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Quel modèle agricole voulons-nous ?

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/25669/ogm-mutagenese-nouvelle-strategie-des-firmes-de-biotechnologie

Les OGM par mutagénèse, nouvelle stratégie des firmes de biotechnologie

Par Dominique FIRBAL publié le 20/05/2015 -

Déjà présentes dans les cultures, les plantes « mutées » sont de vrais OGM. Elles échappent pourtant aux règlementations européennes et arrivent en force avec leur cortège de brevets et pesticides. De cette réalité émerge une vraie question : quel modèle agricole voulons-nous ?

Depuis 2008 et 2012 de nouvelles variétés de tournesol et de colza sont apparues en France. Leur particularité : elles ont été rendues tolérantes aux herbicides par la technique de mutation génétique ou mutagénèse. Lors de l’épandage, l’herbicide spécialement conçu pour la plante peut pénétrer dans ses cellules sans la détruire, alors qu’il tuera tous les végétaux alentour.

Des OGM direz-vous ? Oui ! Nous sommes effectivement dans le même scénario que pour les plantes transgéniques tels que le colza Round Up Ready de la firme Monsanto par exemple, ou le maïs TC1507 de Pioneer.

Une différence de taille : les semences des plantes mutées arrivent sur le marché sans aucune mention des manipulations génétiques qu’elles ont subies. Pas d’étiquetage : agriculteurs, consommateurs, personne n’a accès à l’information.
Interrogé par l’association Infogm, le ministère de l’agriculture a déclaré que 17000 ha de colza et 10000 ha de tournesol obtenus par mutagénèse ont été plantés en France en 2014.

Cela n’aurait pas été possible pour les plantes transgéniques qui sont soumises à la directive européenne 2001/18. Celle-ci prévoit que, avant de pouvoir être commercialisés, les OGM transgéniques doivent être évalués, autorisés et étiquetés. Chaque État peut prendre une restriction nationale. C’est le cas de la France, la Suisse et la Serbie qui ont interdit la culture de toutes les plantes transgéniques.

Vous avez dit mutagénèse ?

La différence entre la transgénèse et la mutagénèse est parfois mince. Dans les deux cas, il s’agit de modifier la plante pour lui donner de nouvelles propriétés.

Pour faire court, disons que dans le cas des OGM transgéniques, le génome est modifié par introduction du gène d’un autre organisme : plante, ou animal.

Dans le cas d’une plante mutée, la modification du génome est intrinsèque. Les techniques les plus anciennes ont une trentaine d’années. Elles opéraient par exposition à des agents chimiques ou des rayons. L’évolution actuelle de la technique (par oligonucléotide) prévoit d’introduire des séquences d’ADN synthétisées en laboratoire dans le génome de la plante.

Pour la transgénèse comme pour la mutagénèse, il s’agit bien de « modifier le matériel génétique de la plante d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». Ce sont les termes de la directive européenne 2001-18 qui classifie donc les deux techniques dans la catégorie OGM.

Mais, et c’est là que le bas blesse, les plantes mutées sont exclues du champ d’application de la directive ! Pas d’évaluation, pas de demande d’autorisation, pas d’étiquetage obligatoire. Un vide juridique total qui permet aux semenciers Pioneer et BASF notamment de s’imposer dans les cultures sans que quiconque ne soit informé.

L’appel de Poitiers

S’alarmant de cette réalité, un réseau d’associations soutenu par les signataires de l’appel de Poitiers est passé à l’action. Après plusieurs rendez-vous avec les ministères de l’agriculture et de l’écologie, les associations ont envoyé en décembre 2014 un courrier au premier ministre Manuel Valls. Sans réponse de ce dernier, en mars dernier neuf d’entre elles ont déposé un recours juridique en Conseil d'État. Leur demande à l’état français : installer un moratoire sur les variétés rendues tolérantes aux herbicides et interpeller l'Europe pour leur intégration dans la réglementation des OGM.

Sources :
• Christophe Noisette, Membre fondateur et rédacteur en chef d’Infogm.
• Christian Vélot, Chercheur en génétique moléculaire.
• Guy Kastler, agriculteur, chargé de mission de l’asso
ciation Nature et Progrès, coordinateur du réseau Semences paysannes.

-Lire aussi:Du conventionnel au bio, la transition d’un agriculteur (épisode 2) : une histoire de gros sous
http://www.terraeco.net/Du-conventionnel-au-bio-la,59696.html

- pour l'alternative en agriculture:suivez ce lien. Greenpeace

L’agriculture industrielle nous mène à la catastrophe, nos récentes actualités corroborent largement ce constat.

Mais des alternatives existent bel et bien !

L’ADEAR (Association pour le développement de l'emploi agricole et rural) et Greenpeace sont heureuses de vous proposer de soutenir ces paysans qui œuvrent pour une autre agriculture, respectueuse de la terre et de l’humain.

