue entre les citoyens qu'ils soient croyants ou non!
(Note de l'administration du blog!)
12 janvier 2016 - Addameer, National Lawyers Guild, Lawyers for Palestinian Human Rights
L’association palestinienne de défense des droits des prisonniers Addameer, la National Lawyers Guild (NLG, association américaine d’avocats), et Lawyers for Palestinian Human Rights (LPHR, association d’avocats palestiniens) publient un communiqué sur la condamnation de la députée palestinienne Khalida Jarrar, survenue en décembre 2015 à l’issue d’une détention administrative de 8 mois.
LPHR, Addameer et la NLG sont profondément consternés de la condamnation de la défenseure des droits de l’Homme palestinienne Khalida Jarrar à 15 mois de prison par un tribunal militaire israélien le 7 décembre 2015. Elle a également été condamné à payer une amende de 10 000 shekels (2 350 euros) et à une peine de 12 mois avec sursis valable pour une période de 5 ans.
Mme Jarrar a accepté de plaider coupable à propos de deux des 12 accusations qui étaient retenues contre elle - appartenance à une organisation illégale et incitation à l’enlèvement de soldats israéliens - malgré son rejet du bien-fondé de toutes les accusations portées à son encontre. Elle a, avec réticence, accepté le plaider-coupable car elle estimait que le système de justice militaire israélien - qui a rapporté un taux de condamnation de 99% - ne lui donnerait pas accès à un procès équitable. Elle était également consciente que sa peine, si elle était condamnée pour toutes les accusations, s’élèverait à 3 ans et demi minimum, 7 ans au maximum.
Lorsque le procureur militaire a proposé l’accord de plaider-coupable, il a insisté qu’il maintenait l’accusation d’incitation (à l’enlèvement de soldats) contre Mme Jarrar malgré les arguments de la défense selon lesquels le déroulement du procès, débuté le 25 août 2015, démontrait que le parquet ne disposait pas de preuves fiables. Concernant l’accusation d’appartenance à une organisation illégale, le problème fondamental auquel Mme Jarrar a été confrontée est que tous les partis politiques palestiniens sont considérés illégaux selon les ordres militaires israéliens. C’est dans ce contexte inacceptable que Mme Jarrar s’est sentie forcée d’accepter l’accord de plaider-coupable afin de voir sa peine réduite.
Mme Jarrar effectuera sa peine de 15 mois d’emprisonnement dans la prison d’Hasharon en Israël, et ce malgré l’interdiction en droit international du transfert forcé et de la détention de personnes protégées en dehors du territoire occupé (article 49 de la Quatrième Convention de Genève).
Mme Jarrar a été continuellement détenue depuis son arrestation à son domicile le 2 avril 2015 vers 1h30 du matin. Les 12 accusations portées contre Mme Jarrar indiquent que son arrestation, sa détention et sa condamnation par les autorités militaires israéliennes résultent directement de son travail de défense des droits des prisonniers, et de l’exercice de son droit à la liberté d’expression et de réunion.
Mme Jarrar est membre du Conseil législatif palestinien (CLP, parlement palestinien) et vice-présidente du Conseil d’administration d’Addameer. Elle est à la tête de la Commission des Prisonniers du CLP depuis 2006, et a été nommée au Comité national palestinien en février 2015 pour le suivi du dossier palestinien à la Cour pénale internationale.
LPHR, Addameer et la NLG ont déposé plainte auprès du Rapporteur spécial des Nations unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme en juin 2015, détaillant notre sérieuse préoccupation quant au fait que Mme Jarrar a illégitimement été ciblée et punie par l’armée israélienne du fait de son important travail de promotion et protection des droits des prisonniers palestiniens.
Nous avons documenté le fait que l’arrestation, la détention, l’utilisation de preuves secrètes et la condamnation de Mme Jarrar constituent une violation grave et illégitime d’une série de droits fondamentaux selon le droit international des droits de l’Homme. Nous avons ensuite clarifié le fait que les efforts pacifiques de Mme Jarrar à promouvoir, protéger et appliquer les droits de l’Homme et libertés fondamentales signifient qu’elle doit bénéficier des protections exposées dans la Déclaration des Nations unies sur les Défenseurs des droits de l’Homme.
LPHR, Addameer et la NLG demandent au Rapporteur des Nations unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme de prendre immédiatement contact avec le gouvernement israélien afin de contester la condamnation de Mme Jarrar, qui résulte d’une procédure dénuée du respect de droits civils et politiques basiques. Lorsque des défenseurs des droits de l’Homme tels que Mme Jarrar, sont empêchés de travailler à cause d’une arrestation, détention ou intimidation, ils ne peuvent pas protéger efficacement les personnes confrontées à la violation de leurs droits.
Source : http://www.addameer.org/news/joint-...
Note "info "par l'administration du blog:
-CONCOURS"VIVRE ENSEMBLE CONTRE LE RACISME"de la FONDATION SELIGMANN
Réservé jusqu'alors aux départements de Paris, Essonne et Seine-Saint-Denis, la Fondation Seligmann a décidé, pour l'année scolaire 2015/2016, d'ouvrir le concours aux établissements du Val de Marne. Les lauréats seront désignés par un jury, choisi par le Conseil d’administration de la Fondation, qui se réunira en mai 2016 pour délibérer.
Vous trouverez le formulaire de candidature ci-après (formulaire à télécharger et à enregistrer sur votre ordinateur afin de pouvoir le compléter directement).
Les candidatures sont à adresser AVANT LE 15 AVRIL 2016 par courrier postal ou électronique à :
FONDATION SELIGMANN
BP 50 019
75721 PARIS CEDEX 15
fondation-seligmann@fondation-seligmann.org
Nous vous invitons à prendre connaissance des projets récompensés pour l'année scolaire 2014-2015 en cliquant ici.
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez nous contacter par courriel à fondation-seligmann@fondation-seligmann.org
Annie Snanoudj-Verber
Déléguée générale