Note de l'administration du blog à propos de l'action pré les tribunaux intentée par deux associations qui semblent aller l'encontre de la dénonciation d'un sionisme aveugle,lire au moins jusqu'à à la fin ,l'article de Lamis Andoni afin que chacun puisse élargir son horizon.
En préambule il y a a le texte* de BDS34 qui donne le point de vue de la préfecture de l'Hérault sur l'occupation de l'espace public par BDS34 ,et sur ses deux militants en situation de judiciarisation , à cause de la plainte portée contre eux par la LDH et de la LICRA
*Selon BDS 34:"Pour information, voici le communiqué de presse de la préfecture …On voit bien comment la plainte de LDH34 contre nos deux camarades, qui arrive après celle du PS34 contre deux autres de nos camarades ouvre la porte à une campagne de mensonges et dénigrement du comité BDSFrance34 visant à le discréditer, l'isoler et le faire taire.
On notera que la préfecture n’a rien à reprocher au comité BDSF34. « Une vision militante des rapports etc. » n’a rien de répréhensible. La tenue des stands sur la place de la Comédie par CCIPPP34 depuis 2002, puis depuis 2009 par la Coalition contre Agrexco et par le comité BDS France34 jusqu’à présent, n’a jamais provoqué le moindre d’incident sur la voie publique. De même (et on est très bien surveillés!!) aucun des propos tenus, des scènes jouées, des panneaux affichés n’ont jamais prêté le flanc à la moindre critique d’antisémitisme ou autre. C’est ce que dit implicitement le communiqué : il n’y a pas eu pas motif jusqu’à présent pour intervention.
Comment pourrait-il en être autrement puisque l’UJFP34 (Union Juive Française pour la Paix) est membre de la Campagne BDS France et ses militants membres du comité BDSFrance34. On notera également que l’APLR, l’association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon est également membre de la campagne BDS France et que les palestiniens du Languedoc-Roussillon tiennent depuis toujours une partie du stand avec le Comité BDSFrance34 dont ils sont membres.
Ainsi on a d’un côté la LDH et la LICRA qui accusent "de contestation du génocide juif par les nazis" deux représentants du Comité BDSFrance et de l’autre côté, on a parmi les membres du comité mis à l’index, des juifs et des palestiniens qui, depuis toujours, militent ensemble en toute camaraderie et qui sont accusés … d’antisémitisme et pire : de négationnisme et de révisionnisme.
Cerise sur le gâteau, la LDH34 accuse le comité BDSFrance34 de nuire à la cause palestinienne alors même qu’elle assigne calomnieusement en justice le président, Palestinien, de l’APLR, association connue pour sa tolérance et son ouverture.
."
-CP préfecture:
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Montpellier, le 10 avril 2015
Occupation de l’espace communal de Montpellier par le Comité BDS France 34
Entre autres actions conduites dans l’Hérault pour promouvoir la cause palestinienne, le Comité Boycott Désinvestissement Sanction (BDS) France 34 installe très régulièrement,le samedi, place de la Comédie à Montpellier, un stand présentant par le biais de panneaux ou de représentations scénarisées, une vision pour le moins militante des relations entre Palestiniens et État d’Israël.
La ligue des droits de l’homme (LDH) et la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) s’inquiètent de l’action de plus en plus radicale de ce Comité et interrogent le maire de Montpellier et le Préfet sur les conditions juridiques entourant l’occupation du domaine public communal par le comité BDS France 34.
Attaché à la liberté d’expression et de manifestation tout comme à la lutte contre toutes,formes de racisme, d’antisémitisme et d’incitation à la haine raciale, je souhaite que cette expression de la défense de la cause palestinienne s’insère désormais dans un cadre de droit, à l’instar des règles auxquelles sont soumises tous les autres mouvements,associatif ou politiques, ou des entreprises commerciales qui souhaitent occuper l’espace public de la ville de Montpellier.
Dans ces conditions, de même que j’ai appelé à plusieurs reprises les responsables des comités BDS France 34 a faire preuve de modération dans les modalités d’expression de la cause qu’ils entendent défendre, j’ai demandé au maire de Montpellier - dont l’occupation du domaine public communal relève de la compétence - de trouver le cadre administratif le plus adéquat à cette expression. L’État ne manquera pas pour sa part d’accompagner dans son domaine de responsabilité la mise en œuvre des décisions qui seront prises par la ville.
Contact presse:
Service régional de la communication interministérielle
pref-communication@herault.gouv.fr
04.67.61.61.25
Facebook:
facebook.com/prefet34LR
Twitter:twitter.com/Prefet34LR
dimanche 19 avril 2015 - 10h:49
Lamis Andoni
L’aspect le plus douloureux du succès de la contre-révolution qui a suivi le ainsi-nommé Printemps arabe, est non seulement le retour de la tyrannie à travers le Moyen-Orient, mais également la reproduction de la culture de la tyrannie dans les médias et la société.
C’est presque comme si la tyrannie étaient l’état naturel des choses, et que dans les pays arabes, la justice et l’équité étaient considérées comme l’exception et pas la règle.
La reproduction de la tyrannie n’est pas uniquement limitée à certains régimes et gouvernements - ni même à des groupes brutaux et violents utilisant la religion comme couverture - elle inclut également des groupes communautaires. Malheureusement, il apparaît que les appels pour la liberté qui ont rempli l’air au début des révolutions arabes, ne se sont pas traduits en changements réels.