-Pour découvrir d'autres pistes...c'est sur http://www.reclaimthefields.org/fr/qui-sommes-nous

-enfin voilà la note de l'administration du blog sur les nouvelles stratégies"scientifiques " de État!

Elle est quand même monstrueuse cette autre ficelle développée par les ministères avec la collaboration entreprises privées et établissement public français à caractère "scientifique et technologique" !

D'abord ,cette association ne fonctionne que grâce à nos deniers ,et elle est contre-Nature,puisqu' elle contribue à nous faire avaler abondement à nous ,ce même public qui finance la recherche nationale,les OGM à pesticides des firmes dont nous ne voulons pas de la chimie!

Ainsi ,après que l'argent du public soit balancé dans "génius ",l'état continue donc son bénévolat en injectant de l'impôt pour financer " Price ".

Qui est doublement gagnant ,ce faisant ?

C'est le secteur privé car il est donc "primé" ,(ou favorisé et subventionné de façon déguisée), par le biais de l'INRA ;et de plus ,c'est l' agro-alimentaire qui bénéficiera des résultats et retombées des travaux effectues par un des établissements publics bénévoles.

Le prix de quoi?Au profit de qui ?Y a -t-il des rétro-commissions?De quoi nous gave-t-on?

Avec "Price "un projet au nom aussi cynique que tordu , il ne s'agit rien de moins que de faire payer aux gens ,à l'avance , le risque d'empoisonnement qu'il subit ensuite avec un développement TECHNOLOGIQUE dont l'application enrichira les firmes ,mais se soldera par une prochaine dette de santé publique .

Pour que la boucle soit bien bouclée,on va voir le tout se prodiguer benoitement dans les médias sous prétexte de nourrir le monde .

Coexistence OGM/non OGM : « C'est possible », selon l'Inra

Publié le jeudi 21 mai 2015 - 16h35

Photo : S. Champion

Les chercheurs de Price, un programme européen dont l'Inra est partenaire, ont confirmé que dans la pratique, les mesures actuelles mises en œuvre afin d'assurer la coexistence des cultures génétiquement modifiée (GM) et non GM dans l'UE sont faisables au niveau des exploitations agricoles et tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Cependant, ces mesures comportent des coûts supplémentaires, payés en partie par les consommateurs et par d'autres parties prenantes dans la chaîne d'approvisionnement.

Le professeur Justus Wesseler, chef de projet de Price, a déclaré : « Pendant deux ans nous avons effectué des essais en plein champ avec du maïs GM en Espagne, en appliquant des zones tampons ou différentes dates de semis afin d'obtenir l'asynchronie de la floraison recommandée par l'Association espagnole des producteurs de semences. Les résultats ont montré que ces méthodes sont efficaces pour permettre aux cultivateurs de maïs en Espagne d'assurer la coexistence dans le cadre de la législation en vigueur et au niveau des parcelles agricoles. Par ailleurs, des essais en plein champ effectués avec du maïs partiellement stérile en Allemagne, en République tchèque et en Espagne ont montré qu'il s'agit d'une mesure biologique efficace. » Les résultats indiquent aussi que les distances uniformes d'isolation actuelles établies par la plupart des États membres sont en général disproportionnées par rapport au seuil officiel de 0,9 % et susceptibles d'entraîner des coûts et difficultés inutiles pour les exploitants agricoles.

« La coexistence est possible dans le cadre de la législation actuelle de l'UE »

Une autre équipe de chercheurs de Price a mis au point un prototype d'outil d'aide à la décision pour les exploitants agricoles, les conseillers, les coopératives et les décideurs politiques. Selon Wesseler : « Cet outil permet de prendre en compte les facteurs influant sur la propagation de présence fortuite d'OGM, dont le climat, la direction du vent prédominant, les types de paysages et les caractéristiques agronomiques (dates de floraison notamment). Pour le maïs, l'outil permet de prédire la présence fortuite de matériaux GM dans les champs de maïs non GM. Cet outil calcule la probabilité du niveau de pollinisation croisée entre les champs GM et non GM et prédit les effets d'une zone tampon précise ou d'une différence dans les dates de floraison. Il rend donc faisable la mise en œuvre de mesures de coexistence proportionnées. »

Pour résumer, Wesseler conclut : « Price a montré que la coexistence entre les produits GM et non GM est possible dans le cadre de la législation actuelle de l'UE. La disponibilité du soja non GM dans les pays tiers, la prime à payer pour l'achat de produits non GM, les coûts de ségrégation tout au long de la chaîne d'approvisionnement et la volonté des consommateurs de l'UE à payer pour l'attribut “non GM” sont des facteurs essentiels pour la durabilité économique à long terme des normes volontaires pour les produits non GM. Des seuils plus bas ou autres mesures plus strictes créeraient des difficultés en matière d'approvisionnement en alimentation non GM du bétail. »

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