Communiqué de presse
Les incohérences de la rétention administrative
Un Roumain de 44 ans, domicilié et travaillant habituellement à Rouen, est retenu au Centre de rétention e Sète depuis 20 jours.
Arrêté sans ses papiers à Montpellier, il propose de les faire faxer depuis Rouen : REFUS !
Il doit être expulsé en Roumanie où il pense récupérer ses papiers et pouvoir rentrer à Rouen avec sa famille.
Le matin du départ pour l'aéroport, l’Administration se dit incapable de lui restituer les 1400€ qu’il possédait et qu’il avait été obligé de déposer à son arrivée.
Il porte plainte pour vol mais le CRA qui ne le rembourse pas de cette somme -alors que celle-ci était sous l’entière responsabilité du centre de rétention- décide de geler l’expulsion en le maintenant en détention !.
Au delà d'un banal fait divers, c'est la question de circulation des citoyens roumains, ressortissants à part entière de la Communauté européenne depuis janvier 2014, date de la fin des mesures transitoires qui est à nouveau posée.
Mais c'est aussi la question de l’existence et du fonctionnement des centres de rétention administrative qui conduisent à l’enfermement de personnes pour le seul fait d’être entrées en France pour tenter de vivre mieux ou pour sauver leur vie.
Sète le 21 avril 2015
Les Sections LDH et- RESF de Sète Bassin de Thau
Resf : brunoy@club-internet.fr
Ldh : pierre.confavreux@wanadoo.fr 06 31 92 47 09
Note de l'administration du blog:
Posté le 19 avril 2015 par Questions de classe(s)
La Commission National Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a publié le 9 avril dernier son rapport sur la Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie pour l’année 2014.
Vous trouverez ci-dessous quelques passages du résumé du rapport sur le racisme anti-Roms qui est qualifié de « répandu et virulent » en France (voir le communiqué de presse ici : http://www.cncdh.fr/sites/default/files/cncdh_-_essentiels_rapport_racisme_2014.pdf).
La version longue du rapport est disponible ici : https://fr.scribd.com/doc/261338972/Le-rapport-de-la-CNCDH et le chapitre 4 relatif à la persistance des préjugés anti-Roms se trouve en pièce-jointe (9 pages).