C’est le résultat de la férocité de la contre-révolution, car changer de valeurs et passer de la crainte et de la dépendance à la dignité, signifie que les peuples réalisent quels sont leurs droits, en tant qu’individus et en tant que groupe. Le changement dans les valeurs signifie également que l’opprimé peut se battre en s’appuyant sur des bases morales et éthiques, et sur l’État de droit.
Le respect du droit des peuples et des citoyens est la dernière chose que veulent non seulement les dirigeants, mais beaucoup d’élites. Ces mêmes élites qui sont bonnes à fabriquer des revendications pour la justice et la liberté... C’est parce que la cruelle vérité est que les peuples du monde arabe endurent une véritable crise qui plonge ses racines dans des décennies de tyrannie, chez soi comme dans le système éducatif. Un système établi sur la crainte et la paranoïa conduit les gens à respecter la force et à opprimer le plus faible à la première occasion venue.
Les gouvernements ont recouru à l’intimidation et la propagation de la peur au moyen des médias - un but qui n’aurait pas réussi ces derniers mois sans le spectre de l’État Islamique (EI) et d’autres organisations criminelles. Ceci soulève beaucoup de questions concernant les véritables origines et buts de tels groupes. D’autant plus que l’on peut considérer que ces groupes servent les intérêts de la contre-révolution, ou même, qu’ils peuvent être considérés partie intégrante de la contre-révolution régionale qui a poussé beaucoup de gens à soutenir le retour de l’oppression en imaginant y trouver la sécurité.
La victoire de la contre-révolution est également expliquée, dans une certaine mesure, par l’acceptation et même l’encouragement de certaines élites au retour du colonialisme sous les prétextes de la stabilité et du souhait de se débarrasser de la menace terroriste représentée par l’EI et d’autres milices armées (dont certaines agissent réellement directement avec les gouvernements). Ces élites, en fait, prétendent empêcher la destruction et la barbarie qui n’épargnent personne.
Le profond impact psychologique de ce qui se produit actuellement - la transition de l’espoir de la liberté, vers l’obscurité de la destruction, de la torture, des meurtres et des massacres - a ramené la servilité dans le coeur de beaucoup. Une telle soumission est le meilleur outil pour rassembler les masses et les conduire à accepter la tyrannie, et même à participer à la violence et aux meurtres comme nous l’avons vu à travers l’histoire, y compris pendant l’ère nazie.
Cet impact psychologique se reflète aussi dans les rapports entre les individus, en notant que la frustration et le sentiment de défaite trouvent leur source dans l’idée que les appels pour la liberté et la justice ne signifient plus rien et que la seule règle qui s’applique maintenant est la survie du plus fort. Il amène également des personnes à croire que cette oppression, chez soi comme à l’extérieur, au travail ou à l’école, fait partie des conditions qui garantissent la conservation de la force, du statut et du pouvoir.
Nous sommes témoin actuellement de la destruction sous toutes ses innombrables formes. Les scènes de mise à mort, de torture, de famine et de déplacement forcé sont si douloureuses qu’elles engourdissent nos âmes et nos cerveaux en raison de leur laideur et de l’ampleur de l’insupportable douleur humaine qu’elles évoquent. Et a destruction des valeurs de la liberté et du bien-être humain aura comme conséquence la destruction non seulement du présent, mais aussi de l’avenir.
Ceci ne signifie pas que la génération des révolutionnaires, jeunes ou plus âgés, ait disparu. Les cellules des prisons des régimes arabes témoignent de la persévérance et de l’engagement, car elles sont pleines de ceux qui combattent et qui à travers tout le monde arabe refusent de se rendre. Cependant, c’est la destruction des valeurs humaines qui produit le sectarisme et le racisme, lesquels empêchent le développement d’une conscience collective de ce que sont les droits et la justice pour les peuples.
Les politiques oppressives et tyranniques d’aujourd’hui sont issues de l’effondrement des bases de l’état moderne, car il n’y a aucun moyen de régulation de ses relations [avec la nation] et aucune place pour le concept de droit des citoyens. La loi ne protège en rien ceux qui sont opprimés. Tout au contraire, l’oppression est institutionnalisée par la loi, sous divers prétextes dont le plus important est le « combat contre le terrorisme ».
Nous ne devons pas perdre espoir. Nous devons le faire renaître, bien que ce soit plus facile à dire qu’à faire...
* Lamis Andoni est analyste et commentatrice pour le Middle Eastern and Palestinian Affairs
De la même auteure :
C’est Israël, la vraie menace nucléaire au Proche-Orient ! - 4 avril 2015
La vraie nature de la résolution déposée par Abbas au Conseil de sécurité - 1e janvier 2015
Obama à Israël : « Prenez tout ce que vous voulez ! » - 25 mai 2011
A Juliano et Vittorio - 9 mai 2011
Les illusions de Bachar al-Assad - 8 avril 2011
Les Palestiniens aspirent à l’unité - 13 mars 2011
Les Jordaniens exigent des réformes - 27 février 2011
La résurrection du panarabisme - 21 février 2011
A tous les tyrans du monde arabe... - 17 janvier 2011
Le renouveau des mobilisations sociales et politiques dans le monde arabe - 7 janvier 2011
L’Europe doit émerger de l’ombre des Etats-Unis - 26 décembre 2010
Un ultime acte de résistance ? - 14 décembre 2010
15 avril 2015 - Middle East Monitor - Vous pouvez consulter cet article à :
https://www.middleeastmonitor.com/a...
Traduction : Info-Palestin