https://www.youtube.com/watch?t=106&v=BJI9eJYZ9TE
Appel au Président de la République et à tous les élus
Contre les naufrages en Méditerranée
: des ponts, pas des murs!
Après les naufrages qui, en Méditerranée, ont provoqué la mort et la disparition d’au moins
2.000 personnes depuis le début de l’année, les chefs d’État réunis lors du Sommet
extraordinaire de l’Union européenne le 23 avril ont fait le choix non de sauver des vies mais
de renforcer un arsenal sécuritaire en grande partie responsable de ces drames.
En vingt ans, plus de 20 000 personnes migrantes sont mortes aux frontières de l’Europe
:nos organisations sont consternées par cette politique de non-assistance à personnes en
danger.
Face à ces renonciations répétées aux valeurs fondatrices de l’Union européenne, nous
appelons le Président de la République française et ses homologues européens à mettre en
œuvre une autre politique, qui soit conforme au respect de la vie et de la dignité humaine.
A cette fin, nos organisations exhortent les États membres, dont la France
:
-A mettre en œuvre sans délai une véritable opération de sauvetage en mer, dotée de
moyens à la hauteur des besoins et portée par l’ensemble des Etats membres, à
même de prévenir les naufrages et de secourir efficacement toute personne en
détresse.
-A mettre en place un mécanisme d’accueil des personnes migrantes et réfugiées sur
la base de la solidarité entre Etats membres, en activant en particulier le dispositif
prévu par la directive européenne du 20 juillet 2001 relative à la protection temporaire
en cas d'afflux de personnes déplacées.
-A ouvrir des voies d’accès au territoire européen pour les personnes migrantes et
réfugiées, dans le respect du droit international et européen.
-A bannir en matière de migrations toute coopération avec des Etats tiers, d’origine et
de transit, qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux.
La situation exige que l’ensemble des élus locaux, nationaux et européens, prennent leur
responsabilité en participant concrètement à la mise en œuvre de ces solutions.
Nous demandons à rencontrer le Président de la République pour que s’ouvre enfin un dialogue sur les politiques migratoires avec nos organisations représentant la société civile .
EXPLICATIONS/et film
-Film débat : L'abri 20h Cinéma Utopia Montpellier. Documentaire sur les sans abris migrants et ceux qui les aident. Initiative Fondation abbé Pierre, LDH, Secours Populaire ..
EXPLICATIONS:sur la réunion du e 29 avril,2015
Le 29 avril, une trentaine d'associations se sont réunies pour définir des actions communes face à l'inertie des gouvernements européens après les naufrages de migrants en Méditerranée.
Lors de cette réunion elles ont décidé d'une part d'interpeller le président de la république, d'autre part de lancer un large appel à mobilisation.
En pièces jointes, vous trouverez deux appels :
- un appel à destination du président de la République et des élu.e.s, nationaux et européens, demandant une
rencontre entre le gouvernement et les organisations représentantes de la société civile sur les questions de politiques migratoires ;
- un appel à mobilisations pour soutenir leurs revendications, à savoir :
mettre en place un mécanisme d’accueil des personnes migrantes et réfugiées sur la base de la solidarité entre Etats membres, en activant en particulier le dispositif prévu par la directive européenne du 20 juillet 2001 relative à la protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées.
ouvrir des voies d’accès au territoire européen pour les personnes migrantes et réfugiées, dans le respect du droit international et européen.
bannir en matière de migrations toute coopération avec des Etats tiers, d’origine et de transit, qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux.
avant mardi soir 5 mai dernier délai.
En effet, l'appel sera diffusé mercredi 6 mai et le CRID enverra la lettre à François Hollande ce même jour.
2) les signatures de l'appel à mobilisation n'ont pas de date butoir.
3) ces textes ne sont pas ouverts aux amendements. Il s'agit en effet d'une réaction rapide et immédiate, qui n'empêchera pas la rédaction future d'autres documents de position.
4) la lettre à Hollande peut être signée par des organisations, pas seulement des ONG. En revanche ce texte n'est pas ouvert à la signature des partis politiquesContre les naufrages en Méditerranée
:
des ponts, pas des murs
!
Mobilisons-nous
!
Après les drames qui, en Méditerranée, ont provoqué la mort et la disparition d’au moins
2.000 personnes depuis le début de l’année, les chefs d’Etat réunis lors du Sommet
extraordinaire de l’Union européenne le 23 avril ont fait le choix non pas de sauver des vies
mais de renforcer un arsenal sécuritaire
en grande partie responsable de ces drames
.
En vingt ans, plus de 20
000 morts aux frontières européennes
: nos organisations sont
consternées par cette politique de non-assistance à personnes en danger.
Face à ces renonciations répétées aux valeurs fondatrices de l’Union européenne, elles ont
décidé d’agir ensemble pour exhorter les responsables politiques français et européens à
mettre en œuvre une autre politique, qui soit conforme au respect de la vie et de la dignité
humaine.
Devant l’urgence, nos organisations ont exposé, dans un texte commun adressé au
Président de la République, les revendications suivantes
:
-
mettre en œuvre sans délai une véritable opération de sauvetage en mer, dotée de
moyens à la hauteur des besoins et portée par l’ensemble des Etats membres, à
même de prévenir les naufrages et de secourir efficacement toute personne en
détresse.
-
mettre en place un mécanisme d’accueil des personnes migrantes et réfugiées sur la
base de la solidarité entre Etats membres, en activant en particulier le dispositif prévu
par la
d
irective
européenne du 20 juillet 2001 relative à la
protection temporaire
en
cas d'afflux massif de personnes déplacées.
-
ouvrir des voies d’accès au territoire européen pour les personnes migrantes et
réfugiées, dans le respect du droit international et européen.
-
bannir en matière de migrations toute coopération avec des Etats tiers, d’origine et de
transit, qui ne respectent pas les libertés et droits fondamentaux.
Nos organisations appellent à ce que se mobilisent, sous des formes diverses, les citoyens
et acteurs de la société civile afin que les élus - locaux, nationaux et européens - soient
incités à agir concrètement pour la mise en œuvre de ces solutions.
Elles appellent ainsi à soutenir et relayer largement cet appel, et à prendre l’initiative
d’organiser ou d’amplifier des mobilisations. Celles-ci débuteront en France du 20 au 30 mai
2015, avec un temps fort prévu le vendredi 22 mai.
En lien avec leurs partenaires européens et internationaux, nos mobilisations s’organiseront
aussi à l’échelle européenne - notamment dans le courant du mois de juin à Bruxelles -
méditerranéenne et internationale.
Ensemble, exigeons des ponts, pas des murs
!